vendredi 6 décembre 2013

Hunger Games (L'embrasement) - Francis Lawrence

Voilà un des deux films vus à 2 jours d'intervalle dans un nouveau cinéma qui vient d'ouvrir en octobre 2013. Il est situé au nord de Paris dans le XIXème arrondissement. Il est équipé de grandes salles avec de grands écrans: des conditions assez idéales pour bien profiter des films.

Hunger Games (L'embrasement) est la suite de Hunger games (c'est préférable d'avoir vu cette première partie pour mieux comprendre la seconde): Katniss Everdeen (la gagnante des 74èmes Hunger games) est revenue dans sa famille dans le 12ème district et elle chasse à l'arc. En compagnie de Peeta Mellark (l'autre gagnant), elle est chargée de faire le "tour des vainqueurs" en allant dans chaque district pour prononcer un discours apaisant et bien rôdé afin d'éviter toute révolte (les gens n'ont pas oublié les victimes des 74èmes Hunger games). Mais le président Snow se méfie de Katniss, et, ne la trouvant pas assez convaincante, il décide de l'éliminer en organisant les 75èmes jeux: des anciens vainqueurs, dont elle et Peeta, vont devoir de nouveau s'affronter dans un combat à mort, sauf que cette fois-ci des alliances se forment et la révolte gronde. Comme pour le premier, j'ai trouvé l'histoire assez captivante (avec quelques moments assez violents voir effrayants comme la séquence des singes, la gueule ouverte avec des dents pointues) et sans temps mort. On revoit les mêmes acteurs (Donald Sutherland, Stanley Tucci, Woody Harrelson et Jennifer Lawrence) avec quelques nouveaux venus (Philip Seymour Hoffman, Jeffrey Wright et Amanda Plummer). Suzanne Collins (l'auteur des romans), qui a participé à l'adaptation, sait ménager le suspense. Preuve en est que quand le film se termine, on attend la suite avec impatience. Cela va se concrétiser par Hunger games: la révolte qui sera divisé en deux films, l'un sortira en 2014 et le dernier en 2015.

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jeudi 21 novembre 2013

Inside Llewyn Davis - Ethan et Joël Coen

Inside Llewyn Davis d'Ethan et Joël Coen, c'est avant tout de la musique folk et deux chats roux fugueurs. Comme un mouvement perpétuel, le film commence et se termine de la même façon, on suit quelques jours dans la vie de Llewyn Davis, qui squatte chez les uns les autres à New-York pendant l'hiver 1961. Llewyn est un homme seul qui a du mal à percer en tant que chanteur guitariste. Il se produit seul ou accompagné dans quelques lieux de concert. Sur un laps de temps relativement court (ces quelques jours), Llewyn va vivre une rupture amoureuse, une audition (ratée) à Chicago, une dispute entre amis suivi d'une réconciliation, et se mettre à la poursuite d'un chat roux. Dans Inside Llewyn Davis, en dehors de la photo qui est très belle (New-York en hiver est superbe), on entend des chansons qui m'ont plu. Je me suis d'ailleurs acheté la bande originale du film, cela fait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Ce film d'atmosphère est plaisant. Il y a un côté nostalgique un peu triste. Je recommande d'autant plus que l'acteur principal, Oscar Isaac, est vraiment bien. Un très beau rôle. Enfin, je signale un billet d'Eeguab très intéressant sur le livre qui a inspiré les réalisateurs.

