vendredi 30 août 2013

Prix du roman Fnac 2013

Hier soir, jeudi 29 août 2013, j'ai assisté à la remise du prix du roman Fnac qui se passait à Paris, au Théâtre du Châtelet, au 4ème étage dans un espace pas assez grand pour le grand nombre d'invités; mais il y avait une terrasse d'où l'on a une belle vue sur la Tour Saint-Jacques, le Théâtre de la Ville, les tours de Notre-Dame. Il a fallu attendre une heure un quart debout pour avoir le nom du gagnant (de la gagnante), Julie Bonnie, dont c'est le premier roman: Chambre 2 (Editions Belfond). Alexandre Beaupain a interprété deux chansons au piano, accompagné par une violoncelliste - j'avoue que je ne connais pas du tout cet artiste -. Tout de suite après, le nom de la lauréate a été annoncé par Claire Chazal. D'autres personnalités des média étaient présentes: Marc-Olivier Fogiel et Nicolas Demorand (il devait y en avoir d'autres). Tout ceci m'a paru trop "people" à mon goût, clinquant, très bruyant. Je m'attendais à autre chose pour une remise de prix littéraire, plus de simplicité, mais la lauréate était très très émue pendant son discours. L'histoire de son roman se passe dans une maternité avec les expériences que vivent plus ou moins bien les femmes devenues vulnérables après l'accouchement. Le roman semble assez autobiographique pour partie. En partant (j'ai quitté la cérémonie après avoir bu ma deuxième coupe de champagne), on avait droit au roman en version numérique ou papier. J'ai pris la version papier. Et un roman de plus dans ma PAL!

Voici quelques photos:

P1040457  La Seine et les Tours de Notre-Dame

P1040459 La Tour Saint-Jacques

P1040458  Théâtre de la Ville

P1040460 Le Tribunal de commerce

 

Je n'ai pas éprouvé le besoin de photographier Claire Chazal.

En revanche, voici la lauréate.

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mercredi 28 août 2013

Elysium - Neil Blomkamp / Insaisissables - Louis Leterrier / Les flingueuses - Paul Feig

J'évoquais dans mon billet cinéma précédent le fait que le cinéma américain d'avant, c'était quand même autre chose surtout au vu de quelques productions américaines sorties cet été dont voici quelques exemples:

Elysium de Neill Blomkamp (District 9) se passe en 2154 (heureusement, je ne serai plus là pour le voir!). La terre est à l'agonie, la majorité de la population vit dans la misère, la pollution, le béton, ils ne peuvent plus se soigner. A Los Angeles, les "Latinos" sont majoritaires. Mais dans l'espace, pas très loin (18 minutes de navette), dans un engin spatial rond et transparent appelé "Elysium", vivent quelques humains privilégiés, en sécurité et en autarcie dans l'opulence et la verdure. De plus, ils possèdent, dans chaque maison, une machine qui est capable de guérir en 10 secondes n'importe quelle maladie. Tout ça pour dire que Matt Damon, irradié à mort sur son lieu de travail sur Terre, va tout faire pour partir sur Elysium. Face à lui, il a deux "très méchants": une femme, Delacourt (notez le nom français) interprétée par Jodie Foster (son rôle est odieux et elle veut devenir "calife à la place du calife"), et Kruger (notez le nom allemand) qui est le bras armé de Delacourt. Comme on est dans un film américain, les méchants sont punis et tous les terriens auront accès à Elysium (je vous passe les péripéties). Le scénario de District 9 du même réalisateur était plus original et nettement plus sombre, pessimiste. Matt Damon fait le minimum syndical. Vous pouvez attendre de le voir en DVD. Lire le billet nettement plus enthousiaste de Géraldine.

