jeudi 4 avril 2019

Le hibou - Samuel Bjørk / Art et décès - Sophie Henaff

Pour ceux qui ont lu et aimé Poulets grillés et Rester groupés, vous risquez d'être déçus, comme je le suis, par Art et Décès de Sophie Henaff (309 pages, Albin Michel). On retrouve la brigade de police commandée par le commissaire Anne Capestan, qui a accouché d'une petite Joséphine qui capte toute l'attention de sa maman. J'ai trouvé que l'intrigue ne cassait pas trois pattes à un canard. La capitaine de police Eva Rosière, un membre du groupe, a pu enfin vendre un de ses scénarios et un film est en train d'être tourné. Manque de chance, un jour, le réalisateur est retrouvé mort à l'heure du déjeuner, un poignard entre les omoplates. Bien entendu Capestan et son groupe vont mener l'enquête dans le studio où s'est déroulé le meurtre. Et Eva est la première suspecte pour diverses raisons. Moi qui avais souvent souri en lisant les deux précédents, je n'ai pas retrouvé l'humour des deux précédents. Les membres de la brigade manquent de relief. Et pour ceux qui n'ont pas lu les tomes précédents, on a dû mal à comprendre ce qui fait leur personnalité. Sophie Henaff, ou l'éditeur (?), y a d'ailleurs pensé car à la fin du volume, il y a des extraits choisis des deux volumes précédents sur les "poulets grillés".

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 Je passe à Le Hibou de Samuel Bjørk (Pocket, 470 pages), un excellent thriller norvégien qui m'a captivée de bout en bout (hi!). Une jeune fille est retrouvée assassinée dans un clairière. Son corps est recouvert de plumes d'oiseaux (de hibou). L'enquêteur criminel Holder Munch aidé par Mia Krüger, une jeune femme un peu traumatisée mais très intelligente, vont mener l'enquête ,dont une partie se déroule dans une exploitation horticole où vivent des jeunes en rupture avec leur famille. Les suspects sont nombreux mais le nom du ou la coupable ne nous est révélé qu'à la toute fin. J'ai trouvé que l'intrigue tenait debout et elle tient en haleine. J'ai tellement aimé que je compte lire le roman précédent de l'écrivain, Je voyage seule.                                                               

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lundi 1 avril 2019

Rosie Davis - Paddy Breathnach

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Je ne suis pas allée voir tout de suite Rosie Davis, un film irlandais sorti le 13 mars. Aujourd'hui le 1er avril 2019, soit 3 semaines après sa sortie, il n'est plus programmé que dans 3 ou 4 salles à Paris et même pas à toutes les séances. Retrospectivement, j'aurais été déçue de ne pas l'avoir vu. C'est un film qui vous secoue dès les premières images. La caméra ne quitte pratiquement pas le visage de Rosie Davis (Sarah Greene, une actrice que je ne connaissais pas et qui est sensationnelle), une jeune femme courageuse d'une trentaine d'années.

En guise de préambule, en "voix off", un journaliste dans une émission de radio fait mention que l'Irlande est le pays d'Europe où les SDF sont les plus nombreux par rapport à la population irlandaise.

Depuis deux semaines, Rosie, une mère de quatre enfants dont trois en bas âge, appelle des hôtels les uns derrière les autres en demandant s'il y aurait une possiblité de trouver une chambre pendant une nuitée ou plus. Elle suit une liste que lui a communiqué la mairie qui se porte garante et paye pour les personnes comme cette famille qui vit dans leur voiture. En effet, ils ont été expulsés de leur maison dans laquelle ils vivaient depuis sept ans, le propriétaire ayant repris son bien pour le vendre, Rosie et son compagnon John Paul ont bien entendu été dans l'incapacité de l'acheter. Pendant que son compagnon travaille dans un restaurant à Dublin, Rosie accompagne ses enfants à l'école et n'arrête pas d'appeler encore et toujours. Les enfant un peu turbulents souffrent de cette situation mais Rosie est là, patiente envers eux, faisant son possible pour ne pas "craquer". A la fin, on sent qu'un immense amour est le ciment cette famille qui se lave dans les toilettes de bar et qui a faim. Les corn flakes et les frites, au bout d'un moment, ce n'est pas nourrissant. Le film dure 1h20 et se passe beaucoup dans l'habitacle de la voiture. Rosie ne veut pas que l'on dise qu'elle est SDF mais qu'elle est enfermée dehors avec sa famille. Personnellement, je ne sais pas comment je réagirai si j'étais dans cette situation. Un film que je vous recommande absolument, tout comme Aurore.

