mardi 7 janvier 2020

Tout est pardonné - Charlie Hebdo 2015 (collectif)

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me suis procuré récemment la "compilation annuelle" des dessins parus dans Charlie Hebdo en 2015, publiée aux éditions Les Echappés (dépôt légal octobre 2015). Ce sera donc le sujet de ma chronique anniversaire cette année. 

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Ce recueil de dessins ne comporte pas de texte, excepté la 4ème de couverture et deux pages en préface-hommage signées Riss, désormais le patron. On n'y trouvera pas de table des matières ni d'index. J'ai donc moi-même fait mes petits comptages pour quelques statistiques (gestion de données...). Je précise d'abord que les 5 dessinateurs assassinés ont chacun leur propre "chapitre", encadrés par un ou deux des 9 chapitres thématiques où se retrouvent les autres dessinateurs réguliers, d'avant ou d'après le 7 janvier, ainsi que ceux qui ont fourni occasionnellement quelques dessins (leurs noms figurent en 4ème de couv'). 

En prenant seulement en compte le nombre de dessins publiés, par ordre croissant, on trouve: Schwartz (1), Babouse (2), Dilem (2), Gros (2), Felix (4), Juin (6), Pétillon (6 - dont 4 de ceux que j'ai déjà cités ici -, ce qui représente la quasi-totalité de sa contribution), Willem (12), Wolinski (15 - presque tous consistant en une "bande" verticale), Foolz (22), Catherine (24), Honoré (43), Tignous (48), Coco (51), Charb (52), Cabu (35 ou 63, selon que l'ont tient compte ou non que 14 de ses contributions consistent en une bande verticale groupant 3 dessins), Luz (72), Riss (76).

De ces 184 pages et au moins 473 dessins (comme déjà dit, Cabu faisait des "bandes" que j'ai comptées pour 1, composées cependant de plusieurs vignettes), j'ai extrait, avec un peu de recul, quelques dessins des morts, mais aussi des vivants, pour une vision anachronique et universelle, même si on pourrait parfois la nommer macronique (non sans ironie), en 24 dessins (mais il en reste plein à découvrir aux lecteurs de l'ouvrage!). 

Ci-après, donc, ceux qui m'ont tapé dans l'oeil. J'ai choisi de mettre en avant, pour la plupart, des dessins intemporels, ou du moins qui, en 2020, ont conservé toutes les raisons du monde de faire écho à nos préoccupations actuelles. Ou, pour certains, parce qu'ils me parlaient à moi.

A tous seigneurs tous honneurs, voici une brochette de quelques Présidents. 

P1110294 p.40 (Luz)  P1110293 p.25 (Cabu)  P1110286 p.170 (Wolinski) P1110299 p.101 (Honoré)
  P1110296 p.59 (Charb). P1110285 p.167 (Wolinski)
Bêêê, oui... (en 2015, il n'était encore "que" Ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique).

Je regroupe ci-après quelques transports ou déplacements (par différents moyens)...

P1110298 p.80 (Riss)  P1110303 p.132 (Tignous)  P1110301 p.81 (Catherine)

  P1110295 p.52 (Charb)  P1110302 p.91 (Honoré)  P1110304 p.134 (Tigous)

L'album trouve moyen de se gausser discrètement de la mode du "Je suis..." (il y en a bien quatre dessins sur ce thème, encore, que je n'ai pas relevés). Mais qu'auraient bien pu dessiner les 5 dessinateurs assassinés s'ils avaient eu connaissance de ce "mot d'ordre"?
P1110292  p.16 (Coco)  P1110281 p.145 (Coco): évidemment, le rapprochement de ces deux dessins est hyper-facile, désolé. Il n'empêche que le second est excellent, et d'actualité pour bien longtemps encore, j'en ai peur...

Ceux qu'il reste, je vais me permettre de les regrouper sous l'intitulé "Pensées, monologues et dialogues".

P1110282 p.152 (Coco)  P1110288 p.177 (Riss)  P1110291 p.10 (Luz)

  P1110289 p.181 (Foolz)  P1110287 p.174 (Riss)  P1110283 p.153 (Coco) 

P1110284 p.154 (Riss)  P1110290 p.9 (Coco)  P1110297 p.69 (Riss)  P1110300 p.106 (coco)

Encore une fois, je précise que mon choix est subjectif. En reconsidérant globalement ma sélection faite dessin par dessin, je m'aperçois que j'accroche davantage aux dessins de Coco qu'à ceux (plus austères?) de Foolz. De ce dernier, j'ai eu du mal à en retenir ne fût-ce qu'un seul. Question de style de dessin, d'humour, de thème? Et, une fois de plus dans cet album, le dessin de presse est considéré comme assez "fort" pour se suffire à lui-même, sans informations complémentaires telles que date de publication ou phrase de mise en contexte. Vecteur d'humour comme "coup de poing dans la gueule", selon la célèbre formule de Cavanna, que l'on a pu retrouver dans un de ses textes, initialement paru dans Charlie Hebdo N°34 du 12 juillet 1971, et re-publié cet été 2019 (N°1411 du 7 août 2019 [p.7]).

