mardi 12 mars 2019

Sibel - Guillaume Giovanetti et Çagla Zencirci / Exfiltrés - Emmanuel Hamon

Sibel, c'est le prénom du personnage principal d'un film turc que je recommande. Sibel a des yeux verts magnifiques qui lui mangent le visage. Elle vit comme une sauvageonne, le fusil à l'épaule, prête à tirer sur un loup vivant dans la forêt. J'ignorais que la Turquie avait une telle forêt située à l'est de la Mer Noire. Sibel vit, ainsi que sa petite soeur, dans un village dont son père veuf est le maire. Sibel ne parle pas, mais elle siffle pour s'exprimer. Son père la comprend ainsi que quelques villageois. Il s'agit d'une langue sifflée ancestrale de la région. Un jour, dans la forêt, Sibel tombe non pas sur un loup mais sur un homme jeune, hirsute qui vient de se blesser. Il est une sorte de déserteur qui n'a pas voulu s'enrôler dans l'armée turque. Sibel le soigne et s'attache à lui. Pendant ce temps-là, sa soeur cadette est promise à un garçon, car, en Turquie, les mariages sont encore arrangés, les femmes portent le foulard sur la tête (sauf Sibel) et le poids des traditions est lourd. Sibel n'est pas vue d'un bon oeil par les villageois qui l'épient. J'espère que je vous aurais donné envie de découvrir ce film où Sibel est présente de la première à la dernière image avec une caméra au plus près d'elle.

Je passe à Exfiltrés d'Emmanuel Hamon que j'ai eu envie de voir grâce à la bande-annonce. J'ai trouvé le film dur dans son propos. Faustine, une jeune mère de famille d'origine africaine convertie à l'Islam depuis peu, part en "mission" pour 15 jours avec Noah, son petit garçon métis de 5 ans, en Turquie laissant Sylvain (Swann Arlaud), son mari, infirmier en chirurgie. Assistante sociale, elle veut aider. Elle avait tout prévue. Elle passe clandestinement la frontière turco-syrienne et elle se retrouve à Rakka, fief de Daech. L'histoire est inspirée d'une histoire vraie qui s'est déroulée en 2015. J'avoue que j'ai été un peu étonnée par le comportement de cette femme (l'actrice est un peu terne). Elle n"est pas fanatique mais elle se jette dans la gueule du loup. Très vite, elle se rend compte dans le piège où elle est tombée. Heureusement que des amis vont l'aider: son mari qui veut revoir son fils, le patron de Sylvain qui est chirugien, ainsi que Gabriel, le fils de ce dernier qui travaille dans une ONG en Turquie. Les trois derniers quart d'heure sont assez angoissants car on se demande si Faustine va arriver à s'échapper. Un film qui se laisse voir éventuellement ,mais j'ai trouvé certains moments assez pénibles et parfois "clichés" par rapport à des reportages que l'on a pu voir.

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samedi 2 mars 2019

Arctic - Joe Penna / Sang-froid - Hans Petter Moland

Je suis allée voir Arctic pour Mads Mikkelsen. Pendant presque 1H30, on se retrouve dans un paysage enneigé (ça été filmé en Islande) et glacial. Quand le film démarre, on voit un homme qui termine de tracer un immense "SOS" qui peut être visible vu d'avion. Cet homme est rescapé d'un crash aérien. Il était peut-être le pilote de l'avion. Il est seul au milieu de cette immensité blanche. Il survit en dormant dans la carlingue de l'appareil et en arrivant à pêcher quelques poissons qu'il mange crus. Un jour, un hélicoptère le survole. Manque de chance, l'appareil se crashe aussi! Le pilote est mort mais il y une jeune femme blessée. L'homme essaie de la soigner - son état est assez grave - et il décide de partir avec elle pour l'emmener, croit-il, vers un endroit habité. Pendant plus d'une heure (du film), l'homme la traîne sur un genre de traîneau sur un parcours cahotique et montagneux. Il est obligé de faire des détours. Durant une halte dans une mini-grotte, ils sont menacés par un immense ours blanc (une très belle bête avec des mâchoires redoutables). Je ne vous dévoilerai pas la fin mais j'ai trouvé que le suspense tenait bien jusqu'au bout. Mads Mikkelsen avec ses cheveux poivre et sel est toujours aussi séduisant. Les paysages sont magnifiques.

