mardi 18 décembre 2007

Existe-t-il une personne qui n'aime pas Stanley Kubrick ?

Comme je ne me décidais pas à rédiger une chronique pour un de ses films en particulier, j'ai hésité à parler de ce réalisateur, parce que je ne fais pas des "critiques" de films érudites. Je dis simplement dans mes billets ce qui me plaît ou ne me plaît pas. Je n'ai même pas encore vu toute l'oeuvre de Stanley Kubrick (1928-1999): il me reste Spartacus à découvrir, ainsi que ses deux premiers longs métrages, Fear and Desire (1953) et le Baiser du Tueur (1954). J'ai vu tous les autres mais il faudrait que j'en revois certains car je les ai visionnés il y a plus ou moins longtemps. C'est pourquoi je fais ce billet en posant la question du titre. En ce qui me concerne, ce cinéaste ne m'a jamais laissée indifférente. Il était producteur de ses films et il a aussi été monteur. Je l'ai découvert à l'âge adulte (je pense qu'on l'apprécie mieux), et je ne me rappelle pas avoir entendu dire de l'un ou l'autre de ses films qu'il n'était pas intéressant ou même qu'il était nul. C'est vrai qu'il a relativement peu tourné durant sa carrière, 13 films en 45 ans de carrière. Ce qui me plaît c'est son sens du cadrage, on voit qu'il a été photographe avant d'être réalisateur. Je retiens de ses mises en scènes les travellings arrière, dans Barry Lyndon (1975) ou les Sentiers de la Gloire (1957) par exemple, qui donnent de la profondeur de champ. Est-ce qu'on peut parler d'unité de son oeuvre? A chaque film, il passait à autre chose. Il a abordé tous les genres: le policier, le film en costume, le film d'anticipation, le film de guerre, le film d'angoisse, etc. En tout cas, chaque sortie de film de Kubrick était l'événement de l'année voire de la décennie. Le cinéma de Kubrick est beau, intelligent et jamais ennuyeux. Il a permis à des acteurs comme Peter Sellers, Malcolm Mc Dowell ou Ryan O'Neal de montrer leur talent. En ce qui me concerne, j'ai une petite préférence pour 2001 L'Odyssée de l'espace (1968) (même si je n'ai pas compris la fin), Barry Lyndon (d'une beauté à couper le souffle), Full Metal Jacket (1987) (pour la 1ère partie absolument magistrale), Shining (1980) (pour Jack Nicholson). Kubrick n'a jamais reçu l'Oscar du meilleur réalisateur.

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samedi 8 décembre 2007

Films vus non commentés depuis le 31 octobre 2007

Mon ami m'a demandé comment et sur quels critères je décidais de faire un billet sur un film, ou bien de le mentionner simplement avec 3 ou 4 autres (comme ci-après, dans la lignée de mon billet du 31/10/07). Je n'ai pas de raison particulière qui me vient à l'esprit. Peut-être que, pour tel ou tel film traité en 3 lignes, j'aurais pu me forcer à en écrire davantage, si je n'avais eu aucun autre sujet d'avance. Mais je préfère consacrer un billet à ceux qui m'ont vraiment plu. Bien sûr, il est parfois arrivé (faute de mieux!) que je fasse une chronique complète sur un film qui m'a déplu, ou même auquel je suis restée indifférente.
Sur les quatre d'aujourd'hui, 3 sont bien ou très bien et 1 m'a laissée perplexe. Mais je n'ai pas envie de me casser la tête à en raconter l'histoire.

Le Royaume de Peter Berg avec Jamie Foxx et Chris Cooper. Bon film d'action et pour une fois les Américains ne sont pas les rois du monde. Suite à un attentat en Irak (des centaines de civils américains s'étant fait mitrailler et exploser), un groupe de 5 Américains du FBI sont envoyés en mission pour découvrir le ou les coupable(s). Les scènes de fusillades sont spectaculaires. Regardable car on ne s'ennuie pas une seconde.

La France de Serge Bozon: Objet Cinématographique Non Identifié. Il y a Sylvie Testud déguisée en garçon pour partir à la recherche de son mari pendant la Guerre de 14-18. Elle croise le chemin d'un groupe de 10 hommes qui se trouvent être des déserteurs essayant de fuir la France pour se réfugier aux Pays-Bas. A quatre reprises, des chansons sont jouées et interprétées par les acteurs. Cela paraît saugrenu. Je n'ai pas compris le message du film, parce que je pense qu'il y en a un (?).

