lundi 21 mai 2007

Rio Bravo - Howard Hawks

Rio Bravo d'Howard Hawks (1959) diffusé hier soir, dimanche 20 mai, est un classique dans le genre western. John T. Chance (John Wayne) est shérif de la ville de Rio Bravo. Il arrête un homme pour meurtre. Le frère de ce dernier encercle la ville pour obtenir sa libération. Chance réengage comme adjoint Dude (Dean Martin), qui était devenu alcoolique suite à un chagrin d'amour. D'autres personnages apparaissent, le vieux Stumpy, shérif adjoint, la belle Feathers (Angie Dickinson), dont ce fut le premier rôle, avec ses jambes interminables. Enfin Colorado (Ricky Nelson), garde du corps d'un dénommé Pat Wheeler, ami de Chance, qui vient d'être tué d'une balle dans le dos. Rio Bravo est célèbre par deux chansons : "Rio Bravo" et "My rifle, my pony and me". La confrontation finale avec de la dynamite est le morceau de bravoure du film que l'on peut voir et revoir sans se lasser.

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samedi 19 mai 2007

Générique des distributeurs américains

Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les nom des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là. Quand un film commence, dès le pré-générique, on sait qui sont les distributeurs et producteurs. Pour les films américains, deux annonces, voire trois, et parfois plus apparaissent avec ou sans musique. Pour les cinéphiles, tout le monde connaît la musique tonitruante de la 20th Century Fox ou celle plus en sourdine de la Warner Brothers, sans même parler du lion rugissant de la M.G.M. J'aime bien deviner les noms des distributeurs avant qu'ils apparaissent sur l'écran. La magie du cinéma commence là.

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jeudi 17 mai 2007

Les Indomptables - Nicholas Ray

A l'occasion d'une rétrospective Nicholas Ray, Les Indomptables (The Lusty Men, 1952) fait partie de la sélection des films projetés au Cinéma Action. Si vous avez la chance d'habiter Paris ou sa région ou que vous passez dans le coin, allez le voir. Il se donne une fois encore le lundi 28 mai 2007. J'ai découvert ce film il y a plus de 20 ans, et j'en avais gardé un grand souvenir. Je viens de le revoir et c'est toujours aussi bien. L'histoire se passe dans le monde des rodéos. Jeff Mc Cloud (Robert Mitchum), ancien champion de rodéo, a laissé tomber cette activité spectaculaire, mais très dangereuse, suite à un accident. Il revient dans sa région natale pour travailler dans un ranch. Là, il croise Wes Merritt (Arthur Kennedy) et sa femme Louise (Susan Hayward). Wes Merrit, voulant faire lui-même faire du rodéo, appâté par les gains vite gagnés pour acheter sa ferme, engage Jeff pour l'entraîner. Les succès sont au rendez-vous mais Louise a peur de l'accident qui peut survenir. Jeff tombe amoureux d'elle. Wes, de son côté, la délaisse. Il n'y a ni bons, ni méchants, dans ce film, seulement des hommes qui ne vivent que pour le rodéo et les gains remportés mais avec un avenir très incertain. Les personnages féminins sont bien campés. Robert Mitchum et Susan Hayward sont excellents.

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lundi 14 mai 2007

La Faille - Grégory Hoblit

Dans ce film policier de facture classique, la Faille de Gregory Hoblit, on connaît l'assassin dès le départ. Il a tout de suite avoué, mais l'arme trouvée sur le lieu du crime n'est pas la bonne, et sans arme, pas de condamnation. La victime, femme infidèle du meurtrier, n'est pas morte, mais dans le coma après avoir reçu une balle dans la tête. Le policier en charge de l'enquête était l'amant de la femme. Théodore Crawford (Anthony Hopkins), refusant un avocat, se charge lui-même de sa défense, très sûr de lui avec ses mimiques à la "Hannibal Lecter" ; un procureur est commis d'office. Le scénario tient la route même si la résolution de l'énigme est un peu rapide. Film plaisant qui fait passer un bon moment.

