vendredi 24 octobre 2014

Le labyrinthe - Wes Ball / Balade entre les tombes - Scott Franck

Comme j'étais très moyennement tentée d'aller voir Mommy de Xavier Dolan (mon masochisme a des limites), je suis allée voir deux films, pas forcément des chefs d'oeuvre, mais qui m'ont fait passer un bon moment.

Je commence avec Le labyrinthe que j'ai vu avec mon ami. Comme Hunger Games d'après Suzanne Collins, il s'agit de l'adaptation du premier tome d'une trilogie écrite pour les adolescents. L'écrivain s'appelle James Dashner (les livres sont parus en français chez Pocket Jeunesse). La trilogie est donc composée par Le Labyrinthe, La Terre brulée et Le Remède mortel. Dans un futur indéterminé, Thomas, âgé d'une vingtaine d'année, est l'avant-dernier arrivant dans un endroit étrange, en plein air, cerné d'un grand mur de plusieurs dizaines de mètres de haut qui forme un quadrilatère. A un endroit précis, tous les jours, un panneau dans le mur pivote et laisse entrevoir un chemin fait de béton. Il s'agit du début d'un labyrinthe plein de dangers mortels. Thomas fait partie de la trentaine (environ) de garçons retenus prisonniers. Certains sont là depuis 2 ou 3 ans sans espoir d'évasion. Thomas est celui qui va faire accélérer les choses pour trouver une solution de sortie. J'ai trouvé le film sans prétention, plutôt bien fait. Le Labyrinthe est impressionnant et les "griffeurs", qui peuvent faire penser à un croisement d'Arachne avec Alien, font assez peur. Comme mon ami, on attend la suite avec intérêt. D'ailleurs, mon ami a réservé les romans en bibliothèque.

Je passe à un film policier, Balade entre les tombes (le titre m'a attirée). Entièrement filmé à Brooklyn, New-York, cette adaptation d'un roman qui porte le même titre en français écrit par Lawrence Block ne m'a pas déçue (je n'ai pas lu le roman). Cela vient d'être réédité dans la série noire chez Gallimard. Matt Scudder, ancien policier qui a démissionné, est devenu détective privé. Il est engagé par un trafiquant de drogue. Ce dernier veut découvrir qui a kidnappé et tué sa femme (elle a été découpée "façon puzzle"). Scudder, qui fait partie des alcooliques anonymes, trouve une aide providentielle en la personne d'un jeune garçon noir qui aime lire et passe ses journées en bibliothèque. C'est un film d'ambiance. La fin est saignante. Liam Neeson qui joue Matt Scudder est pas mal du tout. Un polar honnête. La salle où j'ai vu le film était complète. Lire le billet d'Alex-6.

 PS: Peut-être irais-je voir tout de même Mommy ce week-end? Pas sûr. [finalement, chroniqué le 25/11/2014]

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dimanche 12 octobre 2014

Gone girl - David Fincher

Avant de vous faire un petit compte-rendu sur mon voyage en Andalousie où le soleil était de la partie, je voudrais évoquer un film que j'avais vu en avant-première.

Je me réjouissais d'avance: le réalisateur David Fincher (que l'on ne présente plus: Seven, Alien 3, The Game, Zodiac, etc.), + une adaptation de Les apparences, un thriller de Gillian Flynn (pas lu) qui est un best seller international. Le film Gone Girl fut une déception en ce qui me concerne.

Je reconnais que la réalisation est fluide, rien à dire de ce côté là. David Fincher est très doué. Mais c'est l'histoire (dont je ne vous dirai rien) qui me pose problème. Elle m'a mise très mal à l'aise. Après une première heure très réussie, un retournement de situation que je vous laisse découvrir fait basculer le film dans une atmosphère malsaine avec des moments de démence pure (sans que l'on sache le pourquoi du comment). L'ensemble manque de subtilité à l'image d'une scène "gore" inutile qui vire au grotesque. Nick Dunne, le mari (Ben Affleck, un peu terne), change de statut: de bourreau qui trompe sa femme et est soupçonné de meurtre, il devient la victime d'une machination infernale orchestrée par son épouse "disparue" Amy (Rosamund Pyke, qui fait une interprétation d'anthologie). Personnellement, j'ai trouvé ce film misogyne. J'ajouterais qu'en arrière-plan, la critique que fait Fincher sur la société du spectacle manque d'épaisseur. Gillian Flynn qui a écrit le scénario a changé la fin par rapport au roman. Je me demande ce que cela donne. Le film dure 2H30. C'est un peu long surtout vers la fin. Cela n'empêche pas qu'il va certainement avoir du succès. Lire les billets d'Alex-6, de Wilyrah et Wolvy28.

