mardi 20 novembre 2007

De l'autre côté - Fatih Akin

Après Head on (2005)(cf. mon billet du 15/01/07), Fatih Akin nous offre un très beau film, De l'autre côté, où s'entrecroisent des êtres qui auraient pu ne jamais se rencontrer. Le dernier plan du film est magnifique: en Turquie, sur les bords de la Mer Noire, un fils, assis sur le sable, attend son père qui doit revenir de la pêche. Le film est divisé en trois parties grâce à des intertitres par lesquels on sait que la mort est au rendez-vous. La première partie se déroule en Allemagne, à Brème. Un vieil homme d'origine turque va voir les prostituées; il décide l'une d'entre elles, turque elle aussi, à se mettre en ménage avec lui. Il est déjà père d'un fils, professeur de littérature allemande. Une mort plus ou moins accidentelle change le destin de ces personnages. Dans la deuxième partie qui se passe en Turquie, à Istanbul, une jeune femme, membre d'un groupe révolutionnaire, est obligée de s'enfuir. Elle part rejoindre sa mère dont elle n'a aucune nouvelle en Allemagne, à Hambourg. Sur place, elle fait la connaissance d'une jeune Allemande avec qui elle se lie d'amitié et même plus. Des circonstances malheureuses mettent un terme à cette relation. Dans la troisième et dernière partie, on retrouve, à Istanbul, ceux qui restent et se soutiennent. Le scénario de Fatih Akin est bien écrit avec des personnages bien campés. Quel plaisir de revoir Hannah Schygulla, une des égéries de Fassbinder et de Ferreri. Ce réalisateur germano-turc est vraiment un talent à suivre. J'attends avec impatience son prochain long-métrage.

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lundi 5 novembre 2007

Le rêve de Cassandre - Woody Allen

Malgré des critiques tièdes, je conseille ce film comme à voir. Le dernier Woody Allen, le Rêve de Cassandre, est une tragédie, on ne rit pas une seule fois. Cela se passe à Londres et sur la Côte anglaise. Il met en scène deux frères, Ian (Colin Farrell) et Terry (Ewan Mc Gregor) Blaine. Quand le film commence, ils achètent à deux un bateau nommé "Le rêve de Cassandre". Sinon, Ian travaille dans un garage, Terry aide son père propriétaire d'un restaurant. Ils ont des rêves de fortune. Ian joue aux courses de lévriers et au poker, il gagne parfois mais perd plus souvent des sommes conséquentes. Terry, lui, voudrait investir dans des hôtels en Californie. Leur oncle Howard, homme d'affaires fortuné de passage en Angleterre, accepte de les aider financièrement à condition qu'ils lui rendent "un service", faire disparaître un collaborateur qui risque de le compromettre et de l'envoyer pour quelques années en prison. Je ne dévoilerai pas la suite qui aboutit à la tragédie prévisible. Colin Farrell, fumeur, buveur et plein de remords fait une excellente composition. Ewan Mc Gregor, dans un rôle plus lisse, un peu frimeur auprès des filles et sans beaucoup de scrupules, est très crédible et me fait beaucoup penser au personnage qu'il a joué dans Young Adam de David McKenzie (2003). Après plus de 35 ans de carrière, Woody change chaque fois de registre et c'est tant mieux.

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vendredi 2 novembre 2007

Seraphim falls - David Von Ancken

Film diffusé actuellement sur Canal+, Seraphim falls de David Von Ancken (2005) est inédit en salle et on se demande pourquoi. Les acteurs principaux sont Pierce Brosnan et Liam Neeson. Cela se déroule après la guerre de Sécession. L'un poursuit l'autre pour venger sa famille. Les paysages enneigés de forêts puis, à mesure que le film se passe, des paysages arides, désertiques, sont très beaux. Le scénario, sans être révolutionnaire, est bien écrit. Un Sudiste, Carver (Liam Neeson), fou de douleur d'avoir perdu sa femme et ses deux enfants dans un incendie volontaire, est accompagné de 4 hommes de main pour poursuivre un Nordiste, Gideon (Pierce Brosnan), responsable de ces morts. Gideon a aussi perdu sa famille et est possédé d'une rage de vivre peu commune. Il élimine les 4 hommes de main les uns après les autres en se servant d'armes blanches pour finir par se retrouver face à face avec Carver. Le réalisateur, que je ne connaît pas, a tourné des épisodes de séries télé comme C.S.I (Les experts) et Cold Case, ce qui est un gage d'une certaine qualité : mise en scène nerveuse et pas de plan inutile. Je ne comprends pas que certains films comme celui-ci n'aient pas les honneurs du grand écran en France, il a été projeté dans de nombreux pays. Les comédiens sont connus, ce film en vaut largement un autre. Ce sont les mystères de la distribution que j'ignore. Dommage.

