mardi 16 mai 2017

Alien Covenant - Ridley Scott / Life - Origine inconnue - Daniel Espinosa / Braquage à l'ancienne - Zach Braff

Comme j'ai à chroniquer des films qui m'ont davantage intéressée, je commence par le tout-venant.

Au début d'Alien Covenant, le énième film avec la celèbre bête dentue bavant de l'acide et pas sympa avec les humains, j'ai eu un peu peur que cela ressemble à Prométheus qui m'avait paru fumeux. Dans une immense pièce de forme ovoïde, très "high-tech", David (l'un des personnages principaux de Prometheus), un androïde, dialogue avec Peter Weyland, son géniteur. Et puis, heureusement que l'on se retrouve très vite en 2124 dans un vaisseau spatial, le Covenant, contenant des embryons, des colons et 15 membres d'équipage, tous en état d'hibernation. Seul Walter, un androïde (copie conforme de David) est "éveillé" et dirige le vaisseau vers une planète accueillante qu'il doit atteindre dans sept ans. Malheureusement, un vent solaire provoque le réveil catastrophique de l'équipage, et des pertubations radios (on entend une chanson) amènent le nouveau commandant à changer de trajectoire. La planète visée ne se trouve qu'à deux ou trois semaines de là. Qu'est-ce qu'ils n'ont pas fait? La planète où le soleil est absent est pleine d'arbres immenses, de rivières et de montagnes. On n'entend aucun bruit d'animaux mais en revanche le blé est mûr. C'est là que l'on fait connaissance des "aliens", des anamorphes ou xenomorphes, des spores à l'origine, qui en s'introduisant par le nez ou par les oreilles des membres de l'équipage se développent très vite et tuent leur hôte. Ils sont indestructibles ou presque. Je ne vous dévoilerai pas plus l'histoire, sauf que l'on retrouve sur cette planète le vaisseau Prometheus, et David qui va affronter Walter. J'avoue avoir eu peur. L'ambiance est angoissante à cause du manque de lumière. Tout le film baigne dans le gris foncé. La fin du film laisse présager une suite. J'ai trouvé que Katherine Waterston s'en tire bien, et Michael Fassbender qui interprète David et Walter vaut le détour avec son comportement glaçant. Mon ami ta d loi du cine a trouvé intéressant qu'il y ait deux androïdes. Pour ma part, j'ai aimé le film avec ses qualités et ses défauts.

Lire les billets de Pascale, ffred, Vladdy pas convaincus du tout. Alex-6 un peu plus?

Je passe à Life-Origine inconnue de Daniel Espinosa, un huis-clos qui se passe dans et autour de la Station Spatiale Internationale. Six astronautes de plusieurs nationalités récupèrent des échantillons de cellules venus de la planète Mars. Ils raniment un de ces échantillons qui est baptisé "Calvin". C'est un organisme unicellulaire qui grossit de plus en plus. Cela ressemble à un poulpe. Il est doté d'une très grande force et de beaucoup d'intelligence. Je ne vous fais pas un dessin: une lutte s'engage entre Calvin et les humains. Calvin pour survivre a besoin de se nourrir (d'humains) et d'oxygène. Le suspense est haletant et la fin fait penser que les ennuis commencent pour l'humanité. Un film pas désagréable à voir bien que Pascale  (encore elle ) n'ait pas trop aimé.

Pour se détendre, mon ami et moi, on a vu Braquage à l'ancienne de Zach Braff. Ce n'est pas le film du siècle mais l'histoire est sympathique et plein de bons sentiments. Trois papys, Joe (Michael Caine), Willie (Morgan Freeman) et Albert (Alan Arkin), apprennent que le fonds de pension qui payait leurs  retraites n'existe plus. Ils vont s'en prendre à la banque qui a récupéré l'argent. Le film est émaillé de quelques gags amusants. Il faut prendre le film pour ce qu'il est, une comédie bon enfant qui se termine bien grâce à une petite fille et sa poupée (pour ceux qui ont vu le film). L'avis de Pascale (toujours elle ).

