mercredi 5 septembre 2012

Superstar - Xavier Giannoli / Madame Solario - René Féret

Superstar, le nouveau film de Xavier Giannoli, constitue un drame en trois actes:

  • Pourquoi Richard Kazinski, un parfait inconnu (banal), devient célèbre sans qu'il le veuille (il est reconnu dans le métro, dans les supermarchés  par de parfaits inconnus - des gens banals comme lui);
  • Pourquoi il se met à accepter peut-être cette situation malgré les conséquences sur sa vie privée (il n'en a plus);
  • [et enfin] Pourquoi tout le monde se met à lui "cracher" dessus.

Tout cela en l'espace de quelques semaines.

Ce très bon film ne nous donne pas de réponse quant aux "pourquoi", mais il interroge sur notre société de l'"instantanéité" (on prend, on jette, on aime, on n'aime plus), sur le pouvoir de l'image, d'internet, des médias de masse, de la rumeur. Comme le dit l'un des protagoniste de cette farce grotesque, producteur de télé, ce fut "divertissant". Ce film a été librement adapté d'un roman de Serge Joncour, l'Idole, et je vous le conseille même si j'aurais aimé encore plus de virulence dans le propos et quelques facilités scénaristiques en moins. Par exemple, le début d'idylle entre Kazinski (Kad Merad) et Fleur (Cécile de France), l'assistante du producteur télé, et l'amitié improbable de Kaminski avec un transexuel. Lire le billet de Mymp.

En revanche, vous pouvez vous épargner d'aller voir Madame Solario de René Féret adapté d'un roman (un chef d'oeuvre, parait-il) de Gladys Huntington (épuisé en édition française). Le réalisateur a donné le rôle principal de Mme Solario à sa fille: grave erreur. Marie Féret n'arrive pas à faire croire qu'elle est amoureuse de son frère (joué par Cyril Descours), ni qu'elle puisse faire tourner les têtes. L'histoire se passe au début du XXème siècle. On admire les belles robes des femmes et leur voilette, dans une résidence hôtelière très "viscontienne" au bord d'un lac italien C'est très beau avec un peu de charme, mais on s'ennuie beaucoup (en tout cas, en ce qui me concerne).

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dimanche 2 septembre 2012

Nos voisins du dessous - Bill Bryson / Silex and the City (3. Le néolithique, c'est pas automatique) - Jul

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Je viens de terminer "mon" deuxième Bill Bryson, Nos voisins du dessous (Chroniques australiennes), un régal de lecture (Petite bibliothèque Payot, 445 pages, 1ère éd. 2000). Merci Mr Bryson de nous donner envie de faire 35 heures d'avion pour aller visiter ce pays qui est d'abord un continent méconnu dont les premiers habitants blancs furent des marins hollandais, ainsi que des forçats et autres prisonniers de droit commun relégués là par l'Angleterre. Cette terre aride à plus de 80% abrite le plus grand nombre d'espèces animales connues du monde, des végétaux rares, des paysages saisissants et la grande barrière de corail. Pour donner une idée de l'étendue de l'Australie qui fut d'abord peuplée d'aborigènes depuis plus de 50000 ans, Bill Bryson ne cesse de nous communiquer les distances phénoménales en milliers de kilomètres qui séparent les grandes villes comme Melbourne, Sidney, Cairns, Canberra, Darwin, Adélaïde, etc., où vit la majorité de la population (sur ce continent, il y avait à l'époque environ 20 milllons d'Australiens). Au détour des pages, il narre des anecdotes sur l'histoire de ce pays, sur ce dont il a été témoin, j'ai éclaté de rire de nombreuses fois. Une fois le livre terminé, je me suis dit qu'il faudrait que j'aille visiter l'Australie.

