jeudi 21 février 2013

Syngué sabour - Pierre de patience - Atiq Rahimi

J'ai été très tentée par l'idée de voir l'adaptation filmique (sortie cette semaine) du roman d'Atiq Rahimi (Prix Goncourt 2008). C'est l'écrivain, qui est aussi réalisateur, qui dirige Syngué Sabour - Pierre de patience. Dans une ville iranienne en état de siège, une femme veille son mari couché, yeux ouvert mais immobile avec une balle logée dans la nuque. Elle attend la cicatrisation en s'occupant de lui avec dévouement. J'avoue avoir été gênée par le premier quart d'heure qui m'a paru brouillon, agité. Et puis le film se concentre sur la confession de cette femme qui se sert de son mari comme pierre de patience (voir le roman). Et on assiste à la métamorphose de cette femme. Elle, qui portait le voile intégral pour sortir, commence à se féminiser en se coiffant et se maquillant avec soin. Pendant ce temps, elle prend de l'assurance, fait des révélations de plus en plus intimes devant son mari inerte. La réalisation n'a rien d'exceptionnel mais elle permet à Golshifteh Farahani (que j'avais découverte dans A propos d'Elly d'Asghar Farhadi) de trouver un beau rôle de femme qui s'émancipe de son mari à sa façon même si je n'ai pas ressenti la rage que l'on trouve dans le livre. J'espère que ce film donnera envie de (re)lire le roman qui m'avait semblé plus intense.

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lundi 18 février 2013

Les Chutes - Joyce Carol Oates

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Les Chutes est le troisième roman de Joyce Carol Oates que je lis. J'en ai profité pour tester le format (12 x 8,25 cm, avec du papier "Bible") lancé par les éditions du Point.2 du Seuil (le concept a été inventé par un éditeur hollandais qui a déposé le brevet). J'ai mis un peu de temps à m'habituer à lire ce format qui ressemble à une "liseuse en papier" car les pages sont très fines. Mais j'ai apprécié la police de caractères et la largeur des interlignes qui rendent la lecture aisée. Quant au roman proprement dit, qui a reçu le prix Femina étranger en 2005, il m'a beaucoup plu, même si Ariah Littrell, le personnage central de l'histoire, m'a pas mal crispée: je l'ai carrément trouvé insupportable. Les "Chutes" sont celles du Niagara. L'histoire se passe dans la région de Niagara Falls sur une période de presque 30 ans, entre 1950 et 1978. En juin 1950, Ariah Littrell, fille d'un révérend méthodiste dans l'état de New-York, devient veuve le lendemain de ses noces. Son mari, Gilbert Erskine, qui était lui aussi un révérend, s'est suicidé en se jetant dans les Chutes. Ce mariage arrangé (les deux conjoints ne s'aimaient pas) se termine avant d'avoir commencé. En revanche, c'est à partir de là que la romancière nous raconte l'histoire d'Ariah, qui se remarie très rapidement avec Dirk Burnaby, un avocat de valeur (qui aura un destin tragique). Professeur de piano, Ariah possède une personnalité complexe et anxieuse, marquée par son éducation à Troy (Etat de New-York), et certainement éprouvée par le drame de son premier mariage. Cela se sent bien dans l'éducation qu'elle donnera à ses trois enfants, deux garçons et une fille. Le roman permet par ailleurs à Joyce Carol Oates d'évoquer les problèmes de pollution et d'insalubrité qui sont survenus à cause des usines chimiques implantées dans la région. Une fois de plus, j'ai admiré le style narratif de l'écrivain. C'est un roman qui se lit vraiment très bien et d'une traite. Lire les billets de Mango, Manu et Claudialucia.

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vendredi 15 février 2013

7 psychopathes - Martin McDonagh / Hitchcock - Sacha Gervasi / Shadow Dancer - James Marsh

Voici trois films vus assez récemment et qui m'ont procuré de bons moments de cinéma.

