dimanche 22 juin 2014

Two Faces of January (Les deux visages de Janvier VF) - Hossein Hamini

Sorti mercredi 18 juin 2014, Two Faces of January d'Hossein Hamini est un film assez prenant jusqu'au final (je suis moins dure que ffred qui s'est ennuyé). L'histoire est adaptée d'un roman de Patricia Highsmith, qui porte le même titre et que je ne connaissais pas. En 1962, un couple d'Américains, Colette (Kirsten Dunst) et Chester McFerland (Viggo Mortensen), font un voyage d'agrément en Grèce, et séjournent à Athènes. Là, ils croisent Rydal (Oscar Isaac), un américain comme eux, qui parle grec. Son métier de guide lui permet aussi d'escroquer les touristes. Il est tout de suite fasciné par Colette. On découvre assez vite que ce couple fortuné qui semble sans histoire n'est pas aussi lisse qu'il le paraît. Ils ont beaucoup à se reprocher. Le film bénéficie d'une lumière superbe et d'une belle musique d'Alberto Iglesias (le compositeur de prédilection des films de Pedro Almodovar). Les paysages grecs dont ceux d'Heraklion et de Crète sont bien filmés. Les spectateurs dans la salle où j'étais m'ont semblé assez captivés par cette histoire criminelle où les décès surviennent accidentellement (?). J'ai trouvé la mise en scène fluide. L'une des dernières séquences qui se passe à Istanbul est très réussie. Le couple formé par Viggo Mortensen et Kirsten Dunst m'a paru crédible. A vous de voir. En tout cas, je compte bien lire un jour le roman reparu pour l'occasion et dont j'ai trouvé une édition de 1986 dans la bibliothèque loisirs dont je m'occupe.

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samedi 7 juin 2014

X-Men: Days of Future Past - Bryan Singer

Etant fan de cette série depuis le premier opus (déjà réalisé par Bryan Singer et sorti en 2000), je me suis précipitée pour voir X-Men: Days of Future Past où j'ai retrouvé les héros mutants récurrents comme Magneto/Eric et Charles Xavier ainsi que Mystique, Wolverine et quelques autres. Nous faisons aussi connaissance de nouveaux personnages, dont le "méchant" de l'histoire, Bolivar Trask, ou Quicksilver (Vif Argent), un mutant qui a un pouvoir qui ne s'oublie pas. Dans cette histoire, le passé rejoint le futur. Des robots, les Sentinels, créés en 1973, armes de destruction massive de mutants, sont en train de faire beaucoup de ravages, 50 ans plus tard, dans les rangs des mutants et aussi des humains. Ils semblent indestructibles. C'est alors que Charles Xavier a l'idée d'envoyer Wolverine dans le passé, en 1973, à Paris, au moment des négociations pour la paix au Vietnam. Wolverine va tout faire pour que les Sentinels (les robots) ne voient jamais le jour, donc pour changer le futur. Une fois de plus, j'ai beaucoup aimé le film dans son ensemble. Les effets spéciaux sont spectaculaires et réussis (je vous recommande la séquence avec Vif Argent et celle avec Magneto/Eric qui encercle la Maison Blanche grâce à un stade qu'il a soulevé). Je pense aussi que les acteurs sont une fois de plus excellents: Ian McKellen, Michael Fassbinder, Patrick Stewart, James McAvoy, Hugh Jackman, Ellen Page, Jennifer Lawrence, etc. Un bon film de genre que je recommande (j'assume: j'ai adoré).

Lire les billets plus ou moins enthousiastes de Moskau, Ornelune, Ffred, Wilyrah, Mr Vladdy et Géraldine.

