lundi 16 juillet 2012

Les enfants de Belle Ville - Asghar Farhadi / Hommage à Patrick Dewaere

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Suite aux bons conseils d'Oriane (que je remercie) et du Canard Enchaîné, je suis allée voir, ce week-end, Les enfants de Belle Ville, le deuxième film (qu'il a tourné en 2004 et inédit en France) d'Asghar Farhadi (Une séparation, A propos d'Elly). Courez voir cet excellent film que je recommande aussi. De nos jours, à Téhéran, Belle Ville est un établissement pour mineurs délinquants où Akbar, qui vient de fêter ses 18 ans, est détenu depuis deux ans. Quand le film commence, il est transféré dans une prison d'adultes dans l'attente de son exécution. En effet on apprend qu'Akbar a tué une jeune fille quand il avait 16 ans. Son meilleur ami, A'la, qui lui vient d'être libéré après avoir purgé sa peine, décide d'obtenir le pardon auprès du père de la jeune morte. Il est aidé en cela par Firouzeh, la soeur d'Akbar, mère d'un petit garçon. Ce pardon permettrait qu'Akbar soit libéré. Malheureusement le père, Rahmati Abolghassem, homme très croyant, semble rester inflexible dans sa décision. Il est pour la loi du Talion. C'est vraiment un film magnifique qui émeut beaucoup et j'ai appris que dans le système juridique iranien, il existe le prix du sang (une sorte de dédommagement que l'auteur d'un crime peut payer à la famille de sa victime afin de se libérer de sa peine). Il faut noter que ce prix du sang est deux fois moindre si la victime est une femme que si la victime est un homme... (sans commentaire). Les acteurs sont tous magnifiques, mention à Taraneh Alidoosti (Firouzeh) qui joue aussi dans A propos d'Elly. Comme dans Une séparation, le film se termine par une interrogation.

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Ce 16 juillet 2012, je voulais rappeler qu'il y a exactement 30 ans, le 16 juillet 1982, disparaissait Patrick Dewaere, qui s'est suicidé d'un coup de carabine. Il avait 35 ans. Il avait mené une vie pleine d'excès dont ceux de la drogue. C'était un acteur de talent, fort et fragile à la fois, que j'avais beaucoup apprécié dans Série Noire, Beau-Père, Un mauvais fils, F. comme Fairbanks, Le juge Fayard dit "Le shériff", Coup de tête, Préparez vos mouchoirs (pour Les Valseuses, bizarrement, je n'en ai jamais vu l'intégralité). Il n'a jamais été récompensé par un César ou un prix d'interprétation alors qu'aujourd'hui un prix porte son nom. Il est une référence pour beaucoup de jeunes comédiens. Il est mort trop tôt mais on ne l'oublie pas. Je viens de lire, en une demi-journée, un livre qui lui est consacré, écrit par un journaliste, Christophe Carrière (Editions Balland, juin 2012). Je ne pense pas avoir appris grand-chose car il ne fait que survoler son sujet (à mon avis), mais il donne envie de revoir les films de l'acteur.

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vendredi 13 juillet 2012

L'Invisible - Robert Pobi / Mma Ramotswe, détective - Alexandre McCall Smith

Les deux polars ci-dessous n'ont aucun point commun entre eux.

