dimanche 13 novembre 2016

Jack Reacher: Never go back - Edward Zwick / Mr Wolff - Gavin O' Connor / Doctor Strange - Scott Derrickson

Jack Reacher: Never go back est la deuxième adaptation cinématographique d'un roman de Lee Child produite et interprétée par Tom Cruise. Comme j'avais pas mal aimé le premier Jack Reacher (avec quelques réserves), je n'ai pas hésité longtemps à voir ce deuxième volet. Le scénario tient sur un ticket de métro mais ce n'est pas grave car on ne s'ennuie pas une minute en compagnie de Jack, plus très jeune (Tom Cruise s'est empâté), qui apprend qu'il a peut-être une fille. Il doit surtout découvrir qui en veut à une femme militaire qui devait dîner avec lui et qui a été jetée en prison. Pour lui donner la réplique, Tom Cruise a choisi Cobie Smulders, une comédienne canadienne britannique qui m'est inconnue. Elle est très bien. Un bon film du samedi soir.

Dans Mr Wolff de Gavin O'Connor, je n'ai pas pu comptabiliser les cadavres (il y en a beaucoup), mais le film est distrayant. Lire le billet de Pascale. Christian Wolff (Ben Affleck, impavide) est un homme hors du commun. Autiste doué pour les chiffres, il est devenu le comptable de personnes véreuses. C'est aussi un tueur redoutable, grâce à un entraînement intensif depuis qu'il est petit avec des armes à feu de haute précision. Des flash-back montrent ce que fut son enfance avec un père militaire qui lui a appris à se battre. Pour faire suite à une demande d'une entreprise de haute technologie qui a un "trou" dans ses comptes, Wolff et une jeune employées vont devenir les cibles de tueurs redoutables. Il y a du rythme et des révélations inattendues sur certains personnages (sauf pour mon ami qui avait deviné).

Je termine avec Doctor Strange de Scott Derrickson dans lequel il faut louer les effets spéciaux, dont certains m'ont fait penser à ceux d'Inception: les immeubles distordus et les passerelles dans l'espace-temps. Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neuro chirurgien de talent qui est victime d'un grave accident de voiture. Ses mains ne réagissent plus. Il part à Katmandou dans un genre de temple où il est initié aux arts divinatoires et à la magie. Bien entendu, ses mains vont guérir. Il va affronter un groupe de zélotes dont le chef est Kaecilius (Mads Mikkelsen). Leur but? Détruire la terre. C'est le genre de film plaisant à voir sur grand écran. Pour une fois, j'ai trouvé le son moins assourdissant que d'habitude. Pourquoi pas?

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Je termine avec une mauvaise nouvelle (une de plus), la disparition de Robert Vaughn (22 novembre 1932 - 11 novembre 2016), qui incarna Napoléon Solo avec classe (avec son compère Illya Kuriakin [David McCallum]) dans la série Agents très spéciaux (1964-1968), une série que les jeunes de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et il était le dernier survivant des Sept mercenaires de John Sturges.

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samedi 29 octobre 2016

Le Teckel - Todd Solondz

Sorti le 19 octobre 2016, Le Teckel (Wiener-dog) est un film pas aimable du tout. "Saucisse", "P'tite crotte" et enfin "Cancer" sont les noms successifs (je n'invente rien) donnés à un teckel femelle qui passe de maître en maître sur une période indéterminée. C'est un film pessimiste (réaliste) sur le côté dérisoire de la condition humaine, en particulier sur le fait que l'on est tous mortels. En effet, l'un des thèmes principaux du film est la mort. Le teckel du titre sert de fil conducteur aux quatre histoires qui composent le film. Il est d'abord adopté par une famille dont le petit garçon a subi une chimiothérapie récente. Julie Delpy (très bien), qui joue la maman, a des répliques grinçantes. Le père n'est pas sympathique. Il parle au chien d'une manière ordurière. Puis, grâce à Dawn (Greta Gerwig), l'employée d'un vétérinaire, le teckel évite l'euthanasie et est adopté par un couple de trisomiques. S'ensuit un interlude inattendu sur un air de musique country et on retrouve le teckel à New-York. Son nouveau maître (Danny de Vito, étonnant) est un professeur de cinéma "au bout du rouleau" humilié par ses étudiants. Je vous laisse découvrir comment il veut se servir du teckel pour assouvir sa vengeance. La dernière partie du film se concentre sur Nana, une vieille dame atteinte d'un cancer et qui a appelé le teckel "Cancer". Nana vit seule dans une maison en bordure d'une voie rapide. Elle a la visite de sa petite-fille qui ne vient jamais sauf pour lui réclamer de l'argent. Le Teckel n'est pas un film politiquement correct, mais il se dégage des instants émouvants qui m'ont touchée et il y a une certaine empathie envers les personnages. Lire le billet de ffred.

