mardi 4 février 2020

Ce que savait la nuit - Arnaldur Indriðason

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Dans Ce que savait la nuit (Editions Métailié noir, 284 pages), j'ai retrouvé avec plaisir Konrað, le policier à la retraite dont on avait fait la connaissance dans Passage des ombres. Même si sa personnalité est différente de celle du commissaire Erlendur, Konrað me paraît un homme intéressant avec des zones d'ombres entre un de ses deux bras handicapés et son père medium, escroc et menteur qui le battait. Une nuit, Konrað est appelé par Martha, une ancienne collègue, chef de la Criminelle de Reykjavik, qui lui annonce que l'on a retrouvé le corps de Sigurvin dans un des grands glaciers d'Islande qui est en train de reculer suite au réchauffement climatique. Sigurvin était un homme d'affaires disparu trente ans auparavant. Comme la police n'avait pas trouvé le corps, on n'a pas su ce qui s'était passé, mais l'associé de Sigurvin, Hjaltalin a été soupçonné depuis lors, sans qu'il ne cesse de clamer son innocence. C'est à la demande d'une femme dont le frère a été tué par un chauffard quelques années auparavant que Konrað se remet à enquêter, car bien entendu les deux affaires sont liées. Le récit prend son temps et je trouve cela très agréable. On apprend que Konrað est veuf depuis peu et qu'il a du mal à s'en remettre. Père d'Hugo, un fils avec qui il s'entend bien, il aussi grand-père de jumeaux. Une fois de plus, Indriðason évoque un peu d'histoire avec la fin de la souveraineté danoise en Islande en 1944, les trafics divers et variés entre Islandais et les forces alliées à la fin de la guerre. Un roman que je conseille. Et je viens d'apprendre qu'un nouveau "Konrað", Les fantômes de Reykjavik, va paraître dans deux jours, le 6 février 2020. Je le lirai très certainement. Lire les billets d'Aifelle, Clara, Maggie et Cuné.

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samedi 1 février 2020

La voie de la justice - Destin Daniel Cretton

Le scénario de La voie de la justice est inspiré d'une histoire vraie. En Alabama, en 1987, un forestier, Jimmy D, est arrêté sans ménagement. Dans la séquence suivante, on fait la connaissance de Bryan Stevenson, un étudiant stagiaire en droit à Harvard qui deviendra avocat renommé dans la défense des droits de condamnés à mort. On apprend très vite que Jimmy D a été condamné à mort sur la chaise électrique pour le meurtre d'une jeune femme blanche de 18 ans dans une station-service. Le témoin qui a permis d'incriminer Jimmy D est lui-même en prison et a pu bénéficier d'une remise de peine. J'ai omis, à dessein, de dire  que Jimmy D est noir, et dans l'état d'Alabama, Etat sudiste et ségrégationniste, il n'est pas bon d'avoir cette couleur de peau, même de nos jours. La plupart des condamnés à mort sont des Afro-américains déshérités ou pas très riches qui ne sont pas capable financièrement d'avoir un avocat digne de ce nom. Bryan Stevenson, lui même Afro-américain, va tout faire pour prouver que Jimmy D est innocent : preuves insuffisantes, faux témoignages. Face à lui, les policiers et l'avocat de la partie civile vont lui mettre des bâtons les roues. Pendant plus de deux heures, on va assister à une bataille dans laquelle les blancs n'ont pas le beau rôle même si certains se rachètent un peu. Le film est surtout l'occasion de montrer la violence et l'injustice du système pénal américain envers les plus faibles. Edifiant. Un film passionnant avec plein de rebondissements.