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Je commencerai avec L'invisible (425 pages), le polar de l'été, selon les éditions Sonatine qui l'édite. Il s'agit du premier roman de Robert Pobi, écrivain canadien britannique. L'histoire se déroule sur 4 jours, avec, comme arrière-plan, Dylan, un ouragan électrique  monstrueux qui dévastera tout sur son passage. Jake Cole, agent spécial du FBI (il travaille en indépendant), revient à Montauk, en Nouvelle-Angleterre, plus de 25 ans après avoir quitté la région. Il vient rendre visiteà l'hôpital à son père, peintre célèbre à l'égal de Jackson Pollock. Gravement brûlé et souffrant de la maladie d'Alzheimer, Jacob Coleridge n'a pas arrêté pendant toute sa vie de peindre, entre autre la silhouette d'un homme sans visage: l'homme de sang. Son fils, Jake (qui a pris le dimunutif de Cole), est une sorte d'artiste lui-même, puisqu'il est capable de s'isoler psychologiquement pour se mettre dans la tête de psychopathes dangereux. Deux corps écorchés vifs, une mère (surnommée Mme X) et son fils, sont retrouvés dans une maison pas loin de celle du père de Jake. On confie l'enquête à ce dernier. D'autres meurtres suivront avec le même modus operandi qui rappelle quelque chose à Jake de sa vie passée. Je ne vous en dirai pas plus, si ce n'est que j'ai lu le roman avec plaisir mais sans passion. J'ai été surtout frustrée du fait que l'écrivain (quand on connait le ou la coupable) donne peu d'indications et d'explications sur les mobiles de cette personnalité torturée. En revanche, sans me vanter, il y a un fait au milieu du roman qui m'a mis la puce à l'oreille sur le nom du coupable. Pour résumer, je trouve que l'intrigue est "tirée par les cheveux". A vous de voir. Valérie ne semble pas non plus avoir été totalement convaincue.

 

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Préférez plutôt Mma Ramotswe, détective, le premier tome d'une série écrite par Alexander McCall Smith. Les 250 pages se lisent d'une traite. Mma Ramotswe est une femme noire d'une trentaine d'années, bien en chair, qui, grâce à l'héritage que lui a laissé son papa, a ouvert une agence de dames détectives à Gaborone, capitale du Bostwana. Alexander McCall Smith a le don de raconter des histoires où se rencontrent plusieurs personnages. Il nous fait même un bref résumé de la vie de Mma (Precious) Ramotswe, avant qu'elle devienne détective. Mariée puis divorcée d'un trompettiste, elle semble guérie de l'amour pour toujours, et pourtant un voisin garagiste a des vues sur elle. Il l'aide dans ses enquêtes. Mma Ramotswe est une personne perspicace qui a beaucoup de bon sens et sait démasquer les escrocs, les maris volages. Elle sait donner de bons conseils car il n'y a pas une seule intrigue mais plusieurs. Un excellent moment de lecture en sirotant une tasse de thé rouge, la boisson favorite de Mma Ramotswe. Je ne manquerai pas de lire les 8 ou 9 tomes suivants.

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mardi 10 juillet 2012

L'âge de glace 4 (la dérive des continents) - Steve Martino

Et bien oui, je n'ai pas résisté et je suis allée voir (en 2D bien sûr) L'âge de glace 4 de Steve Martino, dessin animé bourré de trouvailles, dont Scrat l'écureuil et sa noisette qui provoque à lui seul les pires catastrophes naturelles imaginables. Il mériterait un long-métrage dédié. Ici, il est tout simplement responsable de la dérive des continents en allant au centre de la terre jouer au flipper avec sa graine. Je tiens à préciser que j'ai vu les 3 premiers opus. On retrouve dans celui-ci les mammouths Manny, Ellie (sa compagne), qui dort comme un oppossum, et leur fille Pêche qui commence à vouloir s'émanciper de ses parents. Diego, le tigre aux dents de sabre, est toujours célibataire et continue à se chamailler avec Sid, un paresseux nauséabond, gaffeur mais très sympa. La preuve, sa famille qui ne l'a pas revu depuis longtemps lui confie la grand-mère, édentée mais au caractère bien trempé. Autour de cette horde amicale gravitent quelques animaux comme Louie la taupe, éperdu d'admiration devant Pèche, et deux oppossums. La cataclysmique dérive des continents menace l'existence de tout ce petit monde. Je vous laisse découvrir les nombreuses péripéties et les clins d'oeil à Homère et à ses sirènes (les Américains connaissent l'Odyssée?) sans parler de la baleine de Jonas. Le "méchant" de l'histoire est un gros singe avec une dent en or, digne ancêtre du capitaine Crochet. Vous découvrirez l'énigme de la "Scratlantide" (comment et pourquoi elle a disparu) et je vous apprends que Diego va rencontrer une tigresse des neiges. Très très amusant. Comme mon ami, j'attends L'Age de glace 5 avec impatience (d'ici 2015?).

