lundi 16 septembre 2019

Mjölk: la guerre du lait - Grímur Hákonarson

Après un beau portrait de femme déterminée dans Woman at war, le cinéma islandais récidive grâce au réalisateur de Béliers Grimur Hákonarson avec Mjölk: La guerre du lait. Inga s'occupe avec son mari d'une ferme de vaches laitières dans la région de Reykjavik en l'Islande. Le couple est surendetté car ils ont investi dans des machines automatiques comme des trayeuses: tout est commandé par ordinateur. Ces investissements ont été demandés par la coopérative du coin qui leur achète le lait. On apprend vite que cette coopérative fait la pluie et le beau temps dans la région et oblige les fermiers à passer par elle pour les achats et les ventes. Elle les menace des pires mesures de rétorsion s'ils vont s'approvisionner ailleurs. Peu après le début du film, le mari d'Inga meurt dans un accident de voiture. Il semble que cela soit un suicide. Inga reprend seule les rênes de la ferme mais, en femme combattante et par l'intermédiaire des réseaux sociaux, elle déclare la guerre à la coopérative. Je vous laisse découvrir la suite. Ce film m'a beaucoup plu pour l'histoire, pour l'actrice principale et pour les paysages islandais arides mais magnifiques. Je le conseille.

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lundi 19 août 2019

Le gangster, le flic et l'assassin - Lee Won-tae

Je suis toujours partante pour aller voir un polar sud-coréeen. C'est pourquoi je n'ai pas hésité une seconde pour Le gangster, le flic et l'assassin, sorti le 14 août 2019. On trouve encore et toujours un mélange d'humour et de violence. Un "serial-killer", dont on ne connaîtra le visage qu'assez tard, a une manière bien à lui de s'attaquer à ses futures victimes. Pendant la nuit, sur des routes désertes, il conduit une voiture qu'il fait emboutir sur l'arrière d'une autre voiture. Quand le passager solitaire de la voiture accidendée veut établir un constat, le tueur se jette sur lui et le poignarde à mort avec un long coutelas. On ne connait pas ses motivations. On ne sait pas s'il choisit ses victimes au hasard. Toujours est-il qu'une de ses victimes survit et arrive même à le blesser. Il s'agit de Jang Dong-Soo, un homme massif, genre "nounours", chef d'un gang mafieux, qui risque de perdre toute crédibilité et surtout la face s'il ne trouve pas qui l'a attaqué. Du côté de la police, un jeune policier traque le tueur mais il est n'est pas très soutenu par sa hiérarchie. Une alliance improbable se forme entre le gangster et le flic à la poursuite de l'assassin. J'ai apprécié le rythme sans temps mort. Un très bon film de série B. Lire le billet d'Anne.

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mardi 13 août 2019

Une grande fille - Kantemir Balagov

La très bonne critique d'Henri Golant m'a incitée à aller voir Une grande fille de Kantemir Balagov (dont j'avais vu Tesnota). J'ai nettement préféré Une grande fille, qui se passe en un an après la fin la Deuxième guerre mondiale, à Saint-Petersbourg. Le film commence de manière étrange. Le spectateur entend des sons (un genre de sifflement) qui sortent de la bouche de Lya, une grande jeune femme blonde qui doit mesurer plus d'un mètre quatre-vingt cinq, d'où son surnom de "la girafe". Elle est dans un état de catalepsie. Elle travaille comme aide-soignante dans un hôpital où sont soignés des soldats revenus de la guerre, plus ou moins grièvement blessés. Sinon, elle s'occupe de Paschka, un petit garçon qui l'appelle maman et que l'on croit être son fils. Elle dort avec lui dans le même lit, dans une pièce parmi d'autres d'un immense appartement. Et on réalise très vite que de nombreuses autres personnes vivent dans ce même appartement avec une cuisine et une salle de bain communes. Par une simple réplique, on comprend que la nourriture manque. La population, dans cette après-guerre en Russie sous le régime stalinien, vit dans la faim et le froid. Macha, l'amie de Lya, arrive un jour sans prévenir. Autant Lya parle peu, autant Macha est volubile, même si elle ne raconte pas tout ce qu'elle a subi pendant la guerre. On sent les deux jeunes femmes très unies mêmes si elles sont très différentes. L'une ne pourra plus enfanter, l'autre peut-être, on ne sait pas non plus ce qu'elles vont devenir, la fin reste ouverte mais cela ne m'a pas dérangée. ll y a quelques rôles secondaires intéressants comme le médecin de l'hôpital ou le garçon amoureux de Macha. Il faut noter le très beau travail sur la lumière, le cadre, les décors, les costumes. Les acteurs sont filmés en plan large ou serré. Cette réalisation est d'une grande maîtrise. J'ai vu ce film de 2H17 sans m'ennuyer, et pourtant l'histoire n'est pas gaie. Lire les billets de Pascale et Anne, nettement moins convaincues.

