mercredi 6 octobre 2010

Quatre bandes dessinées pédagogiques sur la Chine

Les quatre grandes inventions; Quatre savants de l'antiquité; Les quatre médecins; L'architecture de la Chine ancienne.
Texte: Zhu Keng. Illustrations: Hong Tao, Feng Congying. Les livres du dauphin, Beijing, 2005. Distributeur: Société chinoise du commerce international du livre.

Il s'agit d'une série de 4 BD, que Dasola a achetée au musée de Shanghaï en sachant que je suis un "BDphage". Les quatre albums, de format carré (26,5 cm de côté) comportent 46 planches de BD chacun. Ils présentent, à l'intention d'un (jeune) public sans doute étranger (il existait aussi une version anglaise?), des domaines scientifiques et quelques grands noms qui leur sont liés. Je vais en faire une critique d'un point de vue occidental. Il me semble que, pour les Chinois, l'Antiquité n'a pas la même acception qu'en Europe: où s'arrête-t-elle, en Chine, par exemple? Il est vrai que l'histoire de ce pays est longue. Si l'on trouve dans les livres des dates dans le calendrier chrétien (de 401 av. J.-C à 1593 ap. J.-C; notamment, pour les dates de naissance et de décès de personnages historiques et/ou célèbres cités dans tel ou tel des 4 titres), les "repères chronologiques" sont souvent fournis par l'indication "sous la dynastie des Han" (ou celle des Ming, etc.): le repère est certainement pour les Chinois aussi parlant que, pour nous en France, parler de Clovis, de Saint-Louis, de Louis XIV ou de Louis XVIII (comment ça, ça ne vous dit rien?). Cette collection est bien "sino-centrée". Les BD mettent en évidence l'importance qu'ont eue la Chine et les Chinois dans des domaines comme l'approximation du nombre Pi, l'acupuncture, l'invention du papier. La première planche du 1er livre, pour l'invention de l'écriture, cite rapidement l'Egypte, Sumer, l'Inde et les Européens, et c'est fini. Notre "grand voyageur" Marco Polo n'est pas cité, ni non plus la sortie de Chine des inventions présentés, entre autre la poudre à canon, la xylographie, l'imprimerie... Le commerce avec l'étranger est cité seulement "en passant" (à propos de l'utilisation de la boussole). Il n'est pas précisé quand la médecine occidentale est venue "concurrencer" la médecine chinoise (19e s.?). L'architecture chinoise est réduite aux pagodes, aux ponts et aux "grandes murailles". Sur le plan graphique, les dessins sont jolis, plus stylisés que réalistes, avec notamment de gentils garçonnets facilement identifiables? Le public visé semble plutôt les 10-12 ans. Enfin, si les livres que j'ai entre les mains comportent l'indication "première édition 2005", la première édition en français d'au moins deux des livres semble remonter à 1996, comme l'indiquent les résultats d'une simple recherche via Google sur le nom d'un des dessinateurs (Feng Conguing). Au final, une gentille lecture, qui fait découvrir de manière rapide bien des faits et noms que nous ne connaissons pas en Europe, sans effets de propagande.

PS: vous l'aurez deviné, dasola est de retour en France. Je vais donc très prochainement lui rendre les clés et m'éclipser... en attendant de créer, peut-être un de ces jours, mon blog à moi!
(s) Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola

PS2: à Paris, on peut même trouver ces titres chez la librairie You Feng. Mais je ne garantis pas que ce soit la même édition!

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dimanche 26 septembre 2010

Le divorce - Gaël

Reprise d'une "note de lecture" que je [ta d loi du cine, squatter] avais rédigée en février 2007 sur une bande dessinée.
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Gaël, Le divorce, éditions Danger Public (imprimé en décembre 2006, en librairie le 18 janvier 2007).

