vendredi 26 août 2022

Les vieux fourneaux 2, Bons pour l'asile - Christophe Duthuron / Beast - Baltasar Kormakur

Etant fan des six albums déjà publiés (le 7ème doit paraître le 4 novembre 2022), je suis allée voir la deuxième adaption cinéma de la série BD Les Vieux fourneaux. Le scénario a été écrit par Wilfrid Lupano (comme pour les BD). Je ne m'attendais à rien de transcendant. Et bien contre toute attente, j'ai aimé ce film sympathique et plein de bons sentiments. On retrouve les trois inséparables Pierrot, Antoine et Emile. A Paris, Pierrot (Pierre Richard) décide de partir avec six migrants qui étaient cachés dans un immeuble hausmannien du IXème arrondissement. Il les emmène dans le village de Moncoeur (jumelé avec Montcuq) dans le sud-ouest de la France chez Antoine (Bernard Lecoq), qui vit dans une maison située pas loin de celle de sa petite-fille Sophie. Les migrants découvrent avec étonnement la vie de province, ses bons et ses mauvais côtés. Entre le maire en pleine période électorale et quelques chasseurs curieux, les migrants ne sont pas les bienvenus mais ils s'adaptent. Deux d'entre eux qui viennent d'Afrique Noire sont bricoleurs (et joueurs de pétanque). Ils réparent un vieux tracteur appartenant à Berthe, la voisine irascible d'Antoine. Emile (Eddy Mitchell) est amoureux d'elle de longue date, mais quand il se présente avec son bouquet de fleurs, en guise d'accueil, il reçoit des pelletées de lisier en retour. Quant à Sophie, elle fait ses tournées avec son théâtre de marionnettes, "Le loup en slip". Le scénario du film reprend une bonne partie du tome 5 (Bons pour l'asile), et il y a des éléments du tome 4 (La Magicienne). J'ai passé un très bon moment et en plus, cela nous a donné envie, à mon ami Ta d loi du cine et à moi-même, de relire la série des Vieux Fourneaux. Un régal.

Je passe à un film nettement plus stressant, Beast de Baltasar Kormakur, qui se passe en Afrique du Sud. Le docteur Nate Samuels (Idris Elba) vient passer quelques jours en Afrique du Sud avec ses deux filles. Il est veuf depuis peu. Lui et ses deux filles sont logés par un vieil ami de Nate, Martin Battlles, qui est biologiste et proche des animaux sauvages. Dès leur première virée dans des paysages un peu désertiques, ils vont devoir affronter un lion vindicatif dont la famille a été massacrée par de méchants braconniers. Le lion est ivre de vengeance. Il n'épargne rien ni personne. Pendant plus d'une heure, on se demande ce que le lion va faire, il semble invincible. Je vous laisse découvir les différentes péripéties qui jalonnent le film jusqu'à la conclusion. Un film qui se laisse voir mais avec des moments qui font peur même si c'est du cinéma. Le seul point commun avec Le roi lion, c'est peut-être les images de synthèse?