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samedi 8 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers - Tim Burton

Miss Peregrine et les enfants particuliers (peculiar en VO), qui dure 2H07, m'a beaucoup plu pour différentes raisons. D'abord pour l'histoire, dans laquelle des enfants hors normes (une petite fille à la force surhumaine, une autre capable de faire pousser n'importe quoi de végétal en une minute, une jeune fille aussi légère que l'air qui porte des chaussures en plomb pour rester au sol, un garçon entouré d'abeilles qui sortent de sa bouche, une petite fille avec une mâchoire vorace derrière ses cheveux blonds, etc.) vivent dans une belle demeure isolée au Pays de Galles. Ils sont prisonniers d'une boucle (loop en VO) temporelle bloquée au 2 septembre 1943. Puis, pour Eva Green, sublime Miss Peregrine à la chevelure de jais, une "ombline" chargée de protéger ces enfants en étant la gardienne du temps. Quand elle se métamorphose en oiseau, c'est beau et gracieux. Enfin pour les effets spéciaux très réussis comme ceux pendant un affrontement entre squelettes animés et monstres "creux". Ce film où le fantastique et la poésie sont mêlés vaut la peine d'être vu. C'est du vrai cinéma. A conseiller à un public adolescent comme adulte.

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dimanche 2 octobre 2016

Brooklyn Village - Ira Sachs

J'ai eu un peu peur quand Brooklyn Village a démarré car je ne voyais pas où le réalisateur voulait en venir. C'était un peu confus. Puis, tout s'est éclairé pour moi. Jake (Jacob), un adolescent, emménage avec ses parents, Brian et Kathy, dans une maison de Brooklyn qui appartenait au père de Brian. Cet héritage est bienvenu pour Brian (un acteur de théâtre "courant le cachet"), car c'est en effet Kathy qui "fait bouillir la marmite" pour sa famille. Au rez-de-chaussée de la maison, il y a une boutique occupée par Leonor, une couturière sud-américaine qui vivote et payait jusqu'à présent un loyer très bas au grand-père très conciliant. Brooklyn se "boboïsant", Brian et sa soeur Audrey, sans être âpres au gain, rédigent un nouveau bail et triplent le montant du loyer que Leonor ne peut évidemment pas payer. Sans se douter tout de suite de ce qui arrive, Jake et Tony (le fils de Leonor) deviennent les meilleurs amis du monde. Ils se rebellent en se mettent en grève contre leurs parents respectifs. Ils ne leur adressent plus la parole. Leonor qui semblait la victime que l'on plaint devient un personnage odieux quand elle fait des remarques blessantes envers Brian qui, lui, est assez compatissant envers Leonor. J'ai aimé la manière qu'a le réalisateur, Ira Sachs, de filmer New-York, et j'ai été contente de retrouver Greg Kinnear trop rare sur nos écrans. Lire le billet de Chris.

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dimanche 11 septembre 2016

Comancheria - David MacKenzie

Parmi les sorties du mercredi 7 septembre 2016, j'ai choisi d'aller voir Comancheria du réalisateur britannique David MacKenzie (Les poings contre les murs et Young Adam). Son passage de l'autre côté de l'Atlantique m'a semblé réussi.

De nos jours, au Texas, pas loin de la frontière avec l'Oklahoma (en territoire comanche), deux frères, Tanner et Toby Howard, braquent des banques sans qu'il y ait de victimes. Ils prennent seulement des coupures d'une valeur inférieure ou égale à 20 dollars (ces billets-là ne sont pas traçables). Par la suite, ils échangent les billets volés contre des jetons dans un casino. Ils restent dans le casino une ou deux heures, avant d'échanger à nouveau les jetons qu'ils n'ont pas joué contre de l'argent "propre" ou un chèque. En effet, cet argent leur sert à rembourser l'hypothèque de la maison de leur mère décédée récemment.
Ce film montre une Amérique pauvre frappée de plein fouet par la crise économique. Même les vétérans de guerre ne bénéficient d'aucune aide sociale. Cette Amérique profonde ne fait pas envie. Les paysages sont tristes.
Malheureusement, il y aura un braquage de trop et tout va partir en vrille. Deux policiers texans plus très jeunes vont les poursuivre. L'un à la veille de sa retraite, est interprété par Jeff Bridges (très bien même si on du mal à le comprendre, on dirait qu'il a du coton dans la bouche!). Il n'arrête pas de dire des blagues à son coéquipier moitié mexicain et moitié comanche. Le réalisateur nous montre les Américains armés qui tirent sans sommation. La course-poursuite vers la fin ressemble à un western, avec les voitures qui remplacent les chevaux. Le scénario bien écrit laisse un goût d'amertume.

