mardi 19 octobre 2010

The Social Network - David Fincher

Ayant entendu et lu de (très) bonnes critiques sur ce film, je suis allée voir The Social Network qui narre la genèse du réseau social Facebook (d'abord appelé TheFacebook, "trombinoscope" en français) créé par deux étudiants d'Harvard, Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin, en 2003-2004. Le film commence très vite par une scène de rupture entre Mark et sa petite amie, Erica, dans un des bars de l'université. Cela ressemble plus à un dialogue de sourds. Mark, dépité, crée un programme avec son ami Eduardo où on doit voter pour la fille d'Harvard la plus canon. Il se venge d'Erica en l'humiliant via ce forum qui deviendra par la suite Facebook. L'histoire alterne entre l'extension de ce réseau social et les démêlés juridiques entre différents partenaires. En effet, Mark Zuckerberg est accusé d'avoir volé l'idée du réseau social à deux frères jumeaux, étudiants aussi à Harvard et rameurs émérites, et Eduardo Saverin se retourne contre Mark quand il se retrouve dépossédé des parts de Facebook qui devient très rapidement une entreprise florissante grâce à des actionnaires associés et des sponsors. Ce que je trouve remarquable de la part du réalisateur, David Fincher, et du scénariste, Aaron Sorkin, c'est d'avoir rendu passionnante une histoire où le héros n'est qu'un "pauvre type" asocial (ironie de l'histoire), incapable de se faire des amis, plus à l'aise derrière un écran que dans la vie réelle, et qu'on a envie de gifler pendant tout le film. On ne sait rien de lui ni de sa famille. C'est un jeune homme seul. Je n'envie pas sa vie même s'il est devenu le plus jeune milliardaire d'Amérique. Le film nous trace un portrait peu flatteur des universités américaines en général et d'Harvard en particulier, où sont formées les élites américaines. Pauvre Amérique! Sinon, je n'ai pas vu passer les deux heures que dure le film. La salle était très attentive. Je reconnais que c'est un grand film américain, comme je n'en avais pas vu depuis longtemps.

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vendredi 24 septembre 2010

Avatar - James Cameron

C'est la sortie d'une "spécial[e] édition" qui m'amène à remettre au jour cet Avatar. Je [ta d loi du cine, squatter] l'avais vu, seul et en 2D, fin janvier 2010. J'ai encore présents les arguments que Dasola m'a donnés pour ne PAS le voir. Ouvrez les guillemets: La bande-annonce avec les bonhommes bleus ne m'a pas fait envie. Et puis tout le monde allait s'y précipiter, on en entendait parler partout et on lisait plein d'articles dessus: j'ai donné la priorité à des films qui se font forcément plus "rares", dont on parle moins. La 3D, avec ces lunettes qu'il faut supporter tout au long, j'ai peur d'avoir mal aux yeux. Avatar, il passera encore bien dans quelques salles pour quelque temps à Paris, si jamais je change d'avis. C'est quand même un comble: avec tous les films que j'ai vus depuis le début de l'année, on n'en a aucun en commun! Fermez les guillemets.

Avatar est un film dans lequel, si je me souviens bien, j'avais détecté, à l'époque une douzaine, sinon d'influences, du moins de "déjà-vu" (ou déjà lu). Et c'est bien après que j'ai découvert (sur Wikipedia ou sur la blogoboule) qu'elles s'avéraient aussi évidentes pour d'autres spectateurs. Attention, dans ce qui suit, il y a sujet à spoiler quelque peu.

