vendredi 17 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 2/4 - Cordoue

Pour la suite de mon voyage en Andalousie, après Séville, voici Cordoue et sa Mosquée-Cathédrale (Mezquita-Catedral). Aucune photo ne peut rendre l'impression que l'on ressent quand on rentre dans ce bâtiment religieux d'une superficie de 2 hectares (j'ai retenu ce chiffre). L'on estime que 12000 personnes pourraient tenir dans cet espace. Il faudrait du 3D+ comme support de photo pour donner une vague idée de ce qu'est cette mosquée, bâtie sur un temple romain, et dans laquelle on a bâti une cathédrale en faisant disparaître 130 colonnes de la mosquée. La mosquée date du VIIIème siècle; agrandie trois fois de suite (avec des styles différents), elle est ainsi la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. En revanche, sa caractérisique est qu'elle n'est pas orientée vers la Mecque. La mosquée se présente comme un quadrilatère de 130 m de large sur 180 m de long, composé de 850 colonnes en marbre et de 19 nefs. La cathédrale au milieu, bâtie au XVIème siècle, fait pâle figure. La mosquée est plus sombre qu'elle ne devrait l'être, puisque toutes ses ouvertures latérales vers l'extérieur ont été bouchées. Elle a été un lieu de culte musulman jusqu'en 1236 (date de la chute de l'émirat de Cordoue).

Juste avant d'entrer dans la mosquée, nous sommes passés par la Juderia, l'ancien quartier juif de Cordoue, où est né Maimonide, médecin et philosophe juif en 1138. Douze ans plus tôt naissait, dans cette même ville, Averroès, philosophe, théologien, mathématicien et médecin musulman.

Je regrette de ne pas être restée plus longtemps dans la mosquée pour m'en imprégner, je compte bien y retourner assez vite.

Et voici quelques photos:

P1000472 Le minaret (encore existant) de la mosquée recouvert par le clocher

P1000474 Intérieur de la mosquée (ainsi que les 2 photos suivantes)

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P1000479 La cathédrale

P1000480 Intérieur de la mosquée encore (et les photos suivantes jusqu'à indication contraire)

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P1050016 Extérieur de la Mosquée

P1000451 Rue de la Judéria avec des pots de fleurs accrochés à flanc de mur

P1000455 La statue de Maimonide dans la Judiera

P1000457 Un patio dans la Judéria

P1000460 Oranger: les oranges sont très très amères

P1000468 Rue des fleurs dans la Juderia, avec le clocher de la cathédrale dans le fond

P1050017 J'ai quitté Cordoue en prenant ce pont romain qui enjambe le Guadalquivir. Il a été restauré pas mal de fois.

P1050019 A Priego de Cordoba, sur la place où se trouve l'hôtel de ville, j'ai pris en photo cet arbre qui m'a fait penser à un personnage assis (un "ent", me souffle mon ami).

P1050028 Ruelle de Priego de Cordoba

P1050034 Maison de Priego de Cordoba

La suite du voyage (Grenade et l'Alhambra) dans mon prochain billet.

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mercredi 15 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) 1/4 - Séville

Et maintenant, voici mon premier billet sur l'Andalousie où j'ai passé une semaine enrichissante. Je suis remontée loin dans le passé. Très belle région où trois religions (juive, musulmane et chrétienne) ont cohabité en bonne intelligence pendant quelques siècle, du VIIIème au XIème siècle. Cette région a été conquise tour à tour par les Phéniciens (XIème siècle avant J.-C.), par les Grecs, puis par les Carthaginois en même temps que les peuples ibères (VIème au IVème siècle avant J.-C.), puis les Romains sont arrivés et l'Andalousie est devenue une province romaine appelée la Bétique. Ensuite, les Wisigoths occupèrent l'Andalousie dans les premiers siècles de notre ère suivis par les Berbères emmenés par Tarik en 711 après J.-C. L'Andalousie devenue Al Andalus est d'abord un Emirat puis un Califat. Cordoue rivalisait avec Bagdad à cette époque. C'est alors que les Chrétiens deviennent prépondérants à partir des années 1200 (en 1236, chute de Cordoue et de la dynastie des Almohades). 1492 est une année marquante à plus d'un titre: découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et l'arrêté d'expulsion des Juifs d'Espagne (Sefarad) par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Jusqu'au XXème siècle, l'Andalousie n'a eu de cesse de laisser des bâtiments remarquables qui font aujourd'hui l'admiration des touristes. L'Andalousie est d'une grande richesse architecturale tant en qualité qu'en quantité.