Insaisissables de Louis Leterrier raconte l'histoire de quatre illusionnistes qui se servent de leur talent pour dévaliser des banques. Ils semblent qu'ils obéissent à une cinquième personne dans l'ombre qu'ils n'ont jamais vue. Il y a de grands mouvements de caméra, des mouvements de foule, de l'esbroufe, du clinquant. Ca bouge beaucoup, je ne suis pas sûre d'avoir tout compris, si ce n'est que les personnages joués par Morgan Freeman et Michael Caine vont être les "dindons" de cette farce. Tout ça est creux et même pas drôle. Lire le billet d'Oriane pas très convaincue non plus. Captain Navarre est plus enthousiaste.

Je voudrais quand même terminer par un film très amusant (si, si), j'ai nommé Les flingueuses de Paul Feig qui réunit un duo de choc formé par Sarah Ashburn (Sandra Bullock) et Shannon Mullins (Melissa McCarthy), une "dodue harmonieuse" qui a une pêche d'enfer, un vocabulaire de charretier, une descente d'alcool assez remarquable, et une famille complètement "barje". Ashburn, agent du FBI à Chicago, est, elle, plutôt coincée, seule, intelligente, et a des problèmes relationnels avec ses collègues tous masculins. Mullins est simple agent de terrain. Elles se retrouvent à enquêter ensemble à Boston, là où travaille Mullins, sur un réseau de trafiquants de drogue. Ce n'est pas toujours très subtil mais j'ai passé un excellent moment et on rit bien. Lire le billet de ffred.

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vendredi 26 juillet 2013

Frances Ha - Noah Baumbach

Voici un des deux films que j'ai vu juste avant de partir en Ecosse.

Frances Ha de Noah Baumbach est un film en noir et blanc qui dégage un certain charme auquel je n'ai pas été sensible. Frances est une jeune femme de 30 ans qui se cherche encore. Elle n'arrive pas à trouver un emploi dans la danse (danseuse ou chorégraphe). Parallèlement, elle hésite aussi entre différents endroits où habiter. Après avoir été en colocation avec sa meilleure copine, Sophie, elle se retrouve à partager le loyer exorbitant d'un appartement à Brooklyn avec deux garçons. Puis, après un séjour à Noël chez ses parents, elle loge dans un collège huppé où elle trouve un petit boulot. Entretemps, elle fait un aller-retour à Paris (on se demande pourquoi). A la fin, elle trouve un "job" dans la danse (comme elle l'avait rêvé), et bien entendu un logement bien à elle. Greta Gerwig, actrice principale et co-scénariste du scénario, est charmante mais son personnage m'a crispée. On devine dès le début que rien de mal ne peut lui arriver: c'est "un conte de fée sans prince charmant". Le noir n'ajoute rien, si ce n'est que cela fait plus chic. Je ne comprends pas l'engouement pour ce long-métrage, mais allez-y si vous le coeur vous en dit. Et puis l'affiche donne envie. Lire le billet d'Alex.

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dimanche 9 juin 2013

Joséphine - Agnès Obadia / Tip Top - Serge Bozon

Je voudrais évoquer deux films pas encore sortis que j'ai vus en avant-première.

D'abord Joséphine d'Agnès Obadia (sortie prévue le 19 juin 2013) qui s'inspire du personnage de la bande dessinée éponyme créée par Pénélope Bagieu (je n'ai pas lu la BD). Joséphine (interprétée par Marilou Berri), presque 30 ans, célibataire, les fes**es rebondies (elle en souffre pas mal), travaille dans la pub. Entourée de trois copines/copain très sympas, d'un chef de service distrait et maladroit, d'une soeur parfaite, Joséphine cherche le mari idéal qui sache cuisiner et aime les chats. Elle en possède un appelé "Brad Pitt" (un chat, je veux dire). Quand sa soeur (parfaite) lui annonce qu'elle va se marier, Joséphine prend une décision qui aura des conséquences incalculables sur sa vie. Je ne veux pas être trop négative, mais n'est pas Billy Wilder ou Ernst Lubistch qui veut. La comédie est poussive et traîne en longueur (et pourtant elle ne dure qu'1H28), et on ne rit pas souvent même si c'est une comédie. C'est truffé d'invraisemblances (et on les voit). Pour résumer, le film manque d'une réalisation plus inspirée. Agnès Obadia a réalisé quelques films dont Romaine par moins 30 (qui déja ne m'avait pas convaincue).