Ca commence avec 2001, Odyssée de l'espace et Alien: un vaisseau dans l'immensité sidérale avec des passagers endormis. Mais les technologies symboliques ont spectaculairement évolué en quelques décennies (apparence du vaisseau, cocons cryogéniques). Le transcendental transparaît, le personnage principal n'était pas destiné à connaître le destin qui va être le sien (c'était donc son frère), il est juste génétiquement compatible avec un "corps" (son avatar) développé comme d'autres à grand coût de millions de dollars (ou équivalents), alors même que le sien propre est désormais paraplégique (l'opération pour lui rendre ses jambes, possible, est a priori trop onéreuse pour ses moyens). Il va se glisser avec un enthousiasme débordant dans cette autre existence. Comme Fernandel dans François 1er, la meilleure part de son existence se passe donc durant son sommeil. On est sur une autre planète (exo-planète, comme on dit aujourd'hui). Ici, finalement, les "aliens", ce sont les "gentils". J'ai retrouvé l'histoire (les premiers tomes seulement - notamment Nao) de la bande dessinée Aquablue (de Cailleteau et Vatine). Tout y est, à part que ça se passe davantage dans les airs ou la jungle que dans l'eau; mais c'est toujours une histoire de "matière première" et de consortium minier; on y retrouve (je ne pense pas dévoiler de secrets concernant l'intrigue!) des indigènes bleus, qui ont "adopté" et éduqué un humain, dont la fille du chef est amoureuse.

Pour en revenir à nos avatars, ceux-ci sont chargés de "civiliser" les indigènes de la planète, pour les convaincre des bienfaits de l'exploitation de leurs ressources naturelles par les terriens, quitte à violer quelques tabous. Accepté dans un clan après une petite danse avec les loups locaux, le vaillant petit soldat bleu pourra-t-il redresser la barre? Entre plénipotentière et espion (à l'insu de son plein gré), la marge est étroite. Je fais l'impasse sur les bisbilles internes à la petite colonie humaine. La vie en communion avec leur nature des indigènes permet d'admirer des paysages bien supérieurs à notre malheureuse Baie d'Along terrienne (inscrite au patrimoine mondial, tout de même). Je suppose que, en 3D, les falaises vertigineuses et enfeuillées, couronnées par la balade à dos de dragon volant (digne de ceux dessinés par Segrelles dans la BD Le mercenaire), sont plus qu'impressionnantes. Quand la situation entre les deux communautés finit de s'envenimer, un grand exploit permet à notre héros de faire reconnaître sa valeur et de se voir bombarder chef de guerre. Tout culmine bien entendu lors de la grande bagarre finale (aboutissement du film) - à voir, si vous aimez ce qu'on appelle, avec Dasola, des "films de garçons". Le dernier samourai de cette planète va pouvoir vaincre, mais seulement quand la cavalerie arrive sous forme quadrupède (voire davantage?): comme dans Nao là encore, ici aussi, la "divinité"locale intervient dans le combat! Quand on vous dit, enfin, que c'est un film ésotérique... Le retournement final voit l'affrontement de Alien le retour se rééditer, entre une machine semblable à celle utilisée par Sigourney dans ce film, et une créature extraterrestre.

Maintenant, bien sûr, on attend la suite: les humains reviennent (et ils sont plus nombreux et plus méchants?); à moins que Predator™...?

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vendredi 17 septembre 2010

The Town - Ben Affleck

J'avais vu en avant-première ce film (sorti avant-hier, mercredi 15 septembre 2010) en me disant que j'allais passer un bon moment: et bien ce fut le cas. Ben Affleck est bien remonté dans mon estime (je n'avais pas été convaincue par Gone Baby Gone). The Town (la ville), c'est celle de Boston ou plus précisément Charlestown, un des quartiers de la ville (à la triste réputation d'être la ville qui subit le plus d'attaques de banques aux Etats-Unis). Quatre malfrats masqués d'une cagoule avec un dessin de tête de mort y dévalisent une banque. Tout se fait (presque) sans violence. Parmi les employés de la banque se trouve une jeune femme (la directrice), Claire Keesey (Rebecca Hall), qui ouvre le coffre sous la contrainte. Elle seule peut reconnaître l'un des braqueurs, James Caughlin (Jeremy Renner), au tatouage qu'il a dans le cou. D'autres cambriolages ont lieu. La bande est bien préparée et organisée sous la férule d'un fleuriste, un truand dangereux (Peter Postlethwaite). Cependant, l'un des quatre, Doug (Ben Affleck), n'oublie pas Claire dont il est tombé amoureux. Je ne vous dirai rien de plus. J'ai suivi cette histoire avec beaucoup de plaisir. C'est un film qui alterne l'action et des scènes plus reposantes. Il faut noter la présence du séduisant Joe Hamm (le personnage principal de Mad Men) en inspecteur du FBI. Ce film d'honnête facture devrait rencontrer un certain succès. A voir.