Après une deuxième lecture, j'aurais pu en prendre bien d'autres... Afin de vous inciter à découvrir l'ouvrage, je vous vous en lister quelques-uns: Cabu p.30 (les dingues), Catherine p.148 (identité), Charb p.66 (attendez!), Dilem p.152 (non au menu unique), Gros p.152 (dépression), Honoré p.89 (Wauquiez regroupant), Luz p.8 ("sans déc', les mecs!"), Riss p.76 (22 mars) et p.81 (35 h), Tignous p.130 (des cons qui ont monté leur boite) et p.142 (richesse), Willem p.11 (dédicace) ou p.174 (société du spectacle), Wolinski p.172 (crèches laïques)... Mes excuses à ceux que je n'ai pas évoqués par un des 24 "visuels" ci-dessus (ce qui fait déjà beaucoup). Disons enfin, pour ménager la chèvre et le chou, qu'en tant que lecteur régulier de Charlie Hebdo depuis 5 ans, je suis bien obligé de remarquer qu'aucun dessin de Zorro le timide n'avait été repris dans l'album (même s'il n'est pas le seul absent).

A noter que je n'ai pas réussi à trouver des blogs ayant chroniqué cet album (mais seulement des sites "professionnels"). Peut-être les algorithmes ou l'intelligence artificielle des moteurs de recherche sont-ils perturbés par le fait que son titre corresponde au dessin de couverture du "numéro des survivants" (Charlie Hebdo N°1178) publié le 14 janvier 2015 (vu son tirage à 7 millions d'exemplaires, pas la peine de le rajouter ici). Je mentionnerai tout de même le dernier billet de Strip journal, qui présente plusieurs autres articles intéressants sur Charlie Hebdo (notamment la reprise d'un article du Monde analysant les thèmes de couvertures de l'hebdomadaire de 2005 à 2015).

Mon "apport personnel" va encore consister à insister sur l'amertume du titre choisi pour ce recueil. Moi, il me fait penser à la phrase qu'Alexandre Dumas fait dire à Louis XIV dans Le Vicomte de Bragelonne: "pardonner n'est pas oublier". Je terminerai en remarquant que mon exemplaire de l'album provient sans doute de la bibliothèque d'une personne à qui il avait été offert pour Noël 2015 - il y a à peine plus de 4 ans (on voit encore les restes de la "pastille" qui recouvrait le prix du livre neuf).

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*

*          *

Cinq ans après l'attentat, je vais me permettre un petit récapitulatif de mes hommages personnels à Charlie Hebdo et aux victimes du massacre. Si je les ai commencés presque immédiatement, j'ai mis un certain temps à trouver le rythme régulier (mensuel) auquel je me tiens depuis bientôt trois ans. Tous ne sont pas accessibles par l'Index des livres du Blog de dasola.

On peut considérer que la liste ci-dessous constitue un retour aux "années insouciantes" (de 2007 à 2011, les jours heureux?) où j'aidais incognito dasola à remettre sous les yeux des lecteurs de son blog des listes de billets qui n'avaient encore été commentés, jusqu'à ce que chacun ait eu au moins un commentaire... 

Pour me débarrasser de mes statistiques en une seule phrase: ce sont 83 personnes différentes qui ont fait chacune de 1 jusqu'à 24 commentaires sur un ou plusieurs des 47 billets ci-dessous, dont chacun a reçu depuis un maximum de 16 commentaires jusqu'à un seul (pour un nombre total de commentaires de 272, à ce jour).

Je ne sais pas trop dans quel ordre les présenter, ces bilets... Je vais essayer ci-dessous des entrées nominatives (entre parenthèse, les dates de publications des billets sur le blog).

== Les dessinateurs ou chroniqueurs qui sont morts durant le massacre ==

Cabu [assassiné]
Le grand Duduche (Tome 1) (18 janvier 2015)
Le grand Duduche "Il lui faudrait une bonne guerre" (Tome 2)
Le grand Duduche "Passe ton bac, après on verra!" (Tome 5)
Le grand Duduche "A bas la mode!" (Tome 7) [
Le grand Duduche et la fille du proviseur (Tome 8)
Passe ton bac, après on verra (Le Grand Duduche - l'intégrale) (7 juillet 2018)
Le journal des présidents (7 mai 2017)
Vive les comédiens! (7 juin 2018)
Cabu / Gébé /Willem Les années 70 (7 novembre 2019)
Cabu : cf. PierreDac

Elsa Cayat [assassinée]
Un homme + une femme = quoi? (7 septembre 2016)
Noël, ça fait vraiment chier (7 décembre 2017)

