mercredi 3 octobre 2012

Monsieur Lazhar - Philippe Falardeau / Cherchez Hortense - Pascal Bonitzer

Comme je l'avais écrit dans mon billet "pause", je reviens sur deux films vus il y a un mois, - même si la "rentrée" des enseignants est déjà loin aujourd'hui.

D'abord Monsieur Lazhar d'un réalisateur québecois, Philippe Falardeau. Dans un collège à Montréal, Bachir Lazhar (arrivé d'on ne sait d'où) propose de remplacer, au pied levé, une jeune femme professeur qui s'est pendue dans sa salle de classe. Bachir Lazhar (formidable Fellag) se fait accepter par des élèves plus ou moins traumatisés, car c'est un bon professeur (j'aurais adoré avoir un prof comme lui). Mais Bachir n'est pas celui que l'on croit... Des secrets douloureux nous sont révélés. Les grands atouts de ce film sont sa sobriété, le jeu des acteurs (enfants compris) et j'ai apprécié d'entendre l'accent québécois. Un film vraiment à voir.

Quant à Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer, ce film est agréable à voir pour plusieurs raisons, mais il n'est pas exempt de défauts. Côté positif, on a le plaisir de retrouver Jean-Pierre Bacri (en prof de civilisation chinoise pour managers pressés) au mieux de sa forme et Claude Rich (qui joue son père) savoureux dans un rôle de grand commis de l'état qui sait profiter de la vie. Et on sait qui est Hortense vers la fin du film. Damien marié à Iva (Kristin Scott-Thomas), metteur en scène de théâtre, a un fils (rebelle et insolent). Le couple enfoncé dans la routine va mal. Bien que ses relations avec son père soient très distantes, Damien se décide à aller le voir pour intercéder en faveur d'une jeune sans-papier (Isabelle Carré), à la demande d'Iva. Les scènes entre les deux hommes sont ce qu'il y a de mieux dans le film. En revanche, dommage que les personnages féminins soient sacrifiés. Elles ne font que fumer pendant tout le film, et pas grand-chose d'autre. Un film à voir si vous aimez Bacri et Rich.

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dimanche 30 septembre 2012

Le sermon sur la chute de Rome - Jérôme Ferrari

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Le sermon sur la chute de Rome (Actes sud, 200 pages), qui fait partie de la rentrée littéraire 2012, est un des cinq ouvrages que j'avais pris pendant mes vacances. J'ai trouvé le style superbe, il n'y a pas un mot de trop. L'histoire se passe peut-être de nos jours ou dans un passé proche en Corse dans un village perché loin des côtes avec des retours dans le passé au moment de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Algérie. C'est l'histoire de Matthieu Antonetti et Libero Pintus, deux jeunes étudiants, amis d'enfance qui reprennent la gérance du bar du village. Le roman se dénoue dans le drame survenu de manière inattendue (pour la lectrice que je suis). Je n'ai pas forcément compris le rapport entre l'histoire racontée et le sermon (suite à la chute de Rome) dit par Saint-Augustin et que Jérôme Ferrari évoque au dernier chapitre du roman. Mais je conseille la lecture de ce beau roman plein de passions exacerbées et de non-dits.

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vendredi 28 septembre 2012

Retour du Var

Bonjour à toutes et tous, me voici revenue de mes 15 jours en pays varois où j'ai profité du soleil et de la mer tous les jours: un vrai bonheur. Je dois vous l'avouer, le blog fut assez loin de mes préoccupations qui se résumaient à regarder le ciel bleu et la mer vert émeraude dans laquelle je me suis baignée tous les jours. J'ai séjourné à Sainte-Maxime, petite ville balnéaire charmante qui ne ressemble pas du tout à sa voisine d'en-face (du golfe), Saint-Tropez. Quand je ne me baignais pas, j'ai pas mal lu et j'ai vadrouillé en voiture à Grimaud, Ramatuelle, Gassin, Port-Grimaud et Saint-Tropez (avec son marché qui vaut le détour). A Sainte-Maxime, j'ai séjourné juste à côté du parc botanique inauguré en 1995 où l'on trouve le pin parasol (arbre emblème de la région). J'ai  pris relativement peu de photos (mon appareil n'est pas très sophistiqué) car c'est dur de rendre la beauté et l'étendue de ce que l'on voit. Le panorama du Golfe de Saint-Tropez est sublime.