7 Psychopathes de Martin McDonagh (Bons baisers de Bruges) est un film qui bénéficie d'un casting assez exceptionnel et d'un adorable toutou, un shih tzu. C'est sanglant et loufoque. Marty (Colin Farrell), un scénariste en mal d'idées, se retrouve grâce à Billy (Sam Rockwell), un acteur de ses amis, à croiser le chemin d'individus tels un kidnappeur de chien, un tueur masqué au valet de carreau, un psychopathe qui adore son Shih Tzu, ou un serial-killer à la retraite. Ce film est surtout l'occasion de voir, en plus des deux acteurs déjà cités, Christopher Walken, Woody Harrelson, Tom Waits et Harry Dean Stanton. Dans une séquence, ce dernier en tenue de pasteur m'a fait penser à Robert Mitchum à côté d'un réverbère dans La nuit du chasseur. Assez distrayant mais violent.

Hitchcock de Sacha Gervasi peut faire penser à un "making of" du film Psychose. Dans ce film, Alfred Hitchcock (1899-1980) est décrit comme un boulimique vidant le frigo. Légèrement voyeur (il épie ses actrices), il est capable d'hypothéquer sa maison pour financer son film. En effet, après le triomphe de La mort aux trousses, "Hitch" a décidé d'adapter Psychose de Robert Bloch. Dans l'histoire, l'héroïne va être assassinée dans la première moitié du film au cours d'une scène d'anthologie sous une douche. La violence du sujet et la scène dénudée du crime mettent Hitchcock dans la ligne de mire de la censure américaine et du futur distributeur du film (nous sommes en 1959). Heureusement, Hitchcock reçoit l'appui presque indéfectible d'Alma, sa femme depuis plus de 30 ans, et de Lew Wasserman, son producteur. C'est toujours agréable pour moi de voir un film qui parle de cinéma, d'acteurs, de tournage. Dans le même genre, il m'a fait penser à un autre film récent, My week with Marilyn. Anthony Hopkins dans le rôle d'Hitchcock se sort plutôt bien de son personnage. Etant une fan d'Helen Mirren, je me suis régalée de la voir dans le rôle d'Alma qui fut l'assistante d'Hitchcock dans l'adaptation de plusieurs scénarios des films tournés par son mari. C'est une oeuvre qui m'a donné envie de revoir Psychose.

Shadow dancer de James Marsh est un film noir qui se passe à Belfast et à Londres en 1993. Colette McVeigh, une jeune femme membre de l'IRA, est obligée de devenir une informatrice pour le MI5. Pour cela, elle est menacée de prison à vie et d'être séparée de son petit garçon. J'ai aimé l'atmosphère pesante du film où l'on sent la menace permanente. Clive Owen qui joue un agent du MI5 est remarquable. Mac, son personnage, devient désemparé face aux tendres sentiments qu'il se met à éprouver pour Colette. C'est Andrea Riseborough qui interprète Colette. C'est une actrice à suivre. Petite anecdote, j'ai vu le film en avant-première en présence de Clive Owen. Ce fut un moment sympa mais trop court. La fin du film assez inattendue est glaçante.

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mardi 12 février 2013

Etranges rivages - Arnaldur Indriðason

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Comme l’annonce l’accroche qui entoure le roman, Erlendur est revenu. On sait enfin ce qu’il a fait de ses vacances qu’il a passées dans les fjords à l’est de l’île (lire les romans La rivière noire et La muraille de lave).

Dans Etranges rivages d’Arnaldur Indriðason (300 pages, Editions Métailié noir), Erlendur est décidé à mettre un point final à la tragédie qui l’a frappé, lui et ses parents (la disparition de son petit frère Bergur, 8 ans à l’époque), plusieurs dizaines d’années auparavant, pendant un blizzard. Erlendur, qui avait deux ans de plus, se sent responsable de ce qui s'est passé. En parallèle, il mène une enquête officieuse sur ce qui est arrivé le 14 janvier 1942 à Matthildur, une jeune femme habitante de la région et disparue lors d’une tempête effroyable le même jour que des soldats britanniques (qui faisaient partie de l’armée d’occupation en Islande pendant cette période trouble).

La narration ne laisse aucun répit au lecteur (j’ai lu le roman d'une traite en une journée avec un immense plaisir). C’est absolument haletant. Petite précision: presque tous les témoins directs ou indirects survivants qui interviennent dans l'histoire sont octogénaires ou nonagénaires.

