samedi 1 mars 2014

Films vus et non commentés depuis le 1er janvier 2014

Ayant déjà vu 22 films depuis le début de l'année, je ne les ai pas encore tous chroniqués; avec ce billet, je vais essayer de réparer quelques oublis.

Pompéi de Paul W. S. Anderson est un film agréable à voir même si la fin de l'histoire (que tout le monde connaît) est tragique. On prend le temps de s'attacher aux personnages, dont deux gladiateurs et une jeune femme de Pompéi. Pour ceux qui l'ignorerait encore, Pompéi, Herculanum et au moins deux autres petites villes furent détruites en 79 après J.-C. suite à l'éruption du Vésuve situé dans la province de Campanie, proche de Naples. Les effets spéciaux sont assez spectaculaires, un bon film de genre.

The Ryan initiative de Kenneth Branagh n'est pas à mon avis un film indispensable car il a le gros défaut d'avoir comme acteur principal Chris Pine (inconnu au bataillon et aussi charismatique que mon genou). Le scénario n'est pas tiré d'un des romans de Tom Clancy, mais les scénaristes se sont basés sur le personnage de Jack Ryan. L'histoire se passe à Moscou. Le méchant est interprété par Kenneth Branagh lui-même. Je ne sais pas ce qui lui a pris de tourner ce film.

Mea culpa de Fred Cavayé. C'est le troisième long-métrage du réalisateur que je vois (après Pour elle et A bout portant). Le réalisateur a le sens du rythme (un peu trop d'ailleurs). Un flic, Franck (Gilles Lellouche), et un ex-flic, Simon (Vincent Lindon), n'arrêtent pas de courir et de tirer tous azimuts contre des méchants qui en veulent au petit garçon de Simon. L'enfant a assisté à une scène violente (un homme a été tué). L'histoire se passe entre Toulon et Marseille. Il faut noter les dernières séquences qui se passe dans un TGV. Le pauvre train subit les derniers outrages, il est durement touché. Film pas non plus indispensable.

Mr Peabody et Sherman de Rob Minkoff avec, comme voix française pour Mr Peabody, Guillaume Gallienne. Mr Peabody est un chien intelligent, diplômé et inventeur de génie. Et il a adopté Sherman, un petit garçon qui n'en fait qu'à sa tête et n'est pas très obéissant (les choses vont s'arranger par la suite). Grâce à une machine à remonter le temps que Mr Peabody a fabriqué, ils vont voyager dans le temps, se retrouver au début en 1789, au début de la Révolution Française, puis sous la Terreur, puis pendant le siège de Troie, puis sous le règne de Toutankhamon et enfin au temps de la Renaissance à Florence chez Léonard de Vinci. Je vous passe toutes les péripéties qui les ont entraînés dans ces aventures. C'est distrayant pour les enfants (un petit garçon dans la salle faisait des remarques amusantes). Mais les Américains ont une vision simpliste de la révolution avec une Marie-Antoinette grassouillette qui aime la brioche, ou Robespierre, un vrai "Rouge". Et je pense qu'Homère doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que sont devenus Achille, Menelas et les autres. Nous faisons aussi la connaissance de la vraie Mona Lisa et de son célèbre sourire. Tout cela est bien gentillet. A vous de voir si ce film vous tente.