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jeudi 19 août 2010

Inception - Christopher Nolan

Je reprends mes billets cinéma en essayant de faire une critique sur un film qu'il faut au moins avoir vu pour en parler sur les blogs ou les dîners en ville. Très sincèrement et spontanément, je n'étais pas pressée d'aller le voir. Je me suis décidée en voyant fleurir moult billets sur ce film de Christopher Nolan. Presque trois semaines après l'avoir vu, que m'en reste-t-il? Je le trouve techniquement bien fait avec de belles séquences comme celle qui se passe à Paris. En revanche, j'ai trouvé le scénario un peu superficiel, malgré de très bonnes idées (de dimensions métaphysique et philosophique). J'ai trouvé un peu simpliste la machine instillant, à l'aide d'électrodes, un rêve identique programmé dans le cerveau de plusieurs individus en même temps. J'aurais aimé savoir comment les scientifiques en étaient arrivés là. Cela est acté dès le début, il faut y croire, et c'est justement ce fait qui m'a gênée. On ne nous donne aucune indication quant à l'époque où se passe l'histoire, certainement dans un futur proche. Inception se révèle marquant par les séquences où les rêves s'emboîtent les uns dans les autres. On arrive à descendre jusqu'à 5 niveaux de rêve. Je retiens d'Inception le personnage (à mon avis le plus intéressant) de Mal jouée par Marion Cotillard. C'est une morte qui vient interférer dans les rêves d'un vivant, en l'occurrence son mari Cobb (Leonardo di Caprio, très bien), qu'elle hante. Si cette morte n'existait pas (!!!), il n'y aurait plus beaucoup d'histoire, des événements n'auraient plus lieu d'être. Concernant les rêves proprement dits, j'ai été frappée par les ralentis, par les personnages en apesanteur, les paysages enneigés ou les gratte-ciel à perte de vue ainsi que par les falaises qui s'écroulent. Un reproche que je ferais au film, mis à part le scénario, est que certains personnages ne sont pas exploités (par exemple, celui interprété par Ellen Page n'apporte rien). On ne connaît pas leur motivation excepté le fait que rêver est une drogue dont on ne peut plus se passer. A part ça, pendant que j'écris ce billet, ne rêvons-nous pas tous ensembles?
Lire les nombreux billet élogieux sur ce film comme ceux de Wilyrah, ffred, la nymphette, alamissamoun, bastien, Oriane ou Thomas Grascoeur par exemple. Il y a quand même d'autres sons de cloches comme ceux d'Armelle et 007Bond (1).

(1) Ed parle de tout autre chose: j'avais lu son billet trop vite, comme lui et Nolan me l'ont fait remarquer ci-dessous.

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samedi 31 juillet 2010

Films vus et non commentés depuis le 01/07/2010

Comme je l'avais écrit, je mets mon blog en vacances estivales jusqu'au 16 août inclus.

Mais juste avant, voici un billet sur 5 films qui méritent toute votre attention.

Le premier qui l'a dit de Ferzan Ozpetek est un film sympathique avec beaucoup de chansons de variété italienne entraînantes. Mais j'ai trouvé le scénario est un peu maladroit avec des personnages dont on ne sait pas trop quel est leur rôle (comme la charmante brunette), et je n'ai pas compris tous les flash-back. Chez les Cantone, fabricants de pâtes des Pouilles dans le sud de l'Italie, deux frères, Tommaso (qui veut devenir écrivain et qui vit à Rome) et Antonio (le frère aîné et héritier putatif de la fabrique), s'apprêtent, sans s'être concertés, à révéler leur homosexualité lors d'un repas familial. Après sa déclaration, Antonio est banni par son père. Tommaso, pris de court, n'a rien révélé et devient, de ce fait, l'éventuel successeur de son père qui a du mal à accepter ce qu'il vient d'entendre. Dans cette région d'hommes machos et virils, l'homosexualité est inconcevable. L'histoire tourne autour de cette famille où les femmes sont très présentes. En particulier, la grand-mère diabétique, la tante un peu nymphomane et fantasque ou bien la mère de Tommaso et Antonio qui sait très bien qu'elle est trompée par son mari. On assiste à plusieurs scènes très drôles avec des amis de Tommaso qui viennent de Rome, essayant de ne pas montrer qu'ils sont homosexuels.