Erlendur est un homme entêté qui arrive à faire parler les différents personnages dont Ezra (90 ans) qui a été l’amant de Matthildur. C'est comme cela qu'Erlendur découvre que Matthildur a été assassinée. Je vous laisse découvrir le mobile et si le squelette est ou non retrouvé. Concernant la mort de Bergur, une petite voiture rouge (comme celle photographiée sur la couverture du roman) est un élément important qui ressurgit. Quand le roman s’achève, la boucle est bouclée pour Erlendur même si ce n’est pas totalement satisfaisant. Indridason rend les personnages attachants malgré leurs défauts. On n’oublie pas de sitôt Hrund (l’une des sœurs de Matthilidur), Ezra, Boas (un chasseur de renards), Ninna (une amie de Matthildur), sans oublier Jakob, le mari de Matthildur. Je trouve que ce roman d’Indriðason est un excellent cru.

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samedi 9 février 2013

Wadjda - Haifa Al Mansour

Wadjda de Haifa Al Mansour, c'est le premier film (coproduit avec l'Allemagne) réalisé par une femme et tourné en Arabie Saoudite. Wadjda est le prénom d'une petite fille de 12 ans, assez délurée, qui marche en baskets et porte un jean, écoute du rock et n'en fait qu'à sa tête. Elle vit avec sa mère qui donne des cours pendant que son père, qui est absent pour de longues périodes, revient de temps en temps. Nous sommes donc en Arabie Saoudite, à Ryad, de nos jours. Les femmes sont voilées (la maman de Wadjda porte le Niqab pour sortir et faire du shopping). Les femmes ne conduisent pas (elles payent un taxi collectif pour se faire conduire là où elles veulent). Wadjda rêve d'avoir un vélo bien à elle pour faire la course avec un jeune garçon de ses amis. Faire du vélo en Arabie Saoudite n'est pas interdit aux femmes mais pas bien vu. Comme sa maman rechigne à cette dépense, Wadjda décide de préparer un concours de chant coranique dans son école bien qu'elle ne soit pas une élève très attentive à l'école et ait du mal à déchiffrer et à psalmodier la Sourate des femmes. Par petites touches, la réalisatrice nous fait bien sentir le carcan religieux qui pèse sur ce pays (et certainement dans d'autres), où tout tourne autour de la prière et du Coran; un pays où les collégiennes se cachent des hommes (des ouvriers), où il est interdit de laisser le Coran ouvert (je vous laisse découvrir pourquoi), où l'on se lève à 4H ou 5H pour la première prière, où l'on interdit aux filles les contacts physiques (se tenir par la main par exemple), où les femmes doivent obtenir une permission du père ou du mari pour beaucoup de choses. On apprend que si le père de Wadjda n'est pas souvent là, c'est qu'il s'apprête à prendre une deuxième épouse. Wadjda va gagner son concours mais vous verrez ce qui va arriver. Allez voir ce film que je vous conseille. Lire les billets de Ffred, de Mymp, et celui compilé par Alain.

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mercredi 6 février 2013

Tous ensemble, mais sans plus - Georges Flipo

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Puisque le volume que je devais recevoir en "livre voyageur" comme convenu avec l'auteur n'était jamais arrivé à destination, mon ami m'en a commandé un exemplaire chez ma librairie de quartier. J'ai lu Tous ensemble, mais sans plus (édition Anne Carrière, 280 pages) en moins d'une journée. Sur les 14 nouvelles, j'en connaissais déjà une tirée de L'Etage de dieu. J'ai trouvé ces nouvelles très bien écrites (comme d'habitude), mais il y transparaît de la tristesse et un certain désenchantement sur les relations humaines. Il n'est pas facile de vivre en harmonie avec nos semblables sans qu'à un moment ou un autre les rapports de force, de "classe" (j'ose le mot), de différence de milieu social s'en mêlent, comme dans la nouvelle "Le monsieur de l'autre lit", dans laquelle une estime réciproque naît entre deux hommes avant que tout se termine en brouille sans espoir de réconciliation.

