dimanche 5 août 2018

Skyscraper - Rawson Marshall Thurber / Mission impossible - Fallout- Christopher McQuarrie

Par ces températures caniculaires, j'aime bien allé au cinéma pour me rafraîchir. C'est vrai que parfois, j'ai des faiblesses sur le fait d'aller voir certains films purement divertissants. C'est le cas de Skyscraper, sorti il y a presque un mois mais que je n'avais pas encore chroniqué.

Skyscraper a été un "bide" aux Etats-Unis, mais il cartonne à l'international, en particulier en Chine. Will Sawyer, un expert en sécurité devenu unijambiste à la suite d'une opération qui nous est révélée en préambule (il est un ancient agent du FBI), a pour mission de vérifier le système de sécurité du plus haut gratte-ciel du monde (225 étages), situé à Hong-Kong. Le bâtiment, qui vient d'être achevé, a été baptisé "Pearl" (Perle). Et de ce fait, une perle qui ressemble à une balle de tennis domine l'édifice. Le propriétaire et promoteur, un Hong-kongais, a installé ses appartements dans les étages les plus hauts. Will Sawyer est marié à la chirurgienne qui lui a sauvé la vie et ils ont un garçon et une fille. L'action est rondement menée. La mallette qui contenait les codes de sécurité est dérobée à Will pendant qu'il fait un déplacement en ville. Des "très méchants" arrivent à bloquer les systèmes de sécurité et un incendie éclate dans un des étages où la famille de Will s'est installée. On suit avec intérêt comment Will va parvenir à rejoindre sa femme et ses enfants afin de les sauver. Il y a une scène assez incroyable avec une grue. L'ensemble est totalement invraisemblable, mais on passe finalement un bon moment car il faut noter la qualité des effets spéciaux assez spectaculaires et puis Dwayne Johnson qui joue Will Sawyer est bien. Henri Golant et Pascale n'ont pas détesté non plus.

En parlant encore de mission, j'avais hâte de voir Mission impossible-Fallout (le 6ème de la série) avec Tom Cruise qui, à presque 56 ans (il a mon âge!) fait encore des prouesses dans les scènes d'action. J'avoue avoir été un peu déçue par le scénario touffu qui comporte trop de retournements de situation, et comme l'écrit Pascale, c'est trop long. En revanche, un bon tiers du film se passe à Paris. On peut voir Bercy, les quais près de la gare d'Austerlitz, le Grand Palais, Passy, les Jardins du Palais Royal, le Trocadéro, et, cerise sur le gâteau, la Place de l'Arc de Triomphe que Tom Cruise et sa moto prennent à contresens. Ethan Hunt (Tom Cruise) et son équipe réduite (ils sont trois) doivent récupérer trois sphères remplies de plutonium. Ces bombes servent de monnaie d'échange contre un illuminé, Salomon Lane, qui était déjà dans l'opus précédent. Ce Salomon veut que la paix règne sur terre et donc tout le monde ou presque doit mourir (CQFD). Comme l'écrit Henri Golant, la scène de l'hôpital est très bien faite. Tout le monde s'y laisse prendre. En revanche, les séquences finales en hélicoptère m'ont paru interminables, et on devine très vite qui est le "méchant" de l'histoire (tout ça à cause d'un téléphone portable abîmé ou non...) . C'est un peu "too much". Tout ça pour dire que j'avais préféré l'opus précédent. A vous de voir. Wolvy128 en dit beaucoup de bien.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 9 juillet 2018

Les indestructibles 2 - Brad Bird / Trix, un T-Rex à Paris

Quatorze ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2 en VO anglaise) sont de retour. On retrouve toute la famille Parr en grande forme. Les Indestructibles sont des super héros dotés de pouvoirs étonnants. Ces pouvoirs se transmettent de parents à enfants. Mais ces superhéros, en voulant sauver la planète (les Etats-Unis), font parfois des dégâts collatéraux et sont désormais priés de se faire oublier. Jusqu'au jour où un milliardaire et sa soeur font appel à la femme de Bob, Helen Parr (alias Elastigirl, la femme élastique) pour une mission. Bob, lui, s'occupe de sa progéniture : Violet, Flèche et Jack Jack, un bébé avec une touffe de cheveu sur la tête. Jack-Jack dévoile des pouvoirs extraordinaires devant lesquels Bob a du mal a faire face. Tout comme Helen qui doit affronter un mystérieux hypnotiseur. Le film dure 1H58, il est plaisant, très bien fait. C'est bourré d'humour. Un film idéal pour petits et grands.