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mercredi 29 janvier 2020

La Llorona - Jayro Bustamante / Une belle équipe - Mohammed Hamidi

Le film guatémaltèque La Llorona raconte une histoire étrange baignée dans le surnaturel qui se passe en vase clos, un film qui m'a beaucoup plu. Enrique, un général responsable dans les années 80 d'un génocide contre des Indiens, passe en jugement. Il est acquitté malgré les témoignages accablants contre lui. Il attend maintenant un nouveau procès en vivant reclus avec sa femme, sa fille et sa petite-fille dans sa maison encerclée par des manifestants qui demandent justice. Après que les domestiques soient tous partis, seule une gouvernante reste fidèle. C'est elle qui embauche Alma, une jeune Amérindienne mutique aux cheveux longs et noirs. La nuit, le général se met à entendre des pleurs, il croit que c'est Alma, la Llorona (la pleureuse). Cela le rend fou. Il est vrai qu'Alma est une jeune femme étrange entourée de grenouilles. Pendant ce temps, les femmes de la famille s'entraident, elles sont soudées face à la violence dont fait preuve Enrique. J'ai aimé l'atmosphère de ce film. On sent la menace et la peur. On se demande ce qui va arriver. Le réalisateur Jayro Bustamante a gagné en maîtrise dans son métier de réalisateur. Et j'avais déjà bien apprécié Ixcanul, un de ses films précédents.

Avant qu'il ne disparaisse des écrans faute de spectateurs, je vous conseille, comme Pascale, d'aller voir Une belle équipe de Mohammed Hamidi. A Clourrières, une petite ville des Haut de France, l'équipe de foot locale se fait suspendre à cause d'une bagarre. Il lui restait trois matchs à jouer pour essayer de gagner un point qui lui permettrait de ne pas disparaître. Marco (Kad Merad), l'entraîneur de l'équipe, ne sait pas quoi faire jusqu'à ce que sa fille lui suggère de créer une équipe féminine de remplacement. Bien évidemment, rien ne sera simple. En particulier, le comportement macho voire sexiste des maris de quelques joueuses. Et justement, elles se serrent les coudes, toutes ces femmes. Elles ne s'en laissent pas conter malgré tous les obstacles qu'elles rencontrent. Et puis la Fédération de football ne compte pas valider ces matchs entre hommes et femmes. Les acteurs sont tous épatants. Je ne m'attendais à voir Céline Sallette dans ce genre de film, elle est très bien. Un film sympathique qui fait du bien. 

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dimanche 26 janvier 2020

Les siffleurs - Corneliu Porumboiu / Les filles du Dr March - Greta Gerwig / Un vrai bonhomme - Benjamin Parent

J'ai voulu voir le film roumain Les Siflleurs car j'ai trouvé la bande-annonce pas mal du tout, et bien je n'ai absolument rien compris. Cela se passe entre la Roumanie et les Canaries. Il y quelques millions d'Euro en jeu. On entend une langue sifflée, le silbo, qui sert de langue de communication entre quelques personnages. Et sinon, je retiens l'actrice principale et la musique d'Offenbach, les Contes d'Hoffmann, ainsi que l'air de Casta Diva dans Norma de Bellini. Il y aussi une scène d'une violence inouÏe (un homme égorgé), un matelas rempli d'Euro et puis c'est tout. Il faut peut-être voir le film deux fois pour le comprendre.

Je passe aux Filles du Dr March, énième adaptation du roman publié en 1868 par l'Américaine Louisa May Alcott. Les quatre filles vivent avec leur mère et la domestique pendant que le père s'est engagé dans le conflit de la guerre de Sécession. Le film est composé de nombreux flash-backs qui nous présentent plusieurs moments dans la vie de de cette famille soudée malgré quelques jalousies entre filles. Meg, qui rêve de faire du théâtre, se marie avec un homme aimant mais sans le sou, Jo, le garçon manqué de la famille, écrit en comptant se faire publier et jure de ne jamais se marier, Beth à la santé fragile, joue du piano, et Amy dessine et peint. C'est un film plein de bons sentiments. Il y a un clin d'oeil à la France avec les acteurs Louis Garrel et Timothée Chalamet. Saoirse Ronan qui interprète Jo confirme être une actrice à suivre. Je l'avais bien appréciée dans Reviens-moi, Hannah, Brooklyn et Lady Bird. Il faut noter que, plus de trois semaines après sa sortie, le public est toujours au rendez-vous. J'ai vu le film dans une salle pleine.

