dimanche 13 janvier 2019

Asako 1&2 - Ryûsuke Hamaguchi

J'ai vu Asako 1&2 de Ryusuke Hamaguchi il y a déjà une semaine, un matin de dimanche à 9h20 (!) dans une salle à moitié pleine. Les séances du matin marchent bien dans ce cinéma du centre de Paris. Il s'agit du nouveau film du réalisateur de Senses. Asako est le prénom de la jeune femme dont on va suivre l'histoire sur une période de sept ans. L'histoire se passe entre Osaka et Tokyo. En sortant d'une galerie où sont exposées des photos, Asako croise le regard de Baku, un grand jeune homme échevelé, un peu hippie, qui a un comportement presque erratique. Elle tombe immédiatement sous son charme. Il l'embrasse, et pendant quelques mois, Asako et Baku vivent une histoire d'amour. Puis Baku disparaît une première fois 2 ou 3 jours. La deuxième fois, il ne revient pas. Deux ans plus tard, Asako devenue serveuse dans un café va faire la connaissance de Ryôhei, un jeune homme qui travaille dans un immeuble voisin. Elle reste tétanisée car Ruyhei est le portrait craché de Baku (les deux personnages sont joués par le même acteur). Là, c'est Ryôhei qui la courtise. Ils vont vivre cinq ans une vie presque rangée. Ils ont des amis. Et puis Baku réapparait. J'ai eu un peu de mal à "entrer" dans le film. J'ai trouvé que c'était un peu trop psychédélique pour moi, et puis le charme a opéré, j'ai suivi l'histoire d'Asako avec intérêt, même si, comme Pascale, j'ai trouvé l'actrice (bien que ravissante) un peu terne, molle. Par ailleurs, J'ai eu le plaisir de voir un chat japonais. Je conseille, comme Oriane et Anne.

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samedi 5 janvier 2019

Qui a tué Lady Winsley? - Hiner Saleem

Ayant beaucoup aimé My sweet Pepper land du même réalisateur, je me suis précipitée pour aller voir Qui a tué Lady Winsley? Le titre convient tout à fait car dès les premières images, on voit le cadavre d'une femme, une Américaine dans une sorte de morgue. Un homme en blouse blanche est penchée vers elle. Il n'est pas médecin légiste mais simple infirmier. Il n'a fait qu'une inspection superficielle du corps. Un autre homme est présent dans la pièce: Fergan, un inspecteur stambouliote. Plutôt bel homme (selon mon goût), Fergan, d'origine kurde, a fort à faire pour trouver le ou la coupable dans cette communauté turque raciste et mysogine (on montre bien que les femmes sont d'un côté et les hommes de l'autre, selon les traditions). Tout le monde est plus ou moins apparenté. L'histoire se passe sur l'île de Büyükada, dans la mer de Marmara, au large d'Istanbul. Qui a donc tué cette Américaine, une femme écrivain qui était venue vivre sur cette île en plein hiver, et quel est le mobile du meurtrier? Elle a été tuée d'une balle de revolver avec une arme ayant déjà servi 20 ans plus tôt: un jeune Kurde de 20 ans avait été assassiné. Les tests ADN sur la population masculine et féminine ne donnent rien. Je vous laisse découvrir le coupable. Le film dégage pas mal d'humour malgré le sujet. Cela se passe en hiver et l'image du film reflète bien la saison, elle n'est pas lumineuse, elle tire vers le gris et blanc. J'ai aimé la fin avec ce début d'histoire d'amour entre le bel inspecteur et la jeune patronne d'un hôtel. Un film que je conseille. Lire le billet d'Anne.

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samedi 29 décembre 2018

The bookshop - Isabel Coixet / Monsieur - Rohena Gera

En cette fin d'année, je mets les bouchées doubles pour ce qui est des films à voir en salles. Voici deux films que j'ai vu dans la même soirée dans mon cinéma de province.

The bookshop (La librairie), sorti le 19 décembre en France, est boudé par les critiques, mais il bénéficie d'un bon bouche-à-oreille. Il faut dire qu'un film où l'on entend une réplique telle que '"un livre est un produit de première nécessité", ne peut qu'attirer toute ma sympathie. L'histoire qui se passe à la fin des années 50, est tiré d'un roman de Penelope Fitzgerald (1916-2000). Une femme veuve depuis 16 ans arrive à ouvrir une librairie généraliste dans une grande maison abandonnée depuis longtemps sur une côte anglaise, et ce malgré les obstacles: la frilosité d'un banquier pour lui prêter de l'argent, et l'animosité d'une notable qui rêve d'installer une galerie d'art dans le même lieu.  Son premier client lecteur est un certain Mr Brundish, un vieil homme veuf retiré dans son manoir qui vit au milieu des livres. Elle lui fait découvrir Ray Bradbury et lui demande son avis sur un roman à l'odeur de soufre (à l'époque), Lolita de Vladimir Nabokov. C'est un film qui m'a plu pour le charme suranné qu'il dégage, pour l'histoire, pour les acteurs (Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson).

