dimanche 16 septembre 2007

Sicko - Michael Moore

Le nouveau brûlot de Michael Moore, Sicko (malade en anglais), traite de la dure loi du système d'assurance maladie aux Etats-Unis, mais Michael Moore ne fait qu'effleurer les rapports, où des sommes conséquentes sont en jeu, entre les hommes politiques et ces sociétés d'assurance. Une loi sur la couverture médicale universelle est toujours remise sine die. Comme dans ses films précédents, il suit et interviewe quelques "victimes" américaines de ce système. Mieux vaut être très riche et bien portant que pauvre ou qu'un peu riche et malade. Il montre que des gens s'endettent ou vendent tous leurs biens pour pouvoir se soigner. Un homme a eu deux doigts coupés par accident, l'annulaire et le majeur. Recoudre l'annulaire coûtait 12000 dollars, recoudre le majeur, 60000 dollars. Il ne s'est fait recoudre que l'annulaire. Le but pour les assurances est de rembourser le moins possible les assurés en trouvant toujours une bonne raison de ne pas le faire. Une jeune femme souffrant d'un cancer s'est fait soigner au Canada, grâce à un "ami". Justement, au Canada, Michael Moore continue son enquête. Dans ce pays limitrophe des Etats-Unis, la gratuité des soins semble totale, ainsi que dans certains pays européens, comme en Angleterre et en France. Ces situations idylliques tant en France qu'en Angleterre partent d'un constat sympathique mais ne reflètent pas toute la vérité. La dernière partie du film est plutôt "croquignolette", où Michael Moore démontre qu'à Guantanamo et plus largement à Cuba, ennemi juré des Etats-Unis, les gens sont mieux soignés et gratuitement. Pour ce qui me concerne, j'ai beaucoup mieux aimé ce film-ci que Fahrenheit 9/11 qui était raté et plutôt déplaisant à force d'être critique. Là, nous avons un film qui se voit avec intérêt, il y a du suspense. Je pense qu'il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet et il y aurait de la matière pour faire un documentaire sur le système français, par un cinéaste de l'hexagone.

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lundi 10 septembre 2007

Dessins animés - Tex Avery

Je viens de voir, avec mon ami, un coffret de 4 DVD paru il y a 5 ans qui contient un grand nombre de dessins animés de Tex Avery, soit à peu près 70 courts métrages d'environ 5 minutes chacun. Les films sont absolument tous géniaux, drôles, cruels, "politiquement incorrects" comme on dit maintenant. En dehors de Bugs Bunny dont Tex Avery est l'un des créateurs (1), les héros récurrents sont évidemment Droopy ("You know what, I'm happy"), petit chien blanc aux longues oreilles avec un air battu, Spike, gros chien pas très intelligent, le loup qui, dès qu'il voit une jolie fille, devient un être lubrique avec la langue pendante et les yeux qui sortent des orbites. La grand-mère du Petit Chaperon Rouge n'est pas en reste dès qu'elle voit le loup. D'autres personnages sont un écureuil, un petit cochon Porky, les deux ours, Georges et Junior (allusion à George et Lenny dans Des souris et des hommes de Steinbeck?). Il arrive même que des objets comme des voitures ou des avions s'animent et ressemblent à des êtres vivants. Dans les dessins animés, la musique, les accents de voix, les gags visuels provoquent une hilarité qui fait du bien. Si vous avez la chance de voir du Tex Avery, ne boudez pas votre plaisir. Cela n'a pas pris une ride.

(1) Suite à la question de Nio ci-dessous, voir l'article sur Bugs Bunny se trouvant en ligne sur Wikipedia au 12/09/2007 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bugs_Bunny) qui dit: "Bugs Bunny est un personnage de dessin animé états-unien créé par plusieurs dessinateurs dont Ben Hardaway. Il apparut pour la première fois à l'écran dans "Porky's Hare Hunt" (1938) de Ben Hardaway et Cal Dalton. Il devint le personnage que nous connaissons aujourd'hui sous la plume de Tex Avery dans "Wild Hare" (1940), produit par Chuck Jones."

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mardi 28 août 2007

Motel - Nimrod Antal

Honnête film de genre vu dans le cadre de l'opération "3 jours, 3 euros" du 19 au 21 août, Motel (Vacancy) de Nimrod Antal est le type même du film à regarder en DVD, le soir, entre copains avec du coca et du pop-corn. C'est sans prétention, le scénario tient la route. On pense à Psychose pour le motel, peut-être à des films de Carpenter pour les masques. Un jeune couple en détresse a le malheur de tomber en panne de voiture sur une route américaine peu fréquentée, de trouver un motel cradingue tenu par un gérant taciturne. Des cris de détresse s'entendent de son bureau. Epuisé, le couple, Amy (Kate Beckinsale, craquante) et David Fox (Luke Wilson) louent une chambre (suite) qui se trouve être le lieu de supplice de malheureux avant eux. Chut, je n'en dirais pas plus. La fin est un tout petit peu trop "Happy end", mais à voir.