Charb [assassiné]
Je suis très tolérant (7 août 2017)
Maurice et Patapon (7 mars 2016)
Petit traité d'intolérance et Nouveau petit traité d'intolérance (7 septembre 2018)
Police partout (7 mars 2018)

Charb
: cf. Michel Husson
Charb
: cf. aussi Patrick Pelloux

Honoré [assassiné]
Je hais les petites phrases (25 janvier 2015)
Petite anthologie du dessin politique (7 septembre 2017)

Bernard Maris [assassiné]
L'avenir du capitalisme (7 avril 2019)
Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles (7 août 2019)
Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné? (7 novembre 2018)
Petits principes de langue de bois économique (17 février 2016)

Plaidoyer (impossible) pour les socialistes (7 avril 2017)

Tignous [assassiné]
Pandas dans la brume
(12 janvier 2015)
Le fric, c'est capital (7 juin 2017)
Murs Murs (7 juillet 2017)
Ni Dieu ni eux (7 février 2018)
Tignous et Gros : Comment rater ses vacances (7 août 2018)
Tignous et Paganelli : Le procès Colonna (7 février 2019)

Wolinski [assassiné]
Ca c'est moi quand j'étais jeune (27 janvier 2016)
J'hallucine! (7 mars 2017)
Scoopette (7 octobre 2017)

Maryse & Georges Wolinski : La divine sieste de papa (7 mars 2017)

Sans oublier les autres...
Festival "Rendez-vous du carnet de voyage" - Michel Renaud (7 janvier 2018)
Les victimes du massacre à Charlie Hebdo peu ou pas connues du public: Mustapha Ourrad / Franck Brinsolaro / Frédéric Boisseau / Ahmed Merabet (7 janvier 2019)

== Ceux qui ont (heureusement) survécu ==

Fabrice Nicolino [blessé]
Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'est devenue l'agriculture (7 septembre 2019)
Lettre à une petiote sur l'abominable histoire de la bouffe industrielle
Fabrice Nicolino & François Veillerette : Nous voulons des coquelicots (7 décembre 2018)

Riss [blessé]
Mémé, femme pratique (7 mars 2019)

Le procès Merah (7 juin 2019)

Philippe Lançon [blessé]
Le lambeau (7 octobre 2019)
 

== Autres collaborateurs de Charlie Hebdo [passés, présents, ...] ==

Catherine [Meurisse]
La légèreté (7 avril 2018)

Patrick Pelloux & Charb
J'aime pas la retraite (6 janvier 2016)

Pétillon
Pétillon et Charlie Hebdo (7 octobre 2018)

== Co-rédacteurs d'ouvrages [déjà listés ci-dessus - sauf exceptions] ==

Pierre Dac
Pensées (illustrées par Cabu)
(7 mai 2019)

Michel Husson & Charb
Le capitalisme en dix leçons (7 février 2017)

Maryse Wolinski
"Chérie, je vais à Charlie"
(7 décembre 2019)

Gébé : cf. Cabu

Gros : cf. Tignous

Dominique Paganelli : cf. Tignous

François Veillerette : cf. Fabrice Nicolino

Willem : cf. Cabu

== Divers autres articles (de types différents des précédents) ==

Mon tout premier billet à propos de Charlie, en appendice d'un billet sur le 8e anniversaire du blog de dasola (9 janvier 2015)

Un an de Charlie (11 janvier 2016)

Le street art et Charlie - Collectif / Marie Christian (7 novembre 2017)

Exposition : Cabu à la comédie française (salle Richelieu) (7 mai 2018)

Expositions en Normandie (Wolinski ou Vuillemin à l'honneur... et toujours Dubout!) (7 juillet 2019)

Je suis Charlie (moi aussi [dasola]) (16 janvier 2015)

Un dessin de Riss dans Charlie Hebdo (15 décembre 2018 [dasola])

Pour l'avenir, il me restera encore bien des oeuvres à présenter autour de Charlie, parues ou à paraître, des auteurs décédés ou de ceux bien vivants, dans des articles dont je n'ai sans doute pas encore idée aujourd'hui. 

*** Je suis Charlie ***

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lundi 23 décembre 2019

Le loup - Jean-Marc Rochette

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C'est mon ami ta d loi du cine qui m'a parlé pour la première fois de cette BD parue en juin 2019. Le Loup (Edtions Casterman, 102 pages) se passe dans le Massif des Ecrins à notre époque. Gaspard, un berger vit retiré avec son chien Max et ses centaines de moutons et brebis. Le seul prédateur du troupeau est une louve. C'est la deuxième année qu'elle fait un carnage en égorgeant plusieurs bêtes. Gaspard, un homme frustre qui n'attend plus rien de la vie (son fils est mort comme soldat au Mali et sa femme ne va pas bien) tue la louve avec son fusil à lunettes dans une zone protégée où la chasse est interdite. La louve avait un louveteau blanc et c'est lui qui plus tard va affronter Gaspard. C'est une très belle histoire avec une fin que j'ai bien appréciée et qui se passe dans un environnement rude. Les températures dans cette région peuvent descendre très bas pendant l'hiver. J'ai aimé les dessins parfois réduits à une épure. Une BD à découvrir. Yv a aimé.