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Si vous avez aimé Silex and the City I et II (voir le billet de ta d loi du cine), je vous conseille ce troisième tome (sous-titré "Le paléolitique, c'est pas automatique") où l'on retrouve la famille Dotcom avec Blog, Spam, Web et Url qui font la découverte en 40 000 avant J.C. de "flèche book", de l'éruption d'une centrale nucléaire - pardon d'un volcan EDF, de l'évolution légale et non de l'évolution clandestine, etc. C'est très drôle, bourré de références à l'actualité contemporaine. Un bon cru.

jeudi 30 août 2012

Du vent dans mes mollets - Carine Tardieu / Associés contre le crime - Pascal Thomas

Voici deux films vus le même jour. Autant je vous recommande chaudement Du vent dans mes mollets (voir les billets de Neil et ffred), autant Associés contre le crime de Pascal Thomas fut une déception.

Du vent dans mes mollets de Carine Tardieu (c'est son deuxième long-métrage) se passe en 1981, quelque part en France dans une petite ville. Rachel, 9 ans, vit une enfance insouciante entre sa maman Colette (Agnès Jaoui), reine des boulettes (mais femme anxieuse), son papa Michel (Denis Polalydès) installateur de cuisine (rescapé d'Auschwitz), et sa grand-mère (Judith Magre), victime d'un AVC. En classe, Rachel (toujours en retard) fait la connaissance de Valérie. Petite fille délurée mais attachante, Valérie vit, elle, avec sa maman (Isabelle Carré) et son grand frère. L'histoire donne l'occasion à Rachel de découvrir le monde des adultes avec ses non-dits et ses trahisons, et aussi malheureusement la mort qui frappe soudain. Elle trouve du réconfort avec une psy, Mme Trebla (la délicieuse Isabella Rossellini). Le film reste léger et fait la part belle aux acteurs. Agnès Jaoui en mère juive est bien (même si elle s'est empâtée). Isabelle Carré joue très bien comme souvent. Mais ce sont surtout les deux gamines qui sont exceptionnelles. Rien que pour elles, il faut aller voir le film.

En revanche, Associés contre le crime (sous-titré "L'oeuf d'Ambroise") de Pascal Thomas est à mon avis un fiasco scénaristique. L'histoire loufoque ne tient pas ses promesses. Dans ce film adapté d'un court roman d'Agatha Christie, on a peine à retrouver la plume de la romancière. J'avais hâte de retrouver le couple Prudence et Belisaire Beresford (Catherine Frot/André Dussollier): ils n'ont pas l'air plus convaincus que moi. On nage dans le fantastique surnaturel avec une escapade dans le spatio-temporel et la chirurgie esthétique. Sans parler d'une visite dans un cirque (dont le père de Prudence est le directeur). Tout cela ne va pas loin. Quel gâchis!

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lundi 27 août 2012

Home - Toni Morrison

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Hier, dimanche 26 août, j'ai lu dans la matinée Home de Toni Morrison (Editions Christian Bourgois). En un mot, ce roman est une merveille de concision, d'écriture et de traduction. C'est le premier roman que je lisais de cet écrivain. Parmi les plus de 600 romans de la rentrée littéraire, je vous conseille absolument celui-ci. Home nous raconte pendant 150 pages les destins d'une fratrie afro-américaine, Franck Money et sa petite soeur Ycidra (dite Cee). Dans les années 50, à Lotus, en Georgie où se déroule l'essentiel de l'histoire, règnent la discrimination, la pauvreté, mais aussi surtout l'entraide. Toni Morrison a une grande maîtrise de la narration. J'ai été éblouie par la façon dont elle passe d'un personnage à l'autre, d'une situation à l'autre, avec quelques flash-back. Le roman se termine comme il commence, par un enterrement (le deuxième réparant l'indignité du premier). Entre les deux, nous suivons Franck, arrêté pour vagabondage (il n'a qu'une médaille de fantassin sur lui pour toute fortune) après être revenu meurtri de la guerre de Corée. Il va aller porter secours à sa soeur, Cee, qui est en danger de mort. Cette belle histoire entre un frère et une soeur ne tombe jamais dans le larmoyant. Je ne vous dévoilerai rien de plus.