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mercredi 22 août 2007

Bullitt - Peter Yates (billet N°1)

Emblématique des films de la fin des années 60, Bullitt de Peter Yates (1968), que je viens de revoir récemment en DVD, est resté célèbre pour la poursuite en voiture dans les rues de San Francisco et aux alentours. Pas d'effets spéciaux, seulement deux voitures. Dans l'une, Frank Bullitt (Steve Mc Queen), et dans la seconde deux hommes, tueurs professionnels qui n'échangent pas une parole. La séquence qui dure plus de 5 minutes est passionnante et haletante. Sinon comme me l'a fait remarquer mon ami, la caméra s'attache beaucoup aux regards échangés entre les protagonistes. Je pense que l'on n'ose plus faire des films comme cela avec ce minimum de dialogues. Pendant la séquence finale dans l'aéroport, cette chasse à l'homme dégage de la tension sans qu'une parole soit échangée mais le regard traqué du fugitif en dit très long. Steve Mc Queen et Robert Vaughn (Chalmers) sont parfaits et Jacqueline Bisset donne la touche féminine indispensable.

[ré-évoqué le 12 janvier 2011 (décès de Peter Yates)]

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mardi 24 juillet 2007

Deux films américains sortis en salle en juillet 2007

Le Contrat de Bruce Beresford (2005). Je suis restée pour regarder le générique de fin et exceptés les acteurs et le réalisateur, toute l'équipe technique est russe ou bulgare. J'ai été très étonnée. A part ça, le paysage est magnifique, mais le film est tout à fait oubliable. Il fait partie de ces longs-métrages de fonds de tiroir que l'on sort l'été. Je préfère Morgan Freeman dans d'autres films ainsi que John Cusack.

Half Nelson de Ryan Fleck: Ryan Gosling ("nominé" aux Oscar cette année pour son rôle dans ce film) est bien, mais je dois dire que je n'ai pas été convaincue par le scénario qui n'explique rien ou pas grand-chose. Si vous êtes prof, n'allez pas voir le film, vous allez sortir déprimé. Sinon je n'ai été ni touchée, ni émue, seule la jeune Shareeka Epps, remarquable, donne un peu d'optimisme à l'ensemble. Heureusement qu'elle est là.

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dimanche 15 juillet 2007

L'homme qui tua Liberty Valance - John Ford

A l'occasion cette année du centenaire de la naissance de John Wayne, je voudrais évoquer un de ses meilleurs films, L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford, qui date de 1962. Il partageait l'affiche avec James Stewart et le rôle de Liberty Valance est tenu par Lee Marvin. L'histoire est un long flash-back raconté par Ransom Stoddard (James Stewart) devenu Sénateur de l'Etat. Il vient assister à l'enterrement de Tom Doniphon (John Wayne), accompagné par sa femme Hallie (Vera Miles). Il se remémore les événements qui lui ont fait rencontrer Tom. Attaqué au cours d'un voyage en diligence par la bande à Liberty Valance, Stoddard est laissé pour mort. Il sera recueilli et soigné dans une ville voisine. Parmi ses sauveteurs figure Tom Doniphon. On ne saura qu'à la toute fin qui a tué Liberty Valance. Ce n'est pas très important. En revanche, Tom Doniphon aime Hallie mais il la laisse partir car elle est tombée amoureuse d'un autre, Ransom Stoddard qui lui apprend à lire. Beau film classique qui mérite d'être acheté en DVD. D'ailleurs, un grand nombre de films de John Wayne viennent de paraître en DVD. Même si je ne suis pas une immense fan de cet acteur, il faut reconnaître qu'il a tourné dans des films qui appartiennent à la légende du 7ème Art, comme la Chevauchée Fantastique de John Ford (1939).

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samedi 14 juillet 2007

Films vus au Cinéma et en DVD non commentés depuis le 28 avril 2007

[ce billet fait suite à celui du 28/04/2007]

Troie de Wolfgang Petersen en DVD (2004) : relisez plutôt l'Illiade d'Homère c'est beaucoup mieux et nettement moins ridicule.

Lucky you de Curtis Hanson (2007) : très regardable mais il faut aimer le poker.

La maison dans l'Ombre (On Dangerous Ground) de Nicholas Ray (1952) : film méconnu du grand Nicholas, a beaucoup vieilli malgré la présence d'Ida Lupino et Robert Ryan.

Delirious de Tom DiCillo (2006) : le film est bruyant, "trash", l'image est surexposée exprès, cette laideur esthétique reflète peut-être le monde des Paparazzi. En tout cas, la fin aurait pu être saignante et sauver le film, elle n'est que banale. Un gâchis !

The Lookout de Scott Frank (2007) : un peu flemmarde pour en faire un billet, je recommande ce bon petit polar très bien mené au scénario original avec Joseph Gordon-Levitt. A voir.

