vendredi 14 décembre 2018

Une affaire de famille - Hirokazu Kore-eda

Je viens de voir le film qui a reçu la Palme d'or cette année. Peut-être est-ce parce que j'avais eu une journée fatigante, mais j'avoue que j'ai un peu piqué du nez deux ou trois fois pendant la projection d'Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda. Toujours est-il que je trouve que le film manque un peu de tonus, de rythme. La famille Shibata, qui est n'est pas vraiment unie par les liens du sang, vit d'expédients et de vols dans des magasins, à Tokyo. Ces larcins sont commis par Osamu, le père et Shota, le fils. Le reste de cette famille atypique réunit la grand-mère Hatsue, la mère Nobuyo, la fille et une petite fille de 5 ans, Juri, qui les a rejoints après avoir été plus ou moins abandonnée par ses parents biologiques. Grâce à la grand-mère qui touche une pension, cette famille recomposée arrive à survivre et est soudée par de profonds liens affectifs. La vie est dure au Japon comme partout ailleurs: on peut être viré du jour au lendemain comme Nobuyo, parce qu'elle coûte trop cher à son employeur. Je m'attendais à être plus remuée par cette histoire. Le film d'une durée de 2H est un peu long pour ce qu'il raconte. En revanche, il nous donne l'occasion de voir pour la dernière fois l'actrice Kirin Kiki qui joue la grand-mère. Elle est décédée en septembre dernier. J'avais eu le plaisir de la voir dans plusieurs films de Hirokazu Kore-Eda et dans Les délices de Tokyo de Naomi Kawaze (très beau film que je vous recommande). Je suis contente que le réalisateur ait reçu la Palme d'or 2018, mais dommage que ce soit pour ce film-ci.

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mardi 11 décembre 2018

Pupille - Jeanne Herry / Asterix et le secret de la potion magique - Alexandre Astier

Pupille est un film touchant qui m'a plu car il n'est pas "bébé"tifiant. Une jeune femme accouche sous X (dès la naissance, elle refuse de voir son enfant). Le petit garçon appelé Théo est aussitôt pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, le service adoption et une assistante sociale pour la préparation à son adoption. Théo est confié à un accueillant, Jean (Gilles Lellouche, magnifique), sur les conseils de Karine (Sandrine Kiberlain) qui fait partie de l'aide sociale à l'enfance. Pendant les deux mois et demi qui s'écoulent de la naissance de Théo à son adoption par Alice, on suit comment tous ces travailleurs sociaux exercent leur métier avec dévouement. Ce n'est pas simple tous les jours. Concernant Alice, elle aura attendu dix ans avant d'être choisie comme mère adoptante. La rencontre entre Théo et Alice est émouvante. J'ai apprécié que Théo soit considéré comme une personne à qui l'on parle normalement. Un film sensible qui fait du bien. Lire le billet de Pascale.

Je passe à Astérix et le secret de la potion magique d'Alexandre Astier. Il s'agit d'un scénario original et l'animation est très réussie. Panoramix chute d'un arbre pendant qu'il cueillait du gui. S'étant fait une entorse douloureuse, Panoramix se rend compte tout à coup qu'il faudrait qu'il transmette à un jeune druide la recette de la potion magique avant qu'il ne soit trop tard. Avec l'aide d'Obelix qui le porte sur son dos, d'Astérix et de tous les hommes du village, Panoramix se rend dans la forêt des Carnutes pour demander les noms de candidats potentiels. Pendant ce temps, Sulfurix, un druide renégat, se sert de tour de magie pour connaître le secret de la potion. Quant aux Romains, toujours présents, ils profitent de l'absence des hommes du village des irréductibles pour l'attaquer. Mais les femmes se défendent grâce à la potion et aux conseils d'Assurancetourix, le barde resté au village. L'histoire est pleine de trouvailles. J'ai passé un très bon moment.

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vendredi 7 décembre 2018

Nous voulons des coquelicots - Fabrice Nicolino & François Veillerette

P1100458 [sur la 4e de couv': "Ceci n'est pas un livre. C'est un manifeste. (...) l'Appel des coquelicots commence."]

