mercredi 28 décembre 2016

Baccalauréat - Christian Mungiu

Voici un film qui aurait pu figurer dans mon palmarès de cinéma 2016 mais je n'avais pas encore écrit de billet à son propos. Je viens de le voir pour la deuxième fois car j'avais une lacune concernant l'épilogue. Baccalauréat qui a reçu le prix de mise en scène (mérité) au dernier festival du film de Cannes en 2016 est très bien pour beaucoup de raisons. Le réalisateur s'attache à son personnage principal qu'il ne lâche pratiquement pas pendant les deux heures que dure le film. Le docteur Romeo Aldea est de presque de tous les plans. Pendant quelques jours, il aura recours à des moyens plus ou moins honnêtes pour que sa fille Eliza réussisse son bac avec une moyenne de 18/20, note nécessaire pour qu'elle parte étudier la psychologie à Cambridge en Angleterre. L'histoire se passe en Roumanie de nos jours. Aldea, séparé de sa femme, est un médecin respecté et honnête. Il est revenu en Roumanie en 1991 plein d'illusions. Assez désenchanté, il ne veut pas que sa fille reste dans ce pays sans avenir et prêt à toutes les compromissions. La veille des examens, sa fille est agressée. Aldea  va frapper aux portes des gens qui peuvent l'aider: un ancien maire, un policier, un responsable d'examen. Mungiu décrit une Roumanie où tout le monde aide tout le monde. Chacun rend service à l'autre quand c'est nécessaire, même au mépris de la loi. Adrian Titieni qui interprète Romeo Aldea est remarquable. Il aurait aussi mérité un prix à Cannes. Je conseille.

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samedi 19 novembre 2016

Le Client - Asghar Farhadi

Le Client du réalisateur iranien Asghar Farhadi a reçu deux prix au dernier festival international du film de Cannes, celui du scénario et celui de l'interprétation masculine. L'histoire a des similitudes avec celle d'Une séparation mais on n'y retrouve pas la même force. On a l'impression que le réalisateur tourne en rond et c'est dommage. A Téhéran, de nos jours, Emad et Rana, un couple d'acteurs, sont contraints de quitter leur immeuble qui menace de s'écrouler suite à des travaux de terrassement. Grâce à un collègue acteur, le couple emménage dans un nouveau logement récemment quitté par une femme à la vie dissolue. En même temps que cet emménagement, Emad et Rana sont sur le point de terminer les répétitions de Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller. Peu de temps après leur installation, Rana est violemment attaquée dans sa salle de bain par un individu (tout se se passe hors-champ de la caméra). Traumatisée, elle n'ose pas porter plainte. Emad, lui n'a de cesse de trouver l'agresseur et de se faire justice lui-même, de provoquer une humiliation publique. J'avoue avoir été nettement moins touchée que par les films précédents du réalisateur. Je n'ai pas vraiment éprouvée de l'empathie pour les personnages dans un film un peu long. Lire le billet intéressant de Newstrum.

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vendredi 4 novembre 2016

Mademoiselle - Park Chan-Wook

Mademoiselle, du réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook (Old Boy ou Stoker), m'a emballée.