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mardi 3 décembre 2013

Confiteor - Jaume Cabré

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J'ai voulu lire Confiteor (Actes Sud, 771 pages) de l'écrivain catalan Jaume Cabré, car j'ai été attirée par la couverture: un petit garçon de dos qui essaye de prendre un livre dans une immense bibliothèque. Adrià Ardevol est le narrateur et personnage principal de ce roman complexe et virtuose tant du point de vue narratif et que stylistique. Je voudrais donner quelques impressions sur ma lecture en commençant par décrire le style narratif avec le passage entre le "je" et le "il" et le "il" et le "je" dans une même phrase sans que le lecteur ne se perde. On remarque aussi la façon qu'a Cabré de jongler, dans un même paragraphe, d'une époque à l'autre et d'un personnage à l'autre. Car le roman est ample et brasse plus de 600 ans d'histoire de l'Europe: de l'Inquisition au XVIIIème siècle, du début du XXème siècle à nos jours, en passant par le nazisme et le franquisme. Ce roman est une longue lettre confession ("confiteor" en latin) d'Adrià Ardevol, né en 1946 à Barcelone. Il écrit cette confession à Sara, la femme de sa vie, avant qu'il ne soit trop tard. Le roman commence par cette phrase "... j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable". Les parents d'Adrià ont des rêves pour leur fils, ils voudraient qu'il devienne polyglotte et violoniste virtuose en même temps. Et en effet, le fil conducteur principal de cette histoire est un violon, un Storioni fabriqué en 1764 et appelé le Vial (du nom de son premier propriétaire). On apprend au fil du récit comment le Vial est arrivé dans la famille d'Adrià: c'est son père Félix qui a réussi à se le procurer. Adrià a été élevé par un père dur et exigeant et une mère qui ne l'aimait pas vraiment. Confiteor traite du mal sous toutes ses formes, mais aussi d'amour (Adrià et Sara), d'amitié (Adrià et Bernat Plensa, un camarade d'enfance), de jalousie et de trahison. Le roman parle aussi de peinture (Sara est peintre), de littérature et de livres, car Adrià devenu polyglotte (il apprendra une dizaine de langues dont l'araméen) va écrire et enseigner sur l'histoire des idées. Il va aussi acquérir des manuscrits. Je n'en dirai pas plus, mais je vous recommande absolument ce roman vertigineux qui se lit très bien malgré sa longueur. J'ai été vraiment transportée. Je terminerai ce billet en pensant aux petites figurines, Aigle-noir (un indien Arapaho) et le shérif Carson, à qui Adrià se confie jusqu'à l'âge adulte. Lire les très bons billets de Richard, Malika, Cuné (merci Aifelle), Mélopée et Cachou. J'ajouterai que ce roman de la rentrée littéraire 2013 a été encensé par la critique et surtout par toutes les librairies que je fréquente.

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jeudi 21 novembre 2013

Inside Llewyn Davis - Ethan et Joël Coen

Inside Llewyn Davis d'Ethan et Joël Coen, c'est avant tout de la musique folk et deux chats roux fugueurs. Comme un mouvement perpétuel, le film commence et se termine de la même façon, on suit quelques jours dans la vie de Llewyn Davis, qui squatte chez les uns les autres à New-York pendant l'hiver 1961. Llewyn est un homme seul qui a du mal à percer en tant que chanteur guitariste. Il se produit seul ou accompagné dans quelques lieux de concert. Sur un laps de temps relativement court (ces quelques jours), Llewyn va vivre une rupture amoureuse, une audition (ratée) à Chicago, une dispute entre amis suivi d'une réconciliation, et se mettre à la poursuite d'un chat roux. Dans Inside Llewyn Davis, en dehors de la photo qui est très belle (New-York en hiver est superbe), on entend des chansons qui m'ont plu. Je me suis d'ailleurs acheté la bande originale du film, cela fait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ce film d'atmosphère est plaisant. Il y a un côté nostalgique un peu triste. Je recommande d'autant plus que l'acteur principal, Oscar Isaac, est vraiment bien. Un très beau rôle. Enfin, je signale un billet d'Eeguab très intéressant sur le livre qui a inspiré les réalisateurs.

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mardi 15 octobre 2013

Premier homme - Xavier-Marie Bonnot / Stoppez les machines - François Muratet

Dans Premier homme de Xavier-Marie Bonnot (Actes Sud, 400 pages), on retrouve le commandant marseillais Michel De Palma, surnommé Le Baron (voir mon billet sur Le pays oublié du temps), à 3 semaines de partir à la retraite. On demande à De Palma d'enquêter sur les causes peut-être suspectes d'un grave accident de plongée, dans les calanques au large de Marseille où se situe une grotte souterraine. Dans ce roman bien construit, l'écrivain mêle psychiatrie et archéologie. Le point de départ de cette histoire se situe donc dans une grotte sous-marine ornée où se trouve un dessin représentant un crime: un homme transpercé d'une flèche. C'est le premier dessin préhistorique de ce genre, il remonte à -22000 ans. Cela donne l'occasion à de Palma revenir sur une ancienne affaire où des femmes avaient été assassinées. C'est aussi un roman qui parle de gemellité, de folie et du "Premier Homme", surnom d'un homme devenu un dangereux criminel, qui est passé par l'asile psychatrique de Ville Evrard, en banlieue parisienne. L'histoire est passionnante.

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Avec Stoppez les machines de François Muratet (Babel noir, 384 pages), qui a été écrit en 2001, nous voilà revenus de nos jours au moment de l'accord sur les 35 heures (à l'automne 2000). "La Métallique", une usine de pièces détachées dans le "9.3" à Stains, se met en grève car la direction arrange à sa façon cette mise en place des 35 heures pour qu'elle soit supportée entièrement par les ouvriers. Parallèlement, on apprend que l'usine va certainement être victime d'une OPA, et cette grève peut servir quelques intérêts financiers. Bien entendu, c'est la "base" qui va trinquer en la personne de Mona, Pascal, Marc ou Rachid. Un très bon roman, bien écrit, avec une histoire relativement originale pour un polar (elle se passe dans le monde ouvrier). Je recommande. D'après wikipedia, François Muratet est professeur d'histoire-géographie en Seine-et-Marne. Il a écrit trois romans, dont Stoppez les machines.

