dimanche 7 décembre 2014

Les contes géorgiens - Maia Giorkhelidze

En ce dernier mois de l'année 2014, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) m'insinue pour quelques chroniques dans le flux ininterrompu des billets de dasola.

Voici un livre que vous avez peu de chance de pouvoir trouver en librairie. Je ne sais pas à combien d'exemplaires il a été tiré. La seule mention qu'il comporte, à la fin, c'est: Les contes géorgiens, traduit du géorgien: Maia Giorkhelidze, illustration: Jana Zaalishvii, Tbilissi, Géorgie, 2009, 12 euros. Il s'agit donc plutôt d'une traduction compilée de douze contes populaires que d'une oeuvre originale. Je l'ai trouvé en dépôt dans un restaurant géorgien à Paris, et la couverture m'a attiré (outre le fait de trouver un livre en vente dans un restaurant). Cela peut faire un petit cadeau pour un jeune enfant (les 64 pages sont écrit gros).

L'un des contes, "Tikara", m'a donné une impression de déjà-lu (un enfant et son mentor animal, du fantastique, une poursuite par un être transformiste, des objets magiques...). Mais mes dizaines de "Contes et légendes..." (éd. Nathan) à moi sont actuellement dans des cartons, à la suite de la vente de la maison de famille où ils s'étaient entassés un par un au cours des 50 dernières années... Parmi les autres du recueil, celui intitulé "Le plus sage des partages" vaut bien à la fois un épisode du Roman de Renard et du La Fontaine (quand on est invité à partager entre des puissants et des faibles, on a intérêt à bien tailler les parts...). J'ai beaucoup apprécié le conte "Le père et le fils" (gagner son pain à la sueur de son front...). Les quatre pages intitulées "Une poignée et demi" sont plutôt amères. Bref, il y a de la diversité dans ces contes.

A part un billet sur un blog (datant de 2009), je n'ai pu trouver sur internet que quelques informations sur la traductrice (elle vit sans doute de cette activité?), une journaliste vivant en France depuis 2001, sortie de l'ESJ Paris, qui semble avoir vainement essayé, il y a quelques années, de lever des fonds de "financement participatif" pour éditer un livre de photos sur la Georgie. En tant que photographe, elle semble apprécier les baisers décalés... Je n'ai pas non plus cherché à la joindre, puisque j'ai déjà le livre. Mais, si je la croise un jour, je lui demanderai une dédicace!

P1000591

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jeudi 20 mars 2014

I am Spartacus! - Kirk Douglas

[Attention, ce n'est pas un billet de Dasola, mais le 28e billet de ta d loi du ciné, «squatter» sur son blog.]

J'ai acheté et lu récemment I am Spartacus !, de Kirk Douglas (192 pages, éditions Capricci, 2013, traduction française Marie-Bathilde Burdeau, édition américaine 2012 par Bryna [la société de KD]). Kirk Douglas est aujourd’hui âgé de quatre-vingt-dix-sept ans (il est né en décembre 1916).

Plus d’un demi-siècle après, l’auteur/acteur/producteur s’est replongé dans l’aventure de ce film qui a duré près de 3 ans : 1ère découverte par lui du roman de Howard Fast, Spartacus, le 9 décembre 1957, sortie du film en octobre 1960. Mais il nous raconte également l’histoire de la Commission sur les activités anti-américaines (HUAC) qui a amené la création des «listes noires» à Hollywood prévoyant l’exclusion de tout sympathisant communiste (juste après l’inculpation des «10 de Hollywood»: scénaristes, auteurs et réalisateurs – dont Dalton Trumbo – qui ont finalement été condamnés à une peine de prison et une amende).

Dans le 1er volume des mémoires de Kirk Douglas (Le fils du chiffonnier, publié en 1988, et que j’avais acheté en «poche» en 1994), la partie concernant Spartacus occupe 40 pages (sur 640). Après y avoir habillé Stanley Kubrick pour l'hiver, il termine le chapitre consacré à cette oeuvre en remarquant que faire le film Spartacus a occupé 3 ans de sa vie... davantage de temps que n'en passa le véritable Spartacus à affronter Rome. La «monographie 2012» est beaucoup plus détaillée et documentée. Kirk Douglas nous fait toucher du doigt la difficulté qu’il a eue à mener à bien ce projet. Acteur célèbre, ayant créé sa propre maison de production, bien introduit dans le milieu, il lui a fallu cependant trouver un scénariste (à partir du constat définitif que l’auteur d’un roman est toujours incapable d’en faire lui-même un film); des acteurs (en leur faisant lire à chacun un projet de scénario «personnalisé» pour le convaincre); un réalisateur… et finalement passer sous les fourches caudines de la censure, la « final cut » revenant à Universal Pictures (co-producteur et distributeur).

I am Spartacus nous décrit en détail l'accueil et le "vécu" du film. Kirk Douglas raconte ainsi "par le menu" (comment l'a-t-il appris?) le visionnage par Kennedy du film Spartacus en 1962 (il n'était pas si évident que cela, pour le Président des Etats-Unis, d'aller "incognito" voir un film au cinéma). Au final, c'est seulement en 1991 que la fameuse scène "des huitres et des escargots" a été réintégrée dans le film, du vivant donc de Stanley Kubrick (qui, malgré tout, a toujours plus ou moins désavoué ce film qui ne lui était pas "personnel").

Pour ma part, la première fois que j’ai vu Spartacus au cinéma, c’est mon père qui m’y avait emmené, je m’en souviens parce que c’était le soir de la première élection de Mitterrand comme Président de la République. Je n’avais pas encore le droit de vote. En sortant de la séance, on a demandé qui était le vainqueur… C’était (donc) le 10 mai 1981. Ca ne nous rajeunit pas.

Je terminerai en signalant avoir pu apprécier une citation du film Spartacus dans le récent dessin animé Mr Peabody & Sherman: je me demande ce qu'en a pensé Kirk? Je suppose que toutes les autorisations nécessaires avaient été demandées... Est-ce qu'il a fallu payer des droits aussi? Ca sera peut-être évoqué dans le prochain bouquin de KD... Pour son centenaire!

P1040481

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dimanche 8 septembre 2013

1200e billet - Tableau

Pour ce 1200e billet sur le blog de dasola, je [ta d loi du cine] m'étais promis de faire un beau tableau plein de chiffres.

