lundi 13 novembre 2017

Démaquillez-vous! (par le durable et par l'écologique)

Encore un billet du squatteur (ta d loi du cine)...

Un an après, je voudrais (oui messieurs!) tirer le bilan d'une expérience que j'ai réussi à convaincre dasola de mener.

Par contre, elle a toujours refusé avec la dernière énergie d'écrire elle-même un billet conso ("et d'abord, c'est mon blog, et j'y fais ce que je veux, et j'étais pas demandeuse!"): il m'a donc fallu lui arracher bribe à bribe des informations pour pouvoir rédiger quelque chose... et "profiter" de ce qu'elle soit absente pour le publier!

Au Salon Marjolaine de 2016, j'avais été intrigué par plusieurs stands qui proposaient des produits bio sous forme de lingettes diverses et variées. Et d'autre part, j'assistais parfois à l'utilisation de "cotons jetables" à la maison... Alors je me suis dit: "pourquoi pas?" - d'autant plus facilement que je n'étais pas personnellement concerné par le produit!

Quelques éléments de calcul (ça, c'est un peu plus ma partie!): un paquet de 70 "cotons jetables" coûte 2,80 euros au Fr*nprix (et dure donc un peu plus d'un mois). Cela fait qu'un "disque" revient à 4 cents, et qu'il faut compter un budget annuel de 14,60 euros (un peu plus les années bissextiles), et même 16,80 euros si l'on considère qu'on achètera 6 paquets entiers. Mais avec du "lavable", il suffit de mettre le disque utilisé (une seule fois, sinon les bactéries auront proliféré... donc, changez de disque!) dans la machine, et on lancera le lavage du linge comme d'habitude avec juste ce petit supplément de poids (lavage à 40 degrés de préférence): ça ne consommera pas beaucoup plus d'eau ni de lessive. Bien entretenu (bien étendu et séché), un disque dure 3 ans. Mais, m'a-t-on maintes fois fait remarquer, que de manutention - et ces petits disques qui tombent sans vouloir rester sagement sur les fils...! Pour d'autres côtés négatifs, encore, dixit la maîtresse de blog: ça absorbe différemment les liquides par rapport aux "cotons" dont elle avait l'habitude (il faut donc davantage de produit?), puisqu'en fait elle ne les utlise pas pour se démaquiller mais pour appliquer sa lotion du soir (???).

Par ailleurs, c'est vrai que c'est un investissement de départ plus onéreux que plusieurs paquets de "cotons jetables". Donc, mesdames et mesdemoiselles (je suis attachée à cette dernière locution, même si elle n'a plus cours légal), un bon truc: ne vous achetez pas vos disques durables, mais... faites-vous les offrir! En plus, ça aura peut-être pour effet de sensibiliser aussi la personne en question aux bons gestes pour sauver la planète... (enfin, pour permettre à l'homme de continuer à vivre sur cette planeète, pour être précis - elle ne se porterait pas plus mal [voire mieux?] sans nous!).

Et en voyage, pour finir? De toutes manières, c'est (non négociable): "je reste sur mes cotons, bien sûr!".

Quelques arguments supplémentaires ici

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jeudi 22 juin 2017

Billet d'humeur: la grande distribution discount par abonnement

Une fois n'est pas coutume, je voudrais évoquer la grande distribution avec abonnement. Cela fait suite à la lecture aujourd'hui d'un article dans un journal et et au fait que j'en ai entendu parler à la radio ce matin.

Costco arrive! Vous ne connaissez certainement pas encore cette enseigne qui existe depuis longtemps aux Etats-Unis. Il s'agit de l'antithèse de La Louve ouverte récemment dans le 18ème arrondissement de Paris.