Maintenant, voici Tip Top de Serge Bozon (sortie prévue le 11 septembre prochain) qui a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival de Cannes. Juste avant que la projection ne débute, on nous a annoncé que le film détonnait par rapport au reste de la sélection, j'ai compris pourquoi... Le réalisateur et l'un des acteurs étaient dans la salle, un mini-débat devait avoir lieu à l'issue de la projection. Je résumerais le film en un adjectif: loufoque. Après, c'est vous qui décidez. Deux inspectrices de la police des polices, Esther Lafarge et Sally Marinelli (Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain), viennent enquêter dans la région de Lille sur la mort d'un "indicateur" qui travaillait avec un inspecteur (François Damiens). L'enquête n'a aucune importance car ce sont les comportements des protagonistes qui font tout le sel de l'histoire. Esther (Isabelle Huppert) aime l'amour vache qui fait mal. Elle dort même avec un marteau sous son oreiller. C'est Sami Nacéri qui joue son mari et que l'on voit dans une scène mémorable. Quant à Sally (Sandrine Kiberlain), elle a des problèmes avec sa hiérarchie car elle aime "mater", c'est une voyeuse "grave". Je ne vous dirai rien de plus si ce n'est que je n'ai pas assisté au débat. Les autres spectateurs ont applaudi à la fin de la projection, moi pas. Cela ne m'empêche pas de dire qu'Huppert se "lâche" complètement et que Sandrine Kiberlain n'est pas en reste. A vous de juger, encore une fois.

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dimanche 19 mai 2013

Fantôme - Jo Nesbo / Wallflower - William Bayer

Voici deux romans policiers que je vous conseille.

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D'abord Fantôme, le nouveau roman de l'écrivain norvégien Jo Nesbo (série noire Gallimard, 550 pages intenses). On y retrouve Harry Hole, en costume de lin, 1m93 et les cheveux blonds coupés en brosse. Trois ans après Le Léopard, il est bien abîmé avec sa cicatrice qui lui balafre un côté du visage. Après un exil de quelques années à Hong-Kong, il revient à nouveau à Oslo, car Rakel (la seule femme qui lui est cher) et surtout Oleg, le fils de cette dernière que Hole a connu tout petit, ont besoin de lui. Oleg, 18 ans, a mal tourné, il est en prison préventive pour détention et trafic de drogue et est peut-être responsable du meurtre du garçon avec qui il "dealait". Car à Oslo, une nouvelle drogue fait rage: la fioline. Bien que moins mortelle que d'autres, on en devient "accro" pratiquement tout de suite. Harry Hole, qui est un obstiné, se retrouve menacé de tous les côtés. C'est une enquête qui va le mener vers une issue que je vous laisse découvrir. Jo Nesbo a une façon bien à lui de passer à autre chose. Ce roman noir et violent se lit d'une traite.

 

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Avec Wallflower de William Bayer (Rivages/Noir, 400 pages), écrit il y a 20 ans mais paru en 2010 en France, on retrouve Janek, lieutenant de police. C'est un personnage qui apparaît dans 4 ou 5 romans de l'écrivain. Personnellement, je vous conseille Switch paru en français sous le titre d'Une tête pour une autre aux édtions J'ai lu en 1986 (excellent roman). Des allusions à l'affaire "Switch" émaillent Wallflower. William Bayer s'attache beaucoup à la psychologie humaine. Wallflower a comme personnage central Beverly Archer, une psychologue machiavélique qui manipule une jeune femme, Diana Proctor, en s'en servant comme bras armé de sa vengeance longuement mûrie contre des gens qui l'ont humiliée. Je raconte tout cela car à la moitié du roman, on sait qui, on sait le "qui, pourquoi, comment", et c'est passionnant. Janek enquête, car sa nièce est une victime innocente de cette vengeance. "Wallflower" désigne en anglais (au sens propre) une plante herbacée type pissenlit (on retrouve ce genre de plante sur les lieux des crimes) et au sens figuré "Wallflower" désigne une personne qui "fait tapisserie" au cours d'une soirée. Si vous ne connaissez pas William Bayer (un Américain, né à Cleveland dans l'Ohio en 1939), je vous conseille de le découvrir, pourquoi pas avec ce roman?