Voici néanmoins quelques images:

P1030180 Grimaud

P1030190 Grimaud

P1030191 Pins parasol Parc botanique

P1030195 Pin Parasol Parc botanique

P1030209 Petit clin d'oeil à mes lecteurs

P1030215 Citadelle de Saint-Tropez

P1030217 Saint-Tropez

P1030243 Sainte-Maxime

 

Merci encore à tous ceux qui m'ont posté des commentaires en mon absence.

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samedi 8 septembre 2012

BLOG EN PAUSE...

A l'heure de la rentrée, moi je pars enfin pendant 3 semaines dans le Var. Programme: lecture, farniente, baignades, quelques visites.

J'emporte pas mal de livres mais je ne sais pas si j'aurai le temps de tous les lire.

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Le premier, Ouatann d'Azza Filali, m'a été chaudement recommandé par ma libraire du coin de la rue [chroniqué le 06/10/2012].
J'ai commencé Au bon roman de Laurence Cossé (prêté par une amie): très bien [idem].
Mon troisième Bill Bryson, Motel Blues: je m'en réjouis par avance [idem].
Et deux romans de la rentrée littéraire: Le Sermon sur la Chute de Rome de Jérôme Ferrari [chroniqué le 30/09/2012] et L'embellie d'Audur Ava Olafsdottir [chroniqué le 02/12/2012].

En en mon absence, mon "secrétaire de rédaction et stastisticien" préféré tiendra les rênes du blog. Et n'hésitez pas à faire des commentaires ou à aller au cinéma:

Voici quelques films vus très récemment et que je n'ai pas eu encore le temps de chroniquer:

L'étrange pouvoir de Norman de Chris Butler, avec des morts-vivants qui ne font même pas peur: un dessin animé très sympa.

Cherchez Hortense de Pascal Bonitzer, dans lequel Jean-Pierre Bacri fait des étincelles face à un Claude Rich savoureux. En revanche, les personnages féminins sont assez sacrifiés, et elles n'arrêtent pas de fumer [chroniqué le 03/10/2012].

Enfin, Monsieur Lazhar, film canadien de Philippe Falardeau, avec Fellag qui joue remarquablement un prof de français dans un collègue de Montréal en remplaçant au pied levé une jeune enseignante qui s'est pendue [idem].

Je ne manquerai pas de faire un billet sur ces trois films à mon retour.

A bientôt, fin septembre.

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mercredi 5 septembre 2012

Superstar - Xavier Giannoli / Madame Solario - René Féret

Superstar, le nouveau film de Xavier Giannoli, constitue un drame en trois actes:

  • Pourquoi Richard Kazinski, un parfait inconnu (banal), devient célèbre sans qu'il le veuille (il est reconnu dans le métro, dans les supermarchés  par de parfaits inconnus - des gens banals comme lui);
  • Pourquoi il se met à accepter peut-être cette situation malgré les conséquences sur sa vie privée (il n'en a plus);
  • [et enfin] Pourquoi tout le monde se met à lui "cracher" dessus.

Tout cela en l'espace de quelques semaines.