D'abord, quelques mots pour présenter Fabrice Nicolino, jamais encore apparu dans mes billets d'hommages aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo. Né en 1955, journaliste et essayiste, il écrit des articles sur le thème de l'écologie dans Charlie Hebdo depuis janvier 2010. Présent à la Conférence de rédaction le 7 janvier 2015, il y a été blessé de trois balles dans les jambes. Si j’ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) bien compris, c’était la seconde fois qu’il était blessé lors d’un attentat (« deux fois dans une seule vie et toujours à Paris, c’est beaucoup », disait-il au téléphone à FranceinfoTV le 16 septembre 2015). Près de trente ans plus tôt, il avait reçu les éclats d’une bombe ayant explosé au cinéma Rivoli Beaubourg, lors du Festival international du cinéma juif (le 29 mars 1985, 18 blessés au total).

Ensuite, concernant le "livre du jour": paru il y a déjà presque trois mois, Nous voulons des coquelicots, Fabrice Nicolino & François Veillerette (éd. LLL / Les liens qui libèrent, sept. 2018, 126 pages), se veut le support d'un appel citoyen à l'interdiction totale des pesticides de synthèse en France. Le livre débute sur « combien vaut une luciole ? » et s’achève sur « Non, nous ne voulons plus. A aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides [de synthèse] en France. Assez de parole, des actes ». Entre les deux, après l’introduction, les titres des chapitres sont signifiants, jugez-en : 1. Quand le DDT était un miracle. 2. Comment le crime est apparu. 3. Quand la politique ne sert plus à rien. 4. La ridicule mise en scène du Grenelle. 5. Ecophyto, une chimère de plus. 6. L’éternel retour des poisons. Conclusion : recommencer encore ?

J’avais pris deux pleines pages de notes lors de ma relecture du livre en vue du présent billet. Finalement, je me bornerai à dire qu’il expose au grand jour, tout simplement, les tenants et aboutissants (les enjeux financiers pour les fabricants de produits chimiques) de plusieurs décennies d’agriculture menée en France (comme ailleurs) à coup d’utilisation de ces produits, qu’on les appelle ou qu’ils se nomment phytosanitaires ( !), pesticides, fongicides, SDHI, insecticides organochlorés, néonicotinoïdes ou même chlordécone (sic !). Et décrypte, "en substance", la pantalonnade du "Grenelle de l'environnement" de 2007 (le machin de Sarlozy et Borloo). Lisez donc ce livre vous-même, vous pouvez vous le procurer en librairie pour à peu près le prix d'un paquet de cigarettes (autre poison, mais ce n'est pas le sujet de mon article): 8 euros.

Je n'ai pas vraiment réussi à trouver si ce livre avait été chroniqué sur l'un ou l'autre blog littéraire (sans doute ai-je mal cherché!). Par contre, je sais qu'un certain nombre de blogs ou sites d'AMAP en parlent, dont celui de l'AMAP Réunion / Père Lachaise (75011 / 75020). Rendez-vous est donné tous les premiers vendredi soir du mois (nous sommes vendredi...) devant la mairie. Le compteur du site internet Nous voulons des coquelicots totalise aujourd'hui plus de 400 000 signatures de la pétition (pour un objectif de 5 millions en deux ans). Il faut certainement y ajouter quelques milliers d'autres, arrivées sous forme "papier" et pas encore comptabilisées. Personnellement, je fais davantage confiance à ce comptage-là qu'à ceux, répercutés par la presse, concernant les "gilets jaunes".

Quand j'aurai dit que Fabrice Nicolino tient son blog titré Planète sans visa depuis 2007, je pourrai m'arrêter là pour aujourd'hui.

Mais je vais quand même, in fine, me permettre de citer trois dessins de Gros (dessinateur que j'ai évoqué ici) illustrant la rubrique de Fabrice Nicolino, nommée "Santé publique" ou "Pollution", publiée dans Charlie Hebdo dans les mois qui ont suivi l'attentat: la thématique reste assez similaire...

Gros_080415 8 avril 2015, p.5   Gros_150415 15 avril 2015, p.5   Gros_180315 18 mars 2015, p.7

Quant à François Veillerette, je possède dans ma bibliothèque un ou deux autres livres co-signés par lui. Mais à ma connaissance, il n'a aucun lien avec Charlie Hebdo.

