jeudi 28 décembre 2017

Palmarès cinéma 2017

A ce jour, en 2017, j'ai vu 110 films. J'ai trouvé l'année cinématographique plutôt intéressante.

J'ai retenu 20 films, mon choix subjectif n'a pas été simple.

Les films sont classés par ordre de préférence avec les deux premiers qui sortent du lot.

1) Mon film préféré est un documentaire, Visages Villages d'Agnès Varda et JR. Un bonheur total. Un film qui fait du bien. Merci encore Mme Varda.

2) Faute d'amour du Russe Andrey Zvyagintsev, une histoire bouleversante. On a le coeur serré devant le destin d'Alyosha. 

3) Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, une suite honorable du film d'origine.

4) Le jeune Karl Marx de Raoul Peck : très intéressant et je pense avoir appris des choses. Les acteurs trilingues sont excellents.

5) Petit paysan d'Hubert Charuel. Pour un premier long-métrage, c'est remarquable. Le jeune Swann Arlaud est un acteur à suivre.

6) Le Caire confidentiel de Tarik Saleh, un thriller haletant avec Fares Fares, l'acteur principal, qu'on aimerait voir plus souvent.

7) Une famille heureuse de Nana et Simon, à voir pour les comédiens georgiens qui jouent et chantent très bien.

8) L'autre côté de l'espoir d'Aki Kaurismäki car j'aime l'univers de ce réalisateur. Et une fois de plus, je n'ai pas été déçue.

9) Seule la terre de Francis Lee pour le Yorkshire et sa lande et pour la belle histoire d'amour entre Johnny et Georghe.

10) Coco de Lee Unkrich, cette production des studios Pixar/Disney est une réussite totale.

11) Un homme intègre de Mohammad Rasoulof, une histoire qui ne donne pas envie d'aller en Iran, édifiant.

12) Detroit de Kathryn Bigelow, un film dont je suis sortie sonnée.

13) Que Dios nos perdone, un polar espagnol angoissant très bien mené.

14) La planète des singes - suprématie pour les effets spéciaux, on oublie que les singes ne sont pas réels.

15) Creepy de Kyoshi Kurosawa, un film japonais qui fait très très peur. On n'oublie pas de sitôt le visage lunaire de l'assassin.

16) Makala d'Emmanuel Gras, un documentaire se passant en RDC qui nous confirme qu'on n'a pas à se plaindre de nos vies dans la vieille Europe.

17) Get out de Jordan Peele, qui pour son premier film a réussi son coup. 

18) Citoyen d'honneur de Gaston Duprat et Mariano Cohn , un film argentin au vitriol.

19) Seven Sisters Tommy Wirkola, pour Noomi Rapace qui interprète sept soeurs.

20) Au revoir là-haut de et avec Albert Dupontel, une histoire émouvante.

Par ailleurs, comme d'habitude, je n'établis pas une liste des "flops" de l'année, si ce n'est que j'ai vraiment détesté Les filles d'Avril, un film espagnol. La momie avec Tom Cruise est nullissime et j'ai trouvé Tom of Finland très ennuyeux tout comme My cousin Rachel.

En revanche, cette année 2017 m'a permis de découvrir le réalisateur japonais Mikio Naruse avec cinq films dont Nuages épars que je conseille à nouveau. J'espère qu'ils sortiront un jour en DVD.

PS du 31/12/2017: après avoir refait mes comptes, c'est finalement 112 films que je trouve (et non 110). Et, pour ma part, je ne compte pas les films vus ou revus en DVD...

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jeudi 20 mars 2014

I am Spartacus! - Kirk Douglas

[Attention, ce n'est pas un billet de Dasola, mais le 28e billet de ta d loi du ciné, «squatter» sur son blog.]

J'ai acheté et lu récemment I am Spartacus !, de Kirk Douglas (192 pages, éditions Capricci, 2013, traduction française Marie-Bathilde Burdeau, édition américaine 2012 par Bryna [la société de KD]). Kirk Douglas est aujourd’hui âgé de quatre-vingt-dix-sept ans (il est né en décembre 1916).