Le film argentin Lluvia de Paula Hernandez se passe à Buenos Aires sous la pluie: il tombe des trombes d'eau pendant presque tout le film. Nous faisons tout de suite la connaissance d'Alma dans sa voiture, coincée dans un embouteillage. Survient Roberto, trempé et en bras de chemise, qui semble fuir quelque chose. Il s'invite dans la voiture d'Alma. Au fur et à mesure que le film se déroule, on apprend ce qui est arrivé à Roberto, qui est Alma et pourquoi elle ne répond pas à l'appel téléphonique d'un certain Andrès. J'ai trouvé ce film magnifique grâce à  la prestation des deux acteurs, Valérie Bertucelli et Ernesto Alterio. Un film que je vous conseille absolument.

Yo tambien, d'Alvaro Pastor et Antonio Naharro, est un film espagnol sur un sujet pas facile et traité avec beaucoup de pudeur mais c'est sur le fil. On peut se sentir mal à l'aise. Daniel commence un nouveau travail dans une association. Il tombe amoureux dès le premier regard de Laura, une blonde au physique avenant (mais une femme blessée incapable d'aimer). Daniel a fait des études universitaires, c'est un homme sensible de 34 ans; mais Daniel est trisomique de la tête au pied (comme il dit). Je conseille ce film pour sa délicatesse.

L'italien d'Olivier Baroux vaut la peine d'être vu pour Kad Merad qui m'a convaincue en arabe se faisant passer pour un Italien depuis des années car comme il est dit sur l'affiche, "Qu'on s'appelle Mourad ou Dino, on est tous égaux... surtout quand on s'appelle Dino". Mourad travaille chez un concessionnaire de voitures de luxe à Nice. Son patron, qui doit partir à la retraite, pense à lui pour lui succéder mais rien ne se passe comme prévu, surtout que Mourad a un rival pour le poste. En effet, la famille de Mourad habite Marseille, le père a une attaque cardiaque qui l'affaiblit. Il charge son fils de prendre sa place pour "superviser" le Ramadan qui vient juste de commencer. Mourad ne connait rien ou presque à l'Islam. Tout ce qui s'ensuit permet à Mourad de se remettre en question, de revenir à ses racines, etc. Film plaisant.

Enfin, j'évoquerai Donne-moi ta main d'Anand Tucker qui sort le 11 août prochain. Je l'ai vu lors d'une avant-première. L'histoire se passe en Irlande pour la grande partie mais tout commence aux Etats-Unis où une jeune bostonienne, Anna, vit depuis plusieurs années avec Jérémy, un Irlandais. Ils sont beaux (surtout elle) et riches, mais elle désespère qu'il lui offre une bague de fiançailles. Elle profite de l'occasion qu'il séjourne en Irlande, une année bissextile, pour le rejoindre afin de faire elle-même sa demande, le 29 février, comme une tradition locale l'autorise. L'avion est détourné pour cause d'intempéries vers le Pays de Galles. Qu'à cela ne tienne, le compte à rebours commence pour Anna qui veut rejoindre Dublin à tout prix à la date fatidique. Le film vaut pour la prestation de la gracieuse Amy Adams, les paysages irlandais sous la pluie et pour Matthew Goode (l'Irlandais de rencontre qui aide Anna pour atteindre son but) qui n'est pas mal du tout. Film très très sympathique, idéal pour l'été.


vendredi 9 juillet 2010

Shrek 4, il était une fin - Mike Mitchell (avant-première en IMAX 3D)

Mon ami m'a suggéré trois angles différents pour ce billet. J'annonce le plan, je parlerai d'abord de la logistique, avant de continuer sur le film, et de finir sur l'IMAX 3D.