Voici quelques exemples en photo.
Je commence par Séville où j'ai débuté mon circuit.
La place d'Espagne construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1929:

P1000341 Elle forme un hémicycle.

P1000340 Elle est traversée par des canaux. Et quatre ponts (représentant les quatre provinces fondatrices de l'Espagne) enjambent ces canaux.

P1000376 Un bâtiment face au musée archéologique à côté de la Place d'Espagne. Je l'ai prise pour les reflets dans l'eau.

P1000376 D'ailleurs (à la demande de mon ami), voici la photo à l'envers...

P1000398 L'une des deux tours de la place d'Espagne

P1000409 Deux exemples de céramique peinte (azuleros) représentant les provinces d'Espagne

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P1000418 La Tour d'or sur les bords du Guadalquivir. Elle fut érigée au XIII siècle sous la domination Almohade

P1000354 La cathédrale de Séville avec la Giralda

P1000424 La Giralda qui domine la cathédrale est l'ancien minaret de la Grande Mosquée almohade. Aucune autre construction ne doit atteindre sa hauteur.

 

P1000429 L'intérieur de l'Alcazar qui a été bâti vers 844 sous les Omyyades d'Espagne.

P1000431 L'Alcazar encore

P1000435 Un des plafonds. Pendant mon voyage, j'ai fait beaucoup de photos de plafonds, qui sont des merveilles.

 

P1000436 Toujours l'Alcazar (+ photo suivante)

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P1000353 Un patio

Sur les 6 km de remparts de Seville que Bizet nous fait connaître, il en reste 500 mètres.

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P1000416 Comme beaucoup de villes en Espagne, voici les arènes (Plaza de toros) où on assiste à des corridas. Il y a de moins en moins, le football est passé par là.

La suite de mon voyage (Cordoue) dans mon prochain billet.

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dimanche 12 octobre 2014

Gone girl - David Fincher

Avant de vous faire un petit compte-rendu sur mon voyage en Andalousie où le soleil était de la partie, je voudrais évoquer un film que j'avais vu en avant-première.

Je me réjouissais d'avance: le réalisateur David Fincher (que l'on ne présente plus: Seven, Alien 3, The Game, Zodiac, etc.), + une adaptation de Les apparences, un thriller de Gillian Flynn (pas lu) qui est un best seller international. Le film Gone Girl fut une déception en ce qui me concerne.

Je reconnais que la réalisation est fluide, rien à dire de ce côté là. David Fincher est très doué. Mais c'est l'histoire (dont je ne vous dirai rien) qui me pose problème. Elle m'a mise très mal à l'aise. Après une première heure très réussie, un retournement de situation que je vous laisse découvrir fait basculer le film dans une atmosphère malsaine avec des moments de démence pure (sans que l'on sache le pourquoi du comment). L'ensemble manque de subtilité à l'image d'une scène "gore" inutile qui vire au grotesque. Nick Dunne, le mari (Ben Affleck, un peu terne), change de statut: de bourreau qui trompe sa femme et est soupçonné de meurtre, il devient la victime d'une machination infernale orchestrée par son épouse "disparue" Amy (Rosamund Pyke, qui fait une interprétation d'anthologie). Personnellement, j'ai trouvé ce film misogyne. J'ajouterais qu'en arrière-plan, la critique que fait Fincher sur la société du spectacle manque d'épaisseur. Gillian Flynn qui a écrit le scénario a changé la fin par rapport au roman. Je me demande ce que cela donne. Le film dure 2H30. C'est un peu long surtout vers la fin. Cela n'empêche pas qu'il va certainement avoir du succès. Lire les billets d'Alex-6, de Wilyrah et Wolvy28.