J'avoue avoir été charmée par les deux actrices principales qui ont plusieurs scènes érotiques assez explicites (le film est interdit aux moins de 12 ans). Et à la différence du film d'Abdellatif Kechiche La vie d'Adèle, je ne me suis pas sentie voyeuse en tant que spectatrice. Park Chan-Wook a trouvé la bonne façon de filmer ce genre de scène. L'histoire est une adaptation du roman de Sarah Waters "Du bout des doigts" (que je n'ai pas lu). C'est peut-être mieux ainsi car il y a plusieurs retournements de situations qui m'ont surprise. Dans le roman, l'intrigue se passe sous l'ère victorienne. Dans le film, le réalisateur a choisi de la transposer en Corée dans les années 30 pendant l'occupation japonaise. Le film est divisé en trois parties à peu près égales. La même histoire nous est racontée selon différents points de vue avec des ajouts ou des omissions dans la narration. Sook-Hee, une jeune Coréeenne illettrée mais ayant des talents de pickpocket, devient la servante d'une jeune et riche héritière japonaise, Hideko (la Mademoiselle du titre), qui n'est pas la jeune femme innocente que l'on croit au début. Sook-hee n'est pas arrivée par hasard. Elle fait partie d'une machination ourdie par un pseudo-comte japonais (en réalité, il est Coréen), qui compte épouser Hideko pour la dépouiller de son argent avant de la placer dans un asile psychiatrique. Il veut damer le pion à l'oncle d'Hideko. Cet oncle tyrannique et érotomane est le possesseur d'une immense bibliothèque qu'il voudrait encore agrandir grâce à l'argent de sa nièce. On apprend qu'il fait lire à Hideko, vêtue en geisha, des textes à connotation sadienne devant des messieurs bien comme il faut. La pièce où se tiennent ces séances est magnifique (je vous laisse la découvrir). Les tendres sentiments que ressent assez vite Sook-Hee envers Hideko (et inversement) vont changer la donne. C'est une belle histoire d'amour. Le film qui dure 2h24 (je n'ai pas vu le temps passer) est somptueux tant du point de vue des décors que des costumes. Je le reverrai avec plaisir et je vous le conseille tout comme Alex-6.

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dimanche 23 octobre 2016

Ma vie de Courgette - Claude Barras

Je n'ai pas lu le roman de Gilles Paris Autobiographie d'une courgette (paru en 2002) dont ce film d'animation "en volume" est adapté. Ma vie de Courgette sorti cette semaine dure 1 heure 06. Il vaut vraiment la peine que l'on se déplace pour aller le voir, que l'on soit adulte ou enfant. Icare alias Courgette, un petit garçon âgé de 9 ou 10 ans, aux cheveux bleus, vit avec sa mère qui s'alcoolise à la bière depuis que le papa est parti avec une "poule". Un jour, Courgette tue accidentellement sa maman en voulant éviter une fois de plus les coups que celle-ci lui assène régulièrement. Courgette (Icare tient absolument à ce qu'on l'appelle "Courgette", surnom que lui avait donné sa maman) est alors placé dans un foyer d'accueil où vivent d'autres enfants comme lui dont les parents sont soit décédés soit incapables de s'occuper de leur progéniture. Les personnages animés en "stop-motion" sont des marionnettes aux yeux immenses et très expressifs. Vous n'oublierez pas de sitôt les sept enfants de ce foyer où alternent tristesse et gaieté. Le film est fait de plein de détails évocateurs comme ce tableau où est indiqué "la météo journalière des émotions des enfants". Un joli film qui se termine sur une belle note d'espoir.

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vendredi 23 septembre 2016

Mr Ove - Hannes Holm

Mr Ove de Hannes Holm n'est pas un film totalement réussi, mais l'histoire m'a touchée. Ove, âgé de 59 ans (il fait beaucoup plus vieux), est veuf depuis 6 mois, et il vient de se faire licencier de l'entreprise où il travaillait depuis 43 ans. Depuis que sa femme Sonja est décédée, il va régulièrement lui parler sur sa tombe et il se met à houspiller ses voisins de la copropriété: il s'agit d'un ensemble de pavillons cerné par une clôture. En ayant vraiment assez de la vie et pressé de rejoindre sa chère Sonja, Ove décide de mettre fin à ses jours de diverses manières (pendaison, asphyxie, etc) qui échouent toutes. Par ailleurs, il n'arrête pas d'être dérangé par un jeune couple, un Suédois et sa femme, réfugiée iranienne, et leurs deux petites filles, nouvellement installés dans un pavillon voisin. Les nombreux flash-back narrent la vie de Ove petit garçon, dont le père travaillait dans les chemins de fer. Plus tard, devenu un grand blond dégingandé, on voit Ove tombé amoureux de Sonja dans un train. Le film pourrait s'appeler "Une vie" où la joie côtoie les chagrins. L'actrice qui interprète Sonja a un faux air de Romy Schneider toute jeunette, elle est charmante. L'ensemble aurait gagné à être plus concis mais je conseille malgré tout ce film qui risque de passer inaperçu.