*** Je suis Charlie ***

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mercredi 5 décembre 2018

Nestor Burma en feuilleton

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Depuis au moins quatre ans, les enquêtes de Nestor Burma de Léo Malet adaptées et dessinées par Barral ou Moynot s'inspirant de l'univers de Tardi sont prépubliées en format journal, en noir et blanc en trois épisodes par les éditions Casterman. Cette année (2018), une fois n'est pas coutume, elles paraissent en quatre épisodes. Ce qui est bien avec ces prépublications, c'est la mise en perspective sous forme d'articles de l'histoire qui nous est contée. Nestor Burma, le détective privé bien connu mène l'enquête avec le journaliste Covet. Corrida aux Champs Elysées narré comme un feuilleton policier se déroule en 1956, dans le VIIIème arrondissement où vit désormais Burma. L'histoire se passe dans le monde du cinéma avec des starlettes pas farouches qui n'hésitent à donner de leur personne, où des acteurs sont sous l'emprise d'opiacés, où des actrices se jalousent entre elles. Lucie Ponceau, une actrice qui venait de faire son grand retour à l'écran, est retrouvée morte, victime d'une overdose d'opium ingéré sous forme de gâteau. J'ai trouvé l'histoire est un peu embrouillée et ça s'étire en longueur: un épisode de trop? Cela n'empêche pas que je trouve le concept très sympathique. On a par ailleurs le plaisir de lire la critique de quatre films emblématiques de 1956: Voici le temps des assassins de Julien Duvivier, Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara et Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.

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dimanche 2 décembre 2018

Mille neuf centième [1900e] billet sur le blog de dasola - quelques considérations statistiques

Dans un peu plus de cinq semaines, le blog de dasola fêtera son 12e "bloganniversaire" (avec un billet à la clé j'espère). Le présent billet de "centaine" a déjà l'ambition de faire un petit bilan chiffré. Comme l'indiquent les statistiques en bas de la colonne de droite, le cap des vingt-quatre mille (24 000) commentaires a déjà été franchi (le 9 novembre 2018, pour être précis).

Je (ta d loi du cine, "squatteur", secrétaire de rédaction et statisticien du blog de dasola) constate un "changement climatique" dans le monde des blogs, avec une diminution (pour ne pas dire un effondrement) du nombre moyen de commentaires par billets, voire du nombre total de commentateurs dans l'année.

Sur la blogosphère en général, pour ce que je peux en voir, les blogs qui tournent en "circuit fermé" avec quelques dizaines de "fidèles" qui mettent systématiquement un petit mot sous chaque billet (auquel répond non moins systématiquement le propriétaire du blog) manifestent évidemment une bonne résilience. Mais ce n'est pas le fonctionnement du blog de dasola (qui n'a elle-même fait "que" 224 commentaires sur son propre blog - j'en ai fait pour ma part exactement un par mois accompli, soit 143). Et Aifelle elle-même, "recordwoman" qui en est aujourd'hui à 873 commentaires, est loin d'en avoir déposé même un seul sous chacun des désormais 1900 billets du présent blog.

Côté commentaires, le 1er passage de la 1163e commentatrice sur le blog remonte au 26/11/2018. Bien entendu, l'année 2018 n'est pas encore terminée, mais le fait est qu'ici, seules 148 personnes différentes ont laissé à ce jour, en 2018, un commentaire sur ce blog (dont seulement 16 sont venues pour la première fois cette année, une seule de ces 16 étant déjà devenue "fidèle" avec au moins 5 commentaires). Et désormais, parmi tous ceux ayant fait au moins 5 commentaires chez dasola (et répertoriés à ce titre dans la colonne de droite), le nombre de blogs "en pause" ou supprimés est supérieur à celui des blogs en activité (tous ceux-ci n'ayant pas forcément fait un commentaire cette année pour autant!).

En ce qui concerne l'activité rédactionnelle du blog, ces 11 mois ont donné lieu de la part de la propriétaire du blog à 31 billets "Livres", 70 "billets Cinéma", 11 billets "Divers - culture", 3 billets classés en "Humeur", 1 billet "Théâtre" et un "Télévision"; ce qui, avec les 15 miens, doit donner un total de 132 billets pour le moment. A noter, en 2018, deux nouvelles présentations de blogueur ou blogueuse - il s'agissait de Ffred et de Maggie - ayant passé le cap des 500 commentaires chez dasola (ce qui porte à 4 le nombre des interviewés, totalisant aujourd'hui 2620 commentaires [pas loin de 11% du total!]).

Pour arriver au "top 10" de ces commentateurs fidèles, les 6 actifs suivants totalisent juste 2400 commentaires, soit encore 10% (pour Alex-6, le curseur s'est définitivement arrêté à 445 en août 2017...). A noter que l'on n'est pas non plus, sur le blog de dasola, dans le système des "dialogues" que l'on peut voir chez d'autres blogs, où quelques "happy fiews" se répondent entre eux, en quelques dizaines de commentaires, sous un seul et même billet.