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dimanche 5 octobre 2014

Saint Laurent - Bertrand Bonello

Voici donc le deuxième "biopic" sur Yves Saint Laurent, celui pour lequel Pierre Bergé n'a pas donné son blanc seing. On peut comprendre sa position, car le réalisateur montre la face sombre d'YSL: ses démons, le fait qu'il se droguait, qu'il menait une vie dissolue (mais cela le rend plus humain). Au détour d'une scène, on apprend qu'Yves Saint Laurent, qui a refusé de faire la guerre d'Algérie est devenu dépendant aux médicaments à cette époque, durant son séjour à l'hôpital. J'ai noté que Bertrand Bonello a tenu à mettre l'accent sur le dur métier de la couture: la précision dans les gestes et chaque étape pour aboutir à ce qui deviendra une robe, un pantalon ou une veste. La maison Saint Laurent formait une grande famille (Yves Saint Laurent appelait chaque ouvrière par son prénom), mais le couturier était capable de renvoyer une employée sans état d'âme par une simple phrase. Bertrand Bonello, qui a aussi écrit le scénario avec Thomas Bidegain, a centré son film sur dix ans dans la vie de YSL: de 1967 à 1977, "l'âge d'or" de la maison de couture. Nettement plus en retrait que dans le film de Lespert, Pierre Bergé (Jérémie Rénier) est montré comme l'homme d'affaires qui sait négocier le nom d'YSL. Les amours (en particulier avec Jean de Bascher) et les dérives d'YSL sont évoquées, mais sans que cela soit trop appuyé. Le réalisateur a trouvé un juste équilibre. L'une des dernières séquences en "split screen" (l'écran divisé en plusieurs images) est très réussie: il s'agit du défilé de la collection automne-hiver de 1976, les poupées russes: c'est sublime. Il faut noter l'apparition d'Helmut Berger, méconnaissable à 70 ans, qui interprète Yves Saint Laurent âgé, très seul avec comme seul compagnon un bouledogue français, Moujik, le 4ème du nom. Cette race de chien était une des passions d'Yves Saint Laurent. Je n'ai pas vu passer les 2H30 que dure ce film que je recommande. A noter l'interprétation exceptionnelle de Gaspard Ulliel dans le rôle d'Yves Saint Laurent.

Ce billet paraît le lendemain du jour où je devrais être en Andalousie. Je fais un petit circuit d'une semaine loin d'Internet. A très bientôt.

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jeudi 2 octobre 2014

Leviathan - Andrey Zviaguintzev

Pour ceux qui me lisent, je vous recommande absolument Leviathan, un film russe d'Andreï Zviaguintzev, le troisième que je vois de ce réalisateur (après Le Retour et Elena). Il a reçu le prix du scénario (amplement mérité) au dernier festival international du film de Cannes. De nos jours, au bord de la mer de Barents au Nord-Ouest de la Russie, Kolya, sa femme Lilya et son fils Romka vivent dans une grande maison en bois. Lilya, qui est la seconde épouse de Kolya, a des relations difficiles avec son beau-fils Romka. Quant à Kolia, il tient un garage et fait de petites réparations. Quand l'histoire commence, on apprend que le maire de la petite ville voisine veut, pour son compte personnel, exproprier Kolya et sa famille: il guigne le terrain. Je vous laisse découvrir comment il va arriver à ses fins, par des moyens pour le moins brutaux qui peuvent faire désespérer du genre humain. Pendant les deux heures quinze que dure le film, les personnages parlent beaucoup, s'affrontent, s'aiment et boivent des litres de vodka (les femmes ne sont pas en reste). Les paysages où se côtoient squelette de baleine et bateaux échoués donnent une impression de fin du monde. La musique de Philip Glass est vraiment très belle. La fin laisse un goût amer. Il n'y a aucun espoir. Il semble que le réalisateur se soit inspiré d'un fait divers survenu aux Etats-Unis. Ce film admirable est, pour moi, un des meilleurs de 2014. Lire le billet de Miriam.

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lundi 29 septembre 2014

Elle l'adore - Jeanne Herry / 3 coeurs - Benoit Jacquot / Avant d'aller dormir - Rowan Joffe

Voici un billet sur trois films, dont deux m'ont mise de très mauvaise humeur.

Je commence par le moins mauvais film selon moi, Elle l'adore de Jeanne Herry, avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte. Je l'ai vu en avant-première dans une salle de province, nous étions 2 (deux) dans une grande salle. Muriel Bayen (Sandrine Kiberlain), divorcée, mère de deux enfants et qui exerce la profession d'esthéticienne, est une "groupie" du chanteur Vincent Lacroix (Laurent Lafitte). Celui-ci commet un acte irréparable et lui demande son aide. Muriel s'acquitte plus ou moins bien de sa tâche mais s'en tire en mentant avec aplomb à un couple de policiers. Car Muriel est une affabalutrice-née, c'est ce qui la sauve. J'ai oublié de préciser que le couple de policiers, une femme et un homme, sont amants. Cela génère quelques scènes assez drôles. Kiberlain est très bien comme souvent. Mais je trouve que le ressort dramatique manque de "punch". Sans dévoiler davantage l'histoire, on peut dire qu'à la fin, Vincent a perdu une fan. Regardable. Pour ceux qui l'ignorent, Jeanne Herry est la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc.