 

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

2007

328

114

114

53

897

53

765

27

431

39

2008

188

254

198

117

1950

82

1735

46

1188

79

2009

178

323

202

142

2253

66

2016

40

1461

85

2010

172

348

165

151

2401

42

2199

32

1716

86

2011

129

291

108

120

2216

27

2067

19

1722

56

2012

119

277

98

122

2040

15

1904

14

1729

60

2013 *

86

260

77

-

1485

4

1323

4

1289

51

Total

1200

-

962

-

13242

289

12009

182

9536

456

* Au 07/09/2013 (comme tous les chiffres du tableau d'ailleurs)
A Nombre de billets.
B Nombre de commentateurs (personnes différentes, possédant un blog ou non, ayant fait au moins un commentaire dans l'année).
C Sous-groupe de B correspondant aux personnes qui n'étaient pas venues les années précédentes (les "nouveaux").
D Autre sous-groupe de B correspondant aux personnes qui ne sont pas revenues les années suivantes (certains pouvant par ailleurs être comptés dans C), du moins jusqu'à ce jour. Ce sous-groupe D est susceptible de diminuer, même après la parution du présent billet, si tel ou tel blogueur jamais revenu depuis les années 2007 à 2012 décide un beau jour de refaire un commentaire sur un billet de dasola.
E Nombre de commentaires.
F Sous-groupe de C correspondant aux personnes qui sont comptées, au 07/09/2013, comme étant devenues "Fidèles" au blog de dasola (critère: avoir fait au moins 5 commentaires sur 5 billets différents en venant à au moins deux dates différentes), voir colonne de droite du blog. Il arrive que ce "cap" du 5e commentaire soit franchi plusieurs années après le 1er commentaire fait sur le blog de dasola. Ce sous-groupe est donc susceptible d'augmenter.
G Sous-groupe de E correspondant au nombre de commentaires attribuables à l'ensemble des blogueurs de F (susceptible d'augmenter).
H Sous-groupe de F correspondant aux blogs encore actifs au 07/09/2013 (qui, dans la colonne de droite, n'apparaissent ni comme "Introuvables" ni comme "En pause"; ils peuvent éventuellement apparaître dans les [petites] catégories "Inclassable" ou "Infidèle"). Ce sous-groupe est susceptible de varier, à la hausse comme à la baisse (un blogueur qui fera son 5e commentaire ultérieurement; un blog en pause qui redémarre, un blogueur qui recommence un nouveau blog alors que l'ancien avait disparu; ou au contraire un blog aujourd'hui actif qui passe en pause ou disparaît).
I Sous-groupe de E correspondant aux commentaires attribuables, au 07/09/2013, à l'ensemble des blogueurs de H (donc susceptible de variations correspondantes).
J [rajouté le 10/09/2013] Sous-ensemble de C et de D, mais aussi de E. Correspond aux personnes ayant fait un seul commentaire en tout et pour tout (au 07/09/2013) sur le blog de dasola.

PS du 09/09/2013: suite aux différents commentaires sous le présent billet, je vais essayer d'apporter quelques précisions sur la manière de "lire" simplement ce tableau.
Prenons en exemple l'année 2010 (qui participe au "total" [dernière ligne] dans certains cas): [A] dasola a publié 172 billets. Le total de toutes les années fait bien 1200 billets. [B] 323 blogueurs (ou "sans-blog") différents ont fait au moins un commentaire (certains en ont fait plus d'un) dans cette année 2010. [C] Parmi ces 323 personnes, 165 sont venues pour la première fois en 2010 faire (au moins) un commentaire chez dasola (elles n'étaient pas encore venues les années précédentes); certaines sont revenues les années suivantes, d'autres pas... Et le total des "nouveaux" de chaque année fait bien 962. [D] Parmi les 323 personnes revenues en 2010, j'ai isolé, à la date du 7 septembre 2013, les 151 qui n'étaient pas (encore) revenues les années suivantes (2011, 2012 ou 2013...); nota bene: je n'ai pas fait de croisement pour compter celles qui étaient venues pour la première fois en 2010 et avaient fait plusieurs commentaires, mais seulement en 2010 (mais j'aurais pu le faire...). [E] Les 323 personnes venues en 2010 ont fait un total de 2401 commentaires sur cette même année 2010. Le total des commentaires de toutes les années fait bien 13 242. [F] Parmi les 165 personnes qui étaient venues pour la première fois en 2010 faire (au moins) un commentaire sur le blog de dasola, il y en a 42 qui, au 07/09/2013, ont passé le cap du 5e commentaire répondant aux critères d'affichage dans la "colonne de droite" du blog de dasola. nota bene: les cas sont divers: certains blogueurs ont pu devenir "fidèles" dès l'année 2010; d'autres ont pu, par exemple, faire un seul commentaire en 2010, un autre en 2011, 2 en 2012, et le 5ème (et les suivants...) en 2013 (avant le 07/09/2013): je n'ai pas fait de distinction entre ces "cas", mais j'ai bien pris le comptage à la date du 07/09/2013. Si, fin 2013, ou en 2014, ou plus tard, un autre blogueur fait "son" 5ème commentaire, alors il sera le 43e (etc.). Et, au 8 septembre 2013, le total cumulé de tous les "fidèles" depuis 2007 était de 289. [G] On peut attribuer aux 289 commentateurs "fidèles" à la date du 07/09/2013 un total de 2199 commentaires sur les 2401 commentaires de l'année 2010. Total des commentaires concernés pour les années 2007 à 2013: 12 009. Si un blogueur, dont le 1er commentaire date de n'importe quelle année, a fait un ou plusieurs commentaires en 2010, et devient "fidèle" après le 07/09/2013, alors son ou ses commentaire(s) de 2010 devra/devront s'ajouter au chiffre de 2199. [H] certains des blogueurs "fidèles" passent "en pause" (arrêtent de publier [régulièrement] de nouveaux billets sur leur propre blog - qu'ils annoncent ce "passage" ou non), ou bien suppriment leur blog. Au 07/09/2013, c'est le cas de 10 des 42 qui avaient antérieurement acquis ce statut de "fidèles": il en reste donc bien 32 qui sont encore "actifs" à cette date du 08/09/2013. Et, au total, 182 (sur 289). Ultérieurement, peut-être certain des 10 blogueurs fidèles déjà répertoriés mais inactifs alors redeviendront-ils actifs (fin de "pause", création d'un nouveau blog - cela s'est vu). Ou bien peut-être qu'un autre blogueur de 2010 qui ne faisait pas encore partie des "fidèles" au 07/09/2013 fera son 5e commentaire (comme déjà dit plus haut). [I] Le nombre de commentaires de 2010 imputable aux 32 fidèles actifs au 07/09/2013 est de 1716. Et le total est de 9536 (sur le sous-total des commentaires des "fidèles" incluant ceux émanant de blogs en pause ou disparus, sous-total qui était de 12009 au 07/09/2013). Si d'autres blogueurs parmi les 32 fidèles actuellement actifs passent en pause, alors le nombre de commentaires imputables aux actifs diminuera; si d'autres blogueurs deviennent ou redeviennent fidèles et actifs, alors le nombre de commentaires imputables augmentera. [J] 86 des 165 blogueurs venus pour la 1ère fois en 2010 n'ont fait qu'un seul et unique commentaire sur le blog de dasola. Leur total est de 456. S'ils reviennnent une 2ème fois, ces nombres diminueront, bien entendu.

Je ne prétendrai pas qu'on peut analyser à partir de ces chiffres secs quelque tendance que ce soit. Il doit être vrai, à la fois que plus un blog dure plus il a de chance de finir par s'essouffler, et à la fois que plus un blog a développé des échanges avec d'autres blogueurs, plus l'intérêt peut se maintenir pour le continuer.

