dimanche 19 décembre 2010

Blake Edwards (1922-2010)

Décidément l'année 2010 restera une année noire pour le cinéma. Blake Edwards, réalisateur de l'inoubliable Diamants sur canapé (1961), The Party (1968), la série des Panthères roses et autre Opérations Jupons (1959) [cf. mon billet du 07/03/2008], vient de s'éteindre le 15 décembre dernier. Dans les films plus récents, je vous conseille Victor, Victoria (1982), où il dirigeait sa femme, Julie Andrews, qui reçut un Oscar pour son interprétation. En regardant sa filmographie, je vois qu'il avait aussi réalisé deux films que j'avais vu en leur temps, Boire et Déboires (1987) avec Bruce Willis et Kim Basinger, et Dans la peau d'une blonde (1991) avec Ellen Barkin.
Malgré tout, s'il ne doit rester qu'un film dont se souvenir, c'est à mon avis (je cite souvent ce film dans des listes) Diamants sur canapé avec Audrey Hepburn, George Peppard, Mickey Rooney, le chat, la musique d'Henry Mancini (Moon River), New-York, les robes de Givenchy et la bijouterie Tiffany. Au revoir M. Edwards.

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lundi 13 septembre 2010

Dernière minute - Claude Chabrol est mort

La série noire continue, le cinéma français n'est pas à la fête. Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition survenue ce dimanche 12 septembre 2010 de Claude Chabrol, un des derniers réalisateurs français de la Nouvelle Vague (il ne reste pratiquement plus que Jean-Luc Godard). J'en connais une qui doit être bouleversée: Isabelle Huppert qui a interprété, grâce à Chabrol, ses meilleurs rôles (Violette Nozière (1978), Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), La cérémonie (1995) ou Merci pour le chocolat (2000) et c'est presque tout). Chabrol a réalisé de grands films comme Que la bête meure (1969) et Le boucher (1970) avec le génial Jean Yanne, La femme infidèle (1969) et Betty (1992) avec Stéphane Audran qui fut son épouse pendant plusieurs années. Les fantômes du Chapelier (1982) avait permis une rencontre intéressante entre Michel Serrault et Charles Aznavour. Il avait tourné pour la télévision, très récemment, une adaptation d'une nouvelle de Maupassant et deux épisodes de Fantomas en 1980 (avec Helmut Berger). J'aimais beaucoup ses peintures au vitriol, teintées d'humour caustique, d'une certaine bourgeoisie (surtout provinciale). Comme il était aussi le scénariste de ses films, il excellait dans l'écriture d'histoires à l'atmosphère trouble où il donnait la part belle aux acteurs. Par exemple, dans Poulet au vinaigre (1985) et Inspecteur Lavardin (1986), Jean Poiret s'en donne à coeur joie dans son rôle d'inspecteur cynique. Masques (1987) avec Philippe Noiret, Le cri du hibou (1987) avec Christophe Malavoy et La fille coupée en deux (2007) complètent la liste des films que j'ai vus (en salle ou à la télévision) et appréciés. En revanche, j'ai été moins convaincue par ses oeuvres de ces dix dernières années comme Bellamy (2009), La demoiselle d'honneur (2004), La fleur du mal (2003): les intrigues m'avaient peu passionnée voire ennuyée, je n'avais pas éprouvé la même jubilation à voir ces films. Toujours est-il que c'est un réalisateur de plus qui va nous manquer.

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mardi 31 août 2010

Alain Corneau 1943-2010

Décidément l'été 2010 aura été une période noire pour le monde du spectacle. Après Laurent Terzieff, Bernard Giraudeau et Bruno Crémer, c'est maintenant au tour d'Alain Corneau de tirer sa révérence. C'était un homme qui avait la passion du cinéma (et de la musique) et qui savait la faire partager. Personnellement, je trouve que son meilleur film reste (bien entendu) Série Noire d'après Jim Thompson en 1979 avec Patrick Dewaere, Marie Trintignant et Bernard Blier: très grand film noir. Sinon, les autres films qui à mon avis valent la peine sont Nocturne indien avec Jean-Hugues Anglade (1989, d'après Antonio Tabucchi), Stupeur et tremblement (2003) avec Sylvie Testud (très fidèle au roman d'Amélie Nothomb). Sans oublier non plus, dans une moindre mesure, Tous les matins du monde d'après Pascal Quignard (avec les Depardieu père et fils et Jean-Pierre Marielle) et la viole de gambe de Jorgi Savall. Je n'oublie pas Police Python 357, Le choix des armes, Fort Saganne et La menace. Il est dommage que sa carrière se soit terminée avec deux films, l'un vraiment décevant, Le deuxième souffle, sorti en 2007, et le très récent Crime d'amour, pour lequel je m'attendais à mieux [chroniqué le 07/10/2010].

