mardi 20 avril 2021

Trois films "Collection Film noir" en attendant que les cinémas rouvrent

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Je dois dire que je n'ai jamais vu autant de films en DVD que ces derniers mois. Comme je ne suis abonnée à aucune plate-forme comme Netflix ou OCS, je profite du support DVD qui est bien pratique, même si le cinéma grand écran, c'est mieux.

Voici trois films ressortis récemment et qui sont brillamment présentés par un trio de choc: le regretté Bertrand Tavernier, Patrice Brion (Le cinéma de minuit) et François Guérif qui livrent leurs  sentiments sur des films peu vus ou peu connus (en tout cas, en ce qui me concerne). 

Je commence par Du plomb pour l'inspecteur (Push-over en VO) de Richard Quine qui date de 1954 (et sorti en février 1955) où apparaît pour la première fois Kim Novak qui avait 21 ans à l'époque. On a fait des comparaisons avec le film de Billy Wilder, Assurance sur la mort, réalisé dix ans plus tôt. Ce n'est pas tout à fait du même niveau, à part le fait que le rôle principal est tenu par le même acteur Fred McMurray, mais la comparaison s'arrête là. Dans Du plomb pour l'inspecteur, il interprète Paul Sheridan, un policier qui tombe amoureux de Lona McLane, une jeune femme, maîtresse d'un gangster qui vient de commettre un hold-up. Evidemment, le policier ne sait pas trop quoi faire entre son devoir et et ses sentiments. Kim Novak est bien et il faut noter la présence de Dorothy Malone, dans un rôle pas si secondaire que cela. Pour l'anecdote, le réalisateur est tombé amoureux de Kim Novak et il l'a fait tourner dans trois fims par la suite dont L'adorable voisine en 1958. 

Je passe à Des pas dans le brouillard (Footsteps in the Fog en VO) d'Arthur Lubin (réalisateur américain qui m'est inconnu mais qui a fait débuter Clint Eastwood au début des années 50). Le film est sorti en France en 1955. Il réunit Stewart Granger et Jean Simmons qui étaient mari et femme à l'époque. Il faut noter que le chef opérateur de ce film, Christopher Challis, a travaillé sur les films les plus connus de Michael Powell et Emeric Pressburger à la fin des années 40. Tout cela pour dire que ce film de genre "gothique" se laisse voir agréablement, avec une très belle photo. Au tout début des années 1900, Stephen Lowry vient d'assister à l'enterrement de son épouse morte subitement. Revenu dans sa grande demeure, Stephen Lowry, en regardant un tableau représentant sa femme défunte, se met à sourire. C'est lui qui l'a empoisonnée. Il va pouvoir profiter des biens que sa femme lui a laissés. Mais il néglige le fait que Lily Watkins, la servante de la maison, avec ses jolis yeux et son air mutin, sait ce qui s'est passé. Et elle va le faire le faire chanter en lui demandant de devenir la gouvernante de la maison. Je vous laisse découvrir la suite. 

Je termine avec Le Dahlia bleu (The Blue Dahlia) de George Marshall, d'après un scénario de Raymond Chandler (qui été nommé aux Oscars). Le film sorti en 1948 en France réunit Veronica Lake et Allan Ladd. Johnny Morrison (Alan Ladd) vient d'être démobilisé. Il revient à Los Angeles avec deux camarades de la marine dont l'un a quelques troubles neurologiques. Il porte une plaque de métal à un endroit de son crâne. Johnny s'empresse d'aller retrouver sa femme qui semble s'être consolée de la mort de leur jeune fils dans les bras d'un autre, Eddie Harwood (Howard da Silva), patron d'un club, "Le dahlia bleu". Johnny très en colère part très vite, et le lendemain, la femme de Johnny est retrouvée morte chez elle. Evidemment, tout accuse Johnny qui va trouver un soutien inattendu en la personne de Joyce Harwood (Veronica Lake), séparée de son mari. Bertrand Tavernier rappelle qu'Howard da Silva était un très bon acteur qui a été victime du McCarthysme. On n'a pas manqué de nous rappeler qu'Allan Ladd étant petit par la taille, ses partenaires féminines étaient filmées souvent assises face à lui, ou alors, il était filmé sans que l'on voit le bas de ses jambes car il était monté sur quelque chose pour le surélever. Raymond Chandler a été obligé de reécrire la fin car la marine des Etats-Unis ne pouvait pas accepter que l'un des leurs soit un meurtrier. 

