mercredi 16 octobre 2019

Joker - Todd Phillips

Moi qui étais effrayée par les clowns quand j'étais petite, je m'en méfie encore. Cela ne m'a pas empêchée d'aller voir Joker, attirée par la bande-annonce prometteuse. A Gotham City, dans les années 80, les temps sont difficiles pour une certaine partie de la population dont fait partie Arthur Fleck, un comédien qui peine à faire rire. Il rêve de se produire dans des monologues comiques dans un cabaret en s'inspirant d'histoires qu'il a écrites dans un cahier d'écolier. Ou bien de passer à la télévision dans l'émission tardive de Murray Franklin (Robert de Niro, très inspiré). Pour gagner sa vie, il essaye par exemple de faire rire des petits cancéreux dans un hôpital, ou alors, il se fait tabasser par une bande de jeune garçons devant un magasin dont il annonçait la fermeture. Arthur souffre d'un trouble pas banal, il est pris de crises de rire quand il est sous le coup de l'émotion. Ce rire sardonique très particulier devient de plus en plus fréquent et les gens autour de lui commencent à avoir peur de lui. C'est un homme qui vit avec Penny, sa mère malade dont il s'occupe jusqu'à ce que... De clown triste et pathéthique, Arthur va devenir tout à coup un dangereux criminel sous le nom du Joker, un des ennemis mortel de Batman. Je vous laisse découvrir la suite. J'avoue être mitigée sur ce film qui ne peut pas laisser indifférent. Le film tient surtout pour la performance de Joaquin Phoenix dans le rôle d'Arthur Fleck (même si j'avais préféré Heath Ledger dans The Dark Knight: le chevalier noir). Il faut noter qu'il y a au moins deux scènes d'une violence inouïe. Une semaine après avoir vu Joker, je ne peux pas dire si j'ai aimé ou non, car ce n'est pas un film aimable. Et puis la réalisation n'a rien d'exceptionnel. A la fin de la projection, j'ai été frappée par les nombreux groupes de spectateurs qui commençaient à discuter, avant même de quitter la salle. Ils avaient besoin de s'exprimer. Lire les billets de Mymp et Henri Golant.

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mardi 1 octobre 2019

Downtown Abbey - Michael Engler / Un jour de pluie à New York - Woody Allen

Je n'ai jamais vu la série Downtown Abbey, mais j'ai eu envie de voir le film qui vient de lui faire suite. J'ai un sentiment mitigé. En deux heures, on suit l'effervescence qui règne parmi la famille Crowley et leurs domestiques quand, en 1927, le roi George V d'Angleterre et la reine Mary se font annoncer pour passer une soirée et une nuit dans la demeure de Downtown Abbey. Aucun personnage ne nous est vraiment présenté. Le spectateur doit deviner qui est qui. Il n'y a pas vraiment d'histoire mais une suite de saynètes dans des décors somptueux, et on ne se lasse pas de voir Downtown Abbey au milieu d'un magnifique parc. Le seul suspense du film est de savoir, entre les domestiques de Buckingham (dont une qui est kleptomane) et ceux de Downtown Abbey, qui aura le dernier mot. Je suis surtout allée voir le film pour Maggie Smith. On la voit trop peu et elle n'est pas à son avantage. Sur le même thème des "maitres et valets", je ne saurais trop vous conseiller de voir Gosford Park (2001), un des ultimes fims de Robert Altman avec un "casting royal" dont Maggie Smith, Helen Mirren, Kristin Scott Thomas, etc. Je considère ce dernier film comme un chef d'oeuvre.

Je passe à Un jour de pluie à New York de Woody Allen, recommandé par Pascale et par une de mes collègues, qui a trouvé que c'était le meilleur film du réalisateur depuis longtemps. Je vais paraître un peu difficile mais j'ai apprécié le film sans excès. New York est bien filmé entre l'Hôtel Le Plaza, Central Park, le Metropolitan Museum et l'hôtel Le Pierre. Je connais pas trop mal le pâté de maison (l'un des endroits les plus huppés de New York) après mes 16 séjours dans la ville. Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, viennent passer un week-end à Manhattan. Ashleigh doit interviewer un réalisateur tandis que Gastby voudrait lui faire visiter la ville, et il a réservé une très belle suite grâce à l'argent qu'il a gagné au poker. A cause d'un enchaînement d'événements et de la pluie qui s'en mêle, rien ne va se passer comme prévu. Le film est léger, Timothée Chalamet (Gatsby) n'est pas déplaisant à regarder, Elle Fanning (Ashleigh) un peu crispante. Cela se laisse voir rien que pour New York.

