mardi 1 mai 2007

Jesus Camp - Heidi Ewing et Rachel Grady

Jesus Camp d'Heidi Ewing et Rachel Grady est un des plus grands films d'horreur que j'ai pu voir jusqu'à présent. Pourtant, il n'y aucun effet "gore", pas de sang, pas de corps démembrés. Seules des larmes coulent, celles d'enfants âgés entre 7 et 10 ans. En effet, ce sont de grands pécheurs et seul Jésus peut les sauver. Ils sont tellement mis en condition qu'ils pleurent à chaudes larmes. Mais juste après, on en voit qui entrent en transe comme possédés pour se purifier du mal. Les documentaristes ont filmé, dans le Missouri, une femme pasteur évangéliste qui se charge "d'endoctriner" des enfants qui apprennent même à détester Harry Potter, parce que sorcier, et donc incarnation du mal. Ils doivent devenir la génération future de chrétiens qui sauveront les Etats-Unis des non chrétiens. Ces enfants, pour la plupart, ne vont pas à l'école, ce sont les mamans qui donnent les cours. Pendant l'été, les enfants seuls ou accompagnés de leurs parents passent une semaine dans un camp de la Bible où ils écoutent toute la journée des prêches de la femme pasteur ou d'autres, dont un homme qui démontre qu'un foetus est déjà un être humain et que 50 millions d'enfants ne naissent jamais parce que les mamans ont avorté. De temps en temps, la femme pasteur parle face à la caméra en expliquant sans se démonter que les enfants de ces âges-là sont les plus malléables et réceptifs aux messages et qu'ils sont faciles à conditionner. D'après le mini-dossier de presse, on nous apprend que les Etats-Unis comptent 80 à 100 millions d'évangélistes dont Georges Bush. Ils représentaient 53% des suffrages en 2004 lors de l'élection présidentielle. Leur discours fait vraiment froid dans le dos. Pas de parole de paix, de tolérance envers l'autre. Malheureusement, c'est cela aussi l'Amérique.

Posté par dasola à 12:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 28 avril 2007

Films non commentés depuis le 7 mars 2007

Suite à mon billet du 6 mars, voici la liste des films vus depuis que je n'ai pas jugé bon de commenter dans un billet particulier :

 

Le voile des illusions de John Curran : pas aussi émouvant que je m'y attendais, décevant malgré les paysages et la musique.

 

La bête dans le coeur de Francesca Comencini : pas léger, prévisible ou presque dès le début. Dommage, car Giovanna Mezzorgiorno est toujours aussi jolie.

 

La cité interdite de Zhang Yimou : je n'ai pas compris grand-chose, les effets spéciaux ne sont pas inédits, on a déjà vu cela dans Tigre et Dragon, Hero et Le secret des poignards volants, films bien supérieurs.

 

Dangereuse séduction de James Foley : scénario un peu alambiqué. Fausses pistes pour un film pas très intéressant malgré Halle Berry et Bruce Willis.

 

Les châtiments de Stephen Hopkins : film dans le genre démons, envoûtements et satanisme. Hillary Swank n'y croit pas ou plus, elle a perdu la foi suite à un passé tragique. Et pourtant... L'histoire se passe dans les bayous de Louisiane. Vous pouvez y aller ou vous pouvez éviter de le faire. A vous de voir.

Posté par dasola à 11:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
jeudi 26 avril 2007

Lord of War - Andrew Niccol

A l'occasion de la diffusion ces jours-ci sur Canal+ de Lord of War d'Andrew Niccol (2005), j'en profite pour rédiger un billet sur ce film que j'ai vu l'an dernier et dont le sujet ne m'attirait guère sur le papier. Le film n'est pas un film d'action de plus mais bien autre chose, il fait réfléchir. Même si, à notre niveau, on ne peut pas faire grand-chose vu les enjeux financiers. Du point de vue purement cinéma, j'ai été "bluffée" par la mise en scène qui va aussi vite qu'une balle sortant d'un barillet. Le sujet est brûlant, l'histoire d'un marchand d'armes joué par Nicolas Cage qui se raconte à la première personne. J'ai rarement vu un film américain relativement polémique qui soit aussi cynique à l'image de son personnage. Youri Orlov (Nicolas Cage) exerce un métier monstrueux avec un talent extraordinaire. Il explique qu'une personne sur douze dans le monde possède une arme et que son métier est d'en vendre aux 11 restantes. Grand succès public et critique à sa sortie, le film est à voir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 20 avril 2007