Monsieur (Sir en VO), de Rohena Gera qui a écrit le scénario, se passe à Bombay dans un bel appartement, où Ratna, une jeune domestique d'une vingtaine d'années, est au service de Ashwin, le fils d'une riche famille. Il vient de rompre ses fiançailles car il s'est rendu compte qu'il n'était pas amoureux de la femme avec qui il devait se marier. Ratna avait été engagée pour s'occuper du couple. Ratna s'est retrouvée veuve à 19 ans, deux mois après son mariage. Elle a quitté la maison de ses beaux-parents afin de payer les études de sa soeur restée au village. Par petites touches et quelques plans, on se rend compte de la fracture des classes sociales en Inde, les maîtres et les serviteurs qui ne se mélangent pas dans un même lieu, les premiers ignorant ou traitant avec mépris les seconds. Sauf que Ashwin est désemparé après sa rupture et que Ratna est pleine d'espoir et de détermination pour gagner sa vie et faire sa place dans la société. Je vous laisse découvrir comment les relations entre les deux évoluent dans une société de caste. C'est un film où les personnages sont plutôt sympathiques. Pour résumer, c'est un film gentil.

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vendredi 14 décembre 2018

Une affaire de famille - Hirokazu Kore-eda

Je viens de voir le film qui a reçu la Palme d'or cette année. Peut-être est-ce parce que j'avais eu une journée fatigante, mais j'avoue que j'ai un peu piqué du nez deux ou trois fois pendant la projection d'Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda. Toujours est-il que je trouve que le film manque un peu de tonus, de rythme. La famille Shibata, qui est n'est pas vraiment unie par les liens du sang, vit d'expédients et de vols dans des magasins, à Tokyo. Ces larcins sont commis par Osamu, le père et Shota, le fils. Le reste de cette famille atypique réunit la grand-mère Hatsue, la mère Nobuyo, la fille et une petite fille de 5 ans, Juri, qui les a rejoints après avoir été plus ou moins abandonnée par ses parents biologiques. Grâce à la grand-mère qui touche une pension, cette famille recomposée arrive à survivre et est soudée par de profonds liens affectifs. La vie est dure au Japon comme partout ailleurs: on peut être viré du jour au lendemain comme Nobuyo, parce qu'elle coûte trop cher à son employeur. Je m'attendais à être plus remuée par cette histoire. Le film d'une durée de 2H est un peu long pour ce qu'il raconte. En revanche, il nous donne l'occasion de voir pour la dernière fois l'actrice Kirin Kiki qui joue la grand-mère. Elle est décédée en septembre dernier. J'avais eu le plaisir de la voir dans plusieurs films de Hirokazu Kore-Eda et dans Les délices de Tokyo de Naomi Kawaze (très beau film que je vous recommande). Je suis contente que le réalisateur ait reçu la Palme d'or 2018, mais dommage que ce soit pour ce film-ci.

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mercredi 28 novembre 2018

Cold war - Pawel Pawlikowski / Les animaux fantastiques- Les crimes de Grindelwald - David Yates

Cold War bénéficie d'une très belle image en noir en blanc. Le réalisateur polonais s'est semble-t-il inspiré de la vie de ses parents, tout au moins pour les prénoms des deux personnages principaux. En 1949, en Pologne, Zula qui chante bien est choisie pour faire partie d'un groupe folklorique dont Wiktor,  compositeur et pianiste, est l'un des fondateurs. Il est immédiatement tombé sous le charme de la jeune femme. A partir de là, Zula et Wiktor vont vivre des amours compliquées qui s'étendront sur plus de 15 ans. Wiktor passe à l'ouest et s'installe à Paris où il devient pianiste de jazz, tandis que Zula, qui ne veut pas tout quitter, se produit avec la troupe dans les pays communistes, dont la Russie. Elle va même danser et chanter devant Staline. A la fin des années 50, Zula vient en tournée à Paris et elle renoue avec Wiktor pendant quelque temps avant de repartir. Le couple n'arrêtera pas de se croiser jusqu'à ce que... Le film permet l'évocation de Paris dans les années 50 et 60 dans un noir et blanc somptueux. La blonde Joanna Kulig qui incarne Zula est magnifique. Elle forme un beau couple avec Tomasz Kot. Un film qui sort de l'ordinaire avec un charme certain, même si le scénario n'est pas totalement convaincant. Lire le billet de Pascale.

