dimanche 17 août 2014

La dune - Yossi Aviram

S'il passe par chez vous, essayez d'aller voir le film La dune (du réalisateur israélien Yossi Aviram) qui est sorti le 13 août 2014. Hanoch (Lior Ashkenazi), la quarantaine, vit en Israël avec sa compagne, mais il la quitte pour une obscure raison et part en France. Au même moment, Reuven Vardi (Niels Arestrup, excellent et tout en retenue), un vieux policier qui exerce dans une brigade de recherche de personnes disparues, termine une enquête dont la conclusion est tragique. Ce faisant, il demande à ses supérieurs de partir un peu plus tôt à la retraite. Il pourra enfin vivre une vie tranquille auprès de son compagnon Paolo (Guy Marchand). C'est à ce moment-là qu'un homme mutique dont on ne sait rien est retrouvé évanoui près d'une dune en Gironde. C'est Hanoch, qui semble attendre quelque chose ou quelqu'un. Reuven décide de chercher à savoir qui est cet homme brillant aux échecs (comme lui). C'est un film d'une grande subtilité et très pudique. Il faut noter la présence d'Emma de Caunes qui dans un petit rôle donne une touche féminine bienvenue. Le film est dédié à Reuven et Paolo (architectes tous les deux) qui se sont rencontrés dans les années 50 et ne se sont plus quittés.

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mardi 11 mars 2014

The Grand Budapest Hotel - Wes Anderson / Bethleem - Yuval Adler / Un week-end à Paris - Roger Michell

Voici trois films que j'ai vus tout récemment. Je conseille éventuellement le premier; quant aux deux autres, je vous laisse juge.

The Grand Budapest Hotel est le deuxième film de Wes Anderson que je vois et j'avoue n'avoir pas éprouvé le même coup de coeur que pour Moonrise Kingdom. L'histoire se passe dans les années 30 dans un pays imaginaire de la "MittelEuropa". Mustapha Zero nous raconte ce que fut sa jeunesse comme groom dans un Grand hôtel situé dans des montagnes enneigées. Il exerce sous l'oeil bienveillant de M. Gustave H. Ce dernier hérite d'un tableau de valeur suite au décès d'une vieille cliente qui s'était pris d'affection pour lui. La famille de la défunte n'est pas de cet avis. La plus grande partie de l'histoire consiste en une suite de courses-poursuites, d'évasions et d'échanges de coups de poing et de coups de feu (des doigts sont coupés). Les pâtisseries crémeuses font aussi leur apparition. J'ai lu et entendu que l'on pouvait comparer ce film aux aventures de Tintin. Pour ma part, je trouve qu'on est loin de l'univers d'Hergé. Les acteurs ont l'air de beaucoup s'amuser (Ralph Fiennes en tête est excellent). Juste avant le générique de fin, il est dit que Wes Anderson rend hommage à l'oeuvre de Stefan Zweig. Je m'interroge... Lire le billet positif de Leunamme, celui de très mauvaise foi mais amusant de Mymp et celui mitigé d'Alex-6.

Pour Bethléem, j'ai eu dès le départ du mal à me repérer parmi tous les personnages. L'action part dans tous les sens. On comprend assez vite que les palestiniens n'ont pas le beau rôle en observant leur lutte fratricide entre clans ou tribus. La fin qui est très violente m'a laissé perplexe. Razi, un officier des services secrets israéliens, se sert de Sanfur, un jeune informateur palestinien, pour traquer un chef terroriste palestinien responsable d'un attentat. On sent assez vite que tout va très mal se terminer. C'est le genre de film dont on sort déprimé. Lire le billet positif de Chris.

