jeudi 26 novembre 2020

Network - Sidney Lumet

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Plus de 40 ans après, j'ai revu Network de Sidney Lumet (1976). A l'époque, j'étais adolescente et j'avais trouvé le film un peu long. Pour tout dire, j'avais été moyennement emballée. Et bien, en le revoyant en 2020, j'ai changé d'avis. Le film n'a rien perdu de son actualité. En 1976, la télévision était le moyen de communication principal pour informer les gens. A l'époque, la presse écrite commençait à être un peu en perte de vitesse. Le réseau de chaînes de télé UBS vient de virer Howard Beale (Peter Finch) après vingt ans de bons et loyaux services en tant que présentateur du journal du soir. Et ce, malgré les protestations de Max Schumacher (William Holden). Le soir même à l'antenne, Howard annonce que dans une semaine, il va se suicider en direct. Cette nouvelle provoque une hausse immédiate de l'audimat. Flairant une aubaine, la nouvelle directrice des programmes très ambitieuse, Diana Christensen (Faye Dunaway) donne carte blanche à Beale qui devient un gourou pour des millions de spectateurs. Tout ce que Beale demande ou énonce provoque des réactions dans tout le pays. Jusqu'à ce que Beale devienne hors de contrôle. Aujourd'hui, la télévision a été supplantée par les réseaux sociaux pour en arriver à des résultats similaire. Le film est très bien réalisé avec des acteurs remarquables. Il faut noter la qualité des dialogues : c'est devenu rare. Le film a raflé quatre Oscars en 1977 dont l'Oscar du meilleur acteur amplement mérité à Peter Finch à titre posthume. L'acteur était décédé à 60 ans d'une crise cardiaque peu de temps avant la cérémonie. Je recommande vivement ce film. 

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jeudi 15 octobre 2020

Lupin III The First - Takashi Yamazaki / Yalda, la nuit du pardon - Massoud Bakhshi

Lupin III The first est un film d'animation japonais très réussi adapté d'un manga écrit par Monkey Punch (un mangaka décédé en 2019). L'histoire narre une des aventures du petit-fils d'Arsène Lupin. L'action se passe pour l'essentiel au début des années 60. Lupin, un jeune cambrioleur au grand coeur, convoite "Le journal de Bresson" qui avait disparu au cours de la deuxième guerre mondiale. Bresson était un savant qui avait conçu une arme redoutable, "L'éclipse", un générateur d'énergie infinie. Son journal indique comment se servir de cette arme. C'est pour cela qu'à part Lupin qui est poursuivi par un inspecteur de police pugnace, d'autres personnes souhaitent avoir ce journal en main comme le grand-père adoptif de Laëtitia, la petite-fille de Bresson. Le film sans temps mort fait des clins d'oeil à Indiana Jones et la dernière croisade. Les méchants qui rêvent de voir Hitler revenir au pouvoir ont la tête de l'emploi. Un bon divertissement qui peut plaire autant aux ados qu'aux parents.

Avec Yalda, la nuit du pardon de Massoud Bakhshi, on est sur un autre registre. L'histoire est adaptée d'une histoire vraie. Au cours d'une émission en direct le soir de la fête de Yalda qui célèbre le 21 décembre (le solstice d'hiver), des millions de télespectateurs doivent voter pour dire si, oui ou non, Maryam, âgée de 26 ans, doit être exécutée pour avoir tué son mari très riche qui avait 65 ans. Maryam a déjà été jugée et condamnée à mort. Elle purge une peine de prison depuis 15 mois. Cependant, les spectateurs et surtout Mona, la fille de la victime, peuvent lui accorder le pardon lors de cette soirée télévisuelle. On apprend que Maryam et son mari avaient contracté un mariage temporaire (!) - une pratique tolérée par les musulmans chiites. Maryam avait accepté de ne pas avoir d'enfant. Au cours de la soirée, cette jeune femme nerveuse au plus haut point affirme que la mort de son mari était un accident. Elle met en cause l'attitude et certaines actions de Mona à l'attitude hautaine envers elle. Jusqu'au bout, on se demande quel sera le verdict, sachant que le prix du sang sera payé par les sponsors de l'émission à la famille de la victime. Un film prenant que je conseille s'il passe par chez vous.