Once de John Carney: si vous aimez la musique et les chansons du film (ce qui est mon cas), interprétées par les deux acteurs principaux (touchants) même si Once n'est pas un film musical, il est très plaisant à regarder et à écouter. Sinon passez votre chemin.

Agent double
de Billy Ray avec un face-à-face entre Chris Cooper et Ryan Philippe. Chris Cooper interprète Robert Hanssen, personnage réel,
agent du FBI et une "pointure" en informatique, qui, pendant 25 ans, a trahi les Etats-Unis en vendant des renseignements aux Russes. Le film est très classique, sans courses-poursuites effrénées mais avec beaucoup de psychologie. Très bien.

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jeudi 6 décembre 2007

La nuit nous appartient - James Gray

Après les excellents Little Odessa (1994) et The Yards (2000) qui se passaient déjà dans la population d'origine Russe à New York, La nuit nous appartient (We Own the Night) de James Gray nous captive dès le début. Deux frères, l'un flic, Joseph (Joe) (Mark Whalberg)(1), et l'autre tenancier d'une boîte de nuit, Robert (Bob) (Joaquim Phoenix) (1), ont un père, flic aussi, Albert (Bert) (Robert Duvall). Robert semble le "vilain petit canard" de la famille. Il fréquente des Russes qui le protègent en ignorant le fait qu'il soit fils et frère de policier. En effet, ces Russes se trouvent (sous des airs respectables) être organisateurs d'un vaste trafic de drogue. D'ailleurs la façon d'importer la drogue est plutôt originale (allez voir le film pour la découvrir). Après Les Promesses de l'ombre de David Cronenberg (voir mon billet du 11/11/07), la Mafia russe est si je puis dire sous les feux des projecteurs. Un tragique événement fait prendre à Robert une décision radicale. Il devient flic à son tour et trahit en quelque sorte les personnes qu'il croyait être ses amis. L'histoire se passe en automne ou en hiver donnant un air lugubre à l'ensemble. Une course-poursuite d'anthologie est filmée à travers les vitres des voitures et sous un rideau de pluie. Tous les comédiens sont remarquables, Joaquin Phoenix en tête, qui fait d'ailleurs partie de la distribution du prochain James Gray en cours de tournage (Two Lovers).

(1) Merci à Bertrand (voir son commentaire ci-dessous) de m'avoir fait remarquer un quiproquo que je viens de rectifier. Contrairement à ce que j'avais écrit au départ, Joseph est le flic et Robert est le tenancier de boîte de nuit.

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mercredi 5 décembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (4)

Comme après toute bonne trilogie, voici le 4ème épisode et peut-être pas le dernier (et, non, ce n'est pas pour l'argent!).
Je viens de revoir en DVD avec mon ami (qui ne connaissait pas) Frankie et Johnny (1991), de Garry Marshall, le réalisateur de Pretty Woman (1990). Interprétée par Al Pacino (Johnny) et Michelle Pfeiffer (Frankie), cette histoire fait du bien au moral. C'est un film tendre, un véritable conte qui finit bien. Comme les trois "bijoux" (films) précédents, cela se passe encore à New-York, dans un "coffee shop" (au sens anglo-saxon!). Johnny qui vient de sortir après 18 mois de prison pour un chèque falsifié se fait engager comme cuistot à l'Apollo situé dans la 9ème avenue de New-York. C'est aussi cela l'Amérique, on a droit à une deuxième chance. Tous les membres du personnel forment une famille. L'ambiance est chaleureuse. Peu de temps après que Johnny soit embauché, une des serveuses décède et seules ses collègues assistent à la cérémonie religieuse. C'était toute sa famille. Les clients du "coffee shop" sont des habitués. Parmi les autres serveuses, Johnny remarque Frankie qui a vécu un drame personnel douloureux. Elle n'est pas prête à s'engager dans une nouvelle aventure sentimentale à moins que... En revanche, elle a un voisin homosexuel (Nathan Lane) qui lui sert de confident et cela donne lieu à des scènes savoureuses. Ce film, adapté d'une pièce de théâtre, n'a d'autre ambition que de distraire, et bien la réussite est totale.

