jeudi 1 septembre 2011

Lancement d'un tag sur les séries de BD?

C'est (la fin de) l'été, Dasola est partie et risque d'être peu à portée d'ordinateur, je (Ta d loi du cine) peux danser - pardon, squatter ce blog (j'ai les clés) comme l'an dernier!

Pour commencer, un billet que je procrastinais depuis fort longtemps. Le "Tag des 15 auteurs" (qui a pas mal tourné en 2010) m'inspire, pour ma part, une liste de 15 séries de BD. Règle du jeu: entendons par série au moins trois albums avec les mêmes héros...
Je vais éviter aussi bien les "incontournables" datant d'il y a plusieurs décennies (Tintin, Spirou, Corto Maltese, Astérix, Lucky Luke...) que les "blockbusters" actuels (Thorgal, Largo Winch...), sans même parler des Manga (ceci est une autre histoire).
Je privilégierais en ce qui me concerne des séries sans doute assez peu connues, mais dont j'apprécie assez les "histoires d'hommes". Il s'agit plutôt de séries réalistes (au moins dans le scénario, sinon toujours dans le dessin). La plupart de ces séries sont "terminées", mais certaines sont toujours "en cours". Mes exemplaires, en général, je les ai achetés d'occasion...

Bien entendu, en tant qu'initiateur, je triche: je m'accorde davantage que 15 minutes pour lister toutes les informations sur 15 séries de BD importantes pour moi. J'ai encore triché sur le nombre puisqu'il y en a 17 en tout... C'est vrai que j'aurais pu aussi considérer que 2 séries ont le même auteur; ou bien qu'il existe, à tout le moins, une "convergence intellectuelle" entre Frank Cappa et Johnny Focus... Les séries sont classées selon l'ordre du "BDM" (une bonne référence en matière de BD), dont je tire également les infos sur auteurs [sauf dates venant de Wikipedia] et parutions.
Et enfin, s'il est hors de question que je "tague" 15 autres personnes, ... je vous convie à le faire si l'idée vous en plaît! C'est parti...

15 séries de Bandes dessinées qui, pour moi, valent la peine d'être lues:

Air mail
Dessin et scénario: Micheluzzi (1930-1990).
3 vol., parus de 1984 à 1986 chez Dargaud.

Buddy Longway et Jonathan Cartland (deux séries qui se croisent)
Buddy Longway: Dessin et scénario Derib, 20 vol., parus de 1974 à 2006 chez Le Lombard.
Jonathan Cartland: Dessin Michel Blanc-Dumont, scénario Laurence Harlé (1949-2005), 10 vol., parus de 1975 à 1995 chez Dargaud.

Le Chariot de Thespis
Dessin: Rossi, scénario Bonifay (sur les 2 derniers vol.)
4 vol., parus de 1982 à 1988 chez Glénat.

Dorian Dombre
Dessin: Francis Vallès, scénario José-Louis Bocquet.
3 vol., parus de 1989 à 1991 chez Glénat.

Les Fils de l'Aigle
Dessin et scénario: Faure (sauf les 5 premiers vol., scénario Vaxelaire).
11 vol., parus de 1985 à 1998 chez 4 ou 5 éditeurs et ré-éditeurs...

Frank Cappa
Dessin et scénario: Manfred Sommer (1933-2007).
4 vol., parus de 1984 à 1989 aux Humanoïdes associés puis chez Kesselring.

L'Indien français et Zoulouland (ces deux séries dessinées par Ramaïoli ont fini par se rejoindre).
L'indien français: Dessin Ramaïoli, scénario René Durand; 8 vol., parus de 1978 à 1992 chez Glénat (le dernier chez Soleil Productions).
Zoulouland: Dessin et scénario Ramaïoli (sauf. vol.1 René Durand); 18 vol., parus de 1987 (vol.1 chez Lavauzelle) à 2003 chez Soleil Productions.

Ivor
Dessin et scénario: Zoran.
5 vol., parus de 1986 à 1988 chez Le Lombard.

Jimmy Tousseul
Dessin: Desorgher, scénario Desberg (avec Despas pour les 2 derniers, série "Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul").
15 vol., parus de 1989 à 2008 chez Dupuis, puis aux éditions Caravelle et enfin chez Glénat qui a republié la série.

Johnny Focus
Dessin et scénario: Michelluzi (1930-1990).
3 vol., parus en 1985 chez Kesselring et chez Artefact.

Jonathan
Dessin et scénario: Cosey.
14 vol., parus de 1977 à 2008 chez Le Lombard.

Julien Boisvert
Dessin: Michel Plessix, scénario Dieter.
4 vol., parus de 1989 à 1995 aux Editions Guy Delcourt.

Mérite maritime
Dessin: Stéphane Dubois, scénario Alain Riondet (1945-1998).
3 vol., parus de 1992 à 1997 chez Casterman.

Les Peaux-rouges
Dessin et scénario: Hans Kresse (1921-1992).
9 vol., parus de 1974 à 1982 chez Casterman.

Soda
Dessin: Luc Warnant (2 premiers vol.) puis Bruno Gazzotti, scénario Tome.
12 vol., parus de 1987 à 2005 chez Dupuis.

****************

PS: suite à un échange "hors-blog", on m'a fait remarquer que je n'avais pas précisé ce que j'attendais des blogueurs: dont acte. Hé bien, sur le modèle du "tag des 15 auteurs" (qui ramène encore plusieurs dizaines de blogs différents quand on fait une recherche sur G**gle...), il s'agit de donner sur votre blog "votre" liste de 15 séries de BD favorites, théoriquement sans y passer plus de 15 minutes, et héroïquement de repasser le bébé à 15 autres blogueurs nommément cités en les mettant au défi d'en faire autant. Un "tag", quoi.