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mardi 1 mai 2007

Jesus Camp - Heidi Ewing et Rachel Grady

Jesus Camp d'Heidi Ewing et Rachel Grady est un des plus grands films d'horreur que j'ai pu voir jusqu'à présent. Pourtant, il n'y aucun effet "gore", pas de sang, pas de corps démembrés. Seules des larmes coulent, celles d'enfants âgés entre 7 et 10 ans. En effet, ce sont de grands pécheurs et seul Jésus peut les sauver. Ils sont tellement mis en condition qu'ils pleurent à chaudes larmes. Mais juste après, on en voit qui entrent en transe comme possédés pour se purifier du mal. Les documentaristes ont filmé, dans le Missouri, une femme pasteur évangéliste qui se charge "d'endoctriner" des enfants qui apprennent même à détester Harry Potter, parce que sorcier, et donc incarnation du mal. Ils doivent devenir la génération future de chrétiens qui sauveront les Etats-Unis des non chrétiens. Ces enfants, pour la plupart, ne vont pas à l'école, ce sont les mamans qui donnent les cours. Pendant l'été, les enfants seuls ou accompagnés de leurs parents passent une semaine dans un camp de la Bible où ils écoutent toute la journée des prêches de la femme pasteur ou d'autres, dont un homme qui démontre qu'un foetus est déjà un être humain et que 50 millions d'enfants ne naissent jamais parce que les mamans ont avorté. De temps en temps, la femme pasteur parle face à la caméra en expliquant sans se démonter que les enfants de ces âges-là sont les plus malléables et réceptifs aux messages et qu'ils sont faciles à conditionner. D'après le mini-dossier de presse, on nous apprend que les Etats-Unis comptent 80 à 100 millions d'évangélistes dont Georges Bush. Ils représentaient 53% des suffrages en 2004 lors de l'élection présidentielle. Leur discours fait vraiment froid dans le dos. Pas de parole de paix, de tolérance envers l'autre. Malheureusement, c'est cela aussi l'Amérique.

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samedi 28 avril 2007

Films non commentés depuis le 7 mars 2007

Suite à mon billet du 6 mars, voici la liste des films vus depuis que je n'ai pas jugé bon de commenter dans un billet particulier :

 

Le voile des illusions de John Curran : pas aussi émouvant que je m'y attendais, décevant malgré les paysages et la musique.

 

La bête dans le coeur de Francesca Comencini : pas léger, prévisible ou presque dès le début. Dommage, car Giovanna Mezzorgiorno est toujours aussi jolie.

 

La cité interdite de Zhang Yimou : je n'ai pas compris grand-chose, les effets spéciaux ne sont pas inédits, on a déjà vu cela dans Tigre et Dragon, Hero et Le secret des poignards volants, films bien supérieurs.

 

Dangereuse séduction de James Foley : scénario un peu alambiqué. Fausses pistes pour un film pas très intéressant malgré Halle Berry et Bruce Willis.

 

Les châtiments de Stephen Hopkins : film dans le genre démons, envoûtements et satanisme. Hillary Swank n'y croit pas ou plus, elle a perdu la foi suite à un passé tragique. Et pourtant... L'histoire se passe dans les bayous de Louisiane. Vous pouvez y aller ou vous pouvez éviter de le faire. A vous de voir.

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jeudi 26 avril 2007

Lord of War - Andrew Niccol

A l'occasion de la diffusion ces jours-ci sur Canal+ de Lord of War d'Andrew Niccol (2005), j'en profite pour rédiger un billet sur ce film que j'ai vu l'an dernier et dont le sujet ne m'attirait guère sur le papier. Le film n'est pas un film d'action de plus mais bien autre chose, il fait réfléchir. Même si, à notre niveau, on ne peut pas faire grand-chose vu les enjeux financiers. Du point de vue purement cinéma, j'ai été "bluffée" par la mise en scène qui va aussi vite qu'une balle sortant d'un barillet. Le sujet est brûlant, l'histoire d'un marchand d'armes joué par Nicolas Cage qui se raconte à la première personne. J'ai rarement vu un film américain relativement polémique qui soit aussi cynique à l'image de son personnage. Youri Orlov (Nicolas Cage) exerce un métier monstrueux avec un talent extraordinaire. Il explique qu'une personne sur douze dans le monde possède une arme et que son métier est d'en vendre aux 11 restantes. Grand succès public et critique à sa sortie, le film est à voir.