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samedi 6 mai 2017

Get out - Jordan Peele

Aujourd'hui, j'évoquerai Get out, un film d'horreur (genre cinématographique dont je ne suis pas fan), mais une fois n'est pas coutume. Il n'est pas dénué d'humour et on peut le voir comme un portrait de la nouvelle Amérique de Trump. Ce film à très petit budget a rapporté beaucoup depuis sa sortie aux USA en février 2017. C'est le premier film du réalisateur. Dès la séquence d'ouverture, on sent l'angoisse poindre. C'est la nuit, un jeune noir marche en cherchant une adresse dans une banlieue calme sur un plan. Tout à coup, il est attaqué et enlevé dans une voiture blanche. Après ce prégénérique, on fait la connaissance de Chris, un jeune noir photographe, et de Rose sa petite amie, une jolie jeune femme blanche issue d'un milieu démocrate très aisé. A priori, Rose n'a pas révélé à ses parents que Chris était noir mais elle le rassure. Son père, neurochirurgien, aurait voté une troisième fois pour Obama s'il avait pu. Chris et Rose partent justement pour le week-end visiter les parents et le frère de Rose. Juste avant leur arrivée, un daim s'écrase contre leur voiture. Ce n'est que le début des événements étranges et effrayants que va vivre Chris, bien accueilli par la famille qui vit dans une très belle demeure loin de tout. Il faut noter que les deux domestiques de la maison sont noirs, mais leur comportement paraît étrange. Ils semble apathiques. Dès le premier soir, la mère de Rose, Missy, une psychiatre, pratique l'hypnose sur Chris. Et ce n'est pas terminé car le lendemain, une multitude d'amis blancs des parents viennent pour une surprise-partie dont on se demande la finalité Je ne vous en dirais pas plus car il y a plusieurs retournements de situations qui effraient ou font sursauter. Moi qui ne suis pas très fan de ce genre de film, je me suis laissée séduire par Get out bourré de qualités avec des acteurs convaincants et un scénario malin qui prend les spectateurs par surprise. Je vous le recommande.

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mardi 21 mars 2017

Les figures de l'ombre - Theodore Melfi / Kong - Skull Island - Jordan Vogt-Roberts

Après réflexion, j'ai décidé d'évoquer Les Figures de l'ombre et Kong - Skull Island.

Les Figures de l'ombre de Theodore Melfi narre l'histoire pas ou peu connue jusqu'à maintenant (à part des spécialistes) de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson, trois femmes noires américaines, au début des années 60, dans le Sud des Etats-Unis. Très douées en mathématiques, elles ont travaillé à la NASA comme calculatrices. Katherine Johnson dont il est beaucoup question a permis qu'Alan Shepard et John Glen soient les premiers Américains envoyés dans l'espace autour de la terre. A l'époque, pour mémoire, nous étions en pleine guerre froide: les Russes avaient de l'avance sur les Américains avec Youri Gagarine qui fut le premier homme à partir dans l'espace en 1961. Pour en revenir au fiim, on s'attache tout de suite à nos trois héroïnes, et on devine que tout va bien se terminer pour elles. Face à elles, il y a le monde très masculin des ingénieurs de la NASA qui regardent d'un oeil méfiant ces femmes. Seul Al Harrison (Kevin Costner), le directeur du "Space Task Group", va faire confiance à Katherine Johnson. En cette période où régnait la ségrégation, les femmes noires, même intelligentes, devaient faire presque un kilomètre pour aller aux toilettes réservées aux "gens de couleur". Dorothy Vaughan qui sait aussi réparer les voitures, devient une spécialiste des calculs avec l'aide de l'énorme ordinateur IBM dont elle a maîtrisé le fonctionnement immédiatement: elle est devenue responsable informatique. Quant à Mary Jackson, avec beaucoup d'aplomb, elle a réussi grâce aux cours du soir dans une université réservé aux blancs à devenir ingénieur en informatique. Les spectateurs ont beaucoup applaudi à la fin. On ne peut pas ne pas aimer le film.

