dimanche 6 mars 2016

Ave Cesar - Ethan et Joel Coen / Hector - Jake Gavin / Saint-Amour - Benoît Delépine et Gustave Kervern

Voici trois films que j'ai vus depuis une semaine.

De mon point de vue, Ave Cesar d'Ethan et Joel Coen n'est pas leur meilleur film, mais c'est un film distrayant et une évocation du Hollywood des années 50 qui a souffert du McCarthysme et de la "chasse aux sorcières". Le film est est une suite de saynètes dans lesquelles on passe de la comédie musicale aux films aquatiques et aux péplums. Le fil rouge de l'hstoire est Eddie Mannix (Josh Brolin), un "Hollywood fixer" (celui qui est tenu à ce que tout marche pour le mieux dans le studio). On le suit durant une journée pendant qu'il est confronté au kidnapping de Baird Whitlock (George Clooney), une des stars du studio. Il passe d'un plateau à l'autre entre le tournage d'un film aquatique, celui d'une comédie musicale, d'un western, d'un mélodrame et même d'un peplum dans lequel Baird tourne le rôle principal et affronte deux journalistes, Thora et Thessaly Thacker, soeurs jumelles qui déversent des potins croustillants et des propos fielleux dans les colonnes de leurs journaux respectifs. Je qualifierais ce film de comédie déjantée avec quelques rebondissements inattendus. Pas désagréable. Lire les billets de Tinalakiller (pas convaincue du tout) et Ffred qui a été séduit.

 Je passe à Hector de Jake Gavin, un "petit" film anglo/écossais qui est sorti le 30/12/15 dans un nombre restreint de salle. Hector (Peter Mullan) est un SDF qui va d'une station-services à l'autre sur la route qui va de Glasgow à Londres. Il en profite pour s'y abriter et dormir, se restaurer, laver ses chaussettes. Hector ne se plaint pas. On apprend pourquoi il est SDF. C'est pratiquement un choix de sa part. On apprend aussi qu'il a un frère et une soeur qui le croient mort. Malgré le sujet et l'acteur principal, j'avoue que je m'attendais à autre chose: une histoire plus émouvante. Il ne se passe pas grand-chose sauf toute la séquence dans un refuge à Londres au moment de Noël où Hector se rend tous les ans. Pour l'anecdote, j'ai vu ce film à Limoges où je passe régulièrement des week-end et j'étais toute seule dans la salle à la séance de 22H15. Dommage. Lire le billet de Miriam.

Je termine avec Saint-Amour de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Le film m'a globalement déçue. J'attendais certainement trop de la confrontation entre Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu qui jouent un fils et son père. Moi qui apprécie bien Poelvoorde en général, je l'ai trouvé pathétique dans son rôle d'homme qui boit et parle beaucoup. Le film début au Salon de l'Agriculture (décidément, c'est l'époque), Bruno (Benoît Poelvoorde) fait la tournée de la "route des vins" en allant d'un stand à l'autre. Il est accompagné par un ami. Il "descend" un verre après l'autre. Pendant ce temps, son père Jean (Gérard Depardieu), un agriculteur venu avec ses vaches et un taureau de concours appelé Nabuchodonosor, voudrait que son fils prenne la relève. Pour le convaincre, il décide de partir avec lui sur la "vraie" route des vins en prenant un taxi conduit par Mike (Vincent Lacoste). J'ai trouvé que le film n'était pas très drôle sauf la séquence hilarante avec Michel Houellebecq que je vous laisse découvrir. Il y a de jolies séquences avec Andréa Ferréol, Chiara Mastroianni, Izia Higelin et Céline Sallette. Celle-ci, en mal d'enfant avant qu'il ne soit trop tard, est en quête de géniteurs.

