dimanche 5 décembre 2010

La malédiction des trente deniers - Jean Van Hamme

Je viens de terminer une lecture très agréable des deux tomes des dernières aventures (pour le moment) de Blake et Mortimer, avec une histoire écrite par Jean Van Hamme et illustrée par plusieurs dessinateurs différents pour les deux tomes. La malédiction des trente deniers (Editions Blake et Mortimer) fait référence bien sûr à Judas l'Iscariote et aux deniers qu'il avait reçu pour trahir Jésus. L'histoire se passe en Grèce dans le Péloponèse et en Epire. Un éboulement met au jour une chapelle où se trouve un reliquaire avec un des trente deniers. Cet objet et son contenu, bien à l'abri dans un coffre dans le bureau du conservateur en chef du musée archéologique d'Athènes, sont convoités par un nazi illuminé. On retrouve bien entendu Olrik échappé d'un pénitencier américain qui devient l'homme de main de l'illuminé. Ce dernier qui rêve d'être maître du monde, veut s'emparer du denier et trouver les 29 autres que l'on dit dotés de pouvoirs maléfiques. Le dénouement de l'histoire lorgne pas mal vers deux films de Steven Spielberg, Les aventuriers de l'arche perdue avec un soupçon d'Indiana Jones et la dernière croisade. Une fois de plus, on est loin des histoires d'E. P. Jacobs où des pays voire des continents étaient en danger. Cette histoire en particulier reste à hauteur d'homme. Francis Blake et Philip Mortimer restent fringants même si les douleurs de vieillesse se font sentir. Deux jeunes femmes donnent à l'ensemble une touche féminine bienvenue. J'ai beaucoup aimé les dessins et le texte est facile. C'est moins touffu que de l'E. P. Jacobs, cela rend la lecture d'autant plus aisée.

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vendredi 3 décembre 2010

Les rêves dansants (Sur les pas de Pina Bausch) - Anne Linsel et Rainer Hoffmann

Avant de reprendre mes billets "livres" ou autre, je voulais encore parler d'un film à voir si ce n'est déjà fait.

Les rêves dansants est un bel hommage a posteriori à la fondatrice du
Tanztheater de Wuppertal (Allemagne), j'ai nommé Pina Bausch, décédée en juin 2009 à 68 ans. Sans être une grande fan de son oeuvre (qui personnellement me paraît dérangeante par certains côtés) dans laquelle elle mélangeait la danse et le théâtre, je reconnais que ses spectacles ne laissent pas indifférent et sont admirés par beaucoup. Chaque année, depuis plus de trente ans, sa troupe se produit au Théâtre de la Ville à Paris à guichets fermés. Pour en venir à ce documentaire passionnant qui dure 1H30, les réalisateurs ont choisi de filmer les répétitions d'un spectacle, Kontakthof, interprété par des jeunes âgés de 14 à 18 ans. Ce même spectacle a aussi été joué par des personnes de plus de 60 ans. Ce n'est pas Pina Bausch elle-même qui les fait répéter, mais deux de ses assistantes, anciennes danseuses dont une qui avait interprété un des rôles du spectacle en 1978. On apprend assez vite que ces garçons et filles ne se connaissent pas, qu'ils n'avait jamais dansé auparavant et qu'ils viennent répéter tous les samedi après-midi. Ils sont issus de milieux sociaux différents. Certain(e)s ont connu des drames familiaux douloureux. De ce que l'on voit des répétitions, on sent que ce n'est pas facile pour ces jeunes d'avoir des contacts hysiques (surtout entre garçon et fille). Il sortent transformés de l'expérience. Ils feront la connaissance de Pina Bausch quand les répétitions se terminent. Je vous conseille absolument d'aller voir ce documentaire très bien fait qui donne envie de voir le spectacle dans son intégralité. Depuis sa sortie, le film rencontre un succès qui ne se dément pas et de nombreux blogueurs dont Aifelle en disent beaucoup de bien.

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mercredi 1 décembre 2010

Inside job - Charles Ferguson

Comme annoncé, je continue à faire des billets sur des films que je conseille absolument.