Concernant Un week-end à Paris (Le Week-end [en VO]) de Roger Michell, je me suis ennuyée en compagnie de Meg et Nick, ce couple sexagénaire, (mariés depuis 30 ans, ils essaient avec ce voyage à Paris de retrouver une certaine flamme dans leur relation). Leurs atermoiements m'ont vraiment enquiquinée. C'est surtout Meg que j'ai trouvé crispante. Elle n'arrête pas d'asticoter son mari. L'hôtel dans lequel ils avaient passé leur nuit de noce ne lui convient plus (la chambre est trop beige). Après s'être installés dans une très belle suite au Plaza Athénée, avenue Montaigne, avec vue imprenable sur la Tour Eiffel, ils ne font pas grand-chose dans la ville lumière, à part aller dans un ou deux restaurants d'où ils s'esquivent sans payer (ils ont très peu d'argent). Les temps sont vraiment durs pour ce couple. Et ce n'est pas leur rencontre avec Morgan (l'inénarrable Jeff Goldblum) qui va arranger les choses. Dès les premières images, je n'ai vraiment pas accroché. Peut-être est-ce la faute des deux acteurs principaux pas très bien assortis (Jim Broadbent et Lindsay Duncan). Le couple qu'ils interprètent n'est ni sympathique, ni drôle, ni touchant. Je regrette d'autant plus d'avoir été déçue par ce film car il a été écrit et réalisé par les mêmes que The Mother (2003), c'est-à-dire l'écrivain Hanif Kureishi pour le scénario et Roger Michell à la réalisation. The Mother, voilà un film qui m'avait beaucoup plu, lui.

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samedi 1 mars 2014

Films vus et non commentés depuis le 1er janvier 2014

Ayant déjà vu 22 films depuis le début de l'année, je ne les ai pas encore tous chroniqués; avec ce billet, je vais essayer de réparer quelques oublis.

Pompéi de Paul W. S. Anderson est un film agréable à voir même si la fin de l'histoire (que tout le monde connaît) est tragique. On prend le temps de s'attacher aux personnages, dont deux gladiateurs et une jeune femme de Pompéi. Pour ceux qui l'ignorerait encore, Pompéi, Herculanum et au moins deux autres petites villes furent détruites en 79 après J.-C. suite à l'éruption du Vésuve situé dans la province de Campanie, proche de Naples. Les effets spéciaux sont assez spectaculaires, un bon film de genre.

The Ryan initiative de Kenneth Branagh n'est pas à mon avis un film indispensable car il a le gros défaut d'avoir comme acteur principal Chris Pine (inconnu au bataillon et aussi charismatique que mon genou). Le scénario n'est pas tiré d'un des romans de Tom Clancy, mais les scénaristes se sont basés sur le personnage de Jack Ryan. L'histoire se passe à Moscou. Le méchant est interprété par Kenneth Branagh lui-même. Je ne sais pas ce qui lui a pris de tourner ce film.

Mea culpa de Fred Cavayé. C'est le troisième long-métrage du réalisateur que je vois (après Pour elle et A bout portant). Le réalisateur a le sens du rythme (un peu trop d'ailleurs). Un flic, Franck (Gilles Lellouche), et un ex-flic, Simon (Vincent Lindon), n'arrêtent pas de courir et de tirer tous azimuts contre des méchants qui en veulent au petit garçon de Simon. L'enfant a assisté à une scène violente (un homme a été tué). L'histoire se passe entre Toulon et Marseille. Il faut noter les dernières séquences qui se passe dans un TGV. Le pauvre train subit les derniers outrages, il est durement touché. Film pas non plus indispensable.

Mr Peabody et Sherman de Rob Minkoff avec, comme voix française pour Mr Peabody, Guillaume Gallienne. Mr Peabody est un chien intelligent, diplômé et inventeur de génie. Et il a adopté Sherman, un petit garçon qui n'en fait qu'à sa tête et n'est pas très obéissant (les choses vont s'arranger par la suite). Grâce à une machine à remonter le temps que Mr Peabody a fabriqué, ils vont voyager dans le temps, se retrouver au début en 1789, au début de la Révolution Française, puis sous la Terreur, puis pendant le siège de Troie, puis sous le règne de Toutankhamon et enfin au temps de la Renaissance à Florence chez Léonard de Vinci. Je vous passe toutes les péripéties qui les ont entraînés dans ces aventures. C'est distrayant pour les enfants (un petit garçon dans la salle faisait des remarques amusantes). Mais les Américains ont une vision simpliste de la révolution avec une Marie-Antoinette grassouillette qui aime la brioche, ou Robespierre, un vrai "Rouge". Et je pense qu'Homère doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que sont devenus Achille, Menelas et les autres. Nous faisons aussi la connaissance de la vraie Mona Lisa et de son célèbre sourire. Tout cela est bien gentillet. A vous de voir si ce film vous tente.