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mercredi 3 août 2011

Avant-première du Palmarès Wikio cinéma

Allez comprendre... C'est moi (Ta d loi du cine), et non Dasola en personne, qui ai reçu par mail la proposition de Wikio de publier "en avant-première" le palmarès cinéma de Wikio pour ce mois d'août.
Je me permets de supposer [quel mauvais esprit, hein!] que les blogueurs habitués à effectuer ces publications en avant-première sont actuellement en vacances...

Ci-dessous en copier-coller le tableau transmis (après consultation de Dasola par moi et accord de principe) par le "communauty manager" de Wikio, listant les 20 premiers dudit palmarès (suite de l'article après les mots "classement réalisé par Wikio").

1 Lyricis Interactive
2 Filmosphère
3 IN THE MOOD FOR CINEMA
4 FilmGeek
5 CineHeroes
6 CinéBlogywood
7 Twilight-Belgium
8 Rob Gordon a toujours raison
9 Sur la route du cinema
10 cinemateaser
11 Le blog de Dasola
12 IN THE MOOD FOR CANNES
13 Critiques cinémas d'hier et d'aujourd'hui
14 CloneWeb
15 Cinefeed
16 Blog d'une ciné-Geekette
17 Journal de Vance
18 CinéComics
19 IN THE MOOD FOR DEAUVILLE
20 MyScreens

Classement réalisé par Wikio

Sur ce "top Wikio" cinéma d'août 2011, je (Ta d loi du cine, "statisticien" du blog de Dasola) ferais juste remarquer qu'une même personne truste 3 places du "top 20" pour ses 3 blogs différents "IN THE MOOD FOR". Cela ne peut qu'être bien mérité...
Vous pouvez aussi en savoir plus sur l'ensemble de l'historique des classements Wikio du blog de Dasola pour 3 catégories: cinéma (présence constante dans le "top 20" depuis janvier 2009; "pire" place = 16e en mars 2011, meilleure = 4e à trois reprises en 2009); culture (depuis avril 2010; entre 87e et 136e); et enfin, classement général des blogs (depuis janvier 2008; entre 552e et 2351e).

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vendredi 29 juillet 2011

Petite satisfaction statistique

A l'occasion du passage en pause de Dasola, j'en [Ta d loi du cine] profite pour annoncer une nouvelle qui me tient à coeur...

Ca y est, le dernier des "billets orphelins" de 2007 du blog de Dasola a reçu son commentaire (il y a déjà quelques semaines) ;-)

Merci à tous pour l'effort (il en restait près de 60 début 2008, et encore 25 à la mi-2009). Maintenant, je vais me fendre de quelques chiffres d'analyse. Au total, les billets "à un seul commentaire" de ce blog sont donc 111, commentés par 50 personnes différentes (je citerais juste Ffred [9 billets], Dominique [de Nuages et vents, 7 billets], et Toinette80 [qui signe désormais Astrid, 5 billets]; seules 2 personnes ont commenté un unique billet "par ailleurs monocom" sur le blog - sans s'y remanifester donc). Les 828 autres billets se partagent la somme de plus de 8720 commentaires.

Puisque je tiens la plume, je vais aussi donner quelques autres stats sur les "singletons" (personnes qui ont mis un seul commentaire sur le blog de Dasola): ils ont été 39 en 2007 (dont 24 blogueurs et 15 sans-blog), 81 en 2008 (52 et 29), 87 en 2009 (60 et 27), 94 en 2010 (67 et 27), et 39 (36 et 3) en 2011 à ce jour.

Cela représente au total 340 personnes (sur 740, soit 46%), dont 101 non-blogueurs, et autant de commentaire bien entendu (mais sur 8830, soit moins de 4%). La plupart des blogs dont n'ont émané qu'un seul commentaire les années précédentes ont cessé leur activité (parfois dans les jours ou les semaines qui ont suivi leur commentaire chez Dasola).

Les billets "monocom" du blog de Dasola, eux, remontent, pour la plupart, à 2007 (1ère année d'existence du blog). Nous en avons ramé, dasola et moi, à les ramener à la surface en rappelant encore et encore leur existence aux internautes (notamment par le biais des "bilans statistiques" publiés périodiquement - ci-dessous quelques liens vers ceux-ci, qui ressortent du tag "Vie du blog").

800ème billet - 25/08/2010
700ème billet - 3ème bloganniversaire - 09/01/2010
600ème billet - 15/06/2009
2ème anniversaire - 09/01/2009

En 2011 (à ce jour), 229 personnes ont fait 1319 commentaires (511 personnes sont venues sur le blog les années précédentes sans revenir cette année). Hé bien, désormais, on va pouvoir commencer à [leur] repasser tous les pauvres billets de ce blog qui n'ont eu qu'un unique commentaire...
Comment ça, "nooon!"? C'est bon, je sors.

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mercredi 6 octobre 2010

Quatre bandes dessinées pédagogiques sur la Chine

Les quatre grandes inventions; Quatre savants de l'antiquité; Les quatre médecins; L'architecture de la Chine ancienne.
Texte: Zhu Keng. Illustrations: Hong Tao, Feng Congying. Les livres du dauphin, Beijing, 2005. Distributeur: Société chinoise du commerce international du livre.