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mercredi 9 octobre 2013

Patrice Chéreau est mort

Il y a un moment que je voulais évoquer Patrice Chéreau et je n'aurais pas cru que cela se ferait dans de telles circonstances. J'avoue que plus de 24 heures après (l'annonce de son décès date de lundi 7 octobre 2013), je suis encore bouleversée de cette nouvelle car pour ce qui me concerne cet homme m'a fait apprécier le théâtre et l'opéra. Je l'admirais depuis 30 ans, quand avait commencé l'aventure du théâtre des Amandiers à Nanterre où j'ai vu toutes ses mises en scène: Combat de nègre et de chiens de B. M. Koltès, Les Paravents de Jean Genet (avec Maria Casarès), Quartett d'Heiner Müller, La Fausse suivante de Marivaux (un de ses écrivains classiques de prédilection), Dans la solitude des champs de coton, Quai Ouest, Retour au désert (avec Jacqueline Maillan), l'opéra seria Lucio Silla de Mozart, et bien sûr Hamlet de Shakespeare en 1988. J'avais été désolée d'avoir manqué Peer Gynt d'Ibsen en 1981. C'est lui qui a fait connaître Bernard-Marie Koltès au grand public (Dans la solitude..., Quai... et Retour... citées plus haut sont aussi trois pièces écrites par B.-M. Koltès). Pendant les années "Chéreau", Nanterre a été un lieu incontournable où Luc Bondy par exemple a mis en scène Terre Etrangère de Schnitzler: une merveille absolue. Après Nanterre, j'ai continué à suivre Patrice Chéreau et ses spectacles dont Le temps et la chambre de Botho Strauss à l'Odéon, Phèdre de Racine et La Douleur de Marguerite Duras avec Dominique Blanc en tête d'affiche. Je n'oublie pas ses mises en scène d'opéra: j'en ai vu quelques-unes. Outre Lucio Silla de Mozart, j'ai eu la chance de voir Don Giovanni de Mozart à Salzbourg en 1994, Cosi fan Tutte de Mozart et La maison des morts de Janacek à Aix en Provence. J'avoue avoir eu plus de mal avec son cinéma. Par ailleurs, Patrice Chéreau était un immense directeur d'acteurs et acteur lui-même. C'était chaque fois un grand plaisir d'assister à un de ses spectacles (j'en ai vu certains à des moments difficiles dans ma vie et je me sentais mieux quand je sortais de la représentation). Je ne sais pas trop quoi écrire de plus car ma peine est immense. Ce 7 octobre 2013 restera une journée funeste dans mon souvenir. C'est un grand pan de ma vie de spectatrice de théâtre et d'opéra qui s'estompe. Voici une émission de France Culture du 25 mars dernier où on peut l'entendre dire des textes et parler de choses et d'autres. Sinon, j'avais déjà réservé pour Comme il vous plaira de Shakespeare dont il aurait assuré la mise en scène au printemps prochain aux Ateliers Berthier qui dépendent du théâtre de l'Odéon à Paris. Le spectacle n'aura pas lieu...

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Portrait de Patrice Chéreau sur un des murs du Ministère de la Culture (nov. 2013)

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samedi 5 octobre 2013

La vie domestique - Isabelle Czajka

Hier soir, le 4 octobre 2013, une avant-première de La vie d'Adèle avait lieu dans le complexe de cinéma où je vais très souvent. J'aurais pu y assister mais finalement, je suis allée voir La vie domestique (sorti mercredi 2 octobre 2013) d'isabelle Czajka, une réalisatrice que je ne connaissais pas du tout. J'ai trouvé que  La vie domestique était très réussi, tant du point de vue du scénario que de la direction d'acteurs. Il s'agit d'une adaptation d'Arlington Road de Rachel Cusk, dont j'avais dit beaucoup de bien. La réalisatrice, qui est aussi la scénariste, a resserré l'intrigue autour de quatre mères de famille dans la quarantaine. Elles vivent dans une banlieue plutôt chic, avec mari et enfants, dans de beaux pavillons proprets. Juliette (Emmanuelle Devos) donne des cours d'initiation à la littérature dans un LEP en attendant d'être embauchée (ou non) dans une maison d'édition. Betty (Julie Ferrier), Marianne (Natacha Régnier) et Inès (Héléna Noguerra) sont mères au foyer. Pendant une journée, on assiste à leur rythme de vie plutôt monotone: elles emmènent et vont rechercher les enfants à l'école, font leurs courses dans un immense centre commercial, vont au parc. On sent assez vite qu'elles ne sont pas vraiment épanouies, elles s'ennuient. Elles ne sont pas bien loties avec des maris qui m'ont paru assez mufles, traitant leur femme comme simple élément du décor. Entre le début et la fin du film, seule Juliette va changer, en éprouvant du mépris pour son mari. C'est fait de manière subtile comme tout le film, qui permet de voir Marie-Christine Barrault, qui joue la mère de Juliette dans une scène mémorable. Un film que je vous conseille. J'espère qu'il ne passera pas inaperçu. Lire le billet de Chris.