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samedi 8 février 2014

La voleuse de livres - Brian Percival / Viva la libertà - Roberto Andò

Les deux points communs entre La voleuse de livres et Viva la libertà sont que ces films sont sortis le même jour, le 5 février 2014, et que je les ai vus tous les deux en avant-première, le premier mi-décembre 2013 et le second courant janvier 2014.

Je commencerai donc par La voleuse de livres du réalisateur Brian Percival (ce dernier a réalisé plusieurs épisodes de Downtown Abbey). Le film est adapté du roman du même nom écrit par Markus Zusak (que je n'ai pas lu). Au début de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, Liesel, une jeune fille (dont les parents communistes ont été persécutés) qui ne sait ni lire ni écrire, est adoptée par un couple, les Hubermann (Geoffrey Rush et Emily Watson). Avec l'aide de M. Hubermann, Liesel va apprendre à lire et à écrire, et les livres et la lecture vont devenir sa passion. Elle se met à voler quelques ouvrages chez le bourgmestre de la petite ville où elle habite. Entre Rudy, son meilleur ami et Max, un jeune Juif caché dans la cave des Hubermann à qui elle fait la lecture, Liesel va grandir et vivre des épreuves que je vous laisse découvrir. Le film est long: 2H10. Il se laisse voir car l'histoire est prenante et les comédiens bien choisis. Mais j'ai trouvé l'ensemble un peu trop propret. C'est un film sage. Il faut noter que la mort est le narrateur de cette histoire. Il paraît que le roman est très bien.

Maintenant, je passe à Viva la libertà de Roberto Andò où j'ai eu le plaisir de retrouver un de mes acteurs préférés, Toni Servillo, qui interprète deux personnages, celui d'Enrico, un homme politique italien, leader d'un parti d'opposition, et Giovanni son frère jumeau. Un jour, Enrico fait une dépression et "disparaît" du jour au lendemain. Peut-être est-ce à cause des mauvais sondages concernant son parti. Enrico s'est réfugié en France auprès d'une de ses anciennes conquêtes (Valeria Bruni-Tedeschi). Qu'à cela ne tienne, Bottini, le collaborateur de l'homme politique, a l'idée de remplacer Enrico par Giovanni, son frère jumeau, professeur de philosophie qui effectue un séjour dans un hôpital psychiatrique. Et là, on assiste à un retournement de situation car Giovanni se sort très bien de cette situation périlleuse et il remplace avantageusement son frère. Toni Servillo joue à merveille les deux frères. Rien que pour eux, pardon, pour lui, allez voir le film.

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vendredi 24 janvier 2014

Lulu, femme nue - Solveig Anspach

Hier, mercredi 22 janvier 2014, est sorti un film très sympathique que je vous conseille: Lulu, femme nue de Solveig Anspach. Ce joli conte adapté d'une BD d'Etienne Davodeau (parue chez Futuropolis en 2008) narre les aventures de Lulu, surnom de Lucie (Karine Viard, épatante), qui rate lamentablement un entretien d'embauche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, cité balnéaire de Vendée. Ayant loupé son train qui la ramenerait auprès de son mari garagiste et de ses trois enfants, Lucie, assez naturellement, prend la décision d'attendre quelques jours avant de retourner chez elle. Elle se sent tout à coup libre et n'éprouve aucune culpabilité. Bien au contraire, elle se laisse aller dans les bras de Charles, un gardien de camping rencontré sur la plage. Charles (Bouli Lanners, très bien), fraîchement sorti de prison, est couvé par ses deux frères. Puis Lulu croise le chemin de Marthe (Claude Gensac, excellente), vieille dame qui s'ennuie et qui éprouve des remords (je vous laisse découvrir lesquels). Sans vous dévoiler la fin, je peux vous dire qu'elle est plutôt optimiste et touchante. Un joli film qui fait du bien. Lire le billet d'Alex-6 qui en dit beaucoup de bien ainsi qu'Alain.