Je peux encore démontrer cet effet de concentration en remarquant que le "top 10" ci-dessus cité totalisait à lui seul, sur les 11 premiers mois de l'année 2018, 505 commentaires sur 1756 (soit près de 29%). Petit cou(cou)p de chapeau pour conclure, donc, à (par ordre antialphabétique): MatchingPoint, Maggie, Keisha, Ffred, Dominique (Nuage et vents), Dominique (à sauts et gambades), Alice in Oliver, Alex-mot-à-mot, Aifelle, A_girl_from_earth. Pour toutes autres informations plus détaillées sur les situations individuelles, merci de vous reporter à la colonne de droite.

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samedi 1 décembre 2018

Les veuves - Steve McQueen

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Steve McQueen n'est pas l'acteur de Bullit revenu d'entre les morts, mais un réalisateur anglais noir qui s'est fait connaître avec Hunger, Shame et 12 year a slave. Avec Les Veuves, il s'attaque au genre "policier". Les Veuves est un "remake" condensé d'une mini-série britannique de 1983 écrite par Linda La Plante. Steve McQueen et Gillian Flynn sont co-scénaristes du film. La séquence d'ouverture est assez remarquable. Il y a une alternance de plans entre une scène intime (un homme et une femme s'embrassent) et une course-poursuite suite à un braquage qui se termine mal. L'histoire se passe de nos jours à Chicago. Quatre malfrats sont morts dans un fourgon et l'argent volé a disparu. Des élections municipales approchent et parmi les candidats qui s'affrontent, il y a Jamal Manning qui vient menacer Veronica, la veuve d'Harry, l'un des malfrats décédés. Il veut récupérer l'argent qu'Harry lui devait. Veronica, une syndicaliste enseignante qui ignorait le gros des activités de son mari, convainc les deux autres veuves du braquage dont Alice (une très jolie grande bringue d'1m90) de l'aider dans un nouveau "coup" qui lui permettrait de rembourser la dette de son mari et des autres. A la différence des braqueuses d'Ocean's 8, Veronica et les trois autres ne pratiquent le hold-up par plaisir. C'est pour sauver leur peau. Issues de milieu social différent, elles vont former une équipe soudée et aller jusqu'au bout. J'ai aimé ce film bien mené et bien interprété avec un ou deux coups de théâtre. Et la fin qui évoque la reconstruction d'une bibliothèque dans une école grâce à une somme pas forcément bien acquise m'a plu. Pascale est nettement moins emballée que moi.

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mercredi 28 novembre 2018

Cold war - Pawel Pawlikowski / Les animaux fantastiques- Les crimes de Grindelwald - David Yates

Cold War bénéficie d'une très belle image en noir en blanc. Le réalisateur polonais s'est semble-t-il inspiré de la vie de ses parents, tout au moins pour les prénoms des deux personnages principaux. En 1949, en Pologne, Zula qui chante bien est choisie pour faire partie d'un groupe folklorique dont Wiktor,  compositeur et pianiste, est l'un des fondateurs. Il est immédiatement tombé sous le charme de la jeune femme. A partir de là, Zula et Wiktor vont vivre des amours compliquées qui s'étendront sur plus de 15 ans. Wiktor passe à l'ouest et s'installe à Paris où il devient pianiste de jazz, tandis que Zula, qui ne veut pas tout quitter, se produit avec la troupe dans les pays communistes, dont la Russie. Elle va même danser et chanter devant Staline. A la fin des années 50, Zula vient en tournée à Paris et elle renoue avec Wiktor pendant quelque temps avant de repartir. Le couple n'arrêtera pas de se croiser jusqu'à ce que... Le film permet l'évocation de Paris dans les années 50 et 60 dans un noir et blanc somptueux. La blonde Joanna Kulig qui incarne Zula est magnifique. Elle forme un beau couple avec Tomasz Kot. Un film qui sort de l'ordinaire avec un charme certain, même si le scénario n'est pas totalement convaincant. Lire le billet de Pascale.