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mercredi 17 septembre 2014

Un homme très recherché - Anton Corbijn

Ce mercredi 17 septembre 2014 sort en France un film d'espionnage avec du suspense comme je les aime: Un homme très recherché, réalisé par Anton Corbijn (The American). Le scénario du film est une adaptation d'un roman de John Le Carré. C'est l'occasion de voir le très regretté Philip Seymour Hoffmann dans un de ses derniers rôles. Il est magistral comme tous les acteurs qui l'entourent. Il interprète Günther Bachmann, un membre des services secrets allemands. En 2012, plus de 10 ans après les événements du 11 septembre, la ville de Hambourg n'oublie pas qu'elle a abrité une importante cellule terroriste à l'origine des attaques contre les tours du World Trade Center. Issa Kharpov, d'origine russo-tchétchène, affreusement torturé en Russie, arrive clandestinement à Hambourg afin de récupérer une fortune laissée par son père. Il est abrité par des membres de la communauté musulmane de la ville allemande. Günther Bachmann pense que le jeune homme n'est pas un terroriste, mais il va se servir de lui pour faire tomber un plus "gros poisson", un homme bien sous tout rapport qui pourrait financer des groupuscules terroristes par l'intermédiaire d'ONG. Le problème de Bachmann et de son équipe, c'est qu'ils ne sont pas tout seuls sur le coup et qu'ils sont eux-mêmes espionnés. Je ne vous en dirais pas plus si ce n'est que les personnages féminins (interprétés par Robin Wright, Rachel McAdams et Nina Hoss) ne sont pas que des faire-valoir, bien au contraire et que la ville de Hambourg n'est pas assez mise en valeur (et ça c'est dommage). Je compte bien revoir avec plaisir ce film qui dure 2H sans temps mort.

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mercredi 3 septembre 2014

Huit heures de sursis (Odd Man Out)- Carol Reed / Mon épouse favorite - Garson Kanin / Violence à Park Row - Samuel Fuller

Comme je l'ai annoncé dans un billet précédent, la période de l'été est l'occasion de (re)voir de "vieux" films qui sont projetés certains jours dans des salles "Art et Essai" à Paris. Le cinéma Action Christine dans le 6ème arrondissement à Paris remplit très bien sa mission. C'est mon ami qui a eu envie de voir Huit heures de sursis (Odd Man Out en VO) de Carol Reed (1947), un film qui dure presque deux heures. Le film tourné dans un très beau noir et blanc est d'une grande densité et âpreté. A Belfast, Johnny McQueen (James Mason), chef d'un groupe irlandais clandestin, vit caché depuis plusieurs mois dans la maison de Kathleen et sa mère. Johnny organise le hold-up d'une banque avec quelques comparses. Les choses tournent évidemment mal, un homme est tué et Johnny gravement blessé. Une chasse à l'homme est organisée, Belfast est quadrillée et Johnny est en train de se vider de son sang. Se réfugiant d'un endroit à l'autre, Johnny rencontre des personnes plus ou moins bien disposées à son égard. La ville vit dans la peur, la police est partout présente mais cela n'empêche pas qu'une certaine solidarité de la part de quelques individus se fasse jour pour essayer de sauver Johnny. La fin du film où Johnny est acculé par les forces de polices est un moment poignant. James Mason livre une prestation inoubliable qui lui a ouvert les portes de Hollywood. Le film existe en DVD. Je vous conseille de le voir.

Je continue avec un film nettement plus léger, Mon épouse favorite de Garson Kanin (1940), où Irene Dunne donne la réplique à Cary Grant. Irene Dunne (1898-1990) est une actrice que j'ai découverte grâce à ce film. Elle avait un grand tempérament comique. Quand le film commence, Nick (Cary Grant) vient de se remarier et part en voyage de noces. C'est à ce moment là qu'Ellen, sa première épouse portée disparue depuis 7 ans (elle était naufragée sur une île déserte) fait sa réapparition. Le pauvre Nick se retrouve donc bigame. C'est une comédie enlevée et vraiment très sympathique que je vous conseille aussi.