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mercredi 25 septembre 2019

Ad Astra - James Gray

A force de lire quelques critiques plus ou moins positives, je suis allée voir Ad Astra de James Gray pour me faire une idée. Personnellement, je ne suis pas trop fan de ce genre de film. Et bien je suis sortie de la projection plutôt conquise. En particulier, j'ai trouvé l'aspect visuel réussi. En ce qui concerne l'histoire, elle est simple; certains diront simpliste. On entend le récit de Roy en voix off tout au long du film. Brad Pitt, qui est co-producteur du film, est à l'aise dans le rôle de Roy McBride, un astronaute qui travaille sur une immense station orbitale. Il est de tous les plans (ou presque) du film. Une "surcharge" électro-magnétique venue de l'univers commence à provoquer des catastrophes qui menacent l'humanité sur Terre et même le système solaire. On apprend que cette "surcharge" viendrait de Neptune, où 29 ans auparavant une mission spatiale, le projet Lima, devait étudier l'existence d'une vie extraterrestre. Le commandant de cette mission était Clifford McBride (père de Roy). Roy est chargé d'envoyer un message à son père. L'action se situant dans un futur relativement proche (quoique), les voyages vers la Lune (face cachée incluse) et vers Mars sont devenus des voyages routiniers. C'est sur Mars que Roy va lancer son message. Puis il va se diriger vers Neptune car il aimerait bien savoir si son père est toujours vivant et ce qu'il est devenu. Les séquences qui se passent aux environs de Neptune, la planète bleue avec ses anneaux (il n'y a pas que Saturne qui en a), m'ont paru réussies. J'ai passé un très bon moment. Lire les billets de différents blogueurs (ils sont listés du plus positif au très négatif): Pascale, Princecranoir, Ffred, Henri Golant, Strum, Ornelune et Mymp.

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samedi 31 août 2019

Les baronnes - Andrea Berkoff / Late night - Nisha Ganatra

Je trouve que le mois d'août nous a réservé de bonnes surprises cinématographiques même si ce ne sont pas des chefs-d'oeuvre.

Je suis allée voir Les baronnes au vu de la bande-annonce. Une fois de plus, Melissa McCarthy m'a convaincue qu'elle était une bonne actrice. Comme Pascale, je m'attendais à une comédie, et bien non. Il s'agit plutôt d'un polar assez noir dont les héroïnes sont trois femmes, épouses de mafieux (irlandais) dans le quartier de Hell's Kichen à Manhattan, à la fin des années 70. L'une est noire, mariée avec un homme qui la délaisse. La deuxième est mariée avec deux enfants, et la troisième est régulièrement battue par son mari. Après que leurs conjoints se soient faits arrêtés après un braquage et aient écopé de trois ans de prison, les femmes décident de se prendre en main. Et en peu de temps, elles reprennent les affaires de leurs maris: rackets et trafics en tout genre. C'est surtout le moment pour elles de s'émanciper dans cet univers machiste dans lequel elles ne sortent pas forcément indemnes. J'ai vu le film sans m'ennuyer mais j'ai trouvé qu'il manquait peut-être un peu d'humour. Il y a des rebondissements, quelques scènes "gore" en hors champ, de nombreuses exécutions et un peu d'amour. Les trois actrices sont formidables: Melissa McCarthy déjà citée, Tiffany Haddish que je ne connaissais pas et Elizabeth Moss (l'héroÏne de La servante écarlate).