 --------------------------------------------------------------------------

Et sinon, si vous passez par Paris, allez faire un petit coucou à Trix (une charmante tyrannosaure-Rex qui vécut il y a 65 millions d'années). Son squelette dont on a retrouvé 75% des éléments dans le Montana est exposé jusqu'au 2 septembre 2018 au Muséum d'Histoire naturelle. Trix a une salle qui lui ait entièrement dédiée. Dans les salles avant et après, on apprend plein de choses sur les tyrannosaures et autres bébètes de ce genre. Pour l'anecdote, je suis allée voir Trix à partir de 18h, une heure avant la fermeture du musée, vendredi 6 juillet (la France venait de battre l'Uruguay en quart de finale). Tout le monde était dans la rue ou dans les bars et j'ai donc pu voir Trix dans une salle vide (ou presque), on était cinq visiteurs et deux gardiens. C'était presque une visite privée (mais, pas de chance, c'est fermé le mardi...). J'ai surtout été impressionnée par la hauteur de la bête et la longueur de sa queue (difficile à prendre en photo avec un portable).

20180706_184654

20180706_182726

20180706_183428

20180706_183122

20180706_183547

20180706_183422

20180706_183638

Pour terminer ma journée, j'ai pris une consommation au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, très bel endroit situé juste en face d'une des entrées du Musée. Le thé à la menthe et les gâteaux ont toujours beaucoup de succès.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 1 juillet 2018

Sans un bruit - John Krasinski

J'ai enfin vu Sans un bruit de John Krasinski (qui est aussi l'acteur principal du film). Dans le genre "film d'anticipation horrifique", c'est plutôt réussi. Dans un futur très proche, l'histoire commence le 89ème jour (après un événement dont on ne saura rien). La famille Abbott, le père, la mère et les trois enfants, pieds nus et sac au dos, sont dans un magasin dont il ne reste plus grand-chose. La maman prend des pilules pour soigner un de ses deux fils. Ils communiquent en langue des signes et font le moins de bruit possible. Sur le chemin du retour vers chez eux, le plus jeune des enfants, qui a déclenché la sirène d'une fusée, se fait tuer par une "chose" véloce et sans pitié. Fin du préambule. On passe au 472ème et 473ème jours pendant lesquels les choses se précipitent. Evelyn Abbott (Emily Blunt, très bien) est enceinte de plusieurs mois et l'accouchement est proche. Le père, Lee (John Krasinski), emmène son fils à la pêche, et là, près d'un torrent, il peut enfin lui parler de vive voix. Regan, l'aînée des enfants, est sourde. Elle porte des appareils auditifs fabriqués par son père. Malheureusement, ces appareils ne sont pas très efficaces  jusqu'à ce que... Quant aux êtres extraterrestres qui semblent avoir envahi la Terre, on les voit de plus en plus et surtout de mieux en mieux au cours de l'histoire. Ils ressemblent à Alien croisé avec Terminator pour la tête et ont une forme vaguement humaine pour le reste du corps. Ils ne craignent pas l'eau mais sont aveugles. Ayant une ouÏe surdéveloppée, ils attaquent dès qu'ils entendent un son. Je m'arrête là pour l'histoire. J'ai donc trouvé l'ensemble bien mené, bien joué. On sent l'angoisse monter car l'étau se resserre autour de la famille. J'ai aimé la conclusion qui lorgne vers Mars Attacks de Tim Burton. J'ai vu, pour une fois, le film en VF. Cela ne m'a pas dérangée car pratiquement tous les dialogues sont en langue des signes sous-titrés en français. Lire les billets de Pascale, ffred et Wilyrah