Si voulez approfondir vos connaissance sur la crise financière de 2008 qui a touché le monde, allez voir Inside Job, documentaire édifiant et précis sur les mécanismes qui ont mis l'économie mondiale sur les genoux. Selon lui, Wall Street dirige l'Amérique, grâce aux secrétaires du trésor (banquiers d'affaires) qui se sont succédé à ce poste, grâce aux lobbys puissants qui graissent la patte aux sénateurs républicains et démocrates pour empêcher que toute loi régulatrice soit à nouveau promulguée. En effet, depuis 1980 et l'élection de Ronald Reagan, on assiste à une dérégulation générale laissant libre cours aux banques d'affaires de faire ce qu'elles veulent, aidées en cela par des compagnies d'assurances. Quand je suis sortie de la salle, j'étais plus atterrée qu'autre chose. J'ai surtout été frappée par le cynisme, le mépris et la mauvaise foi de certains interviewés qui se sentaient piégés d'avoir accepté de répondre à des questions gênantes. Ils les éludent en répondant par des "hum" ou rien du tout. Le réalisateur, diplômé du MIT (Massuchussett Institute of Technology), connaît bien son sujet. Son documentaire se divise en 5 parties en commençant par "Comment en est-on arrivé là"  jusqu'à "Et maintenant". Juste avant le générique du début, il évoque l'Islande, petite île prospère jusqu'à la crise: le PIB était de 13 milliards de dollars pour une population de 300 000 habitants. Quand le krach boursier a eu lieu, cet état avait 100 milliards de dette, le film explique comment. De ce documentaire passionnant que je viens de voir 2 fois tellement il est dense, j'ai retenu que la richesse financière des Etats-Unis se trouvaient entre les mains de 1% de la population américaine; que les lobbys financiers sont très puissants; que les classes moyennes américaines peinent de plus en plus à arriver à joindre les deux bouts; que les "sans-abris" sont de plus en plus nombreux, que les responsables du krach, non seulement n'ont pas été condamnés, mais ont été dédommagés de leur peine en démissionnant des conseils d'administration de Lehman-Brothers ou Goldman-Sachs par exemple, en partant avec des sommes de plusieurs millions de dollars; que les banques d'affaires créaient des produits dérivés "pourris" puis les "jouaient à la baisse" en pariant contre, tout en disant le contraire à leurs clients; que tout ce petit beau monde ne dédaignent pas la cocaïne et les prostituées de luxe; que des professeurs d'économie enseignant à Harvard ou Berkeley prônent ce capitalisme sauvage puisqu'ils sont aussi rémunérés en faisant partie des CA de ces grandes banques d'affaires; et, last but not least, le président Obama a repris les mêmes responsables financiers, à peu de choses près, pour s'occuper de l'argent de l'Amérique. L'avenir est incertain. Cela fait peur. Courez voir ce film, il est vraiment passionnant.

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lundi 29 novembre 2010

Les Mystères de Lisbonne - Raul Ruiz

Par manque de temps, j'ai ralenti mes lectures tout dernièrement. C'est pourquoi je continue de faire des billets "cinéma" sur des films (à voir en ce moment) que j'ai beaucoup appréciés.
Pour commencer, voici un film hors norme (4H30!) sorti depuis le 20 octobre et que je vous conseille vivement d'aller voir. Vu qu'il est projeté en VO sous-titrée, vous aurez le plaisir d'écouter la belle langue portugaise. Les Mystère de Lisbonne (hommage aux Mystères de Paris d'Eugène Sue) du réalisateur d'origine chilienne (
naturalisé français) Raul Ruiz sont adaptées d'un roman (non traduit en français (1)) de Camilo Castelo Branco (1825-1890), écrivain lisboète que l'on a pu comparer à Alexandre Dumas. L'histoire se passe au 19ème siècle à Lisbonne et un peu ailleurs (en France et à Venise). Un jeune garçon Joao, s'appelant en réalité, Pedro da Silva va découvrir quelles sont ses origines, qui sont ses parents. Pensionnaire dans un internat religieux lisboète, on le traite de bâtard. C'est grâce à un prêtre, le père Dinis, qui s'attache à cet adolescent, que l'on va découvrir peu à peu la famille de Joao/Pedro: il fait d'ailleurs la connaissance de sa mère. J'ai été frappée par le rythme immuable du film. Il n'y a aucun ralentissement ni accélération. La musique est belle. On se laisse porter par cette histoire qui nous est contée dans des décors magnifiques. Les costumes ne sont pas en reste. Tout est feutré. De nombreux personnages (interprétés par des acteurs portugais remarquables que je ne connaissais pas) apparaissent au fur et à mesure de ce récit foisonnant sous des identités différentes pour certains (comme le père Dinis par exemple). Tout le talent de Raul Ruiz est de ne jamais nous faire perdre le fil de l'histoire. En revanche, malgré un entracte bienvenu à la moitié du film, j'ai ressenti une certaine fatigue sur la fin (La séance commençait à 19H00 et s'est terminée à minuit!). J'essaierai de revoir Les Mystères de Lisbonne en version longue, soit 6 téléfilms d'une heure chacun qui doivent être diffusés sur Arte au printemps prochain. Voici le lien sur le site du film.