PS: Suite à l'intevervention du Président le 14 octobre 2020, n'abandonnez pas l'idée d'aller au cinéma. J'espère que dans les régions avec couvre-feu, il y aura des séances au plus tard à 18h00, et continuez d'aller au cinéma pendant ces six prochaines semaines.

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samedi 10 octobre 2020

Antebellum - Gerard Bush et Christopher Renz / Billie - James Erskine

Voici deux films que j'ai beaucoup appréciés.

Antebellum de Gerard Bush et Christopher Renz, que j'ai apprécié car j'ai été surprise par l'histoire très bien menée. C'est un film malin qui se passe a priori à deux époques: pendant la Guerre de Sécession et de nos jours. Dans une première séquence, on est plongé au temps de l'esclavage, des champs de coton, des femmes esclaves battues et violentées, des blancs en uniforme de confédérés abusant de la situation et allant jusqu'à tuer. Une femme noire, Eden, semble vouloir se révolter et sortir de cet enfer. Dans la séquence suivante, on voit cette même jeune femme de nos jours. Elle s'appelle Véronica et milite pour les droits civiques. Mariée, elle est la mère d'une petite fille. Au cours d'une tournée de promotion, elle est enlevée. Le lien qui relie les deux époques est un téléphone mobile qui sonne. Il semble que le bouche à oreille marche bien à Paris car le film est toujours à l'affiche au bout d'un mois. C'est mérité, j'ai passé un très bon moment pendant ce film à suspense qui tient ses promesses jusqu'au bout.

Billie est un documentaire déchirant qui évoque la courte vie de Billie Holliday (1915-1959), l'une des plus belles voix du blues. Née à Baltimore, Eleonora Harris Fagan n'a pas connu son père et elle a été élevée par sa mère. On apprend qu'elle a été violée dans son enfance, qu'elle s'est prostituée à 13 ans et qu'elle a commencé à chanter dans les années 30. Elle s'est fait battre par presque tous les hommes qu'elle a croisés, ses amants, des proxénètes ou ses maris. Elle aimait les hommes et les femmes. Elle avait une vie sexuelle pas simple. Elle est morte ruinée à 44 ans, d'une crise cardiaque. C'est terrible de voir la métamorphose physique de Billie Holliday, une jeune femme plutôt replète qui est devenue presque un squelette avant sa mort. Le réalisateur James Erskine s'est servi de bandes audio et vidéo qu'avait rassemblé une jeune journaliste qui y a passé 10 ans de sa vie. Elle s'est défenestrée en 1978 (pour la famille, cette mort semble suspecte). Pour en revenir à Billie Holliday, on l'entend chanter et on l'entend aussi parler lors d'interviews. Mais on entend surtout les témoignages de ceux qui l'on cotoyée. Toujours est-il que le film donne envie d'écouter Billie Holliday. C'est ce que j'ai fait en rentrant chez moi.

Lire le billet groupé de Pascale.

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samedi 5 septembre 2020

Les nouveaux mutants - Josh Boone / Citoyens du monde - Gianni di Gregorio

Le lendemain du jour où j'ai vu Tenet, je suis allée voir Les nouveaux mutants qui a failli ne jamais sortir en salles aux Etats-Unis. C'est d'ailleurs un "bide" au box-office. Le film conte l'histoire de quatre jeunes mutants adultes (deux hommes et deux femmes) qui ne sont pas encore capable de maîtriser leurs superpouvoirs. Ils sont retenus dans un genre d'institut psychiatrique / prison entouré d'un parc, le tout protégé par un bouclier électromagnétique. Une cinquième patiente arrive, suite au massacre de ses parents dans la réserve où ils vivaient. Danielle Moonstar est une amérindienne. Ces cinq mutants sont pris en charge et surveillés par une femme docteur, Cecilia Reyes, qui n'est pas aussi bienveilante qu'on pourrait le croire au début. A priori, c'est le dernier film appartenant à la franchise des "X-men". J'ai d'ailleurs vus tous les films de la franchise. Celui-ci est dans un style "horrifique". Il y a une unité de lieu et d'action. A partir du moment où Danielle Moonstar arrive, des phénomènes effrayants surviennent et les pouvoirs des mutants se révèlent parfois insuffisants. Les effets spéciaux ne sont pas mal, les trois jeunes actrices sont bien. Le film dure 1H30. Je ne me suis pas ennuyée. Un film un peu sanglant mais pas trop effrayant à voir un samedi soir.