Je vous suggère de voir les suppléments avant de visionner chaque film de cette "Collection film noir". Ils situent bien chaque oeuvre.

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dimanche 14 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (10): Meurtre par décret - Bob Clark

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Ce billet me permet de rendre hommage à Christopher Plummer (1929-2021) qui interprète Sherlock Holmes. Dans Meurtre par décret de Bob Clark (1979), on demande à Sherlock Holmes, qui joue du violon et se drogue à l'occasion, d'enquêter avec John Watson (James Mason) sur les crimes horribles perpétrés en 1888 par Jack l'Eventreur, que la police n'arrive pas attraper. Quand le film débute, quatre des cinq victimes de Jack ont déjà été assassinées. Il ne reste que plus que Mary Jane Kelly, qui est morte de peur, car elle cache un secret qui va lui coûter la vie. Le scénario du film est tiré de deux ouvrages The Ripper File" (Le dossier Ripper) d'Elwyn Jones et John Lloyd, et Jack the Ripper : The Final Solution (Jack the Ripper : La solution finale) de Stephen Knight. On apprend que les cinq victimes se connaissaient. Une sixième femme a un rôle central dans l'histoire: Annie Crook, une jeune femme catholique qui n'aurait pas dû tomber amoureuse et avoir un enfant avec un personnage très haut placé. Le film évoque un peu l'arrière-plan social de misère dans l'East End où les gens de la haute société venait s'encanailler. Holmes est aidé par un médium, Robert Lees (Donald Sutherland), qui a eu des visions de Jack l'Eventreur. Il faut noter que le film ne fait pas peur, même s'il y a des moments inquiétants. Sans rien dévoiler d'autre, je peux vous dire que Jack l'Eventreur n'agissait pas seul. Comme beaucoup d'histoires se passant à Londres à la fin du XIXème, le brouillard est omniprésent, alors qu'a priori, les jours des meurtres, il n'y avait de brouillard. L'histoire, racontée telle quelle, a été reprise dans From Hell d'Alan Moore et en a inspiré d'autres comme Patricia Cornwell. Pour en venir à Christopher Plummer, je l'ai trouvé très bien dans son rôle qu'il arrive à humaniser. A un moment donné, il a même les larmes aux yeux. Il est moins sec et cassant que dans les romans de Conan Doyle. Un bon film que j'ai beaucoup de plaisir à revoir, 41 ans après sa sortie.

Pour conclure sur Christopher Plummer, l'acteur le plus âgé à avoir eu un oscar comme le relevait Ideyvonne, je retiens surtout ses seconds rôles dans quelques films: L'homme qui voulut être roi, Millenium: les hommes qui n'aimaient pas les femmes, La mélodie du bonheur, A couteaux tirés, Tolstoï, le dernier été ou Beginners...

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vendredi 5 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (9): Barnacle Bill - Charles Frend

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Vous allez me demander, mais qu'est-ce que c'est que ce film?