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samedi 1 décembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (3)

Pour finir ma trilogie subjective, "the Last but not least", La Garçonnière (The Apartment) de Billy Wilder (1906-2002), film en noir et blanc de 1960 avec les décors d'Alexandre Trauner, est un chef-d'oeuvre (je ne lésine pas sur le terme). C.C. "Bud" Baxter (Jack Lemmon), employé dans une grande entreprise située dans un building de New-York, est amené à prêter son appartement (sa garçonnière) à des supérieurs hiérarchiques qui lui promettent monts et merveilles, en particulier de l'avancement. Il doit gérer un agenda pour ne pas commettre d'impairs. Et bien évidemment, le pauvre Bud se trouve souvent à la porte dehors, le soir, quand ce n'est pas la nuit, pendant que ses "chefs" prennent du bon temps avec des représentantes du sexe féminin. Et on ne peut pas dire qu'il en soit remercié. Dans cette société, les ascenseurs jouent un certain rôle grâce à une liftière, Fran Kubelik (Shirley Mc Laine). Cette charmante jeune femme va croiser de plus en plus le chemin de Bud. Je ne dévoilerai pas la fin que tout le monde devinera peut-être. Mais avant d'y arriver, on aura pu admirer la superbe mécanique bien huilée du scénario et la mise en scène à la hauteur de Billy Wilder. Un classique à voir et à revoir. On ne s'en lasse pas.
J'ai choisi ces trois films sans raison particulière (mais les ai rangés dans un certain ordre), les trois histoires se passent à New-York, ville que j'adore, et j'aime beaucoup tous les acteurs. Ces films sont sans prétention et ne sont là que pour distraire.

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vendredi 30 novembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (2)

Et oui, c'est Confidences sur l'oreiller (Pillow Talk, 1959), de Michael Gordon, qui est mon sujet du jour. A New York, dans un immeuble d'habitation, un homme, Brad Allen (Rock Hudson), et une femme, Jan Morrow (Doris Day), partagent une même ligne de téléphone comme cela pouvait se faire à l'époque. Comme Brad a de nombreuses conquêtes, les appels sont nombreux et ils durent longtemps, dépassant le temps imparti convenu entre les deux abonnés. Jan, qui cherche désespérément l'âme soeur, n'est pas contente, et très souvent ses rares appels se trouvent parasités par ceux de Brad. On sent une hostilité entre les deux renforcée par le fait que Brad et Jan ne se sont jamais réellement rencontrés jusqu'à ce que... (je vous laisse la surprise).
Comédie très agréable à voir avec le duel entre Rock Hudson et Doris Day, Tony Randall comptant les points, et une chanson de générique dont vous vous souvenez bien après avoir vu le film.
Demain, je ferai mon troisième et dernier billet (de cette mini-série "bijoux"!) sur une comédie réalisée par un metteur en scène mort presque centenaire.

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jeudi 29 novembre 2007

Bijoux de la comédie américaine (1)

J'ai décidé de faire trois billets d'affilée sur des comédies vues en DVD.
Je commence par
L'adorable voisine (Bell, Book and Candle) de Richard Quine, où l'on apprend que les sorciers existaient avant "Harry Potter" et "Ma sorcière bien aimée". Tourné la même année (1958) que Sueurs Froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock, ce film reforme le couple Kim Novak / James Stewart. Jack Lemmon, Elsa Lanchester (Mme Charles Laughton à la ville) et Philippe Clay (dans un petit rôle musical) complètent la distribution de cette oeuvre délicieuse qui se passe à New-York. Gill (Kim Novak), qui tient un magasin de sculptures et masques africains, a comme voisin Shep Henderson (James Stewart). Le compagnon de Gill est un chat siamois appelé Pyewacket. Elle ne peut ni tomber amoureuse, ni rougir, ni pleurer, car elle est sorcière. Elle aimerait bien séduire Shep sans se servir de sortilèges. Toutefois, apprenant qu'il va se marier, elle se sert de son quadrupède pour ensorceler Shep, allergique aux poils de chat. La fiancée, ancienne camarade de classe de Gill, passe un mauvais quart d'heure dans une "boîte à jazz" appelée "le Zodiaque", repaire de tous les sorciers de New-York. Nicky, le frère de Gill (Jack Lemmon), y joue du "tam tam", et Philippe Clay y chante. Ce qui doit arriver, arrive: Shep tombe amoureux de Gill mais rien n'est simple pour une sorcière qui, elle, ne peut pas aimer. Là, bien sûr, je ne vous raconterai pas la fin. Kim Novak avec sa belle voix grave est absolument charmante. James Stewart est impeccable, comme d'habitude. Les sortilèges sont lumineux ou sont utilisés pour ouvrir des portes. Jack Lemmon, en jeune sorcier tout fou, est touchant et le tout dégage un charme indéniable à nul autre pareil.
Demain, j'évoquerai un film de Michael Gordon.