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samedi 7 juillet 2012

La 7ème femme - Frédérique Molay / Empereurs des ténèbres - Ignacio del Valle / La soif primordiale - Pablo de Santis

J'ai terminé récemment trois romans. Même si je n'ai pas eu un gros coup de coeur, je les conseille néanmoins.

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D'abord, La 7ème femme de Frédérique Molay (Editions Fayard, 300 pages). Tout commence par un coup de foudre d'un chef de la PJ parisienne, Nico Sirsky, pour une jeune femme médecin (la 7ème femme du titre), et la fin de l'histoire laisse entrevoir une suite heureuse. Entre les deux, pendant une semaine, 6 femmes vont être retrouvées chez elles, mutilées et tuées d'une façon que je vous laisse découvrir. Le déroulement de l'histoire tient la route mais n'a rien d'exceptionnel. Les scènes de crimes se situent dans des quartiers plutôt huppés de Paris, c'est-à-dire le Quartier latin, Jussieu, La Contrescarpe, Le Marais, etc., et le policier enquêteur vit dans le 7ème arrondissement. Le tout m'a paru assez léger pour en faire une lecture idéale pour un voyage dans le train. Voir le billet d'Yv qui m'avait donné envie.

 

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Je passe à Empereurs des ténèbres (Libretto - Editions Phebus, 400 pages), écrit par un auteur espagnol, Ignacio del Valle, et que j'ai trouvé d'une lecture agréable. Couronné de nombreux prix, ce roman a comme toile de fond le front russe pendant l'hiver 42-43, où les températures descendaient à -30° et -40°. Arturo Andrade, un Espagnol, sergent dans la 250° division hippomobile, autrement dit la divison Azul, est chargé par sa hiérarchie d'enquêter sur la mort d'un phalangiste espagnol trouvé égorgé sur le champ de bataille avec une inscription sur la clavicule "Prends garde, Dieu te regarde". C'est un roman où il est question des francs-maçons, de la violeta (variante de la roulette russe), de violences faites aux femmes (une fois de plus), mais surtout de vengeance jusqu'au bout de l'enfer. Je pense que je lirai Les démons de Berlin du même auteur dès que le roman paraîtra en poche, car le personnage d'Arturo Andrade est intéressant.

 

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Enfin La soif primordiale (Editions Métailié, 246 pages), d'un écrivain argentin, Pablo de Santis. L'histoire, un conte fantastique, commence en 1950 à Buenos Aires et sort vraiment des sentiers battus. Si je vous dis que la soif primordiale est celle du sang, vous pouvez imaginer que le sujet a un certain rapport (même de loin) avec le vampirisme. Le narrateur du récit est Santiago Lebron, qui a fait connaissance des livres, et donc du plaisir de la lecture, lors d'une punition à l'école (il fut envoyé à la bibliothèque municipale) [Commentaire personnel: il y a pire comme punition]. Ayant quitté son village à l'âge de 20 ans pour rejoindre la ville, il commence par loger chez son oncle, réparateur de machines à écrire, qui va le former. Il se retrouve par là même à réparer des vieilles machines à écrire au sein de la rédaction d'un jounal. De fil en aiguille, on lui propose de tenir une ou deux rubriques dont celle des mots croisés et des affaires occultes. C'est le ministère de l'occulte qui le charge d'enquêter dans le monde ésotérique et étrange des "antiquaires": "quelqu'un qui n'est pas affecté par le passage du temps, ni par la maladie et qui ne peut connaître qu'une mort violente" (page 46). Vivant entourés de vieux objets, livres rares et d'occasion, ces antiquaires évitent certains aliments et la lumière du jour et un certain élixir mystérieux leur est nécessaire. Je vous laisse découvrir les péripéties qui amènent Santiago à devenir l'un d'eux. D'ailleurs, 50 ans plus tard, il tient encore une librairie de livres d'occasion ayant appartenu précédemment à un Français qui l'a infecté d'immortalité par son sang.