J'arrive à réaliser ces statistiques parce que dès le début du blog de dasola j'ai cherché à connaître son audience. Ce ne sont pas vraiment les "outils de statistiques" de canalblog qui sont utilisés (ils portent sur la "fréquentation"), mais bien les données concernant les commentaires. S'y ajoute "en amont" une détection des blogs susceptibles d'intéresser dasola, ce qui permet d'attribuer tel ou tel commentaire signé de tel ou tel pseudonyme à tel ou tel blog, malgré les variations d'adresse email ou d'adresse de blog... ou malgré l'insignifiant "Contacter ce membre par email" qui s'affiche désormais (côté gestionnaire du blog) pour tous ceux qui passent par le "profil" qu'ils se sont créés sous canalblog. Et comme il n'est plus possible de trier les commentaires par pseudonyme directement sur canalblog, cette ventilation serait difficile à réaliser aujourd'hui sur les 13 242 commentaires concernés à ce jour. Par recoupements, j'arrive à tenir compte des changements de titre de blog, ou de plate-forme, ou de pseudonymes, ou d'adresse email... successifs. Souvent, un blog annonce en dernier billet "je suis désormais à telle nouvelle adresse" (pour cause d'insatisfaction liée à la plate-forme, par simple désir de changement, ou pour toute autre raison). L'achat d'un nom de domaine propre (faculté proposée par beaucoup de plate-formes) n'est pas forcément renouvelé sur la durée. Mais on constate aussi quelquefois que plusieurs blogueurs regroupent leurs forces pour créer un blog commun.

Les auteurs de certains blogs que je n'avais pas encore repérés viennent parfois faire en premier un commentaire "spontané" chez dasola (repérée de par sa notoriété dans le monde des blogs?), peu après la création de leur blog, dont ils souhaitaient (certainement) faire grimper l'audience... Très souvent, ils se découragent vite (blog abandonné au bout d'un ou deux mois), sans plus s'inscrire dans la durée... Et cela (échec, découragement ou "réussite") n'a pas grand-chose à voir avec la qualité de ce qu'ils rédigent! Je pense qu'il s'agit d'auteurs qui commencent avec l'illusion d'écrire pour les autres et dans le but premier d'être apprécié par un maximum de personnes (alors qu'on fait, je pense, un blog pour "se faire plaisir" - y compris par les échanges qu'on prend le temps de tisser et retisser).

Je signalerai en passant que le blog compte aujourd'hui 41 abonnés aux billets lors de leur parution (pas de newsletter). Tous ne sont sans doute pas commentateurs.

Désormais, le blog tourne plus ou moins à 120 billets par an, soit 10 par mois (court ou long, avec ou sans photo(s), signés dasola ou ta d loi du cine).
Le 1000e commentateur arrivera peut-être d'ici aux 7 ans du blog (09/01/2014), ou bien plus tard durant l'année 2014 (1). Pour le 15 000e commentaire (2) et le 1300e billet (3), ce sera certainement en 2014. Mais pour le 300e "fidèle", ce sera sans doute avant la fin 2013 (4)? Et le 500e commentaire d'Aifelle (qui vient de passer son 400e, avec plus de 100 commentaires d'avance sur tout autre "fidèle"), ce sera vraisemblablement en 2015 (5)! Pour ma part [ta d loi du cine], j'en suis modestement à 80 commentaires, un par mois très exactement.

Enfin, je voudrais profiter de ce billet pour saluer le travail (de Sisyphe!) de Coccinelle, qui répertorie sur un blog dédié, [S]on annuaire littéraire, les blogs littéraires (avec un article à part sur "Ils lisent aussi!"), mais aussi les challenges et défis en cours ou illimités (et même ceux terminés).

(1) Le 11/02/2014...
(2) Le 14/04/2014 - et j'ai réussi à le faire moi-même...
(3) Le 25/06/2014 - sans statistiques...
(4) Le 20/10/2013 (Ronnie40)
(5) Le 500e commentaire d'Aifelle est arrivé dès le 22/08/2014... Tous mes voeux de bonne continuation!

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lundi 26 août 2013

La fabrique de crimes - Paul Féval / Tu peux crever! - Howard Fast

En ce dimanche pluvieux de 25 août 2013 pré-rentrée, je [ta d loi du cine] viens de m'avaler successivement ces deux livres, chinés cette semaine pour 2 euros chacun à Bécherel, village breton comportant une douzaine de libraires d'occasion (première cité du livre en France). Hé bien, c'est une expérience extraordinaire, et que je souhaite partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog sur lequel il m'arrive parfois de squatter (au grand dam de ses statistiques de commentaires). En fait, je ne parlerai même que tout à fait accessoirement de l'intrigue de chacun des bouquins.

Quand, par la lecture du premier titre évoqué, vous vous êtes bien surexcité vos neurones jusqu'au paroxysme, et avant la "descente", plongez-vous donc (ou replongez-vous) ensuite dans un ce ces polars à l'ancienne (2ème moitié du XXème siècle), avec un héros ou une héroïne (honni soit qui mal y pense!) improbable mais "identifiant(e)" et pétillant(e) d'intelligence, une intrigue réglée comme du papier à musique (invraisemblable bien que plausible, si vous voyez ce que je veux dire), et beaucoup de dialogues "ping-pong". Je pense par exemple à Compartiment tueur (Sébastien Japrisot), ou même aux Agatha Christie avec Tuppence et Tommy, ou encore à du William Irish (que je découvrais il y a plus de 30 ans via le recueil de nouvelles Du crépuscule à l'aube - mais ceci est une autre histoire), ou tout autre choix de revisite répondant aux critères ci-dessus. Et savourez votre nouvelle "grille de lecture".

Pour commencer, sachez que dans La fabrique de crimes rédigé en 1866, Paul Féval (1816-1879) parodie ouvertement le roman feuilleton dont il a été l'un des maîtres incontestés. Au prétexte des aventures d'Elvire et de Fandango, on trouve, à l'excès, tous les rebondissements rocambolesques (Ponçon du Terrail), quelques développements d'ambiance misérabiliste (Hugo), des scènes épiques auprès desquelles les dumasiennes font pâle figure (encore que, dans Le Capitaine Pamphile...). A chaque page et même parfois plus souvent, un coq-à-l'âne jette aux oubliettes l'action en cours pour des péripéties plus incroyables encore, jusqu'à la chute finale de cette pochade, chute par laquelle je vous interdis de commencer (non mais!). Accroché(e) jusqu'au bout, vous serez alors dans l'état d'esprit adéquat afin de savourer votre livre suivant.

Pour ne rien vous cacher (et même si bien d'autres titres peuvent faire l'affaire), Tu peux crever! (titre en français) fait partie de la série d'une douzaine de romans policiers avec comme titre un prénom féminin rédigés par Howard Fast sous le pseudonyme de E.V. Cunningham, à une époque où il figurait sur la liste noire du maccarthysme. Shirley, l'héroïne éponyme (dans la version anglaise), est une secrétaire de 20 ans qui attend plus ou moins le prince charmant. Mais, intelligente comme elle est, elle le démasque rapidement, à peine a-t-il achevé de se présenter. Là, il sort un flingue... avant qu'ils se sauvent par les toits. La fille n'a pas sa langue dans sa poche et fait tourner ces messieurs de la jaquette en bourrique en les ridiculisant (le roman est daté...). Mais tout est bien qui finit mieux, et, après moult aventures, elle renonce à son cri de guerre (j'aimerais assez connaître l'expression anglaise qui a inspiré le titre français de 1965!) pour finir par dire d'accord à son brave chef de service. Mais ça n'en fait pas une harlequinade pour autant (ce n'est pas de la chick lit non plus - à mon avis), il y a eu des morts.