J'ai été invitée le 29/06/10 à assister à une avant-première de ce dessin animé en IMAX 3D. N'ayant pas vu les précédents, mais ayant un a priori contre, je n'y serais pas allée toute seule. En revanche, mon ami s'étant déclaré intéressé, je nous ai donc inscrits. Si j'avais su... j'y aurais été en velib' ou en voiture (si nous avions été motorisés), car la projection avait lieu aux cinémas Gaumont Pathé Quai d'Ivry [sur Seine], soit (pour nous) largement de l'autre côté du périph'. J'aurais dû me méfier au vu de l'invitation aux indications approximatives: déjà, il était marqué comme code postal 92400 et non 94200, et il n'y avait pas le moindre plan (mais seulement indiqué les stations "Pierre Curie" à Ivry [ligne 7 du métro] ou "Ivry" [ligne C du RER]). Pour éviter de payer un supplément avec le RER, nous avons pris le métro, mais sans regarder plus précisément les localisations. A l'arrivée, le "quai Boyer" (adresse du cinéma) ne figurait même pas sur le plan présent dans la station de métro. Nous avons dû demander "La Seine, c'est par où?" à des indigènes: il en est résulté une demi-heure de marche au milieu de nulle part ou presque! Heureusement que nous étions partis en avance. En nous dépêchant un peu, nous sommes arrivés avec seulement 5 minutes de retard, et loin d'être les derniers. Selon la toute nouvelle directrice du complexe qui a fait de 10 minutes en 10 minutes les annonces au micro, les embouteillages empêchaient certaines personnes d'arriver dans les temps (nous avons donc vu quelques bandes-annonces en IMAX 3D pour patienter). Finalement, ça a commencé.

Shrek alors...

Le film était projeté en V.F. Je l'ai trouvé mieux que ce à quoi je m'attendais. D'après ce que j'ai lu depuis, il y a beaucoup de références à des personnages de contes. Par exemple, le "méchant" du film dont le nom français est "Tracassin" s'appelle en VO "Rumpelstiltskin" (c'est le nom d'un personnage qui a donné son titre à un conte des frères Grimm). D'ailleurs, la trame de ce conte est en filigrane dans Shrek. Pour en venir à Shrek, l'ogre vert, il n'est pas à proprement parler "sexy". Marié à Fiona, jolie jeune femme devenue "verte" elle aussi suite à un sortilège, ils sont les heureux parents de trois marmots, ogres en puissance. Et justement, quand l'histoire commence, Shrek se lasse d'être un gentil ogre. Il voudrait à nouveau faire peur à ceux qu'il rencontre. Son voeu est exaucé grâce à un stratagème de Tracassin qui en profite pour instaurer un pouvoir absolu en réduisant tous les ogres en esclavage. On retrouve ensuite les héros récurrents, à ce que j'en sais, l'âne, personnage pas très courageux uni à une charmante dame dragon rose, et le chat "potté" qui s'est bien enrobé. Fiona devient une amazone prête à combattre le mal. Quant à Tracassin, méchant et mégalomane (il m'a fait penser au Dr Loveless dans Les mystères de l'Ouest - pour ceux qui connaissent), il est entouré de sorcières tout droit sorties de chez Harry Potter. Pour ceux qui ont aimé les précédents "Schrek", ce n'est pas le meilleur, il serait temps que cela s'arrête. Je n'ai pas un avis si négatif.

Pour la vision 3D, on nous a distribué de belles lunettes (beaucoup plus "classe" que celles avec lesquelles j'avais vu Le crime était presque parfait d'Alfred Hitchcock, il y a plus de 20 ans, la technique a quand même énormément évolué), accompagnée de lingettes antibactériennes (c'est vrai que mon ami avait lu quelque part que ces lunettes risquaient de devenir des nids à saletés). J'ai trouvé que la vision en relief faisait diminuer de taille l'écran lui-même. L'impression est étrange mais pas désagréable. Je trouve que cette technique est une avancée technologique pour ce genre de films. J'espère renouveler l'expérience. En revanche, je ne suis pas convaincue de la valeur ajoutée de ce procédé pour des films avec des personnages réels. J'espère que le 3D ne va pas devenir systématique. Dès la fin de la projection, nous avons fait le chemin inverse pour rejoindre le métro: une demi-heure de marche mais sans l'inquiétude d'être en retard.