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jeudi 1 novembre 2007

"Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère..." - René Allio

Ce film est ressorti à Paris dans une seule salle le 24 octobre 2007. Je croyais avoir vu "Moi, Pierre Riviere, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère" de René Allio (1976) dans mes jeunes années. Si c'est le cas, je ne m'en souvenais plus du tout. Je la croyais en noir et blanc, et bien cette oeuvre est en couleurs (très belles). Le premier plan montre l'étendue du carnage, on pourrait croire à une oeuvre de peintre. Le premier témoignage entendu est celui de la grand-mère déclarant que c'est son petit-fils qui a tué sa famille avec une serpe. Tout est tiré d'un fait divers réel, nous sommes le 3 juillet 1835 en Normandie dans la région de Vire et on s'y croirait. Pratiquement tous les personnages principaux sont des non-professionnels avec un accent normand donnant un air d'authenticité à cette oeuvre de fiction, et il n'y a aucune musique. Une voix off est présente pendant tout le film. Pierre Rivière sera arrêté un mois après son forfait. La première raison qu'il donne à son acte est que Dieu le lui a demandé comme à Moïse. Puis il avoue que détestant sa mère, il l'a tuée parce que depuis le début du mariage, elle n'a pas arrêté d'être méchante avec son mari. Pierre Rivière déteste les femmes. Il a tué sa soeur d'une quinzaine d'année parce qu'elle soutenait sa mère contre le père et il a tué son petit frère parce qu'il aimait sa soeur et sa mère. Il raconte puis écrit toute sa vie de façon clinique. Une étude du cas de Pierre Rivière a été faite par le philosophe Michel Foucault, récemment republiée dans l'édition Folio Histoire, et le DVD du film va paraître le 6 novembre prochain. C'est un film absolument remarquable à voir. Enfin, pour l'anecdote, Claude Hébert, qui jouait le rôle de Pierre Rivière, est devenu prêtre dans la région sud-ouest d'Haïti.

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lundi 10 septembre 2007

Dessins animés - Tex Avery

Je viens de voir, avec mon ami, un coffret de 4 DVD paru il y a 5 ans qui contient un grand nombre de dessins animés de Tex Avery, soit à peu près 70 courts métrages d'environ 5 minutes chacun. Les films sont absolument tous géniaux, drôles, cruels, "politiquement incorrects" comme on dit maintenant. En dehors de Bugs Bunny dont Tex Avery est l'un des créateurs (1), les héros récurrents sont évidemment Droopy ("You know what, I'm happy"), petit chien blanc aux longues oreilles avec un air battu, Spike, gros chien pas très intelligent, le loup qui, dès qu'il voit une jolie fille, devient un être lubrique avec la langue pendante et les yeux qui sortent des orbites. La grand-mère du Petit Chaperon Rouge n'est pas en reste dès qu'elle voit le loup. D'autres personnages sont un écureuil, un petit cochon Porky, les deux ours, Georges et Junior (allusion à George et Lenny dans Des souris et des hommes de Steinbeck?). Il arrive même que des objets comme des voitures ou des avions s'animent et ressemblent à des êtres vivants. Dans les dessins animés, la musique, les accents de voix, les gags visuels provoquent une hilarité qui fait du bien. Si vous avez la chance de voir du Tex Avery, ne boudez pas votre plaisir. Cela n'a pas pris une ride.

(1) Suite à la question de Nio ci-dessous, voir l'article sur Bugs Bunny se trouvant en ligne sur Wikipedia au 12/09/2007 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bugs_Bunny) qui dit: "Bugs Bunny est un personnage de dessin animé états-unien créé par plusieurs dessinateurs dont Ben Hardaway. Il apparut pour la première fois à l'écran dans "Porky's Hare Hunt" (1938) de Ben Hardaway et Cal Dalton. Il devint le personnage que nous connaissons aujourd'hui sous la plume de Tex Avery dans "Wild Hare" (1940), produit par Chuck Jones."