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mercredi 17 août 2022

Là où chantent les écrevisses - Olivia Newman

Je n'ai pas encore lu le roman de Delia Owens paru en 2020 que je viens d'emprunter en bibliothèque, mais j'ai vu en avant-première l'adaptation cinématographique de Là où chantent les écrevisses de la réalisatrice Olivia Newman. Le film sort en France aujourd'hui, mercredi 17 août 2022. Ce film assez classique comporte pas mal de flash-back qui retracent la vie de Kia Clark entre 1954 et 1969. Kia Clark, née en 1945, vit dans les marais de Caroline du Nord avec son père, sa mère et ses frères et soeurs. C'est la benjamine de la famille. Un jour, le père très brutal provoque le départ de sa femme et de ses enfants, sauf Kia qui ne veut pas partir. Elle se fait très discrète. Un peu plus tard, le père disparaît à son tour et Kia se met à vivre seule et se débrouille comme elle peut pour gagner un peu d'argent. Kia se déplace en barque à moteur et vit en harmonie avec la nature. Les seuls adultes qu'elle côtoie sont un couple de Noirs qui tiennent une épicerie. Ils s'attachent à elle. Kia devient une belle jeune fille qui est surnommée "la fille des marais" par les habitants de la ville voisine. Un jour, elle croise le chemin d'un garçon de son âge, Tate, qui sera son grand amour. Il lui apprend à lire et à écrire. Le jour où il s'en va pour poursuivre ses études, Kia est inconsolable, mais elle fait la connaissance d'un autre garçon, Chase Andrews, un fils de notable qui va mourir tragiquement. Meurtre ou accident? La thèse du meurtre est privilégiée et Kia est emprisonnée. Elle se croit condamnée d'avance, malgré qu'elle soit défendue par un avocat à la retraite qui, pour elle, a repris du service. C'est un joli film qui se laisse voir agréablement. Je ne connaissais pas les jeunes acteurs qui sont tous très bien. Comme je n'ai pas encore lu le roman, je ne sais si l'adaptation est fidèle ou non. En tout cas le film m'a plu. 

*****

PS du 09/09/2022 de ta d loi du cine ("squatter" chez dasola): dasola vient de m'autoriser à faire participer ses deux billets (livre et film) au "Mois américain 2022". Il s'agit de la 11e édition d'un "rendez-vous" bloguesque que s'efforcent aujourd'hui de perpétuer Pativore et Belette2991 (créatrice des logos) sous le titre "Le mois américain 2022 en solitaire". En effet, la blogueuse qui avait initié ce rendez-vous annuel, Titine75, avait renoncé à l'organiser de nouveau après la 9e édition de 2020

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jeudi 11 août 2022

Bullet train - David Leitch

Bullet Train de David Leitch est un film survitaminé qui demande quelques neurones disponibles pour suivre l'histoire. Cela va à 300 à l'heure (comme la vitesse du shinkansen, le TGV japonais). C'est d'ailleurs dans un shinkansen qui relie Tokyo à Kyoto que se déroule l'essentiel de l'histoire. Des tueurs complètement déjantés avec des noms à l'avenant (Coccinelle, Mandarine, Citron, Le loup et le frelon) se retrouvent dans le train pour différentes raisons: récupérer une mallette pleine d'argent, sauver le fils d'un mafieux ou se venger de quelqu'un. Il y a aussi un serpent très venimeux, un boomslang, qui intervient dans ce jeu de massacre où ça flingue et ça saigne à tout va, non sans beaucoup d'humour. Parmi les méchants, il ne faut pas oublier Prince, une jeune femme dont on va découvrir qui elle est vraiment. Brad Pitt (Coccinelle), qui joue un rôle de "crétin des Alpes", a l'air de beaucoup s'amuser, comme les autres acteurs. Il faut noter qu'on a droit à la présence, à la fin, de Sandra Bullock. J'ai passé un bon moment. Sinon, le scénario du film est adapté de Bullet Train de Kotaro Isaka, un roman policier de 2010 traduit en 2022 en français aux Presses de la Cité (je ne l'ai pas lu). Lire les billets de Selenie et Pascale