Il s'agit d'une série de 4 BD, que Dasola a achetée au musée de Shanghaï en sachant que je suis un "BDphage". Les quatre albums, de format carré (26,5 cm de côté) comportent 46 planches de BD chacun. Ils présentent, à l'intention d'un (jeune) public sans doute étranger (il existait aussi une version anglaise?), des domaines scientifiques et quelques grands noms qui leur sont liés. Je vais en faire une critique d'un point de vue occidental. Il me semble que, pour les Chinois, l'Antiquité n'a pas la même acception qu'en Europe: où s'arrête-t-elle, en Chine, par exemple? Il est vrai que l'histoire de ce pays est longue. Si l'on trouve dans les livres des dates dans le calendrier chrétien (de 401 av. J.-C à 1593 ap. J.-C; notamment, pour les dates de naissance et de décès de personnages historiques et/ou célèbres cités dans tel ou tel des 4 titres), les "repères chronologiques" sont souvent fournis par l'indication "sous la dynastie des Han" (ou celle des Ming, etc.): le repère est certainement pour les Chinois aussi parlant que, pour nous en France, parler de Clovis, de Saint-Louis, de Louis XIV ou de Louis XVIII (comment ça, ça ne vous dit rien?). Cette collection est bien "sino-centrée". Les BD mettent en évidence l'importance qu'ont eue la Chine et les Chinois dans des domaines comme l'approximation du nombre Pi, l'acupuncture, l'invention du papier. La première planche du 1er livre, pour l'invention de l'écriture, cite rapidement l'Egypte, Sumer, l'Inde et les Européens, et c'est fini. Notre "grand voyageur" Marco Polo n'est pas cité, ni non plus la sortie de Chine des inventions présentés, entre autre la poudre à canon, la xylographie, l'imprimerie... Le commerce avec l'étranger est cité seulement "en passant" (à propos de l'utilisation de la boussole). Il n'est pas précisé quand la médecine occidentale est venue "concurrencer" la médecine chinoise (19e s.?). L'architecture chinoise est réduite aux pagodes, aux ponts et aux "grandes murailles". Sur le plan graphique, les dessins sont jolis, plus stylisés que réalistes, avec notamment de gentils garçonnets facilement identifiables? Le public visé semble plutôt les 10-12 ans. Enfin, si les livres que j'ai entre les mains comportent l'indication "première édition 2005", la première édition en français d'au moins deux des livres semble remonter à 1996, comme l'indiquent les résultats d'une simple recherche via Google sur le nom d'un des dessinateurs (Feng Conguing). Au final, une gentille lecture, qui fait découvrir de manière rapide bien des faits et noms que nous ne connaissons pas en Europe, sans effets de propagande.

PS: vous l'aurez deviné, dasola est de retour en France. Je vais donc très prochainement lui rendre les clés et m'éclipser... en attendant de créer, peut-être un de ces jours, mon blog à moi!
(s) Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola

PS2: à Paris, on peut même trouver ces titres chez la librairie You Feng. Mais je ne garantis pas que ce soit la même édition!

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lundi 4 octobre 2010

SOS Cocotte

Cette fois, c'est la fin, je [ta d loi du cine] racle mes fonds de tiroirs pour finir de "squatter" le blog de Dasola jusqu'à son retour...
Voici en guise d'oeuvre littéraire (désolé Dasola - je sais bien que ce n'est pas non plus le genre de la maison...) une (més)aventure datant d'octobre 2006. Ces échanges de mails commencent par un petit "Help" à mes "friends".

Salut Les Gens
Est-ce que vous connaîtriez un "truc" QUI FONCTIONNE pour décoincer le couvercle d'une cocotte-minute? En fait, je ne l'ai pas utilisée durant plusieurs années, et elle est restée fermée (mea culpa!), donc je pense que le joint en caoutchouc a dû morfler...?
Et, tout seul, c'est pas facile de tirer sur les machins dans deux sens opposés!
Donc voilà, j'attends vos solutions miraculeuses pour pouvoir faire cuire mes légumes d'AMAP!
Merci, à+

Réponse de Copain 1:
Mais es-tu sûr de vouloir vraiment lâcher ce qui mijote dans la cocotte depuis trois ans ?
Peut-être que [Copain 2] pourrait te conseiller sur les services de santé publique à avertir avant d'entreprendre une telle manoeuvre.

Réponse de Copain 3:
Peut-être faut-il plonger la cocotte dans de l'eau bouillante un peu savonneuse.
Puis, en se protégeant les mains à l'aide d'un torchon, tenter de décoincer le couvercle en tournant vigoureusement la poignée du couvercle.
Sinon il faut faire brûler un cierge, réciter quelques prières ou bien danser autour de la cocotte (car les menaces ça ne marche pas).
Sinon au micro-onde (avec un peu d'eau) ou à l'eau bouillante (encore !), les légumes ça cuit aussi. Comment faisait-on avant les cocottes ?

Réponse (pragmatique) de Copain 2:
Salut,
Si le joint du couvercle de la cocotte colle au récipient, c'est que le joint a dû fondre : le joint est foutu.
Foutu pour foutu, tu peux le travailler au tournevis (un qui ne risque rien) pour le glisser entre le couvercle et le rebord de la cocotte, et décoller progressivement le joint.
A un moment, tu pourras faire un bras de levier avec le tournevis et séparer les deux pièces.
Après, tu prends la mesure du couvercle et tu vas chez Darty (surfe d'abord sur internet pendant que tu y es) ou chez le constructeur de la cocotte pour trouver un joint.
N'oublie pas auparavant de te renseigner pour savoir comment on peut remettre le machin en place; ils peuvent peut-être te faire ça sur place.
Après ça, il va te falloir retirer les morceaux de joint collés sur le rebord, il faut tout enlever.
D'ici là, je pense que tes légumes de l'AMAP auront pourri et même germé...
Si tu veux manger, il faut peut-être recourir à la casserole, couverte de son couvercle, bien entendu. La cuisson dure plus longtemps que pour la cocotte mais c'est jouable.
Sinon, effectivement, y a le "krohonde" qui n'est pas mal.