Maintenant, je passe à deux films que j'ai vus dans la même soirée (que j'ai eu l'impression d'avoir gâchée).

Pour 3 coeurs de Benoît Jacquot, je reprends à mon compte la critique assassine de Mymp et je pense être encore plus déçue que lui. Dans une ville de province, Valence (dans la Drôme), en fin de soirée, Marc Beaulieu (Benoît Poelvoorde), inspecteur des impôts, vient de rater son train et il erre comme une âme en peine dans la ville déserte. Il croise le chemin de Sylvie Berger (Charlotte Gainsbourg). C'est le coup de foudre. Ils se perdent de vue (je vous passe les détails à part le fait que Marc est fragile du coeur), et voici que Marc, revenu à Valence, tombe sous le charme de Sophie (Chiara Mastroianni), venue en pleurs dans son bureau des impôts pour régler un problème. Sophie est la soeur de Sylvie, ce que Marc ignore jusqu'au jour où ils se marient, et Sophie ignore que Sylvie a connu Marc avant elle. Les deux soeurs, qui tiennent un magasin d'antiquités, ont une relation fusionnelle. Que ce film est triste à voir et mortellement ennuyeux! Malgré le titre, je n'ai ressenti aucune passion amoureuse. Charlotte Gainsbourg passe son temps à allumer des cigarettes d'une scène à l'autre. Chiara Mastroianni n'est pas en reste. Quand elles ne fument pas, elles déjeunent chez leur mère (Catherine Deneuve, très bien), et face à elles, Benoit Poelvoorde qui fait ce qu'il peut. Je l'ai trouvé touchant, mais pas crédible en amoureux des deux soeurs. Il faut dire que l'on peut se demander pourquoi il tombe amoureux de Charlotte Gainsbourg qui "fait la gueule" tout le temps. J'ai eu de la peine pour lui. La musique n'est pas terrible et la voix off qui fait avancer l'action n'ajoute rien. Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé le film, sauf la fin, qui m'a paru logique.

Je termine par mon deuxième "coup de gueule". Avant d'aller dormir, de Rowan Joffe (le fils de Roland), est d'abord un roman que je n'ai pas lu mais qui a été chroniqué sur des blogs (par exemple ici et [ce dernier article comporte d'autres liens]). On peut dire que l'histoire est Un jour sans fin sans humour. Depuis 14 ans, suite à un grave accident, Christine (Nicole Kidman) se réveille tous les matins sans se souvenir de ce qu'elle a fait la veille. Ben (Colin Firth) est toujours à ses côtés. Un certain docteur Nash (Mark Strong) essaye de lui faire retrouver la mémoire. Ce film est sinistre à tout point de vue, et j'ai été choquée par quelques scènes entre Colin Firth et Nicole Kidman. Pauvre Colin! Ceux qui ont vu ou verront le film me comprendront. Vivement le prochain Woody Allen, dans lequel il joue un des rôles principaux. Quant à Avant d'aller dormir, vous pouvez vous abstenir de le voir.

...Heureusement que mes deux prochains billets évoqueront deux films très réussis: Leviathan (chroniqué le 02/10/2014) et Saint Laurent (chroniqué le 05/10/2014).

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vendredi 26 septembre 2014

L'Ange gardien - Jérôme Leroy / Le détroit du loup - Olivier Truc

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Quand j'ai été chez ma libraire et que j'ai vu que ces deux romans étaient parus, je n'ai pas hésité une seconde à casser une fois de plus ma tirelire en ne tenant pas compte de ma PAL monstrueuse. J'ai d'ailleurs eu une remarque ironique de la part de mon ami à ce sujet.