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mercredi 22 juin 2022

Jurassic World : Le monde d'après - Colin Trevorrow

Jurassic World : Le monde d'après est le sixième volet de la saga des dinos du crétacé et le troisième de la série Jurassic World. Il m'a beaucoup plu car les bébêtes sont toujours bien là, de plus en plus grosses et avec de plus en plus de dents. J'ai aussi aimé revoir les acteurs du premier volet, c'est-à-dire Sam Neill (Pr Alan Grant), Laura Dern (Pr Ellie Sattler) et Jeff Goldblum (Pr Ian Malcom, spécialiste de la théorie du chaos). Ils ont tous les trois bien vieilli. La jeune génération est encore présente mais ils ont mûri. C'est eux, Owen (Chris Pratt) et Claire (Bryce Dallas Howard), qui sont devenus les parents adoptifs de la petite Maisie (c'est un enfant cloné grâce à l'ADN de sa mère). Maisie est devenue une adolescente en pleine crise. Owen et Claire ont du mal à la protéger et à la canaliser. Pour ceux qui ont vu les deux épisodes précédents de Jurassic World, la femelle velociraptor Blue a un petit que Maisie appelle Beta. Les dinosaures qui se sont éparpillés dans le monde entier cohabitent tant bien que mal avec le monde d'aujourd'hui. 
Mais un autre danger menace l'humanité. Aux Etats-Unis, des nuées d'énormes criquets dévastent des champs cultivés, mais certains sont épargnés par les insectes: pourquoi? Je vous laisse le découvrir. L'action se déplace à Malte où il y a un trafic d'animaux préhistoriques, et puis dans les Dolomites en Italie où l'on trouve une réserve de dinosaures et les bâtiments de la société Biosyin Genetics (laboratoire créateur de ces animaux). C'est là que va se conclure l'histoire avec tous les personnages principaux. C'est une fin comme une autre. Je n'ai vraiment pas boudé mon plaisir. Lire les billets de Pascale, Henri Golant et Selenie qui n'a pas aimé du tout.

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vendredi 10 juin 2022

L'île du Docteur Moreau - Don Taylor (film) / H. G. Wells (livre)

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Deux média pour une oeuvre: je (ta d loi du cine, squatter" chez dasola) continue notre "Mois Wells" (co-organisé avec Sibylline) avec un roman d'H. G. Wells, et l'une de ses adaptations au cinéma. Ce billet comptera aussi pour le Challenge "2022 en classiques" (co-organisé par Blandine et Nathalie) et le "10e challenge de l'Imaginaire" (de Ma lecturothèque).

J'ai visionné récemment avec dasola, en DVD, le film L'Ile du Docteur Moreau de Don Taylor (1977). Depuis le début du Mois Wells, j'ai reparcouru la plupart des livres de poche d'H. G. Wells que je possédais de longue date. D'où ce petit billet pour présenter l'adaptation et mettre en évidence les différences avec l'oeuvre originale.

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Le DVD à gauche, le livre de poche à droite... 

P1150315Images de mer lorsque le film commence. Trois hommes dans un bateau (une barque), semblant mal en point (soif, faim, épuisement...). Deux finissent par accoster une île providentielle et se traîner sur le rivage. Le plus valide des naufragés (joué par Michael York) a le tort de quitter l'autre pour s'enfoncer dans la jungle. Car manifestement, cette île mystérieuse n'est pas déserte, même si elle ne contient pas le château du Comte Zaroff. Après une course dans la jungle, poursuivi par des ombres qu'on devine menaçantes, et une chute dans un piège, notre héros se réveille dans un lit douillet. Son infortuné compagnon est mort et enterré, lui dit-on. Ses hôtes? Un homme à tout faire alcoolique, le fameux Docteur Moreau (Burt Lancaster), une ravissante jeune femme, et quelques serviteurs indigènes et muets. La maison (en bois) est entourée d'une haute palissade, et il est déconseillé de se rendre dans la forêt... Mais les interdictions sont faites pour être contournées, n'est-ce pas (et les lois pour être violées...).

Le docteur Moreau possède une vaste bibliothèque, et toute une ménagerie. Mais il ne convainc pas notre naufragé d'adhérer à ses expériences après lui avoir exposé ses théories. Alors, si ce n'est de bon gré, ce sera donc de force (avec peut-être un brin de jalousie de la part du docteur). Lorsque l'alcoolique prétend trouver la rédemption en s'opposant au docteur, mal lui en prend. Et la situation dégénère (elle aussi!)... Au final, les deux seuls rescapés (le naufragé du début, et la ravissante Eve) se retrouvent dans la même barque qu'au début. Le film se termine alors qu'un navire les a aperçus (ce qui est une fin différente de celle du roman).

Je n'ai pas (encore) découvert la version de 1932 avec Charles Laughton (il existe encore d'autres adaptations), mais peut-être que je pourrai le dénicher avant fin juillet!