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lundi 29 février 2016

The revenant - Alejandro G. Iñárritu

Ayant lu et entendu des avis très contrastés à propos de The Revenant du Mexicain Alejandro G. Iñárritu, j'y suis allée sans a priori. J'ai été agréablement surprise par ce film à la très belle photographie, aux paysages enneigés grandioses et par l'histoire du trappeur Hugh Glass (qui a existé). Le scénario est a adapté d'une partie du roman The Revenant de Michael Punke écrit en 2002. L'histoire se passe dans les années 1820 dans le Missouri. Une vingtaine de trappeurs, qui ont déjà pas mal de fourrures, sont attaqués par des Indiens à la recherche de la fille d'un des leurs qui été enlevée. Hugh Glass (Leonardo di Caprio, pas mal du tout), le guide du groupe de trappeurs, est attaqué peu de temps après afoir fui les indiens par un ours Grizzly vindicatif qui veut protéger son petit. Grièvement blessé, Hugh Glass assiste impuissant au meurtre de son fils, un sang mêlé indien Pawnee par un dénommé Fitzgerald. Ce Fitzgerald abandonne Hugh en l'enterrant plus ou moins vivant. Revenu à la vie, Hugh n'aura de cesse de poursuivre Fitzgerald, parcourant 300 km afin de venger son fils. Le film qui dure 2H30 ne laisse pas de répit aux spectateurs. J'ai trouvé le rythme soutenu. Il y a quelques séquences marquantes comme celle où il se protège du froid en se pelotonnant dans une carcasse de cheval qui vient juste de mourir. J'ai été surtout frappée par les paysages, la neige, le froid que l'on ressent presque. La seule couleur qui ressort le plus souvent, c''est celle du sang sur la neige. D'après ce que j'ai lu, l'ours grizzly n'est qu'une image numérique; eh bien j'ai trouvé le trucage très réussi. Personnellement je conseille ce film "nommé" dans plusieurs catégories aux Oscars 2016. Lire les billets très contrastés d'Alain, de ffred, d'Alex-6, de Wilyrah et de Mymp. Et lire le billet élogieux de Pascale.

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samedi 20 février 2016

Zootopie - Byron Howard / Rich Moore

Zootopie, le nouveau film des studios Disney, est épatant et devrait ravir petits et grands. Dans la salle où j'étais, il y avait une majorité écrasante d'adultes. Judy Hopps, une jeune lapine issue d'une famille nombreuse (bien entendu) et dont les parents cultivent et vendent des carottes, rêve de devenir officier de police. 15 ans plus tard, elle sort major de sa promotion et est nommé dans un commissariat de Zootopie. Dans cette mégapole où les humains sont absents, les animaux grands et petits, proies et prédateurs, gros mammifères ou petits rongeurs, vivent en bonne intelligence depuis longtemps. Comme les humains, ils sont vêtus de pied en cap et ont une vie sociale. Dès le début, Judy a du mal à se faire une place parmi les gros "balèzes" du poste de police. Elle se retrouve simple contractuelle. C'est lors d'une ronde qu'elle croise le chemin d'un renard, Nick Wilde, qui s'enrichit par ses magouilles avec un bâtonnet de glace à l'eau qu'il a arnaqué: un modèle du genre. Pendant ce temps, le reste des policiers est chargé d'enquêter sur la disparition inquiétante de quatorze mammifères (tous des prédateurs) dont une loutre. L'enquête piétine et cela permet à Judy d'y participer. Nick, à son corps défendant, va l'aider. Pour la suite, allez voir ce film plein de trouvailles, d'humour comme la séquence savoureuse des paresseux employés derrière un guichet, ou celle avec le "big" boss (une souris minuscule) qui parle comme Marlon Brando dans Le Parrain en donnant des ordres à des gros ours blancs. J'ajouterai que les méchants ne sont pas ceux qu'on pense. Tout va bien se terminer sans que cela tombe dans la niaiserie. Un film tonique à l'animation très réussie et qui se termine sur une chanson de Shakira. Lire les billets de Wilyrah et Mymp.