Je termine par Violences à Park Row de Samuel Fuller (1952). Dans les années 1880, plusieurs journaux de presse sont établis dans le périmètre de Park Row à New York, Etats-Unis. Phineas Mitchell, un journaliste qui a une certaine éthique de son métier, décide de fonder son propre journal. Il rencontre immédiatement le succès, au grand dam d'un journal rival (dirigée par une femme) pour qui il travaillait auparavant. Le succès de ce nouveau titre est d'autant plus grand que l'Allemand Ottmar Morgenthaler, l'inventeur de la première machine linotype, se met à son service, et que Mitchell a l'idée de soutenir la souscription qui permettra l'édification du socle de la statue de la liberté. Toute cette histoire est racontée en 1H20 sans temps mort. C'est passionnant. Un très bon film qui n'est sorti en France qu'en 1971.

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jeudi 28 août 2014

Les combattants - Thomas Cailley / Lucy - Luc Besson / Opération casse-noisette - Peter Lepeniotis

Vous pourrez constater que mes choix récents de cinéma sont éclectiques; mais il se trouve que pendant cet été, il y a eu peu de films nouveaux à se mettre sous les yeux. Dans un futur billet, j'évoquerai quelques "vieux" films que j'ai vus pendant cette période.

Cette fois-ci, je commence par Les combattants de Thomas Cailley avec Adèle* Haenel** (une jeune actrice qui monte) et Kévin Azaïs. C'est le premier long-métrage du réalisateur. Le film a été présenté dans la section de la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival international du film de Cannes. A cette occasion, il a été récompensé par plusieurs prix et les critiques sont élogieuses. Je ne savais pas du tout ce que racontait le film. Je ne suis pas sûre d'en savoir plus maintenant. Dans les Landes, Madeleine décide de faire un stage commando dans l'armée de terre (le plus dur qui soit). C'est un vrai garçon manqué. Arnaud, lui, est apprenti-menuisier auprès de son frère dans l'entreprise familiale. Il est captivé au premier regard par Madeleine lorsqu'il vient faire des travaux chez les parents de cette dernière. Ni une, ni deux, il s'inscrit au stage pour être avec elle. Elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Je trouve que le film démarre très bien, il y a de l'énergie, de l'humour; mais à partir du moment où les deux jeunes gens s'enfoncent seuls dans la forêt landaise, j'ai un peu décroché. Le côté "robinsonade" que prend l'histoire m'a laissée indifférente. Pour ma part, j'ai trouvé le film sympa mais sans plus.

Je continue avec Lucy de Luc Besson que mon ami voulait voir. Je l'ai accompagné en me disant "pourquoi pas". L'histoire n'a aucun intérêt et n'a ni queue ni tête (selon moi). Les effets psychédéliques sont plus ou moins réussis. Scarlett Johansson est très bien. Les méchants sont des Asiatiques (Coréens). Quelques scènes ont été filmées à la Sorbonne à Paris et j'ai trouvé la fin très frustrante: pauvre Scarlett réduite à devenir une clé USB. Le film a rapporté plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis (je pense que c'était l'objectif de Luc Besson).

Je termine par Opération casse-noisette, dessin animé destiné à un public à partir de 5 ans (ça va, je suis dans la tranche d'âge). Roublard (Surly en VO), un écureuil individualiste, est en quête de nourriture. Il compte bien garder pour lui tout seul ce qu'il va trouver car il vient d'être banni du parc où il vivait après avoir malencontreusement provoqué la destruction des réserves de nourriture stockées pour l'hiver. Dans la ville pleine de dangers, il repère un magasin où sont entreposés des sacs de noisettes. Avec l'aide de son copain Buddy, un rat mutique, il prépare une mise à sac pour récolter le plus de noisettes possible. Sa quête est semée d'embûches que je vous laisse découvrir. Le film m'a paru bien fait. J'ai aimé l'histoire et l'animation est réussie, mais il faut noter que les bambins dans la salle(1 pour 2 adultes...) n'ont pas ri. Je pense que les adultes (comme moi) l'apprécient plus que les enfants. Un film à voir une fois (mais pas plus) comme m'a dit mon ami en sortant de la salle.

* (et non Anaïs comme Bertfromsang (dans son commentaire ci-dessous) me l'a fait gentiment remarquer).