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J'en profite pour vous souhaiter un très bon réveillon de Noël!

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samedi 14 décembre 2019

La vallée des immortels, Tome 2 - Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

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A la fin du tome 1 de la Vallée des immortels (Menaces sur Hong-Kong), nous avions laissé Philip Mortimer en fâcheuse posture puisqu'il vient d'être enlevé à Hong-Kong par un dénommé Nathan Chase qui n'est autre que l'infâme Colonel Olrik, ennemi mortel de Blake et Mortimer. Je rappelle que l'histoire se situe juste après Le secret de l'Espadon. d'Edgar P. Jacobs. Dans La Vallée des immortels, tome 2 (Le millième bras du Mékong) (Editions Blake et Mortimer, 56 pages), Francis Blake et les forces de police hong-kongaise sont à la recherche de Mortimer. Mortimer qui a perdu sa pipe lors de son enlèvement a été embarqué dans un petit bateau, puis par avion, pour être mené vers Xi Li, un des derniers Seigneurs de la Guerre qui ne rêve que de prendre le pouvoir en Chine, persuadé qu'il est le descendant de celui qui a aidé le premier empereur de Chine à unifier cet immense territoire. Il veut que Mortimer répare une "Aile rouge" avec lequel Olrik s'était enfui. Je vous passe pas mal de péripéties. Il faut vous laisser la surprise. La vallée des immortels est un endroit dans la province de Yunnan où l'on peut trouver des émeraudes et la perle de vie qui pourrait sauver quelqu'un. Dans cette vallée, il y a aussi des pandas géants plutôt agressifs, des serpents et surtout des dragons. Là, on vire dans le fantastique. Yves Sente s'éloigne assez de l'univers de Jacobs. On peut l'accepter ou non. Quant à Chase/Olrik, qui s'est allié à Xi Li, il espère bien pouvoir s'emparer du "Skylantern", un engin de guerre au système d'élévation vertical inventé par Mortimer.
Il faut noter que pour une fois, ni Blake, ni Mortimer ne reconnaissent Olrik sous le postiche de Chase.

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Le skylantern.

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Voici les pandas.

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Pour terminer, mon ami Ta d loi du cine s'est rendu à ma place (je n'étais pas à Paris) à une rencontre avec les auteurs dans une bibliothèque médiathèque à Paris, le 21 novembre 2019 (la veille de la sortie nationale de l'album) à partir de 19h. La présentation a duré une heure et à la fin, les auteurs ont dédicacé des exemplaires.

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jeudi 31 octobre 2019

La fille de Vercingétorix - Jean-Yves Ferri et David Conrad

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Dans cet album écrit par le duo Jean-Yves Ferri (pour le texte) et Didier Conrad (pour les dessins), on apprend que Vercingetorix, le vainqueur de la bataille de Gergovie mais le vaincu d'Alésia, avait une fille, Adrenaline, une grande ado rousse qui a été élevée par des Arvernes et a une tendance à fuguer. La fille de Vercingétorix est emmenée dans le village gaulois par ses pères adoptifs, Monolitix et Ipocalorix, membres du FARC (Front Arverne de Résistance Checrète). Ils veulent la soustraire à Adictoserix, un "pisteur" à la solde de César qui souhaiterait qu'Adrénaline soit élevée à la romaine. Adrénaline, comme toutes les grandes ados de son âge, veut qu'on la laisse tranquille. Elle rêve de partir sur un bateau pour se diriger vers l'île de Thulé car elle en a ras l'amphore qu'on se serve d'elle et du torque (donné par son père) pour faire la guerre. Elle se lie avec Blinix et Selfix (les fils respectifs d'Ordralfabétix et de Cétautomatix) qui vont l'aider à s'enfuir, mais Adictoserix et son cheval Nosferatus ne sont pas loin. Un album plaisant qui fait passer un bon moment. Pour ma part, je l'ai préféré à Astérix et la Transitalique, même si mon préféré des quatre (à ce jour) signés Conrad & Ferri reste Le papyrus de César.

Pour la petite histoire, à Paris, on connait beaucoup mieux la rue d'Alésia qui traverse le XIVème arrondissement d'ouest en est (et sa station de métro) que la rue de Gergovie (beaucoup plus modeste) au moins 5 fois moins longue. Elle est parallèle à la rue d'Alésia. Comme quoi, une défaite est mieux célébrée qu'une victoire.