Costco vient d'ouvrir un immense magasin dans un entrepôt dans l'Essonne. Comme c'est loin de tout, il faut y aller en voiture ou prendre un car! Pour acheter, il faut payer un abonnement de 36 euros par an pour avoir droit d'acheter des produits à des prix défiant toute concurrence. Il y a énormément de catégories de produits mais pas de beaucoup de références. Cela va de la nourriture et aux boissons jusqu'aux vêtements et aux ordinateurs. Et donc, les clients (particuliers et professionnels) n'auront souvent le choix (ou pas) qu'entre une marque ou deux [pas forcément connue(s) ou la(es) meilleure(s)] par produit. Bien évidemment, Costco affirme que tout est de bonne qualité. Je ne suis pas sûre qu'ils vendent du bio. Il semble qu'il y ait pour l'instant que 7000 abonnés (252 000 euros). Cela n'empêche pas Costco d'ouvrir bientôt d'autres magasins.

J'en ai assez de cette uniformisation à tous les étages: on trouve les mêmes enseignes partout en France et ailleurs. L'uniformisation se retrouve dans notre assiette, dans ce que l'on porte (vêtements et chaussures). C'est d'un triste! Et payer pour avoir le droit d'acheter du pas très haut de gamme, c'est fort!

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lundi 25 août 2014

Puzzles

J'aime faire des puzzles. C'est un plaisir que j'ai gardé de mon enfance, un loisir calme et de patience. Ce qui me plaît surtout, ce sont les puzzles de 1000 pièces, avec de belles images (reproduction d'oeuvres de peinture). J'ai l'impression qu'on en trouve de moins en moins dans le commerce. Je peux y passer des heures au total, et surtout laisser étalé le puzzle en cours sur une table durant des semaines, en y mettant quelques pièces de temps en temps. Il faut me voir, ma grosse loupe à la main, tâchant de comparer la pièce que je tiens avec la photo sur la boite. J'ai aussi besoin de la lumière du jour. Ce n'est pas tellement un loisir d'hiver pour moi. En général, je commence par le cadre, puis par les éléments les plus faciles, et je remplis peu à peu. Un puzzle de 1000 pièces représente plus ou moins 50 x 65 cm. Il y a quelque temps, j'avais commencé un puzzle de 1500 pièces, mais l'image ne me parlait pas assez, j'avais l'impression de ne pas avancer, je l'ai défait et rangé. Il faudra que je le reprenne plus tard. Tout à la fin, ce qui est frustrant, c'est quand il reste encore 1 ou 2 trous, et que la boite est vide de pièces. Il faut alors chercher par terre, sous les meubles, sur la table... Ca m'est encore arrivé pour ce puzzle-ci. Je l'avais acheté après ma visite à Giverny.

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jeudi 19 juillet 2012

Petite stridulation cigalière

Je (ta d loi du cine, squatter) profite sournoisement d'un "creux" estival pour "repasser" sur le blog de Dasola un article que j'avais rédigé (bénévolement!) il y a près de 2 ans pour la Lettre d'un "mouvement" d'épargne solidaire dont je fais partie, celui des CIGALES (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) (1).

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Elles entendent "Culture": les CIGALES sortent leur portefeuille (de leur poche révolver?)

Ce mois-ci [novembre 2010], la Feuille des CIGALES s’intéresse à la thématique de la culture. Ce secteur fait partie de ceux qui sont présentés comme «de prédilection» de nos Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire (CIGALES), - avec le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, les entreprises d’insertion, les coopératives... Pour rappel, les porteurs de projets que nous finançons, en général, sont très rarement cigaliers eux-mêmes. Avec ce terme de "Culture", on pense spontanément davantage aux subventions du Ministère du même nom qu'à des entreprises qui s'inscriraient dans le marché. Regardons-y de plus près. En creusant un peu ce secteur «culturel», et notamment en examinant les entreprises déjà aidées en plus de 25 ans, on s’aperçoit que le spectre est large: Maison d’édition, librairie de quartier, société de presse éditant un magazine, production audiovisuelle, plusieurs lieux comportant de la programmation culturelle, fabrication de bijoux, et bien d'autres encore (notamment des projets issus de divers milieux artistiques). Quelques exemples non exhaustifs:

Dans le réseau de librairies «Folies d’encre», le site de Saint-Ouen a été cigalée il y a déjà quelques années. C’est un lieu de rencontres et de partage. Vernissages, expositions et lectures s'y enchaînent, faisant de la librairie un véritable lieu de sociabilité autour du livre. Citons également, à Paris, la librairie Mots et merveilles (livres audio, 13ème arrondissement), ou La Terrasse de Gutenberg (dans le 12ème). Certains projets de librairie ont même été développés par des anciens salariés de l'une ou l'autre, ce qui sous-entend un rôle de formation et  de transmission d'expérience.

Plusieurs entreprises, sinon de presse, du moins éditant des magazines, ont été cigalées: jadis, L'Agrandi était un journal reprenant, en gros caractères, des articles parus ailleurs, à l'intention des malvoyants. Sa publication s'est arrêtée il y a quelques années. Les magazines De l'air (photos) et Le Tigre, eux, continuent à paraître. La Maison d'édition Le temps des cerises continue également à sortir de nouveaux titres "hors des sentiers battus de la pensée dominante."

En ce qui concerne le spectacle ou la musique, le théâtre «La comédie Saint-Michel» (Paris 5ème) a sollicité les CIGALES et Garrigue (2) sur un quiproquo («La Passerelle» qu’avaient naguère financée les CIGALES et Garrigue n’était pas, comme le pensaient les porteurs de projet, le Théâtre de La Passerelle !). Toujours dans le milieu théâtral, une jolie histoire: Avec des Ailes. La porteuse de projet a créé sa compagnie théâtrale sous forme de SARL (là où la plupart des compagnies fonctionnent sous forme associative). Elle a pu bénéficier d’un co-financement par une CIGALES parisienne (qui assurait le suivi local) et une CIGALES de la région du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est originaire.

L'association Musiques au pluriel (qui a cessé ses activités il y a quelques années) mélangeait dans ses concerts les traditions andalouses et arabes. Toujours vivace, la boutique de réparation d'accordéons "Accord Deléon" développe même la fabrication de nouveaux instruments.

Les CIGALES soutiennent aussi les activités audiovisuelles. La Cathode continue ses activités de vidéo engagée, après avoir hésité sur son modèle économique. De l’autre côté du périphérique (DACP) et récemment la SARL SCOP Inflammable productions ont également été financées.

La convivialité est au rendez-vous chez Cafézoïde (café culturel pour les jeunes). On peut aussi allier restauration et animation: je pense aux Saveurs d’Atabri (où la CIGALES qui soutenait le projet s’est longtemps occupée de la programmation culturelle), ou à Saraaba (financé plus récemment). J'arrête là pour cet inventaire à la Prévert (et les bijoux d'Ikken / Art Kem, que j'oubliais!).

Pour ce qui concerne les aspects plus artistiques, aucune CIGALES Artistes ne s'est créée à ce jour malgré les efforts déployés. Ce que je trouve en tout cas encourageant, c'est que la culture n’est pas forcément condamnée au statut associatif (qui vise, entre autres, à être éligible à des subventions publiques, et ne peut par définition dégager de bénéfices financiers à redistribuer). Créer une société dans le secteur culturel où l’on a envie de travailler, c’est toujours possible. Avoir la prétention, en plus, d’en vivre avec un salaire «décent», ... c’est nettement plus difficile, mais certaines entreprises cigalées y arrivent ! Ce n’est pas toujours sans mal, les entrepreneurs qui parviennent à dégager des bénéfices ne sont sans doute pas économes de leur temps ni de leurs efforts. Comme dans tout autre secteur (3).