Je passe à Late Night dont l'intérêt principal (le seul?) est Emma Thompson. Elle est sensationnelle dans un rôle pas forcément très sympathique. Elle incarne Katherine Newbury, l'animatrice d'un show en fin de soirée sur la télé américaine. Son émission, qui perd de l'audience depuis 10 ans, est sur la sellette. La directrice de la chaîne lui dit que c'est sa dernière saison. C'est là que Molly, une femme noire un peu dodue, intervient. Dans le cercle masculin des auteurs qui écrivent pour Katherine, et afin de féminiser l'équipe, Molly est engagée pour écrire des textes. Katherine qui connait à peine l'équipe avec qui elle travaille (elle leur donne comme prénom des numéros) n'est pas très aimable avec Molly, qui est pourtant de très bonne composition tout en lui tenant tête. C'est une comédie sympathique qui égratigne les réseaux sociaux. Pas de quoi fouetter un chat mais il y a Emma, sublissime. Lire les billets d'Armelle et Ffred.

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mardi 6 août 2019

Les Faussaires de Manhattan - Marielle Heller

Quand je suis allée voir Les faussaires de Manhattan, je m'attendais à voir une comédie, du fait que le rôle principal est interprété par Melissa McCarthy que j'ai découverte dans Les flingueuses et Spy (deux films hilarants). Et bien pas du tout, c'est plutôt une comédie dramatique (avec plus de drame que de comédie). Les faussaires de Manhattan s'inspire d'une histoire vraie qui a commencé en 1991 à New-York. Lee Israel (Melissa McCarthy) est une femme écrivain qui a écrit des biographies sur des personnalités un peu oubliées. Elle a du mal à joindre les deux bouts pour payer son loyer dans un appartement dans la 86ème rue et pour soigner sa chatte de 12 ans, qui est malade. Lee n'est pas une femme commode. Elle est négligée, son appartement est un dépotoir et elle boit un peu trop. Elle ne fait rien pour se mettre à son avantage. Un jour, pour pouvoir payer son loyer et le reste, Lee a l'idée de falsifier des lettres d'écrivains ou de personnes célèbres (mais plus très à la mode) comme Noël Coward, Dorothy Parker ou Fanny Brice. Soit elle les crée de toutes pièces en les tapant sur de vieilles machines à écrire, soit elle dérobe de vraies lettres dans des bibliothèques universitaires qu'elle remplace par des fausses. Elle les revend auprès de libraires spécialisés qui n'y voient au début que du feu. Elle est aidée dans son entreprises par Jack Hock (Richard E. Grant), un homosexuel qui a couché avec tout Manhattan. Ces deux êtres ne sont pas très fréquentables mais attachants. Bien entendu, ils vont être démasqués. Melissa McCarthy dans un registre relativement dramatique est remarquable. Un film à voir pour les acteurs et pour New-York.

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mercredi 31 juillet 2019

Le roi lion - Jon Favreau

J'ai hésité à aller Le roi lion de Jon Favreau, n'ayant pas trop aimé le dessin animé sorti il y a 25 ans. J'ai eu un peu peur que ça me déplaise devant les cinq premières minutes avec ces animaux qui parlent humain. Ensuite, je me suis laissée porter par les images et l'animation. J'ai été bluffée par ces animaux que l'on croirait vrais au milieu de cette savane africaine. Et bien ils sont entièrement artificiels. Les ordinateurs font vraiment des merveilles. Entre le film de 1994 et celui sorti cette année, les histoires sont identiques avec pratiquement les mêmes plans. Je ne me rappelais plus le rôle central des hyènes. Cette histoire qui s'inspire en partie d'Hamlet se passe donc en Afrique dans une tribu de lions. Mufasa vient d'être papa et son fils Simba est présenté à toute la faune alentour. Le frère de Mufasa, Scar (balafre, cicatrice), ronge son frein. Il est jaloux et veut devenir roi à la place de son frère qu'il hait. Avec toute sa persuasion, il rallie les hyènes à ses côtés. Accusant Simba de la mort de Mufasa, Scar le chasse du clan. Après une période d'errance, Simba trouve du soutien de la part de Timon, un suricate, et Pimbaa, un phacochère "grassouillet" mais courageux. Le film permet de réécouter la chanson "Hakuna Matata" avec une musique d'Elton John. Le long-métrage dure presque deux heures et il n'y avait que des adultes dans la salle. Personnellement, je trouve qu'il y a, comme dans le dessin animé, des passages un peu effrayants pour les tout-petits. Un film aussi recommandé par Pascale.