(1) Rectificatif du 26/04/2011: le roman a été traduit et publié en mars 2011 aux éditions Michel Lafon

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samedi 27 novembre 2010

Le braqueur - Benjamin Heisenberg

Sorti uniquement dans trois salles à Paris, le film autrichien Le braqueur de Benjamin Heisenberg aurait mérité mieux, car c'est un film de qualité qui bénéficie d'un scénario sortant de l'ordinaire. A Vienne, en Autriche, Johann Rettenberger est un coureur à pied (marathon et autre) d'un excellent niveau, mais aussi braqueur de banque. Quand le film commence, il sort de prison où il n'a pas arrêté de s'entraîner. A peine sorti, il recommence ses braquages avec une arme mais sans violence. On est immédiatement frappé par le style du récit qui ne s'embarrasse d'aucune psychologie: aucune explication ne nous est donnée. Il y a très peu de dialogues. C'est pour cela que l'on s'attache peu au personnage bien qu'il soit fascinant. Il est déterminé dans ce qu'il fait. Son seul but est de ne pas se faire reprendre. Il a une grande maîtrise de lui-même, à une exception près. Ses relations avec sa copine qui l'héberge à sa sortie de prison sont aussi distanciées. On assiste à quelques scènes mémorables, comme celles où il s'enfuit du commissariat suite à son arrestation, la traque dans les montagnes aux alentours de Vienne avec ce nombre incroyable de policiers à la poursuite d'un seul homme, et la fin que je ne vous dévoilerai pas. L'acteur qui interprète le rôle de Johann est assez monolithique mais son visage ascétique ne s'oublie pas. Le scénario est adapté d'un livre, L'envolée belle de Martin Prinz, qui lui-même s'est inspiré de faits réels. S'il est projeté par chez vous, je vous le conseille.

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jeudi 25 novembre 2010

Le fils de l'ombre - Jon Sprunk

Dans le cadre d'une opération spéciale "Masse Critique" de Babelio dédiée aux littératures de science-fiction, fantasy et aux mondes de l'imaginaire, j'ai choisi un livre paru aux Editions Bragelonne, Le fils de l'ombre (1er tome d'une trilogie), d'un écrivain américain, Jon Sprunk. Il s'agit de son première roman, qui est paru en même temps dans plusieurs pays. Je ne sais pas quand seront publiés les deux autres tomes. J'annonce tout de suite que c'est la première fois que je lis ce genre de littérature. Je voulais tester. Ce ne fut pas désagréable du tout. Dans une époque indéfinie plus moyenâgeuse que futuriste, l'histoire se passe à Othir en proie à des querelles de pouvoir. Caim, le héros, est un assassin. Il tue sur commande. Il devient lui-même une proie pour des plus "méchants" que lui. On se situe dans un univers de sorcellerie où tous les combats se font à l'arme blanche. Caim est doté de pouvoirs surnaturels de par sa mère. Il a des principes et un esprit chevaleresque quand il doit sauver une jeune fille, Joséphine, qui n'est pas une simple donzelle écervelée. Caim est épaulée par une sorte d'elfe, Kit (il n'y a que lui qui la voit), une jeune femme au caractère bien trempé et qui éprouve un peu de jalousie vis-vis de Joséphine. Les ennemis de Caim s'appellent Ral et Levictus (ce dernier étant un grand sorcier). Tous les noms des lieux et des villes sont inventés (en revanche, on parle de fiacre et de moquette!). Cela peut sembler déstabilisant car on manque de repères, mais on s'habitue. Quelques termes péjoratifs sonnent très contemporains (cela détonne un peu). Quand le roman s'achève, on a envie de savoir quelles nouvelles aventures va vivre Caim. Vivement la suite! Et merci Babelio.

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mardi 23 novembre 2010

Tag des quinze écrivains

Comme annoncé dans le questionnaire précédent du 19/11/2010, voici le 2ème tag que m'a transmis Lystig: "citer quinze auteurs en 15 minutes". Je reviens toujours aux mêmes.

Nicolas Gogol pour les Ames mortes. Un chef-d'oeuvre.

Thomas Mann pour La montagne magique et Docteur Faustus ainsi que pour avoir été le géniteur d'un écrivain de talent comme Klaus Mann.

Knut Hamsun pour La Faim.

Yukio Mishima pour Mme de Sade.