Je passe à un film où les morts se succèdent à une allure effrénée. A part la première mort tragique d'un jeune homme qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, les macchabées de l'histoire sont tous des "méchants" qui passent de vie à trépas par la volonté de Nels Coxman (Liam Neeson), le père de la première victime. Chaque nouvelle mort ponctue l'histoire comme un chapitre de livre. Sans froid d'un réalisateur d'origine norvégienne, est le remake d'un film suédois-norvégien-danois qui est paraît-il sorti en septembre 2014 en France sous le titre de Refroidis (je n'en ai aucun souvenir). En tout cas, Sang froid se passe aux Etats-Unis, dans une ville du Colorado près de Denver où la neige est abondante. Nels Coxman, dont la famille eut des accointances avec les truands locaux, est conducteur d'une grosse déneigeuse. Quand il apprend que son fils est soi-disant mort d'une overdose, il n'a de cesse de savoir qui est responsable de ce crime. Deux gangs de dealers de drogue s'affrontent, dont une tribu d'Indiens. Malgré tous ces morts, le ton est à l'humour tout comme le générique de fin avec la liste des acteurs par ordre de disparition. On passe un bon moment. Un film du samedi soir.

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mercredi 23 janvier 2019

An Elephant Sitting Still - Hu Bo

elephantsittingstill

Avant-hier soir, lundi 21 janvier 2019, j'ai passé presque 4 heures dans une salle de cinéma pleine pour voir un film qui peut vous assommer au sens figuré, mais que je conseille car il y a des fulgurances et des moments sublimes. Il y avait très longtemps que je n'avais pas vu un film si long sans entracte. Dès les premières images, le ton est donné: un personnage en gros plan très net, et l'arrière-plan dans le flou ou dans l'ombre, ou même dans le hors-champ. Tous les plans sont filmés de la même façon, baignés dans les tons gris ou blanc floconneux. Les décors, ceux d'une ville chinoise en pleine déliquescence postindustrielle, sont lugubres. Le réalisateur et écrivain de 29 ans (qui s'est suicidé en octobre 2017 juste après que le film ait été mixé) a adapté une de ses propres nouvelles. On suit quatre personnages pendant une journée. J'ai senti une chape de plomb sur eux. Il y a un jeune lycéen en conflit avec sa famille qui va provoquer la mort accidentelle d'un garçon, qui lui cherchait noise à propos d'un téléphone portable volé. Une lycéenne maltraitée par sa mère, qui l'invective, a une liaison avec son professeur et leurs ébats ont été filmés à leur insu. Un jeune chef de gang plutôt beau gosse (et frère du garçon défunt) voit l’un de ses amis se jeter par la fenêtre parce qu'il l'avait surpris (le chef de gang!) au lit avec sa femme (à lui!). Un vieil homme encore dans la force de l'âge a sa famille (son fils et sa belle-fille) qui essaie de l'exproprier de son appartement afin de l'envoyer dans une maison de retraite. Heureusement qu'il a un chien et sa petite-fille auxquels il est très attaché. Ce vieil homme plein de dignité m'a beaucoup touchée. Au moment où le spectateur sent un peu de lassitude à voir autant de désespérance (la séquence qui se passe dans la maison de retraite que le vieil homme va visiter est saisissante), de calamités ou à entendre autant de violence verbale, un peu de vitalité jaillit et la très belle musique qui ponctue le film y est pour beaucoup. Le titre énigmatique "L'éléphant assis immobile" (en VF) fait référence à une fable locale: celle d’un éléphant qui résiderait dans la ville de Manzhouli, aux confins de la Chine, de la Mongolie et la Sibérie, et se tiendrait orgueilleusement immobile dans son refus de l’existence. Les quatre personnages vont partir vers Manzhouli pour approcher de l'éléphant. Le plan séquence final dans la nuit avec les phares d'un bus comme seul éclairage est très beau, surtout que l'on entend un long barrissement en fond sonore. Si ce film passe par chez vous, essayez de le voir.