Je termine avec un film que sans l'avis de Pascale je ne serais pas forcément allée voir, Un vrai bonhomme de Benjamin Parent. Il s'agit d'une comédie française très enlevée avec deux jeunes comédiens épatants. Tom (Thomas Guy) et Leo (Benjamin Voisin) sont des frères inséparables jusqu'à ce qu'un accident de voiture les sépare, même s'ils continuent à se parler. C'est l'histoire de l'émancipation de Tom, le jeune frère, qui va arriver grâce à de belles rencontres à se dégager de l'influence de Léo, son frère aîné et adoré. Je trouve dommage que le titre du film ne soit pas à la hauteur de cette histoire émouvante et pas mièvre du tout. Une jolie surprise à ne pas manquer.

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jeudi 23 janvier 2020

Miss Islande - Auður Ava Ólafsdóttir

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Je viens de terminer Miss Islande d'Auður Ava Ólafsdóttir (Editions Zulma, 261 pages). J'ai trouvé ce roman lumineux, avec des personnages attachants qu'on est triste de quitter quand on arrive à la fin en suspens. En 1942, en Islande, dans une ferme sur les terres de la Saga des Gens du Val-au-Saumon, est née Hekla, trois semaines avant terme. Hekla est aussi le nom d'un volcan islandais qui fera une éruption peu d'années après. C'est son père, passionné par les volcans, qui lui a donné ce prénom. Il y a plus de 200 volcans en Islande. On retrouve Hekla en 1963, en route pour Reykjavik par autocar. Elle cherche du travail tout en rêvant d'écrire pour être publiée. Arrivée dans la capitale, elle rend d'abord visite à Ysey, son amie d'enfance, qui à 22 ans est déjà mariée et mère d'une petite fille. Isey s'évade de la réalité en écrivant un journal. Elle admire beaucoup Hekla. Cette dernière va partager un appartement avec Jon John son meilleur ami, côté masculin. Ce marin qui rêve de créer des robes est homosexuel. Ce n'est pas facile dans les années 60 pour une femme et un homosexuel de vivre leur vie comme ils l'entendent. Dans ce roman, il est question du concours de Miss Islande qu'Hekla pourrait tenter, mais il est surtout question de livres, de sagas et d'écrivains islandais. Après une période un peu rude pour moi, j'ai beaucoup apprécié ce livre qui se lit vite, avec une belle histoire qui fait du bien. Je le recommande bien sûr, tout comme Eimelle, Hélène, Philisine Cave, Krol, Cathulu et Cuné. Miss Islande a été récompensé du Prix Médicis étranger fin 2019.

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mardi 21 janvier 2020

Bug informatique sur canalblog

Bonjour à tous, je me fais l'écho d'Aifelle. En effet, depuis avant-hier soir, il est diffiicile de commenter sur canalblog. Quand vous voulez publier un commentaire, il se peut qu'un message rouge apparaisse disant qu'il y a trop de commentaires émis en même temps. Il faut insister au moins deux ou trois fois et miracle, le commentaire est publié! Désolé pour la gêne occasionnée mais décidément, la plateforme canalblog ne s'améliore pas. Très bonne journée à vous tous.