Arthur Schnitzler pour Mlle Else et La Ronde.

Thierry Jonquet pour l'ensemble de son oeuvre (découverte récemment).

Daniel Pennac pour les Malaussène.

Honoré de Balzac pour Le Père Goriot.

Guy de Maupassant pour tous ses romans et toutes ses nouvelles.

Agatha Christie dont j'ai lu tous les romans avec Poirot, Marple et les autres à l'âge de 15 ans.

Kénizé Mourad pour De la part de la princesse morte (très beau roman duquel je rêve de voir un film tiré).

Nikos Kazantsakis pour La dernière tentation du Christ.

Philip Roth pour sa narration.

Paul Auster pour son univers.

Henri Troyat pour ses sagas.

Et, non, moi je ne tague décidément pas d'autres blogueurs/euses...

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dimanche 21 novembre 2010

Films vus et non commentés depuis le 31/07/2010

Comme j'ai repris du retard dans mes critiques de films, voici un billet sur quatre films vus depuis un petit moment et dont je voulais absolument parler.

Nostalgie de la lumière de Patricio Guzman, documentaire chilien qui se passe dans la région du désert d'Atacama, là où sont installés les télescopes les plus puissants du monde car l'air y est d'une grande pureté. Les astronomes peuvent étudier le ciel, les étoiles, les galaxies dans des conditions optimales. Mais Atacama fut (et cela, je l'ignorais) un des endroits où furent emprisonnés et tués des milliers de personnes sous la dictature de Pinochet. Le documentaire se concentre sur ce douloureux sujet en montrant quelques femmes qui sont à la recherche dans ce désert des os des squelettes de victimes, qui un frère, qui des parents. A mesure que le temps passe (35 années se sont écoulées), elles sont de moins en moins nombreuses à chercher. Elles voudraient que l'on n'oublie pas ces disparus. L'une d'elle dit que les télescopes devraient servir à radiographier le sol pour trouver les corps. J'ai aussi noté le témoignage d'un rescapé d'un camp (à ciel ouvert) qui a appris à lire la cartographie du ciel pendant sa détention. Ce documentaire nous fait entendre une voix off un peu pompeuse, mais je trouve que c'est un documentaire intéressant et émouvant.

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen, comédie douce-amère qui a un début, un milieu mais pas de fin (en tout cas, on ne la voit pas à l'écran). Retour à Londres pour une histoire pessimiste et misanthrope où l'on sent un certain désenchantement de la part de Woody qui se fait peu d'illusions sur les relations entre les personnes. Tout se rapporte au sexe et à l'argent, même s'il y a un peu de sentiment (le veuf qui essaye de communiquer avec sa femme défunte dans l'au-delà). Mais tout est raconté de façon suffisamment légère pour amener un sourire de temps en temps. Pour résumer, un homme, Alfie (Anthony Hopkins), ne supportant pas de vieillir, quitte sa femme, Helena (Gemma Jones), avec qui il était marié depuis plus de 30 ans. Il se remarie avec une jeune femme écervelée qui fait de la musculation, et il prend du V**gr*. La mère, pour se rassurer, écoute les conseils de voyance d'une bonimenteuse, et finit par se réfugier dans le spiritisme. La fille du couple séparé, Sally (la délicieuse Noami Watts), est quittée par son mari Roy (Josh Brolin), écrivain en mal d'inspiration, qui trouve la jeune voisine de l'immeuble d'en face très à son goût. Non seulement ce mari est un goujat, mais en plus il est malhonnête: il pique le manuscrit d'un copain qu'il croit mort dans un accident, mais qui en fait est "seulement" dans le coma. Sally, elle, travaille dans une galerie d'art, mais est convaincue que sa mère va lui prêter de l'argent pour ouvrir sa propre galerie. Le film virevolte d'un personnage à l'autre, d'une situation à l'autre. Je sais que ce film ne fait pas l'unanimité dans la blogosphère. Personnellement, je l'ai beaucoup apprécié.

Moi, moche et méchant de Chris Renaud et Pierre Coffin: et oui, vous avez bien lu, j'ai vu ce film en 2D dans ma province. Je ne sais pas ce que donnait la 3D, mais là, j'ai beaucoup apprécié l'histoire de ces trois orphelines qui arrivent à apprivoiser Gru, le "méchant" qui veut voler la lune en la miniaturisant. En revanche, les minions n'ont pas de rôles marquants, mais ils aident à sortir Gru et les petites de situations dangereuses.