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(1) Association régionale des CIGALES d'IDF: www.cigales-idf.asso.fr
(2) Société coopérative de capital-risque solidaire Garrigue: www.garrigue.net
(3) Annuaire des entreprises cigalées en IDF en téléchargement à partir du blog des CIGALES d'IDF.

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vendredi 6 avril 2012

Dernière minute...

Je viens de fêter mon demi-siècle aujourd'hui, 50 ans! Je n'en reviens pas.

J'ai du mal à m'en remettre. Mais ça va passer. 50 ans d'une vie remplie de joies et de peines, parfois de solitude mais pas de vrais problèmes de santé.

Je me souhaite un joyeux anniversaire et en route pour le deuxième demi-siècle ponctué de voyages, de lectures, beaucoup de bons films et du bonheur sur le plan personnel.

Plutôt qu'un gâteau, voici deux tableaux d'un peintre que j'apprécie depuis longtemps. Est-ce que vous reconnaissez ce peintre?
Je n'ai pas pris ses oeuvres les plus caractéristiques et qui l'ont rendu célèbre.

 

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lundi 4 octobre 2010

SOS Cocotte

Cette fois, c'est la fin, je [ta d loi du cine] racle mes fonds de tiroirs pour finir de "squatter" le blog de Dasola jusqu'à son retour...
Voici en guise d'oeuvre littéraire (désolé Dasola - je sais bien que ce n'est pas non plus le genre de la maison...) une (més)aventure datant d'octobre 2006. Ces échanges de mails commencent par un petit "Help" à mes "friends".

Salut Les Gens
Est-ce que vous connaîtriez un "truc" QUI FONCTIONNE pour décoincer le couvercle d'une cocotte-minute? En fait, je ne l'ai pas utilisée durant plusieurs années, et elle est restée fermée (mea culpa!), donc je pense que le joint en caoutchouc a dû morfler...?
Et, tout seul, c'est pas facile de tirer sur les machins dans deux sens opposés!
Donc voilà, j'attends vos solutions miraculeuses pour pouvoir faire cuire mes légumes d'AMAP!
Merci, à+

Réponse de Copain 1:
Mais es-tu sûr de vouloir vraiment lâcher ce qui mijote dans la cocotte depuis trois ans ?
Peut-être que [Copain 2] pourrait te conseiller sur les services de santé publique à avertir avant d'entreprendre une telle manoeuvre.

Réponse de Copain 3:
Peut-être faut-il plonger la cocotte dans de l'eau bouillante un peu savonneuse.
Puis, en se protégeant les mains à l'aide d'un torchon, tenter de décoincer le couvercle en tournant vigoureusement la poignée du couvercle.
Sinon il faut faire brûler un cierge, réciter quelques prières ou bien danser autour de la cocotte (car les menaces ça ne marche pas).
Sinon au micro-onde (avec un peu d'eau) ou à l'eau bouillante (encore !), les légumes ça cuit aussi. Comment faisait-on avant les cocottes ?

Réponse (pragmatique) de Copain 2:
Salut,
Si le joint du couvercle de la cocotte colle au récipient, c'est que le joint a dû fondre : le joint est foutu.
Foutu pour foutu, tu peux le travailler au tournevis (un qui ne risque rien) pour le glisser entre le couvercle et le rebord de la cocotte, et décoller progressivement le joint.
A un moment, tu pourras faire un bras de levier avec le tournevis et séparer les deux pièces.
Après, tu prends la mesure du couvercle et tu vas chez Darty (surfe d'abord sur internet pendant que tu y es) ou chez le constructeur de la cocotte pour trouver un joint.
N'oublie pas auparavant de te renseigner pour savoir comment on peut remettre le machin en place; ils peuvent peut-être te faire ça sur place.
Après ça, il va te falloir retirer les morceaux de joint collés sur le rebord, il faut tout enlever.
D'ici là, je pense que tes légumes de l'AMAP auront pourri et même germé...
Si tu veux manger, il faut peut-être recourir à la casserole, couverte de son couvercle, bien entendu. La cuisson dure plus longtemps que pour la cocotte mais c'est jouable.
Sinon, effectivement, y a le "krohonde" qui n'est pas mal.