A part ça, je viens de voir sur mon programme ciné de cette semaine que le cinéma Gaumont Pathé Ivry allait retransmettre, en 3D, la finale de la coupe du monde de foot Espagne-Pays-Bas. On n'arrête plus le progrès!

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mardi 25 mai 2010

Robin Hood - Ridley Scott

Avant d'assister à la projection, je ne savais pas ce que j'allais voir: je pensais que le film était une énième version de l'histoire que tout le monde connaît par les long-métrages déjà réalisés. Et bien pas du tout, Robin Hood de Ridley Scott se termine "là où la légende commence". C'est un film sombre où il y a peu de scènes de combats rapprochés héroïques, mais plutôt des combats de groupes réalistes. La séquence du débarquement des troupes françaises sur le sol anglais rappelle étrangement celle des Américains en 1944 sur les côtes françaises. Même les bateaux ont un air de ressemblance. Robin Longstride (qui prend le nom de Loxley - joué par un Russell Crowe assez monolithique) est un bon archer, on ne découvre son habileté extraordinaire qu'à la toute fin. Marian Loxley (la divine Cate Blanchett) est une femme de tête qui travaille comme un homme: telle Pénélope, elle attend son mari parti depuis 10 ans à la guerre. Le roi Richard Coeur de Lion meurt devant Châlus dès le début du film. Le shérif de Nottingham semble falot alors que le roi Jean est vraiment fourbe et intelligent. Mélangeant de manière assez hasardeuse la chronologie du règne de Jean Sans Terre, le film fait une allusion à la Grande Charte de juin 1215 que les barons ont arrachée au roi pour affirmer le droit à la liberté individuelle (charte que bien sûr le roi dénoncera très vite). Les Français entraînés par un félon au trône d'Angleterre, Godfrey (dans la réalité, également prénom d'un frère de Jean et de Richard, mais mort avant ce dernier), sortent bien malmenés. C'est un film sur un homme qui prend l'identité d'un autre (et par la même occasion, sa femme), un peu comme Martin Guerre (qui n'aspirait, lui qu'à la paix). Mais l'ensemble manque d'émotion, c'est l'action qui prime. Quant au cheval blanc dessiné à flanc de colline qui apparaît dans un plan, mon ami a fait une recherche sur wikipédia. On a peut-être une réponse même si le cheval est plus stylisé. C'est à vous de voir.

Ceci est le dernier billet de mai pour cause de pause vacancière jusqu'au 3 juin inclus. Dès le 5, je suis de retour. Je vous dis à bientôt.

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dimanche 25 avril 2010

Green Zone - Paul Greengrass

Si vous aimez les (très bons) films d'action et de divertissement qui s'adressent à un large public, je vous conseille vivement Green Zone du réalisateur Paul Greengrass, un film haletant de bout en bout. Vous en prenez plein les yeux (et les oreilles). L'histoire se passe en Irak en 2003, 4 semaines après le début des hostilités. Un contingent de soldats est chargé de trouver les caches d'ADM (Armes de Destruction Massive) qui ont été une des raisons pour lesquelles l'Amérique a déclaré la guerre à l'Irak. L'adjudant-chef Miller (Matt Damon) se rend compte que les planques supposées sont vides. On les mène en bateau et des soldats sont tués inutilement. Qui a donné de fausses informations? L'adjudant devine vite que cela vient de la CIA. Un certain "Magellan" est l'informateur. Qui est Magellan? Le début du film donne le ton: tout va vite, l'image est tremblée de par la réalisation caméra à l'épaule. Il y a aussi le grain de l'image, un peu gênant pour moi. Mais après cela va mieux, à moins que mon oeil se soit habitué. Paul Greengrass ne prend pas parti entre les bons et les méchants: personne n'est innocent. Mais un pays entier a été plongé dans le chaos pour des raisons politiques, stratégiques ou autre. Il y a un plan très parlant où l'on voit George Bush à la télé, content de lui, d'avoir commencé cette guerre. Edifiant. Après Vol 93 (à propos du 4ème avion, qui s'est "crashé" dans la campagne grâce au courage de certains passagers le 11/09/01*) et la trilogie "Jason Bourne" (les trois avec aussi Matt Damon), sans parler de sa période anglaise avec Bloody Sunday (2002), Paul Greengrass confirme son talent de grand réalisateur. Sinon, le film est adapté d'une enquête menée par Rajiv Chandrasekaran pendant 1 an et demi en Irak : il en a tiré un ouvrage récemment publié en poche aux éditions Point seuil.