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vendredi 24 août 2012

A perdre la raison - Joachim Lafosse

Voici un film prenant et dérangeant. De nos jours, en Belgique, Murielle (Emilie Dequenne), une belle jeune femme professeur de français, tombe amoureuse de Mounir (Tahar Rahim), marocain d'origine et fils adoptif depuis plus de 20 ans du docteur Pinget (Niels Arestrup). Pendant 1H50, on assiste, la gorge nouée, au délabrement mental de Muriel qui sombre dans la dépression, entre un mari amoureux mais complètement dominé par son père adoptif et ce docteur, personnage au charisme certain mais terrifiant, qui s'est insinué dans la vie de ce couple (devenus parents de quatre enfants (3 filles et 1 garçon). Il vit avec eux dans une grande maison. Le docteur couve ce fils en le faisant travailler à son cabinet. Pinget est un homme insaisissable et toxique qui est capable de faire du chantage par l'argent et aussi du chantage affectif. On sent que Muriel étouffe entre ces deux hommes (dont on ignore quelles furent les relations avant que Muriel n'entre dans leur vie). Elle est prise dans un étau, toute volonté annhilée. Elle sait qu'elle ne va pas bien du tout et va commettre l'irréparable qui se déroule hors-champ. Le réalisateur nous fait très bien sentir ce malaise pendant tout le film. La séquence où Muriel s'effondre en pleurant sur le volant de sa voiture en écoutant "Femmes, je vous aime" de Julien Clerc est bouleversante. Emilie Dequenne a amplement mérité son prix d'interprétation féminine dans la section "Un certain regard" du festival de Cannes de cette année. Beau film mais assez éprouvant malgré tout.

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Sinon, dans deux jours (le 26/08/12) se termine l'exposition Ahae dans le jardin des Tuileries (lire le billet enthousiaste d'Aifelle). Je m'y suis rendue et je vais être un peu rabat-joie. En effet, bien que l'exposition soit belle (encore qu'elle ne soit pas exceptionnnelle), bien présentée (il s'agit de quelques dizaines de photos parmi les 2 000 000 que l'artiste coréen a prises pendant 2 ans de sa fenêtre) et que l'entrée soit libre, j'ai constaté, dans la boutique attenante à l'expo, les prix exhorbitants pratiqués sur des produits dérivés entièrement consacrés à l'artiste. Il s'agit de livres (reliés), posters, post-it, tapis de souris, cartes postales, marque-pages, foulards (très beaux), chocolats d'une grande marque (que je connais et qui sont très bons). Je serais curieuse de savoir si les livres/catalogues à 240 euros se vendent bien. Je me suis néanmoins consolée avec les cartes de visite (voir la première photo ci-dessous) que l'on trouvait à l'entrée et à la sortie. En prêtant l'oreille à une question d'un visiteur (étranger) enthousiaste, l'expo "tourne" et elle devrait se trouver au Château de Versailles l'année prochaine.

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mardi 21 août 2012

Karoo - Steve Tesich

 