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dimanche 13 janvier 2019

Asako 1&2 - Ryûsuke Hamaguchi

J'ai vu Asako 1&2 de Ryusuke Hamaguchi il y a déjà une semaine, un matin de dimanche à 9h20 (!) dans une salle à moitié pleine. Les séances du matin marchent bien dans ce cinéma du centre de Paris. Il s'agit du nouveau film du réalisateur de Senses. Asako est le prénom de la jeune femme dont on va suivre l'histoire sur une période de sept ans. L'histoire se passe entre Osaka et Tokyo. En sortant d'une galerie où sont exposées des photos, Asako croise le regard de Baku, un grand jeune homme échevelé, un peu hippie, qui a un comportement presque erratique. Elle tombe immédiatement sous son charme. Il l'embrasse, et pendant quelques mois, Asako et Baku vivent une histoire d'amour. Puis Baku disparaît une première fois 2 ou 3 jours. La deuxième fois, il ne revient pas. Deux ans plus tard, Asako devenue serveuse dans un café va faire la connaissance de Ryôhei, un jeune homme qui travaille dans un immeuble voisin. Elle reste tétanisée car Ruyhei est le portrait craché de Baku (les deux personnages sont joués par le même acteur). Là, c'est Ryôhei qui la courtise. Ils vont vivre cinq ans une vie presque rangée. Ils ont des amis. Et puis Baku réapparait. J'ai eu un peu de mal à "entrer" dans le film. J'ai trouvé que c'était un peu trop psychédélique pour moi, et puis le charme a opéré, j'ai suivi l'histoire d'Asako avec intérêt, même si, comme Pascale, j'ai trouvé l'actrice (bien que ravissante) un peu terne, molle. Par ailleurs, J'ai eu le plaisir de voir un chat japonais. Je conseille, comme Oriane et Anne.

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samedi 5 janvier 2019

Qui a tué Lady Winsley? - Hiner Saleem

Ayant beaucoup aimé My sweet Pepper land du même réalisateur, je me suis précipitée pour aller voir Qui a tué Lady Winsley? Le titre convient tout à fait car dès les premières images, on voit le cadavre d'une femme, une Américaine dans une sorte de morgue. Un homme en blouse blanche est penchée vers elle. Il n'est pas médecin légiste mais simple infirmier. Il n'a fait qu'une inspection superficielle du corps. Un autre homme est présent dans la pièce: Fergan, un inspecteur stambouliote. Plutôt bel homme (selon mon goût), Fergan, d'origine kurde, a fort à faire pour trouver le ou la coupable dans cette communauté turque raciste et mysogine (on montre bien que les femmes sont d'un côté et les hommes de l'autre, selon les traditions). Tout le monde est plus ou moins apparenté. L'histoire se passe sur l'île de Büyükada, dans la mer de Marmara, au large d'Istanbul. Qui a donc tué cette Américaine, une femme écrivain qui était venue vivre sur cette île en plein hiver, et quel est le mobile du meurtrier? Elle a été tuée d'une balle de revolver avec une arme ayant déjà servi 20 ans plus tôt: un jeune Kurde de 20 ans avait été assassiné. Les tests ADN sur la population masculine et féminine ne donnent rien. Je vous laisse découvrir le coupable. Le film dégage pas mal d'humour malgré le sujet. Cela se passe en hiver et l'image du film reflète bien la saison, elle n'est pas lumineuse, elle tire vers le gris et blanc. J'ai aimé la fin avec ce début d'histoire d'amour entre le bel inspecteur et la jeune patronne d'un hôtel. Un film que je conseille. Lire le billet d'Anne.

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samedi 29 décembre 2018

The bookshop - Isabel Coixet / Monsieur - Rohena Gera

En cette fin d'année, je mets les bouchées doubles pour ce qui est des films à voir en salles. Voici deux films que j'ai vu dans la même soirée dans mon cinéma de province.

The bookshop (La librairie), sorti le 19 décembre en France, est boudé par les critiques, mais il bénéficie d'un bon bouche-à-oreille. Il faut dire qu'un film où l'on entend une réplique telle que '"un livre est un produit de première nécessité", ne peut qu'attirer toute ma sympathie. L'histoire qui se passe à la fin des années 50, est tiré d'un roman de Penelope Fitzgerald (1916-2000). Une femme veuve depuis 16 ans arrive à ouvrir une librairie généraliste dans une grande maison abandonnée depuis longtemps sur une côte anglaise, et ce malgré les obstacles: la frilosité d'un banquier pour lui prêter de l'argent, et l'animosité d'une notable qui rêve d'installer une galerie d'art dans le même lieu.  Son premier client lecteur est un certain Mr Brundish, un vieil homme veuf retiré dans son manoir qui vit au milieu des livres. Elle lui fait découvrir Ray Bradbury et lui demande son avis sur un roman à l'odeur de soufre (à l'époque), Lolita de Vladimir Nabokov. C'est un film qui m'a plu pour le charme suranné qu'il dégage, pour l'histoire, pour les acteurs (Emily Mortimer, Bill Nighy et Patricia Clarkson).