* et non sur une des tours jumelles (merci à Ultimatom pour son rectificatif ci-dessous)

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vendredi 9 avril 2010

Films vus et non commentés depuis le 27/01/10 (fin)

Encore un billet sur trois films: le film des studios Disney, avec une animation classique sans être en 3D qui m'a plu mais sans plus. Et deux "petits" films sortis dans une ou deux salles à Paris qui font découvrir un autre cinéma pour notre plaisir même s'ils sont imparfaits.

La princesse et la grenouille de John Musker et Ron Clement, dessin animé des studios Disney, se passe en Louisiane à la Nouvelle Orléans et dans les bayous. L'époque est indéfinie. Pour une fois, Tiana, celle qui deviendra princesse, a la peau noire et rêve d'ouvrir un bar/restaurant jazz. Le prince Naveen, transformé en grenouille par un sorcier vaudou, est très imbu de lui-même et n'inspire pas beaucoup la sympathie. Tout se termine bien grâce à l'aide d'une amie d'enfance de Tiana, une blondinette assez "tête à claques". J'ai beaucoup aimé Louis, un crocodile fan de jazz, qui sait montrer les dents quand il faut.

La plus grande partie d'Ilusiones opticas de Cristian Gimenez présente une galerie marchande située dans une ville Chilienne indéterminée. C'est une "ville dans la ville" dirigée par une société. Cette dernière est en train de préparer des plans de licenciements. Même les cadres sont mis sur la touche. On leur donne l'occasion de se reconvertir. La première scène du film est symbolique: elle se passe entre un homme jeune qui a des problèmes de vue et un vieux monsieur: ils voient le mauvais temps arriver de loin. D'autres personnages nous sont présentées tour à tour, dont une femme kleptomane qui est repérée par un des vigiles (qui tombe amoureux d'elle), une femme aveugle albinos, une enfin qui grâce à sa prime de licenciement peut se refaire faire les seins: vraiment des personnages très décalés. Cela aboutit à un ovni cinématographique qui a beaucoup de charme.

Nord de Rune Denstad Langlo est une comédie norvégienne même si ce n'est hilarant. Le film qui dure 1H10 raconte l'odyssée de Jomar, ancien sauteur à ski, dépressif chronique et gardien d'un téléphérique pas très fréquenté. Il apprend qu'il est père d'un enfant. La mère et l'enfant vivent dans le nord de la Norvège, presque au Pôle nord. La maison jouxtant le téléphérique où logeait Jomar brûle par accident et le voilà qui se met en route avec une moto neige. A partir de là, il fait des rencontres surprenantes et aboutissant à des situations cocasses: par exemple, celle où il rencontre un homme vivant sous une tente avec un pied attaché à une luge; ou comment il apprend à se saoûler sans boire une goutte d'alcool. L'histoire est un peu décousue et d'ailleurs, en y repensant, je ne me rappelle même plus comment cela se termine vraiment. Mais je ne suis pas prête d'oublier Jomar, ce géant blond débonnaire qui ne s'étonne de rien. Le film n'est malheureusement pas resté à l'affiche.

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lundi 29 mars 2010

Films vus et non commentés depuis le 27/01/10 (suite 2ème partie)

Comme je l'avais annoncé précédemment, voici un billet sur 4 films d'un coup. Il fut un temps où j'aurais publié un billet pour chacun, mais mon retard de rédaction s'accumule par rapport à mon rythme de vision (44 films depuis le 1er janvier!)...

