lundi 9 juillet 2018

Les indestructibles 2 - Brad Bird / Trix, un T-Rex à Paris

Quatorze ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2 en VO anglaise) sont de retour. On retrouve toute la famille Parr en grande forme. Les Indestructibles sont des super héros dotés de pouvoirs étonnants. Ces pouvoirs se transmettent de parents à enfants. Mais ces superhéros, en voulant sauver la planète (les Etats-Unis), font parfois des dégâts collatéraux et sont désormais priés de se faire oublier. Jusqu'au jour où un milliardaire et sa soeur font appel à la femme de Bob, Helen Parr (alias Elastigirl, la femme élastique) pour une mission. Bob, lui, s'occupe de sa progéniture : Violet, Flèche et Jack Jack, un bébé avec une touffe de cheveu sur la tête. Jack-Jack dévoile des pouvoirs extraordinaires devant lesquels Bob a du mal a faire face. Tout comme Helen qui doit affronter un mystérieux hypnotiseur. Le film dure 1H58, il est plaisant, très bien fait. C'est bourré d'humour. Un film idéal pour petits et grands.

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Et sinon, si vous passez par Paris, allez faire un petit coucou à Trix (une charmante tyrannosaure-Rex qui vécut il y a 65 millions d'années). Son squelette dont on a retrouvé 75% des éléments dans le Montana est exposé jusqu'au 2 septembre 2018 au Muséum d'Histoire naturelle. Trix a une salle qui lui ait entièrement dédiée. Dans les salles avant et après, on apprend plein de choses sur les tyrannosaures et autres bébètes de ce genre. Pour l'anecdote, je suis allée voir Trix à partir de 18h, une heure avant la fermeture du musée, vendredi 6 juillet (la France venait de battre l'Uruguay en quart de finale). Tout le monde était dans la rue ou dans les bars et j'ai donc pu voir Trix dans une salle vide (ou presque), on était cinq visiteurs et deux gardiens. C'était presque une visite privée (mais, pas de chance, c'est fermé le mardi...). J'ai surtout été impressionnée par la hauteur de la bête et la longueur de sa queue (difficile à prendre en photo avec un portable).

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Pour terminer ma journée, j'ai pris une consommation au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, très bel endroit situé juste en face d'une des entrées du Musée. Le thé à la menthe et les gâteaux ont toujours beaucoup de succès.

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samedi 7 juillet 2018

Passe ton bac, après on verra (Le Grand Duduche - L'intégrale) - Cabu

Les résultats du Bac 2018 sont tombés (avant oraux de rattrapage - "épreuve de contrôle" - le cas échéant). Les bacheliers 2018, nés pour certains avec le XXIe siècle, seront certainement des citoyens capables de suivre la vie politique française et de voter aux prochaines élections. En janvier 2015, lors de l'assassinat de Cabu (né en 1938, il aurait eu 80 ans) et de ses confrères à Charlie Hebdo, ils ne lisaient vraisemblablement pas encore la presse (ni ses dessins), par contre... Il m'a paru intéressant de reparler du titre d'un des volumes axés sur le personnage du Grand Duduche (Cabu y évoque notamment ses débuts de carrière de dessinateur...), même si je [ta d loi du cine, "squatter" chez dasola] l'avais déjà cité dès le 18 janvier 2015.

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... Mais j'ai surtout réussi à jeter un petit coup d'oeil sur Le Grand Duduche - L'intégrale. On voit l'épaisseur de la somme (dont j'avais évoqué l'existence ici alors que je ne l'avais pas encore eue entre les mains).  

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Après (re)lecture de ces 640 pages (dans lesquelles sont disséminées les quelque 62 pages de Passe ton bac, après on verra!), j'y ai picoré quelques citations appropriées: aussi bien de grandes planches, des "duduchoramas" bourrés de détails (dont je me permets parfois d'extraire un élément), que des personnages saisis en un dessin. Les lecteurs de Cabu savent qu'il y représentait un univers disparu (internat d'un lycée de province) avec sa galerie de personnages pittoresques: des archétypes de profs caricaturaux, les uns imaginés en une seule vignette, d'autres suivis sur plusieurs planches), le pion "Belphégor", écrivain raté mais adulé par sa dominatrice de maman, le cuistot, le concierge (et madame)... sans oublier la fille du proviseur! En postface, en 2008, Cabu précisait: "Soit, Duduche me ressemble, comme la plupart des personnages de BD ressemblent à leurs auteurs, mais je n'ai pas voulu me représenter".