Réplique de Copain 1:
Avant la cocotte minute, on attendait un peu plus longtemps pour le cuisson, c'est tout.
[Ta d loi du cine], laisse tomber la cocotte ! (Qui sait, ça peut décoincer quelque chose....).

Copain 4 (lapidaire):
Tu n'as qu'à écrire à Seb.

(48 heures plus tard)
Resalut Les Gens.
Merci à [Copain 4], [Copain 2] et [Copain 3] qui m'ont répondu en privé.
1/ J'ai bien noté les quelques conseils, notamment celui de laisser tomber (la cocotte! avec l'idée que ça la décoincera (la cocotte!)).
Ou de passer sous l'eau bouillante (sans s'ébouillanter).
J'ai pas bien compris pourquoi je devais écrire à Bastien: il a fait un article sur les cocottes?
Ou c'est une blague que j'ai pas comprise?
Quant aux légumes au micro-onde: ??
Moi, j'utilise mon micro pour faire chauffer de l'eau, ou réchauffer des aliments déjà cuits (conserves par exemple au hasard), PAS pour cuire des éléments crus...
2/ Gore: est-ce qu'il y en a qui seraient intéressés, un de ces jours/soir, pour aller voir "Une vérité qui dérange", sur le réchauffement climatique, de cet ex-futur Président? (...)
Merci,
A+ Les Gens

Précision utile de Copain 4:
Bonjour [Ta d loi du cine],
je te parlais de Seb, le fabricant de cocottes-minute et non de Seb(astien) [Copain 5].
a+

Copain 1 (répondant à l'invitation ciné):
Pour un instant, j'ai cru comprendre que le gore était dans la cocotte, maintenant ouverte... (...).

Intervention technique de Copine 1:
Je me permets de donner mon avis pour dire que les légumes à la cocotte c'est pas top comme cuisson, parce que trop rapide ! (ça tue les vitamines)
il vaut mieux utiliser un cuit-vapeur (genre couscoussier...), je te déconseille aussi le micro-onde pour la même raison...

Copine 2 (le mot de la fin!):
Coucou à tous,
De mieux en mieux. C'était déjà à mourir de rire mais alors là... J'adore, même si je passe pour une folle. Hier au bureau en lisant le 1er mail cocotte de [Ta d loi du cine] je commence à rire un peu, puis je me suis mise à rire fort et à en pleurer. Fou rire, je ne pouvais même pas lire à mes collègues les messages qui me faisaient rire tellement je riais et là ça continue. Non je n'y crois pas SEB et Seb. Merci les gars, ça fait du bien de rire comme ça.

Le problème a donc fini par se résoudre, et depuis, entre moi, ma cocotte et mes légumes d'AMAP (fûssent-ils patisson), tout va bien, merci...

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samedi 2 octobre 2010

Debout! - Grégory Perrin

Reprise d'une "note de lecture" que je [ta d loi du cine, squatter] avais rédigée en mai 2007 sur une autobiographie qui venait de paraître.
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Grégory Perrin, Debout ! Mon combat pour la vie, éditions Danger Public (imprimé en avril 2007, en librairie le 10/05/2007).

Grégory Perrin est né le 22 novembre 1972. Sa vie a basculé le 3 juin 1990 (il n’avait pas 18 ans), lors d’un accident de moto (sans intervention de tiers) qui l’a laissé tétraplégique. Aujourd’hui (mai 2007, presque 18 ans plus tard), il est candidat aux Législatives sous les couleurs du Mouvement Démocrate de François Bayrou. Cette dernière information ne figure pas dans le livre-témoignage qu’il vient de publier, mais sur son blog, http://www.gregoryperrin.com [en maintenance au 02/10/2010], où une interview publiée dans le Journal du dimanche le 28/05/2007 cite Philippe Moreau [fondateur des éditions Danger public] comme «ami et Directeur de campagne» (http://www.rtl2007.fr/actualite/0/il-veut-etre-elu-dans-fauteuil-7114.html) [lien qui ne fonctionne plus au 02/10/2010].

Ce livre, Grégory Perrin, que l’on peut, à mon avis, qualifier de «battant», revendique (p. 21) l’avoir écrit «pour aider ceux qui [le] suivraient» (d’autres tétraplégiques, qui se retrouveraient, comme lui, dans les voies balisées d’une prise en charge déresponsabilisante dont il n’a eu de cesse de vouloir sortir). J’ai trouvé pertinente son analyse (p. 162) du cas de Philippe Streiff (ancien champion de F1, qui a voulu se redonner la possibilité de conduire une voiture - sa motivation personnelle). Grégory, lui, a voulu «gagner de l’argent» (mon jugement est un peu abrupt, je le reconnais). Sa personnalité d’origine n’est pas forcément attachante, même s’il est aujourd’hui capable de prendre du recul sur son propre regard sur les personnes handicapées «avant de faire partie du lot» (p. 63).