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dimanche 7 février 2016

Spotlight - Tom McCarthy

J'ai vu Spotlight de Tom McCarthy le jour de sa sortie, le 27 janvier 2016, et je dois dire que j'ai du mal à en parler: je reste perplexe après avoir lu et entendu tant d'éloges à son sujet. Spotlight est une équipe de quatre journalistes travaillant au sein du grand journal The Boston Globe aux Etats-Unis. En 2001, après les attentats du World Trade Center, ils publieront une enquête poussée sur le fait que pendant des dizaines d'années, plus de 90 prêtres de Boston et dans sa seule région se seront rendus coupables d'attouchements envers de jeunes garçons (même s'il y a eu aussi des jeunes filles) issus de milieux défavorisés. Ces actes répréhensibles ont été entourés par la loi du silence. Les plaintes ont été étouffées grâce à de l'argent versé par l'Eglise. Cette enquête fera trembler le clergé sur ses bases et remontera jusqu'au Vatican. Durant les deux heures du film, j'ai suivi avec un intérêt pas toujours soutenu l'enquête de ces journalistes qui ont surtout interrogé des victimes devenus adultes. Beaucoup d'entre elles en sont restées traumatisées. J'ai trouvé le film très classique, pas mal joué mais rien d'exceptionnel, seul Mark Ruffalo donne un peu d'énergie à l'ensemble. Stanley Tuccci en avocat de victimes m'a paru assez convaincant. Sur un tel sujet, je m'attendais à ressentir plus d'émotion. Le film reste sage et presque neutre. Je ne me suis pas sentie concernée. Dommage.

Lire l'avis de Valérie qui n'a pas été totalement convaincue non plus. Ffred est déçu au contraire de Wilyrah, Alain et Alex-6 qui ont beaucoup aimé ce film.

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jeudi 4 février 2016

Les huit salopards - Quentin Tarantino

Ca y est, j'ai vu le dernier film de Quentin Tarantino. Après avoir lu quelques mauvaises critiques, je ne m'attendais à rien ou à un film pas terrible, et j'avoue avoir été agréablement surprise par ce long-métrage de 2H45 filmé en 70 mm. Néanmoins, j'émettrai tout de suite mes bémols:

- Les échanges interminables entre Kurt Russell et Samuel Jackson: qu'est-ce que la première partie qui se passe dans la diligence est bavarde!

- La violence et le sang qui gicle (même si c'est pour rire) et une certaine misogynie. Dès le début du film, Jennifer Jason Leigh est déjà bien amochée (et elle n'arrête pas de prendre des baffes).

Ceci mis à part, le film est bien construit avec quelques flash-back expliquant les tenants et les aboutissants de cette histoire policière où les personnages ne sont pas ceux qu'ils paraissent être. Qui sont les quatre hommes dans la demeure en bois devant laquelle fait halte la diligence ou se trouve un shérif chasseur de primes menotté à une jeune femme? Qui sont les huit salopards du titre? Qui a empoisonné le thé provoquant deux morts et pourquoi? Avec mon ami, on a dénombré pas moins de dix-neuf morts (dont les huit salopards) quand le film se termine. Ce huis-clos respecte l'unité de temps, de lieu et d'action. J'ajouterai qu'il est fait mention d'une lettre manuscrite d'Abraham Lincoln, mais cela n'a aucun lien avec le reste. Je ne regrette pas du tout d'être allée voir ce film qui réserve beaucoup de surprises. Lire les billets d'Alex-6, Carmadou.

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dimanche 17 janvier 2016

Carol - Todd Haynes / Janis: Little Girl Blue - Amy Berg

Concernant Carol de Todd Haynes, sorti ce mercredi 13 janvier 2016, je l'ai découvert en avant-première après avoir vu la bande-annonce. Dans les années 50, Carol, une femme séparée de son mari (elle est en instance de divorce) et mère d'une petite fille, croise le regard de Therese dans un grand magasin. Cette dernière, une jeune femme un peu sauvage ayant comme passion la photographie, est vendeuse au rayon jouets. Carol achète un train électrique à sa fille. Entre les deux femmes, un lien très fort nait. Carol est déchirée par le fait de laisser sa petite fille à son mari qui en obtient la garde. Elles s'enfuient de Cincinnatti (Ohio) et se retrouvent à Chicago. Pendant deux heures, j'ai suivi avec un peu d'ennui l'histoire de cette passion entre ces deux femmes prenant la fuite. Je me réjouissais d'avance et j'avoue avoir été déçue par ce film un peu languissant. Je n'ai pas du tout ressenti la passion qui unit Carol (Cate Blanchett) et Therese Belivet (Rooney Mara). Je suis restée en dehors. Je dirais presque que le film est un peu "gnangnan". Dommage pour Cate Blanchett qui a coproduit le film. J'ai eu l'impression que Todd Haynes avait fait un genre de remake d'un de ses films tourné en 2001, Loin du paradis avec Julianne Moore, sur à peu près le même sujet. Celui-là, je l'avais beaucoup aimé.