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P1150314Comme je le disais plus haut, j'ai parcouru les 242 pages consacrées à L'Ile du Docteur Moreau dans le vieux Livre de poche que je possède depuis 1982 (paru en 1961, il m'avair été offert par une de mes grand-mères). Sa seconde partie, consacrée à notre Île..., couvre les pages 195 à 437. Il n'est même pas précisé qui a fait la traduction en français de cet ouvrage paru en anglais en 1896 (on a juste un copyright Mercure de France 1959). Dans le livre (question d'époque?), le fameux docteur opérait au scalpel (et non à la seringue comme dans le film). Mais commençons par le début. Dans cette version "poche", lorsqu'un navire le recueille, le naufragé est seul à bord de sa barque. Il s'agit d'un certain Edward Prendick, qui occupe ses loisirs à s'occuper d'histoire naturelle. Quant au navire (une goëlette), il est chargé de toute une ménagerie que convoie un ancien étudiant en médecine. Arrivé dans l'île sans nom qui est sa destination, le capitaine (antipathique au possible) y débarque ses passagers, y compris l'infortuné Pendrick. Le propriétaire de l'île (vieil homme aux cheveux blancs) accueille bon gré mal gré notre malheureux héros, qui s'interroge vite sur l'étrangeté des domestiques de son hôte. Entendant le nom de celui-ci (Moreau), il se souvient... d'un docteur que la presse avait voué aux gémonies à cause de ses expériences de vivisection sur des animaux. 

Le reste est assez bien repris dans le film (à l'exception notable de l'absence de personne du sexe). Une bonne petite scène quand le Docteur s'adresse au naturaliste en latin de cuisine (p.306). Ce qui est expliqué dans les pages qui suivent (je ne crois pas dévoiler un si grand secret que cela en le disant), c'est que la matière première à partir de laquelle ce Frankenstein travaille, ce sont des animaux - et non des cadavres. Sur les quelque 120 créatures plus ou moins chimériques créées en 20 ans, une soixantaine survivent quand se déroulent ces aventures. Le Docteur exerce sa domination par la terreur - et la Loi qu'il impose à coup de fouet - sur cette étrange tribu, et tout ne peut, bien entendu, que mal finir. 

Finalement, donc, seul survivant humain, Prendick quitte l'île à bord d'une barque providentielle. Trois jours plus tard, un navire le recueille et le ramène vers la civilisation - mais jamais le narrateur ne pourra oublier son séjour traumatisant de plusieurs semaines sur L'île du Docteur Moreau

Adlyn avait parlé du livre. Ça sent le book aussi.

Edit du 9 juillet 2022: je rajoute rétrospectivement le logo du "11e Mois anglais 2022"... qui avait lieu en juin!

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vendredi 20 mai 2022

Time after time (C'était demain) - Nicholas Meyer

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Dans le cadre du challenge H. G. Wells organisé par Sibylline (La petite liste) et Ta d loi du cine, j'ai revu avec le même plaisir C'était demain, sorti en 1979. Il faisait s'affronter dans l'espace temps Herbert George Wells (lui-même) et Jack the Ripper (Jack l'éventreur). C'est un film charmant qui a plu à mon ami Ta d loi du cine qui ne l'avait jamais vu. L'histoire commence en 1893, à Londres. Il fait nuit. Une prostituée attire un client dans la rue. Grave erreur pour elle. Elle se fait tuer avec sauvagerie. Pendant ce temps, Herbert George Wells, âgé de 27 ans, qui n'a pas encore écrit tous ses romans et essais, reçoit quelques invités pour dîner. Un dernier invité arrive, il s'agit du Docteur Stevenson. Il s'est réfugié chez Wells car il est poursuivi par la police. En effet, Stevenson n'est autre que Jack l'Eventreur. Herbert George vient de mettre au point une machine à explorer le temps (futur ou passé) mais il n'a pas encore osé s'en servir. Stevenson, lui, n'hésite pas une seconde. Wells se lance à sa poursuite et il se retrouve le 7 novembre 1979 à San Francisco, dans un musée où une exposition lui est consacrée avec la fameuse machine. Il faut voir Wells avec son costume très "holmesien" dans la ville américaine. Il a l'idée d'aller à la banque d'Angleterre où il pense que Stevenson a changé de l'argent. La chance lui sourit en la personne d'Amy, une des jeunes employés de la banque. Elle tombe tout de suite sous le charme de Wells qui ne reste pas insensible, bien au contraire (sourires mutuels). Je ne vous décrirai pas les péripéties de l'histoire. Il y a du suspense. On se demande comment Wells va s'en sortir et arrêter Stevenson qui a repris ses activités criminelles. Wells qui est un homme intelligent arrive même à conduire une voiture, et à répondre au téléphone. Mais il a hâte de retourner dans son époque après avoir appris que le futur ne fut pas ce à quoi il s'attendait. Malcolm Mc Dowell, que l'on a connu en Alex d'Orange Mécanique, ou Caligula, est touchant dans le rôle de H. G. Wells, et Mary Steenburgen est craquante. Un film vraiment sympa qui doit pouvoir se trouver dans des médiathèque. Moi, j'ai le film en DVD depuis 20 ans.