PS: en hommage à Alain Corneau, le film Série Noire sera diffusé ce soir, mardi 31 août 2010, à 22H40, sur France 3.

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jeudi 29 mai 2008

Disparition de Sydney Pollack

J'ai appris avec tristesse le décès lundi 26 mai 2008 de Sydney Pollack (né le 1er juillet 1934) à l'âge de 73 ans. Grand monsieur du cinéma américain, tour à tour et en même temps réalisateur (presque 20 films), producteur et même acteur (chez Kubrick, Danièle Thompson, et tout récemment dans Michael Clayton [cf. mon billet du 28/10/2007]). Qui n'a pas été ému devant Out of Africa (1985) avec le couple Streep/Redford? Out of Africa a d'ailleurs reçu l'Oscar du meilleur film, et Pollack celui du meilleur réalisateur. S'il a dirigé quelques grands acteurs, son acteur fétiche reste Robert Redford dans sept films dont Propriété interdite (1966) (avec Natalie Wood), Jeremiah Johnson (1972), Les trois jours du condor (1975) (avec Faye Dunaway, Nos plus belles années  (The way we were) (1973) (avec Barbra Streisand), Le cavalier électrique (1979) (avec Jane Fonda) et Havana (1990) (avec Lena Olin). Je retiendrai bien évidemment Bobby Deerfield (1977) avec Al Pacino et Marthe Keller, On achève bien les chevaux (1969) (avec Jane Fonda) et bien sûr Tootsie (1982) (avec Dustin Hoffman), et enfin, plus récemment, La firme (1993) avec Tom Cruise. Tous ces films, je les ai vus sur grand ou petit écrans et je les ai aimés. Je me rappelle les queues devant les cinéma quand Out of Africa est sorti: impressionnant. En 1975 (j'avais 13 ans), c'était la première fois que je voyais un film à suspense comme Les trois jours du condor avec le beau Robert Redford, c'était haletant, du grand cinéma sans effets spéciaux particuliers. Les trois derniers films de Pollack, Sabrina (1995), L'ombre d'un soupçon (Random Hearts) (1999) (les deux avec Harrison Ford) et L'Interprète (The Interpreter) (2005) (avec Sean Penn et Nicole Kidman), ont été des échecs publics et critiques. La plupart des autres films cités sont devenus des classiques du cinéma. Sydney Pollack savait raconter des histoires, il a formé des couples qui faisaient rêver même si les idylles finissaient rarement bien. Il faisait du cinéma populaire avec un grand respect pour le public. Je sais que beaucoup de spectateurs ont pleuré à la fin de Nos plus belles années ou d'Out of Africa (sans compter l'augmentation des ventes des livres de Karen Blixen). Il savait mettre en valeur les acteurs (et quels acteurs!). Assez récemment, il s'était associé à Anthony Minghella (disparu aussi cette année) pour créer une maison de production qui a financé notamment deux films de George Clooney (Michael Clayton et Jeux de dupes [Leatherheads]). La disparition de Sydney Pollack est une grande perte pour le cinéma américain.

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mardi 18 décembre 2007

Existe-t-il une personne qui n'aime pas Stanley Kubrick ?

