samedi 30 avril 2011

L'étrangère - Feo Aladag

Encensé par la critique, le film allemand L'étrangère de Feo Aladag, sorti il y a une semaine, raconte une histoire tragique ponctuée par des moments de tendresse, mais la fin m'a parue prévisible. En Turquie, Umay, âgée de 25 ans, très malheureuse en ménage, prend son petit garçon Cem avec elle et quitte son mari qui la bat. Elle repart à Berlin, en Allemagne, où vivent ses parents qui l'accueillent d'abord avec joie. Quand ils découvrent qu'Umay ne repartira pas auprès de son mari, l'ambiance se gâte. Les deux frères et la soeur d'Umay lui en veulent beaucoup, ainsi que ses parents, qui deviennent indifférents vis-à-vis d'elle. Leur unique but est de séparer Umay de Cem pour que ce dernier reparte auprès de son père. Umay devient le déshonneur de cette famille très intégrée dans la communauté turque berlinoise. Une réplique du père en dit long: "Ah si elle était un garçon". Néanmoins Umay (la si jolie Sibel Kekilli), longue liane élancée, ne baisse pas les bras pour garder son petit garçon. Elle trouve un travail, reprend des études et rencontre même un homme charmant qui a le béguin pour elle. Malheureusement, suite à quelques scènes terribles, on devine que les choses ne vont pas s'arranger. Même Berlin filmée souvent de nuit apparaît comme une ville menaçante. Je trouve qu'il y a une scène de trop qui rend le film un peu démonstratif, celle où l'on voit le père et ses deux fils pleurer: j'ai pressenti la séquence finale. Ceci mis à part, le film me paraît quand même réussi. La réalisatrice ne fait aucune concession à certaines traditions ancestrales pesant sur les individus et plus particulièrement sur les femmes. En revanche, il faut noter que la religion est relativement peu évoquée. Je ne suis pas prête d'oublier la dernière séquence. Un film que je vous conseille.

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mercredi 27 avril 2011

Le Technicien - Eric Assous

Mon ami ayant lourdement insisté, je vais parler d'une pièce de théâtre qui se donne depuis septembre 2010 au théâtre du Palais-Royal à Paris (ils en sont à la 200ème représentation, nous l'avons vue très récemment). Il s'agit du Technicien qui réunit entre autres le couple Roland Giraud / Maiike Jansen. Je dois dire que l'on passe un excellent moment en leur compagnie. C'est une pièce de boulevard bien écrite qui se déroule dans le monde de l'édition. Mon ami a beaucoup aimé le décor avec plein de livres sur étagère. Séverine, divorcée depuis 25 ans de son mari, a monté une maison d'édition, qui ne marche pas trop mal (ils sont 8 salariés). Un jour, un homme se présente (sans rendez-vous et sans vouloir donner son nom à la secrétaire) pour se faire embaucher. Horreur! C'est son ex-mari, Jean-Pierre, qui vient lui demander de l'aide. Ancien homme d'affaires plus ou moins véreux, il vit maintenant dans le dénuement et au chômage, dit-il. C'est aussi un homme qui, une fois dans la place, sait profiter des opportunités, y compris faire du chantage à bon escient (et tant pis pour qui donne la corde pour se faire pendre). Il est toujours amoureux de Séverine bien que l'ayant quittée pour une autre - il y a fort longtemps. Des révélations nous sont données au fur à mesure que la pièce avance. La pièce qui dure 1H40 sans entracte a une mécanique bien huilée. Maiike Jansen que je n'avais jamais vu jouer sur scène fait preuve d'un grand tempérament comique (elle faisait d'ailleurs partie cette année des "nominées" au Molière pour la meilleure actrice). Les spectateurs, dont mon ami et moi, se sont bien amusés. Voilà une pièce qui mérite son succès et que je vous conseille d'aller voir. Cependant, je regrette, encore et toujours, que le prix des places de théâtre ne soit pas fait pour toutes les bourses - en tout cas quand on veut être bien placé. Il y avait quand même beaucoup de chevelures blanches ou grises dans l'assistance.