Et bien a priori, Barnacle Bill qui date de 1957 fut le dernier film produit par les studios anglais Ealing dirigés par Sir Michael Balcon avant qu'ils ne soient vendus à la BBC. Pour ceux qui ne le savent pas encore, les studios Ealing ont produit certaines des meilleures comédies anglaises des années 50: Noblesse oblige, Whisky à Gogo, Passeport pour Pimlico, Tueurs de dames, L'homme au complet blanc, Tortillard pour Titfield, et pas mal d'autres. Je n'avais pas gardé souvenir de Barnacle Bill joué avec brio par Alec Guinness. Comme dans Noblesse oblige, il interprète plusieurs personnages, six de ses ancêtres et le capitaine William Horatio Ambrose. Dans cette famille de marins dont la devise est "Omnes per Mare" ("Tous à la mer"), Ambrose souffre du mal de mer, un problème dont il n'arrive pas à se débarrasser. C'est bien ennuyeux pour lui, et sa contribution à la seconde guerre mondiale consistera du coup à tester des médicaments contre le mal de mer. Après avoir quitté la Royal Navy à la fin de la guerre, il décide d'investir ses économies (5000 £) dans l'achat d'une jetée, à Sandcastle, où se trouve un parc d'attractions miteux en très mauvais état. Dès le début, il se met à dos le conseil municipal, lequel envisage de détruire cette jetée pour permettre de faire une route le long de la plage. Tous les moyens sont bons. Heureusement, Ambrose a plein d'idées, dont celle de transformer la jetée en paquebot immobile. De nombreux jeunes gens désoeuvrés viennent l'aider dans son entreprise. La bataille navale entre des pédalos menés par Ambrose qui a enfin trouvé un remède au mal de mer et un bateau équipé d'une drague est irrésistible. Il faut noter qu'à la fin, Ambrose est accueilli en héros sur une plage française. Ce film amusant et divertissant vaut la peine d'être vu.

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mardi 2 février 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (8)

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Cela faisait longtemps que je voulais revoir Le troisième homme (The Third Man en VO) de Carol Reel (1949). C'est Princecranoir qui m'a donné envie de parler du DVD. Je me rappelais plusieurs séquences du film qui se passe dans la ville de Vienne en ruines, la rencontre d'Harry Lime et Holly Martins sur la roue du Prater et la poursuite finale dans les égouts très étendus de la capitale de l'Autriche. L'histoire est adaptée d'un roman de Graham Greene. Quand Holly Martins (Joseph Cotten), un écrivain sans le sou, débarque en train à Vienne, c'est pour rencontrer Harry Lime (Orson Welles), un vieil ami qui lui a proposé un travail. Dès qu'il arrive chez Harry, il apprend que ce dernier est mort après avoir été renversé par une voiture. Pendant la première moitié du film, Holly mène l'enquête avec Anna Schmidt (Alida Valli), la petite amie d'Harry, car il y a des zones d'ombre dans cet accident. Des témoins de l'accident sont tués et un mystérieux troisième homme, qui a transporté le corps d'Harry, a disparu. Holly découvre pendant sa recherche qu'Harry était un trafiquant sur le marché noir. Puis Holly retrouve Harry bien vivant. De ce dernier, on voit d'abord ses chaussures cirées sous un porche d'immeuble. Puis la caméra s'élève, et on voit le visage d'Harry surgir de l'ombre. Le plan est inoubliable. La photo en noir et blanc a été justement récompensée par un Oscar. Un film d'1H44 qui "vieillit" bien.

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lundi 18 janvier 2021

Film vu en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (3)

Grâce au DVD, on peut (re)voir des films devenus des classiques.

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Je recommande vivement La maison du Diable (The Haunting) de Robert Wise. Ce film datant de 1963 et tourné en Angleterre en noir et blanc est une adaptation filmique d'un roman de Shirley Jackson. Il s'agit d'une sorte de huis-clos horrifique qui se passe dans un vieux manoir dans le Massachussetts sur la côte est des Etats-Unis. Dans les années 1870, Hugh Crain fit bâtir une demeure pour sa femme qui mourut quand l'attelage où elle se trouvait s'est renversé juste à l'entrée du manoir. La deuxième femme de Crain mourut en tombant dans des escaliers. Abigail, la fille unique de Crain resta confinée dans la nursery pendant toute sa vie sans sortir. Elle eut une dame de compagnie qui faisait office d'infirmière. Cette dernière se pendit en se servant de l'escalier en colimaçon menant à la bibliothèque. Après tous ces tragiques événements, la maison resta inhabitée jusqu'au jour où, 90 ans plus tard, un certain Professeur Markway décide de mener des expériences de parapsychologie pour vérifier si ce manoir est hanté. Il est accompagné par trois personnes : Luke (Russ Tamblyn), le neveu de la propriétaire, Théodora (Claire Bloom), une médium, et Eleanor (Julie Harris), une femme très perturbée après la décès de sa mère.