Je passe à Kong - Skull Island, énième remake avec des variantes du King Kong de 1933. En 1944, quelque part dans le Pacifique, deux aviateurs, l'un Américain et l'autre Japonais, atterrissent en parachute sur une ile déserte après que leurs avions se soient écrasés. Les deux adversaires s'affrontent jusqu'à ce que.... 30 ans plus tard, la guerre du Vietnam s'achèvent et quelques scientifiques américains partent sur un petit porte-avions à la découverte d'une île, mentionnée nulle part, dans l'immensité du Pacifique. Ils emmènent avec eux quelques militaires, James Conrad, un aventurier anglais, et Mason Weaver, une jeune photographe journaliste. La première apparation du gros gorille (plus de 30 mètres de haut) est impressionnante. Il n'est pas content qu'on lui abîme son domaine. En effet, la premère incursion de l'équipe se fait en hélicoptère et ils envoient des mini-bombes pour tester le terrain. Kong détruit tous les appareils en vol. Par la suite, on découvre que Kong n'est pas la seule bête hors norme vivant sur cette île. On pense à certains animaux de Jurassic Park. Le film est bien fait avec des effets spéciaux réussis. On passe un bon moment et on se rend compte très vite que Kong n'est pas un mauvais bougre. Heureusement qu'il est là pour préserver l'île. Jusqu'à quand ?

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vendredi 10 mars 2017

Miss Sloane - John Madden

Miss Sloane du réalisateur britannique John Madden est un film franco-américain sorti à la fin de l'année 2016 aux Etats-Unis où il n'a pas eu beaucoup de succès (et c'est bien dommage). Peut-être que le scénario assez alambiqué a rebuté le public américain? Miss Sloane est une lobbyiste professionnelle qui sacrifie tout (sa santé et sa vie sociale) pour son métier. Cette jeune femme qui avale beaucoup de pilules pour se tenir éveillée des journées entières a recours à des "escorts boys" pour satisfaire ses besoins sexuels. Comme elle le clame, être lobbyiste, c'est de la stratégie. Il faut anticiper et garder un coup d'avance sur l'adversaire. Avec sa coiffure impeccable et ses hauts talons, Miss Sloane n'a aucun état d'âme et n’hésite pas à user de n’importe quel moyen pour influencer les sénateurs et les faire voter pour ou contre des lois, selon les intérêts de clients qui la payent grassement. C’est ainsi qu’elle fait campagne auprès du lobby des armes, pour tout de suite après s’allier à un "homme de convictions" afin de faire adopter une loi limitant la circulation de ces mêmes armes. J'ai suivi avec intérêt les nombreuses péripéties pour récupérer (ou non) les voix des élus pour l'adoption de la loi. Tous les coups sont permis, même les plus retors. Le retournement final lors du procès de Miss Sloane est magistral. Je pense que pas un spectateur dans la salle ne l'avait deviné. Rien que pour Jessica Chastain et pour ce "twist" final, il faut aller voir ce bon film de divertissement qui m'a fait passer un très bon moment (2H). Lire le billet de Wilyrah qui a aimé.