Je suis contente d'avoir participé au challenge H. G. Wells (catégorie films).

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samedi 14 mai 2022

Doctor Strange in the Multiverse of Madness - Sam Raimi / Hit the Road - Panah Panahi

Voici un billet sur deux films qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre sauf que j'ai toujours des goûts éclectiques en matière de cinéma.

Je suis allée voir Doctor Strange in the Multiverse of Madness de Sam Raimi car j'ai un faible pour Benedict Cumberbatch. En revanche, je n'ai pas vu le premier Docteur Strange qui date de 2016 ou d'autres films et séries de Marvel. Je pense que c'est un problème, car j'ai senti qu'il s'était passé pas mal de choses avant que l'histoire ne commence. On voit surtout des effets spéciaux spectaculaires, comme dans une des premières séquences où Gargantos, un démon octopoïde, une grosse bébête avec des tentacules et un oeil unique, cause des ravages à New-York. Il poursuit America Chavez, une des héroïnes du monde de Marvel, car elle a le pouvoir de voyager à travers le Multivers, c'est-à-dire de passer d'un univers à l'autre et d'une Terre à l'autre. Ce démon est une des créations d'une certaine Wanda Maximoff, alias la Sorcière rouge, qui rêve de contrôler le Multivers pour pouvoir retrouver ses deux garçons qu'elle a créés dans un des univers du Multivers. Elle veut donc voler le pouvoir d'America Chavez. C'est là que Doctor Strange fait tout pour aider America Chavez dans les différents univers. Les effets spéciaux font partie de l'essentiel du film, qui ne m'a pas déplu, mais je ne suis pas sensible à l'univers des Marvel. Il n'y a que les X-Men qui trouvent grâce à mes yeux. Lire les billets d'Henri Golant, Princecranoir.

Je passe à Hit the Road de Panah Panahi (le fils du réalisateur iranien Jafar Panahi). J'ai eu envie de voir le film après avoir lu des bonnes critiques sur ce premier long-métrage. J'avoue que je m'attendais à autre chose comme histoire. J'espérais une révélatioin fracassante au bout de la route. J'ai attendu pendant tout le film qu'il se passe quelque chose et il ne se passe rien ou pas grand-chose. Je ne sais pas pourquoi une famille composée d'un père avec une jambe dans le plâtre, d'une mère inquiète, d'un fils aîné qui ne dit rien ou presque et du cadet, un gamin insupportable haut comme trois pommes, prend la route avec une voiture qui n'est pas la sienne. Les paysages quasi-désertiques sont sublimes mais cela n'a pas suffi à mon bonheur. Lire les billets de Miriam et Pascale.