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Karoo de Steve Tesich (1942-1996), publié aux Editions Monsieur Toussaint Louverture, est un roman étrange d'un écrivain américain d'origine serbe (il fut aussi scénariste) qui le termina peu avant son décès. Les 600 pages se lisent d'une traite. L'histoire se passe entre 1990 et 1991 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, alcoolique, fumeur et associal, ne sait pas aimer les gens autour de lui. Doté d'une mémoire auditive exceptionnelle (élément important pour l'histoire) mais écrivain médiocre (il le sait et l'assume), Karoo réécrit pour Hollywood les scénarios écrits par d'autres ou fait remonter des films déjà terminés (il mutile parfois des chefs-d'oeuvre). Séparé mais non divorcé de sa femme Dianah et père d'un fils adoptif (Billy), "Doc" Karoo devient attachant au long de cette histoire tragique qui se passe entre New-York, Los Angeles et Pittsburgh. On va découvrir Karoo, qui ne semblait pas éprouver de sentiment, rongé par le remords moral et la déliquescence physique dans les 100 dernières pages de ce roman narré à la première personne. Pendant cette histoire, on va faire aussi la connaissance du rire de Leila Millar (serveuse devenue actrice le temps d'un film) et de Jay Cromwell, producteur de films et homme mauvais assimilé au Néant (dixit Karoo). Ce roman, dense avec pas mal de rebondissements et que j'ai beaucoup aimé (même si j'ai un peu calé sur la toute fin), est aussi conseillé par Incoldblog.

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Ceci étant écrit, j'ai appris une nouvelle passionnante (?!) le 20 août 2012 en écoutant la radio: cela fait 20 ans qu'Amélie Nothomb nous gratifie d'un roman par an. Personnellement, je n'ai lu aucun de ses romans. J'en eu l'occasion mais pas le désir. Et vous?

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samedi 18 août 2012

Le prénom - Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte

Voici un billet que je publie en retard pour cause de 15 août prolongé sur quelques champs de bataille 14-18 autour de Verdun (peut-être en parlerai-je une autre fois). Après moult hésitations, je me suis décidée à aller voir la semaine dernière, plus de trois mois après sa sortie, la comédie Le prénom d'Alexandre de la Patellière et Matthieu Lamotte. Aifelle en avait dit beaucoup de bien en son temps. Cette pièce de théâtre adaptée au cinéma (on retrouve l'unité de temps, de lieu et d'action) a bien mérité son succès public. A Paris, lors d'un dîner en famille, Vincent Larcher (Patrick Bruel), qui va bientôt être papa d'un garçon, essaie de faire deviner quel prénom ont choisi sa douce et tendre et lui. De prime abord, cette devinette anodine va avoir des répercussions non négligeables, des propos aigre-doux vont s'échanger ainsi qu'une révélation vers la fin du dîner. Les cinq acteurs qui ont l'air de beaucoup s'amuser prennent plaisir à dire le texte. Du point de vue mise en scène, on sent que c'est du théâtre filmé quand il y a quelques silences entre deux répliques. Pour les retardataires qui ne l'ont pas encore vu, allez-y.

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mercredi 15 août 2012

American Rigolos - Bill Bryson

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Ca y est, je viens de terminer mon premier "Bill Bryson" et j'en redemande. American rigolos (titre français crétin), qui a pour sous-titre Chroniques d'un grand pays (Petite bibliothèque Payot, 371 pages), rassemble 75 chroniques écrites entre 1996 et 1997 pour un supplément d'un hebdomadaire britannique. Bill Bryson, né à Des Moines dans l'Iowa aux Etas-Unis, revient dans son pays après 20 ans d'absence pour s'installer à Hanover, petite ville du New Hampshire avec femme (anglaise) et enfants (4). Ces chroniques, caustiques en général, sont hilarantes. Bill Bryson décrit avec délectation les travers des Etats-Unis et de ses habitants: ceux qui prennent leur voiture pour faire 10 mètres; le grand nombre de ceux d'entre eux qui ne connaissent rien de ce qui se passe dans le monde ou presque; certaines aberrations administratives, téléphoniques voire informatique; sans parler du fait que tout le monde surveille tout le monde, que les avocats gagnent des fortunes en procès divers et variés. Les travers décrits sont universels et restent encore très actuels, plus de 15 ans après. Il transparaît néanmoins une certaine tendresse, car les Américains sont décontractés et savent s'entraider. Chaque chronique qui fait environ 3 ou 4 pages se lit indépendamment. Un régal.