Je voudrais maintenant évoquer un film sorti depuis deux semaines Les animaux fantastiques - Les crimes de Grindelwald, le deuxième volet des Animaux fantastiques qui fait partie de la franchise du monde des sorciers imaginé par JK Rowling. J'avais apprécié le premier volet avec son humour et son côté ludique où des créatures fantastiques faisaient des tours pendables autour d'eux après s'être échappés d'une valise à malices portée par Norbert Dragonneau (Newt Scamander en VO). Dans ce deuxième volet, Gellert Grindelwald (Johnny Depp teint en blond) s'échappe de sa prison en s'envolant dans les airs avec un carosse. Il décide de vivre à Paris où il essaye de rassembler les sorciers de "sang pur" afin qu'ils puissent dominer les "non magiques". Dragonneau et quelques autres vont-ils arriver à empêcher les sombres desseins de Grindelwald? Je ne vous dirai rien de plus car je me suis passablement ennuyée et j'ai un peu somnolé durant la projection. L'histoire très sombre, à propos de laquelle je n'ai pas tout compris, m'a paru embrouillée. J'ai trouvé l'ensemble assez violent. En revanche, les responsables des effets pyrotechniques par ordinateur s'en sont donné à coeur joie. Il paraît qu'il y a encore trois volets qui doivent être tournés. Je ne suis pas sûre de me précipiter pour aller les voir.

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dimanche 25 novembre 2018

Amanda - Mikhaël Hers

Amanda a 7 ans, c'est une petite fille rieuse qui aime manger des Paris-Brest une fois tous les deux jours juste avant de dîner. Amanda vit avec sa maman Sandrine dans le XIIème arrondissement de Paris. Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille. Elle a souvent recours, pour aller chercher Amanda à l'école, à son jeune frère David, âgé de 24 ans, qui travaille au service des espaces verts de la Ville de Paris. Il complète ses revenus en servant d'intermédiaire entre un propriétaire foncier de plusieurs studios et des locataires. David est un jeune homme qui se cherche encore. Il prend la vie comme elle vient jusqu'au jour où Sandrine meurt brutalement. La séquence où l'on voit des corps ensanglantés sans vie sur l'herbe est marquante. Le chagrin s'abat sur David et Amanda. David ne sait pas quoi faire. Etant pratiquement le seul parent d'Amanda, il décide de devenir son tuteur. Avant la tragédie, on a appris à connaître David et sa soeur qui sont proches. A cause de tout de ce qui arrive, David va renouer, au moins le temps d'un match de tennis, avec sa mère anglaise qui avaient abandonnés ses enfants 20 ans auparavant. C'est un film plein de pudeur où l'on voit David et Amanda pleurer (pas en même temps) pour différentes raisons, et c'est beau. Amanda de Mikhaël Hers vaut la peine d'être vu au moins pour Vincent Lacoste qui s'affirme de plus en plus comme un très bon acteur. Sinon, je n'ai pas été autant émue que Pascale. Lire aussi les billets de Strum et de mymp.

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jeudi 22 novembre 2018

Sale temps à l'hôtel El Royale - Drew Goddard

J'ai pris un plaisir fou devant Sale temps à l'hôtel El Royale dont l'histoire respecte à peu de chose près l'unité de temps, d'action et de lieu. A la toute fin des années 50, on voit un homme arriver dans une chambre dont il s'empresse d'enlever et puis de remettre le parquet. A l'arrivée d'une nouvelle personne dans cette chambre, il est abattu d'un coup de fusil. 10 ans plus tard, quelques personnages arrivent dans ce même hôtel "El Royale" qui a la particularité d'être bâti à cheval entre la Californie et le Nevada. Une grande bande rouge par terre délimite la frontière entre les deux états. Un prêtre puis une chanteuse entrent dans le hall désert ou presque. Un homme, un père de famille, est déjà là qui attend qu'on lui donne sa clé de chambre. L'hôtel étant inoccupé, chacun peut choisir sa chambre. Le réceptionniste, qui surgit enfin, essaye de dissuader le prêtre de rester en lui disant que ce n'est pas un endroit pour lui. Le bâtiment est à peu près entretenu, même si la clientèle se fait rare. Un peu plus tard, une jeune femme se présente. Par la suite, à l'abri des regards, elle sort une jeune femme baillonnée qui était cachée dans le coffre de la voiture qu'elle a conduit pour venir et elle la fait entrer dans sa chambre. A partir de là, les choses deviennent étranges car on comprend que les personnages sont là pour des raisons plus ou moins avouables ou précises. Le père de famille est en réalité un agent du FBI, le prêtre n'en n'est pas un et il souffre de problème de mémoire, le réceptionniste qui est drogué a un comportement agité. La chanteuse est trop pauvre pour se payer un hôtel plus cher avant un concert. Et les deux jeunes femmes, dernière arrivées, sont soeurs. Un septième personnage s'invitera plus tard. Je m'arrête là pour l'histoire qui a fait penser à du Tarantino à mon ami et à Henri Golant. Pour moi, le film m'a plutôt fait penser aux premiers films des frères Coen comme Blood Simple, Arizona junior ou même Barton Fink. En tout cas, j'ai apprécié ce huis-clos avec une histoire vue sous différents angles. Les rebondissements sont multiples - tout comme les cadavres.