Pour rédiger ce billet, j'ai relu pas mal de passages de ce roman, car il n'est pas facile d'en rendre compte, mais je vous le conseille. Vous découvrirez le rôle que joue une épingle d'or.

mercredi 4 juillet 2012

Starbuck - Ken Scott

Comme, en ce moment, je suis un peu paresseuse pour chroniquer des livres (et vu que je n'ai eu aucun vrai coup de coeur), je continue avec un billet cinéma. Surtout qu'actuellement, il y a sur les écrans quelques films assez divertissants: la preuve en est avec Starbuck (sans le "s" à la fin), surnom de David Wosniak, le père aux 533 enfants dont 142 qui veulent connaître ce géniteur inconnu. Dans la province de Québec, le David en question, 42 ans, fils d'un émigré polonais, est endetté jusqu'au cou et est poursuivi par des créanciers peu recommandables. David Wosniak travaille dans la boucherie familiale: il charge et décharge la viande (il oublie d'ailleurs souvent d'effectuer une tâche ou l'autre). A part ça, David est amoureux d'une charmante petite fliquette qui tombe enceinte de ses oeuvres. Monsieur Wosniak, qui aime faire le bien autour de lui, devient l'ange gardien de ces jeunes adultes (ils ont tous entre 18 et 20 ans) nés grâce aux dons de sperme que le jeune David a fait dans une clinique pendant deux ans presque 20 ans auparavant (cela lui a rapporté pas mal d'argent à l'époque). Je ne saurais trop vous conseiller ce film très sympathique, qui ne tombe jamais dans la niaiserie, et vous apprécierez les sous-titres qui émaillent le film... car la langue québécoise, ce n'est pas de la tarte, quand on n'est pas habitué. Film idéal à voir en ce début d'été.

Sinon, 4 ans et demi après mon billet sur la pub au cinéma, je trouve que la situation est bloquée à un pitoyable statu quo. Les pubs sont toujours les mêmes ou presque et elles sont toujours aussi laides. Je suis souvent excédée avant même que le film ne commence. Mention spéciale du mauvais goût à la pub Orangina.

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dimanche 1 juillet 2012

The Deep Blue Sea - Terence Davis / La part des anges - Kenneth Loach

Heureusement qu'il y a Rachel Weisz dans The Deep Blue Sea de Terence Davies car j'ai trouvé la musique assez insupportable (un peu solennelle à mon goût) surtout pendant les 5 premières minutes du film où le réalisateur filme une suite de plans sans paroles. Je me suis demandée si je ne m'étais pas trompée de film et si j'allais rester jusqu'au bout (c'est dire). L'histoire d'amour déchirante ne m'a pas émue une minute. C'est trop cérébral pour moi. Je n'ai rien ressenti devant le malheur de cette femme en proie à la passion et son amour vain. En revanche, j'aime bien quand Terence Davis fait chanter les gens dans les pubs. Là, il y a quelque chose qui se passe. Pour résumer l'histoire qui est l'adaptation d'une pièce de théâtre de Terence Ratigan: au début des années 50 à Londres, une femme mariée à un homme riche (qui refuse de divorcer) aime d'un amour fou un pilote de la Royal Air Force (qui a combattu pendant la seconde guerre mondiale) qui lui ne l'aime déjà plus. La seule raison d'aller voir ce film est donc pour moi Rachel Weisz qui interprète magnifiquement cette femme. Mais après tout, peut-être apprécierez-vous ce film autant que Ffred.