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 29 juin 2018

Ocean's 8 - Gary Ross / Bécassine - Bruno Podalydès

Ocean's 8 de Gary Ross n'est certes pas le film de l'année, mais je ne me suis pas ennuyée lors de sa projection. J'ai lu que le scénario est paresseux, pas vraiment original et bourré d'invraisemblances, que la fin est prévisible, que les actrices principales ne sont pas à leur avantage, que certaines scènes sont peu ragoûtantes (celle où l'un des personnages vomit dans les toilettes): et, oui, je suis plutôt d'accord avec ces remarques. Mais comme je suis assez fan de Sandra Bullock, Cate Blanchett, Helena Bonham-Carter, je n'ai pas boudé mon plaisir. L'une des premières séquences, qui montre comment Sandra Bullock, tout juste sortie de prison après avoir purgé une peine de cinq ans pour vol, "achète" des produits de beauté et autres "babioles" dans des magasins de luxe new-yorkais sans débourser un dollar, m'a paru jubilatoire. Elle le fait avec un certain culot et beaucoup de classe. A voir un samedi soir ou quand il passera un dimanche soir à la télé.

C'est en visionnant la bande-annonce de Bécassine! de Bruno Podalydès (dont je n'ai pourtant pas trop apprécié les productions précédentes) que j'ai eu envie de voir ce long-métrage, qui est une libre adaptation des aventures de Bécassine, écrites par Jacqueline Rivière, Emile-Joseph-Porphyre Pinchon et Caumery et parues dans La Semaine de Suzette pour la première fois en février 1905. Bruno Podalydès en fait un personnage plein de poésie et de tendresse. C'est d'abord une petite fille ayant perdu une de ses dents de lait cachée sous son oreiller qui attend un cadeau de la petite souris. Bécassine (Emeline Bayart, étonnante), devenue une jeune femme simple (mais pas simplette), rêve de partir à Paris. Elle est soutenue dans son projet par son oncle Corentin (Michel Vuillermoz): c'est lui qui trouve au fond d'une armoire, la tenue verte et la coiffe qui rendront célèbre Bécassine. Peu après son départ, elle est engagée par la marquise de Grand Air (Karine Viard, très bien en marquise), qui vit dans un château avec quelques domestique et son homme d'affaires, Adelbert Proey-Minans), qui souhaiterait l'épouser. Bécassine devient la nounou de Loulotte, une petite fille que la marquise vient d'adopter par un concours de circonstances que l'on ne nous dévoile pas. Les années passent, Loulotte grandit et Bécassine se révèle une jeune femme pleine d'idées, qui voit le bon côté des choses malgré les revers de fortune de la marquise. Le rythme du film est parfois un peu lent, on se demande où Bruno Podalydès, qui joue un des rôles principaux, veut nous emmener. Certaines scènes sont féériques comme celle des ballons lumineux dans la nuit étoilée. Ne vous attendez pas à vous esclaffer, mais vous passerez un moment sympathique en compagnie de Bécassine. Un film idéal pour petits et grands.

Pour un autre avis (très négatif) sur ces deux films, lire le billet de Pascale.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 16 juin 2018