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mercredi 2 octobre 2013

Le linguiste était presque parfait - David Carkeet / D'acier - Silvia Avallone

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Sous ce titre, Le Linguiste était presque parfait de David Carkeet (romancier américain né en 1946), se cache un roman plein d'humour qui se passe aux Etats-Unis dans un institut où des linguistes (dont un dénommé Jeremy Cook - le personnage principal de l'histoire) étudient le langage de bambins âgés de 9 mois à 4 ans. Deux meurtres sont commis au sein de cet institut: un journaliste, et un des linguistes (Arthur Stiph), qui avait rendez-vous avec un "contre-ami" la nuit où il a été tué. C'est grâce à un "mboui" (une locution énigmatique dite par un petit garçon de 16 mois) que le meurtrier sera démasqué après que tout le monde ait soupçonné tout le monde. Pour ceux qui connaissent la langue anglaise, les patronymes de certains personnages sont signifiants: Stiph (Stiff - raide), Wach (Watch - montre), Jeremy Cook (cuisinier) qui est le principal suspect du lieutenant de police Leaf (feuille), etc. J'ai trouvé très plaisant ce roman qui date de 1980 (Editions Monsieur Toussaint Louverture, 286 pages). On retrouve Jeremy Cook dans deux autres romans pas encore traduits en français.

 

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Avec D'acier de Silvia Avallone (Editions J'ai lu, 400 pages), on fait la connaissance de deux adolescentes de presque 14 ans (quand l'histoire commence), Anna et Francesca, qui vivent avec leurs familles à Piombino, triste ville industrielle de Toscane, face à l'île d'Elbe. L'histoire sur passe entre l'été 2001 et l'été 2002. Francesca et Anna sont amies d'enfance et vivent dans le même immeuble. Inséparables, elles sont jolies comme tout et commencent à attirer les regards concupiscents de la gent masculine alentour. Le père d'Anna est un trafiquant "à la petite semaine", quant au père de Francesca il bat sa femme et sa fille. Pendant ces douze mois, elles vont connaître plusieurs épreuves et entrer de plain-pied dans le monde des adultes. Ce n'est pas de la grande littérature, mais ça se lit agréablement.

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dimanche 29 septembre 2013

Blue Jasmine - Woody Allen

Attention: je considère que c'est un très grand film. Il est sorti mercredi 25 septembre 2013, courez voir Blue Jasmine, le dernier Woody Allen. Woody, après ses incursions plus ou moins réussies en Europe (Paris, Londres et Rome), revient aux Etats-Unis, plus précisément à New-York et San Francisco. Jasmine arrive à San Francisco en provenance de New-York avec, comme seuls biens, quelques bagages de marque (LV) et une veste Chanel. Jasmine ne va pas bien, elle n'arrête pas de parler toute seule. A peine sortie d'une grave dépression, elle se réfugie donc à San Francisco, chez sa soeur Ginger qui vit seule avec ses deux fils. Jasmine est veuve depuis peu, son mari, qui était un escroc (il faisait des placements financiers douteux), s'est pendu dans sa cellule. Ginger (Sally Hawkins, excellente), qui a subi le mépris de Jasmine, s'est séparée de son mari. Après avoir vécu dans le luxe et l'insouciance dans un magnifique appartement à Manhattan, la dégringolade de Jasmine dans l'échelle sociale est rude. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, très bien menée, dominée par l'interprétation magistrale de Cate Blanchett qui "crève" l'écran avec beaucoup de classe. J'espère qu'elle va être nommée aux Oscars. Elle n'en fait jamais trop. Le dernier plan où l'on voit sa mine défaite est terrible. Un film indispensable à voir de la part du réalisateur new-yorkais.