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dimanche 19 janvier 2020

1917 - Sam Mendes

Le 6 avril 1917, pendant la première guerre mondiale, quelque part sur le front dans le nord de la France, deux jeunes caporaux britanniques, Schofield et Blake sont chargés par un général d'aller porter un message de l'autre côté des lignes ennemies à un colonel d'un régiment britannique prêt à une offensive. En effet, les Allemands ont tendu un piège et 1600 soldats britanniques risquent de mourir dans l'attaque. Parmi eux, il y a le frère de Blake. L'histoire commence au pied d'un arbre et se termine aussi au pied d'un arbre 24 heures plus tard. Dans l'intervalle, on suit Schofield et Blake dans un long plan séquence. On marche avec eux dans la gadoue parmi les cratères creusés par les obus. On voit des cadavres, des corbeaux, des barbelés et des rats, tandis que Blake et Schofield continuent d'avancer. La caméra les suit et les précède. Grâce au talent du réalisateur, on a l'impression que le film a été tourné en une seule prise. Certains plans m'ont fait penser Aux sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, dans les tranchées, et quand un village brûle, la séquence ressemble à une scène de Skyfall de... Sam Mendes. Il y a une tension pendant tout le film car on ne sait pas si les deux jeunes soldats vont remplir leur mission. Je ne vous dirais rien de plus si ce n'est que la réalisation est magistrale. On ne s'ennuie* pas une minute*. Le seul petit bémol que je ferais au film, c'est d'avoir choisi, pour une séquence, une rivière qui devient une cascade. Je ne suis pas sûre qu'un tel cours d'eau existe cette région si plate de France (comme l'avait aussi relevé Pierre D.). J'ai vu le film en avant-première avec mon ami, dimanche dernier 12 janvier 2020. Lors de la présentation, on nous a dit que le film avait été tourné en Angleterre, et non en France sur les champs de bataille de l'époque qui sont considérés comme des sanctuaires. 500 figurants ont participé au tournage. Sam Mendes s'est inspiré des histoires que lui a raconté son grand-père, Alfred, qui est mentionné dans le générique de fin. Enfin, il faut noter que le 6 avril 1917 est la date d'entrée en guerre des Etats-Unis dans le conflit. Lire les billets de Neil et Pascale.

* [et non "s'ennuit" et "mintute", merci Ronnie!]

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jeudi 16 janvier 2020

Vie de Gérard Fulmard - Jean Echenoz

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Quand j'ai appris qu'un nouveau Jean Echenoz était paru, je me suis précipitée dans une de mes librairies préférées. Et voilà, je viens d'achever Vie de Gérard Fulmard (Les Editions de Minuit, 235 pages). Tout commence avec la chute d'un fragment d'un satellite soviétique obsolète s'écrasant sur un centre commercial à Auteuil, dans l'ouest parisien. Et l'histoire se termine près du pont Mirabeau. Nous suivons donc les (més)aventures de Gérard Fulmard, 45 ans, ancien steward licencié pour faute, qui devient un détective privé sans client. Cet homme aux "vie sociale et revenus proches de rien, famille réduite à plus personne" vit dans un deux pièces et demie où vivait sa maman, rue Erlanger dans le XVIème arrondissement. Une rue pas bien gaie où deux faits divers tragiques se sont déroulés. Par l'intermédiaire d'un psychologue dont il est le patient, Gérard Fulmard, à son corps défendant, va accepter un "contrat" sur un homme politique leader d'un petit parti mineur, la FPI (Fédération Populaire Indépendante). Racontée comme cela, l'histoire n'a rien d'extraordinaire, mais l'écriture d'Echenoz est un régal. "Le salon, chez Dorothée Lopez, relève du même genre fortuné que le salon d'été de Louise Tourneur près de sa piscine, mais en plus vaste et mieux adapté aux trois autres saisons. Les tapis et les meubles - guéridons stratifiés de livres d'art et de catalogues de salles des ventes, méridiennes, sofas, poufs - ainsi que la décoration - un Staël, un Klein, trois antiquités soclées - dénotent un goût et un matelas bancaire analogues." (p.40). Un roman que je conseille, tout comme Sandrine.

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lundi 13 janvier 2020

L'art du mensonge - Bill Condon / Manhattan Lockdown - Brian Kirk

Voici deux films vus aussi depuis le début de l'année.