Dans la brochure que j'ai trouvée dans le cinéma où je l'ai vu, il est fait mention qu'en France, il y a 4 millions de personnes mal-logées ou privées de domicile (d'après la Fondation Abbé Pierre).

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vendredi 29 mars 2019

Agnès Varda est décédée aujourd'hui, 29 mars 2019

Je viens d'apprendre cette très mauvaise nouvelle. Je connaissais peu le cinéma d'Agnès Varda (1928-2019), oui, je l'avoue, mais son dernier film Visages, village est une pure merveille que je vous recommande. Un remède à la mélancolie (pour reprendre le titre d'une émission de radio que j'aime bien). Elle va rejoindre Jacques (Demy). Tristesse pour ceux qui restent.

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jeudi 28 mars 2019

Convoi exceptionnel - Bertrand Blier

Le nouveau Bertrand Blier, Convoi exceptionnel m'a plu pour ses dialogues absurdes, souvent drôles, un peu crus, mais dits avec talent par Gérard Depardieu (Taupin) et Christian Clavier (Foster), les deux personnages principaux. Ils sont entourés d'une pleiade de comédiens, tous épatants comme Alex Lutz, Audrey Dana, Alexandra Lamy ou Philippe Magnan. Il n'y a pas vraiment d'histoire car les personnages vont d'un endroit à un autre, font des choses (même commettre un meurtre), en attendant que des personnes arrivés "par hasard" leur donnent des pages d'un scénario. Ils le suivent à la lettre avec les dialogues, même s'ils ne savent pas pourquoi. Le film dure 1H20. J'ai passé un bon moment, surtout vers la fin quand Depardieu, toujours gourmet, mange du foie gras en énonçant une recette pour cuire du poulet qui donne l'eau à la bouche. Et puis, une scène du fim m'a donné envie de revoir Quai des Orfèvres de Clouzot pour une chanson que chante Suzy Delair, Danse avec moi. C'est que j'ai fait en rentrant chez moi. Merci M. Blier. Lire les billets de Pascale et Ffred.

PS : Pour rebondir sur ce qu'a écrit Miss Fujii dans son commentaire, dans la salle où j'étais, on n'était pas nombreux et au moins trois personnes (dont un couple à côté de moi) sont partis avant la fin. En résumé, "ça passe ou ça casse". C'est dommage parce que j'ai bien aimé la fin.