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dimanche 24 avril 2011

Le tailleur gris - Andrea Camilleri

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Sous ce titre anodin, Le tailleur gris, se cache un roman (Points Seuil noir) d'une grande noirceur et dont la fin m'a paru insoutenable. C'est un roman anxiogène au possible (il s'agit du premier roman d'Andrea Camilleri que je lis). En Sicile, à Palerme, un banquier vit sa première journée de retraité. Père et bientôt grand-père, il est marié depuis 10 ans avec Adèle, de 25 ans sa cadette. C'est elle qui porte un tailleur gris pour certaines occasions ou pour un changement dans sa vie. Adèle trompe son mari, car c'est une femme qui a un grand appétit sexuel tout en bannissant son mari du lit conjugal depuis 3 ans (sauf quand elle est d'humeur câline). Une semaine après sa mise à la retraite, cet homme (auquel l'auteur n'a pas donné de nom ou de prénom) apprend qu'il est très gravement malade. Adèle devient son infirmière (elle apprend à faire des piqûres) et peut-être son bourreau. Ce que j'ai trouvé particulièrement éprouvant, c'est que l'on devine ce qui va arriver. Pendant les 170 pages, le style de l'auteur reste neutre: c'est terrifiant. Je pense que je lirai un autre roman d'Andrea Camillero avec une enquête du commissaire Montalbano. Toujours est-il que je vous conseille Le tailleur gris - que l'on pourrait peut-être sous-titrer La veuve noire.

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jeudi 21 avril 2011

La pecora nera - Ascanio Celestini

J'ai été une privilégiée, semble-t-il, d'avoir pu rencontrer le réalisateur et l'une des actrices à l'issue de la projection en avant-première du film italien La Pecora Nera (La brebis galeuse) à laquelle j'ai assisté le 4 avril 2011. Ce film, sorti en salles hier 20 avril 2011, est réalisé par Ascanio Celestini, également l'auteur du scénario, de la pièce de théâtre écrite en 2005 (qui fut représentée au Théâtre de la Ville en 2010 interprétée par A. Celestini) et du livre (Editions du sonneur). C'est quelqu'un dont, personnellement, je n'avais jamais entendu parler (il est pourtant très connu en Italie). Selon moi, le film nous raconte l'histoire de Nicola, né en Italie dans la région de Rome au sein d'une famille de bergers durant "les fabuleuses années 60". La maman de Nicola étant morte à l'asile (il y a une scène terrible où Nicola embrasse sa mère mourante), le garçonnet est pris en charge par sa grand-mère, qui élève des poules. Il a du mal à suivre à l'école, toujours au fond de la classe, et la maîtresse le surnomme "la brebis galeuse". Il tombe amoureux d'une camarade de classe, Marinella. Peu après, il est interné (à la demande de son père, certainement) dans un institut privé tenu par des soeurs. En effet, dès 1978, la loi "Basaglia" (du nom d'un psychiatre italien célèbre), qui imposait une approche nouvelle dans le traitement de la maladie mentale, a entraîné la fermeture des asiles psychiatriques publics en Italie. La plus grande partie du film se passe en 2005 (au moment du décès de Jean-Paul II). Dès le début du film, Nicola, le narrateur, nous parle beaucoup en voix off: des martiens, du docteur, des saints, des femmes qui lèchent des hommes nus... Enfermé depuis 35 ans dans un "asile électrique", son discours et son comportement ne m'ont pas paru totalement incohérents, bien que parfois il semble perturbé. Chargé de faire des courses au supermarché, autre lieu d'enfermement, il retrouve Marinella. Cette rencontre va déterminer le reste de sa vie. Je ne peux pas dire que j'ai été totalement enthousiasmée par ce film (je suis restée en dehors, je n'ai pas été touchée, ce que je dis est un sentiment très personnel) mais il y a suffisamment de scènes marquantes (l'enfant qui mange une araignée ou le suicidé contre un radiateur), sans oublier le sourire de Maya Sansa (vue dans Nos meilleures années et qui joue ici Marinella adulte), pour que vous alliez voir le film.