Le film Lovely bones de Peter Jackson aurait pu être bien s'il n'y avait pas eu les séquences de l'entre-deux mondes, dont un endroit semblant être le purgatoire tendance "new age", qui frôlent le ridicule et alourdissent l'ensemble. En revanche, les séquences où le "serial killer" apparaît à l'écran (on devine assez vite que le voisin avec ses lunettes et ses moustaches est un être peu recommandable) font froid dans le dos. Je sais gré au réalisateur de nous avoir épargné la scène du meurtre proprement dit de Susie Salmon très bien jouée par une jeune actrice plein de fraîcheur. C'est elle, la narratrice du film, jusque par-delà la mort. Dès le début de l'histoire, Susie annonce de but en blanc qu'elle a été assassinée à l'âge de 13 ans. Son corps reste introuvable (il faut attendre la fin pour savoir où il est et pour que l'âme de Susie soit en paix). Après cela, que dire du film si ce n'est qu'il faut peut-être lire le roman (que j'espère meilleur)?

I love you Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa est inspirée d'une histoire vraie. Le film vaut surtout pour la prestation de Jim Carrey qui porte l'histoire. Il joue le rôle d'un agent de police Steven Russell, marié et père de famille au Texas, qui se découvre homosexuel. Enfant abandonné à la naissance, il arrive à retrouver sa mère biologique qui le renie. Amoureux d'un autre homme, il laisse tomber sa famille et mène grande vie avec son amant. Ses extravagances financières l'amènent en prison où il tombe amoureux d'un certain Phillip Morris (Ewan McGregor un peu fade), et ce n'est que le premier tiers de ce film au scénario bien construit et sans temps mort. A la longue, c'est un peu fatiguant. Jim Carrey est présent de la première à la dernière image. Il est tellement bien qu'il en devient effrayant. Film iconoclaste: on sent que ce ne sont pas les Américains qui l'ont produit (le producteur exécutif est Luc Besson). C'est trop politiquement incorrect. A vous de voir.

La régate de Bernard Bellefroid (c'est son premier film de fiction) raconte l'histoire d'une relation violente d'amour-haine entre un père et son fils. Thierry (Thierry Hancisse), le père, aime son fils Alexandre mais cela ne l'empêche pas de le battre et même de le blesser gravement d'un coup de couteau à la cuisse. Il se venge de sa vie ratée. Les scènes de disputes sont à la limite de l'insoutenable. Bon rameur [pagayeur], Alexandre arrive malgré tout à s'entraîner pour participer à une régate de kayak. Son entraîneur (Sergi Lopez, très bien) ainsi que tous les camarades d'Alexandre ne comprennent pas les absences et l'attitude d'Alexandre qui fait comme si de rien n'était. Il ne dénonce pas son père car il l'aime. C'est un film dur mais prenant qui vaut pour l'interprétation des acteurs dont le jeune Joffrey Verbruggen.

Je termine par L'arbre et la forêt d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, avec un Guy Marchand (Frédérick) émouvant et magnifique entouré de Françoise Fabian qui joue le rôle de sa femme (Marianne). Je n'avais pas revu François Negret sur grand écran depuis De bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau (1988). Il interprète un des deux fils de Frédérick et Marianne. Le film est bercé de nombreux extraits de la tétralogie de Richard Wagner. Le jour des obsèques de son fils ainé, Charles, Fréderick brille par son absence. Plus tard, au cours d'un dîner de famille, il explique assez vite pourquoi il a agit ainsi. La révélation sème la confusion parmi les présents dont le fils cadet, Guillaume. La réalisation prend son temps: la musique wagnérienne résonne dans cette belle demeure entourée d'arbres et de bois. Il ne se passe grand-chose. L'histoire est ténue mais on a une impression de repos et de sérénité. Le couple Frédérick/Marianne est uni par une immense tendresse qui touche et le film permet de rappeler une fois de plus un passé douloureux qu'il ne faut pas oublier. Catherine Mouchet dans le rôle de l'ex-belle-fille de Frédérick et Marianne est (toujours) impeccable.

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Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
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