Ce très bon film ne nous donne pas de réponse quant aux "pourquoi", mais il interroge sur notre société de l'"instantanéité" (on prend, on jette, on aime, on n'aime plus), sur le pouvoir de l'image, d'internet, des médias de masse, de la rumeur. Comme le dit l'un des protagoniste de cette farce grotesque, producteur de télé, ce fut "divertissant". Ce film a été librement adapté d'un roman de Serge Joncour, l'Idole, et je vous le conseille même si j'aurais aimé encore plus de virulence dans le propos et quelques facilités scénaristiques en moins. Par exemple, le début d'idylle entre Kazinski (Kad Merad) et Fleur (Cécile de France), l'assistante du producteur télé, et l'amitié improbable de Kaminski avec un transexuel. Lire le billet de Mymp.

En revanche, vous pouvez vous épargner d'aller voir Madame Solario de René Féret adapté d'un roman (un chef d'oeuvre, parait-il) de Gladys Huntington (épuisé en édition française). Le réalisateur a donné le rôle principal de Mme Solario à sa fille: grave erreur. Marie Féret n'arrive pas à faire croire qu'elle est amoureuse de son frère (joué par Cyril Descours), ni qu'elle puisse faire tourner les têtes. L'histoire se passe au début du XXème siècle. On admire les belles robes des femmes et leur voilette, dans une résidence hôtelière très "viscontienne" au bord d'un lac italien C'est très beau avec un peu de charme, mais on s'ennuie beaucoup (en tout cas, en ce qui me concerne).

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dimanche 2 septembre 2012

Nos voisins du dessous - Bill Bryson / Silex and the City (3. Le néolithique, c'est pas automatique) - Jul

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Je viens de terminer "mon" deuxième Bill Bryson, Nos voisins du dessous (Chroniques australiennes), un régal de lecture (Petite bibliothèque Payot, 445 pages, 1ère éd. 2000). Merci Mr Bryson de nous donner envie de faire 35 heures d'avion pour aller visiter ce pays qui est d'abord un continent méconnu dont les premiers habitants blancs furent des marins hollandais, ainsi que des forçats et autres prisonniers de droit commun relégués là par l'Angleterre. Cette terre aride à plus de 80% abrite le plus grand nombre d'espèces animales connues du monde, des végétaux rares, des paysages saisissants et la grande barrière de corail. Pour donner une idée de l'étendue de l'Australie qui fut d'abord peuplée d'aborigènes depuis plus de 50000 ans, Bill Bryson ne cesse de nous communiquer les distances phénoménales en milliers de kilomètres qui séparent les grandes villes comme Melbourne, Sidney, Cairns, Canberra, Darwin, Adélaïde, etc., où vit la majorité de la population (sur ce continent, il y avait à l'époque environ 20 milllons d'Australiens). Au détour des pages, il narre des anecdotes sur l'histoire de ce pays, sur ce dont il a été témoin, j'ai éclaté de rire de nombreuses fois. Une fois le livre terminé, je me suis dit qu'il faudrait que j'aille visiter l'Australie.

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Si vous avez aimé Silex and the City I et II (voir le billet de ta d loi du cine), je vous conseille ce troisième tome (sous-titré "Le paléolitique, c'est pas automatique") où l'on retrouve la famille Dotcom avec Blog, Spam, Web et Url qui font la découverte en 40 000 avant J.C. de "flèche book", de l'éruption d'une centrale nucléaire - pardon d'un volcan EDF, de l'évolution légale et non de l'évolution clandestine, etc. C'est très drôle, bourré de références à l'actualité contemporaine. Un bon cru.

jeudi 30 août 2012

Du vent dans mes mollets - Carine Tardieu / Associés contre le crime - Pascal Thomas

Voici deux films vus le même jour. Autant je vous recommande chaudement Du vent dans mes mollets (voir les billets de Neil et ffred), autant Associés contre le crime de Pascal Thomas fut une déception.