Comme je ne me décidais pas à rédiger une chronique pour un de ses films en particulier, j'ai hésité à parler de ce réalisateur, parce que je ne fais pas des "critiques" de films érudites. Je dis simplement dans mes billets ce qui me plaît ou ne me plaît pas. Je n'ai même pas encore vu toute l'oeuvre de Stanley Kubrick (1928-1999): il me reste Spartacus à découvrir, ainsi que ses deux premiers longs métrages, Fear and Desire (1953) et le Baiser du Tueur (1954). J'ai vu tous les autres mais il faudrait que j'en revois certains car je les ai visionnés il y a plus ou moins longtemps. C'est pourquoi je fais ce billet en posant la question du titre. En ce qui me concerne, ce cinéaste ne m'a jamais laissée indifférente. Il était producteur de ses films et il a aussi été monteur. Je l'ai découvert à l'âge adulte (je pense qu'on l'apprécie mieux), et je ne me rappelle pas avoir entendu dire de l'un ou l'autre de ses films qu'il n'était pas intéressant ou même qu'il était nul. C'est vrai qu'il a relativement peu tourné durant sa carrière, 13 films en 45 ans de carrière. Ce qui me plaît c'est son sens du cadrage, on voit qu'il a été photographe avant d'être réalisateur. Je retiens de ses mises en scènes les travellings arrière, dans Barry Lyndon (1975) ou les Sentiers de la Gloire (1957) par exemple, qui donnent de la profondeur de champ. Est-ce qu'on peut parler d'unité de son oeuvre? A chaque film, il passait à autre chose. Il a abordé tous les genres: le policier, le film en costume, le film d'anticipation, le film de guerre, le film d'angoisse, etc. En tout cas, chaque sortie de film de Kubrick était l'événement de l'année voire de la décennie. Le cinéma de Kubrick est beau, intelligent et jamais ennuyeux. Il a permis à des acteurs comme Peter Sellers, Malcolm Mc Dowell ou Ryan O'Neal de montrer leur talent. En ce qui me concerne, j'ai une petite préférence pour 2001 L'Odyssée de l'espace (1968) (même si je n'ai pas compris la fin), Barry Lyndon (d'une beauté à couper le souffle), Full Metal Jacket (1987) (pour la 1ère partie absolument magistrale), Shining (1980) (pour Jack Nicholson). Kubrick n'a jamais reçu l'Oscar du meilleur réalisateur.

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lundi 19 novembre 2007

Pierre Granier-Deferre est décédé

Pierre Granier-Deferre (1927-2007) vient de disparaître vendredi 16 novembre à l'âge de 80 ans après une carrière de réalisateur de cinéma et de télévision. Parmi les films qu'il a réalisés, j'ai beaucoup aimé La Horse (1970), Le Chat (1971), La Veuve Couderc (1971), Le Train (1973), Une Femme à sa fenêtre (1976), Une Etrange affaire (1981), L'Etoile du Nord (1982). De facture classique, la plupart des films de Pierre Granier-Deferre étaient de grande qualité grâce aux acteurs et aux scénarii, adaptés de romans de Simenon (Le Chat, La Veuve Couderc, le Train, l'Etoile du Nord) voire de Drieu La Rochelle (Une femme à sa fenêtre). J'ai fait découvrir Le Chat, il y a quelques mois, à mon ami (en DVD). Cette histoire d'amour et de haine, magistralement interprétée par Jean Gabin et Simone Signoret, pourrait être résumée en une phrase : Ni avec toi, ni sans toi. Les autres oeuvres citées ont aussi bénéficié d'un casting de premier ordre : Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret, Michel Piccoli. Dans les dernières années, il a tourné, pour la télévision, une quinzaine d'épisodes de Maigret (toujours d'après Simenon, dont il faisait l'adaptation) interprété par Bruno Cremer. J'en possède quelques-uns, dans la série des Maigret édités par One plus One Production en DVD zone 2. Un réalisateur discret mais de talent s'en est allé.

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samedi 13 octobre 2007

John Cassavetes

Acteur et réalisateur, John Cassavetes (1929-1989) est une personnalité à part dans le cinéma américain. Il a produit et réalisé ses films grâce à son métier d'acteur. Il a eu beaucoup de mal à les faire. Heureusement qu'il avait une bande de "potes" (dont sa femme, Gena Rowlands) qui tournaient souvent à titre gracieux dans ses films: Seymour Cassel, Ben Gazzara et Peter Falk parmi les plus connus ont joué dans beaucoup de long-métrages de Cassavetes. Je citerais Minnie et Moskowitz (1971 - qui vient de sortir en DVD), Meurtre d'un bookmaker chinois (1974), Gloria (1980), Une femme sous influence (1976). Dans Husbands (1970), Opening Night (1977) et Love Streams (1984), il était aussi acteur. John Cassavetes c'est aussi un des Douze Salopards (1967) de Robert Aldrich et le mari de Mia Farrow dans Rosemary's Baby (1968) de Roman Polanski, dans lequel il jouait un rôle très inquiétant et que je déconseille toujours aux femmes enceintes (ce film n'a rien perdu de son impact). Et puis, il a tourné dans onze épisodes d'une série télé, Johnny Staccato (1959). Les épisodes font moins de 30 minutes, ils sont en noir et blanc et ont une ambiance jazzy sensationnelle, et John Cassavetes en a réalisé cinq. John Cassavetes y était vraiment très bien en détective privé, pianiste de jazz. J'ai vu des épisodes, il y a plusieurs années, à la télévision française, diffusés après un magazine de cinéma (malheureusement disparu), "Cinéma, Cinéma" d'Anne Andreu et Michel Boujut. Cela serait bien qu'un jour Johnny Staccato soit édité en DVD zone 2.