Je voulais aussi évoquer Citoyens du monde de Gianni di Gregorio (qui a écrit le scénario et qui joue l'un des trois rôles principaux). Il s'agit d'un film italien plutôt sympathique qui raconte l'histoire, pendant une semaine, de trois hommes mûrs plus ou moins retraités. Ils vivent à Rome ou aux environs. L'un d'entre eux n'a semble-t-il jamais travaillé. Le deuxième, appelé "Le professeur", a enseigné le latin et le grec [ancien, NDLR]. Le troisième vit seul dans une grande maison. Il a une fille et aime faire la cuisine. Il répare aussi des objets qu'on lui confie. Ils décident, sur un coup de tête, de partir s'installer ailleurs qu'en Italie et surtout ailleurs qu'à Rome. Ils souhaitent trouver un pays où prendre un café à une terrasse sera moins onéreux, et puis ils se considèrent comme des citoyens du monde. Après avoir reçu quelques conseils, ils décident de partir aux Açores. Pour ce faire, ils doivent constituer une cagnotte, qui bien entendu servira à tout autre chose, car au bout du compte, ce n'est pas si mal de vivre à Rome. C'est un film qui donne envie de passer un long week-end dans la ville éternelle. Je conseille.

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mardi 21 juillet 2020

Un fils - Mehdi Barsaoui / Exit - Rasmus Kloster Bro

Assez tentée par les bonnes critiques (lire les billets de Miss Fujii et ffred), je suis allée voir Un fils de Mehdi Barsaoui, film sorti avant le confinement. J'ai dû mal lire le résumé car je ne m'attendais pas à l'histoire qui nous est racontée. Après une réunion de famille, on retrouve Fares et Meriem Ben Youssef, un couple apparement harmonieux et heureux au premier abord, dans un hôpital de Tataouine en Tunisie. Ils sont arrivés en catastrophe car leur fils Aziz a été grièvement blessé dans un attentat. Blessé à l'abdomen, il doit subir une greffe du foie en urgence pour être sauvé. Un secret va être révélé quand des analyses seront faites pour savoir si les parents d'Aziz sont compatibles avec leur fils pour un don d'organe. Par ailleurs, l'histoire se passant en 2011, pas loin de la frontière libyenne, le réalisateur ne nous épargne rien en nous évoquant le trafic d'organes sur des gamins abandonnés. Le film est bien réalisé et bien joué mais si j'avais su,  je ne serai pas allée le voir: trop noir, trop pessimiste pour moi, surtout en cette période. Je voulais quelque chose de plus léger. Il faut noter que c'est le premier long-métrage du réalisateur qui en est aussi le scénariste....

.... Tout comme Rasmus Kloster Bro avec Exit. Son premier long-métrage dont il a co-écrit le scénario nous emmène dans les profondeurs d'un chantier, celui de la construction du métro de Copenhague. Le film est filmé à la manière d'un reportage. La première séquence est saisissante, quand on voit un tunnellier percer un mur de roche. Rie est une jeune journaliste, mère célibataire d'une petite fille. Elle prend toute seule un ascenseur qui l'emmène en "enfer". Elle fait un reportage sur le chantier, sur les conditions de travail des ouvriers, et essaye de savoir qui ils sont. Elle doit utiliser l'anglais pour se faire comprendre car les ouvriers, pour la plupart des immigrés, ne comprennent que cette langue. Très vite, elle fait la connaissance d'Ivo, un Croate, et de Bharan, un jeune Erythréen, qui occupent des postes mieux payés que les autres mais éminemment dangereux. Quand un incendie se déclare dans le tunnel, Rie, Ivo et Bharan sont enfermés dans un sas de décompression dans lequel la température monte vite. Moi qui suis claustrophe, je n'aurais pas voulu être à la place de ces personnages qui se dévoilent. Le réalisateur montre la face noire de Rie qui est prête à tout faire pour sauver sa peau sans s'occuper des autres. Le dernier quart d'heure filmé dans une quasi-obscurité dans la boue est le moment marquant de ce film qui constitue une vraie expérience.