Pour rester dans le cinéma britannique, voici La part des anges de Kenneth Loach (le film était en compétition au festival de Cannes, cette année, où il a été récompensé du Prix du Jury). C'est un film certainement mineur dans la filmographie du réalisateur, mais on passe un bon moment en compagnie de quatre Ecossais, trois hommes et une jeune femme, chômeurs sans avenir, condamnés à plusieurs heures de travaux d'intérêt général (pour des délits plus ou moins graves). Entre Glasgow et Edimbourg, ils se retrouvent à visiter une distillerie de whisky, à faire des dégustations et à cotoyer des connaisseurs qui acceptent de payer une fortune pour un whisky parfait. Je vous laisse devenir ce qui va arriver. Moi qui n'y connais rien en cette matière, j'ai découvert que chaque whisky a un goût particulier, et comment on ouvre un fût en donnant des coups de masse autour du bouchon. Sinon, l'histoire se termine plutôt bien. Film sympathique. Voir le billet d'Alex.

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jeudi 28 juin 2012

L'assassin - Elio Petri / Adieu Berthe - Bruno Podalydès

J'espère que vous aurez profité de la fête du cinéma pour aller voir un film jamais sorti en salle en France qui bénéficie d'une version restaurée remastérisée, L'assassin d'Elio Petri (1961), le premier long-métrage du réalisateur (1929-1982). Personnellement, ce fut une découverte assez enthousiasmante. Marcello Mastroianni et Micheline Presle interprètent les deux rôles principaux. Ce film est d'abord une ambiance, une musique très "jazzy années 60". Un matin de bonne heure, à Rome, Alfredo Martelli revient chez lui, prend un bain, semble insouciant. Peu après, il est arrêté pour être interrogé par des membres de la police. On l'accuse d'avoir assassiné sa maîtresse, Adalgisa de Matteis (Micheline Presle) que l'on retrouve dans des scènes en flash-back. C'est un film au rythme alerte sans temps mort. La copie restaurée est superbe et met bien en valeur les comédiens. Marcello Mastroianni est à l'aise dans un rôle inattendu, et Micheline Presle, que j'ai peu vue au cinéma, est vraiment très bien (dans ce film, ce n'est pas elle qui parle, elle est doublée en italien). Le rire de Marcello quand le film se termine est assez réjouissant. Si vous en avez l'occasion, allez le voir.

Sinon, vous pouvez à mon avis vous dispenser d'aller voir Adieu Berthe (l'enterrement de mémé) de Bruno Podalydès, qui ne casse pas trois pattes à un canard (bien que j'aie lu et entendu de très bonnes critiques). C'est une "fantaisie mortuaire" qui m'a presque ennuyée. Valérie Lemercier n'est pas drôle, surtout dans sa scène au cimetière. Bruno Podalydès est égal à lui-même en interprétant un rôle, qui lui ressemble, d'homme indécis qui n'arrive pas à choisir entre deux femmes et deux maisons dans sa banlieue proprette. Son moyen de locomotion est une trottinette, et des textos ponctuent le film. J'ai retenu que Haroun Tazieff s'appelait en réalité Haroun Taziouff (cela ne vous fait pas rire? Moi non plus). Je passe.

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lundi 25 juin 2012

La petite Venise - Andrea Segre

Si le film est projeté dans votre région, essayez d'aller voir La petite Venise d'Andrea Segre (sorti depuis deux semaines) car, une fois de plus, un réalisateur (c'est son premier film) arrive à filmer Venise (et sa région) et la lagune de façon intimiste. L'image et l'éclairage sont éblouissants (avec des couchers ou levers de soleil magnifiques). Li, une jeune Chinoise arrivée depuis quelque temps de Chine, travaille avec acharnement d'abord dans la région de Venise dans un atelier de couture puis par la suite dans un bar au bord de la lagune. Car Li n'a qu'un rêve, que son fils de 8 ans, resté en Chine, la rejoigne le plus vite possible. Il vit chez son grand-père. Mais avant que son souhait ne se réalise, Li doit travailler encore et encore car elle doit beaucoup d'argent à ceux qui lui ont permis de venir en Europe. Dans le bar, avec son italien hésitant, elle arrive à se lier d'amitié avec Bepi, un vieux pêcheur d'origine yougoslave arrivé dans la région depuis 30 ans. L'histoire entre ces deux êtres empreinte de poésie est très touchante. Il n'y a pas de vrai ambiguïté dans leur relation qui n'est malheureusement pas vu toujours d'un bon oeil par l'entourage. Je suis sortie de la projection de ce film absolument enchantée. Je vous le conseille.