Lire le billet d'Alain.

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lundi 15 août 2016

Jason Bourne - Paul Greengrass / Stefan Zweig: Adieu l'Europe - Maria Schrader

J'ai été contente de retrouver Matt Damon dans le rôle de Jason Bourne (pour la 4ème fois). Je ne m'appesantirai pas sur le scénario pas très original: le "méchant" patron de la CIA (Tommy Lee Jones) veut mettre le monde entier sur écoute. Je retiens surtout le rythme trépidant du film qui nous emmène d'Athènes à Berlin avant de se terminer à Las Vegas. Jason essaye de se remémorer certains événements passés. Vincent Cassel joue le bras armé de Robert Dewey (le patron de la CIA), et le personnage principal féminin, Heather Lee (Alicia Vikander), est une hackeuse travaillant pour la CIA. Un film qui remplit son contrat de distraire. Les courses poursuites époustouflantes sont très bien filmées. Impressionnant.

Je passe à un film beaucoup plus calme, Stefan Zweig: Adieu l'Europe. Maria Schrader, la réalisatrice/scénariste qui est aussi actrice, prend son temps grâce de très beaux plans-séquences pour évoquer l'écrivain Stefan Zweig de 1936 jusqu'à son suicide en février 1942. En 1936, il est en exil depuis trois ans. Il vient d'arriver dans la région de Rio au Brésil. En complet cravate, il détonne dans cet environnement de végétation luxuriante et de canne à sucre. Il est accompagné de sa deuxième épouse Lotte. Il est partout accueilli chaleureusement comme en Argentine et se prête volontiers aux interviews qui tournent autour de l'engagement des intellectuels à propos de ce qui se passe en Europe. Début janvier 1941, le couple est à New-York, hébergé par la première femme de Zweig, qui a eu la chance de pouvoir émigrer. Zweig reçoit de nombreuses lettres qui lui demande de l'aide. On sent son impuissance devant les événements. Fin 41, il est à Pétropolis dans la région de Rio. C'est là qu'il se suicidera avec Lotte en février 1942. C'est un film très sobre filmé en cinémascope. Josef Hader qui interprète Stefan Zweig est très bien. Un film intéressant à voir.

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mardi 9 août 2016

Comme des bêtes - Chris Renaud

J'ai voulu voir Comme des bêtes (le titre original est plus parlant: The Secret Life of Pets, soit "La vie secrète des animaux de compagnie") réalisé par Chris Renaud (le créateur des Minions), car j'avais trouvé la bande-annonce très amusante. Pour résumer, ce film est sympa mais il manque de vrai scénario. En revanche le rythme est trépidant et sans temps mort. L'animation est réussie même si j'ai trouvé les couleurs un peu criarde par moment.

A Manhattan, dans un immeuble d'habitation, Max, un terrier Jack Russell, mène une vie heureuse avec sa jeune maîtresse, Katie. Tous les matins, Max aboie joyeusement pour que Katie ne parte pas à son travail. Il n'aime pas rester seul (comme les autres chiens en général). Pendant que les maîtres sont partis, les animaux font les fous, se fréquentent les uns les autres, etc. Un soir, Katie revient en compagnie de Duke, un gros chien marron sans race définie. Max n'est pas heureux de devoir partager l'affection de Katie ainsi que sa gamelle et son panier. Max et Duke deviennent ennemis mais, suite à un concours de circonstances, les deux chiens vont s'allier pour affronter toute une armée d'animaux - commandés par un lapin blanc psychopathe - qui, eux, n'ont pas la chance d'avoir des maîtres aimants. Max et Duke vont être aidés par Chloe, une chatte grise assez dodue, Pops, un vieux chien paralysé de l'arrière-train, Tiberius, un faucon neurasthénique, et Gidget, une chienne eskimo américain qui en "pince" pour Max. Les scènes d'extérieur sont souvent spectaculaires. Il y a des gags assez drôles, des séquences émouvantes comme quand on apprend ce que fut la vie de Duke avant son adoption par Katie. Il semble qu'une suite à ce film est prévue pour sortir en 2018.

