dimanche 10 juin 2007

Coeurs perdus - Todd Robinson

Coeurs perdus (Lonely Hearts) (2006) de Todd Robinson est un film très classique et très noir tiré d'un fait divers qui défraya la chronique à la fin des années 40. Un long-métrage, Les tueurs de la Lune de Miel (Honeymoon Killers) (1970), l'unique réalisation de Leonard Kastle, a déjà relaté cette histoire. Coeurs perdus est un long flash-back narré par un des policiers (John Travolta) qui, dans la réalité, était le grand-père du réalisateur. Ce dernier lui a dédicacé le film. Un homme, Ray Fernandez (Jared Leto), beau parleur, séduit les femmes esseulées qui ont de l'argent. Un jour, l'une d'entre elles, Martha Beck (terrifiante Selma Hayek), infirmière, deviendra son amante et sa complice. Après avoir dépouillé de leur argent les femmes séduites, ils disparaissent et trouvent d'autres victimes que Ray appâte en répondant à des petites annonces. Mais un facteur humain entre en jeu. Martha est jalouse et elle n'accepte pas que son amant puisse tomber amoureux d'une autre femme. Cela semblant se produire, les meurtres commencent au cours d'une odyssée sanglante. Là, le film bascule dans l'horreur. Les policiers sont à leur poursuite mais néanmoins plusieurs femmes, un vieux monsieur et une adorable petite fille sont massacrés par le couple qui sera appréhendé, jugé et condamné à mort. L'exécution par chaise électrique montrée de bout de bout est une expérience éprouvante pour le spectateur. Le film est vraiment à voir pour John Travolta et Selma Hayek et la reconstitution d'époque mais pas plus d'une fois.

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samedi 9 juin 2007

Robert de Niro

Robert De Niro (né en 1943), je l'ai découvert il y a plus de 30 ans déjà. Immense acteur, interprète du Dernier Nabab (1976), ultime film d'Elia Kazan, Taxi Driver (1976), New York-New York (1977), Raging Bull (1981), La Valse des pantins (1983) (trop méconnu), Les Affranchis (1990), Casino (1995), tous réalisés par son ami "Marty" Scorsese, Voyage au bout de l'Enfer (1977) de Michael Cimino, Il était une fois en Amérique (1983), dernier film de Sergio Leone, Heat (1995) de Michael Mann. La liste est encore longue de ces films qualifiés par beaucoup de critiques et de spectateurs de chefs-d'oeuvres. Il n'a pas hésité non plus à ne faire seulement que des apparitions comme dans Brazil (1993) de son ami Terry Gilliam où sa prestation est savoureuse. Robert De Niro, fils d'un Italien (peintre) et d'une Irlandaise, est un acteur qui m'a fait aimer le cinéma. Depuis quelques années, le choix de ses rôles a été quand même moins heureux et c'est dommage. En revanche, il s'est mis à la mise en scène avec un certain talent pour A Bronx tale (1993) et The Good Shepherd (2006), celui-ci inédit en France. Il est aussi l'heureux créateur du Festival de Tribeca dont il a eu l'idée à la suite des événements tragiques du 11 septembre 2001 endeuillant la ville de New-York. C'est maintenant un festival qui compte et où le grand public peut accéder aux séances.

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jeudi 7 juin 2007

Al Pacino

Al Pacino, heureusement pour lui, n'a pas tourné que 88 minutes, son dernier film sorti en France. Il a été révélé, entre autre, grâce à Panique à Needle Park (1971) et L'épouvantail (Scarecrow) (1973, Palme d'Or à Cannes), tous les deux réalisés par Jerry Schatzberg , puis par Un Après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de Sidney Lumet (1975), la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola et Scarface (1983) de Brian de Palma dans lequel son interprétation paroxystique de Tony Montana a marqué toute une génération de spectateurs, ou Cruising de William Friedkin (il y joue un flic qui se fait passer pour un homosexuel). Il a fait aussi des films plus intimistes comme Bobby Deerfield  de Sydney Pollack (1977) avec Marthe Keller (à découvrir ou redécouvrir), et un de mes films "chouchou", Frankie et Johnny (1991) de Gary Marshall avec Michelle Pfeiffer dans une histoire qui vous fait croire au Prince Charmant. Al Pacino est un acteur de talent, amoureux de Shakespeare, qui fait aussi beaucoup de théâtre aux Etats-Unis. D'ailleurs, il a réalisé Looking For Richard (1996) entouré d'amis comédiens dont Winona Ryder et Kevin Spacey, et il a interprété, en 2004, Shylock dans Le Marchand de Venise (2004) de Michael Radford. Dans mes recherches web, j'ai appris une bonne nouvelle : il va rejouer après Heat (1995) de Michael Mann avec Robert de Niro dans Righteous Kill (2008) de Jon Avnet. Je me réjouis d'avance devant cette nouvelle rencontre entre ces deux monstres sacrés du cinéma.