Réplique de Copain 1:
Avant la cocotte minute, on attendait un peu plus longtemps pour le cuisson, c'est tout.
[Ta d loi du cine], laisse tomber la cocotte ! (Qui sait, ça peut décoincer quelque chose....).

Copain 4 (lapidaire):
Tu n'as qu'à écrire à Seb.

(48 heures plus tard)
Resalut Les Gens.
Merci à [Copain 4], [Copain 2] et [Copain 3] qui m'ont répondu en privé.
1/ J'ai bien noté les quelques conseils, notamment celui de laisser tomber (la cocotte! avec l'idée que ça la décoincera (la cocotte!)).
Ou de passer sous l'eau bouillante (sans s'ébouillanter).
J'ai pas bien compris pourquoi je devais écrire à Bastien: il a fait un article sur les cocottes?
Ou c'est une blague que j'ai pas comprise?
Quant aux légumes au micro-onde: ??
Moi, j'utilise mon micro pour faire chauffer de l'eau, ou réchauffer des aliments déjà cuits (conserves par exemple au hasard), PAS pour cuire des éléments crus...
2/ Gore: est-ce qu'il y en a qui seraient intéressés, un de ces jours/soir, pour aller voir "Une vérité qui dérange", sur le réchauffement climatique, de cet ex-futur Président? (...)
Merci,
A+ Les Gens

Précision utile de Copain 4:
Bonjour [Ta d loi du cine],
je te parlais de Seb, le fabricant de cocottes-minute et non de Seb(astien) [Copain 5].
a+

Copain 1 (répondant à l'invitation ciné):
Pour un instant, j'ai cru comprendre que le gore était dans la cocotte, maintenant ouverte... (...).

Intervention technique de Copine 1:
Je me permets de donner mon avis pour dire que les légumes à la cocotte c'est pas top comme cuisson, parce que trop rapide ! (ça tue les vitamines)
il vaut mieux utiliser un cuit-vapeur (genre couscoussier...), je te déconseille aussi le micro-onde pour la même raison...

Copine 2 (le mot de la fin!):
Coucou à tous,
De mieux en mieux. C'était déjà à mourir de rire mais alors là... J'adore, même si je passe pour une folle. Hier au bureau en lisant le 1er mail cocotte de [Ta d loi du cine] je commence à rire un peu, puis je me suis mise à rire fort et à en pleurer. Fou rire, je ne pouvais même pas lire à mes collègues les messages qui me faisaient rire tellement je riais et là ça continue. Non je n'y crois pas SEB et Seb. Merci les gars, ça fait du bien de rire comme ça.

Le problème a donc fini par se résoudre, et depuis, entre moi, ma cocotte et mes légumes d'AMAP (fûssent-ils patisson), tout va bien, merci...

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vendredi 16 octobre 2009

Billet intermédiaire (de pas très bonne humeur)

Très récemment, M. Karl Lagerfeld a prononcé des mots pas très gentils sur les femmes (et pourquoi pas les hommes?) souffrant de surcharge pondérale. Je connais le problème, je fais partie de cette catégorie ou, plus exactement, je me considère comme une DH (expression apprise récemment): "Dodue Harmonieuse". Mais je ne me reconnais pas dans certains propos de M. Lagerfeld, disant à peu près que "les femmes rondes n'avaient pas leur place dans la mode, [que] de toute façon elles restaient devant la télé à manger des chips en trouvant les mannequins laids". Quand il m'arrive de temps en temps de regarder une collection de haute-couture, j'admire les robes plus que les mannequins. Quant aux chips, je n'en n'ai pas mangé depuis plus de 10 ans. Sinon, les hommes ne le disent pas forcément mais les femmes "rondes" ne sont pas toujours pour leur déplaire. Il y a en elles un côté moelleux, douillet. Et puis d'abord, les femmes rondes sont comme elles sont. La volonté ne fait pas tout. Il y a d'autres facteurs. Je crois que M. Lagerfeld a lui-même fait un régime draconien. C'est bien. Toutes mes félicitations, M. Lagerfeld, mais je vous aurais cru plus galant.