Je voudrais maintenant évoquer un film sorti depuis deux semaines Les animaux fantastiques - Les crimes de Grindelwald, le deuxième volet des Animaux fantastiques qui fait partie de la franchise du monde des sorciers imaginé par JK Rowling. J'avais apprécié le premier volet avec son humour et son côté ludique où des créatures fantastiques faisaient des tours pendables autour d'eux après s'être échappés d'une valise à malices portée par Norbert Dragonneau (Newt Scamander en VO). Dans ce deuxième volet, Gellert Grindelwald (Johnny Depp teint en blond) s'échappe de sa prison en s'envolant dans les airs avec un carosse. Il décide de vivre à Paris où il essaye de rassembler les sorciers de "sang pur" afin qu'ils puissent dominer les "non magiques". Dragonneau et quelques autres vont-ils arriver à empêcher les sombres desseins de Grindelwald? Je ne vous dirai rien de plus car je me suis passablement ennuyée et j'ai un peu somnolé durant la projection. L'histoire très sombre, à propos de laquelle je n'ai pas tout compris, m'a paru embrouillée. J'ai trouvé l'ensemble assez violent. En revanche, les responsables des effets pyrotechniques par ordinateur s'en sont donné à coeur joie. Il paraît qu'il y a encore trois volets qui doivent être tournés. Je ne suis pas sûre de me précipiter pour aller les voir.

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vendredi 19 octobre 2018

Girl - Lukas Dhont

J'ai un problème avec Girl, le premier film du Belge Lukas Dhont (27 ans) dont beaucoup de critiques chantent les louanges. Le film a reçu la caméra d'or au dernier festival de Cannes, et le jeune acteur Victor Polster, qui interprète Lara, a été aussi récompensé. Le thème du film est très lourd: un garçon de 15 ou 16 ans qui se sent fille entame un traitement hormonal qui devrait commencer à le transformer, en attendant qu'un jour on l'opère. Il s'agit d'un processus long mais Lara n'est pas patiente. Par ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une école de danse pour devenir ballerine. L'entraînement est dur, en particulier elle commence à travailler ses pointes, exercice qu'elle aurait dû faire depuis l'âge de 12 ans. Lara est bien entourée entre son père aimant qui la soutient et son petit frère Milo, 6 ans. On ne sait pas ce qu'il en est de la mère. Alors qu'elle est encore en pleine croissance, Lara mange peu, maigrit beaucoup, a des malaises. Elle n'est pas bien dans sa tête. Le film alterne les scènes de cours de danse, où l'on voit Lara souffrir avec ses pieds en sang et les scènes où Lara est chez elle. On comprend comment elle dissumule ses attributs masculins avec du sparadrap qui lui provoque une infection. C'est une jeune fille qui souffre physiquement et moralement. Je ne vous raconterai pas ce qui se passe à la fin. Vous le devinerez peut-être comme mon ami. J'avoue que je vais souvent au cinéma pour me détendre et me changer les idées. Ce ne fut pas le cas avec ce film au propos assez violent. Voir Lara se martyriser ainsi est assez insoutenable au bout d'un moment. J'ai une collègue qui est sortie de la salle au bord du malaise à la fin de la projection. Par ailleurs, on dit beaucoup de bien de Victor Polster. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Je l'ai trouvé "éteint", il parle avec une voix monocarde ni masculine, ni féminine. C'est tout à fait le genre de film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai pas. Lire les billets de ffred, d'Aurore (qui s'est quand même un peu ennuyée) et de Pierre Darracq qui ont nettement préféré le film que moi.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

ramen

Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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dimanche 9 septembre 2018

Burning - Lee Chang-dong

Je vais essayer de faire court pour chroniquer Burning du Coréen Lee Chang-Dong ; le film, lui, dure 2H28. Jong su, un jeune homme pauvre qui travaille à temps partiel comme coursier, croise la route de Haemi, une jeune fille qui le reconnnaît. Ils ne s'étaient pas vus depuis des années. Haemi fait de l'animation commerciale à l'extérieur de magasins afin d'attirer des acheteurs éventuels. Jongsu et Haemi étaient camarades de classe alors qu'ils habitaient dans le même patelin près de la frontière avec la Corée du Nord. Après l'avoir invité dans son studio et avoir eu une relation intime avec lui, Haemi, qui part en Afrique noire, demande à Jongsu de venir nourrir son chat (que l'on ne voit pas). Très vite, Jongsu est tombé amoureux de Haemi et se languit d'elle. Quelques semaines plus tard, Haemi revient mais elle n'est pas seule. Elle a rencontré Ben qui attendait l'avion en même temps qu'elle. Ben est riche, il roule en Porsche. On sent que Jongsu est malheureux. Il vit tout seul dans la ferme familiale avec un veau comme unique bétail. Haemi ne donnera plus signe de vie après une soirée où Benn et elle s'étaient invités chez Jongsu. Haemi Elle s'est comme évaporée. Ben ne semble pas s'en soucier, mais Jongsu, si. Il se met à épier Ben. Ce dernier semble s'ennuyer (comme Gatsby le magnifique chez Fitzgerald). On ne sait pas comment il gagne sa vie mais son appartement est somptueux quoique un peu impersonnel. On ne sent aucune touche féminine. Quand Haemi "disparait", il s'est écoulé 80 minutes pendant lesquellesje me suis un peu ennuyée. Je ne me suis pas vraiment intéressée aux personnages. Mais à partir du moment où l'histoire prend un aspect "polar"("Jonsgu mène l'enquête" en quelque sorte), j'ai été nettement plus captivée. La séquence finale est terrible mais logique selon moi mais qui ne résoud rien du tout. Une expérience cinématographique que vous pouvez tenter. Je n'ai pas lu la nouvelle de Murakami intitulée "Les granges brûlées" dont le scénario du film est adapté. Lire les billets élogieux de Chris et Pascale. En revanche, ffred n'a pas beaucoup aimé.