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samedi 26 mai 2007

Laurel et Hardy

Grâce à des sorties en DVD présentes et à venir, on peut voir ou revoir le duo inoubliable de Stan Laurel et Oliver Hardy dans des courts et moyens métrages plus désopilants les uns que les autres dont Les As d'Oxford, Les Montagnards sont là, etc. Les gags sont visuels pour la plupart. Stan Laurel, même s'il semble être le faire-valoir et le souffre-douleur d'Oliver Hardy, peut avoir des réactions inattendues d'auto-défense. Les personnages de Stan Laurel plutôt mince et pleurnichard et d'Oliver Hardy à la silhouette plus enveloppée et un peu ronchon sont vraiment des archétypes comiques. A la différence de Charlie Chaplin, ils n'ont jamais réalisé de films, ils n'avaient pas droit de regard sur les scénarios qui ne se renouvelaient pas beaucoup. C'était seulement du comique de situation. Mais quel talent ! Qu'ils restent encore longtemps dans les mémoires des générations de spectateurs.

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mardi 22 mai 2007

Zodiac - David Fincher

Zodiac de David Fincher (2007) narre une histoire tirée d'un fait divers réel. Une série de crimes se sont déroulés dans la région de San Francisco à partir de la fin des années 60, et ce pendant plusieurs années. Le coupable n'a jamais été identifié avec certitude. Il n'y a que des présomptions. Le tueur se faisait appeler Zodiac. Il s'attaquait à des couples en s'acharnant plus précisément sur les femmes. Le côté crime sexuel n'a pas été démontré. Ses crimes perpétrés, Zodiac envoyait à certains journaux des missives accompagnées de feuillets remplis de signes "cabbalistiques" (comme sur l'affiche du film). Un jeune policier (joué par Mark Ruffalo), ainsi qu'un journaliste (Robert Downey Jr) et un dessinateur (Jack Gyllenhaal) du San Francisco Chronicle, ont essayé de résoudre l'affaire avec acharnement. Le journaliste y laissera sa santé. Le flic abandonnera aussi. Seul, le dessinateur ira suffisamment loin pour faire un livre de cette histoire en touchant pratiquement au but, mais pas tout à fait. Il restera toujours un doute. Malgré la longueur du film (2h40), le suspense est haletant, la reconstitution de l'époque semble fidèle. On passe vraiment un bon moment. Cela fait du bien pendant cette période de vaches un peu maigres pour les bons grands films américains.

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lundi 21 mai 2007

Rio Bravo - Howard Hawks

Rio Bravo d'Howard Hawks (1959) diffusé hier soir, dimanche 20 mai, est un classique dans le genre western. John T. Chance (John Wayne) est shérif de la ville de Rio Bravo. Il arrête un homme pour meurtre. Le frère de ce dernier encercle la ville pour obtenir sa libération. Chance réengage comme adjoint Dude (Dean Martin), qui était devenu alcoolique suite à un chagrin d'amour. D'autres personnages apparaissent, le vieux Stumpy, shérif adjoint, la belle Feathers (Angie Dickinson), dont ce fut le premier rôle, avec ses jambes interminables. Enfin Colorado (Ricky Nelson), garde du corps d'un dénommé Pat Wheeler, ami de Chance, qui vient d'être tué d'une balle dans le dos. Rio Bravo est célèbre par deux chansons : "Rio Bravo" et "My rifle, my pony and me". La confrontation finale avec de la dynamite est le morceau de bravoure du film que l'on peut voir et revoir sans se lasser.

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samedi 19 mai 2007

Générique des distributeurs américains

Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les nom des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là. Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les noms des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là.