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samedi 17 septembre 2016

Clash (Eshtebak) - Mohamed Diab

Après Les femmes du bus 678 qui m'avait beaucoup plu, voici Clash de Mohamed Diab. L'histoire se situe au lendemain de la chute du président égyptien Morsi en 2013, un an après son élection. Morsi, appartenant au parti islamiste, a été renversé par un coup d'Etat organisé par l'armée. A la suite de ce coup d'Etat, les manifestations se succèdent et l'armée arrête et entasse des individus, jeunes et vieux, femmes et enfants, dans des paniers à salade aux vitres grillagées, les prisons étant pleines. Le cinéaste, la caméra à l'épaule, s'est enfermé dans cet espace confiné où une vingtaine de personnes représentatives de la société égyptienne se regardent avec hostilité, délimitent des frontières avant de s'épauler néanmoins au gré des événements qui se passent dehors. Le panier à salade en mouvement ou à l'arrêt essuie des jets de pierre ou est atteint par des balles de fusil. Le film qui dure presque deux heures ne m'a pas ennuyée. J'étais vraiment curieuse de savoir comment cela se terminerait. J'avoue avoir été un peu frustrée par la dernière image dissoute dans des faisceaux de lumière. Lire le billet d'Alex-6 et Chris.

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mardi 30 août 2016

Moka - Frédéric Mermoud / Dernier train pour Busan - Sang-ho Yeon

J'ai été voir Moka de Frédéric Mermoud dans le cadre d'une avant-première juste après le 15 août. Il y avait un monde fou dans la salle, car il était annoncé que la projection se déroulerait en présence de l'équipe du film. En effet, l'équipe au complet (sauf Nathalie Baye) fut présente ... environ 4 minutes, le temps de dire que le tournage s'était bien passé. Les acteurs se sont bien entendus et Emmanuelle Devos tournait pour la deuxième fois avec le réalisateur. Il n'y a pas eu de place pour des questions. J'ai une fois de plus du mal à comprendre qu'on mobilise autant de monde pour si peu.

Toujours est-il que le film proprement dit ne casse pas trois pattes à un canard. L'histoire se passe alternativement entre la Suisse et la France (à Evian), au bord du lac Léman. Le paysage est photogénique, mais à part ça, pas grand-chose. Diane s'enfuit d'une maison de santé où elle est soignée depuis que son petit garçon a été tué par une voiture qui l'a écrasé sans le voir. Diane veut mener son enquête pour trouver qui était au volant de la voiture. Elle apprend rapidement que c'était une femme qui conduisait. Elle retrouve assez vite la voiture couleur "moka" qui a renversé son fils. Elle devient amie avec Marlène (Nathalie Baye), la présumée conductrice. Les échanges entre les deux femmes donnent un peu de vie à ce film qui en manque cruellement. Pas indispensable de voir ce film.

Je passe maintenant au film sud-coréen (encore un!) Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon. Il m'a beaucoup plu, mais il faut prévenir que ce film est interdit aux moins de 12 ans, car il y a des scènes qui peuvent faire peur. Un père divorcé (j'ai compris qu'il était trader) prend le train avec sa petite fille de 8 ans qui l'a pratiquement obligé à faire le voyage, car elle veut rejoindre sa mère à Busan. Le père est un homme qui ne pense qu'à lui et dont la devise est "chacun pour soi". Dans le wagon du père et de sa fille, il y aussi un homme un peu rustre et sa femme enceinte, deux soeurs dans la cinquantaine, un homme odieux, un groupe de jeunes joueurs de base-ball. Juste avant que le train démarre, une jeune femme un peu bizarre monte dans un wagon. Elle se transforme en zombie gesticulant et se met à attaquer tous les gens qu'elle croise en les mordant au cou. Les personnes mordues se transforment illico en zombies à leur tour. La contamination est rapide. Le train est forcé de s'arrêter dans différentes gares où il n'y a plus que des zombies. Dans les différents wagons, ceux qui ne sont pas encore contaminés commencent plus ou moins à s'entraider pour fuir la menace mais cela n'empêche pas que la plupart des "gentils" sont éliminés. Ce film d'horreur (en général, je ne vais pas voir ce genre de film) a été une très bonne surprise. Il y avait du monde dans la salle où je l'ai vu, et de la queue pour la séance d'après à ma sortie. Lire les billets de Pascale, ffred et Mr Vladdy.