La rencontre - nous étions une quinzaine de personnes (en me comptant) - avec le réalisateur et l'actrice Maya Sansa s'est passée dans les locaux de Bellissima, le distributeur du film. J'ai posé la première question, "Pourquoi ce film et ce sujet?". Restropectivement, je ne suis pas sûre que Celestini ait répondu. C'est un sujet qui lui tient à coeur depuis des années, mais je ne sais pas pourquoi car ce n'est pas un sujet banal et grand public. J'aurais été intéressée de voir la pièce avec lui en scène.

 Voir le billet de Neil.

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lundi 18 avril 2011

Incendies - Denis Villeneuve

Avant de reparler de films sortis plus récemment et de refaire un billet "livre", je voulais évoquer un film projeté depuis trois mois dans toutes les bonnes salles et que j'ai enfin vu: Incendies de Denis Villeneuve. C'est un très très grand film primé de nombreuses fois (et nominé aux Oscars 2011) que je vous recommande absolument. D'ailleurs, je ne suis pas la seule. Voir le billet de Yohan. Adaptée d'une pièce de théâtre qui fait partie d'une quadrilogie écrite par Wadji Mouawad (parue aux Editions Papier Actes Sud et Babel), cette tragédie à l'antique vous prend aux tripes. Au Canada, Narwal Marwan, une femme de 60 ans, vient de décéder en laissant à ses jumeaux, Jeanne (mathématicienne) et Simon, deux lettres à remettre à leur frère (dont ils ignoraient l'existence) et à leur père (qu'ils n'ont jamais connu, ne sachant pas s'il est mort ou vivant). C'est Jeanne qui décide la première de partir sur les traces de sa mère et de son frère dans un pays du Moyen-Orient. Le film est découpé en plusieurs chapitres dans lesquels on fait connaissance de Nawal (grâce à des flash-backs très habilement amenés) et de toutes les horreurs qui lui sont arrivées: à la fin des années 60, Nawal se retrouvant enceinte sans être mariée, elle fut obligée d'abandonner son fils à la naissance. Devenue une meurtrière par conviction politique, elle fut emprisonnée pendant 15 ans. Auparavant elle fut témoin d'au moins un massacre. En prison, elle fut violée et humiliée mais elle a survécu. Des séquences restent en mémoire: le petit garçon au regard terrible à qui on tond les cheveux, l'explosion d'un car plein de cadavres mitraillés, une cellule de prison où des femmes ont croupi pendant des années, sans parler de Simon qui devine, grâce à une formule mathématique, la terrible vérité. Il faut ajouter que les acteurs sont tous remarquables. A la fin de la projection du film qui dure 2H10, les spectateurs semblaient très touchés. Un grand moment de cinéma. Je n'ai plus qu'à lire la pièce de théâtre qui, sur scène, dure 4 heures.

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vendredi 15 avril 2011

The Company men - John Wells / Morning Glory - Roger Michell

Je voudrais évoquer deux films américains vus récemment, pas inoubliables mais qui font passer un (bon) moment.

The Company men de John Wells bénéficie d'un casting impeccable (Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Chris Cooper). Des cadres supérieurs travaillant dans une compagnie de transport se trouvent licenciés du jour au lendemain suite à une fusion de leur société. Les temps deviennent durs dans un pays où les licenciés peuvent être payés 12 semaines de chômage et pas plus (le temps de retrouver un travail), où il faut se résoudre à diminuer son train de vie (plus de golf, on revend sa Porsche, sa belle demeure, etc.), où il faut rabattre ses prétentions. Ils perdent plus ou moins leurs repères, Bobby (Ben Affleck) qui n'est pas un personnage très sympathique (heureusement que sa femme est là pour le remettre à sa place) se retrouve à travailler sur un chantier de construction d'une maison grâce à son beau-frère (Kevin Costner), chef de travaux. Le film est bourré de bonnes intentions et de quelques clichés. Certains remonteront la pente, d'autres non. C'est assez un "film du samedi soir". Les spectateurs avec moi avaient l'air content. Je ne regrette pas de l'avoir vu.