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dimanche 2 septembre 2007

Antonioni - l'un des derniers des grands réalisateurs italiens est décédé

Michelangelo Antonioni qui vient de s'éteindre à 94 ans, fin juillet 2007, a fait un cinéma plutôt ardu. Le thème central de ses films est l'incommunicabilité entre les êtres. Lui aussi, comme Ingmar Bergman (voir mon billet du 23 août), aimait les femmes et son actrice qui a été sa compagne, Monica Vitti, a joué dans l'Avventura, l'Eclipse et Désert Rouge. J'ose avouer que je suis plutôt hermétique à l'oeuvre d'Antonioni à part Blow-Up (1966) qui a été certainement son plus grand succès public. Désert Rouge (1964), son premier film en couleur, réunit Monica Vitti et Richard Harris. Victime d'un accident vasculaire cérébral en 1984, qui le laissera très diminué physiquement et aphasique, il ne tournera plus que deux films dont un qui fait partie du triptyque Eros en 2004. Grâce à Wim Wenders qui l'assistait, il avait pu arriver à tourner Par delà les nuages sorti en 1995, que je n'ai pas vu.

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mardi 28 août 2007

Motel - Nimrod Antal

Honnête film de genre vu dans le cadre de l'opération "3 jours, 3 euros" du 19 au 21 août, Motel (Vacancy) de Nimrod Antal est le type même du film à regarder en DVD, le soir, entre copains avec du coca et du pop-corn. C'est sans prétention, le scénario tient la route. On pense à Psychose pour le motel, peut-être à des films de Carpenter pour les masques. Un jeune couple en détresse a le malheur de tomber en panne de voiture sur une route américaine peu fréquentée, de trouver un motel cradingue tenu par un gérant taciturne. Des cris de détresse s'entendent de son bureau. Epuisé, le couple, Amy (Kate Beckinsale, craquante) et David Fox (Luke Wilson) louent une chambre (suite) qui se trouve être le lieu de supplice de malheureux avant eux. Chut, je n'en dirais pas plus. La fin est un tout petit peu trop "Happy end", mais à voir.

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mardi 3 juillet 2007

Travels in the Scriptorium (Dans le Scriptorium) - Paul Auster

Angliciste pas trop distinguée, je viens de lire le dernier roman en date de Paul Auster, Travels in the Scriptorium (Dans le scriptorium), aux éditions de poche Faber and Faber. Je n'avais pas lu de roman de Paul Auster depuis Tombouctou (1999). Dans "Travels", un vieil homme appelé Mr. Blank (M. Blanc) par le narrateur, se trouve dans une chambre. Mr Blank semble être prisonnier à moins qu'il ne soit dans un hôpital. Il se demande, pendant tout le récit, si la porte de la chambre est fermée à clef de l'extérieur et qu'est-ce qu'il y a derrière l'unique fenêtre obturée de la chambre. Sur chaque objet dans la chambre, même sur les murs, des étiquettes indiquent ce que c'est : mur, lampe, table, etc. Il ne se souvient de rien, même pas de son nom, mais des questions le hantent, "Qui est-il ?" "Qu'est-ce qu'il fait là ? Quand est-il arrivé et combien de temps va-t-il rester ? Des visiteurs viennent le voir dont Anna (Blume), peut-être une infirmière, qu'il semble avoir aimée dans un passé lointain. Près de son lit, sont empilés quelques photos en noir et blanc et un manuscrit inachevé. Le narrateur du manuscrit est lui-même prisonnier dans une cellule. M. Blank imagine la fin de l'histoire racontée. Les autres visiteurs qui viennent voir Mr Blank portent, pour la plupart, des noms de personnages des romans précédents de Paul Auster. Ils rendent Mr Blank responsable de ce qu'il leur ait arrivé dans le passé lors de missions périlleuses. On se rend compte que, le roman achevé, il n'y a pas de fin.