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mercredi 13 avril 2022

The Bad Guys - Pierre Perifel / Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu? - Philippe de Chauveron

The Bad Guys est un dessin animé très sympa qui m'a fait penser à Zootopie. Les "bad guys" sont Loup, Serpent, Toile (Araignée), Requin et Piranha. Ce quintet de "méchants" est recherché par toutes les polices du pays. Ce sont des voleurs d'exception qui ne se sont encore jamais fait prendre. Mais là, leurs destins semblent scellés, ils vont se faire attraper par une chef de police déterminée. C'est alors que Loup, le chef de la bande, a une idée: devenir des "gentils", des citoyens modèles, sous l'impulsion d'un certain Monsieur Marmelade, un cochon d'Inde qui fait le bien autour de lui. Par ailleurs, une renarde devenue gouverneur les met au défi de devenir honnêtes. Mais cette renarde cache bien son jeu. Le film est rythmé, très bien fait. J'ai passé un excellent moment. C'est le film idéal pour les petits et les grands. Il faut noter que le producteur Dreamworks a choisi un Français pour réaliser le film.

Qu'est-ce qu'on tous fait au Bon Dieu? est le troisième film où l'on retrouve la famille Verneuil au grand complet ainsi que tous les parents par alliance. Après Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? (2014) et Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu? (2019), je me suis dit que ce troisième volet serait peut-être raté? Eh bien non. Avec mon ami, on a bien ri devant les différentes péripéties qui jalonnent le film. Claude et Marie Verneuil doivent fêter leurs 40 ans de mariage (leurs noces d'émeraude) en toute intimité. Mais les quatre filles Verneuil ont d'autres projets pour ce jour spécial. Elles ont l'idée d'inviter les parents de leur maris respectifs. Même si la demeure est grande, il y a un tirage au sort qui désigne un des couples pour dormir dans une yourte gonflable. Entre les parents juifs, arabes, ivoiriens catholique et chinois et Claude, les relations sont parfois tendues. Ils assistent à une pièce de théâtre qui dure 3h12 où Jésus est Noir. La visite du Château de Chambord se déroule bien jusqu'à ce que quelqu'un s'endorme dans le lit de François Ier. Un Allemand s'invite aussi à la fête avec une arrière-pensée. Il faut prendre le film pour ce qu'il est: un divertissement qui fait passer un bon moment.

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jeudi 24 mars 2022

Films vus et non commentés depuis le 4 mars 2022 - 2ème partie

Voici un deuxième billet sur trois films (après celui du 17 mars 2022).

Je commence par Nightmare Alley de Guillermo del Toro qui est sorti en janvier dernier. J'ai tardé à aller à le voir au vu de de sa durée, deux heures trente. J'avoue être assez mitigée sur ce film malgré la distribution prestigieuse : Bradley Cooper (qui est coproducteur du film), Cate Blanchett, Willem Dafoe, Toni Collette, Rooney Mara... L'histoire se passe à la fin des années 30. Il est divisé en deux parties distinctes. Dans le Midwest, Stanton Carlisle (Bradley Cooper), après avoir dissimulé un corps dans le sol et quitté sa maison qu'il fait brûler, prend un autocar et descend à un arrêt. Là, se trouve un cirque assez miteux. Il se fait embaucher et apprend la "fausse" télépathie. On le retrouve deux ans plus tard à New-York. Il est accompagné par Molly, une des artistes du cirque. Cette jeune femme timide (Rooney Mara) est l'assistante de Stanton mais elle réchigne de plus en plus à faire ce qu'il lui dit lors de leur spectacle. C'est au cours d'une de ses prestations que Stanton rencontre une femme mystérieuse, Lilith Ritter (Cate Blanchett, très femme fatale) qui est psychologue. A partir de là, les ennuis commencent pour Stanton qui enfreint une règle alors qu'il n'aurait pas dû: "parler aux morts". Je suis mitigée car on peut admirer le soin apporté à l'image, aux décors et aux costumes, mais le film m'a laissé froide car les personnages sont tous plus ou moins antipathique, et deux heures et demie, c'est un peu long. Lire les billets de Pascale, Princecranoir et Selenie.

Je serai très brève sur Murder Party de Nicolas Pleskof: cette comédie policière est nullissime et plus grave, elle n'est pas drôle. Je me demande ce qu'Eddy Mitchell, Miou Miou et Zabou Breitman sont venus faire dans cette galère. Lire le billet de Selenie.