Il faut noter que Carol est l'adaptation d'un roman de Patricia Highsmith dont je souhaite rappeler qu'elle fut un très grand écrivain un petit peu oubliée aujourd'hui. Je vous recommande tous ses romans dont plusieurs ont été adaptés à l'écran (Plein Soleil, Le talentueux Mr Ripley, Eaux profondes, L'inconnu du Nord-Express, Le cri du hibou, L'ami américain, etc.). Lire le billet de Pierre D. qui, lui, a aimé Carol, et celui de Chris qui, lui, n'a pas aimé le film.

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En revanche, je vous recommande un documentaire sur Janis Joplin sorti le 6 janvier dernier. Ce film, Janis: Little Girl Blue, retrace la vie de cette chanteuse morte à 27 ans le 4 octobre 1970. Le film est constitué de témoignages, d'images et de films d'archives où l'on entend et voit Janis Japlin chanter, rire, prendre la pose. C'était une personnalité très attachante qui aimait s'entourer d'hommes. Née en 1943 à Port Arthur au Texas, ce fut une jeune fille mal dans sa peau qui ne supportait pas le racisme anti-noir de l'époque. Elle a été le "vilain petit canard" de son école et est devenue par la suite une des très grandes chanteuses de blues avec sa voix à la tessiture étendue. Le documentaire n'occulte en rien le fait que Janis buvait et était héroïnomane. C'est ce qui l'a tuée. A voir.

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vendredi 8 janvier 2016

The big short (Le casse du siècle) - Adam McKay / Argentina - Carlos Saura

Avant de chroniquer deux films vus en avant première et qui sortent tous les deux le 13 janvier 2016, voici un billet sur deux films sortis fin 2015.

Je commence par The Big short (Le casse du siècle) sorti le 23 décembre 2015. Très honnêtement, vu la brillante distribution: Steve Carell, Christian Bale, Ryan Gosling et même Brad Pitt (qui est coproducteur du film), je m'attendais à autre chose. J'ai vu comme d'habitude le film en VO et j'avoue avoir été perdue assez vite dans les méandres de l'intrigue à cause des termes financiers employés. Et puis le rythme soutenu du film fatigue vite malgré que le sujet m'intéresse. Les acteurs ne jouent pas dans la sobriété. Je m'attendais à une manière plus subtile et intelligible d'aborder le problème des subprimes, de la titrisation et des paris sur la crise immobilière et la bulle financière. J'ai retenu que c'était une histoire d'argent virtuel gagné par quelques individus qui ont mis une partie de l'économie mondiale à genoux. Sur le même sujet ou presque, j'ai préféré The Margin Call.

Je passe maintenant à Argentina (sorti le 30 décembre 2015) du cinéaste espagnol Carlos Saura qui a installé sa caméra à Buenos Aires dans un vaste lieu, un genre d'entrepôt dont les fenêtres ont été occultées. Pendant un peu plus d'1H25, il nous fait découvrir des chansons et des danses (Zambas et Chacareras) de plusieurs régions d'Argentine. Carlos Saura se sert de miroirs dans sa mise en scène. Il y a de très beaux jeux de lumières dans les tons rouges, jaunes et noirs. Carlos Saura rend hommage en particulier à Atalhualpa Yupanqui et à Mercédès Sosa. Très beau film qui m'a plu et que je conseille, tout comme Aifelle.

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jeudi 10 décembre 2015

Hunger Games: La révolte - 2ème partie - Francis Lawrence / A vif! - John Wells / Strictly Criminal - Scott Cooper

Avec le film Hunger Games: La révolte - 2ème partie (sortie le 18 novembre 2015) s'achèvent, en demi-teinte à mon avis, les adaptations de la trilogie écrite par Susanne Collins. Dès la première image, on retrouve Katniss Everdeen ayant du mal à parler après que son amoureux Peeta Mellark eut essayé de l'étrangler (voir le film précédent). Katniss est déterminée à éliminer le Président Snow. Accompagnée par quelques personnes aussi courageuses qu'elle (militaires de carrière ou anciens vainqueurs des Jeux), ils vont affronter de nombreux obstacles mortels dont des mutants. J'avoue que je n'ai pas du tout retrouvé l'esprit et le ton du premier volet très coloré, flamboyant qui m'avait beaucoup plu avec du suspense, beaucoup de tension et qui m'avait donné envie de connaître la suite. On était vraiment dans les jeux du cirque. Dans cette conclusion, j'ai trouvé l'ensemble un peu terne. Dommage. En tout cas, il faut absolument voir les quatre films dans l'ordre.