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vendredi 22 juin 2012

Le rêve du Celte - Mario Vargas Llosa

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Décidément, Dominique m'inspire beaucoup dans mes lectures. Je viens de terminer une "biographie romancée" très dense, Le Rêve du Celte (520 pages, Editions Gallimard), écrite par l'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa (prix Nobel de Littérature 2010). Le "Celte" de l'histoire est Roger Casement, né en Irlande, à Dublin, en 1864, mais élevé en Ulster et mort pendu en 1916. Roger Casement est l'auteur d'un rapport qui porte son nom dans lequel il a dénoncé les atrocités commises au début des années 1900 (sous le règne du roi Léopold II de Belgique) au Congo Belge, puis en Amazonie (au Pérou) dans le Putumayo, où il fut envoyé pendant un an en 1910 en tant que Consul britannique. Les victimes étaient les indigènes spoliés de leur terre, exploités, torturés, asservis (les descriptions des instruments de tortures - chicotte et cep - font froid dans le dos) qui travaillaient sur les plantations de caoutchouc. J'avoue que je ne connaissais pas cet homme courageux, avec quelques faiblesses, qui fut exécuté pour haute trahison. Orphelin de mère de bonne heure, il rêva très jeune de voyages et d'Afrique. Il y vécut pendant 20 ans durant lesquels il rencontra l'explorateur Stanley et l'écrivain Joseph Conrad. Il est resté pas mal de temps au Congo (grand comme 3,5 fois la France), "propriété" du roi Léopold II de Belgique pendant 25 ans. Plus tard, nationaliste irlandais (qui regretta de ne pas parler gaélique), il milita pour l'indépendance de l'Irlande. Le roman comporte trois parties: Congo, Amazonie, Irlande. Vargas Llosa arrive a retracer avec passion l'itinéraire de cet homme qui, après sa mort, sombra dans l'oubli pendant 50 ans. C'est un livre qui prend un peu de temps à lire, mais il en vaut la peine.

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mardi 19 juin 2012

La colline des potences - Delmer Daves

Mon ami a voulu revoir récemment (en DVD) La colline des potences (The Hanging tree) de Delmer Daves (1959) car il gardait un bon souvenir de la chanson du générique interprétée en anglais (ou en français selon que l'on regarde le film en VO ou en VF). Cette chanson est une sorte de synthèse de l'histoire qui nous est racontée. La colline des potences qui est, selon nous (mon ami et moi), un très bon western, réunit Gary Cooper, Maria Schell, Karl Malden, et George C. Scott dans un rôle de prédicateur plus intéressé par l'or que par Dieu. L'histoire se passe en 1873 pendant la ruée vers l'or dans le Montana (The golden Trail). Le docteur Joseph Frail (Gary Cooper), arrivé en même temps que des chercheurs d'or, ouvre un cabinet de consultations. C'est un homme tourmenté qui cache un secret. Une diligence qui transporte quelques passagers voulant s'installer dans la région est attaquée par des bandits. Tous les passagers sauf un sont tués. En l'occurrence, la survivante s'appelle Elizabeth Mahler, émigrée de Suisse qui voulait s'installer dans la région avec son père. Elle n'est retrouvé qu'au bout de quelques jours, devenue temporairement aveugle à cause des brûlures du soleil. Soignée par Frail, elle décide d'acheter un bout de terrain et se met aussi à chercher de l'or. Elle est aidée dans sa tâche par un jeune homme qui est l'homme à tout faire du docteur, et par Frenchy Plante (Karl Malden) qui a des vues sur elle. Le film est une réussite grâce à la très bonne interprétation des acteurs principaux avec un Gary Cooper impérial, Maria Schell émouvante et très à l'aise et Karl Malden qui joue "le méchant" de façon convaincante. Je vous recommande La colline des potences.

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