Cette bande dessinée, au format peu courant (la collection Les NRV, 19 x 19 cm), aborde une question «de société» sous un angle original. Un coup d’œil sur un concurrent, en coup de vent (un peu plus à l’ouest), ne repère pas de «Divorce» parmi, pourtant, plusieurs dizaines de «Guide du …». Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
Gaël (dont on peut trouver la photo sur internet) ne ressemble pas à son personnage. Même si cette BD sent à plein nez l’expérience vécue (divorcé lui-même, il aurait dessiné en connaissance de cause ?), on peut se demander pourquoi notre héros s’est infligé le tarin de Smiley Bone (dans la série de BD Bone de Jeff Smith): un symbole phallique ? La phrase «le connard qui a inventé le terme "Divorce à l’amiable" devait être petit, borgne, laid, frustré, aigri et célibataire...» «...et chauve...» (p. 25) méritait d’être mise en exergue (elle prend tout son sel en contemplant le caillou du héros). Trêve de plaisanterie, attaquons l’album lui-même (paradoxalement sous-titré «journal d’une haine conjugale»).

Sans vouloir faire du Groensteen, un œil expert en bande dessinée pourra dire: dessin efficace et agréable, grammaire BD bien maîtrisée. Les personnages sont expressifs, et c’est bien là le principal dans cet album où tout tourne autour des protagonistes (décors minimalistes). Relevons un parti pris intéressant: pour chaque «sketch» (gag?), un seul cadrage se répète du début à la fin: personnages en pied, ou en plan américain, ou en gros plan – sauf, quelques rares fois, le dessin «de chute» (exemple flagrant: p. 18). Cette contrainte donne une unité à chaque histoire. En même temps, cela entraîne peut-être une certaine monotonie à l’œil. Pourquoi ne pas avoir davantage varié, afin de «dynamiser» la lecture?

Lecture, justement. Il s’agit d’une BD «bavarde». L’auteur écrit bien, mais écrit peut-être un peu trop, sans penser à un temps fort par case. La parole «file» (surtout dans les cas de monologues). Peut-être l’album aurait-il gagné si chaque case avait été construite avec un vrai contenu, et non seulement comme une préparation à la chute finale qui n’est parfois pas aussi savoureuse qu’on l’attendrait. On peut se demander quel inconscient a fait que le «dernier mot» féminin se trouve souvent le plus fort ? Veut-elle le «rendre marteau» (p. 46) ?

«Les aventures de mon papa» par Nina 4 ans est bien trouvé, mais pas exploité à fond (le procédé n’a-t-il pas déjà été utilisé par Greg dans Achille Talon dans les années 1970 ? Mais peu importe). De même, la reproduction d’articles avec gag en marge est une idée intéressante, mais le résultat est un peu décevant avec des gags en une image qui tombent un peu à plat – alors que ces pages «de journal» auraient pu, sinon être disséminées au fil de l’album, du moins être éloignées de «papa», pour rompre une certaine monotonie de lecture.

Il s’agit d’une bonne BD, mais qui pourrait être améliorée (ou plutôt pour les titres à venir - «Le divorce 2»? La dernière planche semble l’emmener vers une nouvelle aventure…): en travaillant les rythmes de lecture (composition des cases et de la page, écriture des dialogues plus musclée et ramassée, meilleure composition globale, à l’intérieur de l’album, avec alternance des «sketches» (dessins d’enfant, journaux etc. – à multiplier et espacer).

Pour finir, une question de pure forme: qui a maquetté cette BD ? L’éditeur (via la maquettiste créditée au générique), ou l’auteur (de A à Z, y compris la couleur de fond «papier kraft froissé»)? Pour le savoir, direction le blog mentionné sur le communiqué de presse: ce petit (dé)tour démontre que l’auteur peut se dépatouiller tout seul, dans les grandes lignes. Je pense bien entendu au billet http://www.appartelier.com/blog2ga/index.php?post=7 visible ce 27 février 2007 au soir.
A suivre donc…

PS du 26/09/2010: j'ai trouvé quelques informations supplémentaires sur http://www.bedetheque.com/auteur-2155-BD-Gael.html (les dernières BD de Gaël parues semblent être les 40 commandements... des ados; ... du divorce). Un article du blog Phylacterium parle longuement de son (= à Gaël) activité de blogueur, .