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lundi 19 novembre 2018

Trois BD : Lucky Luke - Un cowboy à Paris / Les Vieux Fourneaux 5 / Blake et Mortimer - La vallée des immortels

A défaut d'autre chose, novembre 2018 aura été un mois faste pour les sorties BD.

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Je commence par Lucky Luke, Un Cow-boy à Paris, dessins d'Achdé, texte de Jul d'après Morris (Editions Lucky Comics), 46 pages. Sur le chemin du pénitencier de Cross Junction, après que Lucky Luke a arrêté pour la enième fois les 4 frères Dalton, ils vont croiser des Indiens qui sont prêts de scalper Auguste Bartholdi. Bartholdi souhaite faire connaître aux Américains son projet de statue. Il veut faire une levée de fonds pour la construction du socle. Pour ce faire, Bartholdi présente la main tenant la torche. Pour lui, il considère son oeuvre comme l'incarnation de la Liberté. Un mot honni par Locker, le directeur du pénitencier qui va tout faire pour que la statue ne soit jamais érigée au large de l'ïle de Manhattan. Heureusement que Lucky Luke veille. Il accompagne Bartholdi jusqu'à Paris malgré son mal de mer. L'album est très plaisant à lire. Un bon cru à mon avis.

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Je passe maintenant au 5ème tome des Vieux fourneaux - Bons pour l'asile (Editions Dargaud, 56 pages). J'ai retrouvé avec grand plaisir Pierrot, Antoine et Emile (et les autres). L'histoire se passe entièrement à Paris où Pierrot et toute une bande de "vieux"se retrouvent au poste de police après s'être fait remarquer devant un organisme suisse. Pendant ce temps-là, Emile et Antoine, son arrière-petite fille Juliette (qui a bien grandi) descendent d'un train. Antoine doit ramener Juliette auprès de sa maman, Sophie, avant de partir au Stade de France avec Emile pour assister à un match de rugby "France-Australie". Bien entendu rien ne se passe comme prévu puisqu'à la place de Sophie, c'est le fils d'Antoine qui arrive. C'est un stratagème de Sophie qui souhaiterait que les deux hommes se réconcilient. Pierrot est retenu plus longtemps que prévu au poste de police, tandis qu'Emile se dirige vers l'immeuble de l'ïle de la tordue (voir le tome 2, Bonny et Pierrot), devenu un refuge pour "vioques" et "migrants clandestins" avec une plaque professionnelle qui dévoile tout.

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C'est un album politiquement incorrect mais irrésistiblement drôle. Avec la mention "Fin de l'épisode", je me doute qu'un sixième tome est prévu.

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Je termine avec La vallée des immortels - Tome 1 d'Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen (Editions Blake et Mortimer, 56 pages). Yves Sente reprend la plume pour la 8ème fois comme scénariste de la saga de Blake et Mortimer. C'est le 25 album de la série créée par Edgar P. Jacobs (disparu en 1987). Yves Sente situe cette nouvelle histoire (en deux tomes) juste après Le secret de l'espadon. La capitale du Tibet est détruite, tout le monde est mort sauf Olrik qui en réchappe. En Chine, les rivalités se font entre Nationalistes de Taïwan, les Communistes, fidèles à Mao, et un Seigneur de la Guerre à la recherche d'une partie d'un texte disparu prouvant qu'il pourrait être le descendant d'un héritier du premier empereur de Chine (la dynastie Qin), il y a quelques 2200 ans. Blake travaille toujours au Foreign Office, tandis que Mortimer part à Hong-Kong pour le travail, il a conçu un nouvel engin volant, le "Skylantern". Olrik, quant à lui, se vend au plus offrant et cherche une fois encore à se venger de Blake et Mortimer. Il faut noter les clins d'oeil à Hergé et à son Lotus bleu : la couverture par exemple et la mention de William Gibbons, l'une des fripouilles qui cherchent à nuire à Tintin dans la concession internationale de Shangaï.

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J'attends le deuxième tome avec impatience.

Des albums à s'offrir et à offrir, à lire et à relire.

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