P1090505 p.55  P1090504 pp.24-25  P1090509 Un extrait d'une de ses galeries de profs plus caricaturaux les unes que les autres (p.204)...   P1090507 p.161 (ce qui nous ramène au sujet!) 
P1090508 p.198 (mais j'aurais pu mettre aussi la p.317!)  P1090524 p.446 (lycée occupé ou grève lycéenne)  P1090523 p.467  (ça existe encore, les "boites à bac"?)

P1090522 p.542 (extrait)  P1090521 p.480 (détail)  P1090520 p.58 (dans Passe ton bac!...) et 84 (dans L'intégrale).

Après les dessins, voici quelques images moins drôles. De mon côté, étant de passage (pour passer moi-même le bac) à Châlons-en-Champagne où est enterré Cabu (il était né à Châlons - à l'époque! -, qui s'est ensuite appelée Châlons-sur-Marne), je suis allé faire un tour à l'un des cimetières de la ville, le plus proche de la gare, et ai réussi à y trouver sa tombe. In memoriam, quelques photos...

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Et quand même, je n'ai pas résisté, j'ai souri au spectacle que j'ai capté dans cette dernière photo.

P1080212 Est-ce qu'il aurait pu en tirer un dessin?

Enfin, cela fait trois mois d'affilée que mes billets-hommages mettent Cabu à l'honneur. Il sera temps, les mois prochains, de revenir sur d'autres des victimes du 7 janvier 2015.

*** Je suis Charlie ***

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mercredi 4 juillet 2018

La fleur de l'illusion / Les doigts rouges - Keigo HIgashino

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Comme j'apprécie beaucoup les romans policiers très psychologiques de Keigo Higashino,  je viens de terminer Les doigts rouges, et quelques semaines auparavant j'avais lu La Fleur de l'illusion. Les histoires sont très différentes même s'il y a des similitudes dans certains détails comme le modus operandi des crimes.

Je commence par La fleur de l'illusion (Actes noirs, Actes Sud, 347 pages envoûtantes). Je ne dévoilerai pas trop l'intrigue, assez touffue et aux nombreuses ramifications, dans lequel il est question du vol d'une ipomée jaune, "la fleur de l'illusion". A priori, l'ipomée de couleur jaune n'existe pas, sauf dans ce roman. Cettte ipomée, comme d'autres de couleur différente, fabrique des graines qui, si on les ingère, vous donnent des hallucinations. Akiyama Shugi, un vieil homme qui était arrivé à cultiver cette ipomée jaune, meurt étranglé, et le pot avec la fleur a disparu. Lino, la petite-fille d'Akiyama, découvre le corps sans vie de son grand-père. Elle venait le voir souvent car elle admirait les fleurs que faisait pousser Akiyama. Elle les prenait en photo afin de les publier sur un blog. Elle décide de mener une enquête sur la mort de son grand-père, et, par la même occasion, elle veut découvrir pourquoi son cousin Naoto, un jeune musicien de talent, s'est suicidé. Elle est aidée dans sa tâche par Sota, le jeune frère du policier qui fait partie de ceux qui enquêtent - et sur la mort d'Akiyama, et sur ce qu'est devenue l'ipomée jaune. Au début, on peut se penser perdu avec les différents niveaux du récit et la multitude des personnages, mais après, j'ai été intéressée par l'histoire que j'ai trouvé originale.