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lundi 20 septembre 2010

Silex and the city / Réduction du temps de trouvaille - Jul

Attention, ceci est un billet de "Ta d loi du cine" (les précédents sont ici et ). Vous ne pensiez tout de même pas rester sans nouveautés sur ce blog pendant les semaines d'absence de la maîtresse des lieux?

Dasola a ramené les 2 tomes de cette bande dessinée récente (2009 et 2010) de sa dernière virée à la Fn*c. Je ne sais pas si notre récente balade en Périgord y a été pour quelque chose? C'est en tout cas un autre humour que Pourquoi j'ai mangé mon père (de Roy Lewis), que j'ai pour ma part relu avec délectation mais qui lui est tombé des mains au bout de quelques pages quand j'ai essayé de lui mettre entre. Pour en revenir à la BD de Jul, je pense que la série est bien partie pour continuer sur sa lancée (il y a matière!). "Nous sommes en 40 000 avant J.-C... Toute la planète semble obéir aux lois de la sélection naturelle. Toute? Non: une vallée résiste encore et toujours à l'évolution" (c'est marrant, ça me rappelle quelque chose...). Le ton est donné dès le commencement: anachronisme, gags, clins d'yeux, le tout solidement charpenté d'un arc narratif: les aventures de la famille Dotcom. Le rapprochement avec Pourquoi... que j'ai cité plus haut n'est pas si lointain que cela. "Toute l'actualité contemporaine défile en peaux de bêtes, pour une parodie au vitriol de notre société", comme le revendique la 4ème de couverture. Je ne sais pas si Jul a aussi signé ce texte? En deux mots, un couple de profs préhistoriques (y a bon bobo?) est affligé d'une ravissante ado (dolto-sapiens et fashion victime) qui va s'éprendre du beau Rahan de La Pétaudière. Le fils, alter-contestataire, va se réfugier après la n-ième raclée paternelle chez grand-papa, qui lui vaticine Mai -68000... (durant 4 pages en noir et blanc!). Le père, qui s'est lancé dans la politique pour sauver le monde (forcément), se prend la raclée du siècle: 99% des voix se sont perdues sur Chasse-pêche-nature et tradition: on arrête donc le progrès (les humains ne sont pas mûrs pour la démocratie). J'ai trouvé que le deuxième album, Réduction du temps de trouvaille, avait davantage un rythme de gags sur une ou deux pages (avec la chute dans la dernière case en bas à droite), même si c'est en principe une histoire "suivie". Le texte aligne les bons mots (souvent téléphonés) et les dessins présentent des icones emblématiques (la dame de Brassempouy, le petit prince, le stade de France). Certaines allusions sont très - trop? - contemporaines: influence du dessin de presse? Je ne sais pas si ces oeuvres traverseront les décennies. En 2020, est-ce que "Désir d'avenir" évoquera encore quelque chose? Il faudra faire des rééditions avec notes de bas de page! En bref, une oeuvre qui provoque des sourires entendus sans surtout se prendre au sérieux. Le comique de situation ubuesque, la coexistence lémuriens / singes / homo erectus / néanderthal / cro-magnon, ça ne casse pas 3 pattes à un homo (erectus, habilis ou sapiens)!

Quelques blogs qui en parlent (liste non exhaustive!): Marie, Canel, Solenn, Guy, Le Merydien, SeL.