Bien entendu, dès la première nuit, des coups sourds, des portes dont les poignées tournent, des voix d'enfant et des rires vont effrayer nos quatre personnages ainsi que le (télé)spectateur. Quand une force surnaturelle pousse une porte menant au salon jusqu'à ce qu'elle se torde vers l'intérieur, cela fait très peur. Il y a un travail admirable sur les ombres et la lumière, sur la manière dont sont filmés les acteurs. Il n'y a pas d'effets spéciaux à proprement dit mais tout est dans les sons. Les coups sourds et sonores avec la caméra qui suit le mouvement restent toujours effrayants. Je ne vous dévoilerai rien de plus de l'histoire, mais si vous ne connaissez pas ce film, essayez de le voir.

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mardi 12 janvier 2021

Films vus en DVD en attendant la fin du couvre-feu et la réouverture des cinémas (1)

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Voici trois films que je n'aurais pas forcément (re)vus sans le confinement. 

Je commence avec Le dernier train du Katanga (1968, titré The Mercenaries en VO) de Jack Cardiff qui a été aussi un chef opérateur reconnu (Pandora, Les chaussons rouges, Le Narcisse noir, Les Vikings ou L'odyssée de l'African Queen). Le dernier train du Katanga s'appuie sur des faits réels : la décolonisation du Congo Belge, et la rébellion Simba. Des mercenaires dont un ancien nazi et un médecin alcoolique sont chargés par le nouveau président de la République démocratique du Congo d'aller chercher en train des colons menacés de morts et 50 millions de dollars en diamants entreposés dans le coffre d'une compagnie minière. Autant le voyage à l'aller se déroule sans anicroches ou presque, autant sur place et au retour, rien n'ira comme prévu. J'ai bien apprécié ce film assez violent pour l'époque qui a été tourné à la Jamaïque. En revanche, la fin m'a déconcertée.

Je passe au film de Don Siegel sorti en 1970, Sierra Torride (Two mules for Sister Sara en VO) avec Clint Eastwood et Shirley Maclaine. L'histoire se passe au Mexique durant l'intervention des Français entre 1861 et 1867. Ces derniers souhaitaient installer un régime favorable à leurs intérêts. Hogan (Eastwood) est un mercenaire payé par les Mexicains (Juaristes). Il doit trouver les failles d'un fort tenus par les Français. Sur son chemin, il sauve Sara (McLaine), une religieuse qui allait être violée par trois individus. Elle déclare qu'elle est aussi pourchassée par les Français. Ce couple improbable mais sympathique va faire route ensemble. Sara va montrer sa débrouillardise et on va découvir qu'elle n'est pas ce que son habit fait croire. Le film est une comédie qui se laisse voir.

Avec Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin (1985), on est assuré de voir un film haletant. A l'époque, Willem Dafoe, John Turturro ou William L. Petersen n'étaient pas encore très connus. A Los Angeles, Rick Masters (Willem Dafoe), peintre et faux-monnayeur, fait tuer Hart, un agent fédéral qui était sur ses traces. Richard Chance (William L Petersen), le co-équipier de Hart, décide de venger son collègue. Tout va très vite comme une course poursuite en voiture d'anthologie. Je ne me rappelais pas que ce film était si bien. Je vous le recommande.

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jeudi 17 décembre 2020

Films vus en DVD en attendant la fin du deuxième confinement et du couvre-feu

Ayant un grand nombre de DVD chez moi, j'en profite pour voir des films pas vus depuis longtemps.