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lundi 13 mai 2019

Monrovia, Indiana - Frédérick Wiseman

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Voici un documentaire chroniqué par Henri Golant. J'avais vu que Monrovia, Indiana était sorti dans quelques salles, mais sans y avoir prêté attention plus que cela. Ce qui m'a donné envie de voir ce documentaire de 2H23, c'est le fait que les 1400 habitants de Monrovia en Indiana avaient voté à 76% pour Donald Trump en 2016. Je n'avais jamais vu de film de Frédérick Wiseman (né en 1930). Je suis contente d'avoir réparé cette lacune. Le réalisateur voulait faire découvrir aux spectateurs, la vie des petites villes américaines, celles dont on parle peu dans les films. Il n'y a ni voix off, ni commentaire, ni musique additionnelle. Ceux qui sont présents à l'écran ne prennent pas la pose. Ils oublient la caméra. Monrovia est une ville agricole et d'élevage. Les premiers plans montrent des vaches puis des cochons prêts à partir à l'abattoir (enfin, c'est ce que j'ai compris) et des champs de maïs et de blé. Nous sommes dans la "green belt" (ceinture verte) des Etats-Unis. Wiseman se focalise bien entendu sur les habitants. ceux qui vont chez le coiffeur, chez le marchand d'armes, au restaurant (entre les sodas et la nourriture grasse, ils ne font pas dans le diététique), au supermarché, à la kermesse. Ils assistent à des ventes de matériel agricole. On voit même une cérémonie maçonnique. J'ai bien aimé les séances du conseil municipal (qui sont animées) où il est question d'ajouter un banc devant la bibliothèque. Quand dans un café, ils parlent entre eux, ils évoquent leurs maladies ou leurs voisins. C'est fascinant. La religion est un élément central dans leur vie: ceux qui se déclarent croyants sont à 63,4 évangélistes protestants. Il faut noter qu'à l'écran, on voit peu de Noirs, d'Hispaniques ou d'Asiatiques. Les Blancs Américains représentent 63,7% de la population. Et ils ont un revenu annuel médian par ménage supérieur au reste des Etats-Unis. Dans la note du réalisateur, il dit qu'il a été surpris par le manque de curiosité et d'intérêt qu'ils manifestent pour le monde extérieur à leur ville. Je trouve que c'est un documentaire sociologique passionnant, que je n'ai pas trouvé trop long.

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samedi 2 mars 2019

Arctic - Joe Penna / Sang froid - Hans Petter Moland

Je suis allée voir Arctic pour Mads Mikkelsen. Pendant presque 1H30, on se retrouve dans un paysage enneigé (ça été filmé en Islande) et glacial. Quand le film démarre, on voit un homme qui termine de tracer un immense "SOS" qui peut être visible vu d'avion. Cet homme est rescapé d'un crash aérien. Il était peut-être le pilote de l'avion. Il est seul au milieu de cette immensité blanche. Il survit en dormant dans la carlingue de l'appareil et en arrivant à pêcher quelques poissons qu'il mange crus. Un jour, un hélicoptère le survole. Manque de chance, l'appareil se crashe aussi! Le pilote est mort mais il y une jeune femme blessée. L'homme essaie de la soigner - son état est assez grave - et il décide de partir avec elle pour l'emmener, croit-il, vers un endroit habité. Pendant plus d'une heure (du film), l'homme la traîne sur un genre de traîneau sur un parcours cahotique et montagneux. Il est obligé de faire des détours. Durant une halte dans une mini-grotte, ils sont menacés par un immense ours blanc (une très belle bête avec des mâchoires redoutables). Je ne vous dévoilerai pas la fin mais j'ai trouvé que le suspense tenait bien jusqu'au bout. Mads Mikkelsen avec ses cheveux poivre et sel est toujours aussi séduisant. Les paysages sont magnifiques.