Jurassic World : Fallen Kingdom - J. A. Bayona

Pour ceux qui aiment les films avec des dinos toutes dents et griffes dehors, Jurassic World : Falllen Kingdom est fait pour vous. On retrouve quelques personnages  (comme Claire et Owen) du film précédent Jurassic World plusieurs années après. Le parc d'attractions est en ruines et le volcan sur l'île est en train de réveiller. Pour sauver les dinos qui vivent sur l'île, quelques états dont les Etats-Unis se demandent s'il faut aller en secourir. Ils sont devancés par une expédition privée et armée commanditée par Eli MIlls "homme de confiance" de Lockwood, lui-même ancien asoocié d'Hammond, créateur du "Jurassic Park". Lockwood, qui est alité, demande à Claire (Bryce Dallas Howard), la dernière directrice du parc ,de se joindre à l'expédition, et Claire convainc Owen (Chris Pratt) - celui qui arrive à dresser les "raptors" - de se joindre à elle. Tout ce petit monde arrive sur l'île qui est en train de se recouvrir de lave. Owen veut surtout sauver "Blue", le seul raptor survivant du film précédent. On se rend compte assez vite que l'expédition qui attrape au moins un spécimen de chaque espèce ne le fait pas pour des motifs louables. Gravement blessée, Blue sera sauvée grâce à une transfusion involontaire par un "T-Rex". Dans la demeure de Lockwood où tous les animaux sont gardés dans des cages, les événements se précipitent et un dinosaure encore plus monstrueux et intelligent fait son apparition. Certaines séquences font très peur (donc ce film est à déconseiller aux personnes impressionnables et aux très jeunes enfants). Une fois de plus, j'ai été bluffée par les effets spéciaux. Les dinosaures sont plus vrais que nature. Un film distrayant pour ceux qui aiment ce genre. Pour rebondir sur la fin du billet de Pascale, je ne confonds pas Bryce Dallas Howard et Jessica Chastain, même si elles sont rousses toutes les deux.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 9 juin 2018

Opération Beyrouth - Brad Anderson / Une année polaire - Samuel Collardey

Je suis contente car je viens de voir en une semaine cinq (5) bons films qui viennent de sortir.

Voici les deux premiers. Je les chronique dans l'ordre où je les ai vus.

Opération Beyrouth de Brad Anderson est un thriller politique très honorable que je vous conseille tout comme Pascale. Le scénario bien écrit est de Tony Gilroy qui a fait les adaptations des "Jason Bourne" et qui est aussi le réalisateur et le scénariste Michael Clayton. En 1972, à Beyrouth, un diplomate américain Mason Skiles organise une soirée avec le "tout Beyrouth". Marié, il est sur le point d'adopter un petit Libanais de 12 ou 13 ans, Karim. Peu après le début de la réception, un ami de Skiles, Cal Riley membre de la CIA, apporte des informations inquiétantes sur Karim. Une fusillade éclate et Karim est enlevé. 10 ans plus tard, en 1982, Mason devenu alcoolique vit à Boston et travaille comme médiateur dans des entreprises. Ce métier va lui servir quand il retourne à Beyrouth un peu à l'insu de son plein gré. Il retrouve Beyrouth ravagé par la guerre. Son ami Cal a été kidnappé et les ravisseurs ne veulent traiter qu'avec Mason. Je m'arrête là pour le résumé. Le film bien rythmé tient en haleine jusqu'au bout. Skiles interprété par Jon Hamm (un acteur à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas la série Mad Men) doit louvoyer entre la CIA, Tsahal et Israël et l'OLP. Il est épaulé par Sandy Crowder (Rosamund Pike, toujours très bien). Elle n'est pas qu'une simple faire-valoir. Je crois que le film passe inaperçu (comme aux Etats-Unis) et c'est bien dommage. Je recommande.

Je passe à Une année polaire de Samuel Collardey qui un docu fiction. Anders, un grand Danois barbu a fait des études pour devenir instituteur au grand dam de son père qui comptait qu'Anders, son enfant unique, reprenne la direction de l'immense ferme familiale depuis huit générations. Dans la première scène, dans un bureau, on voit Anders admirer une photo qui pourrait être une partie du Groenland. C'est là qu'il choisit de partir pour son premier poste, dans un village de 80 habitants, des Inuits qui voient les Danois comme des colonisateurs. La plupart des adultes parlent groenlandais, l'une des quatre langues inuit. Dès le premier jour de classe, Anders se rend compte qu'il n'est pas le bienvenu. Les jeunes élèves dont Asser (haut comme trois pommes) sont insolents envers lui. Anders constate tout de suite un absentéisme des élèves. Il mène son enquête. Asser, par exemple, soutenu par sa grand-mère, préfère partir chasser le phoque avec son grand-père que d'aller à l'école. Il s'interroge aussi sur le fait que les enfants ne vivent pas forcément avec leurs parents mais plutôt avec une famille d'accueil, cousins ou autres. Les conditions de vie sont rudes. En particulier, il faut aller chercher de l'eau potable dans une citerne. Une petite partie du film se déroule dans des étendues glacées à perte de vue. Grâce à ce film, j'ai appris comment, pendant la période des neiges, on entreposait les personnes décédées dans leur cercueil. En effet, on ne peut pas creuser la terre. Le cercueil est placé dans un genre de niche avec une croix sur le côté en attendant la fonte des neiges. Petit à petit, Anders s'acclimate en se mettant à la langue groenlandaise et en partant pêcher et chasser le phoque et l'ours blanc. Les Inuits se nourrissent de chair de phoque tous les jours. Pour l'ours blanc, je vous laisse découvrir ce qui arrive et si Anders restera ou pas dans ce village. Un joli film très dépaysant.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 5 juin 2018