Les doigts rouges (Actes noirs, Actes Sud, 236 pages très sombres) est une sorte de huis-clos, car l'intrigue est resserrée autour d'une famille dans une petite maison avec pelouse dans un quartier de Tokyo. Akio et Yaeko sont mariés depuis 18 ans. Ils ont un fils, Naomi (un garçon insupportable qui insulte sa mère). Naomi, à 14 ans, n'a pas d'ami (il est le souffre-douleur de sa classe). Chez lui, il reste dans sa chambre à jouer à des jeux vidéo. Un jour, en fin d'après-midi, Yaeko qui est une femme certainement malheureuse mais parfaitement détestable, appelle son mari pour lui dire de revenir au plus vite chez eux. Akio, un homme ordinaire qui exerce une activité d'employé de bureau, retarde souvent son retour vers la maison car il n'est pas maître chez lui. C'est un homme faible qui se désintéresse de son fils et qui néglige sa femme. La mère d'Akio, qui semble souffrir de démence sénile (elle est comme retombée en enfance) vit avec eux. Quand Akio arrive chez lui, il découvre, dans le jardin, le corps d'une petite fille de sept ans recouvert d'un sac poubelle. Yaeko annonce que c'est Naomi qui a étranglé la petite victime. L'enquête des policiers va rapidement les amener à soupçonner cette famille, qui avait pourtant transporté le corps dans les toilettes d'un parc voisin. Je vous laisse découvrir la suite que j'ai trouvé très noire. Akio comme Yaeko sont des personnages antipathiques au possible. Une fois de plus, les policiers sont des personnages passionnants comme Kaga Kyoichiro. Un très bon cru.

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dimanche 1 juillet 2018

Sans un bruit - John Krasinski

J'ai enfin vu Sans un bruit de John Krasinski (qui est aussi l'acteur principal du film). Dans le genre "film d'anticipation horrifique", c'est plutôt réussi. Dans un futur très proche, l'histoire commence le 89ème jour (après un événement dont on ne saura rien). La famille Abbott, le père, la mère et les trois enfants, pieds nus et sac au dos, sont dans un magasin dont il ne reste plus grand-chose. La maman prend des pilules pour soigner un de ses deux fils. Ils communiquent en langue des signes et font le moins de bruit possible. Sur le chemin du retour vers chez eux, le plus jeune des enfants, qui a déclenché la sirène d'une fusée, se fait tuer par une "chose" véloce et sans pitié. Fin du préambule. On passe au 472ème et 473ème jours pendant lesquels les choses se précipitent. Evelyn Abbott (Emily Blunt, très bien) est enceinte de plusieurs mois et l'accouchement est proche. Le père, Lee (John Krasinski), emmène son fils à la pêche, et là, près d'un torrent, il peut enfin lui parler de vive voix. Regan, l'aînée des enfants, est sourde. Elle porte des appareils auditifs fabriqués par son père. Malheureusement, ces appareils ne sont pas très efficaces  jusqu'à ce que... Quant aux êtres extraterrestres qui semblent avoir envahi la Terre, on les voit de plus en plus et surtout de mieux en mieux au cours de l'histoire. Ils ressemblent à Alien croisé avec Terminator pour la tête et ont une forme vaguement humaine pour le reste du corps. Ils ne craignent pas l'eau mais sont aveugles. Ayant une ouÏe surdéveloppée, ils attaquent dès qu'ils entendent un son. Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai donc trouvé l'ensemble bien mené, bien joué. On sent l'angoisse monter car l'étau se resserre autour de la famille. J'ai aimé la conclusion qui lorgne vers Mars Attacks de Tim Burton. J'ai vu, pour une fois, le film en VF. Cela ne m'a pas dérangée car pratiquement tous les dialogues sont en langue des signes sous-titrés en français. Lire les billets de Pascale, ffred et Wilyrah

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vendredi 29 juin 2018

Ocean's 8 - Gary Ross / Bécassine - Bruno Podalydès

Ocean's 8 de Gary Ross n'est certes pas le film de l'année, mais je ne me suis pas ennuyée lors de sa projection. J'ai lu que le scénario est paresseux, pas vraiment original et bourré d'invraisemblances, que la fin est prévisible, que les actrices principales ne sont pas à leur avantage, que certaines scènes sont peu ragoûtantes (celle où l'un des personnages vomit dans les toilettes): et, oui, je suis plutôt d'accord avec ces remarques. Mais comme je suis assez fan de Sandra Bullock, Cate Blanchett, Helena Bonham-Carter, je n'ai pas boudé mon plaisir. L'une des premières séquences, qui montre comment Sandra Bullock, tout juste sortie de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour vol, "achète" des produits de beauté et autres "babioles" dans des magasins de luxe new-yorkais sans débourser un dollar, m'a paru jubilatoire. Elle le fait avec un certain culot et beaucoup de classe. A voir un samedi soir ou quand il passera un dimanche soir à la télé.