Au départ, j’avoue avoir dû me forcer à lire la description détaillée de son accident et de ses suites immédiates (pp.24-36). Elle est à déconseiller aux âmes sensibles. Pour comprendre ce qu’est l’escarre si redoutée, j’ai consulté http://www.escarre.fr. Comme il l’expose abruptement (p.16), «une personne tétraplégique, c’est quelqu’un dont les quatre membres, les deux bras et les deux jambes, sont paralysées». Et la simple idée de passer en quelques instants d’un état «normal» à celui-ci est difficile à supporter. Il rend d’ailleurs hommage à un «vieux sage», qu’il a rencontré une seule fois, déterminante: le déclic pour comprendre que «ton corps est mort, oui, mais pas ta tête» (p.86).

J’avais en tête moi-même, au vu de la 4ème de couverture, le cas de Patrick Segal (L’Homme qui marchait dans sa tête), qui a été «délégué interministériel»; mais, vérification faite, il était «seulement» paraplégique. Ou le personnage de Dalton Trumbo, Johnny [s’en va-t-en guerre]. Mais celui-ci gît dans un lit, pratiquement coupé du monde extérieur. Entre les deux, et en luttant à chaque étape, Grégory a passé son Bac (ce qui n’était pas évident au départ), effectué des études supérieurs jusqu’au DESS (Bac+5 professionnalisant), et travaille comme cadre supérieur dans la finance (trader en bourse). Un beau parcours, qui lui a demandé une énergie exceptionnelle et l’accompagnement fidèle de son réseau familial (son père décédé en octobre 1992, sa mère, son frère – également accidenté peu de temps après lui, mais vite rétabli –, ses oncle et tante…).

Le point sur lequel il insiste le plus est la complexité des relations avec les professionnels de santé: qu’il s’agisse de la période de convalescence/rééducation, ou des soins «de tous les jours» dont il a besoin à vie. Cela apparaît comme un combat permanent pour adapter le système à son cas, et éviter de devenir un assisté (que l’on lève à 10 h, et que l’on couche à 19 ou 20 h, et qui passe ses journées à s’hébéter devant un poste de télévision) – ce qu’il donne comme un cas trop fréquent? (p.287). Lui, pour avoir les mêmes horaires qu’un salarié valide (contestation, au passage, du concept de «mi-temps thérapeutique», p. 257), c’est-à-dire les horaires d’une vie (sociale) qui «commence à 7 h et se termine à 23 h» (soit 18 heures/jour en fauteuil roulant), doit mobiliser un infirmier, un chauffeur… tôt le matin et tard le soir.

Les effets pervers du système des cabinets d’infirmiers libéraux (système de points par rapport à la Sécurité Sociale; sectorisation; horaires inadaptés à ses propres besoins) sont bien exposés (p.202). Mais je n’ai pas l’impression qu’il aille dans le sens d’une analyse «politique», «syndicale» ou «altruiste» de la chose: dans le public (en hôpital), ou dans le privé sous statut salarié (en clinique), le salaire est garanti, et les contraintes horaires font donc partie du «jeu». Les professions libérales, elles, sont libres de s’organiser à leur convenance par rapport à leurs propres besoins de niveau de vie… Pourquoi s’imposeraient-elles des conditions de travail fastidieuses (de nuit) si elles peuvent gagner leur vie plus agréablement? C’est aussi cela, le libéralisme…

S’il est élu, Grégory sera-t-il un militant «pro-handicapés», se battant spécifiquement sur cette cause, ou bien un député qui voudra être, le plus possible, confondu avec les valides (et s’intéresser à tous les sujets sans exclusive)? Les quelques lignes au dos de son tract de campagne semblent un peu floues. J’ai personnellement le souvenir d’avoir entendu, à au moins deux reprises (dans deux réunions différentes) une même élue de Paris citer une anecdote. Il y a des années, un handicapé moteur lui avait demandé «pourquoi ne suis-je pas un citoyen?», avant de lui expliquer qu’il ne pouvait «physiquement» pas voter, faute d’accessibilité des bureaux de vote (elle embrayait ensuite sur les immenses progrès accomplis à Paris à ce sujet). Mais je serai bien incapable de dire, faute d’avoir retenu son nom, s’il s’agit de Pénélope Komitès (citée p.269) ou d’une autre élue.

En conclusion, ce livre n’est pas plus «tendre» que son auteur, que l’on peut qualifier de «dur» - au sens laudatif. Les temps d’humour sont rares. L’on peut sourire du «gag» des malheureux Américains obèses en fauteuils roulants, croisés à DisneyWorld, et «seulement» harassés par la chaleur de la Floride (p. 193). Pour le reste, l’auteur, du haut de sa forte personnalité, et très fier de s’en être sorti, et de s’assumer, seul, dit plutôt «faites comme moi!». Il ne me semble pas prêt à militer, dans un cadre collectif, pour développer l’assistanat de ceux qui n’auraient pas la capacité de se prendre en charge seuls. Je le trouve donc plus «libéral» qu’homme «de gauche» ou «solidaire». Ce qui, pour un trader, est relativement normal, tous comptes faits.

PS du 02/10/2010: en effectuant des recherches pour voir si des blogs avaient parlé du livre de Grégory Perrin, j'ai trouvé une bien triste nouvelle ici (1). J'espère que mon billet contribuera à ce que le courageux "combat pour la vie" de Grégory Perrin ne soit pas oublié.

(1) Merci à son auteur de m'avoir signalé le changement de lien pour cet article (passage de t*p*pad à n*m*r*blog).

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jeudi 30 septembre 2010

Pythagore, je t'adore - Patrick Cauvin

Encore un billet de Ta d loi du cine, squatter...