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mardi 26 mars 2019

La transparence du temps - Leonardo Padura

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Avant que j'évoque des polars plus ou moins réussis, je veux vous convaincre de lire le nouveau Leonardo Padura, La transparence du temps (428 pages, Editions Métailié) dans lequel on retrouve Mario Conde, l'ancien policier devenu un commerçant de livres anciens. Le roman se déroule entre le 4 septembre et le 9 octobre 2014 (le jour des 60 ans de Conde), et un épilogue se passe le 17 décembre 2014 (le jour où Obama et Raùl Castro ont entamé des négociations pour la normalisation des relations entre les USA et Cuba et la restauration des relations diplomatiques). Comme Keisha, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Conde qui rêve toujours de boire du bon café, qui fume des cigarettes et ne boit pas toujours du bon rhum. Entouré de ses amis fidèles et de son amoureuse Tamara, ainsi que son chien Basura II, Conde va reprendre son métier d'enquêteur pour rendre service à Bobby, un ancien camarade de lycée. Bobby, amateur d'art, s'est fait plaquer par son petit ami Raydel qui en a profité pour vider l'appartement qu'ils partageaient. lI a en particulier dérobé une très ancienne vierge noire en bois de grande valeur, importée d'Europe au moment de la guerre civile espagnole dans les années 30. Cette vierge va malheureusement provoquer quelques morts violentes. Pour Padura, ce roman est surtout l'occasion de faire une description de Cuba et de ses habitants en pleine décrépitude où la richesse côtoie la misère. Même pour Conde et ses proches, les produits de première nécessité manquent. Pour se déplacer, Conde prend les taxis collectifs ou marche longtemps. Il y a des descriptions de quartiers où les maisons sont des simples assemblages de tôles. Le récit est ponctué par l'histoire de la vierge noire et ses origines datant au moins de la chute de Saint-Jean d'Acre en 1291. Un magnifique roman avec un Conde un peu bougon qui n'est pas pressé de fêter ses 60 ans. Lire aussi le billet de Clara.

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samedi 23 mars 2019

Jusqu'ici tout va bien - Mohamed Hamidi / Rebelles - Allan Mauduit

Je chronique deux films vus l'un à la suite de l'autre.

J'ai trouvé Jusqu'ici tout va bien, de Mohamed Hamidi, très plaisant. Une petite agence de com, dirigée par Fred Bartel (Gilles Lellouche, en grande forme), vient de remporter un gros marché, mais dans le même temps, rien ne va plus avec le fisc. En effet, à cause d'une malheureuse domicilation non respectée, l'agence aurait dû être implantée dans le 93 à La Courneuve, dans une zone franche et non en plein Paris, Fred Bartel est redevable de plus d'1,7 millions au Trésor public. Pour éviter cette grosse amende, Fred et toute son équipe s'installent donc à La Courneuve où des bandes de gamins font du racket et les trafiquants de drogue prospèrent. Le ton du film est très "bon enfant". Tout ce petit monde s'entend plutôt bien. Bartel arrive même à trouver une grosse somme d'argent (sans l'aide des banques) pour faire face à une demande d'un client. Les personnages sont sympathiques même s'ils manquent un peu d'épaisseur. J'ai passé un bon moment. Lire le billet de Matchingpoints.

Je passe à Rebelles d'Allan Mauduit, un western urbain qui se passe à Boulogne sur Mer. Sandra (Cécile de France, que je n'ai pas reconnue immédiatement), ex-Miss Pas-de-Calais avec un coquard à l'oeil, revient chez sa mère qui vit dans un bangalow. Sandra trouve un travail dans la conserverie de poissons de la ville. Le travail est dur et astreignant et Jean-Michel, le chef d'équipe, un peu trop entreprenant. D'ailleurs, un soir, lors d'une astreinte, Sandra blesse grièvement Jean-Michel après que celui-ci ait cherché à la violer. Deux collègues, Nadine (Yolande Moreau, impayable) et Marilyn (Audrey Lamy, très bien), témoins du drame, veulent d'abord appeler les secours, mais y renoncent après qu'elles aient trouvé un sac rempli d'argent dans l'armoire du futur défunt. Je vous laisse découvrir comment les trois femmes vont se débarrasser du corps et prendre l'argent. Bien entendu, les ennuis commencent car l'argent appartient à quelqu'un. Le rythme du film est trépidant. J'ai souri et parfois ri devant une scène un peu "gore" dans le début du film. La séquence de la fusillade dans une maison vers la fin est digne d'un western d'antan. Les méchants sont plus bêtes qu'autre chose. On n'oublie pas de sitôt Sandra, Nadine et Marilyn, des femmes pleines de ressources avec du caractère, du culot et du courage qu'elles payent parfois assez cher. Un film sympa, pas très moral mais ce n'est pas grave. Lire les billets de ffred et Pascale.