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dimanche 3 juillet 2016

Michael Cimino (3 février 1939 - 2 juillet 2016)

Je viens d'apprendre la disparition du réalisateur américain Michael Cimino et cette nouvelle m'attriste beaucoup. Ce cinéaste "maudit" a réalisé sept long-métrages que j'ai tous vus.

Il n'avait rien tourné (ou presque) depuis 20 ans. Michael Cimino a réalisé trois chefs-d'oeuvre: Voyage au bout de l'enfer sorti en 1978 (The Deer Hunter), La porte du Paradis en 1980 (Heaven's gate, film maudit qui fut un bide aux Etats-Unis et qui "coula"  les studios "United Artists") et L'année du Dragon (1985) qui a permis de faire connaître Mickey Rourke. Les quatre autres films sont Le Canardeur en 1974 (avec Clint Eastwood), un très bon film, Le Sicilien (1987), Desperate Hours (1990) et Sunchaser (1996).

L'année 2016 continue d'être une année noire pour le cinéma.

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dimanche 26 juin 2016

Le monde de Dory - Andrew Stanton

Le monde de Dory, le nouveau dessin animé des studios Pixar/Disney, représente une belle réussite visuelle et scénaristique. L'histoire, bourrée d'humour, est une suite au Monde de Nemo sorti en 2003. Dory, le poisson chirurgien bleu qui souffre de "trouble de la mémoire immédiate", qui avait bien aidé Marin (un poisson-clown) à retrouver son fils Nemo, est l'héroïne de ce nouveau long-métrage. Malgré sa mémoire défaillante, Dory se souvient qu'elle a un père et une mère. Elle décide de partir à leur recherche. Dory a beaucoup de courage. Elle est même téméraire, à la limte de l'inconscience. Elle va traverser un océan et être aidée par Hank, un poulpe neurasthénique à sept (et non huit) tentacules (il en a perdu un). Pour ce faire, Hank se sert de ses cellules chromatophores pour se fondre dans le décor (ce sont des moments très amusants). Destinée, un requin-marteau myope, ainsi que Bailey, un belouga dont le sonar donne des signes de faiblesses, vont aussi beaucoup contribuer à ce que Dory atteigne son but. Je ne vous dirai pas si Dory retrouve ses parents. En tout cas, la salle a applaudi à la fin et j'ai passé 103 minutes très sympathiques.

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jeudi 23 juin 2016

The Witch - Robert Eggers

Influencée par la chronique de Mymp qui a écrit un article élogieux, je suis allée voir The Witch de Robert Eggers (sorti le 15 juin 2016) et je n'ai pas été déçue (sauf peut-être par la toute fin que j'ai trouvée en trop). The Witch (la Sorcière) se passe au XVIIème siècle (vers 1630) dans le Massachussetts, au temps des premiers colons anglais qui se sont installés au Nouveau Monde. Les familles vivent en communauté dans des villages entourés de grands murs. William, sa femme Katherine et leurs 5 enfants dont un nouveau-né sont bannis d'un de ces villages (je n'ai pas forcément compris la raison) et ils se retrouvent isolés dans une grande masure près d'une forêt aux arbres dénudés. La fille ainée, Thomasin, est une jolie jeune fille qui prend soin du dernier-né de la famille, Samuel. Une seconde d'inattention et Samuel disparaît. La peur, le chagrin et la colère s'abattent sur cette famille que l'on voit se disloquer. Caleb, le deuxième enfant de la famille, semble envoûté, comme si quelqu'un avait pris possession de son esprit. Les jumeaux Jonas et Mercy (les troisième et quatrième enfants) accusent Thomasin d'être une sorcière. Le film est tourné dans des tons gris, blanc et ocre. La bande-son renforce le côté terrifiant de ce que l'on voit à l 'écran. On ne voit jamais Satan mais c'est le personnage principal face aux croyances religieuses très fortes de cette famille. Au cours du générique, il est écrit que le réalisateur s'est servi de comptes-rendus de procès de l'époque et de contes populaires pour écrire le scénario et les dialogues de film que je n'ai pas trouvé lent du tout. Il dure 1H32.

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