C'est le récent décès de cet "écrivain populaire" (comme l'a qualifié il y a quelques jours un libraire auquel je venais d'acheter d'occasion quelques-uns de ses livres) qui m'a fait découvrir ce titre (Pythagore, je t'adore) de Patrick Cauvin. Il s'agit de la suite (parue en 1999) de E=MC2 mon amour (paru en 1977) (1) que j'avais acheté et lu il y a une vingtaine d'années (je marque les dates d'acquisition dans tous mes livres: c'est pratique!). Les jeunes héros et héroïne ont 4 ans de plus (ce qui les a amenés à 15). Ils s'étaient perdus de vue après l'interruption de leur correspondance (dépression de Daniel suite au décès de sa mère; "oubli" pour Laureen après deux courriers restés sans réponse). Et puis, leurs souvenirs remontent à la surface chacun de son côté, accompagnés du manque de l'autre. Cette fois, ils peuvent bénéficier de davantage d'autonomie dans leurs quêtes respectives. Et finalement, c'est à l'aéroport que leurs chemins arrivent à se croiser. A partir de là, ça pastiche fort gentiment Sulitzer (dont la grande époque était déjà derrière lui, sauf erreur de ma part); mais ça reste jeune (vert et tendre). Leur vieux complice Julius ne reparaît pas: il est peut-être mort entretemps? Deux ou trois personnages secondaires le remplacent. Et tout est bien qui finit mieux.

Je vais vous déflorer le passage le plus croustillant du roman (foi de garçon!).

"- Il faut qu'on étudie à fond tous les paramètres, dit Michon [le père de Daniel].
Re-silence.
- Autre question, dit Kay [la mère de Laureen], ça n'est pas lié directement à votre affaire, mais en tant que mère, si tant est que j'en sois une, je me permets de vous la poser: vous en êtes où tous les deux l'un par rapport à l'autre?
Théramène [Inspecteur de l'Education Nationale] baissa pudiquement les yeux.
Richard King [père de Laureen] eut l'air vaguement gêné, tandis que l'ancien chauffeur de taxi [Michon père] se boxait la cuisse.
- C'est vrai ça, vous ne nous avez pas dit où vous en étiez...
Laureen écarta une mèche de sa tempe.
- Ce qu'on peut vous dire, dit-elle, c'est qu'on n'a plus onze ans.
- Merci du renseignement, dit Michon, ça veut dire quoi?
- Ca veut dire qu'on en a quinze, papa...
- Et alors?
Théramène eut un long soupir, une brise matinale sur des blés frais coupés. Il avait fini la veille Les Amants de septembre, la suite de Deux pour la vie.
- Cela signifie que de nos jours l'âge des lys et des passions muettes a cédé la place à celui des roses et des fusions plénières.
Tous les yeux convergèrent vers lui.
- Vous pouvez traduire? demanda Richard.
- Il y en a marre, dit Laureen. Si vous voulez savoir si on couche ensemble, c'est simple: c'est oui.
Richard King émit un râle prolongé de paquebot demandant l'entrée du port.
- Vous vous attendiez à quoi? demanda Semperech [associé de nos deux petits génies]. Et en plus, ce sont des surdoués, vous voulez tout de même pas qu'ils aient du retard précisément là où les autres prennent de l'avance!"

Autres titres que je possède: Monsieur papa (acheté et lu en 1996); Nous allions vers les beaux jours, L'amour aveugle et Povchéri (tous trois dans ma PAL depuis le 02/09/2010).

(1) Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, voici la citation de la 4ème de couverture de E=MC2 mon amour (en Poche): "Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour.
J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit." François Nourissier

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mardi 28 septembre 2010

La salade de riz à la Ta d loi du cine (recette)

Chez Dasola, habituellement, il n'y a pas plus de cuisine que de "scrap". Mais puisque c'est moi [Ta d loi du cine] qui squatte, autant me mettre aussi aux fourneaux.

Salade de riz, donc (et plus si affinités)

Faites cuire du riz (basmati de préférence).
[Pour savoir comment faire cuire du riz: cherchez donc la recette sur le web, et glissez-la dans vos favoris].

Pendant que le riz cuit, occupez-vous des garnitures:

Haricots verts de votre AMAP (1) (entre mi-juin et juillet), à faire cuire.
Interlude : comment faire cuire des haricots verts ? Comme des pâtes ! Faire d’abord bouillir l’eau salée, puis y plonger les haricots verts frais. Si vous êtes puriste, vous en avez d’abord coupé la queue et ôté le fil.
Bon allez, j’avoue: pour le riz, c’est la même chose, sauf qu’on peut le mettre dans l’eau froide.

Ouvrez les boites de:

- maquereau au vin blanc
- thon au naturel (ou à l'huile) (ou, éventuellement, 1 ou 2 boites de "saladette" au thon).
- maïs (sans OGM !)
- pois chiches.
- (si votre AMAP ne vous en a pas fourni) haricots verts (coupés, éventuellement)(ou haricots beurre)(PAS haricots blancs!)

Présentez chacun de ces accompagnements dans un plat, ou un bol, ou une assiette (creuse) séparé.

Si votre AMAP ne vous en a pas fourni (en juillet-août), allez acheter:

- 1 kg de tomates
- 2 concombres
(proportion variable selon saison et budget).

Au retour, éteignez le feu sous le riz.
Lavez un certain nombre de tomates.
Mettez le riz dans un chinois à refroidir sous un jet d'eau froide.

Faites peler par le 1er invité qui arrive le 1er concombre.

Faites découper par la 2ème invitée qui... les tomates lavées.