Morning Glory (1) de Roger Michell vous permet de voir Harrison Ford "faire la gueule" du début à la fin de ce film qui nous montre la vie de quelques journalistes ou animateurs télé et comment certaines émissions se préparent. Becky (Rachel Mc Adams, manquant un peu de sobriété), une jeune productrice pleine d'énergie (qui vient d'être virée d'une émission radio) est embauchée pour remonter le taux d'audience de "Daybreak", une émission de télé à bout de souffle diffusée par une chaîne télé en queue des sondages. A force de persuasion et de quelques menaces pécuniaires, elle arrive à persuader Mike Pomeroy (Harrison Ford), un grand journaliste d'investigation sur la touche, d'être co-présentateur de cette matinale avec Coleen Peck (Diane Keaton qui en fait des tonnes sur le registre comique mais avec talent). Morning Glory (1), bien mené et parfois assez drôle, rend hommage au métier de journaliste.

(1) et non Star, comme je l'avais écrit (voir commentaire de Neil ci-desssous)

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mardi 12 avril 2011

Lire à Limoges - 1er au 3 avril 2011

Avec du retard et je m'en excuse auprès de Keisha en particulier, voici un bref compte-rendu de l'événement qui se passe tous les ans depuis plusieurs années et toujours aux alentours des mêmes dates dans le Limousin (voir mon billet sur l'édition 2007). Un grand Barnum est monté au Champ de Juillet près de la gare des Bénédictins (classée monument historique). Nous sommes à Limoges, capitale du Limousin et terre de ma famille maternelle. Lire à Limoges est un (petit) salon très sympathique. L'entrée est libre et gratuite et de nombreux écrivains sont présents. Beaucoup reviennent tous les ans comme Jean Teulé par exemple. Ils étaient tous assis en rang un peu serrés dans des grands stands tenus par des librairies de Limoges. Cette année, l'invité d'honneur était l'académicien Jean-Marie Rouart mais la personnalité dont tout le monde a parlé était Stéphane Hessel qui dédicaçait, entre autre, Indignez-vous. Il a aussi présidé quelques tables rondes à la superbe médiathèque de Limoges qui se situe à côté de l'Hôtel de ville. Le public n'est pas très jeune mais on sent les passionnés de lecture. Tout est très informel. J'ai bien entendu visité (vu et parlé à) Georges Flipo (un des auteurs présent) qui m'a dédicacé deux de ses ouvrages: La diablada (Edition Anne Carrère), un recueil de nouvelles qui vient d'être réédité, et Le vertige des auteurs (Edition du Castor astral), un roman que j'ai lu pendant mon voyage de retour vers Paris. J'ai beaucoup aimé. Je ne manquerai pas d'en faire un billet. Tout cela pour dire que si vous passez par Limoges fin mars / début avril, une année ou l'autre, allez faire un tour à ce salon, il en vaut la peine, tout comme la visite de la région. Je n'ai malheureusement pas pris de photo, j'avais oublié mon appareil et je le regrette bien.

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samedi 9 avril 2011

L'agence - George Nolfi

Adapté d'une nouvelle de Philip K. Dick, le film L'Agence (The Adjustement bureau) m'a fait passer un bon moment. C'est une romance sur fond de science-fiction qui se passe aux Etats-Unis à New-York, de nos jours ou bien dans un futur proche, à moins que cela soit dans un passé récent (qui sait?). David Norris (Matt Damon), célibataire, est appelé à devenir sénateur, mais il tombe amoureux au premier regard d'Elise (Emily Blunt), une ballerine qui pourtant disparaît très vite on ne sait où. Ce sentiment amoureux contrarie le Plan conçu par une Agence dirigée peut-être par Dieu lui-même. Commence pour David une recherche pour retrouver Elise qui durera trois ans. Il arrive à ses fins au grand dam des agents de l'Agence. Ces derniers portent des chapeaux Stetson qui leur permettent d'aller d'un endroit à l'autre en passant par des portes (toute distance est abolie). Elles débouchent sur des lieux comme un stade (alors qu'ils étaient dans une rue), un tunnel, un immense parking, un bureau... J'ai été sensible au côté ludique de l'histoire qui traite de la prédestination. Est-on maître de son destin? Est-ce que l'on a notre libre-arbitre? Les effets spéciaux relativement discrets mais très bien fait donnent du rythme, et pour une fois (comme me l'a fait remarquer une collègue), Matt Damon joue le rôle d'un amoureux (sauf erreur de ma part, c'est la première fois que cela arrive), et il le fait avec conviction. Mentions spéciales à Emily Blunt, toujours aussi ravissante, et à Terence Stamp qui joue un personnage savoureux. Les acteurs ont tous l'air de beaucoup s'amuser. Un film distrayant que je recommande.