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mercredi 28 novembre 2007

Les bourreaux meurent aussi - Fritz Lang

Ressorti dans une salle à Paris, le 24 octobre dernier, je viens de voir Les bourreaux meurent aussi (Hangmen also die) de Fritz Lang, aussi scénariste du film avec Bertold Brecht. Le film date de 1943 et raconte la traque de l'assassin de Reinhard Heydrich, protecteur de Bohême-Moravie, dauphin d'Hitler. Dans la réalité, le meurtre fut commis le 27 mai 1942 par la Résistance Tchèque. Filmé en noir et blanc avec des vues de Prague de cette époque, les Allemands parlent allemand et les Tchèques (joués par des acteurs anglo-saxons) parlent anglais. L'histoire commence juste avant que Reinhard Heydrich, surnommé "Le bourreau", ne soit assassiné (même le bourreau meurt). L'acteur qui joue Heydrich est une caricature du vrai, accentuée par des lèvres que l'on devine écarlates comme s'il avait mis du rouge à lèvres. Les autres Allemands, la plupart de la Gestapo, ont vraiment la tête de l'emploi. Suite à l'attentat, des Tchèques sont pris en otages et fusillés les uns après les autres en attendant que le vrai meurtrier soit arrêté. Ce dernier est un chirurgien que l'on voit dès le début du film en train de fuir. Il est recueilli par une famille. Il se fait appeler Vanek mais son vrai nom de famille est Svoboda (Liberté) en langue tchèque. Tout un symbole. Grâce à la population praguoise, un autre Tchèque, qui s'avère être un traître à son peuple, servira de bouc-émissaire et sera exécuté. Tout est bien qui finit (presque) bien pour Fritz Lang. Dans la réalité, le village de Lidice sera rasé de la carte. Toute la population sera exécutée ou déportée. Puis d'autres représailles suivront: plus de 1000 personnes en seront les victimes. Quand Fritz Lang a réalisé le film, la Seconde Guerre Mondiale allait durer encore deux ans.

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mardi 27 novembre 2007

Seven - David Fincher

Alors que Zodiac (cf. mon billet du 22/05/2007) vient de sortir en DVD, je parlerai de Seven qui a révélé David Fincher. C'est, pour moi, le meilleur thriller des 15 dernières années. Sorti en janvier 1996, Seven est une des histoires les plus terrifiantes que j'ai vues au cinéma. Tout commence avec ce générique avec l'image saturée. Tout est crissant. L'histoire se déroule sur une semaine. Un serial-killer plutôt banal dont on ne découvrera le visage qu'à la toute fin se rend coupable de crimes en rapport avec les 7 pêchés capitaux. En effet, ce tueur appelé John Doe a lu beaucoup de livres et en particulier l'Enfer de Dante. Il tue ses victimes de la manière dont ils ont pêché. La première est un homme obèse qui mourra d'avoir trop mangé sous la menace (c'est la Gourmandise). 4 autres seront éliminés selon leur pêché supposé (l'Avarice, la Luxure, la Paresse et l'Orgueil). 2 flics interprétés par Morgan Freeman et Brad Pitt mènent l'enquête. Malheureusement, ils ne sortiront pas indemnes de cette expérience. Tout finit avec la Colère qui tue l'Envie. Le scénario est génialement construit, les crimes commis sont plus décrits que montrés. On sent l'angoisse qui suinte de l'écran. Un film qui ne s'oublie pas, la preuve : je l'ai vu à l'époque de sa sortie sans l'avoir revu depuis et je m'en souviens encore.

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dimanche 25 novembre 2007

Westerns vus en DVD et non commentés

Voici quelques westerns que j'ai vus cette année, pour la plupart à l'instigation de mon ami (films de garçons: pan pan, paf paf!), même si, pour certains, je les avais achetés antérieurement. Pour faire bon poids (13 à la douzaine), j'y ai rajouté L'Appât, que nous avons vu lors d'une reprise au cinéma Action Ecoles à Paris.