Je commence par L'Ange gardien de Jérôme Leroy (320 pages, Edition Gallimard, Série noire) que j'ai lu en premier en moins de 24 heures. Je l'ai autant aimé que Le Bloc, le roman précédent de l'écrivain. L'Ange gardien se compose de trois parties dont les titres sont les noms des personnages principaux du roman:

- Berthet (le tueur à gages redoutable et sans état d'âme, la soixantaine, agent de l'Unité, une police parallèle). Devenu un témoin gênant, sa tête est mise à prix.
- Martin Joubert, qui s'appelait autrefois Denis Clément, ancien prof dans une ZEP à Roubaix, qui rédige maintenant des articles dans un journal d'extrême-droite même si ses idées sont plutôt de gauche. C'est lui que Berthet va choisir pour écrire son histoire avant qu'il ne soit trop tard.
- Kardiatou (Diop), une belle jeune femme noire issue d'un quartier défavorisé de Roubaix (justement), qui va devenir ministre et se présenter à une élection municipale face à une candidate d'extrême-droite, la fille du chef du "Bloc patriotique", dont on a fait connaissance dans Le Bloc.
Berthet veille sur elle depuis longtemps sans qu'elle le sache, il est son ange gardien.

C'est vraiment un roman agréable, le style coule tout seul. Jérôme Leroy est un très bon écrivain à découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas.

Je passe maintenant au roman Le Détroit du Loup d'Olivier Truc (Edition Métailié noir, 400 pages), dans lequel on retrouve Nina Nansen et Klemet (le Lapon), qui font partie de la brigade des rennes. Trois mois ont passé depuis la fin de l'histoire précédente. Nous sommes à la fin avril/début mai. Le temps d'ensoleillement augmente de jour en jour. Quand l'histoire s'achève le 12 mai, il dure 24 heures, il n'y a plus de coucher de soleil. La température extérieure atteint les 3 ou 4° maximum. C'est l'époque de la transhumance des rennes qui sont des bêtes craintives et assez envahissantes. Erik Steggo, un jeune Lapon marié depuis peu, tombe de sa barque et meurt noyé dans le détroit du Loup: un troupeau de rennes effrayés par quelque chose a provoqué des remous dans l'eau, et cela a entraîné la noyade du jeune homme tombé de sa barque. Nils Stormi, qui a du sang sami, est chargé de retrouver le corps. Nils exerce le métier hautement risqué de plongeur en grande profondeur pour l'industrie pétrolière. L'intrigue tourne en effet autour de la convoitise de riches industriels pour des terres occupées par les rennes. Le personnage de Klemet est devenu assez secondaire. En revanche, nous faisons la connaissance du père et de la mère de Nina. Cette dernière reprend contact avec eux à l'occasion d'une recherche dans le passé. Cela ne se passe pas très bien. Comme dans le roman précédent, il faut prendre le temps de s'acclimater à l'histoire touffue et aux nombreux personnages. C'est totalement dépaysant et j'attends le troisième tome en espérant qu'il soit peut-être un peu plus court. Lire le billet de Sylire.

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mardi 23 septembre 2014

Pride - Matthew Warchus

Pride du réalisateur Matthew Warchus est le genre de film qui me rend euphorique. Je trouve que ce genre d'histoire qui met en valeur la solidarité et la tolérance est une belle leçon par rapport à notre époque où l'individualisme et le "chacun pour soi" priment sur beaucoup de choses. Nous sommes en pleine période Margaret Thatcher, Premier ministre britannique, la "dame de fer" qui est restée inflexible devant les protestations des mineurs britanniques. Certaines mines de charbon considérées comme déficitaires devaient fermer. La grève durera un an entre 1984 et 1985, au terme duquel le gouvernement britannique n'aura cédé sur rien. Lorsque le film commence, durant la "Gay Pride" de 1984 à Londres, des "gays" et lesbiennes décident de collecter de l'argent pour les mineurs en grève. Joe, Jonathan, Mike, Jeff et quelques autres, sous la houlette de Mark qui mène le groupe, se mettent en tête d'aider des mineurs en grève et plus particulièrement ceux d'une petite ville galloise. La rencontre va être explosive, les mineurs restant assez dubitatifs au départ. Heureusement que les femmes ou soeurs de mineurs sont là...  J'ai entendu les critiques de l'émission "Le Masque et la Plume" qui n'ont pas été très gentils pour ce film en évoquant en particulier la musique tonitruante (ce n'est pas faux); personnellement, cela ne m'a pas dérangée. Les personnages, dont beaucoup inspirés de personnes réelles, sont tous plus attachants les uns que les autres. Le défilé final (syndicats des mineurs et gays et lesbiennes ensemble devant le parlement britannique) donne "la pêche". Je conseille vraiment ce film qui m'a fait penser aux Virtuoses de Mark Herman (1996). 