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mercredi 6 avril 2011

La septième vague - Daniel Glattauer

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Aujourd'hui, 6 avril 2011, paraît la suite, en français. De quoi, me direz-vous? Mais de Quand souffle le vent du nord, bien évidemment. La septième vague, que j'ai reçu en avant-première (merci les Editions Grasset) et dans lequel on retrouve Leo Leike et Emmi Rothner, reprend trois semaines après la fin du premier volume, et puis 3 mois plus tard. Je ne dévoilerai pas l'intrigue, si ce n'est que Leo est revenu de Boston, qu'Emmi et lui se rencontrent en vrai (je ne vous dirai rien sur ce qui se passe entre eux). Je ne dévoilerai pas davantage l'évolution de la relation d'Emmi et de Bernhard, ni la relation entre Leo et Pam rencontrée à Boston. Je vous dirai que les échanges de mails sont parfois très longs, qu'il y a des jolis moments de rhétorique à fleuret moucheté (comme pp.83-84):
"... Réponse (de Leo): Oui, mais (...). Non, pas de mais. Oui!
Réponse d'Emmi:... Puis-je faire une analyse? D'abord le "oui" de l'accord apparemment résolu. Puis la virgule de l'ajout à venir. Puis le "mais" de la restriction annoncée. Puis la ronde parenthèse de l'art typographique. Puis les points de suspension de la mystérieuse hésitation. Puis assez de discipline pour fermer la parenthèse et remballer le trouble anonyme. Puis un point conformiste, pour maintenir un ordre apparent dans le chaos interne. Puis soudain le "non" entêté du refus apparemment résolu. Encore la virgule de l'addition imminente. Puis le "pas" du rejet sans compromission. Puis un autre "mais", résolutoire celui-là, un "mais" qui n'est là que pour montrer qu'il n'y en a plus. Tous les doutes sont sous-entendus. Aucun doute n'est exprimé. Tous les doutes sont balayés. A la fin, se dresse un courageux "Oui", accompagné d'un point d'exclamation entêté..."
Sinon, le ton du roman m'a paru plus grave (je n'ai pas souri comme pour le premier). Leo et Emmi, 37 et 35 ans, ont mûri. Leurs sentiments ont évolué, surtout ceux de Leo qui se rend compte que Emmi est tout pour lui (mais chut, pas un mot de plus). Je vous laisse aussi découvrir la signification du titre "La septième vague". Mon ami, qui n'a pas pu s'empêcher de lire les dernières pages du roman (qu'il va dévorer incessamment sous peu) m'a dit qu'il imaginait bien qu'il pourrait y avoir une suite. Eh bien, je ne suis pas d'accord avec lui. Le roman s'achève naturellement et ce qui doit arriver à Emmi et Leo ne nous regarde plus.

Je remercie à nouveau les Editions Grasset qui ont pensé à moi. Et je vais faire de ce roman un livre voyageur. Merci à celles et ceux qui le souhaitent le recevoir de m'envoyer un mail.
Sinon, la déferlante a commencé: voir les billets de Clara et Cathulu entre autres.

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dimanche 3 avril 2011

900ème billet - déjà.