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mardi 20 mai 2014

The Homesman - Tommy Lee Jones

The Homesman est en compétition dans la sélection officielle du Festival International du film de Cannes (14-24 mai 2014). Il est sorti dimanche 18 mai dans toutes les bonnes salles de Paris et province. Voici un film (de l'acteur réalisateur Tommy Lee Jones) qui est vraiment réussi car l'histoire sort des sentiers battus dans le genre "western". Mon ami (qui l'a vu avec moi) trouve qu'il est dans la lignée de La dernière piste de Kelly Reichardt et de Impitoyable de Clint Eastwood. Dans ce film, quatre femmes sont les personnages principaux. En 1854, quelque part dans le Nebraska, en plein coeur des Etats-Unis, Mary Bee Cuddy (Hilary Swank), 31 ans, célibataire, apparaît dure à la tâche. C'est elle qui mène la charrue tirée par deux mules. Elle laboure dans un paysage plat qui s'étire à perte de vue et que j'ai trouvé hostile. Elle rêve d'épouser un homme qui l'épaulerait. Mais les hommes du cru la trouvent revêche et autoritaire. Ces mêmes hommes préfèrent aller chercher eux-mêmes une jeune fille pleine d'illusions "dans l'Est". Mary Bee, courageuse et de bonne volonté, se retrouve à emmener trois femmes à l'esprit dérangé (et grâce à des flash-back, on comprend malheureusement pourquoi) dans l'Iowa, l'Etat voisin situé à l'est du Nebraska. Elles doivent être recueillies par le pasteur d'une paroisse. Dans ce périple long de plusieurs centaines de kilomètres, Mary Bee est aidée par un dénommé George Briggs (Tommy Lee Jones), qu'elle a sauvé de la pendaison. Le chemin est semé d'embûches entre les Indiens, les aléas climatiques et quelques individus peu recommandables. Le réalisateur, qui a co-écrit le scénario, montre la conquête de l'Ouest côté envers du décor, si je puis dire. Car, au XIXème siècle, ces migrations de femmes et d'hommes vers des terres inconnues étaient éprouvantes et tournaient parfois à la tragédie. Tout le monde n'arrivait pas à s'acclimater. Les maisons étaient de simples masures en briques de terre crue battues par les vents. Les gens mourraient de dysenterie ou d'autres épidémies. Seuls les plus costauds, tant du point vue physique que psychologique, arrivaient à survivre. Le rythme du film est plutôt lent mais il convient bien au récit. Un film que je conseille - et mon ami aussi. Lire le billet de Choupynette.

PS du 22/05/2014: précisons que ce film est tiré du livre (western) The Homesman de Glendon Swarthout (1918-1992), chroniqué notamment par Hélène, Le Bouquineur, ... Je n'ai pas encore mis la main dessus.

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lundi 5 mai 2014

Joe - David Gordon Green

Voici un film noir, très noir (selon moi), qui permet à Nicolas Cage de trouver un très beau rôle (on avait oublié depuis un moment qu'il était un bon acteur). Joe, un ex-taulard qui boit et fume beaucoup mais dur à la tâche, dirige une équipe d'ouvriers noirs. En forêt, ils sont chargés d'empoisonner des arbres qui seront abattus plus facilement pour être remplacés par des pins. Ces hommes vont avoir une aide inattendue en la personne de Gary, un adolescent de 15 ans, battu par son père alcoolique. Gary veut sortir sa soeur et sa mère de leur condition misérable. Joe s'attache à Gary comme un père. Joe est un homme colérique qui se fait tirer dessus, défie les forces de l'ordre, fréquente les prostituées et vit en compagnie d'une femelle pitbull à la mâchoire puissante. L'atmosphère générale est très pesante. J'ai trouvé ce film très violent et un peu glauque. Mais Nicolas Cage est vraiment bien. A vous de (le) voir.

PS: pour répondre à la question d'Alex-6 (voir son commentaire ci-dessous), le jeune Tye Sheridan qui interprète Gary est vraiment bien. Après Mud, il confirme que c'est un (jeune) acteur plein de promesses.

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mardi 29 avril 2014

Les sentiers du désastre / Comment voler une banque - Donald Westlake

Voici deux romans policiers très amusants du grand Donald Westlake (1933-2008). Ils ne comportent aucune violence manifeste, et tout ne se termine pas forcément très bien pour les malfrats qui sont les héros récurrents de ces deux histoires et de quelques autres. En effet, j'ai fait la connaissance de John Dortmunder et de ses deux acolytes: Andy Kelp et Stan Murch, des gangsters non violents, cambrioleurs et escrocs "à la petite semaine", embarqués dans des "coups" fumants et fumeux qui partent en vrille. Les histoires très divertissantes se passent toujours à New-York ou dans sa région sur la côte Est des Etats-Unis.

 

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Dans Les sentiers du désastre (Rivages/noir, 380 pages), sur une idée de Chester Fallon, un copain d'Andy, Dortmunder et sa bande se font engager comme majordome, secrétaire, garde du corps et chauffeur auprès de Monroe Hall, un milliardaire malhonnête. Ce dernier possède une magnifique collections de voitures que guignent les quatre compères. Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu et quand les voitures partent dans un musée, Dortmunder et les autres, bien que contrariés, ne perdent  pas leur sang-froid. Ils feront mieux la prochaine fois... C'est distrayant au possible.