Box Office : américain vs français

Pour le box-office américain, les chiffres communiqués sont des sommes en US $. Pour le box-office français, on parle moins d'argent, on donne le nombre d'entrées. Première différence. Ensuite, la date de sortie hebdomadaire est le mercredi en France (l'un des seuls pays à avoir choisi ce jour), tandis que les films sortent le vendredi aux Etats-Unis. Dans ce pays, dès le dimanche midi, on sait si les films seront des succès ou des "bides". Pour le box-office français, il existe un site très bien que l'on m'a fait découvrir : http://allocine.fr/boxoffice/ qui est gratuit. Petit bémol, les chiffres publiés la semaine "N-1" ne paraissent que la semaine "N". Et n'oublions pas (1) le site de Jérôme, www.cinefeed.com sur lequel apparaissent les prévisions pour chaque semaine pour les chiffres d'entrée et le box-office proprement dit. En revanche, aux Etats-Unis où le cinéma est une véritable industrie et plus vraiment un art, plusieurs sites existent en dehors de Hollywood reporter et Variety qui sont très payants. D'abord, un premier, http://boxofficemojo.com  sur lequel on trouve plein d'informations intéressantes mises à jour quotidiennement dont évidemment le box-office. Puis, citons-en un autre très bien fait avec, en plus du box-office, le hit-parade des critiques de cinéma américains : http://rottentomatoes.com  (littéralement : tomates pourries). Pour un film donné, le pourcentage (tomatometer de son petit nom) est calculé selon les bonnes ou mauvaises critiques parues dans les grands quotidiens américains ou magazines spécialisés. Pour les bonnes : des tomates rouges, pour les mauvaises : un grand "splash" vert. Aux Etats-Unis, un film "descendu" par la critique est souvent un échec.  Il serait intéressant qu'un site équivalent en français soit créé afin que les spectateurs se fassent une opinion sur tel ou tel film. A suivre.

(1) Malencontreusement omis, cf. commentaires ci-dessous.

Posté par dasola à 11:28 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 10 avril 2007

Scandaleusement célèbre (Infamous) - Douglas McGrath

Après Capote, il y a un an, voici Scandalement célèbre qui traite exactement le même sujet avec plus de sensualité et de passion car la relation amoureuse entre Truman Capote et l'un des deux tueurs est beaucoup plus explicite. Ce film est beaucoup plus centré sur Truman Capote qui semble avoir plus de compassion pour les tueurs que pour les victimes. L'acteur Toby Jones vu récemment dans Le Voile des Illusions est absolument remarquable jouant de son ambiguïté sexuelle grâce à sa voix de fausset haut perchée. Quand on l'appelle madame, il laisse dire. Daniel Craig, dans un registre très différent du James Bond de Casino Royale, joue le rôle de Perry Smith. Il s'est teint en brun tous muscles dehors. Son jeu est très sobre. C'est pour lui que Truman Capote a une inclinaison. A la différence de Capote de Bennett Miller, des proches de Truman Capote parlent de ce dernier et de son obsession pour ce sombre fait divers: une famille de quatre personnes du Kansas tués froidement [De sang-froid, titre du livre de Truman Capote (1966) et du film de Richard Brooks (1967)] par Douglas Hickcock et Perry Smith. Essayez, si vous pouvez, de voir les deux films, Capote et Scandaleusement célèbre, vous pourrez même faire des comparaisons dans les dîners en ville. En tout cas, les deux valent la peine d'être vus.

Posté par dasola à 10:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 3 avril 2007

Pas de printemps pour Marnie - Alfred Hitchcock

Dans ma dvdthèque (quel vilain mot), je possède certains films d'Alfred Hitchcock dont Pas de printemps pour Marnie (1964) que je revoie assez souvent. C'est mon film préféré d'Hitchcock car j'adore cette histoire d'amour et Sean Connery qui tournait à l'époque les premiers James Bond est absolument craquant dans sa virilité. C'est un film d'un érotisme torride de par le sujet : cette femme frigide qui, refusant tout rapport intime avec les hommes, est kleptomane, a la passion des chevaux et déteste le rouge. Tippi Hedren tour à tour brune ou blonde incarne parfaitement cette frigidité. Sean Connery et Tippi Hedren forment un couple magnifique. Un film à voir.