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lundi 9 juillet 2007

Mickey et Nicky - Elaine May

J'avais appris une très bonne nouvelle, Mickey et Nicky, ce bijou du cinéma indépendant, ressort sur les écrans parisiens. A voir pour le duo John Cassavetes (Nicky) et Peter Falk (Mickey), amis dans la vraie vie depuis plus de 10 ans. Le film, tourné en 1976, est sorti en dans une version tronquée à l'époque. En 1987, il est projeté dans la version voulue par la réalisatrice et celle que j'avais vue (20 ans déjà!). J'en étais ressortie enthousiaste. Je dois dire que 20 ans après, j'ai été un peu déçue. Le film est toujours le même mais c'est moi qui ai changé. Ce n'est pas grave car quel bonheur de revoir John Cassavetes, disparu en 1989. Mickey et Nicky fait très "cassavetien", le son direct pas toujours audible, des plans sous-exposés, tout est fiévreux parfois hystérique. Quand le film commence, Nicky est dans une chambre d'hôtel et il appelle à l'aide son copain Mickey car il a un "contrat" contre lui. Cela se passe à Philadelphie, la nuit est bien commencée. Le film se terminera à l'aube avec la mort de l'un trahi par l'autre. Entre-temps, ils auront rencontré quelques personnages dont une femme plus ou moins prostituée et un tueur qui remplira avec difficulté son contrat. Cette histoire d'amitié et de trahison est très bien menée. On voit l'unité de temps (une nuit), de lieu (Philadelphie) et d'action (la fuite de l'un des deux).

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dimanche 8 juillet 2007

Raisons d'Etat (The Good Shepherd) - Robert de Niro

Raisons d'Etat de Robert de Niro dure 2H43. Et bien allez-y car vous passerez un très bon moment. Grand film classique et sobre (peut-être trop?), il n'y a pas d'effets spéciaux, pas de ralentis intempestifs, les acteurs sont tous bien choisis, Matt Damon en tête. L'histoire commence en avril 1961 au moment de l'échec américain à la "Baie des Cochons" suite à la tentative ratée de renversement de Fidel Castro. Edward Wilson (joué par Matt Damon), travaillant à la CIA, est chargé de savoir qui est la "taupe" qui a fait capoter l'affaire. Lui-même se remémore tout son passé et sa vie en général. Il fera toujours passer la raison d'Etat avant sa famille, il en sacrifiera même certains membres. Il est le bon berger (the Good Shepherd, du titre original) de la CIA. Après le suicide de son père, membre de la Navy, il étudie à Yale et fait partie d'une confrérie sorte de franc-maçonnerie américaine (Skull and Bones [Crâne et Os]). Sa première mission consistera à espionner son prof de thèse en littérature anglaise soupçonné de sympathie nazie, nous sommes à la fin des années 30. Marié à une femme qu'il a mise enceinte (Angelina Jolie), Edward est envoyé à Londres au moment du Blitz. Il ne fera connaissance de son fils qu'en 1945, ce dernier âgé de 5 ans. Puis, il devient membre de la CIA qui a succédé à l'OSS. C'est le début de la période de la Guerre Froide. Des scènes permettent de revenir au temps présent, en 1961. Edward continue son investigation sur l'échec de Cuba. Il est désormais séparé de sa femme. Les relations tendues avec son fils joueront un rôle important dans l'histoire. Je ne raconte pas toute l'histoire. Des personnages secondaires mais essentiels traverseront la vie professionnelle et personnelle d'Edward. Je le redis: Raisons d'Etat se laisse voir avec plaisir. Merci à Robert de Niro qui joue un petit rôle, pour cette oeuvre de grande qualité.

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samedi 23 juin 2007

Les 100 meilleurs films américains

Je viens de voir une nouvelle sur Yahoo à propos du  nouveau palmarès des 100 meilleurs films américains de tous les temps paru sur le site de l'American Film Institute http://www.afi.com/. Les Américains adorent ce genre de classement. Comme il y a dix ans, date du dernier classement, Citizen Kane d'Orson Welles (1941) est toujours considéré comme le meilleur film américain. Voici les dix meilleurs, suite au vote de plus de 1500 personnes du monde du cinéma américain.
1 CITIZEN KANE  (ORSON WELLES)
2 THE GODFATHER  (LE PARRAIN) (FRANCIS FORD COPPOLA)
3 CASABLANCA (MICHAEL CURTIZ)
4 RAGING BULL  (MARTIN SCORSESE)
5 SINGIN' IN THE RAIN  (CHANTONS SOUS LA PLUIE) (STANLEY DONEN)
6 GONE WITH THE WIND  (AUTANT EN EMPORTE LE VENT) (VICTOR FLEMING)
7 LAWRENCE OF ARABIA  (LAWRENCE D'ARABIE) (DAVID LEAN)
8 SCHINDLER'S LIST  (LA LISTE DE SCHINDLER) (STEVEN SPIELBERG)
9 VERTIGO  (SUEURS FROIDES) (ALFRED HITCHCOCK)
10 THE WIZARD OF OZ (LE MAGICIEN D'OZ) (VICTOR FLEMING)

A titre personnel, Citizen Kane n'est pas mon film préféré de Welles, je trouve que c'est un film ennuyeux. Casablanca, (1944) je n'ai jamais réussi à le voir en entier et puis Bogart, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Raging Bull (1981) n'est pas non plus mon préféré de Scorsese. Il vient d'entrer dans le palmarès avec Vertigo. Pour les autres, je suis plutôt pour.

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