C'est en visionnant la bande-annonce de Bécassine! de Bruno Podalydès (dont je n'ai pourtant pas trop apprécié les productions précédentes) que j'ai eu envie de voir ce long-métrage, qui est une libre adaptation des aventures de Bécassine, écrites par Jacqueline Rivière, Emile-Joseph-Porphyre Pinchon et Caumery et parues dans La Semaine de Suzette pour la première fois en février 1905. Bruno Podalydès en fait un personnage plein de poésie et de tendresse. C'est d'abord une petite fille ayant perdu une de ses dents de lait cachée sous son oreiller qui attend un cadeau de la petite souris. Bécassine (Emeline Bayart, étonnante), devenue une jeune femme simple (mais pas simplette), rêve de partir à Paris. Elle est soutenue dans son projet par son oncle Corentin (Michel Vuillermoz): c'est lui qui trouve au fond d'une armoire, la tenue verte et la coiffe qui rendront célèbre Bécassine. Peu après son départ, elle est engagée par la marquise de Grand Air (Karine Viard, très bien en marquise), qui vit dans un château avec quelques domestique et son homme d'affaires, Adelbert Proey-Minans), qui souhaiterait l'épouser. Bécassine devient la nounou de Loulotte, une petite fille que la marquise vient d'adopter par un concours de circonstances que l'on ne nous dévoile pas. Les années passent, Loulotte grandit et Bécassine se révèle une jeune femme pleine d'idées, qui voit le bon côté des choses malgré les revers de fortune de la marquise. Le rythme du film est parfois un peu lent, on se demande où Bruno Podalydès, qui joue un des rôles principaux, veut nous emmener. Certaines scènes sont féériques comme celle des ballons lumineux dans la nuit étoilée. Ne vous attendez pas à vous esclaffer, mais vous passerez un moment sympathique en compagnie de Bécassine. Un film idéal pour petits et grands.

Pour un autre avis (très négatif) sur ces deux films, lire le billet de Pascale.

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mardi 26 juin 2018

Pororoca, pas un jour ne passe - Constantin Popescu

Avant qu'il ne disparaisse des écrans, je voudrais évoquer Porocora du réaiisateur roumain Constantin Popescu. Comme l'écrit si bien Pascale dans son billet, on sort rincé du film. Je dirais même plus, on est sonné. Le film dure 2H30 et pendant ce laps de temps, on assiste à la descente aux enfers d'un homme "monsieur tout-le-monde", Tudor Ionescu. Cet homme, la trentaine, est marié et père de deux enfants, Ille, 7 ans, et Maria, 5 ans et demi. Pendant les vingt premières minutes du film, on voit Tudor sur un banc qui parle au téléphone à propos de son boulot pendant que ses deux enfants jouent pas loin de lui. Ils sont dans un grand parc à Bucarest avec un lac ou une rivière en contrebas. Tout à coup, Tudor se rend compte que Maria, qu'il a perdue de vue quelques instants, a disparu. Malgré la police qui fait au mieux (l'agent qui est son interlocuteur est un homme posé qui fait tout pour raisonner Tudor), malgré des affiches de Maria scotchées un peu partout, elle est introuvable. C'est là que le couple formé par Tudor et sa femme Christina explose. Cristiana repart chez ses parents avec Ille et ne manquant pas d'accuser Tudor d'être parti avec deux enfants et d'être revenu avec un seul. Au fur à mesure que les jours passent, Tudor se transforme physiquement, il se laisse aller. Il n'a de cesse de revenir régulièrement dans le parc pour observer les gens et en particulier un homme. Tudor est convaincu que cet homme que l'on voit souvent de loin est responsable de la disparition de la fillette. La dernière séquence d'une violence inouïe dure une dizaine de minutes et s'achève sur un écran noir et le silence. Il faut noter l'interprétation exceptionnele de Bogdan Dumitrache dans le rôle de Tudor qui a reçu un prix d'interprétation amplement mérité au festival du film de San Sébastian, en septembre 2017.