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jeudi 16 mai 2013

Films vus et non commentés pendant les vacances de printemps 2013

Voici quatre films vus assez récemment. Il y en a pour tous les goûts.

Je commence par L'hypnotiseur de Lasse Hallström, adaptation du roman de Lars Kepler paru en 2010. J'avoue que ce roman m'était tombé des mains assez vite. Je n'avais pas aimé le ton et j'avais été très rapidement mal à l'aise. En Suède, un adolescent massacre sa famille. On le retrouve en état de choc et grièvement blessé lui-même. Pour aider la police, un certain Erik Maria Bark pratique l'hypnose médicale sur les gens traumatisés. Il joue un grand rôle dans la solution de l'intrigue. En ce qui concerne le film, on est loin de l'univers de Millenium. Les paysages et décors sont oppressants, les couleurs sont ternes. Par rapport au peu que j'ai lu du roman (il faisait 500 pages, j'en avais lu moins de 100), le film m'a paru plus "soft". Je n'ai pas éprouvé le même malaise. La fin qui se passe dans un paysage glacé et enneigé est assez marquante. Malgré la critique négative de Chris, je conseille néanmoins ce film (comme ffred). Je ne me suis pas ennuyée mais je n'ai pas envie de me remettre au roman.

Pour rester dans l'hypnose, voici Trance de Danny Boyle, un film complètement psychédélique dans le traitement: musique, angle de vue, etc. Je ne suis pas trop fan de la surenchère dans le son et l'image. Simon, un jeune commissaire-priseur se trouve être complice d'une bande de malfrats prêts à tout pour récupérer un (petit) tableau de Goya. Ayant reçu un coup sur la tête, et étant seul à savoir où est dissimulé le tableau volé, Simon est soigné par hypnose par une charmante jeune femme. Le film m'a semblé davantage un long clip vidéo qu'autre chose. La touche "gore" m'a moyennement emballée. A vous de juger. Wilyrah n'a pas vraiment apprécié.

C'est grâce à FredMJG que j'ai découvert Survivre du réalisateur islandais Baltasar Kormakur (également réalisateur de Jar city, d'après La cité des jarres de Inaldur Indridason). Il nous raconte l'histoire vraie de l'Islandais Gulli et de ses 4 ou 5 compagnons d'infortune, tous pêcheurs. En plein hiver et en pleine nuit, par -3° de température extérieure avec une mer d'une température de 5°, leur bateau chavire. Les hommes se noient rapidement sauf Gulli qui surnage et nage pendant plus de 6 heures dans l'eau glaciale avec une mouette au-dessus de lui comme seule compagne. Après un séjour à l'hôpital, Gulli est considéré comme un phénomène de la nature. Jusqu'à présent, personne n'avait été capable de survivre dans une eau glaciale si longtemps. Il semble qu'il soit un cas unique inexplicable. Après une batterie de tests qui va l'emmener jusqu'en Angleterre, Gulli reviendra parmi les siens. C'est un film entre fiction et documentaire qui se laisse voir.

On change de registre avec Le coeur a ses raisons de Rama Burshtein. Ce film israëlien se passe à Tel Aviv, dans la communauté des Juifs hassidiques ultra-orthodoxes (la réalisatrice appartient à cette communauté). Une jeune épouse, Rachel, meurt en couches (elle a accouché d'un petit garçon). Pendant ce temps, sa soeur Shira, 18 ans, doit se fiancer avec un garçon de son âge. Mais Rakel, la mère des deux jeunes femmes, a l'idée d'arranger une union entre Shira et Yohai, le veuf éploré. Rakel n'envisage pas de ne plus voir son petit-fils si Yohai se remariait. Le film est surtout l'occasion de se trouver au plus près de cette communauté assez fermée où l'on chante et prie beaucoup, où les femmes se couvrent les cheveux, où le Rabbin donne des conseils pour choisir une gazinière (si, si) ou donne l'aumône à ceux qui le demandent. Un film intéressant que je conseille.