Une certaine rencontre - Robert Mullligan / Foxtrot - Samuel Maoz

Voici deux films qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre sauf que je les ai vus le même soir de la semaine dernière l'un après l'autre. Je suis rentrée chez moi vers 23 heures sous une pluie battante à Paris et je n'avais bien entendu pas de parapluie... Mais quant on aime le cinéma, on met de côté ces détails.

Je commence par Une certaine rencontre de Robert Mulligan (1964), j'y suis allée pour Natalie Wood et Steve McQueen. C'était la première fois que j'entendais parler de ce film invisible depuis 1964. J'ai été un peu mitigée même si la séquence d'ouverture est très réussie: une grande salle pareille à une salle de spectacle sans les fauteuils. Tout à coup, elle commence à se remplir. Des musiciens de toutes sortes qui courent le cachet attendent qu'on les appellent pour une prestation. Parmi eux, Rocky (Steve McQueen) en quête d'un contrat d'un soir. Peu de temps après, on voit arriver une jeune femme Angie (Natalie Wood) Elle profite de sa pause déjeuner (elle est vendeuse dans un grand magasin new-yorkais). Elle se dirige vers Rocky et lui annonce qu'elle est enceinte et qu'elle veut avorter. Rocky est stupéfait et ne sait pas quoi faire. Leur aventure a duré une nuit et lui l'a déjà oubliée. Angie est issue d'une famiile italienne très protectrice envers elle. Ses frères la surveillent de près. Elle fait tout pour s'émanciper mais sa grossesse n'était pas prévue. Rocky va accepter de l'aider. Pour ce faire, il renoue avec sa propre famille qui lui donne de l'argent. La séquence où Angie doit se faire avorter est marquante. Je pense que c'était assez osé pour l'époque et pour l'Amérique. L'ensemble du film est un enchaînement de scènes qui n'ont pas beaucoup de lien entre elles. Il manque un scénario structuré. Le couple McQueen/Wood est sympathique mais ils ne jouent pas sur le même registre. Natalie Wood en fait un peu beaucoup dans certaines scènes (elle manque un peu de retenue, elle est même parfois crispante) et Steve McQueen n'est pas mal dans son rôle d'homme dépassé par les événements mais qui assume quand même. Une partie du film se passe en extérieur avec les acteurs filmés au milieu de figurants. L'épilogue "happy end" avec le baiser final au milieu de la foule n'est pas forcément crédible. Comme Strum le fait remarquer, la musique d'Elmer Bernstein est belle. Ce film est une curiosité et vaut la peine d'y aller pour le couple Wood/McQueen.

Les photos de la brochure à l'entrée de la salle.

P1090459       P1090461     P1090457

Je passe maintenant à Foxtrot du réalisateur israélien Samuel Maoz. Le film se donnait dans le cinéma juste à côté de l'autre dans une rue du Quartier Latin. J'en profite pour remercier Pascale de m'avoir convaincue d'aller le voir. Je me joins à son avis très positif: Foxtrot qui a reçu le Grand prix du jury au festival de Venise en 2017 vaut la peine d'être vu.