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dimanche 25 janvier 2009

Bertrand Tavernier en séance dédicace

Le 16 décembre 2008, j'ai eu la chance de voir Bertrand Tavernier qui dédicaçait son livre Amis américains, entretiens avec les grands auteurs d'Hollywood (Institut Lumière, Actes Sud). Cela se passait à la librairie Ciné Reflet dont j'ai déjà parlé dans mon billet du 20/05/07. La boutique est petite et ne peut contenir beaucoup de monde. Le réalisateur est arrivé avec quelques minutes de retard sur l'heure prévu. Il a embrassé deux petites filles d'une dizaine d'années dont l'une était effectivement sa petite-fille. Elle était accompagnée de la propre fille de Bertrand Tavernier. C'était touchant, car cette future cinéphile en herbe avait remarqué le coffret DVD des films de Jacques Demy sur un présentoir en disant que Peau d'Ane, c'était très bien. Le grand-père était tout attendri. Il a échangé quelques paroles avec sa fille: il revenait d'Australie et partait en thalasso pour se reposer. Puis, Bertrand Tavernier s'est installé à une table et une première dame s'est présentée avec le livre (un pavé de 996 pages, relié, qui pèse son poids en texte en photos). Cette même dame a aussi transmis des documents (je crois que c'était un scénario) qu'elle soumettait de la part de sa fille à elle. Puis, étant la plus près de la table, j'ai présenté mon exemplaire de l'édition précédente parue il y a 15 ans (Actes Sud, Institut Lumière) - après avoir demandé si je pouvais le faire - et j'ai par ailleurs acheté (de la part de mon ami) la nouvelle édition. Je suis repartie toute contente avec mes deux livres dédicacés. Monsieur Tavernier m'a paru un homme simple et accessible. Rien que pour La vie et rien d'autre, Le juge et l'assassin, Un dimanche à la campagne, Que la fête commence, Coup de torchon, je le remercie d'être un grand monsieur du cinéma.