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Je commence par Chaînes Conjugales de Joseph L. Mankiewicz (1949) que je viens de me procurer tout récemment. Chaînes conjugales se passe quelque part dans une petite ville américaine. C'est l'histoire de trois femmes qui apprennent par une lettre écrite par une amie commune, Addie Ross, que celle-ci va partir avec le mari de l'une d'entre elles. Par des retours en arrière, on découvre la vie de Deborah, Lora Mae et Rita. Deborah a rencontré son mari alors qu'ils étaient tous les deux engagés dans la marine pendant la guerre. Depuis, Deborah a du mal à s'adapter à la vie civile et elle dépend financièrement de son mari. Lora Mae, elle, issue d'une famille pas très riche, a été longtemps courtisée par son employeur mais elle ne s'est pas laissée facilement séduire. Quant à Rita, elle écrit des feuilletons radiophoniques, elle gagne plus que son mari, simple professeur de collège (Kirk Douglas tout jeunot). Le film montre que la vie des femmes américaines de cette époque (et encore un peu aujourd'hui) n'était pas facile. En ce qui concerne Addie Ross, on ne la voit jamais mais on l'entend surtout quand le film débute et à la toute fin. Un film que j'ai beaucoup apprécié. Je ne vous dévoilerai bien évidemment pas quel est le mari qui sera infidèle (?) à sa femme. Dans les bonus du DVD, il y a la deuxième partie de l'interview de 1983 de Joseph L. Mankiewicz débuté dans Le château du dragon. Je l'ai trouvé très intéressante car il parle d'Hollywood, de sa rencontre avec Josef von Sternberg, Fritz Lang, W. C. Fields. On sent sa frustration de ne plus tourner. Il dit que les robots et les vaisseaux spatiaux, ce n'était pas pour lui. C'est un réalisateur qui aimait les grands acteurs et Dieu sait s'il en a fait tourner, de Brando à Liz Taylor, de Gene Tierney à Kirk Douglas, de Katharine Hepburn à Montgomery Clift, et Bette Davis, Ava Gardner, James Mason et son dernier film que j'aimerais bien revoir, Le limier (un chef-d'oeuvre, Sleuth en VO, 1972) réunissait Laurence Olivier et Michael Caine. Mankiewicz est décédé en 1993.

Justement, à propos à propos de Michael Caine, j'ai revu un film "noir" anglais qui se passe à Newcastle, La loi du milieu (Get Carter en VO) de Mike Hodges (1971) où l'acteur interprète le rôle de Jack Carter, un tueur qui exécute ses contrats sans état d'âme et avec méthode dans la région de Londres. Il apprend que son frère Franck, qui vivait à Newcastle, vient de mourir. Carter se rend aussitôt dans cette ville du nord-est de l'Angleterre et il se rend compte que la mort de son frère n'est pas accidentelle. Il mène une enquête qui va le faire devenir un justicier sans pitié. Je ne dirai rien de plus sur cette histoire car il y a du suspense jusqu'au bout, même si on peut deviner que tout cela va mal se terminer. Michael Caine est vraiment bien et il faut noter que l'histoire est ancrée dans l'époque avec les femmes court vêtues, les voitures, la musique très années 60. Un très bon film. 

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lundi 2 novembre 2020

Sean Connery (1930-2020)

Le 31 octobre 2020 est décédé Bond, James Bond. Enfin, le Bond le plus célèbre selon un sondage récent lu je ne sais où. Mais Sean Connery qui aimait l'Ecosse, sa femme et le golf a interprété beaucoup d'autres personnages comme dans Traitre sur Commande de Martin Ritt, La colline des hommes perdus, The Offense, Le crime de l'Orient-Express, trois films de Sidney Lumet, Pas de printemps pour Marnie d'Alfred Hitchcock, L'homme qui voulut être roi de John Huston, La rose et la flèche de Richard Lester, Zardoz de John Boorman, La maison Russie de Fred Schepisi, A la poursuite d'Octobre rouge, Soleil levant de Philip Kaufman. Et bien entendu Le nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud et Indiana Jones et la dernière croisade de Steven Spielberg. C'était un acteur que j'appréciais beaucoup.

Il est vraiment temps que l'année 2020 se termine...