Voilà, j'aimerais bien connaître, maintenant, d'autres récits de "voyages" causés par la lecture à la queue leu leu de livres ayant une influence sur l'humeur et l'état d'esprit... Pas besoin de recourir à des substances illicites, on peut se droguer avec des bouquins (outre l'addiction), si, si!


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P1040456

La fabrique de crimes, Paul Féval, Ouest France, Coll. La crème du crime, 125 pages.

Tu peux crever! (Shirley), Howard Fast (E.V. Cunnigham), Folio Policier, 248 pages.

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vendredi 19 avril 2013

20 ans d'écart - David Moreau

[Billet de ta d loi du cine, "squatter" chez dasola, rédigé le 15/04/2013]

Avec quelques semaines de retard, je voudrais rendre compte du film 20 ans d’écart, auquel j’avais consacré une entrée «Solo *GC» ayant comme date limite le 31 mars 2013. Dasola avait refusé de m'accompagner sur le moment (un peu comme pour Lucky Luke?) (1). Lorsque je suis arrivé dans la salle, les rangs clairsemés m’ont fait craindre le navet bouche-à-oreillé. Et puis on est passé, très vite, de quelques dizaines de spectateurs à une salle bien remplie (disons 200 places sur 300 ?). Pour l'anecdote, il me semble bien que figurait parmi les bandes-annonces pré-projection Perfect Mothers (que je n'ai toujours pas vu) - même si je ne pourrais en jurer. Pour notre 20 ans d'écart, ce n'est sans doute pas la peine de rappeler l'argument du film, bien résumé dans son titre: une comédie (romance) qui fonctionne sur le ressort du «contraste» entre deux personnes contemporaines; mais je qualifierais ce contraste de «vertical» (l’âge) au lieu des contrastes «horizontaux» que l’on a vus mille fois (religion, couleur de peau, culture, milieu social, caractère, profession…).

Pour des raisons professionnelles (pour faire preuve d'originalité) dans un milieu pas si glamour qu'il n'y paraît, et suite à un quiproquo initial, une quasi-quadra séduit un étudiant. A partir de là, si l'on ricane à certains moments, à d’autres on rit de bon cœur (ah, les scènes avec le scooter rose -"je l'ai acheté sur photo N&B!"- ou les pétarades...). Avec manipulation ou naïveté, le scénario navigue intelligemment entre les péripéties pro et perso. Côté féminin, ce qui est au départ calculé devient un peu plus abandonné (à défaut d’être sincère) quand le jeu prend un coup de chaud. J’ai trouvé que c’était joué avec beaucoup de crédibilité, même si les acteurs principaux (à ce jour, pas encore 36 ans pour Virginie Efira, mais déjà 24 ans pour Pierre Niney "de la Comédie Française" [ça m'a fait sourire, dans le générique]) n'ont pas tout à fait l'âge des rôles. Il me semble avoir relevé qu'ils n’ont d'ailleurs dans le film pas 20 ans d’écart, mais seulement 17 (si j’ai bien compris, 21 ans contre 38: à un moment, je crois qu’«elle» dit «quand tu auras 31 ans, j’en aurai 48… - ou 41, 58…»). Côté mâle, on a donc un (jeune) homme sincère (par parenthèse, en langage codé, est-ce que que ça ne signifie pas «ne disant pas ne pas être marié/maqué s’il l’est»?); mais un grand cœur que l’on fracasse, ça vous ramène le petit jeunot de base au stade larvaire (attendrissant?).

Au-delà de la comédie, peut-être y a-t-il un brin de satire légère de la dé-composition de relations familiales compliquées (dans un certain milieu social, tout de même!), avec une grande soeur plus que crispante, une pré-ado sensible aux réseaux sociaux et au qu'en-dira-t-on, et des pères qui ont refait leur vie en fricotant sans embarras avec des jeunettes. Pour notre héroïne, c'est mignon (touchant?) de lui voir faire des efforts -assumés!- pour se donner un look rajeunissant (une caricature d'adulescent?): petits états d'âme, mais grandes ambitions. En fait, elle doit mettre toute son énergie à satisfaire une papesse de la mode (diablesse dont je suis bien incapable de distinguer si elle s’habillait en Prada). Sa hiérarchie lui "met la pression": de belles relations de business où, à un moment, entre deux gentillesses, on te dit sans appel «c'est ça ou tu dégages» (et exécution au final). Pour continuer à parler en termes d'images, photographe et coiffeur (?) de mode sortent de ce film habillés pour l’hiver.

Je pourrais encore parler des «effets» attendus qui ne se produisent pas: par exemple, je croyais entendre en «morceau de bravoure» un exposé improvisé sur Oscar Niemeyer et le Bunker (PCF)... ou alors, ça a été coupé au montage et on y aura droit dans des bonus de DVD? Mais pour conclure, je dirais que j'ai bien aimé, que c’est un film bien gentillet, déjà, à revoir au moins tous les 15 ou 20 ans (à différentes étapes de sa propre vie…). Et je ne sais pas si on peut le mettre sur le même plan (c'est prématuré), mais j'aurais envie d'y rentrer régulièrement, comme j'aime bien revisionner d'autres comédies ou romances comme Avanti!, Holiday, Un jour sans fin... Enfin, un truc à retenir: surtout, surtout, ne confiez jamais à une personne que vous avez menti à une autre - occasion de méditer l’expression «être tenu(e) à bout de gaffe»!

(1) elle en revient: voir son billet ici.

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samedi 13 avril 2013

Deux albums dessinés par Florence Cestac

[Billet de Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola]

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"On" m'a offert tout récemment une bande dessinée, Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps, dessinée par Florence Cestac et scénarisée par Jean Teulé (avec une dédicace de celui-ci). Il s'agit d'une biographie du dessinateur de BD Charlie Schlingo, mort en 2005 à moins de 50 ans (par la faute, ou à cause, de la méchanceté? Si, si), que l'une et l'autre avaient connu. Des interviews facilement trouvables sur internet donnent les témoignages des auteurs lors de la parution de l'album (début 2009). Apparemment, tout est basé sur des faits réels, avec seulement une "licence poétique". Par rapport aux auteurs: j'ai lu quelques albums de Florence Cestac et de ses personnages à gros nez (j'en possède deux autres), notamment quelques-uns de sa série sur Les ado, Laura et Ludo, très différente d'Agrippine de Bretécher - est-ce qu'elle y dépeint mieux la réalité, je ne sais pas. Quant à Jean Teulé, dont j'ai découvert la biographie, je pensais (je ne sais pourquoi) que c'était un romancier âgé d'entre 70 et 80 ans. Hé bien non, il vient juste d'avoir 60 ans, et il a commencé par la bande dessinée (il s'était forgé un style graphique particulier semble-t-il). Pour en revenir à Charlie Schlingo, je n'avais jamais eu envie d'ouvrir un de ses albums. Il a apparemment construit dans ses oeuvres un univers spécial au sein de la BD, tout en vivant sa vie comme s'il était dans une bande dessinée (le titre de sa bio est une citation de ce qu'il disait régulièrement quand on lui demandait comment ça allait, si j'ai bien compris). Je pense avoir maintenant la curiosité, au moins, d'essayer d'en découvrir quelques-uns (on trouve des rééditions).