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samedi 3 août 2019

Factory - Yuri Bykov

Je suis allée voir Factory de Yuri Bikov (sorti le 24 juillet 2019), car j'ai été attirée par le sujet et par le fait que cela se passe en Russie. Comme l'écrit Pascale, le film est prenant dès les premières images. L'histoire se passe presque exclusivement de nuit ou aux petites heures du jour. Un homme marche sur une route droite jusqu'à une usine immense mais un peu décrépite. Cet homme, Le Gris, a préféré marcher plutôt que de prendre la navette. Il trouve cela "trop bruyant" alors que dès qu'il passe la porte de l'usine où se fabriquent des barres métalliques, le vacarme est indescriptible. C'est le jour où le patron, un oligarque russe sans état d'âme et pas très honnête, déclare à tous les ouvriers que l'usine va bientôt fermer car pas assez rentable et qu'ils n'auront pas leur salaire dans l'immédiat. Le Gris, un ancien soldat (l'acteur est excellent), a l'idée d'enlever Kaluguine, l'oligarque, et de demander une rançon. Il arrive à convaincre cinq ouvriers de le suivre dans cette entreprise hasardeuse. A part Le Gris, tireur d'élite, les autres, avec des armes trouvées chez eux, se révèlent pas du tout à la hauteur de la situation qui va suivre. En effet, ils doivent affronter la garde rapprochée de l'oligarque et la police (suite à un appel anonyme). Le siège de l'usine va durer une nuit et révéler les caractères des protagonistes des deux côtés. J'ai beaucoup aimé la scène où Le Gris dit ses quatre vérités à Kaluguine. J'ai été passionnée de bout en bout par ce long-métrage qui j'espère, ne passe pas trop inaperçu. Lire le billet de Wilyrah.

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jeudi 25 juillet 2019

L'oeuvre sans auteur - Florian Henckel von Donnersmarck - Disparition de Rutger Hauer (1944-2019)

Henri Golant et Pascale ont beaucoup apprécié le film allemand L'oeuvre sans auteur sorti en deux parties de 1H30 environ chacune. Et bien moi aussi, je me rallie à eux. J'ai aimé ce film classique qui se passe entre 1937 et 1966 en Allemagne entre Dresde et Dusseldörf. En 1937, Elisabeth May, une très jolie jeune femme, emmène, Kurt, son neveu âgé de 6 ans, voir une exposition sur l'"Art dégénéré" où Chagall côtoie Picasso et Kandinsky. Elisabeth, quelque peu exaltée, va payer de sa vie son comportement dans cette Allemagne nazie où toute personne considérée comme débile ou folle était jugée irrécupérable. C'est le professeur Seeband, gynécologue renommé, qui scelle son destin. Kurt grandit, perd ses deux oncles tués au combat, assiste de loin à la destruction de Dresde, voit son père pendu (ce dernier s'est suicidé) et tombe amoureux d'Ellie, la fillle de Seeband, qui, après avoir été un fervent nazi, épouse l'idéologie communiste. Il voit d'un mauvais oeil la relation entre Kurt et Ellie. Et malgré toutes ses manigances que je vous laisse découvrir, rien n'y fait. Kurt et Ellie sont de plus en plus amoureux et soudés. Juste avant la construction du Mur de Berlin, ils vont tous passer à l'Ouest. Devenu étudiant à 30 ans, aux Beaux-Arts à Dusseldörf (il triche sur son âge pour être accepté), Kurt très doué en peinture et en dessin, se souviendra d'Elisabeth. Elle l'influencera de manière posthume. Elle lui a donné des conseils comme de ne jamais détourner le regard. Il commence à faire peindre des tableaux d'après des photos. Ce sont de beaux moments du film. Je conseille de voir les deux parties dans la même journée. D'ailleurs, quand on vu la première partie, on n'a qu'une hâte, c'est de voir la deuxième.