Le film se décompose comme une pièce en trois actes. Acte 1, Michael Feldmann, la presque cinquantaine, habitant dans un grand appartement pas très gai, apprend que son fils Yonatan qui faisait son service militaire est mort à un poste frontière en Israël. Cet homme est dévasté tout comme sa femme Daphna qui est mise sous sédatif. Pendant plus d'une demi-heure, on peut ressentir ce que des parents peuvent éprouver à la perte de leur enfant. Ils n'osent même pas dire à leur fille ce qui s'est passé. Michael ne pleure pas mais il s'auto-mutile. Cette disparition est d'autant plus terrible que l'armée, qui organise les obsèques, refuse que Michael et Daphna voient le corps de leur fils mort.

Acte 2: On découvre Yonatan et quelques soldats comme lui qui gardent un poste frontière au milieu de nulle part où s'arrêtent quelques voitures à contrôler. Ils dorment dans un baraquement qui a tendance à s'enfoncer dans la boue. Quand un dromadaire tout seul surgit sur la route, ils lèvent la barrière sans hésiter. Ils passent le temps comme ils peuvent, en dansant le foxtrot par exemple ou en dessinant. Il leur arrive malheureusement de commettre de tragiques bavures lors de contrôles.

Acte 3 : Retour dans l'appartement où l'on retrouve Michael et Daphna moins abattus alors que...

J'ai trouvé les images et certains plans magnifiques, comme les vues plongeantes sur les personnages. C'est un film qui parle de l'absurdité des guerres en général. J'ai trouvé l'ensemble terrible et poignant. Pendant le générique de fin, j'ai entendu une femme sangloter dans la salle. Un film à voir, pour l'histoire, pour les partis pris de mise en scène et aussi pour les acteurs, s'il passe encore par chez vous.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 11 mai 2018

La route sauvage - Andrew Haigh / Une femme heureuse - Dominic Savage

Ayant suivi le conseil de Pascale, je suis allée voir La route sauvage d'Andrew Haigh qui narre l'histoire du jeune Charley, 16 ans, vivant dans l'Oregon. Peu après le début du film, son père volage se fait tuer par un mari jaloux. Quant à sa mère, il ne la connaît pas puisqu'elle est partie juste après sa naissance. Depuis peu, Charley s'occupe d'un cheval de course appelé "Lean on Pete" qui appartient à Del (Steve Buscemi). Ce Del n'est pas tendre avec ses chevaux. Dès qu'ils commencent à perdre des courses hippiques (comme Lean on Pete qui a mal aux jambes) il s'en débarrasse en les revendant au Mexique. Charlie, dévasté par le décès de de son père, kidnappe Pete avant qu'il ne soit revendu. Il s'embarque en sa compagnie vers le Wyoming où Charlie espère retrouver sa tante Margie. Pendant son périple, entre l'Oregon et Laramie, une ville du Wyoming, soit une distance de presque 2000 km, Charlie va affronter plusieurs épreuves dont une violente et terrible. Il va souffrir en particulier de la faim et de la soif. On se demande s'il va triompher de tous les obstacles. Une jolie histoire qui aurait gagné à être un peu plus courte. Le film qui dure deux heures m'a permis de découvrir un jeune acteur prometteur: Charlie Plummer.

Je passe à Une femme heureuse de Dominic Savage, un film qui m'a beaucoup plu malgré les critiques tièdes le concernant. Tara (Gemma Arterton, très inspirée) a tout pour être heureuse, un mari aimant, deux beaux enfants, une grande maison dans la banlieue de Londres. Mais Tara s'ennuie, elle n'est pas heureuse. C'est une des premières répliques qu'elle dit. Il faut noter qu'il y a peu de dialogues mais beaucoup de plans rapprochés sur les acteurs et en particulier sur le visage de Gemma Arterton. J'ai trouvé que le réalisateur avait très bien su montrer par sa manière de filmer ce que peut ressentir Tara. Elle étouffe, elle ne se sent pas bien. Elle est au bord de la dépression. La caméra illustre bien ses sentiments. Et pourtant son mari Mark l'aime, il n'arrête pas de le lui dire, même si, par ailleurs, il fait des remarques pas gentilles à son encontre. J'ai moi-même trouvé le personnage de Mark assez pénible. On peut comprendre que Tara veuille changer de vie malgré Florie et Ted, ses deux enfants. Elle ne se sent pas à la hauteur pour les élever. Le personnage de Tara m'a beaucoup fait penser aux femmes d'Arlington Road de Rachel Cusk, ces femmes enfermées dans un rôle, celui de mères de famille qui s'occupent de leur intérieur tandis que leur maris gagnent l'argent du ménage. J'ai aimé la fin ambiguë. Il faut noter la prestation toujours juste de Marthe Keller dans un petit rôle. Lire le billet de Baz'art.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 2 mai 2018