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samedi 3 août 2013

Gold - Thomas Arslan

Voici un curieux film que je vous conseille: c'est un western allemand. En 1898, cinq hommes et deux femmes s'engagent dans une ruée vers l'or au nord du Canada (dans la région du Klondike). Emily Meyer (Nina Hoss vue dans Barbara), qui descend d'un train de Chicago, est la dernière à se joindre à ce groupe hétéroclite composé d'un cuistot et sa femme dans leur carriole, d'un guide (l'organisateur de ce voyage), d'un meneur de chevaux (considéré comme un subalterne), d'un photographe qui compte faire un reportage sur ce périple, et d'un homme assez désespéré qui a laissé sa femme et ses 4 enfants en Amérique afin de gagner suffisamment pour leur faire vivre une vie meilleure. Le guide promet que ce voyage qui doit durer 6 semaines (1500 km à parcourir) sera presque une partie de plaisir. Bien évidemment, rien ne se passera comme prévu, car l'itinéraire choisi est semé d'embûches: les chemins sont malaisés dans cette nature sauvage et quasi déserte. De temps en temps, ils croisent des indiens mutiques, un pendu ou des chevaux morts. Le réalisateur, qui est aussi le scénariste du film, reste au plus près des personnages, qui ne sont pas tous capables d'affronter la nature hostile. L'histoire tient en haleine jusqu'au bout: pas mal de musique et peu de dialogue. Le film m'a fait un peu penser à Dead Man de Jim Jarmush (pour la musique de Neil Young) et à La dernière piste de Kelly Richardt. Mais j'ai nettement préféré Gold. S'il passe par chez vous, allez-y.

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samedi 15 juin 2013

The call - Brad Anderson

Voici un film vu le jour de sa sortie, le 29 mai 2013, qui m'a beaucoup plu.

The Call de Brad Anderson est un thriller hautement stressant et on en redemande. Jordan Turner (Halle Berry) est une des opératrices du "911", le numéro que l'on compose quand on veut joindre les urgences de la police (aux Etats-Unis). L'histoire commence quand Jordan essaie de sauver une jeune fille d'un ravisseur. La future victime appelle grâce à un portable, le prédateur n'est pas loin. L'appel teléphonique est coupé. Quand Jordan rappelle, le tragique destin de la victime est scellé. 6 mois se passent pendant lesquels Jordan a du mal à se remettre, et un jour, le même cauchemar se reproduit, une jeune femme, Casey Welson (Abigail Breslin) est enlevée et enfermée dans le coffre de la voiture du ravisseur. Grâce à son portable, Casey appelle le "911" et c'est Jordan qui répond. C'est là que les nerfs des spectateurs commencent à être mis à rude épreuve, c'est vraiment bien fait. D'autant plus que Jordan comprend que c'est le même homme qui a enlevé les deux jeunes femmes à 6 mois d'intervalle. Je recommande ce film de genre qui a une fin somme toute assez inattendue. Lire les billets de Marcozeblog, de Phil siné et de Géraldine.

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jeudi 4 avril 2013

The Sessions - Ben Lewin / Les amants passagers - Pedro Almodovar

Séance de rattrapage pour le premier et une grande déception pour le deuxième.

Je commence par The Sessions de Ben Lewin qui est un film d'une grande sensibilité, très pudique, sur un sujet très "casse-gueule", la question de l'amour physique pour un handicapé. En l'occurence, le réalisateur s'est inspiré d'un article écrit par Mark O'Brien, un universitaire atteint par la polio qui survit grâce à un poumon d'acier. A 38 ans, Mark décide de perdre sa virginité en louant les services d'une "sex surrogate" (en VO), une sorte de thérapeute qui apprend l'amour physique en six séances (sessions). En tant que spectateur, on ne se sent pas voyeur. C'est un film bourré d'humour avec des dialogues percutants comme ceux échangés entre le prêtre confesseur (très progressiste) et Mark. C'est un film sur l'amour physique et les sentiments joués par quelques acteurs épatants: la trop rare Helen Hunt, John Hawkes et William M. Macy. Je ne sais pas si le film est encore projeté mais s'il passe par chez vous, allez-y.

En revanche, évitez d'aller voir Les amants passagers de Pedro Almodovar surtout si vous payez un billet plein tarif. Il n'y a pas d'histoire: un avion qui a perdu son train d'atterrisage tourne en rond dans le ciel d'Espagne plutôt que de se diriger vers sa destination première, le Mexique. Trois stewards très "gays" s'occupent de la "business class" tandis que les passagers de la classe économique ont tous été endormis. On peut comprendre le film comme une parabole sur l'état pas très brillant de l'Espagne actuelle. C'est donc lugubre malgré les couleurs kitsch pas de très bon goût. Je m'attendais à voir une comédie, et bien pas du tout, ce n'est pas grand-chose.

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