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Bon allez, je vais aussi dire quelques mots de Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé, de Florence Cestac et Jean-Marc Thévenet. Dans l'édition que je possède (celle en couleur, de 2001, et non celle de 1988 [bichromie ?]), il y a bien, comme annoncé dans la préface, 19 portraits (plus celui de l'éditeur). De l'introverti (qui referme son carton à dessin juste après l'avoir entr'ouvert) à Crazy Popov le graffeur, en passant par le gaffeur, le copain de, les copines, le fils de, etc., tous pensent et/ou parlent sur 2 pages (avant d'entrer dans le bureau de l'Eéééditeur / dans le bureau de l'éditeur - et il faut voir la tête de l'éditeur dans la dernière case!), avec en général, en page introductive, un portait en pied qui les croque bien. C'est beau comme du La Bruyère. On sent qu'il y a du vécu: Cestac (dessinatrice) et Thévenet (scénariste) ont été tous deux directeurs de collection aux éditions Futuropolis dans les années 1980, et ont dû en voir défiler, des auteurs candidats à la publication, dans leurs bureaux... Je cite le communiqué de presse (mise en vente le 20 janvier 2001): "Au fait, parmi tous ces jeunes gens que [Florence] a reçus, il y en a bien qui sont devenus célèbres et qui ont servi de modèles, non? Réponse: Oui... Mais je ne donnerai pas de noms: je risquerais de me fâcher avec tout le monde!". A lire pour rire.

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mercredi 9 janvier 2013

6ème bloganniversaire

Sixième anniversaire du blog de dasola, et pan! Les statistiques doivent pleuvoir... Mais c'est plus pratique à faire par année civile. Je (ta d loi du cine) vais donc décortiquer l'année écoulée.

En 2012, sur 107 films vus par dasola, 91 films ont donné lieu à 63 billets sur le blog de dasola et ont généré 953 commentaires (je ne compte pas le billet "bilan 2011" - il n'y a pas eu en 2012 de réponse à des "tags cinéma"). Dans cette catégorie générale "Cinéma", certains films ressortent des tags "Film d'animation" (3) ou "Dessin animé" (3). En tant que lecteur-témoin privilégié, je ne peux que constater qu'il devient rarissime que dasola rédige un billet sur les films vus (ou le plus souvent revus) en DVD (1 seul en 2012), alors qu'il y aurait bien matière [ah, la quasi intégralité de la "saga" James Bond...]. Et ne vous inquiétez pas, j'ai pensé à extourner le billet "Ta d loi du cine" de ces statistiques. Pour les livres, dasola ne tient pas un décompte précis des ouvrages qu'elle lit; en tout cas, sur son blog, elle en a chroniqué 60 dans 40 billets qui ont donné lieu à 614 commentaires. Par ailleurs, 5 billets concernaient aussi (ou uniquement) des bandes dessinées (7 albums). Deux autres billets sont signés "Ta d loi du cine", mais une chronique a aussi été glissée par icelui dans un billet signé Dasola... (total: 1 livre et 3 BD). Je complète en signalant que, sur le total des 119 billets, pour les "petites" catégories, les chiffres 2012 sont: "Acteur/actrice", 1 billet (13 com'); "Divers - culture", 5 billets (88 com'); "Humeur", 4 billets (192 com'); "Télévision", 1 billet (25 com'); "Théâtre", 1 billet (13 com'); "Réalisateur", 0. Je peux noter que depuis 6 ans, les billets "Anniversaire", "Centaine de billets" ou "Voeux de nouvelle année" sont catégorisés des fois en "Humeur", des fois en "Divers/Culture"... Enfin, seuls 83 commentaires concernent des billets des années précédentes - ce doit donc être une illusion que de penser que les lecteurs sont intéressés par tout ce qui a pu être rédigé "par le passé" sur le blog qu'ils visitent? Réactions à l'actualité cinématographique, ou de sortie en DVD, ou de parution en librairie...?

Les 2040 commentaires reçus en 2012 émanent de 277 personnes, dont 147 "fidèles" (ayant déjà un nombre de commentaires supérieur ou égal à 5) ayant acquis ce statut antérieurement, et 28 qui sont devenus "fidèles"au cours de cette année même (dont 10 qui avaient aussi fait leur 1er commentaire en 2012). J'avais l'intuition que les commentaires "cinéma" émanaient plutôt des blogueurs "cinéma" et les commentaires "livres" des blogueuses correspondantes, mais c'est beaucoup plus nuancé que cela... Certain(e)s suivent manifestement "le blog de dasola" et pas seulement telle ou telle catégorie de billet, même en rédigeant sur leur propre blog de manière "spécialisée". Voici d'ailleurs le comptage, à ce jour, de la colonne de droite: 42 sont des blogs catégorisés "Cinéma", 73 des blogs "Livres", 55 des blogs "Divers - Culture" [par exemple, ils parlent de films ET de livres...]; 65 sont "en pause" (définitive ou non?), 9 ont cessé de rendre les commentaires à dasola, et 26 blogs n'existent même plus. Mais on a parfois la joie de voir réapparaître des "personnes" sur la Toile: je pense, en ce qui concerne les événements récents, à Gérard Rocher, qui est en train de remettre en ligne ses archives sur le blog d'Armelle, ou à Zogarok (ex-Pinksataniste).

Pour trouver de nouveaux "correspondants", en ce qui concerne la "prospection" de nouveaux blogs, voici ce que ça a donné en 2012: sur un total de 610 blogs qui n'avaient pas encore commenté "le blog de dasola" (dont les 3/5 avaient déjà été visités antérieurement par dasola), 37 sont venus (parfois des semaines ou des mois après [2 en 2013, par exemple]) déposer un commentaire chez dasola suite à celui fait chez eux. 124 ont été exclus de la liste de ceux à lui rappeler régulièrement (3 devaient lui être reproposés quelques mois plus tard), et 22 n'étaient plus actifs ou n'autorisaient plus les commentaires. D'autres commentateurs sont venus, soit parce que visités les années antérieures (par exemple, 16 avaient été visités en 2011 - mais certains l'ont aussi été de nouveau en 2012, surtout ceux de début 2011!), soit "spontanément" (en ayant découvert le blog de dasola via un autre blog, comme parfois signalé dans leur commentaire). J'ai donc pu compter en 2012 un total de 98 nouveaux commentateurs, dont 17 sans blogs (mais avec 10 qui sont désormais "fidèles", comme déjà dit). C'est plus faible que toutes les années antérieures (108 dont 8 en 2011; 165 dont 29 en 2010; 202 dont 32 en 2009 - année la plus faste; 198 dont 28 en 2008; 114 dont 22 en 2007). Le blog de dasola serait-il passé d'une logique de flux à une logique de stock (de commentateurs..)?