Sonate pour Roos - Boudewijn Koole / Game Night - Jonathan Goldstein / Jersey Affair - Michael Pearce

Après avoir écouté les conseils d'une critique de l'émission Le Masque et la Plume, je suis allée voir Sonate pour Roos de Boudewijn Koole (un réalisateur hollandais). Roos, une femme photographe, revient auprès de sa mère (professeur de piano) et de son jeune frère Bengt, dont le passe-temps favori est d'enregistrer des sons. L'histoire se passe en Norvège dans des paysages enneigés loin de tout. Le film baigne dans une atmosphère ouatée. On comprend très vite qu'entre Roos et sa mère, une femme austère, les rapports sont tendus. En revanche, Roos et Bengt sont très complices. Roos (Rifka Lodeizen, magnifique) est revenue parce qu'elle doit faire une annonce à sa mère et à son frère. Nous, spectateurs, on sait très vite ce qu'il en est. Le film traite des relations mère-fille et d'autres choses. Le tout est traité avec délicatesse et douceur et j'ai aimé la fin, mais je n'avais vraiment pas le moral quand je suis sortie de la projection.

C'est pour ça que deux jours après, je suis allée Game Night de Jonathan Goldstein. J'ai trouvé le film distrayant. Les acteurs jouent le jeu (si je puis dire). Max (Jason Bateman) et Annie (Rachel McAdams), qui ont une libido au point mort, se rattrapent en s'amusant à des jeux de sociétés avec deux autres couples une fois par semaine. Un jour, Brooks, qui a réussi dans ses affaires, vient rendre visite à son frère Max. Il l'invite lui, sa femme Annie et les deux autres couples, à une soirée jeu inoubliable. Je m'arrête là pour le résumé, car l'histoire comporte plein de rebondissements où il est question d'un oeuf de Fabergé, d'un Bulgare, d'un kidnapping, d'une liste, d'une belle voiture rouge, d'un voisin étrange, policier de son état. Ce n'est pas la comédie du siècle mais c'est plaisant.

Je termine avec Jersey Affair de Michael Pearce. Comme son titre l'indique, l'histoire se passe dans l'île de Jersey, île où est né le réalisateur qui a aussi écrit le scénario. J'ai découvert à cette occasion la beauté de l'île très pentue. Moll (Jessie Buckley, une révélation) est une jeune femme perturbée qui vit avec sa mère despote et le père qui perd la tête. Un jour, elle fait la connaissance de Pascal Renouf, un jeune blond aux ongles sales, à l'allure sauvage. Elle tombe amoureuse de lui (et réciproquement). Pendant ce temps, l'île vit dans la peur, des jeunes femmes sont assassinées. Et Pascal devient vite le suspect numéro 1. On est assez vite pris par cette histoire à l'atmosphère inquiétante. Pascal est-il coupable ou non? Qu'en est-il de Moll? Le film m'a plu, sauf les cinq dernières minutes que j'ai trouvé ratées, car un peu "gore" à mon goût. C'est dommage car le reste du film vaut la peine. Lire le billet de Pascale.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 12 avril 2018

Red Sparrow - Martin Lawrence/ L'île aux chiens - Wes Anderson / La mort de Staline - Armando Iannucci / Hostiles - Scott Cooper

Voici quatre films vus en quatre jours (1 par jour). Je suis contente d'avoir pu retourner au cinéma. En effet, j'ai été privée d'un de mes loisirs favoris pendant presque une semaine (l'angoisse) car ma carte d'abonnement avait été perdue et/ou volée. J'en ai une nouvelle, je suis contente.