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mercredi 20 mars 2019

Salon du livre 2019 à Paris

Ayant eu une invitation par une collègue, je me suis décidée à aller au salon du livre de cette année. J'y suis restée relativement peu de temps: la foule et la chaleur m'incommodent assez vite. J'ai déambulé dans les allées. J'ai vu des files d'attente pour des dédicaces. J'ai aperçu Daniel Pennac conversant avec Guillaume Gallienne tandis que l'écrivain turc Orhan Pamuk quittait le stand Gallimard entouré de gardes du corps. J'ai aussi vu Bernard Minier, Jean-Louis Debré et Katherine Pancol. Point d'Amélie Nothomb, mais j'ai eu le plaisir d'avoir une gentille dédicace de Javier Cercas, un homme très sympathique. Lire le billet de Marilyne sur cet écrivain.

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Comme l'a mentionné Marilyne, cette année, c'était l'Europe qui était à l'honneur. J'ai trouvé l'initiative excellente.

J'ai acheté seulement trois livres: un de J.-H. Rosny Aîné, l'énigme de Givreuse et autres contes, collection Les orpailleurs science-fiction, édité par la BNF (j'ai été attirée par la couverture), Les Limousins à vol d'oiseau d'Onésime Reclus (le frère d'Elisée et Elie) et Les soldats de Salamine de Javier Cercas.

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Je ne regrette pas ma visite même si elle fut courte.

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dimanche 17 mars 2019

Mon bébé - Lisa Azuelos

Mon bébé de Lisa Azuelos est un film sympathique dominé par l'interprétation de Sandrine Kiberlain qui joue Héloïse, une mère divorcée aimante qui a beaucoup sacrifié de sa vie personnelle pour ses trois enfants. Les deux aînés ont quitté le nid et Jade, la troisième, interprétée par Thaïs Alessandrin (la fille de la réalisatrice), âgée de presque 18 ans, vient de recevoir son admission dans une université canadienne. Elle partira au Canada si elle est reçue au baccalauréat dans les prochaines semaines. Bien entendu, Héloïse, pour qui une page se tourne, est la dernière prévenue. Elle va se retrouver seule. Pour conserver des souvenirs de Jade, elle se met à prendre des photos et des films avec son smartphone. Jade est une jeune fille qui connaît ses premiers émois amoureux avec le meilleur copain de son frère. Je repète: le film est sympathique et le rythme enlevé, et Sandrine Kiberlain est vraiment bien. Je conseille.

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Ceci n'ayant rien à voir avec cela, aujourd'hui dimanche 17 mars, je vais faire un tour au salon du livre de Paris dans l'après-midi. Je ne sais pas si je rencontrerai des blogueuses.

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jeudi 14 mars 2019

4 3 2 1 - Paul Auster

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Pour ce roman de 1015 pages, je ne vais pas en écrire trop long. J'ai mis presque un mois et demi à lire 4 3 2 1 (Edition Actes Sud) de l'Américain francophone Paul Auster. Ce n'est pas qu'il soit difficile, mais il est très dense. Il ne s'agit pas du genre de roman qu'on lit en diagonale. Il faut saluer le travail remarquable du traducteur. 4 3 2 1 met en scène Archie Ferguson, un "double" de Paul Auster. Pourquoi 4 3 2 1? Si vous êtes impatient de le savoir, vous le saurez en lisant les quatre dernières pages du roman. Après une introduction sur les grand-parents d'Archie Ferguson venus de Minsk, l'histoire se décompose en quatre variations de la vie d'Archie Ferguson, né en 1947, la même année que Paul Auster. Chaque Archie (diminutif d'Archibald, d'après Archibald Leach [le vrai nom de Cary Grant]) aura une vie courte mais intense grâce des rencontres et des amours diverses. En compagnie d'Archie, on côtoie beaucoup de personnages recurrents que l'on retrouve dans les récits, comme Amy Schneiderman, une cousine d'Archie, ou Rose, la mère de ce dernier. Chaque récit est exposé l'un après l'autre sans qu'ils soient toujours synchro dans le temps. Le roman permet une évocation de l'Amérique (et de la France) des années 60. Archie, qui est un fan de cinéma et de base-ball, deviendra écrivain après des études universitaires. Il va d'ailleurs jouer un rôle dans les mouvements étudiants de l'époque. Le personnage d'Archie auquel on s'attache tout de suite fait que le lecteur ne lâche pas le roman bien construit. On ne se perd pas dans les méandres des différents récits. Il faut noter qu'Auster a dédié son roman à sa femme, l'écrivain Siri Hustvedt. Si vous n'avez pas peur d'un roman de 1000 pages,  je le conseille.