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samedi 2 novembre 2013

The snowpiercer - Bong Joon-ho / Le transperceneige - Rochette et Lob

Voici un film de science-fiction qui, selon moi, est réussi. Il ne s'agit pas d'une énième superproduction américaine, mais d'un film plus personnel réalisé par un cinéaste coréen, Bong Joon-ho (The Host ou The mother). Un train composé de dizaines et de dizaines de wagons, The snowpiercer (Le transperceneige), roule sans s'arrêter depuis 17 ans. En 2014, suite à  un cataclysme climatique provoqué par l'homme, la Terre est devenue un enfer glacé d'où toute vie a disparu. En 2031, les derniers humains sont entassés dans ce train, genre d'arche de Noé. On y trouve ainsi un immense aquarium où sont rassemblés des animaux des fonds marins et quelques végétaux préservés. Les plus miséreux des humains sont relégués dans les wagons de queue, entassés comme des prisonniers de camps de concentration. Vivant dans une grande promiscuité, ils se nourrissent (sans le savoir) de cafards transformés en plaquettes noires qui ressemblent à de la gomme. La révolte gronde quand deux jeunes garçons sont emmenés de force vers l'avant du train. Quelques-uns de ces hommes et femmes (régulièrement punis, humiliés, mutilés et comptés) se lancent à leur recherche et décident de remonter le train. Au fur et à mesure que les principaux protagonistes avancent vers l’avant du train, on découvre des passagers, enfants et adultes, nettement mieux lotis, qui vénèrent un dénommé Wilford qui a conçu ce train au mouvement perpétuel. Je vous laisse découvrir les nombreuses péripéties de ce film qui m’a plu tant au niveau de l’histoire (qui correspond à un condensé de notre monde actuel entre riches et pauvres, où certains sont plus égaux que d'autres) que du point de vue cinématographique. Tous les acteurs sont convaincants: Chris Evans, Ed Harris, John Hurt, Tilda Swinton (méconnaissable avec son dentier et ses lunettes) et Octavia Spencer. Le dernier plan avec l'ours blanc est très beau.

Ce film est adapté du Tranperceneige (Collection A Suivre, Editions Casterman, 134 pages), une BD française en noir et blanc, dont le 1er tome a été pré-publiée de 1982 à 1983, que je viens de lire (tout au moins ce 1er tome). Il s'agit d'une série qui comporte trois volumes (qui vont reparaître). Elle a été créée par Jean-Marc Rochette (dessins) et Jacques Lob (texte, pour le 1er tome), lui-même remplacé par la suite par Benjamin Legrand (pour les deux tomes suivants, en 1999 et 2000). On retrouve l'idée de départ (le train au mille et un wagon dans un décor post-apocalyptique), mais pour le reste, le déroulement de l'histoire était assez différent dès le départ. Le personnage principal (Proloff), qui est dans un des wagons de queue, a tenté de s'échapper du wagon. Escorté par des militaires, on doit le mener vers l'avant du train. Une jeune femme, Adeline, l'accompagne. L'intrigue est peut-être plus resserrée.
En tout cas, je vous conseille le film et la BD.

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vendredi 18 octobre 2013

Prisoners - Denis Villeneuve

Prisoners a été réalisé par le canadien Denis Villeneuve qui a connu un grand succès avec l'excellent Incendies. Denis Villeneuve a réussi avec brio son incursion à Hollywood avec un film qui tient en haleine pendant 2H30 sans temps mort. La plus grande partie du film se passe sous la pluie, pendant la nuit, dans un décor triste et hivernal. On ressent un danger permanent. Il y a peu de musique. On est vraiment "dedans" et parmi les personnages. Deux petites filles, une blanche et une noire, disparaissent un après-midi du "Thanksgiving day", en novembre, pendant que les parents respectifs ne se doutent de rien. Un suspect est arrêté. Le jeune homme semble avoir un QI très faible, il est incapable de répondre aux question. Trouvant que l'enquête n'avance pas, l'un des parents (Hugh Jackman) prend l'affaire en main. Il a des méthodes pas très orthodoxes et plutôt condamnable. De son côté, le jeune inspecteur (Jake Gyllenhaal) fait ce qu'il peut. Sans trop en dévoiler de l'intrigue, un labyrinthe et des serpents sont des éléments importants de l'histoire. Je recommande absolument ce film qui tient toutes ses promesses.