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lundi 6 mars 2017

Logan - James Mangold

Je suis fan de la série des X-Men au cinéma depuis le premier opus. L'un des mutants X-Men, Logan/Wolverine, fait des apparitions plus ou moins longues dans plusieurs des films de la série, mais en revanche, ce personnage à qui il pousse des griffes de métal quand il veut attaquer, se défendre ou quand il est en colère, a fait en particulier l'objet d'un ou deux long-métrages que j'avais aussi appréciés. Logan de James Mangold permet donc de retrouver Logan/Wolverine vieilli et bien mal en point. En effet, quand le film commence, pas loin d'une station essence, Logan se repose à l'arrière de sa longue voiture qui fait office de taxi. Quelques "fâcheux" à la mine patibulaire s'en prennent au véhicule. Logan, tenant à peine debout, provoque un carnage avec ses lames. Peu de temps après, il prend en charge, avec beaucoup de réticence, Laura, une petite fille mutante elle aussi, ayant les mêmes lames aux mains ainsi qu'aux pieds. Laura est poursuivie par toute une armée de mercenaires employés par un laboratoire secret situé au Mexique. Dans leur cavale, Logan et Laura sont accompagnés par Charles Xavier, le professeur X bien connu des spectateurs familiers des films précédents. Logan, au bout du rouleau, se remet de plus en plus difficilement des blessures ou des coups qu'il reçoit. Il porte des lunettes pour lire. Il sent qu'il est peut-être en train de mourir à force d'avoir eu des contacts avec des produits nocifs. Laura, qui est restée mutique pendant presque 3000 km, le convainc de l'emmener juqu'au Dakota du Nord pour rejoindre d'autres enfants mutants comme elle. Ensemble, ils rejoindront un lieu appelé "l'Eden". En tout cas, c'est ce que Laura a lu dans un exemplaire de "Marvel book" dans lequel les X-Men sont les héros. Logan/Wolverine considère avec mépris cette bande-dessinée de fiction! Je ne vous dévoilerai pas toute l'intrigue haletante et sans temps mort. Le scénario est bien écrit et les acteurs sont tous excellents. Du bon cinéma même si c'est violent (mais c'est le sujet qui le veut). Il faut noter qu'à un moment donné, Charles Xavier et Laura regardent à la télé Shane, l'homme des vallées perdues de George Stevens (1952) avec Alan Ladd. C'est un joli moment de court répit dans le film et il est bienvenu. Un film à voir (c'est valable pour les deux). Lire le billet de princecranoir sur son nouveau blog.

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vendredi 3 mars 2017

Certaines femmes - Kelly Reichardt

Après Wendy et Lucy (2008) et La dernière piste (2010), voici le troisième film de Kelly Reichardt que je vois. Je n'ai pas voulu louper ce film car la réalisatrice a un ton bien à elle quand elle raconte des histoires de personnes un peu en marge (Wendy & Lucy) ou quand elle s'essaye au western (La dernière piste). Certaines femmes, qui est un genre de films à sketches, se passe au Montana, dans une petite ville américaine. Il s'agit de quatre portraits de femmes. On fait d'abord la connaissance de Laura (Laura Dern, très bien), une avocate qui vient de passer sa pause déjeuner en compagnie de son amant Ryan dans un hôtel voisin du cabinet où elle exerce. Laura s'occupe d'une affaire qui semble simple mais son client ne l'est pas. Il ne peut accepter le fait de ne recevoir aucun dommage et intérêt sur une malfaçon de sa maison. Plus tard, on retrouve Ryan avec sa femme Gina (Michèle Williams). Tous les deux vivent avec leur fille adolescente dans une grande tente au milieu des bois. Gina aimerait récupérer auprès d'Albert, un vieil homme qui est aussi leur voisin, de gros blocs de pierre déjà taillés qui pourraient permettre de construire une maison. La troisième histoire fait se rencontrer une jeune femme qui s'occupe d'un ranch avec Elisabeth Travis, avocate stagiaire et qui a accepté de donner des cours sur le droit scolaire. Elisabeth doit faire quatre heures (!) de route pour donner son cours du soir. C'est par hasard que la jeune femme du ranch assiste au premier cours. Un peu garçon manqué, elle est fascinée par Elisabeth (Kristen Stewart) dont on apprendra par la suite qu'elle fait son stage dans le cabinet de Laura. La boucle est bouclée. Ce film nous permet d'admirer de beaux paysages. C'est un film qui touche par son rythme lent et par tous les non-dits. Les actrices sont toutes excellentes. Je conseille.

Strum et Fabior aussi.

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samedi 25 février 2017

Moonlight - Barry Jenkins / Loving - Jeff Nichols

A mon avis, Moonlight de Barry Jenkins sorti le 1er février 2017 ne peut que toucher les spectateurs. Personnellement, j'ai été émue par cette histoire traitée de manière pudique et très bien interprétée.