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Sinon, j'ai appris avec tristesse la disparition de l'acteur néerlandais Rutger Hauer, inoubliable Roy Batty, le réplicant dans Blade Runner de Ridley Scott (1982). Dans Hitcher de Robert Harmon (1986), il interprétait un auto-stoppeur psychopathe qui faisait très peur. Je me rappelle ausse de lui dans Ladyhawke, la femme de la nuit de Richard Donner (1985) et dans La Légende du Saint-Buveur d'Ermano Olmi (1988). Il avait fait une petite apparition tout récemment dans Les Frères Sisters de Jacques Audiard. Et j'avais lu qu'il avait créé, aux Pays-Bas, une fondation pour la recherche sur le Sida.

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vendredi 19 juillet 2019

Joël, une enfance en Patagonie - Carlos Sorin

Après Historias minimas (2002), Bombon el Perro (2004), La fenêtre (2008), Jours de pêche en Patagonie (2012), voici le 5ème film que je vois du réalisateur argentin Carlos Sorin. Dans Joël, une enfance en Patagonie, on fait la connaissance de Cecilia, professeur de piano, et de Diego, ingénieur forestier, qui vivent dans une petite ville près d'Ushuaïa en Patagonie qui, ne pouvant avoir d'enfant, avaient fait un an plus tôt, une demande d'adoption d'un enfant de six ans maximum. Cependant, ils acceptent qu'on leur confie en préadoption Joël, un petit garçon de 9 ans. Ce jeune garçon a un lourd passé entre sa mère qui l'a abandonné, sa grand-mère qui l'a élevé quelque temps et un oncle qui purge désormais une peine de prison. Joël ne répond que si on lui pose une question. Avec ses cheveux hirsutes, il ressemble à un gitan. Cecilia et Diego font tout ce qu'ils peuvent pour qu'il se sente à son aise et s'intègre mais ce n'est pas facile car Joël ne réagit pas vraiment. En revanche, dans l'école où on l'inscrit, il se fait tout de suite remarquer par son comportement et par le discours qu'il fait aux autres élèves qui sont plus jeunes que lui. C'est par les réactions des parents de ces enfants que les choses commencent à dérailler. Le personnage de Cecilia est le plus intéressant et le mieux écrit. J'ai beaucoup aimé ce film sauf la conclusion qui une fois de plus n'en est pas une. Lire le billet de Pascale.

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samedi 13 juillet 2019

Acusada - Gonzalo Tobal / Rojo - Benjamín Naishtat

J'ai vu le même soir deux films argentins, Acusada et Rojo. J'ai eu envie de voir Acusada quand j'ai visionné sa bande-annonce. Une jeune femme, Dolorès Dreier, attend depuis deux ans d'être jugée pour avoir (peut-être) tué une de ses amies qui les avait filmés, elle et son copain, en train d'avoir des rapports intimes avant de diffuser largement la vidéo sur les réseaux sociaux. Issue d'une famille aisée, Dolorès vit avec ses parents et son petit frère. Son père a cédé à un avocat de ses amis l'hacienda familiale, afin qu'il défende Dolorès. J'ai tout de suite été gênée, pour ne pas dire plus, par la musique envahissante que l'on entend du début à la fin du film. L'intrigue est bien menée mais je suis restée insatisfaite par la fin, qui laisse plein de points d'interrogation.

Je passe à Rojo qui se passe juste avant le coup d'état militaire de 1976. Je m'attendais à voir un "polar" et il n'en est pas vraiment un. Un avocat attend sa femme dans un restaurant. Un homme passablement impatient se met à l'apostropher. Très calmement, Claudio se lève et lui laisse la place. Plus tard l'homme énervé se tire une balle dans la tête devant Claudio et sa femme. Plutôt que d'amener l'homme agonisant à l'hôpital, Claudio l'emmène quelque part dans un lieu désertique de la pampa argentine et le laisse mourir. La vie de Claudio reprend son cours jusqu'à ce qu'il apprenne qui est l'homme mort. J'ai trouvé le scénario décousu, on passe du coq à l'âne. Je me suis un peu ennuyée. Je m'attendais vraiment à autre chose.