Monsieur (Sir en VO), de Rohena Gera qui a écrit le scénario, se passe à Bombay dans un bel appartement, où Ratna, une jeune domestique d'une vingtaine d'années, est au service de Ashwin, le fils d'une riche famille. Il vient de rompre ses fiançailles car il s'est rendu compte qu'il n'était pas amoureux de la femme avec qui il devait se marier. Ratna avait été engagée pour s'occuper du couple. Ratna s'est retrouvée veuve à 19 ans, deux mois après son mariage. Elle a quitté la maison de ses beaux-parents afin de payer les études de sa soeur restée au village. Par petites touches et quelques plans, on se rend compte de la fracture des classes sociales en Inde, les maîtres et les serviteurs qui ne se mélangent pas dans un même lieu, les premiers ignorant ou traitant avec mépris les seconds. Sauf que Ashwin est désemparé après sa rupture et que Ratna est pleine d'espoir et de détermination pour gagner sa vie et faire sa place dans la société. Je vous laisse découvrir comment les relations entre les deux évoluent dans une société de caste. C'est un film où les personnages sont plutôt sympathiques. Pour résumer, c'est un film gentil.

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vendredi 14 décembre 2018

Une affaire de famille - Hirokazu Kore-eda

Je viens de voir le film qui a reçu la Palme d'or cette année. Peut-être est-ce parce que j'avais eu une journée fatigante, mais j'avoue que j'ai un peu piqué du nez deux ou trois fois pendant la projection d'Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda. Toujours est-il que je trouve que le film manque un peu de tonus, de rythme. La famille Shibata, qui est n'est pas vraiment unie par les liens du sang, vit d'expédients et de vols dans des magasins, à Tokyo. Ces larcins sont commis par Osamu, le père et Shota, le fils. Le reste de cette famille atypique réunit la grand-mère Hatsue, la mère Nobuyo, la fille et une petite fille de 5 ans, Juri, qui les a rejoints après avoir été plus ou moins abandonnée par ses parents biologiques. Grâce à la grand-mère qui touche une pension, cette famille recomposée arrive à survivre et est soudée par de profonds liens affectifs. La vie est dure au Japon comme partout ailleurs: on peut être viré du jour au lendemain comme Nobuyo, parce qu'elle coûte trop cher à son employeur. Je m'attendais à être plus remuée par cette histoire. Le film d'une durée de 2H est un peu long pour ce qu'il raconte. En revanche, il nous donne l'occasion de voir pour la dernière fois l'actrice Kirin Kiki qui joue la grand-mère. Elle est décédée en septembre dernier. J'avais eu le plaisir de la voir dans plusieurs films de Hirokazu Kore-Eda et dans Les délices de Tokyo de Naomi Kawaze (très beau film que je vous recommande). Je suis contente que le réalisateur ait reçu la Palme d'or 2018, mais dommage que ce soit pour ce film-ci.

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mercredi 28 novembre 2018

Cold war - Pawel Pawlikowski / Les animaux fantastiques- Les crimes de Grindelwald - David Yates