Je passe à A vif! de John Wells (sortie le 4 novembre 2015) chaudement recommandé par Roland (Rock07) et je l'en remercie. Le titre français convient bien au rythme du film: cela va à tout allure. A Londres, Adam Jones, un chef cuisinier très talentueux essaye de se remettre en selle après avoir vécu l'enfer (drogue) et le purgatoire (écailleur d'huîtres  à la chaîne dans un bouge à la Nouvelle-Orléans). Adam Jones rêve d'être à nouveau reconnu par ses pairs en général et par le Guide Michelin en particulier. Il veut obtenir ses trois étoiles. Bradley Cooper qui interprète Adam Jones est très à l'aise. Il faut voir le film en VO car c'est l'occasion de l'entendre parler français avec un délicieux accent. A priori, le film n'est pratiquement plus à l'affiche. Empruntez-le en DVD quand il sortira, il est distrayant et vous donne envie de vous mettre aux fourneaux.

Je termine avec Strictly Criminal: "un film de gangster de plus, me direz-vous?" Oui, mais pas que. L'histoire est adaptée de faits réels. Dans les années 70, à Boston, James Bulger, frère d'un sénateur du Massachussetts, est un criminel violent qui devient, pendant plus de trente ans, un indic du FBI. Il va ainsi éliminer ses rivaux, en particulier un gang de la Mafia italienne, sur son territoire de Boston sud. La première apparition à l'écran de James Bulger est impressionnante, car c'est Johnny Depp qui endosse le rôle. Il est méconnaissable avec son regard bleu vitreux, ses dents noircies, et ses cheveux blonds et rares ramenés en arrière. J'ai aimé ce film malgré quelques scènes violentes.

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mardi 1 décembre 2015

Le pont des espions - Steven Spielberg

Le pont des espions de Steven Spielberg sort mercredi 2 décembre 2015. Ce film assez classique m'a plu pour plusieurs raisons: d'abord le sujet sur les échanges d'espions pendant la Guerre Froide russo-américaine à la fin des années 50. Le scénario est inspiré de faits réels. Ensuite, j'ai apprécié l'interprétation sobre de Tom Hanks et Mark Rylance, un acteur anglais. Ce dernier interprète Rudolph Abel, un espion qui travaille pour les Russes. J'ai aussi aimé le rythme assez lent du film qui dure plus de deux heures. Le film se divise, selon moi, en deux parties. L'action se passe d'abord à Brooklyn, New-York, Rudolph Abel est appréhendé et traduit devant une cour de justice. C'est James Donovan, un avocat spécialiste des assurances, qui est chargé de défendre Abel. Il arrive à lui éviter la chaise électrique. Parallèlement, deux Américains, un pilote et un étudiant (des personnes ayant existé) sont capturés, le premier par les Russes, le second par l'Allemagne de l'Est. Spielberg en profite pour nous montrer l'édification du Mur qui séparait Berlin. La deuxième partie nous décrit comment Donovan, à Berlin, va arriver ou non à négocier l'échange d'un espion russe pour deux Américains. Toms Hanks est vraiment à l'aise dans son rôle. J'ai trouvé qu'il y avait de l'humour tout le long du film. Avant la conclusion, la séquence de nuit sur le pont de Glienicke éclairé par des projecteurs est très réussie. Il y a un grand soin dans la reconstitution de l'époque. Un film à voir.