Je vais donner un aperçu spécial sur le nombre de commentaires entre le 1er et le 8 janvier 2012: 89 commentaires par 64 personnes (dont dasola qui a fait 2 réponses à des commentaires, et un seul blogueur qui n'est pas encore devenu "fidèle" à ce jour - un seul autre ne l'était pas encore et l'est devenu par son premier commentaire de 2012, qui était son 5ème chez dasola). 23% du total des visiteurs de l'année étaient donc déjà venus en 8 jours. On peut sans doute analyser que c'est justement la grosse période des voeux où beaucoup de blogueurs échangent des voeux de bonne année avec les blogs qu'ils aiment bien fréquenter? Le nombre de commentaires reçus varie de 1 jusqu'à 6 par personne (un certain nombre en ont fait 2, 3 ou 4 en 8 jours, sur des billets de l'année précédente parfois). Et du coup, cela me permet - ça peut être intéressant, pour faire des prévisions (?) - de comparer avec les autres années. Voyons donc comment a démarré 2013 (1er au 8 janvier inclus, pour comparer): 107 par 77 personnes (dont 68 déjà "fidèles"). Et pour les années précédentes: entre le 1er et le 8 janvier 2011, ce nombre avait été de 110 commentaires, par 81 personnes, sur un total de 291 personnes venues pendant l'année (28%). Du 1er au 8 janvier 2010: 108 commentaires par 78 personnes (pour un total de 348 commentateurs différents). 01/01/2009-08/01/2009: 78 commentaires par 54 personnes (323 personnes venues en 2009 au total). 01-08/01/2008 (juste avant le 1er bloganniversaire de dasola): 25 commentaires par 22 personnes (254 personnes venues cette année-là).

Je mentionnerai encore les chiffres nécessaires, à ce jour, pour rentrer dans les différents "Top 50": billets les plus commentés => au moins 27 commentaires [total de ces 52 billets = 1958, sur les 11 864 commentaires des 1118 billets du blog] (il n'y reste plus qu'un billet de 2007, mais encore 6 de 2008 et 5 de 2009, plus d'une dizaine chacune pour ceux des années 2010, 2011 et 2012, et déjà... 2 pour 2013!; et je relèverai aussi que, dans le "top 10", un seul billet autre que "bloganniversaire", "bilan année cinéma" ou "xème centaine de billets" figure, celui sur le film "Le discours d'un roi"); commentateurs fidèles les plus prolifiques en commentaires => au moins 55 commentaires; journées les plus fertiles en commentaires => au moins 16 commentaires (sur 2191 journées depuis la création du blog - à noter que ces 50 "jours de dasola" représentent désormais + de 1000 commentaires).

Pour finir, le "top 10" des commentateurs/trices en 2012 est: Aifelle (85, blog en "Divers - culture"), Dominique [A sauts et à gambades] (84, "Livres"), Maggie (69, "Livres"), Rock07 (57 - 1er commentaire en 2012, "Cinéma"), Alex (56, "Divers - culture"), Alain [le ciné d'] (53, "Cinéma"), Alex mot-à-mots (49, "Livres"), Keisha (40, "Livres"), Wilyrah (38, "Cinéma"), Lystig (36, "Livres"). Je ne mets pas leurs liens, ils figurent dans la colonne de droite.

Et - allons! - la prochaine fois, j'essayerai de faire des tableaux synthétiques...

PS: Dasola me demande de préciser qu'elle remercie tous ses blogueurs pour tous leurs commentaires.

PS2: ceux qui, par le plus grand des hasards, seraient intéressés par (re)lire les autres billets "statistiques" passés peuvent les trouver facilement via le tag "Vie du blog".

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samedi 17 novembre 2012

1100ème billet

Coup de force: ce [vendredi] soir, je (ta d loi du cine, statisticien chez dasola) viens d'autorité de repousser au 20 novembre 2012 le billet que dasola avait programmé pour aujourd'hui [samedi]. Les billets "centaines", c'est mon dada!

Bon d'accord, onze cents, c'est un chiffre moins symbolique que lors du précédent billet statistique. Mais ça montre que le blog de dasola continue, alors que tant et tant de blogs s'arrêtent. Sans parler de ceux qui, officiellement "en pause" ou tout simplement avec leur plus récent billet qui remonte déjà à quelques mois ou quelques années, ont cessé d'alimenter régulièrement l'intérêt de leurs fidèles lecteurs mais sont toujours consultables, certains blogs ne sont tout simplement plus "en ligne" désormais. Répertoriés pour ceux qui avaient fait au moins 5 commentaires ici dans la colonne de droite, je vais citer, par ordre alphabétique, les disparus du champ des blogs: Adaptator, Aldor, Aleks, Anne, Aurélia, Betty, Big-Cow, Carbro40, Cayoux33, Cuné, El Pibe, Eric, Filo Filo, Freehug, Fritzlangueur, Gérard Rocher, Hathaway, Lune de pluie, M, Nain Dien, Pivoine, Stéphane, Sylvie, XL. Difficile de savoir ce qui "leur" est arrivé, dans la vraie vie ou sur internet. Ont-ils rouvert un autre blog? Sont-ils passés sur Facebouque ou sur Touiteur? Pas d'information...

Depuis le 1000ème billet cité ci-dessus, la plateforme canalblog a connu d'importantes évolution (début octobre 2012, en fait). Entre autres "nouveautés", les "dates" des commentaires ne sont plus visibles sous les billets qu'en "valeur relative" (il y a xxx heures, ... jours, ... mois, ... ans), ce n'est pas très malin et en tout cas pas très informatif (ça tourne même à l'approximation, plus l'ancienneté s'accroît). Mais il ne semble pas y avoir d'alternative de paramétrage (dommage). En outre, il n'est par exemple plus possible, en mode "administrateur", de trier les commentaires par pseudo. Il serait donc sans doute difficile de "reconstituer" des statistiques aussi précises que celles que je tiens sur les 11 471 (au 16/11/2012) commentaires sur les 1099 (jusqu'à hier) billets de ce blog. Malgré canalblog, je peux quand même dire que, pour cette année 2012 (enfin, pour les 21/24èmes déjà écoulés), 1763 commentaires ont été faits par 261 personnes différentes, dont 86 personnes venues pour la première fois en 2012. Au vu des chiffres des années précédentes, je ne suis pas sûr que cette année on atteigne les 2000 commentaires par 300 personnes différentes dont 100 nouveaux venus (chiffres en baisse par rapport à 2011, donc), le nombre de commentaires mois par mois étant à peu près systématiquement en baisse d'une année sur l'autre.

En ce qui concerne mes petits comptages de "top 50" (des billets du blog de dasola ayant eu le plus de commentaires; des blogueurs ayant fait le plus de commentaires sur ce blog...), il est de plus en plus difficile d'y "rentrer" pour les nouveaux billets (il leur faut minimum 26 commentaires) ou nouveaux blogueurs (au moins 55 commentaires sont nécessaires - aucun des disparus ci-dessus n'en faisait partie [mais, avec mon commentaire mensuel en tant que "ta d loi du cine", j'y figure!]). Aifelle semble désormais indétrônable avec les quelque 352 commentaires en un peu plus de 4 ans qu'elle a rédigés sur ce blog. Pour ce qui touche les "journées les plus productives en commentaires", il en faut au moins 16 (commentaires) pour qu'elles soient prises en compte.

Un chiffre original: le blog compte théoriquement 33 abonnés à la "Newsletter". Mais 8 d'entre eux ont demandé à ne pas être informés de la parution de chaque billet - et comme le blog ne publie pas de "vraie" Newsletter, leur abonnement tel qu'il est paramétré ne sert à rien du tout. Il faudra quand même le leur signaler, un de ces jours.