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jeudi 17 mai 2007

Les Indomptables - Nicholas Ray

A l'occasion d'une rétrospective Nicholas Ray, Les Indomptables (The Lusty Men, 1952) fait partie de la sélection des films projetés au Cinéma Action. Si vous avez la chance d'habiter Paris ou sa région ou que vous passez dans le coin, allez le voir. Il se donne une fois encore le lundi 28 mai 2007. J'ai découvert ce film il y a plus de 20 ans, et j'en avais gardé un grand souvenir. Je viens de le revoir et c'est toujours aussi bien. L'histoire se passe dans le monde des rodéos. Jeff Mc Cloud (Robert Mitchum), ancien champion de rodéo, a laissé tomber cette activité spectaculaire, mais très dangereuse, suite à un accident. Il revient dans sa région natale pour travailler dans un ranch. Là, il croise Wes Merritt (Arthur Kennedy) et sa femme Louise (Susan Hayward). Wes Merrit, voulant faire lui-même faire du rodéo, appâté par les gains vite gagnés pour acheter sa ferme, engage Jeff pour l'entraîner. Les succès sont au rendez-vous mais Louise a peur de l'accident qui peut survenir. Jeff tombe amoureux d'elle. Wes, de son côté, la délaisse. Il n'y a ni bons, ni méchants, dans ce film, seulement des hommes qui ne vivent que pour le rodéo et les gains remportés mais avec un avenir très incertain. Les personnages féminins sont bien campés. Robert Mitchum et Susan Hayward sont excellents.

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lundi 14 mai 2007

La Faille - Grégory Hoblit

Dans ce film policier de facture classique, la Faille de Gregory Hoblit, on connaît l'assassin dès le départ. Il a tout de suite avoué, mais l'arme trouvée sur le lieu du crime n'est pas la bonne, et sans arme, pas de condamnation. La victime, femme infidèle du meurtrier, n'est pas morte, mais dans le coma après avoir reçu une balle dans la tête. Le policier en charge de l'enquête était l'amant de la femme. Théodore Crawford (Anthony Hopkins), refusant un avocat, se charge lui-même de sa défense, très sûr de lui avec ses mimiques à la "Hannibal Lecter" ; un procureur est commis d'office. Le scénario tient la route même si la résolution de l'énigme est un peu rapide. Film plaisant qui fait passer un bon moment.

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mardi 1 mai 2007

Jesus Camp - Heidi Ewing et Rachel Grady

Jesus Camp d'Heidi Ewing et Rachel Grady est un des plus grands films d'horreur que j'ai pu voir jusqu'à présent. Pourtant, il n'y aucun effet "gore", pas de sang, pas de corps démembrés. Seules des larmes coulent, celles d'enfants âgés entre 7 et 10 ans. En effet, ce sont de grands pécheurs et seul Jésus peut les sauver. Ils sont tellement mis en condition qu'ils pleurent à chaudes larmes. Mais juste après, on en voit qui entrent en transe comme possédés pour se purifier du mal. Les documentaristes ont filmé, dans le Missouri, une femme pasteur évangéliste qui se charge "d'endoctriner" des enfants qui apprennent même à détester Harry Potter, parce que sorcier, et donc incarnation du mal. Ils doivent devenir la génération future de chrétiens qui sauveront les Etats-Unis des non chrétiens. Ces enfants, pour la plupart, ne vont pas à l'école, ce sont les mamans qui donnent les cours. Pendant l'été, les enfants seuls ou accompagnés de leurs parents passent une semaine dans un camp de la Bible où ils écoutent toute la journée des prêches de la femme pasteur ou d'autres, dont un homme qui démontre qu'un foetus est déjà un être humain et que 50 millions d'enfants ne naissent jamais parce que les mamans ont avorté. De temps en temps, la femme pasteur parle face à la caméra en expliquant sans se démonter que les enfants de ces âges-là sont les plus malléables et réceptifs aux messages et qu'ils sont faciles à conditionner. D'après le mini-dossier de presse, on nous apprend que les Etats-Unis comptent 80 à 100 millions d'évangélistes dont Georges Bush. Ils représentaient 53% des suffrages en 2004 lors de l'élection présidentielle. Leur discours fait vraiment froid dans le dos. Pas de parole de paix, de tolérance envers l'autre. Malheureusement, c'est cela aussi l'Amérique.

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