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dimanche 29 septembre 2013

Blue Jasmine - Woody Allen

Attention: je considère que c'est un très grand film. Il est sorti mercredi 25 septembre 2013, courez voir Blue Jasmine, le dernier Woody Allen. Woody, après ses incursions plus ou moins réussies en Europe (Paris, Londres et Rome), revient aux Etats-Unis, plus précisément à New-York et San Francisco. Jasmine arrive à San Francisco en provenance de New-York avec, comme seuls biens, quelques bagages de marque (LV) et une veste Chanel. Jasmine ne va pas bien, elle n'arrête pas de parler toute seule. A peine sortie d'une grave dépression, elle se réfugie donc à San Francisco, chez sa soeur Ginger qui vit seule avec ses deux fils. Jasmine est veuve depuis peu, son mari, qui était un escroc (il faisait des placements financiers douteux), s'est pendu dans sa cellule. Ginger (Sally Hawkins, excellente), qui a subi le mépris de Jasmine, s'est séparée de son mari. Après avoir vécu dans le luxe et l'insouciance dans un magnifique appartement à Manhattan, la dégringolade de Jasmine dans l'échelle sociale est rude. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, très bien menée, dominée par l'interprétation magistrale de Cate Blanchett qui "crève" l'écran avec beaucoup de classe. J'espère qu'elle va être nommée aux Oscars. Elle n'en fait jamais trop. Le dernier plan où l'on voit sa mine défaite est terrible. Un film indispensable à voir de la part du réalisateur new-yorkais.

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jeudi 26 septembre 2013

Ma vie avec Liberace - Steven Soderbergh / Gibraltar - Julien Leclercq

Voici deux films vus récemment qui méritent éventuellement votre attention.

D'abord Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh, pour lequel Michael Douglas vient de recevoir un "Emmy award" (1) pour son interprétation. En effet, sorti en salles en France, ce téléfilm n'a eu droit aux Etats-Unis qu'à une diffusion télé sur la chaîne HBO qui l'a produit. Présenté à Cannes, Ma vie avec Liberace a reçu des critiques très favorable. Liberace (1919-1987) est peu connu en France. Dès l'âge de 4 ans, il a commencé à apprendre le piano. Il a connu la célébrité dans les années 1950 à 70 quand il passait à la télé américaine, jouant des airs connus de musique classique ou des airs plus populaires avec beaucoup de virtuosité. Il s'est surtout produit à Las Vegas. Le film retrace les 10 dernières années de la vie de Liberace entre 1977 et 1987 (il est mort du Sida), et en particulier, l'époque de sa liaison houleuse avec Scott Thorson qui fut son secrétaire, son garde du corps et son amant. Par ailleurs, il a toujours nié son homosexualité. Liberace (qui n'est pas un personnage très sympathique) est très bien interprété par Michael Douglas, mais j'ai surtout admiré l'interprétation de Matt Damon qui joue Scott Thorson. Son rôle est complexe. En homme amoureux et jaloux qui accepte de faire de la chirurgie esthétique pour ressembler à son amant Liberace, d'affiner sa silhouette. Matt Damon émeut beaucoup. Rien que pour lui, allez voir ce film.

Maintenant, je passe à Gibraltar de Julien Leclercq qui permet à Gilles Lellouche de trouver un rôle assez intense. Il interprète un propriétaire d'un bar criblé de dettes et détenteur d'un bateau à Gibraltar, bout de terre anglaise au sud de l'Espagne où se passent de nombreux trafics (14 km de mer séparent l'Espagne du Maroc). Marc Duval (Gilles Lellouche) devient convoyeur de drogue et d'armes (presque) malgré lui en acceptant de travailler pour les douanes françaises. A force de jouer un jeu dangereux avec les gangs irlandais et un baron de la drogue italien, il ne va pas sortir indemne de cette épreuve. D'autant plus qu'il a une femme, une petite fille et une soeur qui lui donnent du souci. La mise en scène est nerveuse. Cela se laisse voir. Le scénario est tirée d'une histoire vraie.

(1) C'est à peu près l'équivalent des Oscars pour la télévision.