Je voudrais finir en disant un mot "statistique" sur les billets signés "ta d loi du cine" sur ce blog (qui le remarque? Pas tous les commentateurs/trices apparemment. S'en vexer, ou non?): il y en a eu une vingtaine (22 sans celui-ci - plus de 2% donc, désormais, quand même). Mais leur nombre de commentaires ne fait pas spécialement remonter la moyenne (138 au total).

PS: et seuls ceux qui auront lu jusqu'au bout ce billet sauront, en avant-première, que le billet de dasola portera, mardi 20 novembre 2012, sur le film Le capital de Costa Gravas.

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jeudi 8 novembre 2012

Nous... La cité - Rachid Ben Bella / Sylvain Erambert / Riadh Lakhéchène / Alexandre Philibert / Joseph Ponthus

Nous... La cité: voici un livre qui, pour un lecteur qui comme c'est mon cas, ne fréquente guère les "cités" ni les "quartiers", vous estomaque un peu: impression - exacte - de vivre dans un autre univers que celui qui y est évoqué. Suite à un article du Canard Enchaîné du 3 octobre 2012 qui en faisait une critique plutôt élogieuse (1), je [ta d loi du cine, "squatter" chez dasola] me l'étais fait acheter dans (tant qu'à faire) une librairie cigalée.

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Entre quatre "djeun's" et un animateur de rue (Joseph - qui l'était à l'époque, qui ne l'est plus aujourd'hui), lui-même blogueur occasionnel (2) et possédant une plume bien affutée, ça a commencé par un article pour Le Canard et fini par ce livre. Son intérêt vient de ce qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre linéaire mais composite, d'un tissage de témoignages thématiques rédigés chacun à l'opposé d'une dissertation, dont le "fil de chaîne" comme le contexte sont apportés par le récit de l'animateur. Déjà, rien que trouver des jeunes acceptant de participer à "l'expérience" n'était pas évident (trouver UNE rédactrice n'a pas été possible), pour qu'ils osent débiter devant nous leurs tranches de vie. Sur la forme, il est intéressant de relever l'appropriation progressive de l'écrit, depuis les débuts où l'on était davantage dans un cadre d'interviews collectives, jusqu'aux textes remis peu avant le "bouclage" que chaque jeune rédigeait désormais seul. Chacun a suivi son propre cheminement personnel pour devenir écrivain - mais aussi s'approprier l'écrit dans la vie de tous les jours: accessoirement, comme le souligne Joseph, écrire un courrier de type "lettre de motivation" ou un courrier au juge d'application des peines est parallèlement devenu une formalité facile. Le début de la route a aussi été parsemé de quelques expériences plus ou moins gratifiantes: se rendre à une conférence par les époux Pinçon (sociologues, auteurs notamment du Président des riches et de L'argent sans foi ni loi) au milieu d'un public "militant"; ou découvrir qu'être absorbé par un livre dans le RER peut permettre de se tirer d'un contrôle sans mal... Et le lecteur découvre, lui, des parcours de vie: depuis le gamin qui "provoque" le prof (pour ma part, je trouve personnellement cela affligeant! Pourquoi? Effet d'une "bêtise de groupe"? Qu'y gagner?), ou suit ensuite plutôt les cours de "l'école de la rue", puis (pour les sous ou pour l'adrénaline) tombe (monte, étape par étape) tout naturellement dans ce que les observateurs extérieurs nomment (à juste titre, je dirais) dans la délinquance, et qui semble à ces jeunes des cités un quotidien ordinaire (ou inversement): l'embrouille pour un regard, le vol, le "business" de la drogue ("shit" - il faut lire ce qui est presque un cours de marketing, exposant comment l'emporter face à la concurrence - en bichonnant la clientèle et par la qualité du service [et non par la kalachnikov, rajouterais-je!]). Et puis, la vingtaine bien tassée et après des séjours en prison pour "des conneries", arrive la volonté de "s'en sortir", en trouvant un boulot, une copine, et en mettant le gamin en route... avec les sursis qui courent pour tout un tas d'autres bêtises faites avant, parfois oubliées et qui vous rattrapent au mauvais moment (la justice peut être trop lente parfois). Car ces jeunes "de banlieue" surfent en permanence sur une ligne de crête: pas de filet de sécurité (si ce n'est les animateurs de quartier qui se (dé)vouent à la tâche sur le terrain - terrain qui les use, certainement, en une dizaine d'années, passés à faire en permanence du marquage "à la culotte" pour éviter les bêtises, lors d'une permission de sortie de prison par exemple). Pour les jeunes, le moindre accroc et c'est la dégringolade: retard à un RV judiciaire parce qu'un membre de la famille était malade et qu'il n'y avait personne d'autre pour le garder; ou un souci de santé qui empêche de travailler... souvent, le couperet tombe et c'est la révocation de sursis (affaire récente, mais aussi affaires plus anciennes... - "additionner les peines et les sursis rendrait fou un comptable"), donc la tôle, alors même qu'il y avait (eu) beaucoup d'efforts pour une "réinsertion" en cours dans la société. Même si leurs "codes" ne sont pas forcément les miens, ni leurs rapports à l'enseignement, Rachid, Sylvain, Alex ou Riadh nous ouvrent des fenêtres sur leur humour, leurs déconnades en bande, leurs savoir-vivre et règles à respecter, et leurs savoir-faire aussi. Je vais me permettre de distinguer (artificiellement?) ces compétences en "positives" et "négatives". Positif, le développement du sens de l'observation, le soin apporté à la qualité de l'information et, presque, les techniques d'enquête (journalistiques, je veux dire): savoir qui interroger pour reconstituer des faits; la solidarité (en prison...). Scène savoureuse où l'un des lascars expose dans le cadre d'un emploi potentiel ses expériences en commerce international (gestion de stock, marketing, relations clientèle...): le lecteur fait immanquablement (même si ce n'est pas écrit) le lien avec les [pages précédentes / quelques pages plus tôt] où sont dépeints le "terrain" et la "clientèle". Négatif: voler, maîtriser (pour la pratiquer) la violence et ses techniques, bafouer l'autorité et admirer ceux qui pratiquent le mieux ces défis... Je ne dis pas que ces témoignages se lisent comme un polar (on voit des personnes vivre leur quotidien, davantage que des mystères se résoudre); mais qu'il y aurait dans ce "vécu sociologique" de quoi donner des accents de vérité à bien des polars. J'ai également découvert dans ce livre un vocabulaire que je ne connaissais guère - mais est-ce celui de l'animateur ou de la cité? -: "moisi" employé dans un sens figuré, "avoir le chat noir", "vanner" (ce n'est pas séparer le bon grain de l'ivraie)...

Pour cette approche "sociologique", il ne m'a pas suffi de lire ce livre - tout est bien écrit dans son avant-propos. Mais j'ai eu le réflexe de consulter mon "autorité", en l'occurrence Wikipedia, avant de lire une deuxième fois le bouquin pour en "assimiler" la signification concrète. Et notamment, en filigrane dans le texte, les enjeux du secteur social (et plus particulièrement de la "prévention spécialisée"): restructuration des associations qui gèrent les éducateurs de rues, restrictions budgétaires, voire changement de la philosophie de leurs "missions"... Pendant ma lecture, je repensais à Chiens perdus sans colliers de Gilbert Cesbron (écrit il y a près de 60 ans - donc bien après l'ordonnance du 2 février 1945 sur l'enfance délinquante -, et que j'ai moi-même lu il y a plus de 30 ans): à l'époque, était concernée une autre population (je veux dire, pas forcément de la même "religion" ou avec la même "couleur de peau" - on les qualifierait aujourd'hui de "français de souche"), avec les mêmes problèmes (les mêmes causes produisant les mêmes effets?) - [des gosses de l'Assistance Publique]. La "couleur de peau" a changé (?). Mais pas le mal-être.