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dimanche 12 août 2012

Terri - Azazel Jacobs / Laurence Anyways - Xavier Dolan

Voici deux films vus très récemment. Je n'ai eu de coup de foudre pour aucun des deux malgré de bonnes critiques.

Je commencerais tout d'abord avec Terri d'Azazel Jacobs sorti le mercredi 8 août dernier, dans quelques salles à Paris. Je m'attendais à autre chose au sujet de cette histoire sur ce grand garçon obèse. Terri ne sait pas ce que sont devenus ses parents, il va au collège en pyjama (ce vêtement dissimule ses rondeurs) et vit avec son oncle dont il s'occupe (ce dernier souffrant d'un début de maladie d'Alzheimer semble-t-il). Garçon sensible, Terri reste malgré tout assez imperméable aux quolibets dont il est l'objet de la part de certains de ses camarades. En revanche, à l'occasion de cette année scolaire, il trouve quelques alliés comme le directeur du collège et deux élèves, dont une fille, Heather qui le fascine. C'est un film qui dure 1H45 sans qu'il se passe grand-chose même si on peut deviner qu'au contact d'Heather, Terri quittera peut-être son pyjama. Cette histoire m'a laissée indifférente.

Maintenant, Laurence Anyways, qui est le troisième film du québecois Xavier Dolan (je n'ai pas vu les deux autres) qui a aussi écrit le scénario et monté ce long-métrage (2H50). Agé de 23 ans, ce réalisateur maîtrise son sujet, mais j'avoue n'avoir pas trop "accroché" à cette histoire qui se déroule sur 10 ans (entre 1989 et 1999), et où Laurence Alia (Melvil Poupaud), professeur de lettres, poète et marié, décide du jour au lendemain de s'habiller en femme car il ne se sent pas bien dans sa peau d'homme. Bien évidemment, sa vie va en être bouleversée: renvoyé du collège, il va devenir écrivain à temps complet. Il se sépare de sa compagne, Fred (formidable Suzanne Clément). Cet amour fusionnel qui ne peut durer entre ces deux êtres est au coeur du film. Mais je n'ai malheureusement pas été bouleversée (à la différence d'une collègue qui a déjà vu le film deux fois). Je pense que c'est peut-être le fait d'avoir croisé deux ou trois fois dans la rue des hommes habillés en femme (ils n'avaient pas l'air heureux). Cette vision m'avait paru pathétique. Et ils n'avaient pas le physique agréable de Melvil Poupaud.

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jeudi 9 août 2012

Storyteller - James Siegel

C'est en lisant pas mal de billets sur ce roman que je me suis décidée à m'y intéresser. Lire les billets de Claude Le Nocher, Clara, Keisha et Ys,

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Storyteller de James Siegel (Editions du Cherche Midi, 460 pages) constitue une lecture idéale pour l'été. Quand on le commence, on le lit d'une traite car on ne peut plus le lâcher. Le narrateur Tom Valle, journaliste déchu après avoir écrit des des dizaines d'articles inventés de toutes pièces pour un grand quotidien new-yorkais, se retrouve à traiter les "chiens écrasés" dans un petit journal californien. Dans sa chute, il a provoqué des dégâts collatéraux. Lhistoire démarre vraiment quand Tom se rend sur les lieux d'un accident d'automobile mortel dans lequel le mort n'est pas celui que l'on croit ni celui qui est responsable de l'accident non plus. Tom se met à mener sa propre enquête. Le problème est que personne ne le juge crédible puisque tout le monde juge que c'est un menteur. Surtout alors qu'il met au jour une histoire abracadabrante de radioactivité, d'essais sur les bombes nucléaires dans les années 50 aux Etats-Unis, d'expériences épouvantables. James Siegel, comme son Tom Valle, est un conteur qui sait nous mener par le bout du nez. En revanche, je me pose la question de savoir s'il s'est inspiré de faits réels ou non? Vérité ou mensonge? Délire paranoïaque ou pas? Je conseille cette lecture en tout cas.

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