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dimanche 7 octobre 2007

Quelques films de Clint Eastwood en tant que réalisateur

Grand western pour la critique, grand succès public en France et aux Etat-Unis, j'ai vu Impitoyable (évoqué dans mon billet du 20/07/2007) avec ma mère à sa sortie. Je n'ai pas du tout aimé. C'est violent. Les seuls personnages féminins sont des "putes", c'est paraît-il un film crépusculaire comme je l'ai lu et entendu.
Je préfère de beaucoup trois films dont Un monde parfait (1993) avec Kevin Costner et Minuit dans le jardin du bien et du mal (1997) avec Kevin Spacey et Jude Law. Ce dernier film comporte quelques longueurs mais il donne envie d'aller visiter la ville de Savannah. Je pense qu'il a très bien su recréer l'ambiance du Sud des Etats-Unis, un peu figé et décadent. Un monde parfait a permis à Kevin Costner, après Danse avec les loups (1991), de changer de registre. Il joue un évadé de prison qui kidnappe un petit garçon. Une sorte d'amitié naît entre les deux. Ce film dégage beaucoup de sensibilité. Sinon Bird (1988), avec Forest Whitaker retraçant la vie de Charlie Parker, pour ceux qui aiment le jazz ou même pour ceux qui ne l'aiment pas, est absolument magnifique. Je recommande donc vraiment ces trois films, essayez de les voir.

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jeudi 27 septembre 2007

Quentin Tarantino

Il y a deux films de Quentin Tarantino que j'apprécie, Reservoir Dogs et Jackie Brown. J'ai peu aimé Pulp Fiction, très long film de 2h40 qui m'a profondément ennuyé malgré sa Palme d'Or à Cannes en 1994 et j'ai tellement détesté Kill Bill 1 (2003) que je n'ai pas vu Kill Bill 2 (2004). Pour en revenir à Reservoir Dogs (1992), le scénario est malin et l'interprétation de premier ordre, Harvey Keitel et Tim Roth en tête. Mais cela manque singulièrement de personnage féminin. Jackie Brown (sorti en 1998) (1), en revanche, donne un très beau rôle à l'actrice Pam Grier et le scénario réserve bien des surprises. Un vrai plaisir. Rappelons aussi que Quentin Tarantino est l'un des réalisateurs d'un des trois segments de Sin City, celui avec Clive Owen et Benicio del Toro. Du délire pur. Quentin Tarantino est, pour moi, capable du meilleur comme du moins bon goût, mais il est brillant. A vous de voir.

(1) et non 2005 comme indiqué par erreur (merci à Jérémyah, cf. commentaire ci-dessous).

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dimanche 2 septembre 2007

Antonioni - l'un des derniers des grands réalisateurs italiens est décédé

Michelangelo Antonioni qui vient de s'éteindre à 94 ans, fin juillet 2007, a fait un cinéma plutôt ardu. Le thème central de ses films est l'incommunicabilité entre les êtres. Lui aussi, comme Ingmar Bergman (voir mon billet du 23 août), aimait les femmes et son actrice qui a été sa compagne, Monica Vitti, a joué dans l'Avventura, l'Eclipse et Désert Rouge. J'ose avouer que je suis plutôt hermétique à l'oeuvre d'Antonioni à part Blow-Up (1966) qui a été certainement son plus grand succès public. Désert Rouge (1964), son premier film en couleur, réunit Monica Vitti et Richard Harris. Victime d'un accident vasculaire cérébral en 1984, qui le laissera très diminué physiquement et aphasique, il ne tournera plus que deux films dont un qui fait partie du triptyque Eros en 2004. Grâce à Wim Wenders qui l'assistait, il avait pu arriver à tourner Par delà les nuages sorti en 1995, que je n'ai pas vu.

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