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vendredi 7 juin 2019

Le procès Merah - Riss

Après la parution de mon billet mettant Riss à l'honneur, j'avais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) découvert dans Charlie Hebdo du 27/03/2019 un encart signalant la ressortie du numéro Hors-série titré Le procès Merah paru en 2017 (il m'avait échappé!), de retour en kiosque en mars 2019 à l'occasion du procès en appel d'Abdelkhader Merah (le frère de l'autre), prévu du lundi 25 mars au vendredi 19 avril 2019.

P1110078 Je l'ai acheté (6 euros, 48 pages + la couverture, bichro noir & rouge [+ encart jaune dans une double page]), et en voici donc ma chronique.

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Le texte en "quatrième de couv'" (ci-dessus) rappelle le contexte de ce procès. Si le parallèle avec Le procès Colonna dessiné par Tignous semble évident, Riss (qui signe seul l'album) a bien entendu sa propre manière de faire. Je remarquerais en tout cas que le dessin de cet ouvrage est extrèmement réaliste, ce n'est pas le style "humoristique" habituel de Riss, mais bien du dessin de reportage dessiné. A tel point que je ne reprendrai guère ici qu'un seul "portrait", celui de ce "personnage" qu'est l'avocat pénaliste Eric Dupont-Moretti (représenté une trentaine de fois dans l'album).

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Pour donner tout de même quelques détails sur les planches, je dirais que, si l'on compare avec les reportages dessinés de Tignous, on trouve moins de texte explicatif ou de "didascalies" en-dehors des "bulles" (paroles des personnages). Celles-ci sont en caractères d'imprimerie, et non lettrées "à la main".

Concernant le procès lui-même, Riss prend soin d'expliquer dans son "Edito" introductif que (je cite) "contrairement à ce qui a été dit, le procès d'Abdelkader Merah n'a pas été le procès par procuration de Mohamed Merah, auteur des attentats de Montauban et de Toulouse commis en mars 2012. Le procès d'Abdelkader Merah a été le procès d'Abdelkader Merah, et de lui seul." Il le conclut par "Après le procès, après les dernières paroles, il faudra affronter l'oubli. l'oubli est l'espoir des tueurs de demain. Grâce à lui, ils recommenceront encore et encore." La question posée était: quelle est la part de responsabilité d'Akdelkader, omniprésent (48 dessins le concernent, sauf erreur de ma part) dans les actes commis par son frère? Le procès visait aussi Fettah Malki (un dessin?), accusé pour avoir fourni les armes utilisées par Mohamed Merah lors de ses tueries (et son gilet pare-balle).

Page 26-27, j'ai constaté que, décidément, je ne vis pas dans le même univers que certains de ceux qui ne sont pas nés, comme moi, "dans le monde de la bourgeoisie et de certains notables", selon les mots mis dans la bouche d'Abdelkader. Il s'agit à ce moment-là de reconstituer l'épisode du vol du scooter (6 mars 2012), que Mohamed utilisera quelques jours plus tard pour commettre ses crimes (la question étant de savoir si cette utilisation criminelle était préméditée quand Abdelkader a donné l'occasion à son frère de voler le scooter). Je cite l'intégralité de la bulle: "Ce qu'il faut comprendre, monsieur le président, c'est que notre monde est différent du vôtre. J'ai quand même l'ADN de la rue. Dans le monde (etc.), c'est différent. Chez nous, ce n'est pas exceptionnel* Les gens de la bourgeoisie ne peuvent pas comprendre ça: mon petit frère était très excité par tout ça".
* de s'arrêter d'un coup pour descendre voler un scooter.

... Mais, malgré tout, j'ai encore tendance à considérer que ceux qui ont tort, ce sont ceux qui se conduisent ainsi (en volant un scooter sur un coup de tête): capables de tout? Dans la fratrie Merah (exposée à la barre), on parlait beaucoup de religion, mais les relations pouvaient être violentes, jusqu'aux coups de couteau (mais pour "tailler", hein, pas pour "planter").

page 38-39, sur fonds jaune, on peut lire des extraits d'enregistrements audio islamistes, qu'Abdelkader Merah écoutait au travail pour, dit-il, améliorer son arabe littéraire.

Si je devais utiliser une image venant du monde de l'agriculture, pour décrire l'univers mental qui transparait chez certains des membres de la famille Merah (dont la mère), je parlerais de "terreau" ou de "compost"sur lequel a pris racine et prospéré la graine de mauvaise herbe.

Les dessins rendent bien l'ambiance des audiences, je pense. Dans tout l'album, les extraits choisis des phrases des uns et des autres sont percutants et déstabilisants. Concernant Abdelkader, on sent en permanence que ses croyances restent à ses yeux infiniment plus importantes que tous les procès que peut lui faire la République française au nom de la loi et de la justice.