[Dasola:] Et oui, je suis arrivée à 900 billets, 4 ans et 3 mois après la création de mon blog. On me l'aurait dit à l'époque, je ne l'aurais pas cru. J'ai souvent des moments de doute, de fatigue, de lassitude. J'ai l'angoisse de l'écran blanc. J'aime écrire des billets rapidement, cela m'arrive souvent. Mais parfois, c'est dur d'écrire sur un livre ou un film ou autre chose car je ne sais pas comment en parler (en bien ou en mal). D'un billet par jour au départ, je suis passée à un billet tous les trois jours depuis 4 mois et je me sens plus à l'aise, je suis moins contrainte par les délais de parution. Et malgré les réticences de mon statisticien préféré, je suis contente de mettre des touches de couleur quand je fais un billet sur un livre (avec la photo de la couverture) J'ai toujours autant de plaisir à recevoir des commentaires qu'à en faire. Je dois dire que 99,99% des coms que l'on m'écrit sont gentils. Parfois, ils sont très longs, parfois, il n'y a qu'un mot ou deux.
Maintenant, parlons statistiques et c'est pour cela que je passe le clavier et la souris à mon statisticien qui fait cela très bien.

[Ta d loi du cine:] Certains commentaires aux billets-bilans précédents (centaine ou anniversaire) se demandaient... comment ces statistiques étaient tenues. Je peux aujourd'hui dire avoir développé une petite base de données me permettant de "mouliner", d'une part les pages de gestion des commentaires du blog dasola dans canalblog (et d'en extraire pseudo, email, blog éventuel, date et heure du commentaire, billet concerné), d'autre part les pages des billets eux-même (pour en tirer titre, catégorie, tag...). J'utilise un logiciel appelé filemaker qui permet de gérer pas mal de relations entre les données. Il est possible, par exemple, de regrouper facilement des blogueurs/euses qui sont venus successivement avec différents pseudo, différents blogs et/ou différents emails. Ou de faire des statistiques de longueur, des totaux, etc. Ainsi, je peux dire que la longueur moyenne d'un commentaire est de 240 caractères, on frôle donc les 2 millions de caractères pour les plus de 8240 reçus sur le blog à ce jour. Parmi les 10 plus longs (plus de 3000 caractères chacun), on relève évidemment 5 réponses à des questionnaires! Les 10 plus courts ne dépassent pas 12 caractères. Il est aussi plus facile de voir tous les billets qu'un blogueur donné a commentés (j'ai constaté un "bogue" dans l'affichage du gestionnaire de canalblog après le tri par pseudo: lorsqu'il y a plus d'une page [20 commentaires] pour le même pseudo, on retrouve parfois le même com' d'une page sur l'autre, on peut donc avoir le nombre exact de commentaires mais pas le détail. Passons). Je peux aussi facilement identifier si tel ou tel blogueur suit le blog depuis plus ou moins longtemps... Par exemple, Ffred n'est plus - à ce jour - le recordman du nombre de commentaires (222, tout de même), il est dépassé par Aifelle (225), qui ne suit le blog de Dasola que depuis le 25/10/2008 (contre le 06/02/2007 pour Ffred). Indépendamment des statistiques et pour en revenir à l'humain, je sais que Dasola et Aifelle se sont rencontrées plusieurs fois; Ffred a-t-il été croisé au cinéma? En tout cas, pour savoir ce qu'un commentateur donné écrit de son côté, il me faut toujours aller sur son propre blog, je n'envisage pas de reconstituer l'ensemble de la blogosphère dans mon disque dur!

PS: oups, ne pas oublier de remettre, une fois de plus, la liste des TROIS derniers billets de 2007 qui n'ont pas encore été commentés, des fois qu'ils finiraient par en grapiller un... Par ordre chronologique, ça donne:
L'Ami de la famille - Paolo Sorrentino (Cinéma - 12/05/2007) (1)(1)
Les temps difficiles - Edouard Bourdet (Théâtre - 04/06/2007) (1)
Lumière silencieuse - Carlos Reygadas (Cinéma - 14/12/2007)

(1) Commentaire suscité par le présent billet durant les presque 2 mois où il est resté en page d'accueil du blog.

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