mardi 8 février 2011

Livres lus et non commentés

Publiant mes billets avec une cadence un peu plus ralentie, j'en profite pour évoquer plusieurs livres en même temps.

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Voici donc (de gauche à droite...) un billet sur quatre romans très différents qui m'ont plu chacun à sa manière.

L'assassin habite au 21 de Stanislas André Steeman (Livre de poche), un classique de la littérature policière, a été adapté au cinéma par H. Georges Clouzot en 1942. J'ai lu ce roman avec grand plaisir même si je connaissais la fin. A Londres, un assassin se cache au 21 Russel Square, où se trouve la pension Victoria qui accueille quelques individus plus ou moins recommandables et excentriques. Qui est celui (se faisant appeler Smith) qui commet ces crimes violents (7 en tout)? Il semble se jouer de la police. Par la même occasion, l'auteur nous interpelle, nous lecteurs, en donnant quelques clés pour découvrir le coupable. Je recommande ce roman de 180 pages écrit entre août 1938 et mars 1939.

Va chercher (Une enquête de Chet et Bernie) de Spencer Quinn (c'est le pseudo d'un écrivain célèbre de romans policiers qui vit à Cape Cod avec son chien Audrey) se présente comme un roman distrayant narré par un chien, Chet, qui a comme fidèle compagnon Bernie Little (détective privé, séparé de sa femme et père d'un petit garçon qui vit avec la maman). Chet n'aime pas les chats mais il adore se mettre à gauche du conducteur dans une voiture. Il a un bon odorat, mais oublie tout au fur et à mesure. Pour résumer l'histoire, Madison, une jeune fille, a disparu, sa mère demande à Bernie (spécialisé dans les personnes disparues) de la retrouver. Bien entendu, Chet (qui été recalé aux épreuves de sélection de chien policier) va aider Bernie et risquer sa vie à plusieurs reprises. On tremble quand il est près d'être euthanasié dans un chenil. Un deuxième tome de leurs aventures va bientôt paraître (le 16 février prochain), d'abord chez Calmann Levy (Va chercher est paru en Livre de poche).

A coups redoublés de Kenneth Cook (Editions Autrement) est un court (109 pages) roman très noir à la mécanique implacable. On sait dès le début qu'il y a eu un meurtre et le meurtrier est en train d'être jugé. Le récit est d'ailleurs ponctué par de courts extraits du procès où le juge, l'avocat et le procureur prennent la parole tour à tour. Quelle est la victime, quel est le meurtrier? Le suspense dure jusqu'aux toutes dernières pages. Je dévoilerais qu'un des responsables de ce qui arrive est un chat appelé Mol appartenant à un couple gérant d'un hôtel-bar discothèque en Australie (pas très reluisant, l'hôtel). Les principaux protagonistes de l'histoire comme Peter Verdon (travaillant dans un abattoir) ou Mick (le gérant) sont antipathiques, violents et surtout très bêtes (l'alcool bas de gamme fait des ravages). Tout ne pouvait que mal finir mais comment?

Féroces de Robert Goolrick (Editions Anne Carrière). Ce titre français "Féroces" convient bien à ce roman autobiographique à l'écriture dense (254 pages), narré à la première personne. C'est le roman d'une enfance fracassée. Il n'y a aucune respiration dans cette histoire, le lecteur est comme asphyxié. L'histoire des Goolrick, remplie d'amour et de désamour en même temps, c'est le portrait d'une famille "middle-class" américaine dans les années 50 (un père, une mère et trois enfants) où seules les apparences comptent. On ne parle pas à l'extérieur des secrets inavouables (qui sont pourtant nombreux). L'auteur ne nous épargne que peu de détails sur sa vie et celles des siens (inceste, dépression, auto-mutilation, folie, alcoolisme, maladie). Ce roman peut ne pas plaire à tout le monde. J'ai moi-même trouvé au moins un ou deux chapitres insoutenables. Mais l'écriture sauve tout.