La Lance brisée (Broken Lance) - Edward Dmytryk (1954): une histoire de fratrie, où les 3 aînés s'opposent au benjamin, Joe (Richard Widmarck), fils de la 2ème épouse (indienne) de leur ranchero de père, Matt Devereau (Spencer Tracy).
L'homme aux colts d'or (Warlock) - Edward Dmytryk (1959): Henry Fonda en "pacificateur" itinérant, qui vend ses services aux villageois excédés par le pouvoir dont abuse un gros propriétaire. Force restera à la loi (incarnée finalement par Richard Widmarck).
Josey Wales Hors-la-loi (The Outlaw Josey Wales) - Clint Eastwood (1976): là où un Seraphim Falls de 2006 (mon billet du 02/11/2007) se focalise sur un affrontement entre deux hommes, ce film, qui part de la même situation initiale (un homme perd sa famille lors d'un raid durant la guerre de Sécession) atteint à l'épique (Clint Eastwood contre des armées entières).
La Chevauchée fantastique (Stagecoach) - John Ford (1939): le film qui a révélé John Wayne. Il faut l'avoir vu au moins une fois.
Les Cheyennes (Cheyenne Autum) - John Ford (1964): un western "pro-indien", qui dépeint la fuite des Cheyennes de la réserve où ils meurent de faim en Oklahoma, pour rejoindre leurs terres, en 1876.
Les 4 fils de Katie Elder (The Sons of Kathy Elder) - Henry Hathaway (1965): John Wayne en pistolero et aîné d'une fratrie comprenant un (autre) outlaw (Dean Martin), un boutiquier sans histoire et le petit dernier, resté seul avec la mère qui avait réussi à l'obliger à faire des études. Le film commence lors de l'enterrement de cette dernière.
Le Bon, la Brute et le Truand (Il Buono, Il Brutto, Il Cattivo) - Sergio Leone (1966): ce film fait partie de la "trilogie des dollars" avec Clint Eastwood dans son rôle de cow-boy solitaire. Là, l'enjeu est un énorme trésor.
Winchester 73 - Anthony Mann (1950): deux frères (dont l'un est James Steward) rivalisent d'adresse pour posséder la mythique carabine, enjeu d'un concours de tir. L'un finira par tuer l'autre - non sans de bonnes raisons.
Les Affameurs (Bend of the River) - Anthony Mann (1952): sur le thème de l'amitié "à la vie à la mort" puis de la trahison. Avec James Stewart, Arthur Kennedy et Rock Hudson.
L'appât (The Naked Spur) - Anthony Mann (1953): une sorte de "huis clos" itinérant en pleine nature. Les personnages: un homme qui a tout perdu par la Guerre de Sécession, qui s'est fait chasseur de prime dans le but de se racheter un ranch; un prospecteur qu'il s'adjoint par l'appât du gain; un ex-officier chassé de l'armée. Et le jeune bandit sans foi ni loi, que le trio réussit à faire prisonnier, accompagné d'une jeune orpheline, amoureuse de lui, et qu'il manipule pour dresser ses trois geoliers l'un contre l'autre durant le trajet vers la prison.
Major Dundee - Sam Peckinpah (1965): la longue poursuite d'une bande d'indiens rapteurs d'enfants par une troupe disparate de Nordistes et de prisonniers Sudistes contraints de collaborer bien que se détestant. Aucun personnage n'est vraiment sympathique. Avec Charlton Heston dans le rôle éponyme, et James Coburn dans un autre.
La Horde sauvage (Wild Bunch) - Sam Peckinpah (1969): un western "crépusculaire" (qui se déroule au début du 20ème siècle). Violence et désenchantement de brigands vieillis. Les "bonus", très intéressants, expliquent notamment la manière de diriger ses acteurs de Peckinpah et la genèse de certaines scènes mythiques.
Les 7 mercenaires (The Magnificent Seven) - John Sturges (1960): remake en western des 7 samouraïs de Kurozawa. Pour Steve McQueen, Yul Brenner, Charles Bronson, James Coburn...

A noter pour finir que, sur ces 13 westerns, 8 figurent dans l'anthologie de Pierre Tchernia, 80 grands succès du Western (éditions Casterman, 1989), livre très bien fait d'une centaine de pages. Les westerns sont classés par ordre alphabétique de leur titre français, entrecoupés de 4 doubles pages thématiques: les Westerns racontent les Etats-Unis, Vrais héros - fausses légendes, Gary Cooper - John Wayne, Le Western à l'affiche.

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