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vendredi 20 avril 2007

Box Office : américain vs français

Pour le box-office américain, les chiffres communiqués sont des sommes en US $. Pour le box-office français, on parle moins d'argent, on donne le nombre d'entrées. Première différence. Ensuite, la date de sortie hebdomadaire est le mercredi en France (l'un des seuls pays à avoir choisi ce jour), tandis que les films sortent le vendredi aux Etats-Unis. Dans ce pays, dès le dimanche midi, on sait si les films seront des succès ou des "bides". Pour le box-office français, il existe un site très bien que l'on m'a fait découvrir : http://allocine.fr/boxoffice/ qui est gratuit. Petit bémol, les chiffres publiés la semaine "N-1" ne paraissent que la semaine "N". Et n'oublions pas (1) le site de Jérôme, www.cinefeed.com sur lequel apparaissent les prévisions pour chaque semaine pour les chiffres d'entrée et le box-office proprement dit. En revanche, aux Etats-Unis où le cinéma est une véritable industrie et plus vraiment un art, plusieurs sites existent en dehors de Hollywood reporter et Variety qui sont très payants. D'abord, un premier, http://boxofficemojo.com  sur lequel on trouve plein d'informations intéressantes mises à jour quotidiennement dont évidemment le box-office. Puis, citons-en un autre très bien fait avec, en plus du box-office, le hit-parade des critiques de cinéma américains : http://rottentomatoes.com  (littéralement : tomates pourries). Pour un film donné, le pourcentage (tomatometer de son petit nom) est calculé selon les bonnes ou mauvaises critiques parues dans les grands quotidiens américains ou magazines spécialisés. Pour les bonnes : des tomates rouges, pour les mauvaises : un grand "splash" vert. Aux Etats-Unis, un film "descendu" par la critique est souvent un échec.  Il serait intéressant qu'un site équivalent en français soit créé afin que les spectateurs se fassent une opinion sur tel ou tel film. A suivre.

(1) Malencontreusement omis, cf. commentaires ci-dessous.

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mardi 10 avril 2007

Scandaleusement célèbre (Infamous) - Douglas McGrath

Après Capote, il y a un an, voici Scandalement célèbre qui traite exactement le même sujet avec plus de sensualité et de passion car la relation amoureuse entre Truman Capote et l'un des deux tueurs est beaucoup plus explicite. Ce film est beaucoup plus centré sur Truman Capote qui semble avoir plus de compassion pour les tueurs que pour les victimes. L'acteur Toby Jones vu récemment dans Le Voile des Illusions est absolument remarquable jouant de son ambiguïté sexuelle grâce à sa voix de fausset haut perchée. Quand on l'appelle madame, il laisse dire. Daniel Craig, dans un registre très différent du James Bond de Casino Royale, joue le rôle de Perry Smith. Il s'est teint en brun tous muscles dehors. Son jeu est très sobre. C'est pour lui que Truman Capote a une inclinaison. A la différence de Capote de Bennett Miller, des proches de Truman Capote parlent de ce dernier et de son obsession pour ce sombre fait divers: une famille de quatre personnes du Kansas tués froidement [De sang-froid, titre du livre de Truman Capote (1966) et du film de Richard Brooks (1967)] par Douglas Hickcock et Perry Smith. Essayez, si vous pouvez, de voir les deux films, Capote et Scandaleusement célèbre, vous pourrez même faire des comparaisons dans les dîners en ville. En tout cas, les deux valent la peine d'être vus.

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mardi 3 avril 2007

Pas de printemps pour Marnie - Alfred Hitchcock

Dans ma dvdthèque (quel vilain mot), je possède certains films d'Alfred Hitchcock dont Pas de printemps pour Marnie (1964) que je revoie assez souvent. C'est mon film préféré d'Hitchcock car j'adore cette histoire d'amour et Sean Connery qui tournait à l'époque les premiers James Bond est absolument craquant dans sa virilité. C'est un film d'un érotisme torride de par le sujet : cette femme frigide qui, refusant tout rapport intime avec les hommes, est kleptomane, a la passion des chevaux et déteste le rouge. Tippi Hedren tour à tour brune ou blonde incarne parfaitement cette frigidité. Sean Connery et Tippi Hedren forment un couple magnifique. Un film à voir.

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