Plus d’un demi-siècle après, l’auteur/acteur/producteur s’est replongé dans l’aventure de ce film qui a duré près de 3 ans : 1ère découverte par lui du roman de Howard Fast, Spartacus, le 9 décembre 1957, sortie du film en octobre 1960. Mais il nous raconte également l’histoire de la Commission sur les activités anti-américaines (HUAC) qui a amené la création des «listes noires» à Hollywood prévoyant l’exclusion de tout sympathisant communiste (juste après l’inculpation des «10 de Hollywood»: scénaristes, auteurs et réalisateurs – dont Dalton Trumbo – qui ont finalement été condamnés à une peine de prison et une amende).

Dans le 1er volume des mémoires de Kirk Douglas (Le fils du chiffonnier, publié en 1988, et que j’avais acheté en «poche» en 1994), la partie concernant Spartacus occupe 40 pages (sur 640). Après y avoir habillé Stanley Kubrick pour l'hiver, il termine le chapitre consacré à cette oeuvre en remarquant que faire le film Spartacus a occupé 3 ans de sa vie... davantage de temps que n'en passa le véritable Spartacus à affronter Rome. La «monographie 2012» est beaucoup plus détaillée et documentée. Kirk Douglas nous fait toucher du doigt la difficulté qu’il a eue à mener à bien ce projet. Acteur célèbre, ayant créé sa propre maison de production, bien introduit dans le milieu, il lui a fallu cependant trouver un scénariste (à partir du constat définitif que l’auteur d’un roman est toujours incapable d’en faire lui-même un film); des acteurs (en leur faisant lire à chacun un projet de scénario «personnalisé» pour le convaincre); un réalisateur… et finalement passer sous les fourches caudines de la censure, la « final cut » revenant à Universal Pictures (co-producteur et distributeur).

I am Spartacus nous décrit en détail l'accueil et le "vécu" du film. Kirk Douglas raconte ainsi "par le menu" (comment l'a-t-il appris?) le visionnage par Kennedy du film Spartacus en 1962 (il n'était pas si évident que cela, pour le Président des Etats-Unis, d'aller "incognito" voir un film au cinéma). Au final, c'est seulement en 1991 que la fameuse scène "des huitres et des escargots" a été réintégrée dans le film, du vivant donc de Stanley Kubrick (qui, malgré tout, a toujours plus ou moins désavoué ce film qui ne lui était pas "personnel").

Pour ma part, la première fois que j’ai vu Spartacus au cinéma, c’est mon père qui m’y avait emmené, je m’en souviens parce que c’était le soir de la première élection de Mitterrand comme Président de la République. Je n’avais pas encore le droit de vote. En sortant de la séance, on a demandé qui était le vainqueur… C’était (donc) le 10 mai 1981. Ca ne nous rajeunit pas.

Je terminerai en signalant avoir pu apprécier une citation du film Spartacus dans le récent dessin animé Mr Peabody & Sherman: je me demande ce qu'en a pensé Kirk? Je suppose que toutes les autorisations nécessaires avaient été demandées... Est-ce qu'il a fallu payer des droits aussi? Ca sera peut-être évoqué dans le prochain bouquin de KD... Pour son centenaire!

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vendredi 26 juin 2009

Date de la sortie des films en semaine 27 (billet intermédiaire)

A Paris, sur les colonnes "Morris" où sont souvent collées les affiches des films à venir, je me suis posée la question quant aux dates de sortie de deux productions française et américaine: Le hérisson (adaptation du "best seller" de Muriel Barbery [cf. mon (1er!) billet du 09/01/07]) et L'Age de glace 3. Elles sont annoncées pour le vendredi (3 juilllet) et non le mercredi (jour habituel des sorties). Une illumination (bon sang, mais c'est bien sûr!) vient de se faire en moi: à partir du 27 juin (c'est-à-dire demain) jusqu'au 3 juillet (inclus), c'est la fête du cinéma (qui dure, pour la première fois, une semaine entière). On paie sa première place au plein tarif et après, c'est 3 euros, chaque séance suivante. En revanche, pour les nouveautés, les spectateurs ne pourront y aller que le dernier jour de cette opération. Je suis sûre que c'est la raison de ce choix dans la date. C'est quand même dommage. Dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi cette opération dure une semaine.