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samedi 5 février 2011

Poupoupidou - Gérald Hustache-Mathieu

Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu ressemble à un bonbon fondant mais qui laisse un goût un peu acide au fond de la bouche, car l'héroïne du film, une certaine Martine Langevin qui a pris comme pseudonyme Candice Lecoeur (elle est, en effet, jolie comme un coeur) est déjà morte quand l'histoire commence. David Rousseau (Jean-Paul Rouve), écrivain en mal d'inspiration, se retrouve à Mouthe (ville la plus froide de France), dans le Jura, en Franche-Comté. Il apprend qu'une jeune femme, célébrité locale, a été retrouvée morte dans la zone franche qui sépare la Suisse de la France. Il décide de savoir ce qui est arrivé à Candice. Il est aidé en cela par un gendarme inconsolable de la mort de cette dernière. David Rousseau retrouve le journal intime de Candice, qui se compose de plusieurs carnets. De nombreux flash-back ponctuant le film donnent l'occasion d'admirer, en plus de son talent, les formes rebondies et attrayantes de Sophie Quinton, qui, de rousse, se transforme en jolie blonde. Des scènes restent en mémoire comme celle de la séance photo du calendrier des pompiers, ou celle de la présentation de la météo. Le film est un bel hommage réussi aux films américains des années 50 (comme All about Eve) et même ceux plus contemporains comme Barton Fink des frères Coen (la chambre d'hôtel et l'écrivain), C'est aussi une sorte de transposition d'une partie de la vie de Marilyn Monroe. Ce film, au scénario très original mais qui reste modeste, mérite toute votre attention. S'il passe par chez vous, allez le voir sinon attendez sa sortie en DVD.

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mercredi 2 février 2011

Pandore au Congo - Albert Sanchez Pinol

Pandore

J'ai acheté ce roman, attirée par le titre et la jolie couverture de l'édition de poche Babel. [C'est la première fois que je mets une couverture de livre dans un billet, j'ai décidé de le faire de temps en temps pour égayer mon blog]. Le résumé en 4ème de couverture a fini de me convaincre. Il s'agit du premier roman que je lis de cet écrivain. Pendant 450 pages, je me suis retrouvée en 1912-1914 entre le Congo et Londres. Tommy Thomson, jeune plumitif, nègre d'un nègre d'un nègre, se trouve engagé par un avocat londonien pour écrire l'histoire d'un de ses clients, Marcus Garvey, un gitan à la peau mate, détenu en prison en attente de jugement (il risque la pendaison). Il est accusé d'avoir assassiné les deux fils d'un duc anglais lors d'un voyage au Congo. Une partie du récit nous fait revivre ce périple où ces colons blancs (à la recherche d'or et de diamants) sont décrits sous leurs plus mauvais jours dans leur attitude envers les populations noires traitées comme des esclaves. Heureusement qu'un peuple souterrain, les Tectons (êtres à la peau très blanche, mesurant presque deux mètres et avec six doigts à chaque main), surgit de la terre. Nous sommes projetés dans de la pure science-fiction mais on y croit. Une Tectonne, Amgam, devient un personnage important de l'histoire. L'autre partie du récit narre le début de la guerre de 14-18, où Tommy Thomson est enrôlé à son corps défendant pendant un temps avant d'être démobilisé. Une galerie de personnages étonnants (dont une tortue sans carapace au doux nom de Marie-Antoinette) gravitent autour de lui dans la pension de famille où il a élu domicile. Sans dévoiler toute l'histoire qui tient en haleine jusqu'à la dernière page, je dirais qu'un scénario évoqué au début du roman (p.14), intitulé "Pandore au Congo", représente un résumé de tout ce qui s'ensuit. J'ai beaucoup apprécié l'écriture/la traduction de ce roman que je qualifierais d'exotique, et à l'histoire très originale.