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vendredi 25 juin 2010

Les petits ruisseaux (le film et la BD) - Pascal Rabaté

Coup sur coup, je viens d'aller voir le film sorti le 23 juin 2010 et de lire la BD (parue aux éditions Futuropolis en 2006) que mon ami m'a trouvée d'occasion avant même de savoir que j'allais voir le film le même jour. Les petits ruisseaux (les deux) dégagent des beaux moments de tendresse et de bonheur. C'est drôle et léger. Dans la région d'Angers, Emile, un septuagénaire, mène une vie monotone depuis son veuvage. Il pêche le gardon et l'ablette avec son ami Edmond. Ils se retrouvent souvent au bar "Le penalty" où ils ont lié connaissance avec des consommateurs du coin. C'est là qu'Emile entend dire qu'on a vu Edmond avec une dame. Il ne peut s'empêcher lors de leur séance de pêche suivante d'en parler à son ami, et apprend que ce dernier fait des rencontres de dames de son âge en lisant des petites annonces. Edmond, qui vit avec son chat, peint aussi des portraits de femmes nues assez osés (d'après des photos de magazines): Emile n'en revient pas et ressent une certaine gêne. Ensuite, un concours de circonstances aboutit à ce que la vie d'Emile prend un nouveau départ. Il ressent du désir. Il revit après sa rencontre avec deux femmes d'âge mûr et une bande de jeunes "hippies". Je n'en dirai pas plus sur l'histoire. Le film reste très (trop?) fidèle à la BD qui est d'une lecture agréable. Certains critiques font ce reproche à Pascal Rabaté. Personnellement, je trouve que le film comme la BD ne tombent jamais dans la vulgarité malgré quelques scènes un peu lestes. Rabaté traite de la vie sexuelle des "seniors" avec délicatesse. Dans le film, les acteurs sont tous formidables, Daniel Prévost en tête. Bulle Ogier et Hélène Vincent font plaisir à voir dans la plénitude de leur âge. Elles sont belles tout simplement. Sinon, je vous laisse découvrir le moyen de locomotion dont se sert Emile pour se déplacer: une adorable voiture rouge toute étroite et en hauteur qui doit friser les 50 km/heure à pleine vitesse. C'est un film et une BD que je vous recommande vivement. Pour la BD, il faut bien lire les sous-sous-titres sur la couverture: sex, drug, and rock'n roll... mais suivis en tout petit de "on fera ce qu'on pourra; surtout contre le cholestérol; je suis meilleur en musette" (à côté d'une musette de pêche, bien sûr).

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jeudi 1 mai 2008

Blake et Mortimer - Edgar P. Jacobs

A l'occasion de la sortie du 18ème album de Blake et Mortimer, Le sanctuaire du Gondwana d'après les personnages créés par le Belge (comme Hergé) Edgar P. Jacobs, dessiné et scénarisé pour la 4ème fois par l'équipe Juilliard / Sente (moyen, moyen), je voudrais évoquer les albums écrits et dessinés par E. P. Jacobs lui-même. C'était quand même autre chose comme scénarii, dessins, couleurs. Quand j'avais refermé le livre, je me disais, "heureusement que ce n'est que de la fiction". En effet, à la fin de chaque album, on avait assisté à une sorte d'apocalypse qui provoquait des pertes de milliers voire des millions de personnes et des villes comme Paris ou Pékin étaient rayées de la carte. Blake et Mortimer sont deux britanniques "très british", Francis Blake est anglais et capitaine dans l'aviation, Philip Mortimer, d'origine écossaise, est un scientifique. Ils sont entraînés dans des histoires où l'ordre et la sécurité du monde sont souvent en danger et à chaque fois, ils se retrouvent confrontés  avec un adversaire de taille très intelligent, prêt à tout pour devenir le maître du monde, j'ai nommé Olrik (on ne connaît pas son prénom), le méchant qui d'un album à l'autre s'en sort plus ou moins bien. On le croit mort ou disparu à jamais à la fin de chaque aventure, et bien pas du tout. J'ai découvert Blake et Mortimer très tard mais je ne le regrette pas. Mes albums préférés sont Le secret de la Grande Pyramide, La Marque jaune et le Piège diabolique. Tous les albums d'Edgar P. Jacobs, réédités régulièrement, sont a priori disponibles (sauf Le Rayon U?). D'abord parus aux éditions du Lombard puis chez Dargaud, ils sont maintenant publiés par les éditions Blake et Mortimer.