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Je continue avec Comment voler une banque, toujours de Donald Westlake (Rivages/noir, 280 pages), où Victor (ancien agent du FBI et neveu d'Andy) émet l'idée originale de voler une banque. En l'occurrence, il s'agit d'une banque provisoire installée dans un mobile home pendant que la banque "en dur" est reconstruite. Dortmunder, Andy et Stan vont en effet voler la banque avec l'aide de Victor et d'un complice. May, l'amie de Dortmunder sera aussi de la partie. J'ai trouvé l'histoire hilarante et la fin d'anthologie: la banque coule au fond de la mer. M. Westlake avait vraiment beaucoup de talent.

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Avec mon ami, nous avons visionné tout récemment le film Les quatre malfrats réalisé par Peter Yates, qui date de 1972, avec Robert Redford dans le rôle de Dortmunder. C'est une adaptation de Pierre qui roule (The Hot Rock) parue aussi chez Rivages/Noir: Dortmunder & Co sont engagés pour voler un diamant dans un musée pour le compte d'un dignitaire africain. Que de péripéties avant que Dortmunder puisse récupérer le diamant qui, après avoir été volé, transite par une prison, un commissariat et enfin une banque. Tout à fait réjouissant aussi. Je recommande ce DVD.

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vendredi 11 avril 2014

I am Divine - Jason Schwarz / De toutes nos forces - Niels Tavernier

I am Divine est un documentaire américain de Jason Schwarz qui rend un hommage sage à un homme qui ne l'était pas. Cet homme, c'était Harris Glen Milstead, devenu Divine (1945-1988) pour le public. Il s'est rendu célèbre en se travestissant en femme alors qu'il était d'une corpulence imposante. Il s'habillait avec des tenues moulantes. Il a été rendu célèbre par les films du réalisateur John Waters qui fait partie de ceux qui interviennent dans ce documentaire alternant témoignages (dont la mère de Divine à qui est dédié le film) et images d'archives. Divine, personnage "trash" hors norme, était né à Baltimore. Enfant martyrisé par ses camarades, il prendra une sorte de revanche par la vie qu'il va mener, où le bon goût n'est pas de mise. J'ai trouvé cet homme touchant. Il est connu pour avoir joué dans les films Polyester, Hairspray, Pink Flamingo et Female Trouble, tous réalisés par John Waters. Divine est mort d'une crise cardiaque à 42 ans. Pour ma part, je l'avais découvert dans le seul film où il interprétait le rôle d'un homme, dans Trouble in mind (1985 - Wanda's Café, en VF) d'Alan Rudolph. Lire les billets de Neil et de ffred.

Et maintenant un film complètement différent: De toutes nos forces de Niels Tavernier (le fils de Bertrand), qui a aussi écrit le scénario (il s'est inspiré d'une histoire vraie). Julien Amblard, un jeune homme, souffre d'une paralysie cérébrale. Cloué dans une fauteuil roulant, il arrive à convaincre son père, Paul (Jacques Gamblin), qui semble se désintéresser de lui, pour qu'ils concourent ensemble dans un triathlon à Nice. Sans dévoiler la fin que l'on peut deviner, cette histoire montre surtout comment une famille arrive à se retrouver et à se ressouder face à ce défi sportif. Presque un tiers du film nous permet de suivre l'épreuve sportive, cela n'est pas "de la tarte" pour les concurrents. Pour Paul, l'exploit est d'autant plus remarquable qu'il a son fils (qui est presque un poids mort) avec lui. Film qui dégage beaucoup de chaleur humaine. Lire le billet de Géraldine.

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samedi 5 avril 2014

Nebraska - Alexander Payne

Je vous recommande tout particulièrement Nebraska d'Alexander Payne, un film sorti le 2 avril 2014. Pour son interprétation de Woody Grant, Bruce Dern a reçu un prix d'interprétation mérité au dernier festival de Cannes de 2013 (mais le prix aurait pu être décerné à l'ensemble de la distribution). Woody Grant, un vieux monsieur septuagénaire entêté, porté sur la bière, qui vit à Billings dans le Montana (USA) avec sa femme et ses deux fils, semble souffrir de confusion mentale. Il s'est mis en tête d'aller dans la ville de Lincoln dans le Nebraska (distante de plus de 1500 km) pour récupérer son gain d'un million de dollars (il a reçu une lettre publicitaire en ce sens). David, le fils cadet de la famille, finit par accepter d'accompagner son père, qui était prêt à y aller à pied s'il l'avait fallu. Sur la route, ils vont s'arrêter devant le Mont Rushmore ainsi que dans la ville de Hawthorne où ils logent chez le frère de Woody. Bien évidemment, le gain éventuel fait bien des envieux. Des scènes touchantes ou drôles émaillent ce "road movie" empreint d'humanité où les acteurs ont la part belle. L'actrice June Squibb, que je ne connaissais pas et qui joue la femme de Woody, est sensationnelle. Filmé dans un très beau noir et blanc, ce film élégant est le film à voir cette semaine. Lire les billets de ffred, d'Alex-6 et Mymp.