Du vent dans mes mollets de Carine Tardieu (c'est son deuxième long-métrage) se passe en 1981, quelque part en France dans une petite ville. Rachel, 9 ans, vit une enfance insouciante entre sa maman Colette (Agnès Jaoui), reine des boulettes (mais femme anxieuse), son papa Michel (Denis Polalydès) installateur de cuisine (rescapé d'Auschwitz), et sa grand-mère (Judith Magre), victime d'un AVC. En classe, Rachel (toujours en retard) fait la connaissance de Valérie. Petite fille délurée mais attachante, Valérie vit, elle, avec sa maman (Isabelle Carré) et son grand frère. L'histoire donne l'occasion à Rachel de découvrir le monde des adultes avec ses non-dits et ses trahisons, et aussi malheureusement la mort qui frappe soudain. Elle trouve du réconfort avec une psy, Mme Trebla (la délicieuse Isabella Rossellini). Le film reste léger et fait la part belle aux acteurs. Agnès Jaoui en mère juive est bien (même si elle s'est empâtée). Isabelle Carré joue très bien comme souvent. Mais ce sont surtout les deux gamines qui sont exceptionnelles. Rien que pour elles, il faut aller voir le film.

En revanche, Associés contre le crime (sous-titré "L'oeuf d'Ambroise") de Pascal Thomas est à mon avis un fiasco scénaristique. L'histoire loufoque ne tient pas ses promesses. Dans ce film adapté d'un court roman d'Agatha Christie, on a peine à retrouver la plume de la romancière. J'avais hâte de retrouver le couple Prudence et Belisaire Beresford (Catherine Frot/André Dussollier): ils n'ont pas l'air plus convaincus que moi. On nage dans le fantastique surnaturel avec une escapade dans le spatio-temporel et la chirurgie esthétique. Sans parler d'une visite dans un cirque (dont le père de Prudence est le directeur). Tout cela ne va pas loin. Quel gâchis!

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lundi 27 août 2012

Home - Toni Morrison

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Hier, dimanche 26 août, j'ai lu dans la matinée Home de Toni Morrison (Editions Christian Bourgois). En un mot, ce roman est une merveille de concision, d'écriture et de traduction. C'est le premier roman que je lisais de cet écrivain. Parmi les plus de 600 romans de la rentrée littéraire, je vous conseille absolument celui-ci. Home nous raconte pendant 150 pages les destins d'une fratrie afro-américaine, Franck Money et sa petite soeur Ycidra (dite Cee). Dans les années 50, à Lotus, en Georgie où se déroule l'essentiel de l'histoire, règnent la discrimination, la pauvreté, mais aussi surtout l'entraide. Toni Morrison a une grande maîtrise de la narration. J'ai été éblouie par la façon dont elle passe d'un personnage à l'autre, d'une situation à l'autre, avec quelques flash-back. Le roman se termine comme il commence, par un enterrement (le deuxième réparant l'indignité du premier). Entre les deux, nous suivons Franck, arrêté pour vagabondage (il n'a qu'une médaille de fantassin sur lui pour toute fortune) après être revenu meurtri de la guerre de Corée. Il va aller porter secours à sa soeur, Cee, qui est en danger de mort. Cette belle histoire entre un frère et une soeur ne tombe jamais dans le larmoyant. Je ne vous dévoilerai rien de plus.

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vendredi 24 août 2012

A perdre la raison - Joachim Lafosse

Voici un film prenant et dérangeant. De nos jours, en Belgique, Murielle (Emilie Dequenne), une belle jeune femme professeur de français, tombe amoureuse de Mounir (Tahar Rahim), marocain d'origine et fils adoptif depuis plus de 20 ans du docteur Pinget (Niels Arestrup). Pendant 1H50, on assiste, la gorge nouée, au délabrement mental de Muriel qui sombre dans la dépression, entre un mari amoureux mais complètement dominé par son père adoptif et ce docteur, personnage au charisme certain mais terrifiant, qui s'est insinué dans la vie de ce couple (devenus parents de quatre enfants (3 filles et 1 garçon). Il vit avec eux dans une grande maison. Le docteur couve ce fils en le faisant travailler à son cabinet. Pinget est un homme insaisissable et toxique qui est capable de faire du chantage par l'argent et aussi du chantage affectif. On sent que Muriel étouffe entre ces deux hommes (dont on ignore quelles furent les relations avant que Muriel n'entre dans leur vie). Elle est prise dans un étau, toute volonté annhilée. Elle sait qu'elle ne va pas bien du tout et va commettre l'irréparable qui se déroule hors-champ. Le réalisateur nous fait très bien sentir ce malaise pendant tout le film. La séquence où Muriel s'effondre en pleurant sur le volant de sa voiture en écoutant "Femmes, je vous aime" de Julien Clerc est bouleversante. Emilie Dequenne a amplement mérité son prix d'interprétation féminine dans la section "Un certain regard" du festival de Cannes de cette année. Beau film mais assez éprouvant malgré tout.