A l'issue de ce procès, le 2 novembre 2017, la cour rend sa décision: Abdelkader Merah est acquitté de l'accusation de complicité d'assassinat, mais est condamné à 20 ans de prison pour complicité d'association de malfaiteurs en lien avec une association terroriste. Fettah Malki est condamné à 14 ans de prison pour le même motif. Moins de 24 heures après, le parquet général fait appel pour renvoyer les deux hommes devant la justice. Le 18 avril 2019, le procès en appel a condamné cette fois Abdelkader à 30 ans de réclusion criminelle pour "association de malfaiteur" et "complicité d'assassinat". L'ami d'enfance de Mohamed, lui, est condamné à 10 ans de prison ferme pour association de malfaiteur. A l'énoncé du verdict, Eric Dupond-Moretti a réagi en disant qu'il y aurait sûrement pourvoi en cassation. Mais comme disait Pierre Dac, "on dit d'un accusé qu'il est cuit lorsque son avocat n'est pas cru".

Pour le moment, en ce mois de juin 2019, la presse commence à évoquer la tenue du procès d'assises, prévu d'avril à juillet 2020, qui jugera les complices des attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher).

Au 07/06/2019, en tout cas, j'ai constaté qu'on ne trouve pas le titre que j'ai chroniqué aujourd'hui sur wikipedia dans les bibliographies de la page consacrée à Riss ou de la page concernant Mohammed Merah, qui parle de sa famille et mentionne les procès de son frère.

*** Je suis Charlie ***

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jeudi 7 mars 2019

Mémé, femme pratique - Riss

Je me suis aperçu récemment, après une grosse trentaine de billets d'hommages publiés depuis 4 ans, que je (ta d loi du cine, "squatteur" chez dasola) n'ai pratiquement jamais mentionné Riss, à l'unique exception près d'un dessin dans Petits principes de langue de bois économique, de Bernard Maris. Or, non seulement Riss a été blessé (omoplate fracassée en petits morceaux par balle...) lors du massacre du 7 janvier 2015, mais encore il est, depuis, "Président [de la SAS Rotative], Directeur de la publication" de Charlie Hebdo, poste qui, vraisemblablement, ne lui donne guère le loisir de veiller à la publication d'albums ou de livres à partir de ses propres oeuvres. Riss avait été co-dirigeant de Charlie Hebdo avec Charb après le départ de Philippe Val, il en a été un temps, je crois, actionnaire largement majoritaire (sans minorité de blocage face à lui), je n'ai pas vérifié si c'est toujours le cas aujourd'hui. Comme Gotlib une fois que celui-ci a été à la tête de Fluide glacial, il ne publie plus guère d'albums - même s'il dessine, y compris régulièrement la couv' de l'hebdomadaire (selon wikipedia, dernier livre co-écrit en 2016, avant-dernier en 2014...).

Pour combler vite fait ce manque, j'ai choisi de disséquer l'un des anciens albums de lui que je possède (je pense que dasola se serait opposée à ce que je rédige un billet complet sur l'autre), acheté le 27/01/2015 dans une bouquinerie que je fréquente. Voici donc Mémé et ses pratiques infâmes.

P1100653 Le Cherche midi éditeur, 1999.

Telle une héroïne de cartoon, elle peut infliger les pires sévices à son entourage (ou en subir - il lui arrive de se voir arracher successivement les quatre membres - voire pire), avant de repartir, regonflée à neuf et à bloc, dans la planche suivante, comme si de rien n'était (aucun passage par la case "prison"!), vers de nouvelles aventures. J'ai choisi d'en citer quelques dessins "parlants" et en résonnance avec l'actualité contemporaine (20 ans après).

P1100657 p.48: mais qui a eu cette idée folle un jour d'inventer... (un dessin qui avait dû peiner Luce Lapin)? L214 n'existait pas encore en 1999...

P1100660 p.40-41: nos amis les paysans... C'était bien après la découverte du trou dans la couche d'ozone, mais bien avant le Grenelle de l'environnement.

Et la page précédente, tout d'même: P1100661 (est-ce plus clair?)

P1100656 p.30: le bourreau n'aime pas les morpions? (il ne sait pas jouer...).

P1100655 p.15: Mémé chevalière du ciel à la guerre de 14-18 (!)? L'autre ne levait-il pas les bras au bout de son parachute? Quelle connerie la guerre...

P1100654 p.8: ça vaut bien les bagnoles électriques - même si la dictature de Mémé n'a rien à envier à celle du Bretzelberg!

P1100658 p.18-19: maison de retraite "comme son nom l'indique" Beauséjour (EHPAD, comme on ne disait sans doute pas encore au XXe s.?). 

P1100659_vaches p.26-27: vaches en chaleur (un gros manque en page de droite: aucune ne monte sur une autre! Personne n'est parfait...).