Je passe à un film où les morts se succèdent à une allure effrénée. A part la première mort tragique d'un jeune homme qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, les macchabées de l'histoire sont tous des "méchants" qui passent de vie à trépas par la volonté de Nels Coxman (Liam Neeson), le père de la première victime. Chaque nouvelle mort ponctue l'histoire comme un chapitre de livre. Sans froid d'un réalisateur d'origine norvégienne, est le remake d'un film suédois-norvégien-danois qui est paraît-il sorti en septembre 2014 en France sous le titre de Refroidis (je n'en ai aucun souvenir). En tout cas, Sang froid se passe aux Etats-Unis, dans une ville du Colorado près de Denver où la neige est abondante. Nels Coxman, dont la famille eut des accointances avec les truands locaux, est conducteur d'une grosse déneigeuse. Quand il apprend que son fils est soi-disant mort d'une overdose, il n'a de cesse de savoir qui est responsable de ce crime. Deux gangs de dealers de drogue s'affrontent, dont une tribu d'Indiens. Malgré tous ces morts, le ton est à l'humour tout comme le générique de fin avec la liste des acteurs par ordre de disparition. On passe un bon moment. Un film du samedi soir.

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mardi 29 janvier 2019

La mule - Clint Eastwood

Depuis Gran Torino, cela faisait 10 ans que Clint Eastwood n'avait pas été devant et derrière la caméra d'un film et interprété le rôle principal d'un film. Earl Stone, un horticulteur passionné, risque d'avoir sa maison et son terrain saisis par manque d'argent à cause de la concurrence d'Internet. Earl est un homme seul qui a délaissé sa famille depuis des années. Il a été absent à tous les événements familiaux marquants dont le mariage de sa fille. Par hasard, il va accepter de devenir une "mule" pour un cartel de la drogue mexicain. Il fait de long voyage dans son vieux pick-up qui sera vite remplacé par un véhicule plus pimpant. A côté des noix de macadamia de sa fille, les sacs contenant de la cocaïne deviennent de plus en plus lourds et sa récompense est de plus en plus conséquente. Il prend son temps en conduisant, fait des arrêts comme bon lui semble. A partir de là, les chefs du cartel deviennent méfiants envers Earl surnommé "Tata". Ils le font surveiller par deux des leurs. La DEA (Drug Enforcement Administration - Administration pour le contrôle des drogues) s'intéresse aussi aux mules, dont ce mystérieux "Tata" qui va interrompre un des ses voyages afin de renouer avec sa famille en général et son ex-femme en particulier. Cette séquence est bouleversante. Clint a 88 ans, presque 89. Il est voûté de temps en temps. Il a le pied moins sûr, mais quelle prestance et présence! Et en plus, il réalise! Il sait raconter une histoire. Chapeau bas, Monsieur Eastwood. Grâce à lui, j'ai passé un très bon moment de cinéma. Pascale est fan et ffred a bien aimé aussi.

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samedi 26 janvier 2019

Green book - Peter Farrelly

Allez voir Green Book de Peter Farrelly qui nous plonge dans l'Amérique de 1962. John Kennedy est président, son frère Robert est ministre de la justice mais dans les états sudistes, il y avait la ségrégation entre Blancs et Noirs. C'est d'après une histoire vraie. Tout commence dans le Bronx, un des districts de New-York, un Italien, Tony Lip (Viggo Mortensen qui a pris 15 kg pour le rôle) travaille comme videur dans un club qui va fermer temporairement. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il va accepter de devenir le chauffeur d'un certain Dr Don Shirley. Don Shirley, un afro-américain est un pianiste classique de grand talent qui joue dans un trio devant des salles remplies de spectateurs blancs. Il ne joue que sur des pianos Steinway. Shirley doit commencer une tournée de huit semaines dans les Etats du sud des Etats-Unis, Alabama, Caroline du Nord et Sud, Tennessee, etc. La tournée se fait en voiture à l'aide d'un guide, le "Green Book" (un guide pour les Noirs motorisés). Il faut savoir que certaines petites villes interdisaient que les Noirs se promènent la nuit dans leurs rues. Les Noirs avaient leurs hôtels, bars et restaurants dédiés. Cela n'empêchaient pas que les Blancs de ces mêmes villes applaudissaient Shirley à tout rompre quand le trio se produisaient. On applaudissait un Noir pianiste virtuose mais on ne mangeait dans le même restaurant. Tony, un peu raciste au début, va assez vite apprécier le talent de Shirley. Très "tchatcheur" et gros mangeur, Tony, un homme un peu frustre, est l'antithèse de Shirley, homme raffiné et cultivé qui boit du whisky. Cela n'empêche pas qu'une amitié va naître entre eux. Viggo Mortensent et Maharsala Ali sont pour beaucoup dans la réussite du film. Un film que je recommande.

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