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samedi 23 juin 2018

Désobéissance - Sebastian Lelio

Rachel Weisz, l'une des deux actrices principales et coproductrice du film Désobéissance, est à l'origine du projet. J'ai lu que c'est elle qui avait acheté les droits du roman La désobéissance de Noami Alderman, paru en 2008 aux éditions de l'Olivier.

A New-York, Ronit Krushka, qui est photographe, apprend une terrible nouvelle. Elle prend l'avion pour revenir à Londres afin d'assister à l'enterrement de son père, le grand rabbin Rav Krushka, victime d'une attaque. Ronit a quitté la communauté juive hassidique londonienne depuis plusieurs années. On apprend par certaines répliques pourquoi Ronit s'est éloignée du carcan imposé par cette communauté où les femmes portent une perruque, où les couples mariés font l'amour une fois par semaine, le vendredi soir, et où tout le monde a l'air de se surveiller. Ronit s'intalle chez Dovid, un ami d'enfance et futur rabbin. Et quelle n'est pas sa surprise d'apprendre que Dovid a épousé Esti, la meilleure amie de Ronit. On comprend dans le déroulement de l'histoire pourquoi elle est si surprise. Par ailleurs, Ronit est accueillie avec froideur par son milieu. De très belles scènes émaillent le film, dont une scène d'amour que je vous laisse découvrir. Les deux Rachel, Rachel Weisz et Rachel McAdams, sont magnifiques dans les rôles de Ronit et Esti. Le film se passe dans une lumière crépusculaire. En résumé, j'ai beaucoup aimé ce film bien dirigé mais j'ai trouvé la fin ratée. Le réalisateur n'a pas su clore l'histoire des trois personnages. Pascale a la même impression que moi.

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mercredi 20 juin 2018

Scherbius (et moi) - Antoine Bello

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Après Noukette, Cuné et Papillon je vous conseille de lire le nouveau roman d'Antoine Bello, Scherbius (et moi), qui m'a procuré un grand plaisir de lecture (Editions Gallimard, 437 pages épatantes). L'histoire se passe entre 1977 et 2004. Maxime Le Verrier, psychiatre de renom, accepte, à la demande d'un confrère, le professeur Monnet, venu en personne, de prendre comme patient un certain Alexandre Scherbius. Dès que Le Verrier accepte, Monnet, en un clin d'oeil, enlève ses lunettes, arrache sa fausse barbe, fait s'envoler la farine sur ses cheveux et c'est donc Scherbius qui se présente devant Le Verrier. Scherbius est un être insaisissable qui n'arrête pas d'affabuler. C'est un imposteur à personnalités multiples. Page après page, on découvre les nombreuses vies de Scherbius. Il est tour à tour jeune moine dans un monastère, militaire, enseignant, diplomate, joueur au casino (où il gagne suffisamment pour vivre). Il se dit aussi capable de concourir au JO de Moscou en 1980 au tir à l'arc. Scherbius n'arrête pas de broder sur sa vie qui le mènera quelques années en prison car c'est aussi un escroc. L'ensemble est assez vertigineux car ce que l'on croit être vrai est faux. Le Verrier, quant à lui, pendant toutes ces années où il s'est occupé de Scherbius, a écrit un ouvrage sur la personnalité extraordinaire de son patient et tout ce que ce dernier a pu lui raconter. Cinq éditions augmentées chaque fois de quelques chapitres, paraissent avec un intervalle de cinq ans entre 1978 et 1998, et une ultime édition, la sixième, sera édité en 2004. Et chaque fois, l'ouvrage sera un succès. Comme Scherbius, Bello qui est un conteur hors pair, et nous mène en bateau pour notre plus grand bonheur. A vous de me dire si Scherbius et Le Verrier sont la même personne.