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mardi 17 septembre 2013

Le Majordome - Lee Daniels

Je suis allée voir Le majordome de Lee Daniels un peu en désespoir de cause (il n'y a pas grand-chose qui me tente vraiment dans les nouveautés). Ce film est l'occasion de voir Forest Whitaker dans le rôle de Cecil Gaines, un afro-américain devenu majordome (butler en VO) à la Maison Blanche de 1957 à 1987. Je m'attendais à découvrir la vie quotidienne à la Maison Blanche sous des présidents successifs. En réalité, la plus grande partie du film nous raconte l'histoire de la vie de Cecil Gaines entre 1926 et 2008. Jeune garçon noir élevé dans une plantation de coton en Georgie, il devient un "nègre domestique" après que son père ait été tué sous ses yeux et sa mère violée par le fils du domaine. Plus de 30 ans s'écoulent, et voilà Cecil Gaines engagé comme majordome à la Maison Blanche sous le mandat d'Eisenhower. Marié et père de deux garçons, Cecil ne fait pas de politique, on ne sait pas ce qu'il pense, il reste neutre. Dans son métier, on lui demande d'être "invisible". Son fils ainé, en revanche, se fait régulièrement arrêter car il milite pour les droits civiques des Noirs. En effet, plus de 100 ans après l'abolition de l'esclavage, la ségrégation fait des ravages. Le ton du film m'a beaucoup fait penser à La couleur des sentiments. Le traitement du sujet n'est pas très subtil même si la démarche est louable: les Américains blancs sont presque tous vus comme des êtres antipathiques. Il n'y a pas beaucoup de nuances. Quant à la vie quotidienne à la Maison Blanche, elle se résume à quelques bouts de scènes avec Cecil qui sert le thé aux présidents - je schématise. La ségrégation entre noirs et blancs se niche jusqu'à la Maison Blanche puisque pendant 30 ans, Cecil et ses collègues noirs n'auront jamais les mêmes promotions ni les mêmes augmentations de salaire que le personnel blanc. Pour le dire vite, j'ai été plutôt déçue. A vous de voir.

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jeudi 5 septembre 2013

Quatre films "polars" américains des années 40

L'Action Christine, cinéma d'art et d'essai du VIème arrondissement à Paris, programme pendant l'été, et le reste de l'année d'ailleurs, plein de (vieux) films selon un genre précis. Comme j'ai encore été très moyennement tentée par les nouveautés ces temps-ci, j'ai vu quatre films que je ne connaissais pas et qui sont vraiment très bien.

Angoisse (Experiment Perilous) de Jacques Tourneur (1944, 91 mn) avec Hedy Lamarr, George Brent et Paul Lukas: une histoire d'un garçonnet mal-aimé par son père (la maman étant morte en couches). A Londres, en 1903, cet homme (Paul Lukas) devenu adulte devient le meurtrier de sa soeur et de l'homme qu'il croit être l'amant de sa femme. Dommage que la séquence finale très "happy end" soit mièvre. Paul Lukas en mari et père torturé est remarquable et Hedy Lamarr était bien jolie.

Le suspect (The Suspect) de Robert Siodmak (1944, 85 mn) avec Charles Laughton qui interprète Philip, un homme mal marié à une mégère qui leur fait une vie impossible à lui et à leur fils, lequel s'en va habiter ailleurs. L'histoire se passe à Londres en 1902 dans un quartier cossu qui abrite un maître-chanteur, une femme battue et un meurtrier. Face à eux, on trouve un inspecteur tenace de Scotland Yard. Je ne vous en dis pas plus si ce n'est que Charles Laughton a une coiffure plutôt excentrique et qu'il joue tout en retenue. La fin du film m'a plu.

L'Impasse tragique (The Dark Corner) d'Henry Hathaway (1946, 99 mn) avec Lucille Ball, Clifton Webb, William Bendix et Mark Stevens, met en scène un détective qui va tout faire pour se disculper (il est accusé d'un meurtre) avec l'aide de sa secretaire. L'intrigue où un mari jaloux va imaginer un plan machiavélique pour se débarrasser de l'amant de sa femme est complexe. C'est vraiment bien fait.

L'assassin sans visage (Follow Me Quietly) de Richard O. Fleisher (1949) avec William Lundigan, Dorothy Patrick. Ce film très curieux dure 56 minutes, c'était le troisième film de fiction du réalisateur. Un homme se faisant appeler "Le juge" en est à son 7ème crime quand le film commence. Il frappe sans mobile apparent les jours de pluie. On ne connaît que sa silhouette de dos. Grâce à un mannequin grandeur nature, "Le juge" sera démasqué. A découvrir.
PS: A noter que ce film va être diffusé sur France 3, dimanche 08 septembre à 00H25, dans le cadre d'un cycle polar au cinéma de minuit.