mardi 16 avril 2013

Le Temps de l'aventure - Jérôme Bonnell

Voici un film qui nous raconte la brève rencontre d'Alix, une femme dans la quarantaine, avec un homme dont elle a croisé le regard dans un train qui la mène de Calais à Paris. Le Temps de l'aventure se déroule à Paris pendant une journée, le 21 juin, jour de la fête de la musique. Venue pour passer une audition entre deux représentations théâtrales d'une pièce d'Ibsen à Calais, Alix, qui est actrice, va vivre une belle mais éphémère relation charnelle avec un Britannique venu, lui, pour un enterrement. Ce film permet surtout à Emmanuelle Devos (Alix), qui est filmée au plus près, de trouver son plus beau rôle. Alix va se trouver à un moment charnière de sa vie: partir avec cet homme inconnu et tout abandonner, ou alors continuer comme si rien n'était arrivé. J'ai relevé quelques séquences notables comme celle de l'audition où Alix montre l'étendue de sa palette d'actrice, ou celle de la confrontation entre Alix et sa soeur: c'est "saignant". Et puis, il y a Gabriel Byrne qui joue l'amant d'un jour d'Alix: il est vraiment très bien. Ce film pourra déconcerter certaines personnes, mais je pense qu'il vaut vraiment la peine d'être vu. Et j'ai trouvé somme toute la fin assez ouverte.

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lundi 11 mars 2013

Miséricorde - Jussi Adler Olsen / L'enfant de Neanderthal - Thierry Bethune

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Ca y est, j'ai terminé Miséricorde (Editions Livre de Poche), le premier roman d'une série de Jussi Adler Olsen. Cet écrivain danois fait fureur sur la blogosphère avec ses trois romans déjà parus en francçais. Pendant 510 pages, j'ai suivi avec grand intérêt la première enquête de Carl Morck et de son assistant Hafez, seuls membres du département V, créé tout récemment au sein de la police danoise. Nous sommes en 2007. Carl Morck sort d'une enquête traumatisante dans laquelle un des ses collègues a été tué et l'autre paralysé à vie. On demande à Carl et à Hafez, qui forment au départ un duo improbable, de reprendre des affaires plus ou moins classées. Ils choisissent le cas de Merete Lyngaard, jeune femme politique pleine d'avenir disparue à bord d'un ferry, en 2002, cinq ans auparavant. Le récit alterne la progression de l'enquête et le calvaire qu'endure Merete dans un immense caisson: elle a été enlevée et elle vit sequestrée depuis lors dans des conditions effroyables. Une des choses qui la fait tenir, c'est l'espoir de revoir un jour son frère Oluf qui souffre de problèmes neurologiques consécutifs à un accident de voiture. Le roman est absolument haletant et les personnages intéressants. Je ne manquerai pas de lire les deux romans suivants, Profanation et Délivrance. Lire les billets d'Aifelle, Yv, Lystig, Valérie et beaucoup d'autres. Sinon, voici un lien pour avoir un avis sur Délivrance, le troisième roman paru de cet écrivain.

 

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Voici maintenant L'Enfant de Neanderthal, le premier roman de Thierry Béthune (Editions Albin Michel, 280 pages), un roman dont l'histoire qui se situe à la limite de la science-fiction sort vraiment de l'ordinaire (elle reste assez invraisemblable). Abel nous narre son histoire dont les origines remontent à plus de 28 800 ans, au temps où des Neanderthaliens (peut-être les derniers de l'espèce) furent massacrés par les hommes de Cro-Magnon dans le sud de la France. De nos jours, grâce aux avancées dans la génétique, les découvertes de l'ADN et la fécondation in vitro, Lorraine Sandel alias Louise Miller a mis au monde un garçon, Abel Inuk, enfant aux cheveux blonds mais au type prognathe (il est très laid). Quand le roman débute, Abel, âgé de 22 ans, est en fuite depuis que sa mère et l'ami de celle-ci, un médecin à la retraite, ont été assassinés un an auparavant. Abel se rend compte qu'il n'est vraiment pas un être comme les autres. Grâce à quelques relations de sa mère et aux services secrets français (?), il arrive à se cacher et à changer physiquement d'apparence afin d'échapper aux griffes de tueurs à ses trousses. On sent que Thierry Bethune s'est passionné pour la préhistoire et la renaissance d'espèces disparues grâce à l'ADN. C'est un roman bien écrit et intéressant mais qui reste superficiel dans le propos. A vous de voir.