Georges Flipo donne parfois une chance à ses personnages pour qu'ils arrivent à s'entendre, comme dans "L'heure du bain" où Michel et Hélène (des personnes âgées) arriveront peut-être à faire un petit bout de chemin ensemble; mais il n'en donne pas à Yannick et Constance dans "Les choses du marais", au grand désespoir de mon ami. La nouvelle "Tous ensemble, mais sans plus" qui donne le titre au recueil narre la confrontation entre Raoul Noir, candidat sur un poste à pourvoir dans une entreprise de parfumerie, et Adrian Melzer, le DRH de la dite entreprise. Le CV (curriculum vitae) sans photo est digne d'éloges, Adrian croit avoir trouvé le candidat idéal sauf que... Raoul Noir est noir. Je vous laisse découvrir ce qui s'ensuit où tel est pris qui croyait prendre. Comme on sait que Georges Flipo est un passionné de l'Amérique du sud en général et du tango en particulier, il a écrit "Notre-Dame des Tandas" dans laquelle Pauline se retrouve à n'avoir comme partenaire de tango que des hommes bien mal en point physiquement et mentalement et qui ne savent pas danser. Pauline qui est venue seule repartira de même.

Parmi les 14 nouvelles, j'ai beaucoup aimé "Le naturalisme chez Zola" qui se passe pendant un oral du bac en français et où la candidate, Jessica Sainte-Rose, nous tire les larmes aux yeux quand elle raconte sa vie au professeur alors qu'au final celui-ci, beau joueur (je vous laisse découvrir pourquoi), lui met 20/20 pour sa prestation. Même moi, je m'y suis laissée prendre.

Ce recueil de nouvelles a été bien apprécié sur la blogosphère, je vous laisse découvrir ce que les blogueurs en ont pensé sur le site de l'auteur.

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dimanche 3 février 2013

Rendez-vous à Kiruna - Anne Novion / Jours de pêche en Patagonie - Carlos Sorin

Dans les deux films que je chronique aujourd'hui, le point commun est de parler des rapports de filiation.

Rendez-vous à Kiruna d'Anne Novion (sorti le 30/01/13, et que j'avais vu l'avant-veille en avant-première) m'a permis de m'évader vers le grand nord de la Suède jusqu'à Kiruna. On fait ce périple en voiture en compagnie d'Ernest Toussaint (Jean-Pierre Darroussin), qui doit aller reconnaître le corps de son fils (qu'il n'a jamais vu) mort noyé accidentellement. Sur son chemin, Ernest prend en stop Magnus, qui parle français et qui souhaite rendre visite à son grand-père. Ernest Toussaint est un architecte ronchon qui pense d'abord et avant tout à son travail. Grâce à son portable, il appelle souvent son cabinet sans s'interrompre sauf quand il voit un élan majestueux passer devant lui. Cette scène vue dans la bande-annonce est très belle. Une scène poignant est celle des retrouvailles de Magnus et de son grand-père qui boit de l'aquavit cul-sec. Car au fil de son voyage, Ernest va s'ouvrir aux gens qui le croisent. Il y a beaucoup de pudeur, de non-dits, et pas mal d'humour. A part Jean-Pierre Darroussin et Anastasios Soulis, les autres acteurs parlent suédois avec des sous-titres, ce qui accentue l'impression de dépaysement. Dommage qu'à l'issue de la projection, Jean-Pierre Darroussin et la réalisatrice n'aient fait qu'une courte apparition sans qu'il soit possible de leur poser des questions comme sur les conditions et les lieux de tournage, la séquence de l'élan, le soleil de minuit, etc. Un très joli film que je vous conseille.

Dans Jours de pêche en Patagonie de Carlos Sorin (sorti le 26/12/12) d'une durée d'1H15, c'est un père, Marco, à la recherche d'un nouveau départ, qui tente de renouer avec sa fille qu'il n'a pas vue depuis des années. Le film traite un peu de la pêche au requin mais beaucoup des rapports humains et des relations parfois houleuses entre parents et enfants. Les tentatives de Marco pour renouer une relation avec sa fille ne sont pas un franc succès, pas plus que sa tentative de pèche au requin, qui le conduit à l'hôpital tellement il a le mal de mer. Il ne se décourage pas pour autant car il fait des rencontres sympathiques comme un entraîneur de boxe et un petit chien en peluche rockeur (très amusant). C'est le quatrième film de Carlos Sorin que je vois (après Historias minimas, Bombon el perro -mes deux préférés- et La fenêtre). Je vous conseille Jours de pêche en Patagonie pour découvrir ce réalisateur argentin que j'apprécie beaucoup. Lire les billets d'Oriane et de Chris.