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vendredi 14 mars 2014

Dans l'ombre de Mary, la promesse de Walt Disney - John Hancock

J'ai beaucoup aimé ce film dont l'histoire m'a émue. Le film alterne deux périodes et deux histoires. D'abord, en 1906, Helen et sa famille vivent dans une bourgade loin de tout en Australie. Le père, Travers Lyndon Goff, directeur de banque, aime tendrement toute sa petite famille (sa fille ainée, Helen, est en adoration devant lui). Malheureusement, en proie à des problèmes d'alcool dont il mourra, il fait souffrir toute sa famille et en particulier la maman aux tendances suicidaires. En 1961, Helen, devenue Pamela Lyndon Travers, connaît des difficultés financière. Depuis plus de 10 ans, elle est en négociation pour laisser les droits cinématographiques de son oeuvre à Walt Disney qui fait tout pour l'amadouer. En effet, depuis le début, elle n'est pas vraiment d'accord avec la vision édulcorée et musicale de ce que veut en faire le producteur. Ce dernier a promis à ses filles d'arriver à ses fins (que le film existe).  Mary Poppins, qui comporte pas mal d'éléments biographiques sur l'écrivain, sortira en 1964. Julie Andrews gagnera un Oscar pour son interprétation. Le film de John Hancock bénéficie d'une distribution impeccable avec Emma Thompson dans le rôle de P. L. Travers, parfaite en anglaise coincée qui n'a pas oublié son enfance difficile, face à Tom Hanks, très crédible dans le rôle de Walt Disney. Colin Farrell dans le rôle de Travers montre une fois de plus qu'il est un bon acteur. Pendant le film, on entend pas mal la musique et quelques bribes des chansons du film. Et cela m'a donné vraiment envie de le revoir. Je le conseille tout comme ffred et Alex-6.

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mardi 11 mars 2014

The Grand Budapest Hotel - Wes Anderson / Bethleem - Yuval Adler / Un week-end à Paris - Roger Michell

Voici trois films que j'ai vus tout récemment. Je conseille éventuellement le premier; quant aux deux autres, je vous laisse juge.

The Grand Budapest Hotel est le deuxième film de Wes Anderson que je vois et j'avoue n'avoir pas éprouvé le même coup de coeur que pour Moonrise Kingdom. L'histoire se passe dans les années 30 dans un pays imaginaire de la "MittelEuropa". Mustapha Zero nous raconte ce que fut sa jeunesse comme groom dans un Grand hôtel situé dans des montagnes enneigées. Il exerce sous l'oeil bienveillant de M. Gustave H. Ce dernier hérite d'un tableau de valeur suite au décès d'une vieille cliente qui s'était pris d'affection pour lui. La famille de la défunte n'est pas de cet avis. La plus grande partie de l'histoire consiste en une suite de courses-poursuites, d'évasions et d'échanges de coups de poing et de coups de feu (des doigts sont coupés). Les pâtisseries crémeuses font aussi leur apparition. J'ai lu et entendu que l'on pouvait comparer ce film aux aventures de Tintin. Pour ma part, je trouve qu'on est loin de l'univers d'Hergé. Les acteurs ont l'air de beaucoup s'amuser (Ralph Fiennes en tête est excellent). Juste avant le générique de fin, il est dit que Wes Anderson rend hommage à l'oeuvre de Stefan Zweig. Je m'interroge... Lire le billet positif de Leunamme, celui de très mauvaise foi mais amusant de Mymp et celui mitigé d'Alex-6.

Pour Bethléem, j'ai eu dès le départ du mal à me repérer parmi tous les personnages. L'action part dans tous les sens. On comprend assez vite que les palestiniens n'ont pas le beau rôle en observant leur lutte fratricide entre clans ou tribus. La fin qui est très violente m'a laissé perplexe. Razi, un officier des services secrets israéliens, se sert de Sanfur, un jeune informateur palestinien, pour traquer un chef terroriste palestinien responsable d'un attentat. On sent assez vite que tout va très mal se terminer. C'est le genre de film dont on sort déprimé. Lire le billet positif de Chris.