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samedi 29 mars 2008

Astérix - Goscinny et Uderzo

En dehors de Tintin (hors catégorie), un de mes grands plaisirs de lecture de BD est Astérix en attendant de faire un billet sur Blake et Mortimer. Si je devais présenter cette BD à quelqu'un en ignorant tout, je dirais que Astérix, c'est surtout le génie des textes de Goscinny (décédé il y a 30 ans) complétés par les illustrations d'Uderzo. Astérix est inséparable de son ami Obélix (qui "n'est pas gros mais seulement enveloppé"). Ils vivent dans un village (dont on ne connaît pas le nom) en Armorique. Nous sommes en 50 avant JC. Toute la Gaule est envahie par les Romains. Obélix est tailleur et livreur de menhirs, il aime manger le sanglier et puis surtout, il adore donner des baffes aux Romains. Astérix est un guerrier qui n'a pas de métier précis. Les autres villageois qui apparaissent dans presque tous les albums sont: Panoramix le druide, et sa potion magique; Assurancetourix, le barde qui chante faux; Abraracourcix, le chef; et j'ajouterai Cétautomatix, le maréchal-ferrand; Bonemine, la femme du chef; Ordralfabétix, le marchand de poissons (qui ne sont pas toujours très frais) et Agecanonix, l'ancêtre du village. Ce village est le seul qui résiste à l'envahisseur, et pourtant il est cerné par 4 camps romains: Aquarium, Petibonum, Laudanum et Babaorum. Chaque album permet à Astérix et Obélix de montrer leur bravoure, leur force et leur débrouillardise dans différentes contrées, même en Egypte où ils rencontrent Cléopatre (qui a un fort joli nez). Leur mission accomplie, à chaque fin d'album, tout le village se réunit pour manger du sanglier et boire un petit coup. Seul le barde Assurancetourix n'y a pas droit (il chante trop faux). Les albums sont tous excellents et très drôles (Astérix et Cléopatre, Astérix Légionnaire, Gladiateur, aux jeux Olympiques, Le bouclier Arverne, Astérix chez les Bretons, chez les Helvètes, etc.). Depuis le décès de Goscinny, Uderzo écrit les textes et dessine les images. Je suis désolée de le dire, mais Uderzo est meilleur dessinateur qu'auteur. Les albums parus depuis le décès de Goscinny sont nettement en deçà, à part, peut-être, Le fils d'Astérix et Astérix et la Traviata.

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mardi 30 octobre 2007

Martine à travers les âges

L'autre jour, j'ai été invitée chez un couple qui a une petite fille de presque 5 ans. J'ai décidé d'apporter quelques livres d'enfants (plutôt que le traditionnel bouquet de fleurs!), et j'ai choisi "comme pour moi" à la FNAC. Notamment, j'ai découvert que la série que je lisais il y a près de 40 ans, "Martine", continue à être éditée et rééditée, et j'ai choisi les éditions reproduisant les couvertures d'époque. Eh bien, la gamine connaissait déjà la série par le "centre de loisirs" où elle va! Elle a feuilleté son exemplaire avec intérêt, et quelques jours plus tard sa maman m'a transmis quelques photos numériques de couvertures de livres, premières tentatives spontanées de sa fille en photographie paraît-il. Si elle y marque son nom comme recommandé (dès 5 ans, les enfants apprennent les lettres de leur nom à l'école!), j'espère au moins qu'elle utilisera un crayon et non un stylo pour ne pas abîmer définitivement ses bouquins. En tout cas, j'avais été amusée de voir que le papa connaissait lui aussi Martine.
PS: ce n'est pas pour faire de la pub, mais après une recherche sur internet, je viens de vérifier que le 57ème album (en 53 ans!) venait de paraître! Moi, j'en avais offert que je connaissais déjà. Les albums de Martine font 17 pages avec une jolie illustration par page accompagnée d'un texte très bien écrit qui raconte ce qui arrive à Martine (jolie petite fille aux cheveux auburn) dans des situations précises : Martine au théâtre, en bateau, aux sports d'hiver, en avion, etc. Martine a un papa, une maman, un chien (Patapouf), et un chat, Minet. Et elle a quelques camarades de jeu. Les auteurs de ces histoires sont Gilbert Delahaye (Textes) et Marcel Marlier (Aquarelles). Je suis contente que cette littérature enfantine de qualité perdure d'une génération à l'autre.