Chiron (aussi appelé Little) est un jeune garçon noir à Miami dans les années 80. Souffre-douleur de ses camarades, il ne sait pas se défendre. Sa mère (Naomie Harris, très bien), toxicomane, le maltraite par ailleurs. Le film se compose de trois parties évoquant trois périodes dans la jeune vie de Chiron: pré-adolescent, adolescent et jeune adulte. Grâce à Juan, un dealer, et sa compagne Teresa, ainsi qu'à Kevin, un camarade, Chiron trouve du réconfort, de la douceur et même plus. Le réalisateur suit de très près ses acteurs. Le scénario manque parfois de profondeur et Juan disparaît trop vite du paysage. Mais l'histoire dégage beaucoup de sensibilité et de douceur, et j'ai aimé le dernier plan qui permet une fin très ouverte. Un film qui m'a très agréablement surprise car il n'est ni voyeur ni complaisant.
Lire les billets de Yuko (mitigée) et ffred (très positif) ainsi que celui de Chris.

NB du 27 février 2017: Moonlight vient d'être récompensé par trois Oscars (dont celui du meilleur film), amplement mérités.

En revanche, Loving de Jeff Nichols, qui a reçu de bonnes critiques, m'a passablement ennuyée voire plus, et je n'ai pas été émue par cette histoire. J'ai trouvé par exemple que le visage de Joel Edgerton qui joue Richard Loving était inexpressif. Je n'ai pas cru une seconde qu'il aimait Mildred, ou alors ses sentiments sont très enfouis. Et pourtant, j'aurais dû être touchée par cette histoire d'amour vraie entre un Blanc et une Noire à la fin des années 50, dans l'Etat de Virginie, où les mariages mixtes étaient interdits. Un jour, Richard décide d'épouser Mildred (qu'il surnomme "brindille) dans le district de Columbia voisin. Dès leur retour, ils sont arrêtés et mis en prison. Traduits devant un tribunal du comté, ils seront condamnés à ne plus vivre en Virginie pendant 25 ans. Leur histoire va faire date et sera plaidé jusqu'à la Cour suprême. On voit le temps qui passe avec les trois enfants du couple qui naîtront et au fait que Mildred mûrit (l'actrice est bien). Ce qui pêche vraiment, c'est Richard dont le visage (je le répète) n'exprime aucun sentiment. Et on ne le voit pas vieillir avec ses cheveux ras. Un film que je ne conseille pas plus que cela.
Lire le billet très positif de Pascale. Je n'en dirais pas autant de celui de ffred (je me sens moins seule).

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mercredi 22 février 2017

Silence - Martin Scorsese

Décidément, je ne quitte pas encore le Japon. Enfin, dans Silence, le nouveau film de Martin Scorsese, il s'agit cette fois-ci, du Japon du XVIIème siècle, en 1640. Les pères jésuites portugais et espagnols ont commencé à évangéliser le Sud du Japon dans la province de Kyushu, cent ans auparavant. Ce sont eux qui ont fondé la ville de Nagasaki. Mais le christianisme qui s'est développé sans heurts devient très mal vu par les prêtres bouddhistes et est séverement réprimé par le Shogun de la région. Un "grand inquisiteur", dans ce Japon qu'il compare à un marécage où pas grand-chose ne peut pousser, est chargé de faire la chasse aux chrétiens japonais et aussi aux quelques prètres présents. On assiste à des crucifixions dans l'eau de mer, des immolations, etc. Rodrigues (Andrew Garfield) et Garupe (Adam Driver), deux jeunes prètres jésuites venus du Portugal, se disent prêts à essayer de retrouver  le père Ferreira (Liam Neeson), qui fut un de leurs professeurs. En 1640, cela fait plus plusieurs années que, parti au Japon, Ferreira n'a plus donné aucun signe de vie. Dès qu'ils débarquent sur les rives d'une des îles du Japon, Rodrigues et Garupe sont accueillis avec joie par les Japonais christianisés qui cachent tant bien que mal leur foi en Dieu sous peine de mort. Malheureusement, Rodrigues, capturé et enfermé dans une sorte de cage, assiste impuissant -malgré ses prières à Dieu ou à Jésus- aux tortures infligées aux chrétiens japonais. L'inquisiteur lui demande de se faire apostat en reniant sa foi et en posant le pied sur la réprésentation du Christ "fumi-e". Le film dure 2H41. J'ai aimé surtout la dernière heure, où l'on assiste à la confrontation entre Ferreira et Rodrigues et tout ce qui s'ensuit. Le dialogue est prenant. Les cent premières minutes comportent des longueurs mais Scorsese est un grand réalisateur. Ce projet lui tenait à coeur. Il lui sera beaucoup pardonné d'autant plus que j'ai appris quelque chose sur l'histoire du Japon. Andrew Garfield est convaincant dans le rôle de Rodrigues. A vous de juger. Lire les billets de Pascale, ffred et Alex-6 plus ou moins convaincus.