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jeudi 31 janvier 2013

Blancanieves - Pablo Berger

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Avant d'évoquer Lincoln de Steven Spielberg (qui m'a assez déçue, c'est pourquoi j'ai du mal à en parler), je voudrais vous conseiller Blancanieves de Pablo Berger, ce très beau film espagnol sonore (très belle musique), muet et en noir et blanc. Il s'agit d'une transposition du conte "Blanche Neige et les sept nains" des frères Grimm dans l'Espagne des années 1910-20 dans le milieu de la tauromachie. Pour les "anti corridas" dont je fais plutôt partie, on ne voit aucune scène révoltante et un taureau est même épargné vers la fin du film. Lors d'une corrida, un grand torero, Antonio Villalta, est encorné. Gravement blessé, il survit tandis que le même jour, sa femme Carmen meurt en couches en donnant naissance à une petite fille. Elevée par sa grand-mère, la petite Carmencita voue une adoration à ce père absent qui s'est remarié à son infirmière, Encarna, qui se révèle être une femme belle mais très méchante. Après quelques péripéties, Carmencita, devenue une jolie jeune fille, deviendra toréro à son tour, entourée de six (et non sept) nains toréros. La fin du conte est tragique mais très belle. Il faut noter que les actrices sont bien mises en valeur, dont Maribel Verdù qui interprète la marâtre. C'est un cinéma expressionniste où les voix ne sont, en effet, pas nécessaires. Il y a des plans magnifique comme ceux des arènes de Séville où se déroulent les corridas. Un très grand film que j'ai vu dans une salle où les spectateurs avaient l'air aussi enthousiastes que moi. Lire les billets d'Alex et de Miriam.

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lundi 28 janvier 2013

Un café maison - Keigo Higashino

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J'ai lu très vite, en une journée, Un café maison de Keigo Higashino (Actes sud) dans lequel on retrouve l'inspecteur Kusanagi et son ami physicien Yukawa, dont j'avais fait la connaissance dans Le dévouement du suspect X. Une fois plus, j'ai trouvé l'intrigue très originale. En préambule, on sait qu'une femme, Ayané, va tuer son mari, Yoshitaka, qui lui annonce qu'il va la quitter parce qu'elle n'a pas réussi à tomber enceinte. Dans les deux jours qui suivent, Yoshitaka meurt empoisonné à l'arsenic. Pendant plus de 300 pages, on tâtonne pour savoir comment Ayané s'y est prise pour assassiner son mari. En effet, Ayane venait de partir à Sapporo voir ses vieux parents quand son mari s'est écroulé mort après avoir bu une tasse de café. L'élément qui complique l'affaire est que Kusanagi ne reste pas insensible au charme de cette belle suspecte dont la spécialité est la création de Patchwork. Je vous donnerai comme indice que Ayané arrose beaucoup ses pots de fleurs, que le poison n'avait pas été mis directement dans la tasse à café dans laquelle Yoshitaka a bu le breuvage fatal, et qu'il existe dans certains logement japonais un robinet d'eau filtrée (à côté du robinet d'eau courante). La meurtrière a montré beaucoup de sang-froid et a très bien pensé son modus operandi. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, que je vous recommande. En revanche, vous pouvez aussi lire le billet mitigé de Dominique.

PS: suite au commentaire de Michel, je précise que j'avais lu et chroniqué La maison où je suis mort autrefois.

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vendredi 25 janvier 2013

Le 27 janvier 1983 disparaissait Louis de Funès

Et oui déjà 30 ans que "Fufu" disparaissait victime d'une crise cardiaque. Il y a cinq ans, j'avais déjà écrit un billet sur ce comédien.
Pour moi cet acteur hyper-nerveux a incarné à merveille le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot dans Le gendarme de Saint-Tropez et ses suites, Victor Pivert dans Les Aventures de Rabbi Jacob, Don Salluste dans La Folie des grandeurs, Bertrand Barnier dans Oscar, Michel Duchemin, le père de Coluche, dans L'aile et la cuisse, sans oublier le duo génial qu'il a formé avec Bourvil dans Le Corniaud et La Grande Vadrouille de Gérard Oury.

Pour l'occasion, Télérama vient de publier un hors-série assez complet sur la vie et la carrière de ce comédien plutôt unique dans son genre.

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Et vous, que pensez-vous de ce comédien et de ses mimiques? Est-ce qu'il vous faisait rire? Et quels sont les films dans lesquels vous le préférez?

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