Cold War bénéficie d'une très belle image en noir en blanc. Le réalisateur polonais s'est semble-t-il inspiré de la vie de ses parents, tout au moins pour les prénoms des deux personnages principaux. En 1949, en Pologne, Zula qui chante bien est choisie pour faire partie d'un groupe folklorique dont Wiktor,  compositeur et pianiste, est l'un des fondateurs. Il est immédiatement tombé sous le charme de la jeune femme. A partir de là, Zula et Wiktor vont vivre des amours compliquées qui s'étendront sur plus de 15 ans. Wiktor passe à l'ouest et s'installe à Paris où il devient pianiste de jazz, tandis que Zula, qui ne veut pas tout quitter, se produit avec la troupe dans les pays communistes, dont la Russie. Elle va même danser et chanter devant Staline. A la fin des années 50, Zula vient en tournée à Paris et elle renoue avec Wiktor pendant quelque temps avant de repartir. Le couple n'arrêtera pas de se croiser jusqu'à ce que... Le film permet l'évocation de Paris dans les années 50 et 60 dans un noir et blanc somptueux. La blonde Joanna Kulig qui incarne Zula est magnifique. Elle forme un beau couple avec Tomasz Kot. Un film qui sort de l'ordinaire avec un charme certain, même si le scénario n'est pas totalement convaincant. Lire le billet de Pascale.

Je voudrais maintenant évoquer un film sorti depuis deux semaines Les animaux fantastiques - Les crimes de Grindelwald, le deuxième volet des Animaux fantastiques qui fait partie de la franchise du monde des sorciers imaginé par JK Rowling. J'avais apprécié le premier volet avec son humour et son côté ludique où des créatures fantastiques faisaient des tours pendables autour d'eux après s'être échappés d'une valise à malices portée par Norbert Dragonneau (Newt Scamander en VO). Dans ce deuxième volet, Gellert Grindelwald (Johnny Depp teint en blond) s'échappe de sa prison en s'envolant dans les airs avec un carosse. Il décide de vivre à Paris où il essaye de rassembler les sorciers de "sang pur" afin qu'ils puissent dominer les "non magiques". Dragonneau et quelques autres vont-ils arriver à empêcher les sombres desseins de Grindelwald? Je ne vous dirai rien de plus car je me suis passablement ennuyée et j'ai un peu somnolé durant la projection. L'histoire très sombre, à propos de laquelle je n'ai pas tout compris, m'a paru embrouillée. J'ai trouvé l'ensemble assez violent. En revanche, les responsables des effets pyrotechniques par ordinateur s'en sont donné à coeur joie. Il paraît qu'il y a encore trois volets qui doivent être tournés. Je ne suis pas sûre de me précipiter pour aller les voir.

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vendredi 19 octobre 2018

Girl - Lukas Dhont

J'ai un problème avec Girl, le premier film du Belge Lukas Dhont (27 ans) dont beaucoup de critiques chantent les louanges. Le film a reçu la caméra d'or au dernier festival de Cannes, et le jeune acteur Victor Polster, qui interprète Lara, a été aussi récompensé. Le thème du film est très lourd: un garçon de 15 ou 16 ans qui se sent fille entame un traitement hormonal qui devrait commencer à le transformer, en attendant qu'un jour on l'opère. Il s'agit d'un processus long mais Lara n'est pas patiente. Par ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une école de danse pour devenir ballerine. L'entraînement est dur, en particulier elle commence à travailler ses pointes, exercice qu'elle aurait dû faire depuis l'âge de 12 ans. Lara est bien entourée entre son père aimant qui la soutient et son petit frère Milo, 6 ans. On ne sait pas ce qu'il en est de la mère. Alors qu'elle est encore en pleine croissance, Lara mange peu, maigrit beaucoup, a des malaises. Elle n'est pas bien dans sa tête. Le film alterne les scènes de cours de danse, où l'on voit Lara souffrir avec ses pieds en sang et les scènes où Lara est chez elle. On comprend comment elle dissumule ses attributs masculins avec du sparadrap qui lui provoque une infection. C'est une jeune fille qui souffre physiquement et moralement. Je ne vous raconterai pas ce qui se passe à la fin. Vous le devinerez peut-être comme mon ami. J'avoue que je vais souvent au cinéma pour me détendre et me changer les idées. Ce ne fut pas le cas avec ce film au propos assez violent. Voir Lara se martyriser ainsi est assez insoutenable au bout d'un moment. J'ai une collègue qui est sortie de la salle au bord du malaise à la fin de la projection. Par ailleurs, on dit beaucoup de bien de Victor Polster. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Je l'ai trouvé "éteint", il parle avec une voix monocarde ni masculine, ni féminine. C'est tout à fait le genre de film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai pas. Lire les billets de ffred, d'Aurore (qui s'est quand même un peu ennuyée) et de Pierre Darracq qui ont nettement préféré le film que moi.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

ramen

Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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