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mardi 10 novembre 2015

Films vus et non commentés en septembre et octobre 2015

Notre petite soeur de Hirokazu Kore-Eda se concentre sur quelques semaines de la vie de trois soeurs âgée de 19 à 29 ans. Elles habitent ensemble dans une grande maison au Japon. Cela fait longtemps que leur mère, qui vit à Sapporo (une petite ville au bord de la mer), les a laissées se débrouiller seules. Comme elles travaillent toutes les trois, elles sont financièrement autonomes. Quand le film commence, les trois soeurs assistent aux funérailles de leur père, qui avait quitté sa femme et ses filles quinze ans auparavant et ne les avait plus jamais revues depuis. C'est lors de cette cérémonie que les trois soeurs font la connaissance de leur jeune demi-soeur de 15 ans, Suzu. Elles l'invitent à vivre désormais avec elles. J'avoue m'être un peu ennuyée pendant la projection de ce film qui dure 2H06. Il ne se passe pas grand-chose même s'il n'est pas contemplatif. Il n'y a pas de fulgurance, sauf à un moment où les quatre soeurs poussent un cri à l'unisson. L'histoire se déroule calmement, même quand la maman des trois soeurs fait une apparition. Peut-être ai-je été aussi perturbée par ma voisine de siège qui s'est endormie au bout de dix minutes de projection... Je m'attendais à autre chose du réalisateur de Nobody knows. Lire le billet de Yuko et celui très complet d'Alain.

Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore raconte une histoire surprenante, à la limite du fantastique. De nos jours, en Afghanistan, dans un poste de contrôle, un chien, puis trois soldats français disparaissent. Ils se sont comme évaporés. Le reste du groupe a des réactions de peur ou d'interrogation sur ce qu'ils sont devenus. Du côté des Afghans, certains d'entre eux, habitant le village voisin, ont aussi disparu sans laisser de trace. Une sorte d'union se fait entre les deux camps pour savoir ce qu'il s'est passé. J'avoue que mon esprit cartésien a été frustré par la fin. Je n'ai pas entièrement adhéré à cette histoire. Lire le billet très enthousiaste de Chris.

Régression d'Alejandro Amenabar se passe dans le Minnesota aux Etats-Unis en 1990. L'histoire est basée sur des faits réels. Une vague de satanisme sévit dans la région. Angela Gray (Emma Watson) accuse son père, John, d'avoir abusé d'elle lors de messes noires. John, alcoolique, avoue les faits mais ne se souvient de rien. L'inspecteur Bruce Kenner (Ethan Hawke), aidé d'un psychologue, mène une enquête difficile, qui lui donne des hallucinations au sens propre du terme. Si vous avez aimé Les autres du même réalisateur, n'allez pas voir ce film, qui manque souvent de subtilité dans les effets spéciaux et dont l'intrigue est emberlificotée. On se dit à la fin "tout ça pour ça", c'est-à-dire pas grand-chose. Lire le billet de Tinakiller.

Le labyrinthe: la terre brûlée de Wes Ball est la suite du Labyrinthe que j'avais aimé. Dans Le Labyrinthe: La Terre brûlée, Thomas et quelques autres s'échappent d'un lieu sinistre où sont menées des expériences médicales. Ce lieu appartient à la puissante organisation appelé Wicked. Wicked est dirigée par une scientifique Ava Paige, une femme froide, pas sympathique, qui n'a aucun état d'âme. Thomas et les autres se retrouvent dans un paysage désolé, desséché par le soleil. Ils vont devoir faire face à des êtres humains qui ont muté à cause d'un virus très contagieux. Des hommes de main de Wicked poursuivent les jeunes fugitifs. Le film n'est qu'une longue course poursuite assez haletante mais un peu monotone à la fin. J'attends néanmoins la suite (Le remède mortel dont la sortie est prévue en 2017). En effet, ce second volet se termine sur un suspense insoutenable, si je puis dire. Lire le billet de Rock07 (Roland).

Prémonitions d'Alfonson Poyart est un film produit et interprété par Anthony Hopkins. Son rôle y est celui d'un médium qui est engagé par le FBI pour trouver un "serial killer". Sans dévoiler le noeud de l'intrigue, je dirai que le point commun des victimes du tueur était qu'elles étaient tous des morts en sursis. Je suis allée voir ce film car j'avais vu que Colin Farrell (un acteur que j'apprécie) était au générique. J'ai été déçue de constater qu'il apparaît tard et très peu à l'écran. Un film regardable mais pas indispensable. Lire le billet de 100drine.