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vendredi 21 novembre 2008

Sondages alimentaires rue de Rivoli à Paris

Je travaille dans le 1er arrondissement à Paris. Tant mon ami que moi voyons, régulièrement, des sondeurs qui "racolent" les passants pour leur faire déguster des produits alimentaires à la demande de telle ou telle marque qui souhaite recueillir l'avis des consommateurs. Ces derniers mois, c'était une fois pour du saucisson, trois jours plus tard, pour de la féta. Et, sur un autre trottoir 500 m plus loin encore une autre fois, pour de la bière (là, ils ciblaient exclusivement les messieurs semble-t-il!). Ou bien enfin, du jus d'orange. Les sondeurs ou sondeuses, souvent par mini-groupes de 2 ou 3, accostent chacun tel ou tel passant, selon, sans doute, des "quotas" précis (il leur faut tant de femmes, tant d'hommes, de tel ou tel âge et CSP [catégorie socio-professionnelle]...). D'abord, ils vérifient tous que ni nous ni un membre de notre famille ne travaillons pour un institut de sondage. Ensuite, ils nous évaluent en 2 ou 3 questions sur nos rapports avec le produit sur lequel porte l'enquête: consommons-nous tel produit? Quelles marques en notoriété spontanée? Et, plus particulièrement, est-ce qu'on achète [telle ou telle marque]? Si non, en général, ça avorte. Si oui, on est parti pour "ça prendra seulement quelques minutes!" vers un local spécialement aménagé (tables et chaises) dans tel ou tel immeuble tout près. En chemin (faut pas perdre de temps!), on nous demande en général âge, des fois profession, et la composition du foyer. A un moment ou un autre, il faudra fournir nom et coordonnées (téléphone), "en cas de vérification par l'institut de sondage". Et, non, nos coordonnées ne seront pas exploitées commercialement! Une fois arrivés, il y a en général un ordinateur. On apporte les échantillons à déguster (un par un). Chacun doit être analysé (apparence, consistance, goût, ...). Qu'en pense-t-on? Est-il assez, suffisamment, trop, pas assez... ceci? Puis cela? Et par rapport à l'échantillon suivant? Et au suivant encore (jusqu'à 4 parfois)? Bien entendu, le test se fait "à l'aveugle", le sondé ne peut savoir si 2 échantillons ne seraient pas en fait identiques. Des fois, c'est le sondeur qui saisit les résultats sur l'ordinateur, mais il est arrivé à mon ami de déguster ET de devoir remplir lui-même les quelques dizaines de questions sur l'ordinateur (une fois, il a reçu à la fin un petit cadeau imprévu: une place UGC!). La règle du jeu à respecter, c'est bien sûr de répondre avec sérieux, mais c'est souvent difficile, les différences sont infinitésimales... ou, ma foi, ne permettent pas de dire qu'on "préfère" tel produit à tel autre! Alors, si ce sont ces données collectées (à quelques centaines ou même quelques milliers d'exemplaires) qui déterminent ce qui nous sera proposé par nos industriels (la quantité de sucre, de sel, de gras, d'additif de synthèse... en fonction, certainement, du coût du produit fini), pauvres de nous! En fait, il y aurait je pense une véritable étude de sociologie à faire par un laboratoire universitaire, qui financerait une équipe de faux sondeurs, faisant tester strictement le même produit, mais étudiant les éventuelles différences de réactions selon ce qui est "suggéré" aux sondés (est-ce que le 2ème est plus ceci ou moins cela? Lequel des deux (ou 3, ou 4!) est le plus ou le moins ceci ou cela?). Par contre, évidemment, ça risquerait de mettre au chômage un certain nombre de boites spécialisées... et de pauvres enquêteurs de rue! Pour finir, mon ami m'a raconté comment un des sondeurs n'arrêtait pas de le remercier d'avoir accepté de le suivre: "c'est sympa!", au point qu'il s'est posé, et lui a posé, la question de savoir s'il se fichait de lui? Mais l'autre, et ses collègues, se sont récriés (avec sincérité semble-t-il) qu'ils galéraient tellement, qu'on leur rendait un vrai service en participant sans façons à leur enquête. Alors, si par hasard vous passez rue de Rivoli à Paris, soyez donc attentifs...

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lundi 3 novembre 2008

"Gag" de la Toussaint (1er novembre 2008)

Avant-hier, samedi 1er novembre, était un jour férié (pour ceux qui l'ont oublié). Des personnes de ma connaissance étaient désireuses ce même jour d'aller voir une exposition temporaire dans un musée de la Ville de Paris. Nous consultons l'Officiel et autre Pariscope où sont indiqués les jours d'ouverture du musée: du mardi au dimanche sauf certains jours fériés (sans autre précision). On peut appeler un numéro de téléphone. Ce qui fut fait. Une sympathique voix enregistrée nous a redit la même chose que sur le support écrit et elle a ajouté que pour plus de renseignements (comme l'ouverture les jours fériés par exemple), il suffit de consulter le site internet. Ce qui fut fait (il n'avait pas bougé). A part l'adresse, les jours d'ouverture (comme le support papier) et le numéro du standard, on n'a pas su si ce f**** musée était ouvert, ou pas, ce samedi 1er novembre 2008 de 10h à 18h.

PS: Quelqu'un s'est rendu sur place, le musée était effectivement fermé car c'était un jour férié. Beaucoup de gens étaient déçus.

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