Lire les billets d'Henri Golant et Pascale.

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jeudi 23 avril 2020

Briser la glace - Julien Blanc-Gras

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Voici un récit très sympathique et plein d'informations intéressantes. Julien Blanc-Gras, journaliste globe-trotter, s'est spécialisé dans les récits de voyage. Dans Briser la glace (Livre de poche, 181 pages), il nous entraîne au Groenland, du côté de la baie et de l'ile de Disko à l'ouest du Groenland, la deuxième plus grande île du monde (après l'Australie), d'une superficie de 2 000 000 km2. Depuis une dizaine d'années, le Groenland est le pays témoin du changement climatique: les glaciers, dont l'Eqi, fondent à grande vitesse. L'auteur s'est donc embarqué avec trois Bretons, dont deux marins et un peintre, sur un voilier à la double coque d'aluminium. Ce bateau baptisé Atka (brise-glace ou gardien des esprits [en langue inuite]) va croiser au cours de sa navigation des iceberg aux dimensions phénoménales tant en largeur qu'en hauteur. C'est un de ces "glaçons" qui a été responsable du naufrage du Titanic en 1912. Car le Groenland est une île des extrêmes. Il est recouvert par le deuxième plus grande inlandsis du monde (après l'Antarctique), et constitue donc la deuxième plus grande réserve d'eau douce du monde. Julien Blanc-Gras évoque la vie des Groenlandais (les locaux) qui à l'origine étaient des chasseurs et sont devenus des pêcheurs. Sous la domination danoise, ils ont beaucoup perdus de leur identité et des traditions de leurs ancêtres. Aujourd'hui, la jeune génération est plus intéressée par avoir un smartphone et préfère regarder la télé plutôt qu'aller chasser en kayak. Julien Blanc-Gras ne juge pas, il observe avec bienveillance tout ce qui l'entoure. J'ai aimé son style : courts chapitres qui se lisent vite. Un livre que je recommande.

Ci-dessous, l'itinéraire que le bateau a parcouru.

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vendredi 10 janvier 2020

Les incognitos - Nick Bruno et Troy Quane / Le lac aux oies sauvages - Diao Yinan

Voici deux films vus depuis le début de l'année 2020.

Le film d'espionnage animé Les Incognitos m'a bien divertie. Ce film pour petits et grands narre les aventures de Lance Stirling, agent secret dont toutes les missions sont un succès. Un jour, il doit combattre un nouvel ennemi: Killian menace la paix sur terre avec son bras et sa main en acier. Il commande des milliers de drones télécommandés. Stirling est aidé par Walter Beckett, un jeune scientifique échevelé et très sympathique qui travaille pour la même agence que Stirling. Autant Stirling est l'agent secret le plus connu au monde, autant Becket confiné dans son laboratoire de recherche est totalement inconnu. La mission de Stirling risque de tourner au fiasco quand il est transformé en femelle pigeon après avoir pris une potion concocté par Beckett qui voulait rendre Stirling invisible. L'action nous emmène en mer du Nord et à Venise avec un crochet par le Mexique. L'animation est réussie, le rythme haletant. Un très bon dessin animé.