Goliath de Frédéric Tellier traite du problème des pesticides en général et de la tétrazine (produit fictif) en particulier. D'un côté, les entreprises toutes-puissantes et les "lobbies", et de l'autre un avocat qui prend fait et cause pour des personnes souffrant de cancers incurables à cause des pesticides. C'est Goliath contre David, et cette fois-ci, c'est Goliath qui gagne. Du côté des méchants, il y a Mathias (Pierre Niney, très bien) et Paul, deux lobbyistes de talent qui travaillent pour Phytosanis, une entreprise agro-chimique. Du côté des gentils et des victimes, Patrick (Gilles Lellouche très mal coiffé), un avocat endetté (oui, ça existe) voudrait bien arriver à faire indemniser les victimes. Le duel est inégal. J'ai trouvé dans son ensemble que le film était mou, voire flottant. Il n'a pas la force d'un film américain comme Dark Waters. J'ai été globalement déçue. Lire le billet de Pascale qui est plus enthousiaste que moi.

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jeudi 17 mars 2022

Films vus et non commentés depuis le 4 mars 2022 - 1ère partie

Je suis allée voir plusieurs films depuis début mars mais je n'ai pas encore eu le temps de les chroniquer. Voici donc un premier billet sur trois films.

Je commence par Belfast de Kenneth Branagh, réalisateur et acteur né à Belfast en 1960, qui rend plus ou moins hommage à ses parents et à ses grands-parents. Pendant l'été 69, dans un des quartiers de Belfast où vivent des catholiques et des protestants, des actes de violence ont lieu. Buddy, un petit garçon de huit ans, assiste à cette violence. Heureusement que Buddy vit dans une famille unie. Pourtant le père est souvent absent pour son travail. Cette absence est compensée par l'affection que Buddy porte à sa mère et surtout à ses grand-parents. Ils vivent tous dans la même maison. Le film a été tourné dans un beau noir et blanc. Judy Dench et Ciaran Hinds qui interprètent les grands-parents sont vraiment bien. Ce n'est pas un film sur le conflit entre protestants et catholiques dans les années 60 mais plutôt l'évocation de l'enfance du réalisateur. J'ai trouvé le film très touchant.

Je continue avec Blacklight de Mark Williams où Liam Neeson (vous ai-je déjà dit que je vais voir les films avec Liam Neeson?) interprète Travis Block, un homme seul contre tous. Là, il agit en secret pour le compte du FBI. Il est chargé de sortir des agents infiltrés de situations dangereuses. Dusty Crane, le dernier agent dont Travis doit s'occuper, semble avoir "pété un câble". En effet Dusty est poursuivi par d'autres agents qui sont aux ordres d'un agent du FBI haut placé et corrompu. Il y a.quelques courses-poursuites en voiture ou à pied. Travis a aussi une vie privée puisqu'il est père d'une fille et grand-père d'une petite-fille dont il voudrait s'occuper plus souvent. A la fin du film, on devine que son souhait va être exaucer. Le film américano-chinois et tourné en Australie se laisse voir.

Je termine avec Les poings desserrés de Kira Kovalenko. Ce premier film de la réalisatrice a reçu le prix Un certain Regard au dernier Festival international du film de Cannes. L'histoire se passe de nos jours en Ossetie du nord, à proximité du Caucase. Ada est une jeune fille qui rêve de s'évader de son milieu familial étouffant entre son père, un de ses deux frères et un jeune qui en pince pour elle. Ada veut récupérer son passeport  que son père a camouflé. On va apprendre petit à petit ce qui est arrivé à Ada et pourquoi elle est surprotégée par sa famille, mais malgré tout Ada veut partir loin de tout ça, quitter ce paysage que j'ai trouvé sinistre et angoissant. On peut la comprendre. La caméra suit au plus près les acteurs. On a l'impression d'étouffer comme Ada. C'est un film dur mais avec des moments de douceur. A vous de voir.

Suite dans un billet du 24 mars 2022.

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