Red Sparrow de Martin Lawrence (le réalisateur des Hunger Games) est un bon thriller qui se regarde agréablement même si c'est un peu violent. Cela se passe de nos jours avec des espions russes et américains. Lors d'une représentation, une jeune danseuse étoile du Bolchoï, Dominika, se casse la jambe (son partenaire y est pour quelque chose). Sa carrière est brisée mais son oncle, agent du SVR (Service du renseignement extérieur de la Fédération de Russie), l'engage comme "Red Sparrow" (moineau rouge). Elle est chargée de séduire des hommes à éliminer par les services secrets russes. En particulier, elle doit s'approcher d'un agent secret américain qui connaît un agent double. Le scénario est un peu complexe mais on est pris dans l'histoire. Le film dure 2H20 et se regarde sans ennui.

Je passe à L'ïle aux chiens de Wes Anderson qui est sorti hier, mercredi 11 avril 2018. Je l'ai vu en avant-première et j'en attendais beaucoup. J'avoue avoir été déçue. Le film a été tourné en "stop motion", image par image, avec des marionnettes. En 2040, au Japon, le maire d'une ville juge qu'il y a trop de chiens infectés par la grippe canine. Il les condamne à la déportation sur une île "poubelle" au large des côtes nippones. Atari, 12 ans, un garçon, pupille du maire, part à la recherche de Spot, son chien qui a été le premier à être envoyé sur l'île. Des compagnons à quatre pattes vont l'aider dans sa recherche. J'ai vu le film en VO sous-titrée, c'est-à-dire en anglais et en japonais. Déjà, ce parti pris m'a perturbée. Les humains parlent japonais, les chiens parlent anglais (pourquoi pas?), mais le dialogue en japonais était parfois traduit, parfois non. J'ai été un peu perdue. Il y a quelques "flash-back", et somme toute, visuellement, j'ai trouvé l'ensemble laid. Une déception donc.

La mort de Staline d'Armando Iannucci (In the Loop) est un film anglais qui va vite à tous points de vue. Les dialogues fusent, la caméra ne tient pas en place. L'histoire est une adaptation d'une bande dessinée française écrite et dessinée par Thierry Robin et Fabien Nury (Editions Dargaud). En mars 1953, Joseph Staline est victime d'une hémorragie cérébrale. Ses proches collaborateurs dont Khrouchtchev (Steve Buscemi, excellent) vont attendre 2 jours pour annoncer le décès du Petit Père des peuples. Pendant ces deux jours, on assiste à une lutte pour savoir qui va devenir le nouveau chef de la Russie. En l'occcurence, c'est Malenkov qui est choisi. Khrouchtchev est désigné volontaire pour l'organisation des obsèques. Pendant ce temps, les listes de noms de personnes à exécuter continuent de circuler grâce à Lavrenti Beria, le responsable des purges staliniennes en tant que chef du NKVD. Un film à voir pour les acteurs qui sont tous excellents.

Je termine avec Hostiles de Scott Cooper, un film qui m'a beaucoup plu. Tinalakiller et Pascale sont totalement conquises. Une histoire qui prend son temps, qui émeut. La séquence d'ouverture, le massacre d'une famille (sauf la mère) par des guerriers comanches, est saisissante. En 1892, le capitaine Joseph Blocker (Christian Bale, impeccable), devenu une légende dans l'armée américaine, est chargé à son corps défendant de ramener un Indien mourant et la famille de celui-ci dans le Montana. Blocker déteste les Indiens. Dès le début du voyage, le cortège croise la route de Rosalie Quaid (Rosamund Pike, magnifique), la mère survivante. Elle décide de les accompagner. Il y a peu de dialogues, aucune scène en trop. Les paysages et la lumière sont magnifiques et la fin bouleversante. Un très beau film que je recommande.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,