Enfin, un dessin relativement récent avec le personnage de Mémé: P1100684 (extrait de la double page centrale [p.8-9] titrée "Cahier de doléance des gilets jaunes" du N°1376 du 05/12/2018, p.9).

PS: et le second album de Riss que je possède, me direz-vous? Je l'avais acheté le 07/01/2015 (... après). En voici, tout de même, la couverture:

P1100686 Dépôt légal: novembre 2014

*** Je suis Charlie ***

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jeudi 7 février 2019

Le procès Colonna - Tignous & Dominique Paganelli

J'ai (ta d loi du cine, squatter chez dasola) déjà parlé, dans ma rubrique d'hommage aux victimes de l'attentat à Charlie Hebdo, du reportage dessiné effectué par Tignous sur les prisons françaises. Ce mois-ci (février 2019), je vais présenter un autre reportage produit à deux mains (par Tignous et Dominique Paganelli): Le procès Colonna.

P1100798

Il y a vingt-et-un ans et un jour, vendredi 6 février 1998 après 21 h, le préfet Claude Erignac était assassiné par un commando indépendantiste à Ajaccio (Corse). En 2003, Yvan Colonna, soupçonné d'être le tireur des coups mortels et qui avait "pris le maquis" le 23 mai 1998, était arrêté après 5 ans de cavale.

Extrait de l'avant-propos, signé Tignous et Paganelli, de cet album: "Du 12 novembre 2007 au 13 décembre 2007, la cour d'assises spécialement constituée a jugé Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Claude Erignac... Le 13 décembre, elle a dit qu'il était coupable et l'a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Durant quatre semaines s'est déroulée devant nous qui étions dans la salle d'audience une tranche de vie, une sorte de comédie humaine tragique (...). Pour parler de la mort d'un homme, il y a eu de la vie. C'est ce que nous avons voulu raconter. Nous ne présentons pas ici les "minutes" ou "l'intégrale" du procès, mais ce qui nous a touché. En un mot nos impressions de ces trente-quatre journées d'audience."

J'ai acheté ce livre (daté de juin 2008) il y a quelques mois. Je n'avais pas lu en 2007 les reportages consacrés par Charlie Hebdo au procès. Je n'ai pas cherché à les retrouver (pour comparer). Si j'avais eu à faire un exposé dans un cadre universitaire, ou à écrire un article (rémunéré) dans la presse professionnelle, je l'aurais fait.

Je pense que les textes de l'album ont été rédigés par Dominique Paganelli. Ce journaliste a surtout réalisé des documentaires ou ouvrages sur le monde du football. Dans Charlie Hebdo, je crois que sa couverture du procès Colonna était illustrée par d'abondants croquis de Tignous. Dans l'album, beaucoup des textes commencent par la date du jour concerné, en bleu avec le jour en blanc sur un carré rouge. De son côté, Tignous a rédigé et lettré des textes abondants pour ses illustrations (reprises de phrases entendues, textes explicatifs...), mettant en scène témoins, policiers, avocats, juges, Corses divers, décors... J'ai compté 23 représentations d'Yvan Colonna (dont une fois avec seulement ses mains). Les multiples demandes de P à T "t'as dessiné Ulrike Weiss?" (magistrate en charge des relations avec les média, dont le visage apparaît seulement en dernière page de l'album) peuvent faire sourire.

Après la lecture de l'ouvrage, tout ce qu'on a comme certitude, c'est que le préfet Erignac a été assassiné, qu'Yvan Colonna a pris le maquis après une interview télévisée, a été désigné comme le tueur par les membres arrêtés du "commando" ou leurs épouses (qui se sont ensuite rétractés), a été arrêté, n'a jamais avoué (a protesté de son innocence durant le procès), a été reconnu coupable et condamné. Depuis la parution de l'album, il y a eu un procès en appel en 2009 (rajout d'une peine de sûreté de 22 ans), annulé par la Cour de Cassation en 2010, et un nouveau procès en juin 2011 (de nouveau perpétuité, sans peine de sûreté). La condamnation est désormais définitive. Yvan Colonna est en prison depuis 2003 (bientôt 16 ans).

Je vous mets juste quelques extraits des 120 pages de l'album.

P1100801  p.101, Tignous croqué par Pétillon, de passage durant le procès.

P1100799  p. 12bis (sic! Dans les albums publiés par cet éditeur, elle remplace la p.13), ou comment un "croquis d'attitude", un peu retravaillé, peut devenir un élément de composition d'une couverture d'album...

P1100797  p. 83 (une page avec coquille dans le texte, et un croquis "brut" [non travaillé, avec du "texte parasite"?]).