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samedi 17 janvier 2009

Un blog sur l'adaptation de livres au cinéma

Une fois n'est pas coutume, je voudrais placer sous le feu de mes projecteurs, à l'intention de mes "innombrables" lecteurs (cf. mon billet du 01/12/2008), un blog assez spécialisé mais intéressant, celui d'Adaptator. Créé il y a plus de 2 ans, il semble avoir assez peu de commentateurs. Il a écrit, notamment, à propos de Macadam Cow-boy, de Dune, de La ballade de Narayama (billets les plus récents). Ses billets sont parfois espacés, mais assez fouillés et intéressants (plusieurs portent parfois sur la même oeuvre). Je pense qu'il mériterait d'être davantage fréquenté et cité. Pour la publicité, c'est donc désormais chose faite! Après, comme tout le monde le sait, pour avoir des commentaires, il faut "rendre" ceux qu'on vous fait... Et ça marche! (on y croit).

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mardi 10 juillet 2007

Billet de bonne humeur : en attendant le Christ...

Lundi 9 juillet, je me suis préparée à aller voir, dans le cadre du Festival Paris Cinéma, toujours au cours de la rétrospective des films de Francesco Rosi [cf. mon billet du 07/07/07], Le Christ s'est arrêté à Eboli (1979) d'après un récit de Carlo Levi. La séance était prévue à 21h avec une introduction d'une "docteur ès cinéma". La présentation faite devant une salle archi-comble, les lumières s'éteignent, un vague son haché est audible, et puis plus rien. De nouveau, la lumière. Incident technique nous dit une dame, le projectionniste s'affaire. 5 minutes puis 10 minutes se passent, rien n'arrive. Et ne voilà-t-il pas qu'une des spectatrices nous communique assez fort que Carlo Levi était le frère de Primo Levi. "Mais pas du tout" répond un charmant et jeune Italien, une rangée devant moi. Carlo et Primo Levi, originaires de Turin, n'étaient que des cousins très éloignés. Et cet Italien, lui-même, est natif d'un village très proche de celui qui ne s'appelle plus Eboli mais Uliano ou quelque chose d'approchant dans la province de Basilicate. Comme le monde est petit. Une autre spectatrice prend la parole disant qu'elle avait hâte de revoir le film pour admirer les paysages qu'elle avait vus en vrai à une époque. Une ambiance bon enfant s'installe. Et pendant ce temps-là, toujours pas de film, un technicien était en train de faire du dépannage par téléphone. Quelques spectateurs impatients sont quand même partis, mais pas tant que cela. Au bout de 35 minutes, l'obscurité s'est faite et le film a enfin commencé vers 21H45. Il dure 2H30. Je suis sortie du cinéma à minuit et quart. C'est beau d'aimer le cinéma et de partager un bon moment avec des passionnés mais cela prend du temps !

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jeudi 29 mars 2007

Tickets de cinéma - Petit billet anecdotique

Dans mes jeunes années, les tickets étaient petits et il y avait seulement écrit le nom du cinéma et rien d'autre. Les ouvreuses les déchiraient et attendaient leur pourboire. Cela existe encore. Depuis une quinzaine d'années, les tickets ont changé. Dans les grands complexes comme UGC, Gaumont, CGR (complexes implantés en IDF et Province), les tickets sont plus grands, le nom du film et la date sont inscrits au verso. Au recto, il peut n'y avoir rien ou alors une pub quelconque. En 1995, pour fêter en même temps le centenaire du cinéma et les cent ans de sa création, Gaumont a eu la bonne idée d'éditer des billets avec un recto illustré par une reproduction d'une affiche de cinéma d'un film produit et distribué par cette société. Je crois que la série comportait cent modèles d'affiches différents. Moi, qui aime collectionner, dès que j'allais dans un cinéma Gaumont, j'attendais la toute fin du générique pour faire de la récupération de billets par terre ou sur les sièges ou juste à la sortie du cinéma dans la rue : ils étaient souvent en bon état, parfois très abîmés. J'ai eu des doublons. C'était très ludique et je regrette que cette initiative n'ait pas encore été renouvelée.