Divorce à la finlandaise de Mika Kaurismaki (le frère d'Aki). On croit à une simple histoire d'un couple qui se sépare, mais pas du tout. Ce n'est même qu'un prétexte. Les personnages qui gravitent autour de Tuula et Juhani sont hauts en couleur, comme un proxénète ou une chef de gang jouée par Katie Outinen (habituée des films d'Aki). Rien que le voisin qui surveille la maison du couple vaut le détour. C'est foutraque, ça part dans tous les sens mais j'ai trouvé le film sympathique.

vendredi 19 novembre 2010

Tag de la petite enfance

A cause d'une activité professionnelle intense, je suis un peu à la traîne pour rédiger des billets. J'en profite que Lystig m'ait "taguée" 2 fois, ici et là. pour faire d'une pierre deux coups. Voici le 1er épisode (Tag de la petite enfance):

1/ Quand vous étiez petit(e), que répondiez-vous à la question : "Et toi, que veux-tu faire quand tu seras grand(e)?"
Professeur de français et puis professeur d'histoire. On m'en a dissuadé.

2/ Quels ont été vos BD et dessins animés préférés?

Tintin, Tintin et Tintin.

3/ Quels ont été vos jeux préférés?

Les jeux de société (j'étais malheureuse de ne pas y jouer très souvent, je suis fille unique).

4/ Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi?

Mes 18 ans, j'étais majeure.

5/ Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait?

Ecrire (ou adapter) un scénario pour le réaliser ensuite.

6/ Quel était votre premier sport préféré?

La balle au prisonnier et jouer à l'élastique.

7/ Quelle était votre première idole de musique?

Jacques Brel, Joe Dassin ex-aequo.

8/ Quel a été votre plus beau cadeau de Noël (ou équivalent) que vous avez reçu?

Tous les cadeaux de Noël étaient beaux.

Mes réponses au 2ème tag sont à paraître prochainement... [publié le 23/11/2010]

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mercredi 17 novembre 2010

Potiche - François Ozon (d'après la pièce de Barillet et Grédy)

Sorti le 10 novembre, Potiche de François Ozon est l'adaptation d'une pièce de théâtre à succès de Barillet et Grédy créée par Jacqueline Maillan dans les années 80 (les deux auteurs semblent toujours vivants). Dans le film, on peut voir dans la première séquence, Catherine Deneuve courir dans les bois en bigoudis et en tenue de jogging et écrire des petits poèmes. Elle joue le rôle de Suzanne Pujol née Michonneau mariée depuis 30 ans à Robert (Fabrice Luchini, peut-être le moins convaincant de tous), un rustre et un goujat qui la trompe allègrement depuis plusieurs années avec sa secrétaire Nadège (Karine Viard assez irrésistible) et quelques autres. Il considère sa femme comme une potiche qui doit tenir son rang. C'est pourtant Suzanne qui a apporté en dot l'usine de parapluies dont Robert s'occupe d'une poigne de fer. Suzanne et Robert ont deux enfants, Joëlle et Laurent. La première jouée par Judith Godrèche (qui a le rôle le plus antipathique du film) est très proche de son père, le deuxième, Jérémy Renier (clone de Claude François), a un tempérament artistique. Nous sommes en 1977 à Sainte-Gudule, la révolte gronde dans l'usine occupée où Robert est pris en otage par des syndicalistes. Les revendications sont légitimes. C'est Suzanne qui se montre à la hauteur pour négocier et faire libérer son mari. Elle a eu l'appui du député maire communiste de la ville, Babin (Gérard Depardieu), dont on apprend qu'il fut son amant 25 ans auparavant. L'histoire nous montre l'émancipation d'une femme qui est peut-être "une potiche mais pas une cruche" (dernière réplique du film dite par Robert Pujol sur sa femme). Le film donne l'occasion d'entendre quelques chansons de ces années-là par Michèle Torr et le groupe Il était une fois. Quelques répliques comme "Travailler plus pour gagner plus" (Pujol aux ouvriers) ont été ajoutées par rapport à la pièce originale ("casse-toi pauv' c..." a été ajusté). Et on a le plaisir d'écouter à la toute fin Catherine Deneuve chanter une chanson de Jean Ferrat: "C'est beau la vie". Pour résumer, allez voir Potiche (1H40 de bonheur). La salle où nous avons vu le film, mon ami et moi, était bourrée et les spectateurs semblaient enchantés.

Une fois rentrés à la maison, nous avons regardé le DVD de la pièce (2H15, dans la collection "Au théâtre ce soir"). Le film est fidèle à la pièce tout en l'ayant aérée et resserrée.

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