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dimanche 19 janvier 2020

1917 - Sam Mendes

Le 6 avril 1917, pendant la première guerre mondiale, quelque part sur le front dans le nord de la France, deux jeunes caporaux britanniques, Schofield et Blake sont chargés par un général d'aller porter un message de l'autre côté des lignes ennemies à un colonel d'un régiment britannique prêt à une offensive. En effet, les Allemands ont tendu un piège et 1600 soldats britanniques risquent de mourir dans l'attaque. Parmi eux, il y a le frère de Blake. L'histoire commence au pied d'un arbre et se termine aussi au pied d'un arbre 24 heures plus tard. Dans l'intervalle, on suit Schofield et Blake dans un long plan séquence. On marche avec eux dans la gadoue parmi les cratères creusés par les obus. On voit des cadavres, des corbeaux, des barbelés et des rats, tandis que Blake et Schofield continuent d'avancer. La caméra les suit et les précède. Grâce au talent du réalisateur, on a l'impression que le film a été tourné en une seule prise. Certains plans m'ont fait penser Aux sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, dans les tranchées, et quand un village brûle, la séquence ressemble à une scène de Skyfall de... Sam Mendes. Il y a une tension pendant tout le film car on ne sait pas si les deux jeunes soldats vont remplir leur mission. Je ne vous dirais rien de plus si ce n'est que la réalisation est magistrale. On ne s'ennuie* pas une minute*. Le seul petit bémol que je ferais au film, c'est d'avoir choisi, pour une séquence, une rivière qui devient une cascade. Je ne suis pas sûre qu'un tel cours d'eau existe cette région si plate de France (comme l'avait aussi relevé Pierre D.). J'ai vu le film en avant-première avec mon ami, dimanche dernier 12 janvier 2020. Lors de la présentation, on nous a dit que le film avait été tourné en Angleterre, et non en France sur les champs de bataille de l'époque qui sont considérés comme des sanctuaires. 500 figurants ont participé au tournage. Sam Mendes s'est inspiré des histoires que lui a raconté son grand-père, Alfred, qui est mentionné dans le générique de fin. Enfin, il faut noter que le 6 avril 1917 est la date d'entrée en guerre des Etats-Unis dans le conflit. Lire les billets de Neil et Pascale.

* [et non "s'ennuit" et "mintute", merci Ronnie!]

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lundi 13 janvier 2020

L'art du mensonge - Bill Condon / Manhattan Lockdown - Brian Kirk

Voici deux films vus aussi depuis le début de l'année.

Je suis allée voir L'art du mensonge car les deux têtes d'affiche sont Helen Mirren et Ian McKellen. Sans dire que c'est nul (quoique), le film n'est pas terrible. Le scénario adapté d'un roman ne tient pas trop la route. Deux septuagénaires font connaissance via un site de rencontres sur Internet. Chacun n'a pas dit tout la vérité en ce qui le concerne. Betty McLeish (Helen Mirren) a perdu son mari un an auparavant. Elle a un neveu qui veille sur elle de loin. Roy Courtnay est veuf depuis plus longtemps. Après leur première rencontre, on découvre l'autre visage de Roy, un homme dangereux qui est un escroc et qui n'hésite à éliminer les personnes risquant de lui nuire. Quant à Betty, on apprend dans la dernière demi-heure qui elle est vraiment. Ce jeu du chat et la souris n'est pas drôle du tout et certaines scènes sont grotesques. Quel dommage que des acteurs de cette envergure se soient fourvoyés dans cette galère.

Je passe à Manhattan Lockdown que j'ai vu grâce à Pascale qui en a dit plutôt du bien. A New-York, une nuit, deux braqueurs deviennnent des tueurs de flics après un braquage qui tourne mal. Ils sont traqués par Andre Davis, un flic dont le père était flic lui aussi. Andre qui est un homme réfléchi fait fermer tous les ponts de Manhattan pour empêcher les deux braqueurs de s'enfuir. Le rythme est haletant grâce à une histoire tordue pleine de rebondissements et de révélations. Un bon film de série B très estimable et que je vous conseille.

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