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mercredi 14 mars 2007

Distribution des films - Remarques

Aujourd'hui mercredi, jour de sortie des films en France, me donne envie de faire un petit billet sur certaines anomalies concernant la distribution cinématographique. Depuis longtemps, je constate que sept ou huit films sortent la même semaine et ceci pratiquement toute l'année. Parmi ces sorties, seules une ou deux productions seront vues par le plus grand nombre et les autres seront sacrifiées sur l'autel de la rentabilité. Il est évident qu'en sortant autant de films par semaine, les spectateurs ne peuvent pas tout voir et ils iront en voir 1 ou 2 puis c'est tout. Dommage que dans un pays où l'on clame que l'on est cinéphile et où en effet, beaucoup d'aides sont accordées, les "petites" productions hexagonales ou d'autres pays ne soient distribuées que dans un petit nombre de salles et souvent qu'à Paris et dans trois ou quatre grandes villes de province. Parfois des miracles arrivent grâce au bouche à oreille qui est la meilleure publicité qui soit. Le spectateur a parfois son mot à dire et c'est tant mieux.

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vendredi 9 mars 2007

Redoublage d'un film - Winchester 73 - Anthony Mann

Très récemment, j'ai acheté le DVD de Winchester 73 que j'ai vu en charmante compagnie et je dois dire que j'ai été un peu voire beaucoup déçue du fait que nous avons vu le film en version française et que le doublage semble très récent. Après vérification, il semble que le film a été rédoublé pour la sortie DVD (http://western.movies.free.fr/dvd/bug.htm). Cela fait une drôle d'impression. Ce n'est pas tant les voix elles-mêmes qui posent problème (encore que), mais le film étant de 1950 avec une image en noir et blanc, on s'attend à avoir une prise de son d'époque avec peut-être des crachotis, une usure de la bande son. Là, on a des voix claires, un phrasé moderne, aucun défaut. Et puis, il faut bien le dire, pour les cinéphiles dont je fais partie, quand on connaît la voix originale de James Stewart dans d'autres films, on est très dérouté de cette voix française très jeune. Donc, messieurs les distributeurs de DVD, si la version française n'existe pas ou si celle d'origine est de très mauvaise qualité, faites des copies en VO avec sous-titres et tout ira bien.

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lundi 19 février 2007

Les suites

En anglais, le terme employé est "sequel". Comme le cinéma est vraiment une industrie qui doit rapporter de l'argent et que l'on ne change pas une équipe qui gagne, on assiste au phénomène des suites. Les plus célèbres, dans les vingt dernières années, sont Alien, Terminator, Predator, X Men, Taxi, Les bronzés, Matrix et les Pirates des Caraïbes. On peut noter que les films concernés sont ciblés grand public dans la tranche d'âge 15-24 ans. Je considère que les premiers opus des films énumérés sont en général les meilleurs. En ce qui concerne Harry Potter, le cas est différent ; il s'agit des adaptations de plusieurs romans. Pour le Seigneur des anneaux dont le plan marketing a été très bien pensé, le roman de Tolkien est en trois parties, il y a trois films, sortis à un an d'intervalle de 2001 à 2003 vers le mois de novembre. Il faut avoir vu la masse de spectateurs dont j'ai fait partie qui ont attendu avec impatience les deuxièmes et troisièmes volets. Ces jours-ci  un "prequel" vient de  sortir, Hannibal Lecter, les origines du mal classé par Allociné.com dans la saga Hannibal Lecter. Comme le film n'a pas l'air d'avoir trouvé son public pour l'instant, on peut espérer que la dite saga se terminera avec ce film (et c'est tant mieux). Seuls Le silence des agneaux de Jonathan Demme (1988) et dans une moindre mesure Manhunter (Dragon Rouge) de Michael Mann (1986) valent la peine d'être vus.

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mercredi 7 février 2007

Hommage au public de cinéma

Quand j'adore un film, il m'arrive de retourner le voir pour sentir l'atmosphère d'une salle et constater si le public ressent la même chose que moi. C'est assez jouissif. La plus belle chose qui peut arriver à un film, en dehors du bouche à oreille, c'est quand, à la fin de la séance, le public applaudit. D'aucuns diront que c'est ridicule d'applaudir devant un écran blanc, n'étant pas au théâtre ou au concert ou dans un autre spectacle vivant. Mais je dirais que cette marque de satisfaction est peut-être plus marquante au cinéma. A contrario, je n'ai jamais entendu de sifflets à la fin d'un film. Je pense que si les spectateurs n'aiment pas ce qu'ils ont vu, ils le diront en sortant dehors ou ils le garderont pour eux.

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