(pendant ce temps-là, cherchez pour le 1er le pèle-légumes, et pour la 2ème le tranche-tomate).

Ouvrez le bocal d'olives noires.
Ouvrez le sachez d'olives vertes dénoyautées (pour les olives noires dénoyautées, c’est un peu plus dur à trouver ; mais c’est pas impossible…).
Ouvrez le sachet d'olives vertes (avec noyaux) au piment.
Mettez les olives dans 3 plats séparés.

Les câpres peuvent rester dans leur verre.
Les cornichons doivent être découpés en tranches (les oignons blancs peuvent rester entiers).

Vinaigrette: huile + vinaigre (dans un bol), et sel et poivre.
Une vinaigrette à la moutarde est possible. Dans un bol séparé, et si vous avez pensé à acheter de la moutarde.

Une cuillère par plat, bol ou assiette creuse.
Chacun vient se remplir sa propre assiette en plastique et repart avec sa cuillère ou fourchette itou.
Servez froid.
Ca tombe bien, le riz a fini par refroidir (vous aviez pensé à fermer le robinet d'eau froide?).

S'il n'y a plus d'accompagnement, rouvrez une boite correspondante.
S'il n'y a plus de légume frais, lavez, pelez, tranchez (ou déléguez).
(Vous pouvez aussi envoyer un invité faire les courses fraîches – n’oubliez pas la note de frais!)
S'il n'y a plus de riz, faites-en recuire.
Au fait, un bon truc: il faut réellement saler l'eau du riz. Mais sans abus.

Bon appétit !

PS: et à la fin de la soirée (ou au premier métro?), on peut toujours essayer de gémir: "...heuuuu... il serait bien que la vaisselle se fasse..."

(1) AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Cf. http://www.amap-idf.org

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dimanche 26 septembre 2010

Le divorce - Gaël

Reprise d'une "note de lecture" que je [ta d loi du cine, squatter] avais rédigée en février 2007 sur une bande dessinée.
*****************
Gaël, Le divorce, éditions Danger Public (imprimé en décembre 2006, en librairie le 18 janvier 2007).

Cette bande dessinée, au format peu courant (la collection Les NRV, 19 x 19 cm), aborde une question «de société» sous un angle original. Un coup d’œil sur un concurrent, en coup de vent (un peu plus à l’ouest), ne repère pas de «Divorce» parmi, pourtant, plusieurs dizaines de «Guide du …». Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
Gaël (dont on peut trouver la photo sur internet) ne ressemble pas à son personnage. Même si cette BD sent à plein nez l’expérience vécue (divorcé lui-même, il aurait dessiné en connaissance de cause ?), on peut se demander pourquoi notre héros s’est infligé le tarin de Smiley Bone (dans la série de BD Bone de Jeff Smith): un symbole phallique ? La phrase «le connard qui a inventé le terme "Divorce à l’amiable" devait être petit, borgne, laid, frustré, aigri et célibataire...» «...et chauve...» (p. 25) méritait d’être mise en exergue (elle prend tout son sel en contemplant le caillou du héros). Trêve de plaisanterie, attaquons l’album lui-même (paradoxalement sous-titré «journal d’une haine conjugale»).

Sans vouloir faire du Groensteen, un œil expert en bande dessinée pourra dire: dessin efficace et agréable, grammaire BD bien maîtrisée. Les personnages sont expressifs, et c’est bien là le principal dans cet album où tout tourne autour des protagonistes (décors minimalistes). Relevons un parti pris intéressant: pour chaque «sketch» (gag?), un seul cadrage se répète du début à la fin: personnages en pied, ou en plan américain, ou en gros plan – sauf, quelques rares fois, le dessin «de chute» (exemple flagrant: p. 18). Cette contrainte donne une unité à chaque histoire. En même temps, cela entraîne peut-être une certaine monotonie à l’œil. Pourquoi ne pas avoir davantage varié, afin de «dynamiser» la lecture?

Lecture, justement. Il s’agit d’une BD «bavarde». L’auteur écrit bien, mais écrit peut-être un peu trop, sans penser à un temps fort par case. La parole «file» (surtout dans les cas de monologues). Peut-être l’album aurait-il gagné si chaque case avait été construite avec un vrai contenu, et non seulement comme une préparation à la chute finale qui n’est parfois pas aussi savoureuse qu’on l’attendrait. On peut se demander quel inconscient a fait que le «dernier mot» féminin se trouve souvent le plus fort ? Veut-elle le «rendre marteau» (p. 46) ?

«Les aventures de mon papa» par Nina 4 ans est bien trouvé, mais pas exploité à fond (le procédé n’a-t-il pas déjà été utilisé par Greg dans Achille Talon dans les années 1970 ? Mais peu importe). De même, la reproduction d’articles avec gag en marge est une idée intéressante, mais le résultat est un peu décevant avec des gags en une image qui tombent un peu à plat – alors que ces pages «de journal» auraient pu, sinon être disséminées au fil de l’album, du moins être éloignées de «papa», pour rompre une certaine monotonie de lecture.

Il s’agit d’une bonne BD, mais qui pourrait être améliorée (ou plutôt pour les titres à venir - «Le divorce 2»? La dernière planche semble l’emmener vers une nouvelle aventure…): en travaillant les rythmes de lecture (composition des cases et de la page, écriture des dialogues plus musclée et ramassée, meilleure composition globale, à l’intérieur de l’album, avec alternance des «sketches» (dessins d’enfant, journaux etc. – à multiplier et espacer).