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dimanche 30 janvier 2011

Le discours d'un roi - Tom Hooper

Après avoir été récompensé du Golden Globe en ce début d'année, Colin Firth devrait recevoir l'Oscar du meilleur acteur, mérité en tout état de cause pour son interprétation du roi George VI (alias Bertie), qui souffrait de bégaiement. Ce prince né Albert, Frederick, Arthur George, a été le père de l'actuelle reine Elisabeth II et de la princesse Margaret. Marin de formation, il ne devait pas régner, mais se retrouva couronné roi pendant la période difficile de la fin des années 30. En effet, son frère Edward VIII abdiqua pour l'amour d'une Américaine, Wallis, deux fois divorcée (mais cette raison ne fut a posteriori qu'un prétexte). Le film commence en 1934, le futur George VI a des problèmes d'élocution qui l'handicapent énormément. On apprend que son bégaiement débuta à l'âge de 4 ou 5 ans et qu'il était un gaucher contrarié. Sa femme, Elisabeth (Helen Bonham Carter), lui présente un orthophoniste (acteur raté), Lionel Logue (un Australien installé à Londres), aux méthodes peu orthodoxes. George, très réticent, renonce plusieurs fois à suivre les conseils de cet homme (Goeffrey Rush, absolument formidable) qui le soutient jusqu'au fameux discours, le premier d'une longue série, où George VI s'adresse aux Anglais en les incitant à lutter et à vaincre la barbarie (personnifiée par Hitler). Le film est une réussite en tous points: les décors, les costumes, le scénario et les acteurs (uniquement des pointures) qui transcendent ce film à voir absolument en ce début d'année. Je l'ai vu en avant-première devant une salle comble: les spectateurs ont énormément applaudi à la fin.

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jeudi 27 janvier 2011

Le dernier mort de Mitterrand - Raphaëlle Bacqué

J'ai choisi ce livre, Le dernier mort de Mitterrand (Editions Livre de poche), dans le cadre de l'opération Masse critique / Babelio. Je l'ai trouvé documenté, synthétique et passionnant. La journaliste du Monde, Raphaëlle Bacqué, a retracé en 180 pages le portrait et l'itinéraire d'un homme, François de Grossouvre, qui s'est suicidé le 7 avril 1994 dans son bureau de l'Elysée. Il fut l'ami intime de F. Mitterrand et le parrain de Mazarine Pingeot. La rencontre entre Mitterrand et Grossouvre eut lieu en 1959, par l'entremise de Françoise Giroud et de Pierre Mendès France. Les témoins de cette rencontre ont dit que ce fut le coup de foudre entre les deux hommes. De Grossouvre, grand bourgeois de la région lyonnaise, né en 1918 et orphelin de père de bonne heure, fut élevé chez les Jésuites. Diplômé en médecine, il a rallié la Résistance en 1943. Cet homme passionné par les armes à feu et cavalier émérite était un grand séducteur (comme Mitterrand). Il se maria avec une riche héritière qui lui donna 6 enfants. A Paris, il mena parallèlement une liaison clandestine avec une certaine Nicole pendant 13 ans. De Grossouvre fait partie de ceux qui ont beaucoup aidé Mitterrand à accéder à la Présidence en finançant en partie le parti socialiste. Mitterrand et de Grossouvre avaient en commun une haine du communisme. Ce livre nous fait entrevoir les luttes de pouvoir, les rapports où se mêlent la jalousie et l'admiration. Mitterrand était comme un monarque qui ne renvoyait pas les gens mais attendait que partent d'eux-même ceux qui étaient tombés en disgrâce. De Grossouvre, peu apprécié dans l'entourage de Mitterrand, s'est retrouvé dans ce cas. Ce livre est un très bon pense-bête pour nous remémorer les années Mitterrand et celles d'avant. J'ai appris beaucoup de choses. Je tiens à remercier à nouveau Babelio pour cet ouvrage.