** (et non Hanael comme Martin (dans son commentaire ci-dessous) me l'a fait gentiment remarquer)

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jeudi 14 août 2014

Lauren Bacall est morte

Décidément, la série noire continue à Hollywood. Après Robin Williams, Lauren Bacall (1924-2014) nous a quittés victime d'un AVC. Elle avait 89 ans. Cette actrice à la voix rauque et au regard éloquent avait beaucoup de classe. Et quelle carrière! Avec et sans Humphrey Bogart. Récemment, avec mon ami, j'ai revu Une vierge sur canapé (Sex and the single girl, en VO) où elle partageait l'affiche avec Henry Fonda, Tony Curtis, Natalie Wood et Mel Ferrer. Je vous conseille absolument ce film qui doit exister en DVD. Avec Bogart, il faut bien entendu voir Le port de l'angoisse d'Howard Hawks (1944), Le grand sommeil également d'Howard Hawks (1946), et Key Largo de John Huston (1948). Et personnellement, je l'avais trouvée très bien dans Dogville de Lars von Trier (2003). En dernier, elle faisait quelques doublages de dessins animés comme Ernest et Célestine.

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mercredi 13 août 2014

Robin Williams est mort

Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition de Robin Williams (1951-2014) qui est un acteur que j'appréciais beaucoup. Je me rends compte que je l'avais vu dans beaucoup de films. Il interprétait des rôles très différents (souvent comiques mais parfois inquiétants) que l'on n'oublie pas. J'en cite quelques-uns:

Le monde selon Garp de Goerge Roy Hill (1982) adapté du roman de John Irving: je vous recommande ce film dans lequel j'avais découvert cet acteur.

Good Morning Vietnam de Barry Levison (1987): Robin Williams très bien mais le film: bof.

Le cercle des poètes disparus de Peter Weir (1989): un film culte à l'époque.

Fisher King de Terry Gillam (1991): très bon film.

Mrs Doubtfire de Chris Columbus (1993): Robin Williams est irrésistible.

Will Hunting de Gus Van Sant (1997).

Deux films dans lesquels il interprète des personnages ambigus:

Photo Obsession de Mark Romanek (2002).

Insomnia de Christopher Nolan (2002): face à Al Pacino, il est remarquable.

Et je l'avais vu tout récemment dans un second rôle au côté d'Annette Bening et Ed Harris dans The Face of love.

Un acteur qui va manquer.

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dimanche 3 août 2014

La planète des singes : l'affrontement - Matt Reeves

Dans cette suite de La planète des singes : les origines, nous retrouvons les chimpanzés et autres grands singes autour de César leur chef. Quelques années ont passé depuis qu'une épidémie de grippe simienne a décimé la population humaine. La séquence d'ouverture est spectaculaire: les singes en nombre s'apprêtent à attaquer... un troupeau de cerfs; et ils y arrivent, en tuant un gros ours par la même occasion. Pendant ce temps-là, quelques centaines d'humains qui n'ont pas été touchés par l'épidémie et vivent retranchés à San Francisco en ruine cherchent à remettre en marche un barrage qui leur permettrait de se fournir en énergie. Or ce barrage est situé dans le territoire qu'occupent les singes. L'affrontement entre hommes et animaux a lieu quand un chimpanzé, Koba, veut prendre la place de César (qu'il trouve trop proche des humains) et devenir le chef. Je retiens que les singes arrivent à prononcer des mots mais qu'ils s'expriment surtout en langage des signes. Il y a des "méchants" et des "gentils" tant du côté humains que du côté des singes. J'ai trouvé le film bien fait (de ce côté-là, rien à dire) mais à mon avis son défaut principal est que les grands singes ont des comportements trop anthropomorphes dans leurs travers comme dans leurs qualités. Cela m'avait moins sauté aux yeux dans le film précédent. Cela n'empêche pas que vous pouvez aller voir le film (un western en 2D, c'est très bien).

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vendredi 25 juillet 2014

The face of Love - Arie Posin / Les hommes! De quoi parlent-ils? - Cesc Gay

Dans cette période estivale, certains films qui sortent ne bénéficient pas forcément de beaucoup d'échos dans la presse et ils sortent dans peu de salles.

Voici deux films sortis en juillet 2014 à Paris que j'ai beaucoup appréciés.