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vendredi 15 juin 2007

Vent mauvais - Stéphane Allagnon

Attirée par des bonnes critiques, je suis allée voir Vent mauvais, "petit" film français. Ne vous laissez pas dissuader d'y aller par l'affiche pas très porteuse. On passe un moment agréable pendant 1h30. Je ne connaissais pas le réalisateur, Stéphane Allagnon. Le scénario n'est pas mal écrit, même si à mon avis il y a quelques invraisemblances, comme la vétusté du système informatique par exemple qui joue un rôle moteur dans l'histoire. L'originalité réside en ce que cela se passe pendant une période de tempête, dans une région de Normandie en bord de mer, pas loin des îles anglo-normandes (paradis fiscal). Cela donne une atmosphère particulière de "no man's land" avec de beaux paysages de landes. Un jeune informaticien intérimaire (Jonathan Zaccaï), personnage un peu ahuri, doit réparer un système informatique dans un magasin de grande surface. Il découvre que la panne informatique est provoquée par un programme logiciel implanté dans le système permettant de falsifier les entrées de caisse. Le Directeur du magasin (Bernard Le Coq, veule à souhait), voulant augmenter sa retraite, est l'un des deux responsables de ces malversations. Son complice, créateur du logiciel, n'apparaît qu'en flash-back. Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue dans laquelle s'entrecroisent d'autres personnages : une employée de l'hôtel (Aure Atika) où loge l'intérimaire qui en tombe amoureux, un pompier gardien nuit, un ex-employé du magasin, amoureux éconduit, à la mine patibulaire, un complice petit malfrat et très important, une femme trompée (Florence Thomassin). C'est un film qui prend son temps avec de l'humour même si ce n'est pas parfait. Tous les méchants ne sont pas punis mais c'est cela qui est bien. Je pense que c'est le premier film du réalisateur et il est prometteur.

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mercredi 13 juin 2007

Audiard par Audiard - Répliques savoureuses

J'ai la chance d'être en possession d'un livre malheureusement épuisé, Audiard par Audiard aux Editions René Château (1995), qui rassemble quelques répliques d'anthologie de films dialogués ou réalisés par Michel Audiard. Ce matin, sur une radio nationale, un journaliste qui choisit de parler d'un blog tous les matins, en a évoqué un qui donnait son "top ten" des répliques de Michel Audiard. Cela m'a donné l'idée de faire un peu la même chose mais sans "top ten". Je veux plutôt en retranscrire quelques-unes, il y en a 15, qui me font particulièrement rire toute seule. Les voici. C'est un choix totalement subjectif et la liste est ouverte.

Bernard Blier - Archimède le Clochard
"- N'oublie pas ce qu'a dit le médecin: cinq gouttes. La posologie ça s'appelle. Et de la posologie au veuvage, c'est une question de gouttes."

Jean-Paul Belmondo - 100 000 dollars au soleil
"- Quand les types de cent trente kilos disent certaines choses, les types de soixante kilos les écoutent."

Michel Serrault - Garde à vue
"- Les médiocres se résignent à la réussite des êtres d'exception. Ils applaudissent les surdoués et les champions. Mais la réussite d'un des leurs, ça les exaspère."

Lino Ventura - Mireille Darc - Ne nous nous fâchons pas
"- Vous savez on a toujours tendance à prendre les bruns trapus pour des gangsters mais c'est un préjugé idiot.
- J'en connais un autre qui consiste à prendre les grandes blondes pour des imbéciles."

Jean Gabin - Le Gentleman d'Epsom
"- Dans la vie il y a deux expédients à n'utiliser qu'en dernière instance: le cyanure ou la loyauté."

Bernard Blier - Les yeux de l'Amour
"- Vieille fille! Et allez donc pourquoi pas! Faut dire tu fais tout ce qu'il faut pour t'en donner le genre... ta robe, ta coiffure... tu frisottes dans le gris, toi. Tu faufiles dans le triste."

Jean Gabin - Le Sang à la Tête
"- Pendant douze ans on a fait chambre commune mais on a fait rêve à part."

Jean-Claude Brialy - Carambolages
"- Assassiner un étranger a toujours un petit côté ennuyeux. Tandis que l'étripage en famille, c'est régulier, c'est traditionnel, c'est bourgeois. Et puis, ça a tout de même plus d'allure. Tuer un étranger, on pense à France Soir. Un parent, on pense à Sophocle."

Jean Gabin - Mélodie en sous-sol
"- Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus."

Maurice Biraud - Un Taxi pour Tobrouk
"- Un intellectuel assis va moins loin qu'un con qui marche."

Jean Gabin - Le Pacha
"- Quand on parle pognon à partir d'un certain chiffre tout le monde écoute."

Jacques Villeret - Jean-Paul Belmondo - Les Morfalous
"- Qu'est-ce qu'on peut bien faire avec six milliards?
- Rien! C'est ça l'agrément. Ca permet de plus rien foutre."

Bernard Blier - Dominique Zardi - Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages
"- Attention! J'ai le glaive vengeur et le bras séculier! L'aigle va fondre sur la vieille buse!...
- Un peu chouette comme métaphore, non?
- C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
- Fais pas chier!...
- Ca, c'est une métaphore."

Philippe Noiret - Pile ou Face
"- La justice, c'est comme la Sainte-Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe."

Jean Gabin - Le Président
"- On est gouverné par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis."

A SUIVRE... [suivant = billet du 11/11/2008]

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