A part ça, je suis un peu moins présente sur les blogs car je suis en vacances en Corse pour encore une semaine et je ne suis pas beaucoup devant mon ordinateur (portable).

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samedi 1 septembre 2018

Arythmie - Boris Khlebnikov

Suite à la suggestion du distributeur du film en France, je suis allée voir Arythmie, un film russe sorti dans quelques salles à Paris et ailleurs le 1er août dernier, et qui a eu un peu d'échos dans la presse. L'histoire se passe dans une grande ville russe. Katya et Oleg sont médecins tous les deux. Oleg est médecin urgentiste au diagnostic sûr même s’il boit pas mal de vodka avec ses collègues. Le couple qu’il forme avec Katya est en crise. Lors d’une réunion de famille (l’anniversaire de son père à elle), Katya envoie un simple SMS à Oleg qui est dans la pièce à côté. Elle dit qu’elle veut divorcer. Oleg ne répond pas tout de suite. Ils se mettent à faire lit à part (il dort sur un matelas dans la cuisine) en attendant qu'il trouve un logement ailleurs. Par ailleurs, de nouvelles mesures de rentabilité dans l’hôpital où il travaille obligent Oleg et ses collègues à consacrer de moins en moins de temps à chaque patient: 20 minutes pour chacun. Le couple formé par Oleg et Katya est très touchant. Oleg a un côté grand gamin assez irrésistible même s'il fait son métier sérieusement. La fin reste ouverte. A la différence d’autres films russes récents, le ton du film est plus léger. J’ai aimé. S'il passe par chez vous, vous pouvez aller le voir. Larroseurarrose le recommande aussi.

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samedi 18 août 2018

Le poirier sauvage - Nuri Bilge Ceylan

Le poirier sauvage du Turc Nuri Bilge Ceylan n’est pas un film facile, il est long, il dure trois heures et huit minutes, son rythme est un peu lent et il contient beaucoup de longs dialogues, mais il vaut la peine d’être vu. Sinan revient dans son village dans la province de Çanakkale où se trouve le site de Troie. Il vient de terminer ses études et doit se présenter au concours pour devenir professeur. S’il réussit, il risque malheureusement, comme beaucoup d’autres jeunes professeurs, d’être envoyé quelque part enseigné dans l’Est du pays. Juste après son retour, Sinan a une conversation avec une jeune femme qu’il a aimé et qui doit faire un mariage de convenance. Il retrouve aussi sa mère et sa sœur qui vivent dans une maison misérable où l’électricité va être coupée. En effet, Idris, le père de Sinan, qui est professeur de collège, dilapide tout son salaire dans les paris sur les courses de chevaux. Sinan est un jeune homme impatient qui a écrit un livre, « Le poirier sauvage », un « metaroman auftofictif décalé » qu’il espère faire publier. Pour cela, il va voir un entrepreneur ou le maire de la ville qui seraient intéressés mais ne donnent pas suite. Sinan, qui n’est pas un personnage très sympathique, a de longs échanges avec des personnes qu’il croise dont un écrivain ou un imam. Les relations entre Sinan et son père sont passionnantes. Malgré son addiction au jeu qui fait du mal à sa famille, on n’arrive pas à trouver Idris antipathique. Sa femme Asuman ne le condamne pas. J’ai aimé la fin où le père et le fils se retrouvent autour du creusement d’un puits. L’image du film est très belle. C’est dommage que le film soit reparti bredouille cette année de Cannes où il avait été sélectionné en compétition. Il ne faut pas être rebuté par sa longueur. Un film à voir. Lire le billet de Ritournelle.

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