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mercredi 2 octobre 2013

Le linguiste était presque parfait - David Carkeet / D'acier - Silvia Avallone

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Sous ce titre, Le Linguiste était presque parfait de David Carkeet (romancier américain né en 1946), se cache un roman plein d'humour qui se passe aux Etats-Unis dans un institut où des linguistes (dont un dénommé Jeremy Cook - le personnage principal de l'histoire) étudient le langage de bambins âgés de 9 mois à 4 ans. Deux meurtres sont commis au sein de cet institut: un journaliste, et un des linguistes (Arthur Stiph), qui avait rendez-vous avec un "contre-ami" la nuit où il a été tué. C'est grâce à un "mboui" (une locution énigmatique dite par un petit garçon de 16 mois) que le meurtrier sera démasqué après que tout le monde ait soupçonné tout le monde. Pour ceux qui connaissent la langue anglaise, les patronymes de certains personnages sont signifiants: Stiph (Stiff - raide), Wach (Watch - montre), Jeremy Cook (cuisinier) qui est le principal suspect du lieutenant de police Leaf (feuille), etc. J'ai trouvé très plaisant ce roman qui date de 1980 (Editions Monsieur Toussaint Louverture, 286 pages). On retrouve Jeremy Cook dans deux autres romans pas encore traduits en français.

 

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Avec D'acier de Silvia Avallone (Editions J'ai lu, 400 pages), on fait la connaissance de deux adolescentes de presque 14 ans (quand l'histoire commence), Anna et Francesca, qui vivent avec leurs familles à Piombino, triste ville industrielle de Toscane, face à l'île d'Elbe. L'histoire sur passe entre l'été 2001 et l'été 2002. Francesca et Anna sont amies d'enfance et vivent dans le même immeuble. Inséparables, elles sont jolies comme tout et commencent à attirer les regards concupiscents de la gent masculine alentour. Le père d'Anna est un trafiquant "à la petite semaine", quant au père de Francesca il bat sa femme et sa fille. Pendant ces douze mois, elles vont connaître plusieurs épreuves et entrer de plain-pied dans le monde des adultes. Ce n'est pas de la grande littérature, mais ça se lit agréablement.

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lundi 23 septembre 2013

Palmer en Bretagne - Pétillon / Silex and the City (4. Autorisation de découverte) - Jul / Le démon du soir - Florence Cestac

Dans Palmer en Bretagne de Pétillon (Editions Dargaud), Jack Palmer, le détective bien connu, surpris par la marée, va rester coincer sur un rocher au large d'une île bretonne entourée d'algues vertes qui puent. Comme personne ne veut aller à sa rescousse, il est obligé d'attendre que la marée redevienne basse. Surnommé "Crétin" par son employeur Maroilles, Palmer va assister de loin à la mort d'un jogger mais il va louper tout le reste des nombreuses péripéties décrites dans les 51 pages de cette BD distrayante. On y parle d'art moderne, de homards bretons et canadiens, d'algues vertes, de cochons et porcelets, de kouign-amann, de "fest-noz", mais aussi de chantage à l'assurance, de pédalo, de cycliste et du temps breton...

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Voici maintenant Silex and the city, tome 4 (Autorisation de découverte) de Jul, album (publié chez Dargaud) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, qui fait face à la maladie de la maman, Spam, qui a un cancer opérable. Les Dotcom doivent trouver l'argent pour financer l'opération. Dans le même temps, la famille pense que Web, la fille, est enceinte, et on découvre que, dans sa jeunesse, le grand-père Julius a vécu un temps en couple avec un homme. Comme pour les trois précédents albums, il y a plein de références à notre monde moderne. J'ai trouvé cet album plus construit que les précédents avec un vrai fil conducteur: je conseille.