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mercredi 10 juillet 2019

So long, My son - Wang Xiaoshuai

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Parmi les sorties du 3 juillet 2019, j'avais noté un film chinois de 3 heures, So long, My son. Je ne regrette pas mon choix. C'est un film intéressant porté par deux acteurs, un homme et une femme récompensés au dernier festival de cinéma de Berlin en février dernier. On les suit pendant 30 ans entre 1986 et 2015. L'histoire est racontée de manière non chronologique entre passé, présent et futur. Grâce à cela, on ne voit pas passer les trois heures. L'origine de l'histoire est venue à l'esprit du réalisateur Wang Xiaoshuai, quand il a appris par la radio la fin de la politique de l'enfant unique en 2011. Cette politique avait été initiée par Deng Xiaoping en 1979. En 1994, Yaojun, le père, et sa femme Liyun, perdent leur petit garçon, Xingxing, leur enfant unique. Avant le décès accidentel de Xingxing, noyé dans les eaux d'un barrage en Chine du nord, on apprend que Liyun, après être tombée enceinte d'un deuxième enfant, avait été forcée à se faire avorter sous la pression d'une parente responsable du planning familial dans l'usine où Liyun travaillait. Le couple subit plusieurs coups du sort comme celui d'être rejeté par leur fils adoptif. Après avoir tout quitté dans le nord, et coupé les ponts avec leurs amis, le couple s'installe dans le sud de la Chine en bord de mer où Yaojun s'occupe d'un atelier de réparation mécanique. Mais il ne parle pas le dialecte parlé dans la région. Il y a quelques scènes marquantes comme celle où, devant des centaines d'ouvriers, un contremaître explique qu'il va être obligé de licencier certains d'entre eux. Je me suis parfois perdue dans la chronologie mais ce n'est pas bien grave. Un beau film à voir rien que pour les acteurs.

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jeudi 6 juin 2019

Parasite - Bong Joon Ho

J'ai eu l'occasion de voir en avant-première le film sud-coréen qui a reçu la Palme d'Or au dernier festival de Cannes en mai dernier (2019!). Parasite de Bong Joon Ho est un véritable jeu de massacre (au sens propre du terme) dans la deuxième moitié du film. La famille Taek vivent dans un entresol infâme dans un petit immeuble où le réseau mobile ne peut être capté qu'au dessus des toilettes des wc. On leur a coupé le téléphone fixe. C'est une famille pauvre mais soudée où les parents sont plus ou moins au chômage. Ils vivent d'expédients comme le montage de boîtes à pizza. Leurs deux enfants adultes prennent la vie du bon côté. La fille est douée en contrefaçon de toutes sortes sur ordinateur, et le fils, Ki-Woo, qui présente bien, va accepter de donner des cours d'anglais à une jeune fille de bonne famille, celle des Park, qui vivent dans une maison d'architecte somptueuse. Ki-woo a pu se faire engager grâce à un faux diplôme fabriqué par sa soeur Ki-jung. A partir de là, tout s'accélère, un plan parfait se met en place. Ki-jung va devenir le professeur de dessin du petit garçon des Park, le père va devenir chauffeur de Mr Park, tandis que la mère va remplacer au pied levé la gouvernante qui était là depuis des années. Je vous laisse découvrir comment tout s'articule au mieux. Jusqu'à ce qu'un grain de sable inattendu vienne perturber tout. Car la famille Taek comptait bien profiter de l'aubaine due au fait que les Park s'absentent quelques jours. Le film montre assez bien que la pauvreté a une odeur. Dans la famille Park, tout est propreté. Sous son aspect comédie noire, le film en dit beaucoup sur la lutte des classes où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus exclus de tout. Un film à voir pour les acteurs et pour la réalisation. Après, je ne sais pas si tous les spectateurs vont aimer. A vous de vous faire votre opinion.
Lire les billets de Pascale, Princecranoir, Strum et Mymp.

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mardi 28 mai 2019

Une part d'ombre - Samuel Tilman

Au bout d'à peine 10 minutes depuis le début d'Une part d'ombre de Samuel Tilman, David, un enseignant, marié et père de deux enfants, devient le suspect d'un meurtre. David a plusieurs collègues qui deviennent suspicieux à son égard. C'est fascinant de constater comment on peut vous tourner le dos très vite quand il vous arrive un "pépin". Amateur de jogging, David s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment en pleine forêt. Jusqu'au bout, on s'interroge: est-il coupable ou innocent d'avoir tué une jeune femme et volé une grosse somme d'argent? Il y a une étude psychologique très intéressante des collègues qui soupçonnent David alors qu'ils le connaissent depuis longtemps. Je vois, pour ma part, la jalousie comme motif principal. L'étau se resserre très vite sur David. Heureusement qu'il a deux soutiens indéfectibles: son meilleur ami et un avocat. Sa femme, découvrant qu'il lui a été infidèle, lui tourne le dos. L'angoisse et le doute planent jusqu'à la fin. Comme Pascale, j'ai été captivée par l'histoire. Fabrizio Rongione qui interprète David rend bien l'ambiguïté de son personnage: coupable ou non coupable? Allez le découvrir.

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