D'abord The Face of Love de d'Arie Posin (2013) avec Annette Bening et Ed Harris. A Los Angeles, Nikki (Annette Bening) n'arrive pas à se remettre de la mort de son mari Garrett, qui s'est noyé cinq ans auparavant au bord d'une plage au Mexique. Elle pense et rêve toujours à lui. Jusqu'au jour où elle croise la route de Tom (Ed Harris), un peintre qui est le sosie parfait de Garrett. Le traitement de l'histoire m'a plu car il n'est jamais mièvre. Les acteurs sont à l'aise dans leur rôle, on y croit. C'est une belle histoire d'amour, qui se termine mal, mais avec l'espoir que Nikki va enfin vivre au présent et non plus dans le passé. J'ai senti que les spectateurs dans la salle ont été touchés par cette histoire. "The Face of Love" est le titre d'un tableau que l'on découvre à la fin.

Les hommes! De quoi parlent-ils? de Cesc Gay (2012) est un film espagnol (Una pistola en cada mano en VO) qui risque de passer inaperçu, d'ailleurs Chris pensait qu'il ne serait pas distribué en France. En tout cas, sorti dans 3 salles le 9 juillet 2014, le film ne se donne plus qu'à 3 séances dans une petite salle à Paris (c'est tout à fait dommage). Nous étions 20 dans la salle. Le film qui dure 1H33 se décompose en 5 parties à peu près égales et une conclusion. Deux hommes se rencontrent au bas d'un ascenseur. Ils se sont perdus de vue depuis des années. En échangeant des propos, ils réalisent que leur vie est plutôt désastreuse. Dans la séquence suivante, un homme divorcé ramène son petit garçon chez son ex-épouse avec qui il entame une discussion: il aimerait bien reprendre la vie commune. Dans la troisième saynète, dans un parc, un homme attend sur un banc, un autre promène son chien. On apprend que l'un est l'amant de la femme de l'autre. Dans la quatrième partie, un homme observe une jeune femme au sein d'une entreprise. Nous sommes en début de soirée, il y a une sorte de petite fête. L'homme fait des avances à la femme qui lui répond du tac au tac et retourne la situation à son avantage: le dialogue est vif. Enfin, dans la dernière séquence, une femme prend en stop un homme et lui dit des choses gênantes sur l'homme avec qui elle vit. Parallèment, la copine du passager de la voiture fait de même avec l'ami de la conductrice. A la fin les deux hommes se retrouvent en compagnie de certains protagonistes des premières saynètes à une soirée dînatoire. J'ai été un peu longue sur ce film, mais c'est que les 5 séquences valent la peine d'être décrites; et le tout est très bien joué. Il faut dire que la distribution est de premier ordre: Javier Camara, Ricardo Darin, Eduardo Noriega, Luis Tosar et quelques autres moins connus. J'espère que ce film sortira en DVD. Les hommes! De quoi parlent-ils? a reçu pas mal de prix dans plusieurs festival. Il le mérite.

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mardi 1 juillet 2014

Jersey Boys - Clint Eastwood

Jersey Boys de Clint Eastwood, qui est l'adaptation d'une pièce à succès donnée à Broadway, m'a fait passé un très bon moment sans ennui malgré ses 2H14. Jersey Boys retrace, pratiquement au style direct (les protagonistes s'adressent très souvent à la caméra), la création, l'ascension et la dissolution d'un groupe légendaire aux Etats-Unis: "Frankie Valli [avec un i] and the Four seasons". Nés dans le New Jersey dans les années 30 et d'origine italienne, Frankie, Bob, Tommy et les autres ont d'abord été à la fin des années 50 des filous protégés par un "Parrain" local. Le film m'a permis de découvrir que "Can't take my eyes off you", standard moult fois repris par d'autres chanteurs (comme Gloria Gaynor), a été composé par un des membre du groupe et interprété par Frankie Valli, qui avait une voix haut perchée qui faisaient se pâmer la gente féminine. Un autre de leur "tube" célèbre est Sherry. Même si le film ne constitue certainement pas le meilleur de Clint Eastwood, j'ai trouvé la réalisation classique, élégante, fluide (comme j'aime). Et il est très bien interprété par les acteurs qui ont joué Jersey Boys à Broadway. Je n'en connaissais aucun. En "guest star", Christopher Walken, toujours impeccable, joue le "Parrain" local. Et le final m'a plu: on y retrouve tous les protagonistes, qui font des pas de danse dignes des très bonnes comédies musicales des années 60. Lire l'excellent billet de princecranoir.

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