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Je terminerai par un album (encore aux éditions Dargaud mais je ne l'ai pas fait exprès) dessiné par Florence Cestac, Le démon du soir ou la ménopause héroïque. Noémie, presque 60 ans, apprend qu'elle n'a pas de cancer du sein, après plusieurs jours d'angoisse. Elle décide de changer de vie du jour au lendemain en envoyant tout promener: mari, boulot, etc. Car Noémie veut profiter de la vie au maximum. Noémie devient tonique, vit des expériences sexuelles assez intenses. La vie commence vraiment à 60 ans. C'est une BD très optimiste à lire par les femmes de tous âges.

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samedi 14 septembre 2013

Une place sur la Terre - Fabienne Godet / Ilo, Ilo - Anthony Chen

Voici deux films que j'ai vus pendant les trois dernières semaines et qui m'ont plu.

Pour le premier, Une place sur la Terre de Fabienne Godet, j'y suis allée parce que j'apprécie beaucoup Benoît Poelvoorde. Dans le registre dramatique, il excelle. Il joue le rôle d'un photographe professionnel mal dans sa peau qui boit, fume et s'occupe occasionnellement du petit garçon d'une voisine. Un jour, de l'autre côté de la cour où donnent ses fenêtres, il entend jouer le début du 1er concerto de Tchaikovski. C'est une jeune femme, Elena (Ariane Labed), qui peu de temps après essaie de se suicider en se jetant du toit de son immeuble, et se rate. Il a eu le temps de la prendre en photo lors de ces instants tragiques. Il n'aura de cesse de se rapprocher d'elle et de la photographier à son insu. La fin de l'histoire est émouvante. Le film comporte des longueurs mais cela n'empêche pas de vous le conseiller. Ariane Labed est une actrice à suivre.

Maintenant, avec Ilo, Ilo d'Anthony Chen qui a reçu la caméra d'or (pour un premier film) au dernier festival du film de Cannes, nous sommes transportés à Singapour dans les années 90. Jiale, âgé d'une dizaine d'années, est un garçon infernal qui n'arrête pas de faire des bêtises. Il vit avec ses parents, la mère enceinte travaille dans un "pool" de secrétaire et le père un peu fâlot est représentant de commerce. Pour seconder la maman, le couple décide d'engager une Philippine, Teresa, qui devient le souffre-douleur de Jiale. Ne se plaignant jamais, Teresa arrive à trouver sa place dans cette famille car les chose changent à Singapour qui est une cité-Etat. En 1997, cette république jusque-là prospère est durement frappée par la crise économique de l'Asie du sud-est. La famille de Jiale va en pâtir comme d'autres. La grande qualité du film est qu'il ne tombe pas dans le misérabilisme; et pourtant, Teresa dort presque par terre à côté de Jiale. Elle n'a pas de vie privée. C'est presque une esclave. D'ailleurs, la mère confisque le passeport de Teresa dès son arrivée, craignant qu'elle ne s'enfuie. Les personnages évoluent à mesure que se déroule l'histoire. On s'attache à eux. Un film plutôt subtil. Je recommande. Lire le billet d'Alex-6.

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vendredi 9 août 2013

Keep smiling - Rusudan Chkonia

Keep smiling de la réalisatrice Rusudan Chkonia est un film géorgien que j'ai vu en avant-première et qui sort le 14 août 2013. En 2010, à Tbilissi, lors une émission de télévision, une dizaine de femmes concourent pour remporter le titre de mère de l'année avec des prix somptueux à la clé (un appartement et une belle somme d'argent). Ce concours se déroule en plusieurs étapes (il y a 4 épreuves) pendant quelques semaines. Ces femmes, mariées, veuves, divorcées ou mères célibataires, mènent une vie difficile dans cette république de l'Ex-URSS devenue indépendante. La réalisatrice, par l'intermédiaire de ces femmes, nous brosse un portrait peu flatteur de la Géorgie, dont la situation économique semble assez catastrophique. Les gens vivent dans la promiscuité et la précarité. Entre elles, ces dix femmes ne se font pas de cadeau car l'enjeu est important. Pour ma part, je ne peux pas dire que j'ai été enthousiasmée plus que cela par ce film qui m'a paru brouillon. Malheureusement, je ne me suis pas attachée au destin de ces femmes même si une d'entre elle (au moins) a un destin tragique. A l'issue de la projection, il y a eu une séance de questions/réponses avec la réalisatrice et une des actrices (qui vit en France) qui a laissé les gens assez frustrés semble-t-il, car la traductrice n'était pas très douée. J'ai été contente d'aller voir ce film, mais je m'attendais vraiment à mieux, vu qu'il a reçu quelques prix dans des festivals.

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