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mardi 4 septembre 2007

Persepolis la BD - Marjane Satrapi

J'ai fini par lire la BD qui m'a été offerte suite à mon billet du 1er juillet 2007 sur le film Persepolis de Marjane Satrapi. Ce gros volume se compose de 4 parties: 1ère et 2ème parties, Marjane à Téhéran; 3ème partie: Marjane en Autriche; et 4ème partie: Marjane de retour à Téhéran avant le départ définitif ? Ce qui m'a frappée après en avoir terminé la lecture est que le texte de la BD pourrait devenir un roman. Par rapport au film d'animation, l'histoire est plus étoffée mais l'importance des personnages n'est pas la même en proportion. Par exemple, la grand-mère m'a semblé beaucoup plus présente dans le film que dans la BD. Lisez la BD puis allez voir le film ou inversement. Cela n'a pas d'importance. Vous pourrez comparer. A mon avis, les deux se valent tant par la qualité des dessins que par le scénario.

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dimanche 22 juillet 2007

Le Chat - Philippe Geluck

Le Chat, grosse bête aux oreilles et queue de félin, est plutôt irrésistible. Il est le héros d'une dizaine de bandes dessinées de Philippe Geluck, dessinateur et auteur du texte, publiées aux Editions Casterman. Chaque histoire se déroule soit sur une page, soit sur une simple bande ("strip"), soit avec une seule vignette. Les dessins sont en couleur ou en noir et blanc. Les textes sont drôles, parfois grossiers mais jamais vulgaires. Ils jouent souvent sur les mots comme sur du velours. Certaines vignettes sont connues comme celle où le Chat "adopte un nouveau système de classement du travail à faire : urgent, très urgent, très très urgent, trop tard!". Une autre vignette, assez poétique, donne les origines du Chat : "Mon père est une plume et ma mère, un pot d'encre de Chine. Je suis né le jour où maman n'avait pas mis son bouchon". On rit ou sourit en lisant les pensées du Chat qui sont celles de Philippe Geluck.

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mardi 26 juin 2007

Centre belge de la bande dessinée

En voyage touristique à Bruxelles, j'ai visité le Centre belge de la bande dessinée, ou Musée de la BD. Selon Wikipedia qui donne une définition très juste, "Le Centre est installé dans un bâtiment, chef-d’œuvre de l’art nouveau conçu par Victor Horta en 1906 pour abriter les grands magasins de tissus Waucquez. Après une complète restauration des lieux, le Centre belge de la bande dessinée a ouvert ses portes en 1989. Le centre abrite une exposition permanente, qui retrace l’histoire de la bande dessinée belge du début du XXe siècle à nos jours, ainsi que la plus grande bibliothèque de bandes dessinées et centre de documentation accessible au public. Il propose également de nombreuses expositions temporaires (plus de 60 depuis la fondation) et organise des rencontres entre les auteurs et le public". Il y a deux étages d'exposition. Nous avons admiré, mon ami et moi, en expositions temporaires: Greg, auteur très prolixe; ou Roba, le créateur de Boule et Bill. Sinon, Hergé tient une place de choix dans le musée. Au 1er étage, dans une salle peu éclairée, sont exposées, sous des cadres en verre et à l'abri de la lumière, des planches originales des années 50 et suivantes, ou des pages d'anciennes revues introuvables des années 30, considérées comme des trésors de la bande dessinée. "L'âge d'or de la BD" est évoqué par thèmes : détectives, agents secrets, etc. Une salle traite de la réalisation des dessins animés. Au deuxième étage, 5 thématiques sont évoqués, depuis la création du magazine "Pilote" jusqu'à "A suivre"; la bande dessinées des années 70 à nos jours est mise à l'honneur. Si les passionnés de bandes dessinées viennent à Bruxelles, c'est une étape incontournable. De plus, si vous vous y rendez jusqu'au 2 juillet 2007, il y a une exposition de dessins parus récemment dans la presse internationale sur la Paix.

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