En conséquence, pour conclure, je me permets de citer le passage de l'article de Wikipedia sur la prévention spécialisée qui me paraît le plus pertinent pour montrer le travail accompli:
"Le public concerné par la prévention spécialisée:
Il est plus difficile à identifier aujourd'hui qu'il ne l'était dans les années de sa fondation. À l'époque, il s'agissait surtout d'un public d'adolescents perturbateurs, souvent organisés en bandes. Aujourd'hui, les équipes sont en présence d'une dégradation des relations sociales à la fois plus diffuses et de plus grande ampleur qui concernent les enfants, les jeunes et les adultes. Le public de la prévention spécialisée se caractérise par de faibles perspectives d'avenir, ou parfois même par une absence totale, par des difficultés à s'approprier son histoire et ses expériences. Les rapports au temps, à l'espace, à la réalité sont souvent perturbés. Le jeune vit dans l'immédiat, ne peut concevoir un projet à plus ou moins long terme."

(1) J'ai préféré vérifier pour ne pas donner une fausse référence comme cela m'était déjà arrivé. Il s'agit bien d'un article du Canard, signé Jean-Luc Porquet. Et j'ai en prime pu y relever l'explication en note sur la locution "Wesh" qui revient assez souvent dans le livre: "expression passe-partout fréquemment utilisée dans les quartiers populaires".

(2) On trouve des articles de lui, entre autres, sur le site de Article11.

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jeudi 19 juillet 2012

Petite stridulation cigalière

Je (ta d loi du cine, squatter) profite sournoisement d'un "creux" estival pour "repasser" sur le blog de Dasola un article que j'avais rédigé (bénévolement!) il y a près de 2 ans pour la Lettre d'un "mouvement" d'épargne solidaire dont je fais partie, celui des CIGALES (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) (1).

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Elles entendent "Culture": les CIGALES sortent leur portefeuille (de leur poche révolver?)

Ce mois-ci [novembre 2010], la Feuille des CIGALES s’intéresse à la thématique de la culture. Ce secteur fait partie de ceux qui sont présentés comme «de prédilection» de nos Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire (CIGALES), - avec le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, les entreprises d’insertion, les coopératives... Pour rappel, les porteurs de projets que nous finançons, en général, sont très rarement cigaliers eux-mêmes. Avec ce terme de "Culture", on pense spontanément davantage aux subventions du Ministère du même nom qu'à des entreprises qui s'inscriraient dans le marché. Regardons-y de plus près. En creusant un peu ce secteur «culturel», et notamment en examinant les entreprises déjà aidées en plus de 25 ans, on s’aperçoit que le spectre est large: Maison d’édition, librairie de quartier, société de presse éditant un magazine, production audiovisuelle, plusieurs lieux comportant de la programmation culturelle, fabrication de bijoux, et bien d'autres encore (notamment des projets issus de divers milieux artistiques). Quelques exemples non exhaustifs:

Dans le réseau de librairies «Folies d’encre», le site de Saint-Ouen a été cigalée il y a déjà quelques années. C’est un lieu de rencontres et de partage. Vernissages, expositions et lectures s'y enchaînent, faisant de la librairie un véritable lieu de sociabilité autour du livre. Citons également, à Paris, la librairie Mots et merveilles (livres audio, 13ème arrondissement), ou La Terrasse de Gutenberg (dans le 12ème). Certains projets de librairie ont même été développés par des anciens salariés de l'une ou l'autre, ce qui sous-entend un rôle de formation et  de transmission d'expérience.

Plusieurs entreprises, sinon de presse, du moins éditant des magazines, ont été cigalées: jadis, L'Agrandi était un journal reprenant, en gros caractères, des articles parus ailleurs, à l'intention des malvoyants. Sa publication s'est arrêtée il y a quelques années. Les magazines De l'air (photos) et Le Tigre, eux, continuent à paraître. La Maison d'édition Le temps des cerises continue également à sortir de nouveaux titres "hors des sentiers battus de la pensée dominante."

En ce qui concerne le spectacle ou la musique, le théâtre «La comédie Saint-Michel» (Paris 5ème) a sollicité les CIGALES et Garrigue (2) sur un quiproquo («La Passerelle» qu’avaient naguère financée les CIGALES et Garrigue n’était pas, comme le pensaient les porteurs de projet, le Théâtre de La Passerelle !). Toujours dans le milieu théâtral, une jolie histoire: Avec des Ailes. La porteuse de projet a créé sa compagnie théâtrale sous forme de SARL (là où la plupart des compagnies fonctionnent sous forme associative). Elle a pu bénéficier d’un co-financement par une CIGALES parisienne (qui assurait le suivi local) et une CIGALES de la région du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est originaire.

L'association Musiques au pluriel (qui a cessé ses activités il y a quelques années) mélangeait dans ses concerts les traditions andalouses et arabes. Toujours vivace, la boutique de réparation d'accordéons "Accord Deléon" développe même la fabrication de nouveaux instruments.

Les CIGALES soutiennent aussi les activités audiovisuelles. La Cathode continue ses activités de vidéo engagée, après avoir hésité sur son modèle économique. De l’autre côté du périphérique (DACP) et récemment la SARL SCOP Inflammable productions ont également été financées.

La convivialité est au rendez-vous chez Cafézoïde (café culturel pour les jeunes). On peut aussi allier restauration et animation: je pense aux Saveurs d’Atabri (où la CIGALES qui soutenait le projet s’est longtemps occupée de la programmation culturelle), ou à Saraaba (financé plus récemment). J'arrête là pour cet inventaire à la Prévert (et les bijoux d'Ikken / Art Kem, que j'oubliais!).

Pour ce qui concerne les aspects plus artistiques, aucune CIGALES Artistes ne s'est créée à ce jour malgré les efforts déployés. Ce que je trouve en tout cas encourageant, c'est que la culture n’est pas forcément condamnée au statut associatif (qui vise, entre autres, à être éligible à des subventions publiques, et ne peut par définition dégager de bénéfices financiers à redistribuer). Créer une société dans le secteur culturel où l’on a envie de travailler, c’est toujours possible. Avoir la prétention, en plus, d’en vivre avec un salaire «décent», ... c’est nettement plus difficile, mais certaines entreprises cigalées y arrivent ! Ce n’est pas toujours sans mal, les entrepreneurs qui parviennent à dégager des bénéfices ne sont sans doute pas économes de leur temps ni de leurs efforts. Comme dans tout autre secteur (3).

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(1) Association régionale des CIGALES d'IDF: www.cigales-idf.asso.fr
(2) Société coopérative de capital-risque solidaire Garrigue: www.garrigue.net
(3) Annuaire des entreprises cigalées en IDF en téléchargement à partir du blog des CIGALES d'IDF.

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