Lire les billets de Krol, Papillon, Kathel, Keisha (qui a lu le roman en VO).

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mardi 12 mars 2019

Sibel - Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci / Exfiltrés - Emmanuel Hamon

Sibel, c'est le prénom du personnage principal d'un film turc que je recommande. Sibel a des yeux verts magnifiques qui lui mangent le visage. Elle vit comme une sauvageonne, le fusil à l'épaule, prête à tirer sur un loup vivant dans la forêt. J'ignorais que la Turquie avait une telle forêt située à l'est de la Mer Noire. Sibel vit, ainsi que sa petite soeur, dans un village dont son père veuf est le maire. Sibel ne parle pas, mais elle siffle pour s'exprimer. Son père la comprend ainsi que quelques villageois. Il s'agit d'une langue sifflée ancestrale de la région. Un jour, dans la forêt, Sibel tombe non pas sur un loup mais sur un homme jeune, hirsute qui vient de se blesser. Il est une sorte de déserteur qui n'a pas voulu s'enrôler dans l'armée turque. Sibel le soigne et s'attache à lui. Pendant ce temps-là, sa soeur cadette est promise à un garçon, car, en Turquie, les mariages sont encore arrangés, les femmes portent le foulard sur la tête (sauf Sibel) et le poids des traditions est lourd. Sibel n'est pas vue d'un bon oeil par les villageois qui l'épient. J'espère que je vous aurais donné envie de découvrir ce film où Sibel est présente de la première à la dernière image avec une caméra au plus près d'elle.

Je passe à Exfiltrés d'Emmanuel Hamon que j'ai eu envie de voir grâce à la bande-annonce. J'ai trouvé le film dur dans son propos. Faustine, une jeune mère de famille d'origine africaine convertie à l'Islam depuis peu, part en "mission" pour 15 jours avec Noah, son petit garçon métis de 5 ans, en Turquie laissant Sylvain (Swann Arlaud), son mari, infirmier en chirurgie. Assistante sociale, elle veut aider. Elle avait tout prévue. Elle passe clandestinement la frontière turco-syrienne et elle se retrouve à Rakka, fief de Daech. L'histoire est inspirée d'une histoire vraie qui s'est déroulée en 2015. J'avoue que j'ai été un peu étonnée par le comportement de cette femme (l'actrice est un peu terne). Elle n"est pas fanatique mais elle se jette dans la gueule du loup. Très vite, elle se rend compte dans le piège où elle est tombée. Heureusement que des amis vont l'aider: son mari qui veut revoir son fils, le patron de Sylvain qui est chirugien, ainsi que Gabriel, le fils de ce dernier qui travaille dans une ONG en Turquie. Les trois derniers quart d'heure sont assez angoissants car on se demande si Faustine va arriver à s'échapper. Un film qui se laisse voir éventuellement ,mais j'ai trouvé certains moments assez pénibles et parfois "clichés" par rapport à des reportages que l'on a pu voir.

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