Je fais aussi le lien avec ce qui m'avait frappé en 2016, à savoir le "retour" de Renaud dans les pages de Charlie Hebdo. Rappelons que Renaud avait fait partie des premiers associés de la société (Kalachnikof) créée pour relancer Charlie en 1992 (il avait sauf erreur de ma part mis 200 000 F au pot, là où Cabu et Val en mettaient 50 000 chacun). Puis, quelques années plus tard, à l'occasion de la création des éditions Rotative, il était sorti du "tour de table". Bref, après avoir repris contact avec l'équipe suite au 7 janvier 2015, il a retrouvé une rubrique régulière à partir du 2 mars 2016. Je me rappelle avoir trouvé navrant, à l'époque, qu'il n'y parle guère que d'Yvan Colonna, au détriment de beaucoup d'autres sujets sur lesquels je pense qu'il aurait pu dire des choses intéressantes (à mon avis, du moins). Elle s'était en tout cas arrêtée assez vite. Ci-dessous 3 extraits (liste non exhaustive bien entendu!).  

P1100802  2 mars 2016, p.2

P1100804  18 mai 2016, p.3  P1100803  20 avril 2016, p.3

Enfin, en dernier "point d'actualité" liée à l'assassinat idéologique d'un Préfet de la République Française (par des "militants perdus"), on peut signaler qu'hier, 6 février 2019, a eu lieu dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne le "3e Colloque Claude Erignac", organisé par l'ACP (Association du Corps Préfectoral), sur le thème "L'intégration républicaine en péril: comment la refonder?". On pourrait relever qu'il avait lieu aussi 85 ans après les émeutes anti-républicaines du 6 février 1934 (manifestations des ligues d'extrême-droite)...

*** Je suis Charlie ***

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vendredi 21 décembre 2018

Didier, la cinquième roue du tracteur - Ravard et Rabaté

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Mon ami m'a offert Didier, La 5ème roue du tracteur (Editions Futuropolis, 79 pages), une BD très sympa même si certains dessins ne sont pas conseillés aux jeunes enfants. Didier, la quarantaine, un peu enveloppé, rêve du grand amour. Il s'occupe (pas très bien) d'une ferme avec sa soeur Soazic qui, elle, est une femme de caractère et souhaite "caser" son frère. Didier n'est pas un bon fermier mais il s'occupe avec amour de ses poires qui s'épanouissent à l'intérieur de bouteilles. Toute cette attention doit aboutir à la production de poires à l'eau-de-vie.

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Didier, un soir de beuverie, ramène Régis, un fermier qui vient de tout perdre: ferme, bétail et terre. Son domaine a été vendu aux enchères. Pas très confiant, Didier décide de s'inscrire sur un site de rencontres sur Internet. Soazic et Régis sont là pour l'aider à rendre son profil attirant. Par ailleurs, Soazic et Régis tombent dans les bras l'un de l'autre. Je vous laisse découvrir quelle sera l'issue de la rencontre entre Didier et "Coquinette", la femme qui répond à l'annonce. La tendresse qui se dégage des personnages m'a fait passer un bon moment de lecture, même si c'est différent des Petits ruisseaux (où Rabaté était au scénario ET au dessin).

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samedi 15 décembre 2018

Dessin dans Charlie Hebdo - Riss

Une fois n'est pas coutume, c'est mon ami qui achète l'hebdomadaire Charlie Hebdo tous les mercredis qui a attiré mon attention sur un dessin de Riss que j'ai trouvé réussi (et amusant). Il est en phase avec l'actualité de ces dernières semaines.

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Charlie Hebdo du 12/12/18 en bas de la page 2

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mercredi 5 décembre 2018

Nestor Burma en feuilleton

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Depuis au moins quatre ans, les enquêtes de Nestor Burma de Léo Malet adaptées et dessinées par Barral ou Moynot s'inspirant de l'univers de Tardi sont prépubliées en format journal, en noir et blanc en trois épisodes par les éditions Casterman. Cette année (2018), une fois n'est pas coutume, elles paraissent en quatre épisodes. Ce qui est bien avec ces prépublications, c'est la mise en perspective sous forme d'articles de l'histoire qui nous est contée. Nestor Burma, le détective privé bien connu mène l'enquête avec le journaliste Covet. Corrida aux Champs Elysées narré comme un feuilleton policier se déroule en 1956, dans le VIIIème arrondissement où vit désormais Burma. L'histoire se passe dans le monde du cinéma avec des starlettes pas farouches qui n'hésitent à donner de leur personne, où des acteurs sont sous l'emprise d'opiacés, où des actrices se jalousent entre elles. Lucie Ponceau, une actrice qui venait de faire son grand retour à l'écran, est retrouvée morte, victime d'une overdose d'opium ingéré sous forme de gâteau. J'ai trouvé l'histoire est un peu embrouillée et ça s'étire en longueur: un épisode de trop? Cela n'empêche pas que je trouve le concept très sympathique. On a par ailleurs le plaisir de lire la critique de quatre films emblématiques de 1956: Voici le temps des assassins de Julien Duvivier, Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara et Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy.

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