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lundi 24 janvier 2011

Tolstoï, le dernier été - Michael Hoffman

Un peu en désespoir de cause (je trouve qu'il y a très peu de films dignes de ce nom sortis depuis trois semaines), je suis allée voir Tolstoï, le dernier été (sorti dans très peu de salles) dont j'avais entendu dire du bien lors d'une émission du Masque et la Plume sur France Inter. Ce qui m'a aussi poussée à le faire est que je suis une grande admiratrice depuis longtemps d'Helen Mirren. L'histoire se passe en 1910. Tolstoï (Christopher Plummer) n'a plus que quelques mois à vivre. Adulé dans son pays, l'auteur de Guerre et Paix et Anna Karenine est marié depuis 48 ans avec Sofia (Helen Mirren). Sous l'influence de quelques idéalistes et par conviction personnelle, Leon Tolstoï (initiateur du mouvement tolstoïen) avait décidé de céder ses droits d'auteur à la nation russe, au grand dam de Sofia, mère de ses 13 enfants (dont 8 vécurent) et qui fut sa secrétaire dévouée pendant toutes ces années, recopiant 6 versions successives de Guerre et Paix! Abandonnant sa demeure et sa famille, Tolstoï meurt d'une pneumonie, assez seul. Sofia est montrée comme une femme qui veut protéger sa famille. Helen Mirren est absolument formidable. Moi qui n'ai jamais lu d'oeuvre de Tolstoï, je finirai bien par lire des nouvelles. Sinon, on vient de publier les mémoires de cette épouse hors du commun. Un film intéressant, joué en anglais, mais cela ne m'a pas dérangée.

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vendredi 21 janvier 2011

Bilan lectures 2010

Après mon bilan ciné 2010, et avant la reprise de billets sur des livres lus, voici un petit bilan lecture 2010.
Je précise que, pour ce qui concerne mes livres lus en 2010, je ne les ai pas tous chroniqués.
Voici en tout cas sept coups de coeur pour 2010 sur lesquels j'avais rédigé un billet. Pour cinq d'entre eux, c'était le premier roman que je lisais de l'auteur.

Rosa Candida d'Ava Audur Olafsdottir, parce que ce premier roman est une bouffée de fraîcheur.

Indignation de Philip Roth. J'espère que Philip Roth obtiendra le prix Nobel prochainement.

Les brumes du passé de Leonardo Padura. L'histoire donne envie de partir visiter Cuba.

Contrebande d'Enrique Serpa. Ce journaliste n'a écrit semble-t-il que ce roman, quel dommage qu'il n'ait pas continué dans cette voie.

Série Z de Jean-Marc Erre. Absolument hilarant et bien écrit.

Sylvia de Leonard Michaels. Ce roman autobiographique est déchirant.

Des éclairs de Jean Echenoz. Quel style! Et la vie de Nicolas Tesla valait bien un roman.

Et enfin, je n'oublie pas ma découverte du romancier victorien Anthony Trollope avec Quelle époque!

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mardi 18 janvier 2011

Au cirque Alexis Gruss en matinée

J'ai emmené mon ami au Cirque Gruss qui se trouve actuellement à Paris (au Bois de Boulogne) jusqu'au 27 février 2011 (mon filleul y travaille!). Je commence par dire que, à mon avis, pour un enfant, c'est un excellent spectacle que le cirque "en vrai": il en gardera certainement des souvenirs plus durables que, par exemple, un ou deux repas au restaurant (pour donner une équivalence de prix). Il faut un peu marcher depuis le métro Ranelagh, à moins d'y accéder en voiture ou en vélo. Quand on arrive à proximité du cirque, on nous déroule le tapis rouge - enfin, gris: une moquette qui évite les flaques d'eau. Puis on rentre par un portique de tentes qui commence à nous mettre dans l'ambiance et la pénombre, avant de déboucher sous le chapiteau proprement dit. Que c'est vaste! La piste de sciure de bois est entourée presque de toute part par des rangées de chaises (3000 places au total). Il s'agit bien d'un cirque "à l'ancienne". Sur la piste, toute la famille assure le spectacle: Alexis Gruss et sa femme Gipsy (née Bouglione), le couple fondateur; leurs fils Firmin et Stephan, ainsi que l'épouse et les quatre fils de ce dernier; sans oublier un membre de la famille Fratellini (le filleul de Gipsy). L'ainée des deux filles de Firmin vient saluer à la fin du spectacle, dans les bras de son grand-père (elle est trop petite pour participer à un numéro). Deux autres artistes interviennent aussi dans les numéros (et je ne parle pas des garçons de piste indispensables à la représentation). Les musiciens qui jouent en "live" sur une scène au bord de la piste côté coulisses sont des intermittents du spectacle.