J'ai lu les critiques négatives de Pascale et Mymp et entendu les avis des critiques du Masque et la Plume mais personnellement, j'ai bien apprécié Le lac aux oies sauvage du réalisateur chinois Diao Yinan. J'ai tout de suite été embarquée par l'histoire qui se passe la nuit dans une petite viille où des gangs sévissent pour voler des motos. Quand le film démarre sous la pluie, un homme inquiet attend sa femme près d'une gare. C'est une autre qui arrive, une prostituée. Zhou Zenong, le chef d'un des clans, est poursuivi, non seulement par la police car il a tué un policier par inadvertance, mais encore par les membres d'un gang rival. Sa tête est mise à prix. Il espère que sa femme touche la prime. En fin de compte, l'histoire n'a pas beaucoup d'importance car la forme prime sur le fond. Il y a de belles séquences comme ces femmes, des prostituées appelées des baigneuses car elles exercent leur métier en barque sur un lac. Comme l'histoire se passe la nuit, il y un jeu sur les ombres et l'obscurité. C'est très beau. J'ai aimé les 1H50 que dure le film, et la fin où l'on voit deux femmes bras dessus, bras dessous en plein jour. Lire le billet élogieux de Chris.

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samedi 14 décembre 2019

La vallée des immortels, Tome 2 - Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

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A la fin du tome 1 de la Vallée des immortels (Menaces sur Hong-Kong), nous avions laissé Philip Mortimer en fâcheuse posture puisqu'il vient d'être enlevé à Hong-Kong par un dénommé Nathan Chase qui n'est autre que l'infâme Colonel Olrik, ennemi mortel de Blake et Mortimer. Je rappelle que l'histoire se situe juste après Le secret de l'Espadon. d'Edgar P. Jacobs. Dans La Vallée des immortels, tome 2 (Le millième bras du Mékong) (Editions Blake et Mortimer, 56 pages), Francis Blake et les forces de police hong-kongaise sont à la recherche de Mortimer. Mortimer qui a perdu sa pipe lors de son enlèvement a été embarqué dans un petit bateau, puis par avion, pour être mené vers Xi Li, un des derniers Seigneurs de la Guerre qui ne rêve que de prendre le pouvoir en Chine, persuadé qu'il est le descendant de celui qui a aidé le premier empereur de Chine à unifier cet immense territoire. Il veut que Mortimer répare une "Aile rouge" avec lequel Olrik s'était enfui. Je vous passe pas mal de péripéties. Il faut vous laisser la surprise. La vallée des immortels est un endroit dans la province de Yunnan où l'on peut trouver des émeraudes et la perle de vie qui pourrait sauver quelqu'un. Dans cette vallée, il y a aussi des pandas géants plutôt agressifs, des serpents et surtout des dragons. Là, on vire dans le fantastique. Yves Sente s'éloigne assez de l'univers de Jacobs. On peut l'accepter ou non. Quant à Chase/Olrik, qui s'est allié à Xi Li, il espère bien pouvoir s'emparer du "Skylantern", un engin de guerre au système d'élévation vertical inventé par Mortimer.
Il faut noter que pour une fois, ni Blake, ni Mortimer ne reconnaissent Olrik sous le postiche de Chase.

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Le skylantern.

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Voici les pandas.

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Pour terminer, mon ami Ta d loi du cine s'est rendu à ma place (je n'étais pas à Paris) à une rencontre avec les auteurs dans une bibliothèque médiathèque à Paris, le 21 novembre 2019 (la veille de la sortie nationale de l'album) à partir de 19h. La présentation a duré une heure et à la fin, les auteurs ont dédicacé des exemplaires.