Posté par dasola à 10:07 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 28 mars 2007

Meryl Streep

Parce que Le Diable s'habille en Prada, le film (2006), sort en DVD ces jours-ci, cela me donne l'occasion de célébrer Meryl Streep, actrice merveilleuse qui a une classe pas croyable. Avec ses cheveux teints en blanc, on pourrait l'imaginer en Cruella dans Les 101 Dalmatiens. Pendant tout le film où elle joue une rédactrice en chef d'un grand journal de mode américain, elle ne hausse jamais le ton pour dire les pires vacheries et pour donner des ordres. Meryl Streep fait une carrière remarquable depuis presque 30 ans avec Voyage au bout de l'Enfer (The Deer Hunter) de Michael Cimino (1978) qui est un de ses premiers films. Elle a joué des rôles très différents qui ont marqués les spectateurs qui l'ont vue. Dans Out of Africa (1985) face à Robert Redford, elle est magnifique, ainsi que dans Le Choix de Sophie (1982). Ce n'est pas une star, elle ne défraie pas la chronique dans la rubrique "people", elle est une actrice, une femme, une épouse et une maman. Merveilleuse Meryl, continuez. 

Posté par dasola à 10:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 27 mars 2007

Coups de feu dans la Sierra - Sam Peckinpah

Qu'est-ce que c'est bien de voir des westerns sur grand écran ! A l'occasion de la ressortie en copie neuve de Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country) de Sam Peckinpah, j'ai pu l'apprécier. Ce film de 1962 est un des premiers du réalisateur. Il est interprété par Joel Mc Crea et Randolph Scott dont ce fut le dernier film. L'histoire est simple. Il y a juste ce qu'il faut d'humour et de coups de feu. Les deux héros vieillissants donnent ce côté désenchanté et crépusculaire aux westerns tournés à partir des années 60. A part ça, il ne faut pas s'étonner que les spectateurs se détournent des petites salles et préfèrent aller dans les grands complexes où on peut acheter son billet à l'avance. Pour certaines salles "art et essais", on doit attendre dehors par tous les temps et la vente des billets se fait au dernier moment avec une caissière ou un caissier pas toujours aimable. Ca se mérite d'aller au cinéma.

Posté par dasola à 10:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 6 mars 2007

Films non commentés vus depuis le 1er janvier 2007

J'aime beaucoup aller au cinéma, seule ou accompagnée. Depuis le début de l'année, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de billets sur certains films car ils ne me semblent pas très intéressants à commenter même s'ils ne m'ont pas déplu.

Le Grand Silence : démarche intéressante de filmer des moines chartreux mais le problème c'est que je n'ai pas ressenti le sentiment de religiosité.

Le violon de Francisco Vargas : le violoniste est censé jouer très bien de l'instrument, ce que l'on a entendu était un peu crissant pour les oreilles mais c'est un film touchant.

Azul de Daniel Sanchez Arévalo, je m'attendais à mieux, je pense que le nouveau cinéma espagnol peut mieux faire.

Je crois que je l'aime, comédie pas drôle de Pierre Jolivet (le seul à sauver est François Berléand).

Une nuit au musée de Shawn Levy, pour les effets spéciaux et le petit message : aimez-vous les uns les autres, soyez tolérant envers l'autre.

L'illusionniste de Neil Burger, beaux tours de magie, très belle musique de Philippe Glass et belle histoire d'amour.

Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier : José Garcia est très bien, mais l'intrigue est un peu tirée par les cheveux.

jeudi 1 mars 2007

Little Miss Sunshine - Jonathan Dayton et Valerie Faris

Parce qu'il vient d'être récompensé du César du meilleur film étranger après avoir reçu de nombreux autres prix aux BAFTAS (les Césars britanniques) aux Oscars, aux Independent Film Awards et et lauréat du Grand Prix au Festival de Deauville en 2006, le moment est propice à évoquer Little Miss Sunshine qui a été la bonne surprise du dernier trimestre 2006. C'est un grand succès public en France depuis sa sortie et partout où il est sorti. L'héroïne de ce film est une gamine de 8 ou 9 ans, Olive dont le rêve est de gagner un concours de beauté pour petites filles "Little Miss Sunshine" comme il ne peut en exister qu'aux Etats-Unis. Olive a une famille. Un grand frère qui refuse de parler et qui ne communique que par cartons écrits interposés, un grand-père accro à la cocaïne, un père qui fait des conférences sur les gagnants et les perdants, et une maman fumeuse invétérée dépassée par les événements. En effet, quand le film commence, elle apprend que son frère, l'oncle d'Olive, vient de faire une tentative de suicide suite à une déception amoureuse avec un étudiant. Elle le recueille. Et voici que tout ce petit monde décide d'accompagner Olive au concours, en estafette jaune au démarrage laborieux. Plusieurs péripéties surviendront le long du voyage dont les répétitions de la prestation d'Olive. Quand ils arriveront à destination et que le concours aura eu lieu, Olive n'aura pas gagné mais la famille en sortira transformée. Si vous voulez savoir comment, allez voir Little Miss Sunshine, vous passerez un bon moment.

Posté par dasola à 20:28 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,