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samedi 20 septembre 2014

Les corrections - Jonathan Franzen (Challenge pavé de l'été 2014)

Challenge Pavé de l'été !

 

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C'est à grâce à ce challenge Pavé de l'été 2014 initié par Brize que je me suis enfin décidée à lire Les corrections de Jonathan Franzen (Edition Seuil en poche, 692 pages), roman que j'avais  dans ma PAL depuis 10 ans (1). Pendant donc presque 700 pages, nous entrons dans la vie d'une famille américaine assez déjantée: Enid et Alfred Lambert, presque octogénaires, et leurs enfants, Gary, Chip et Denise. Le roman se décompose en sept parties dont une sorte de préambule, "Saint Jude", suivi de "L'échec", "Plus il y songeait, plus il était en rogne", "En mer", "Le Generator", "Un dernier Noël", et un épilogue, "Les corrections". C'est à Saint Jude, qui se situe dans le Middle West, que vivent Enid et Alfred. Ce dernier, ancien ingénieur dans les chemins de fer, est aussi un inventeur. Quand le roman commence, Alfred est atteint de la maladie de Parkinson et d'un début de démence sénile, tandis qu'Enid souffre de douleurs à la hanche. Cela ne les empêche pas de partir en croisière. Chip, âgé de 39 ans, a exercé la profession de professeur d'université. Il écrit désormais des articles dans le Warren Street Journal tout en travaillant sur un scénario. Puis, par un concours de circonstances dont je vous passe les détails, il arrive en Lituanie. Gary, la quarantaine, est marié à une femme riche qui déteste sa belle-mère Enid. Père de trois jeunes fils. Gary souffre d'une dépression profonde, mais il a quand même réussi dans une banque d'affaires. Quant à Denise, elle est bisexuelle. Chef-cuisinier dans un restaurant, Le Generator, elle devient l'amante de son patron et de la femme de ce dernier. Je m'arrête dans ce résumé succinct. J'avoue avoir lu ce roman sans beaucoup de plaisir avec des personnages tous antipathiques (mention spéciale à la femme de Gary): un peu trop humains (?). J'ai trouvé le chapitre "En mer" assez interminable. Je sais que ce roman a reçu de bonnes critiques quand il est paru. Je ne les partage forcément.

(1) ... même si non mentionné dans mon billet du 24/10/2007.

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mercredi 17 septembre 2014

Un homme très recherché - Anton Corbijn

Ce mercredi 17 septembre 2014 sort en France un film d'espionnage avec du suspense comme je les aime: Un homme très recherché, réalisé par Anton Corbijn (The American). Le scénario du film est une adaptation d'un roman de John Le Carré. C'est l'occasion de voir le très regretté Philip Seymour Hoffmann dans un de ses derniers rôles. Il est magistral comme tous les acteurs qui l'entourent. Il interprète Günther Bachmann, un membre des services secrets allemands. En 2012, plus de 10 ans après les événements du 11 septembre, la ville de Hambourg n'oublie pas qu'elle a abrité une importante cellule terroriste à l'origine des attaques contre les tours du World Trade Center. Issa Kharpov, d'origine russo-tchétchène, affreusement torturé en Russie, arrive clandestinement à Hambourg afin de récupérer une fortune laissée par son père. Il est abrité par des membres de la communauté musulmane de la ville allemande. Günther Bachmann pense que le jeune homme n'est pas un terroriste, mais il va se servir de lui pour faire tomber un plus "gros poisson", un homme bien sous tout rapport qui pourrait financer des groupuscules terroristes par l'intermédiaire d'ONG. Le problème de Bachmann et de son équipe, c'est qu'ils ne sont pas tout seuls sur le coup et qu'ils sont eux-mêmes espionnés. Je ne vous en dirais pas plus si ce n'est que les personnages féminins (interprétés par Robin Wright, Rachel McAdams et Nina Hoss) ne sont pas que des faire-valoir, bien au contraire et que la ville de Hambourg n'est pas assez mise en valeur (et ça c'est dommage). Je compte bien revoir avec plaisir ce film qui dure 2H sans temps mort.

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