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Sinon, dans deux jours (le 26/08/12) se termine l'exposition Ahae dans le jardin des Tuileries (lire le billet enthousiaste d'Aifelle). Je m'y suis rendue et je vais être un peu rabat-joie. En effet, bien que l'exposition soit belle (encore qu'elle ne soit pas exceptionnnelle), bien présentée (il s'agit de quelques dizaines de photos parmi les 2 000 000 que l'artiste coréen a prises pendant 2 ans de sa fenêtre) et que l'entrée soit libre, j'ai constaté, dans la boutique attenante à l'expo, les prix exhorbitants pratiqués sur des produits dérivés entièrement consacrés à l'artiste. Il s'agit de livres (reliés), posters, post-it, tapis de souris, cartes postales, marque-pages, foulards (très beaux), chocolats d'une grande marque (que je connais et qui sont très bons). Je serais curieuse de savoir si les livres/catalogues à 240 euros se vendent bien. Je me suis néanmoins consolée avec les cartes de visite (voir la première photo ci-dessous) que l'on trouvait à l'entrée et à la sortie. En prêtant l'oreille à une question d'un visiteur (étranger) enthousiaste, l'expo "tourne" et elle devrait se trouver au Château de Versailles l'année prochaine.

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mardi 21 août 2012

Karoo - Steve Tesich

 

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Karoo de Steve Tesich (1942-1996), publié aux Editions Monsieur Toussaint Louverture, est un roman étrange d'un écrivain américain d'origine serbe (il fut aussi scénariste) qui le termina peu avant son décès. Les 600 pages se lisent d'une traite. L'histoire se passe entre 1990 et 1991 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, alcoolique, fumeur et associal, ne sait pas aimer les gens autour de lui. Doté d'une mémoire auditive exceptionnelle (élément important pour l'histoire) mais écrivain médiocre (il le sait et l'assume), Karoo réécrit pour Hollywood les scénarios écrits par d'autres ou fait remonter des films déjà terminés (il mutile parfois des chefs-d'oeuvre). Séparé mais non divorcé de sa femme Dianah et père d'un fils adoptif (Billy), "Doc" Karoo devient attachant au long de cette histoire tragique qui se passe entre New-York, Los Angeles et Pittsburgh. On va découvrir Karoo, qui ne semblait pas éprouver de sentiment, rongé par le remords moral et la déliquescence physique dans les 100 dernières pages de ce roman narré à la première personne. Pendant cette histoire, on va faire aussi la connaissance du rire de Leila Millar (serveuse devenue actrice le temps d'un film) et de Jay Cromwell, producteur de films et homme mauvais assimilé au Néant (dixit Karoo). Ce roman, dense avec pas mal de rebondissements et que j'ai beaucoup aimé (même si j'ai un peu calé sur la toute fin), est aussi conseillé par Incoldblog.

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Ceci étant écrit, j'ai appris une nouvelle passionnante (?!) le 20 août 2012 en écoutant la radio: cela fait 20 ans qu'Amélie Nothomb nous gratifie d'un roman par an. Personnellement, je n'ai lu aucun de ses romans. J'en eu l'occasion mais pas le désir. Et vous?

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