Je suis allée voir L'art du mensonge car les deux têtes d'affiche sont Helen Mirren et Ian McKellen. Sans dire que c'est nul (quoique), le film n'est pas terrible. Le scénario adapté d'un roman ne tient pas trop la route. Deux septuagénaires font connaissance via un site de rencontres sur Internet. Chacun n'a pas dit tout la vérité en ce qui le concerne. Betty McLeish (Helen Mirren) a perdu son mari un an auparavant. Elle a un neveu qui veille sur elle de loin. Roy Courtnay est veuf depuis plus longtemps. Après leur première rencontre, on découvre l'autre visage de Roy, un homme dangereux qui est un escroc et qui n'hésite à éliminer les personnes risquant de lui nuire. Quant à Betty, on apprend dans la dernière demi-heure qui elle est vraiment. Ce jeu du chat et la souris n'est pas drôle du tout et certaines scènes sont grotesques. Quel dommage que des acteurs de cette envergure se soient fourvoyés dans cette galère.

Je passe à Manhattan Lockdown que j'ai vu grâce à Pascale qui en a dit plutôt du bien. A New-York, une nuit, deux braqueurs deviennnent des tueurs de flics après un braquage qui tourne mal. Ils sont traqués par Andre Davis, un flic dont le père était flic lui aussi. Andre qui est un homme réfléchi fait fermer tous les ponts de Manhattan pour empêcher les deux braqueurs de s'enfuir. Le rythme est haletant grâce à une histoire tordue pleine de rebondissements et de révélations. Un bon film de série B très estimable et que je vous conseille.

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vendredi 10 janvier 2020

Les incognitos - Nick Bruno et Troy Quane / Le lac aux oies sauvages - Diao Yinan

Voici deux films vus depuis le début de l'année 2020.

Le film d'espionnage animé Les Incognitos m'a bien divertie. Ce film pour petits et grands narre les aventures de Lance Stirling, agent secret dont toutes les missions sont un succès. Un jour, il doit combattre un nouvel ennemi: Killian menace la paix sur terre avec son bras et sa main en acier. Il commande des milliers de drones télécommandés. Stirling est aidé par Walter Beckett, un jeune scientifique échevelé et très sympathique qui travaille pour la même agence que Stirling. Autant Stirling est l'agent secret le plus connu au monde, autant Becket confiné dans son laboratoire de recherche est totalement inconnu. La mission de Stirling risque de tourner au fiasco quand il est transformé en femelle pigeon après avoir pris une potion concocté par Beckett qui voulait rendre Stirling invisible. L'action nous emmène en mer du Nord et à Venise avec un crochet par le Mexique. L'animation est réussie, le rythme haletant. Un très bon dessin animé.

J'ai lu les critiques négatives de Pascale et Mymp et entendu les avis des critiques du Masque et la Plume mais personnellement, j'ai bien apprécié Le lac aux oies sauvage du réalisateur chinois Diao Yinan. J'ai tout de suite été embarquée par l'histoire qui se passe la nuit dans une petite viille où des gangs sévissent pour voler des motos. Quand le film démarre sous la pluie, un homme inquiet attend sa femme près d'une gare. C'est une autre qui arrive, une prostituée. Zhou Zenong, le chef d'un des clans, est poursuivi, non seulement par la police car il a tué un policier par inadvertance, mais encore par les membres d'un gang rival. Sa tête est mise à prix. Il espère que sa femme touche la prime. En fin de compte, l'histoire n'a pas beaucoup d'importance car la forme prime sur le fond. Il y a de belles séquences comme ces femmes, des prostituées appelées des baigneuses car elles exercent leur métier en barque sur un lac. Comme l'histoire se passe la nuit, il y un jeu sur les ombres et l'obscurité. C'est très beau. J'ai aimé les 1H50 que dure le film, et la fin où l'on voit deux femmes bras dessus, bras dessous en plein jour. Lire le billet élogieux de Chris.

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