Concernant Un week-end à Paris (Le Week-end [en VO]) de Roger Michell, je me suis ennuyée en compagnie de Meg et Nick, ce couple sexagénaire, (mariés depuis 30 ans, ils essaient avec ce voyage à Paris de retrouver une certaine flamme dans leur relation). Leurs atermoiements m'ont vraiment enquiquinée. C'est surtout Meg que j'ai trouvé crispante. Elle n'arrête pas d'asticoter son mari. L'hôtel dans lequel ils avaient passé leur nuit de noce ne lui convient plus (la chambre est trop beige). Après s'être installés dans une très belle suite au Plaza Athénée, avenue Montaigne, avec vue imprenable sur la Tour Eiffel, ils ne font pas grand-chose dans la ville lumière, à part aller dans un ou deux restaurants d'où ils s'esquivent sans payer (ils ont très peu d'argent). Les temps sont vraiment durs pour ce couple. Et ce n'est pas leur rencontre avec Morgan (l'inénarrable Jeff Goldblum) qui va arranger les choses. Dès les premières images, je n'ai vraiment pas accroché. Peut-être est-ce la faute des deux acteurs principaux pas très bien assortis (Jim Broadbent et Lindsay Duncan). Le couple qu'ils interprètent n'est ni sympathique, ni drôle, ni touchant. Je regrette d'autant plus d'avoir été déçue par ce film car il a été écrit et réalisé par les mêmes que The Mother (2003), c'est-à-dire l'écrivain Hanif Kureishi pour le scénario et Roger Michell à la réalisation. The Mother, voilà un film qui m'avait beaucoup plu, lui.

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samedi 1 mars 2014

Films vus et non commentés depuis le 1er janvier 2014

Ayant déjà vu 22 films depuis le début de l'année, je ne les ai pas encore tous chroniqués; avec ce billet, je vais essayer de réparer quelques oublis.

Pompéi de Paul W. S. Anderson est un film agréable à voir même si la fin de l'histoire (que tout le monde connaît) est tragique. On prend le temps de s'attacher aux personnages, dont deux gladiateurs et une jeune femme de Pompéi. Pour ceux qui l'ignorerait encore, Pompéi, Herculanum et au moins deux autres petites villes furent détruites en 79 après J.-C. suite à l'éruption du Vésuve situé dans la province de Campanie, proche de Naples. Les effets spéciaux sont assez spectaculaires, un bon film de genre.

The Ryan initiative de Kenneth Branagh n'est pas à mon avis un film indispensable car il a le gros défaut d'avoir comme acteur principal Chris Pine (inconnu au bataillon et aussi charismatique que mon genou). Le scénario n'est pas tiré d'un des romans de Tom Clancy, mais les scénaristes se sont basés sur le personnage de Jack Ryan. L'histoire se passe à Moscou. Le méchant est interprété par Kenneth Branagh lui-même. Je ne sais pas ce qui lui a pris de tourner ce film.

Mea culpa de Fred Cavayé. C'est le troisième long-métrage du réalisateur que je vois (après Pour elle et A bout portant). Le réalisateur a le sens du rythme (un peu trop d'ailleurs). Un flic, Franck (Gilles Lellouche), et un ex-flic, Simon (Vincent Lindon), n'arrêtent pas de courir et de tirer tous azimuts contre des méchants qui en veulent au petit garçon de Simon. L'enfant a assisté à une scène violente (un homme a été tué). L'histoire se passe entre Toulon et Marseille. Il faut noter les dernières séquences qui se passe dans un TGV. Le pauvre train subit les derniers outrages, il est durement touché. Film pas non plus indispensable.

Mr Peabody et Sherman de Rob Minkoff avec, comme voix française pour Mr Peabody, Guillaume Gallienne. Mr Peabody est un chien intelligent, diplômé et inventeur de génie. Et il a adopté Sherman, un petit garçon qui n'en fait qu'à sa tête et n'est pas très obéissant (les choses vont s'arranger par la suite). Grâce à une machine à remonter le temps que Mr Peabody a fabriqué, ils vont voyager dans le temps, se retrouver au début en 1789, au début de la Révolution Française, puis sous la Terreur, puis pendant le siège de Troie, puis sous le règne de Toutankhamon et enfin au temps de la Renaissance à Florence chez Léonard de Vinci. Je vous passe toutes les péripéties qui les ont entraînés dans ces aventures. C'est distrayant pour les enfants (un petit garçon dans la salle faisait des remarques amusantes). Mais les Américains ont une vision simpliste de la révolution avec une Marie-Antoinette grassouillette qui aime la brioche, ou Robespierre, un vrai "Rouge". Et je pense qu'Homère doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que sont devenus Achille, Menelas et les autres. Nous faisons aussi la connaissance de la vraie Mona Lisa et de son célèbre sourire. Tout cela est bien gentillet. A vous de voir si ce film vous tente.

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