Pour finir, une question de pure forme: qui a maquetté cette BD ? L’éditeur (via la maquettiste créditée au générique), ou l’auteur (de A à Z, y compris la couleur de fond «papier kraft froissé»)? Pour le savoir, direction le blog mentionné sur le communiqué de presse: ce petit (dé)tour démontre que l’auteur peut se dépatouiller tout seul, dans les grandes lignes. Je pense bien entendu au billet http://www.appartelier.com/blog2ga/index.php?post=7 visible ce 27 février 2007 au soir.
A suivre donc…

PS du 26/09/2010: j'ai trouvé quelques informations supplémentaires sur http://www.bedetheque.com/auteur-2155-BD-Gael.html (les dernières BD de Gaël parues semblent être les 40 commandements... des ados; ... du divorce). Un article du blog Phylacterium parle longuement de son (= à Gaël) activité de blogueur, .

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vendredi 24 septembre 2010

Avatar - James Cameron

C'est la sortie d'une "spécial[e] édition" qui m'amène à remettre au jour cet Avatar. Je [ta d loi du cine, squatter] l'avais vu, seul et en 2D, fin janvier 2010. J'ai encore présents les arguments que Dasola m'a donnés pour ne PAS le voir. Ouvrez les guillemets: La bande-annonce avec les bonhommes bleus ne m'a pas fait envie. Et puis tout le monde allait s'y précipiter, on en entendait parler partout et on lisait plein d'articles dessus: j'ai donné la priorité à des films qui se font forcément plus "rares", dont on parle moins. La 3D, avec ces lunettes qu'il faut supporter tout au long, j'ai peur d'avoir mal aux yeux. Avatar, il passera encore bien dans quelques salles pour quelque temps à Paris, si jamais je change d'avis. C'est quand même un comble: avec tous les films que j'ai vus depuis le début de l'année, on n'en a aucun en commun! Fermez les guillemets.

Avatar est un film dans lequel, si je me souviens bien, j'avais détecté, à l'époque une douzaine, sinon d'influences, du moins de "déjà-vu" (ou déjà lu). Et c'est bien après que j'ai découvert (sur Wikipedia ou sur la blogoboule) qu'elles s'avéraient aussi évidentes pour d'autres spectateurs. Attention, dans ce qui suit, il y a sujet à spoiler quelque peu.

Ca commence avec 2001, Odyssée de l'espace et Alien: un vaisseau dans l'immensité sidérale avec des passagers endormis. Mais les technologies symboliques ont spectaculairement évolué en quelques décennies (apparence du vaisseau, cocons cryogéniques). Le transcendental transparaît, le personnage principal n'était pas destiné à connaître le destin qui va être le sien (c'était donc son frère), il est juste génétiquement compatible avec un "corps" (son avatar) développé comme d'autres à grand coût de millions de dollars (ou équivalents), alors même que le sien propre est désormais paraplégique (l'opération pour lui rendre ses jambes, possible, est a priori trop onéreuse pour ses moyens). Il va se glisser avec un enthousiasme débordant dans cette autre existence. Comme Fernandel dans François 1er, la meilleure part de son existence se passe donc durant son sommeil. On est sur une autre planète (exo-planète, comme on dit aujourd'hui). Ici, finalement, les "aliens", ce sont les "gentils". J'ai retrouvé l'histoire (les premiers tomes seulement - notamment Nao) de la bande dessinée Aquablue (de Cailleteau et Vatine). Tout y est, à part que ça se passe davantage dans les airs ou la jungle que dans l'eau; mais c'est toujours une histoire de "matière première" et de consortium minier; on y retrouve (je ne pense pas dévoiler de secrets concernant l'intrigue!) des indigènes bleus, qui ont "adopté" et éduqué un humain, dont la fille du chef est amoureuse.

Pour en revenir à nos avatars, ceux-ci sont chargés de "civiliser" les indigènes de la planète, pour les convaincre des bienfaits de l'exploitation de leurs ressources naturelles par les terriens, quitte à violer quelques tabous. Accepté dans un clan après une petite danse avec les loups locaux, le vaillant petit soldat bleu pourra-t-il redresser la barre? Entre plénipotentière et espion (à l'insu de son plein gré), la marge est étroite. Je fais l'impasse sur les bisbilles internes à la petite colonie humaine. La vie en communion avec leur nature des indigènes permet d'admirer des paysages bien supérieurs à notre malheureuse Baie d'Along terrienne (inscrite au patrimoine mondial, tout de même). Je suppose que, en 3D, les falaises vertigineuses et enfeuillées, couronnées par la balade à dos de dragon volant (digne de ceux dessinés par Segrelles dans la BD Le mercenaire), sont plus qu'impressionnantes. Quand la situation entre les deux communautés finit de s'envenimer, un grand exploit permet à notre héros de faire reconnaître sa valeur et de se voir bombarder chef de guerre. Tout culmine bien entendu lors de la grande bagarre finale (aboutissement du film) - à voir, si vous aimez ce qu'on appelle, avec Dasola, des "films de garçons". Le dernier samourai de cette planète va pouvoir vaincre, mais seulement quand la cavalerie arrive sous forme quadrupède (voire davantage?): comme dans Nao là encore, ici aussi, la "divinité"locale intervient dans le combat! Quand on vous dit, enfin, que c'est un film ésotérique... Le retournement final voit l'affrontement de Alien le retour se rééditer, entre une machine semblable à celle utilisée par Sigourney dans ce film, et une créature extraterrestre.

Maintenant, bien sûr, on attend la suite: les humains reviennent (et ils sont plus nombreux et plus méchants?); à moins que Predator™...?

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