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mercredi 28 août 2013

Elysium - Neil Blomkamp / Insaisissables - Louis Leterrier / Les flingueuses - Paul Feig

J'évoquais dans mon billet cinéma précédent le fait que le cinéma américain d'avant, c'était quand même autre chose surtout au vu de quelques productions américaines sorties cet été dont voici quelques exemples:

Elysium de Neill Blomkamp (District 9) se passe en 2154 (heureusement, je ne serai plus là pour le voir!). La terre est à l'agonie, la majorité de la population vit dans la misère, la pollution, le béton, ils ne peuvent plus se soigner. A Los Angeles, les "Latinos" sont majoritaires. Mais dans l'espace, pas très loin (18 minutes de navette), dans un engin spatial rond et transparent appelé "Elysium", vivent quelques humains privilégiés, en sécurité et en autarcie dans l'opulence et la verdure. De plus, ils possèdent, dans chaque maison, une machine qui est capable de guérir en 10 secondes n'importe quelle maladie. Tout ça pour dire que Matt Damon, irradié à mort sur son lieu de travail sur Terre, va tout faire pour partir sur Elysium. Face à lui, il a deux "très méchants": une femme, Delacourt (notez le nom français) interprétée par Jodie Foster (son rôle est odieux et elle veut devenir "calife à la place du calife"), et Kruger (notez le nom allemand) qui est le bras armé de Delacourt. Comme on est dans un film américain, les méchants sont punis et tous les terriens auront accès à Elysium (je vous passe les péripéties). Le scénario de District 9 du même réalisateur était plus original et nettement plus sombre, pessimiste. Matt Damon fait le minimum syndical. Vous pouvez attendre de le voir en DVD. Lire le billet nettement plus enthousiaste de Géraldine.

Insaisissables de Louis Leterrier raconte l'histoire de quatre illusionnistes qui se servent de leur talent pour dévaliser des banques. Ils semblent qu'ils obéissent à une cinquième personne dans l'ombre qu'ils n'ont jamais vue. Il y a de grands mouvements de caméra, des mouvements de foule, de l'esbroufe, du clinquant. Ca bouge beaucoup, je ne suis pas sûre d'avoir tout compris, si ce n'est que les personnages joués par Morgan Freeman et Michael Caine vont être les "dindons" de cette farce. Tout ça est creux et même pas drôle. Lire le billet d'Oriane pas très convaincue non plus. Captain Navarre est plus enthousiaste.

Je voudrais quand même terminer par un film très amusant (si, si), j'ai nommé Les flingueuses de Paul Feig qui réunit un duo de choc formé par Sarah Ashburn (Sandra Bullock) et Shannon Mullins (Melissa McCarthy), une "dodue harmonieuse" qui a une pêche d'enfer, un vocabulaire de charretier, une descente d'alcool assez remarquable, et une famille complètement "barje". Ashburn, agent du FBI à Chicago, est, elle, plutôt coincée, seule, intelligente, et a des problèmes relationnels avec ses collègues tous masculins. Mullins est simple agent de terrain. Elles se retrouvent à enquêter ensemble à Boston, là où travaille Mullins, sur un réseau de trafiquants de drogue. Ce n'est pas toujours très subtil mais j'ai passé un excellent moment et on rit bien. Lire le billet de ffred.

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jeudi 15 août 2013

Tuez Charley Varrick - Don Siegel

En ce jour du 15 août, j'ai voulu écrire un billet court. Il s'adresse plus particulièrement aux Parisiens. En ces temps de disette cinématographique, je vous conseille d'aller voir une reprise, un film qui date de 1973, Tuez Charley Varrick de Don Siegel, avec dans le rôle principal Walter Matthau. Il est projeté dans une salle à Paris avec succès.

C'est un excellent film policier, haletant. Le film commence dans une petite ville du Nouveau-Mexique, dans une succursale d'une grande banque. Suite à un braquage qui tourne mal, il y a plusieurs morts dont deux des quatre malfrats: un homme et une femme. Cette dernière, Nadine, qui attendait les autres dans la voiture (c'était la conductrice), était l'épouse de Charley Varrick. La somme dérobée, 750000 dollars, est nettement supérieure à ce qu'attendait Charley Varrick qui devine que cet argent est "sale", il appartient à la Mafia. S'ensuit une traque où Charley Varrick ne perd jamais son flegme. La fin est assez jubilatoire. Le film est assez "macho" mais pas trop. En revanche, les femmes ne sont pas que des faire-valoir et elles n'ont pas "froid aux yeux". Un film à (re)voir. Les spectateurs dans la salle du Quartier Latin où j'ai vu le film avaient l'air aussi contents que moi.

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