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jeudi 31 janvier 2013

Blancanieves - Pablo Berger

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Avant d'évoquer Lincoln de Steven Spielberg (qui m'a assez déçue, c'est pourquoi j'ai du mal à en parler), je voudrais vous conseiller Blancanieves de Pablo Berger, ce très beau film espagnol sonore (très belle musique), muet et en noir et blanc. Il s'agit d'une transposition du conte "Blanche Neige et les sept nains" des frères Grimm dans l'Espagne des années 1910-20 dans le milieu de la tauromachie. Pour les "anti corridas" dont je fais plutôt partie, on ne voit aucune scène révoltante et un taureau est même épargné vers la fin du film. Lors d'une corrida, un grand torero, Antonio Villalta, est encorné. Gravement blessé, il survit tandis que le même jour, sa femme Carmen meurt en couches en donnant naissance à une petite fille. Elevée par sa grand-mère, la petite Carmencita voue une adoration à ce père absent qui s'est remarié à son infirmière, Encarna, qui se révèle être une femme belle mais très méchante. Après quelques péripéties, Carmencita, devenue une jolie jeune fille, deviendra toréro à son tour, entourée de six (et non sept) nains toréros. La fin du conte est tragique mais très belle. Il faut noter que les actrices sont bien mises en valeur, dont Maribel Verdù qui interprète la marâtre. C'est un cinéma expressionniste où les voix ne sont, en effet, pas nécessaires. Il y a des plans magnifique comme ceux des arènes de Séville où se déroulent les corridas. Un très grand film que j'ai vu dans une salle où les spectateurs avaient l'air aussi enthousiastes que moi. Lire les billets d'Alex et de Miriam.

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lundi 26 novembre 2012

Frankenweenie - TIm Burton

J'ai adoré Frankenweenie (1), filmé en noir et blanc, qui rend hommage aux films d'horreur des années 30 et des années 50, ainsi qu'aux acteurs Boris Karloff, Elsa Lanchester (qui interpréta la fiancée de Frankenstein), Bela Lugosi et Vincent Price. C'est l'histoire d'un jeune garçon, Victor Frankenstein, qui perd accidentellement le seul ami qu'il avait: Sparky, son chien. Il arrive à le ramener à la vie dans des circonstances que je vous laisse découvrir, avec un petit quelque chose en plus: l'amour. Visuellement, le film est magnifique. Un grand soin a été porté à l'éclairage dans les rendus du noir et blanc. Sparky et Persephone (autre personnage) forment un couple touchant. Pour les blogueuses qui aiment les chats, celui que l'on voit dans le film, apathique et médium, n'est malheureusement pas très sympathique surtout après sa métamorphose digne de La mouche (The fly), en "chat-garou". Il y a aussi d'autre animaux effrayants, comme une tortue devenue un dragon digne de "Godzilla". C'est bourré de références et de clins d'oeil. La petite ville où se situe l'histoire m'a fait penser à celle d'Edward aux mains d'argent. Je sais que ce film ne fait pas l'unanimité (lire Captain Navarre et Wilyrah par exemple), mais mon ami et moi avons aimé. Je vous le conseille en 2D (c'est comme ça que je l'ai vu pour ma part).

 (1) OUPS, j'avais laissé passer la coquille "Franekenweenie" relevée ci-dessous par le puriste Fabior, désolé [(s) ta d loi du cine, secrétaire de rédaction].

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