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dimanche 3 novembre 2019

Le traître - Marco Bellochio

Le Traître qui dure 2H32 est intéressant et assez passionnant par la manière dont il aborde son sujet. Il s'agit du nouveau film de Marco Bellochio, le réalisateur italien octogénaire. Il raconte comment le témoignage de Tommaso Buscetta, un membre de "Cosa Nostra" dans les années 80, a permis la condamnation de plus de 475 personnes lors d'un maxi-procès qui s'est déroulé de février 1986 à décembre 1987 à Palerme. Le film commence en octobre 1981, lors de la fête de Sainte Rosalie, la patronne de la ville de Palerme, dans une belle demeure. C'est la fête et de nombreux membres de "Cosa Nostra" de différentes familles, dont celles du village de Corleone, sont réunis. Leurs noms sont affichés sur l'écran. Dans les séquences qui suivent, on assiste à des exécutions. Des membres de "Cosa Nostra" sont tués à bout portant par d'autres. C'est une vraie vendetta dont on ne nous dit pas forcément l'origine. Tommaso Buscetta, un des chefs de cette organisation pyramidale, décide de partir avec une partie de sa famille au Brésil pour ses "affaires". Quelques mois après, il est arrêté et extradé en Italie. Même s'il considère qu'il n'est pas un repenti, il accepte de répondre aux questions du juge Falcone qui est à l'origine du "pool" antimafia. J'ai trouvé un peu dommage que l'on ne voie pas assez les échanges entre Falcone et Buscetta, qui déclare qu'il n'était qu'un simple "soldati" - soldat - dans l'organisation. Ensuite, le maxi-procès se déroule dans une sorte de bunker où l'on voit les mafieux enfermés derrière des barreaux solides à l'épreuve d'armes lourdes. Tels des tigres ou des hyènes en cage, les mafieux manifestent bruyamment et fanfaronnent. Après le jugement rendu et les condamnations proclamées même par contumace, Buscetta part aux Etats-Unis comme témoin protégé. Plus loin dans l'histoire, on peut noter la séquence marquante de l'assassinat du juge Falcone et de sa femme dans une voiture. Ils étaient escortés par des policiers. C'est une portion d'autoroute sur laquelle ils roulaient qui est pulvérisée par 600 kg d'explosifs. L'originalité est que tout est filmé de l'intérieur de la voiture du juge. Buscetta est mort d'un cancer en 2000 aux Etats-Unis. Un film à voir.

Lire les billets de Neil, de Strum et de ffred.

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vendredi 25 octobre 2019

Shaun le mouton - Will Becher / La fameuse invasion des ours... - Lorenzo Mattotti

Voici un billet léger sur deux films d'animation épatants.

Je commence avec Shaun le mouton: la ferme contre-attaque des studios Aardman, où j'ai eu le plaisir de retrouver Shaun le mouton et ses congénères, qui vont faire le maximum pour permettre à une petite Alien appelée Lula de retourner vivre dans son monde extra-terrestre auprès de ses parents. Lula, de couleur rose et bleue, est arrivée à bord d'une soucoupe volante qui s'est écrasée dans un bois pas loin de la ferme de Shaun. Ce dernier se fait fort d'affronter les obstacles qui se mettent en travers de son chemin pour sauver Lula. De son côté, le fermier un peu benêt crée un parc d'attraction sur les ovnis. Il y aussi Red, la "méchante" d'une organisation gouvernementale qui cherche à capturer la petite extraterrestre. On découvre vite que Lula est une alien facétieuse. Elle a des dons de télékinesie, elle peut devenir phosphorescente, elle déteste les brocolis mais adore les pizzas et les gâteaux. Une histoire très sympathique dont je ne vous dévoilerai pas la fin.

Je passe à La fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti, d'après un roman pour la jeunesse de Dino Buzzati paru en 1945. Ce film est une merveille visuelle. Il y a longtemps, en Sicile, les ours et les humains vivaient en bonne intelligence, jusqu'à ce qu'un jour Tonio, le fils de Léonce, le roi des ours, soit enlevé pendant qu'ils étaient tous les deux à pêcher du saumon. Au bout d'un certain temps, Léonce entraîne toute sa tribu vers la ville où vivent les humains et où se trouve Tonio. La guerre est déclarée, les péripéties sont nombreuses et De Ambrosis, un magicien et sa baguette vont jouer un grand rôle dans l'épilogue de l'histoire. Mais c'est surtout le dessin, les couleurs chaudes (jaune, rouge, orange), l'animation en général qui sont les atouts majeurs de ce film, que je vous recommande.

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