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lundi 18 juin 2018

Le cercle littéraire de Guernesey - Mike Newell

Si vous avez aimé le roman épistolaire de Mary Ann Sheffer et Annie Barrows qui a été beaucoup chroniqué sur les blogs, vous devriez apprécier l'adaptation cinématographique. C'est un film plaisant, bien joué par des acteurs britanniques pas forcément très connus. En 1946, une jeune Londonienne, Juliet Ashton, qui, comme d'autres Britanniques, a souffert des bombardements sur Londres pendant la seconde guerre mondiale, mène sa vie de jeune femme écrivain en mal d'inspiration, lorsque, un jour, elle reçoit une lettre de Dawsey Adams, éleveur de cochons dans l'île de Guernesey et membre d'un cercle littéraire créé en 1941 sous l'Occupation: Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (titre original du roman et du film). Juliet, presque fiancée à un Américain est assez intriguée pour s'embarquer vers l'île de Guernesey (chère à Victor Hugo dont il n'est fait aucune mention). Là, elle rencontre les membres du cercle. Ils sont quatre, deux femmes et deux hommes dont Dawsey, un homme un peu taciturne mais pas mal de sa personne. Un cinquième membre, Elizabeth McKenna manque à l'appel (on saura pourquoi vers la fin de l'histoire). Il y aussi un petite fille appelée Kit à qui Juliet dédiera un manuscrit. Il faut rappeler que l'île de Guernesey (comme Jersey) a été un avant-poste de l'armée allemande. Les habitants de l'île ont souffert de la faim et du froid tout comme les membres du cercle qui ont créé un groupe chaleureux leur ayant permis de supporter les privations. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je vous laisse la découvrir. C'est une sorte d'enquête que mène Juliet. Ce film fait du bien (l'histoire d'amour est belle), et ce malgré quelques drames. Et si vous n'allez pas au cinéma, lisez le roman. Pascale a été conquise.

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samedi 16 juin 2018

Jurassic World : Fallen Kingdom - J. A. Bayona

Pour ceux qui aiment les films avec des dinos toutes dents et griffes dehors, Jurassic World : Falllen Kingdom est fait pour vous. On retrouve quelques personnages  (comme Claire et Owen) du film précédent Jurassic World plusieurs années après. Le parc d'attractions est en ruines et le volcan sur l'île est en train de réveiller. Pour sauver les dinos qui vivent sur l'île, quelques états dont les Etats-Unis se demandent s'il faut aller en secourir. Ils sont devancés par une expédition privée et armée commanditée par Eli MIlls "homme de confiance" de Lockwood, lui-même ancien asoocié d'Hammond, créateur du "Jurassic Park". Lockwood, qui est alité, demande à Claire (Bryce Dallas Howard), la dernière directrice du parc ,de se joindre à l'expédition, et Claire convainc Owen (Chris Pratt) - celui qui arrive à dresser les "raptors" - de se joindre à elle. Tout ce petit monde arrive sur l'île qui est en train de se recouvrir de lave. Owen veut surtout sauver "Blue", le seul raptor survivant du film précédent. On se rend compte assez vite que l'expédition qui attrape au moins un spécimen de chaque espèce ne le fait pas pour des motifs louables. Gravement blessée, Blue sera sauvée grâce à une transfusion involontaire par un "T-Rex". Dans la demeure de Lockwood où tous les animaux sont gardés dans des cages, les événements se précipitent et un dinosaure encore plus monstrueux et intelligent fait son apparition. Certaines séquences font très peur (donc ce film est à déconseiller aux personnes impressionnables et aux très jeunes enfants). Une fois de plus, j'ai été bluffée par les effets spéciaux. Les dinosaures sont plus vrais que nature. Un film distrayant pour ceux qui aiment ce genre. Pour rebondir sur la fin du billet de Pascale, je ne confonds pas Bryce Dallas Howard et Jessica Chastain, même si elles sont rousses toutes les deux.

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