Le titre du spectacle 2010-2011 (le 37e du cirque Alexis Gruss, selon le programme) est "Melody". Comme le nom l'indique, c'est très musical. Les numéros s'enchaînent autour de ce thème pendant 2H30 (avec un entr'acte de 10 minutes). Sans bien sûr tout dévoiler à l'avance (il faut y aller voir!), disons qu'on assiste à des numéros de jonglerie, à des clowneries, à du trapèze sur sangle, à quelques tours de magie et de contorsions, à du saut à la corde (par des dalmatiens et une éléphante)... et surtout à de la cavalerie! Oui, la grande spécialité de ce cirque, ce sont les chevaux, pour des numéros de haute école, de voltige, de dressage à la voix... A la fin du spectacle, nous sommes allées dans les coulisses, aux écuries. Je croyais avoir vu sur scène une douzaine de chevaux, j'ai compté au moins une quarantaine de stalles; et on m'a dit que le cirque possédait 60 chevaux! Mon ami (qui n'est pas du tout "animaux") m'a avoué que, à part la couleur, il les trouvait tous pareils. Le lama n'a pas participé au spectacle cette année (il était sur la piste l'année dernière). Ils n'ont pas de fauves, entre autres raisons parce qu'il faut 8 à 10 kg de viande par animal pour les nourrir. Dans les coulisses, après le spectacle, on peut croiser très simplement les artistes qui dédicacent un programme, voire se font prendre gentiment en photo avec les gamins. Merci à eux!

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samedi 15 janvier 2011

Harry Brown - Daniel Barber

Que dire du film Harry Brown sorti le 12 janvier 2011 et vu en avant-première courant décembre 2010? Qu'il est d'une violence inouïe. Je suis sortie de la projection en étant mal à l'aise et assez sonnée. Quoi qu'en dise le dossier de presse, il pourrait être sous-titré "Un justicier dans la ville" - en l'occurrence, un quartier de Londres. Harry Brown (Michael Caine, impressionnant), ancien "marine" à la retraite, y vit dans un quartier difficile, gangréné par la violence et les trafics en tout genre (le réalisateur ne nous épargne pas grand-chose). Son vieil ami et voisin, Leonard, est assassiné par une bande de jeunes. Face à la police impuissante dont une inspectrice jouée par Emily Mortimer, Harry, qui vient de perdre sa femme, décide de se faire justice lui-même. Et là, on assiste à des scènes qui frôlent parfois l'insoutenable, à l'image de la première séquence du film où deux jeunes sur une moto tirent au hasard avec une arme, et une femme s'écroule, tuée net à côté de son bébé dans un landau. Une autre séquence m'a beaucoup perturbée. Harry veut trouver une arme et se retrouve dans l'antre d'un petit malfrat camé jusqu'au yeux. A proximité, une jeune femme avachie sur un divan, la bave aux lèvres, est proche de l'overdose. Je ne vous en dirai pas plus. Je reprocherai au film son manque d'humour et de recul. Ce portrait proche d'une certaine réalité n'est pas bien gai. Je suis étonnée qu'Harry Brown ne soit même pas interdit au moins de 12 ans. En résumé, je dirais que ce n'est pas un film pour se détendre un samedi soir.

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mercredi 12 janvier 2011

Bullitt - Peter Yates (billet N°2)

Venant d'apprendre le décès du réalisateur Peter Yates survenu le 9 janvier 2011, j'en profite pour écrire un mini-billet sur son film le plus célèbre, Bullitt (1969), avec le regretté Steve Mc Queen (je n'ai pas vu les autres ou alors, ils ne m'ont pas laissé de souvenirs précis). Ce film devenu un classique n'avait d'autre but que de distraire. C'est un très bon film policier avec beaucoup de suspense. La musique de Lalo Schifrin joue un grand rôle. Le film permet d'admirer les rues de San Francisco, la célèbre poursuite en voiture dans la ville est devenue une référence en la matière. Et puis il y avait Steve Mc Queen (dans le rôle de Bullitt), au faite de sa gloire, mort sans héritier cinématographique. Jacqueline Bisset, toute jeunette, joue les utilités avec talent. Bullitt est le genre de film que l'on revoit toujours avec plaisir (il existe en DVD à petit prix). Il dégage un charme certain qui donne la nostalgie de la fin des années 60. [film déjà chroniqué le 22 août 2007]

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