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mercredi 1 février 2017

La la land - Damien Chazelle / Pause vacancière

Avant de vous quitter pour 10 jours, je vais évoquer en quelques phrases La La Land du franco-américain Damien Chazelle (Whiplash). On va me dire que je fais la fine bouche, mais j'en entends tellement parler depuis plusieurs semaines que je m'attendais à un chef d'oeuvre marquant l'histoire du 7ème Art - et ce n'est pas le cas. Et pourtant le film est en lice pour les Oscars dans 14 catégories!

J'ai néanmoins retenu deux séquences :

L'ouverture du film qui est très réussie: des voitures bloquées par un embouteillage sur une bretelle de "freeway" à Los Angeles, et, tout à coup, les conducteurs se mettent à danser et à chanter.

Et la longue séquence finale où l'on nous raconte ce qui serait arrivé si...

Le reste du film est une suite de saynètes plaisantes à regarder mais sans plus. Les décors et les costumes resplendissent de couleurs vives. Il faut aimer le côté kitsch de l'ensemble comme la reconstitution des quais de la Seine avec l'Arc de triomphe et la Tour Eiffel en carton-pâte. L'histoire ne m'a pas passionnée plus que cela. Mia, serveuse dans un coffee-shop, espère réussir à Hollywood. Seb(astian) aime le jazz, celui de Charlie Parker et John Coltrane. Bon pianiste et espérant ouvrir un jour le night-club de ses rêves, il accepte d'être le membre d'un groupe de musiciens dans lequel il se fourvoie.

La rencontre entre Sebastian et Mia se fait par hasard. Le couple est charmant mais l'ensemble manque d'un petit quelque chose. Je n'ai été ni émue ni enthousiaste.

Lire les billets louangeurs de Matchingpoints, Pascale, Wilyrah, chris, Armelle, et celui de ffred qui l'est nettement moins.

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J'annonce donc que je suis en pause vacancière. J'ai l'opportunité d'aller au pays du Soleil-Levant pendant une semaine.

Je vous laisse en compagnie de mon amaryllis qui vient de refleurir pour la 4ème fois en 3 ans.

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jeudi 5 janvier 2017

Paterson - Jim Jarmusch

Paterson de Jim Jarmusch, le dernier film que j'ai vu en 2016, semble diviser sur les blogs. En ce qui me concerne, j'ai bien aimé suivre une semaine relativement routinière dans la vie de Paterson, chauffeur de bus dans la ville de Paterson, New Jersey. Paterson, un trentenaire, vit dans un pavillon avec Laura, sa jeune épouse, et son dogue anglais, Marvin. Tous les jours, entre 6H10 et 6H30, Paterson se réveille en quittant les bras de Laura. Puis il s'en va avec sa gamelle et son carnet sur lequel il écrit des vers (ça va mal se terminer), juste avant de faire démarrer son bus. Paterson effectue ses parcours dans la ville tranquillement. Il arrive que l'engin tombe en panne. Quand il rentre le soir, Laura est là qui lui a préparé à dîner. Elle fait aussi des muffins noir et blanc pour une kermesse, elle commande une guitare par internet (pour s'initier), et accessoirement, repeint aussi la maison en noir et blanc (rideaux compris). Après dîner, Paterson prend le prétexte de sortir le chien et s'arrête à un bar où il a ses habitudes. Je ne sais pas ce que vont devenir Paterson, sa femme et son chien, mais la douceur qui se dégage de l'ensemble fait du bien. Et il faudrait que je découvre le poète William Carlos Williams dont il est fait mention dans le film.

Lire les billets de Mymp, Alex-6, Chris qui s'est beaucoup ennuyé, et Pascale.

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