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mercredi 24 août 2016

Toni Erdmann - Maren Ade

Comme promis, voici un billet sur Toni Erdmann de Maren Ade. Ce film de 2H42 ne m'a pas emballée plus que cela. Déjà, après avoir vu la bande-annonce, j'ai eu des doutes qui se sont confirmés. Inès Conradi est une jeune femme allemande, consultante dans un cabinet d'audit sur l'externalisation de certaines tâches dans les entreprises. Sa mission se passe à Bucarest (qui m'a paru plus prospère que dans le film Sieranevada). Agée d'une trentaine d'années, Inès n'a pas d'enfant et n'est pas mariée même si elle un petit ami roumain. Mais elle a un père, Winfried, un homme facétieux qui se fait appeler Toni Erdmann, Il n'arrête pas de mettre et retirer un dentier qui ne l'avantage pas du tout. Pendant presque tout le film, on le verra, en plus de ses fausses dents, porter une perruque couleur marron foncé. Cela lui donne un air hirsute. Il s'immisce dans la vie de sa fille à l'occasion de l'anniversaire de cette dernière. Inès, une femme de caractère et très sérieuse (on ne la voit pas rire une fois) m'a semblé désarmée devant ce père envahissant. Elle reste souvent silencieuse en observant le comportement de son père. Au bout d'un moment, je me suis demandée s'il n'allait pas enfin laisser sa fille tranquille. J'ai noté deux ou trois scènes marquantes: une graveleuse, une où Inès chante pratiquement a capella et la séquence d'anthologie où Inès, n'étant pas à l'aise avec une robe très moulante, l'enlève et reçoit toute nue ses invités à qui elle demande de faire la même chose. J'ai vu ce film une fois mais je ne le reverrai pas, malgré les critiques dithyrambiques que je ne comprends pas. Dans la salle où j'étais, très peu de spectateurs ont ri.

Lire les billets d'Alain, Alex-6 et de Matchingpoints qui ont aimé et celui de Ffred qui a trouvé le film raté et trop long. Quant à Pascale, elle n'a pas aimé du tout ce film visuellement assez laid.

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dimanche 21 août 2016

Sieranevada - Cristi Puiu

Dans ce billet et le prochain, je vais évoquer deux films sortis ce mois d'août 2016. Ils ont plusieurs points communs dont celui d'être long, d'avoir été en compétition dans la sélection officielle au dernier Festival de Cannes en 2016 (ils n'ont été récompensés ni l'un ni l'autre) et qu'ils se passent dans la ville de Bucarest. Le film roumain Sieranevada de Cristi Puiu dure 2H53 et le film allemand Toni Erdmann de Maren Ade, 2H42. Les comparaisons s'arrêtent là.

Sieranevada se passe donc à Bucarest en Roumanie. C'est l'hiver, il y a des congères de neige sur les trottoirs. Plusieurs membres d'une même famille se sont donné rendez-vous dans l'appartement de Nusa, la grand-mère. Le repas familial est prévu mais il n'aura lieu qu'après le départ du Pope que l'on attend (il est en retard). En effet, selon le rite orthodoxe, le Pope rend hommage et donne sa bénédiction au mari de Nusa, décédé 40 jours plus tôt. Sur les 2H53, au moins 2H30 du film se passent dans un lieu unique: l'appartement de Nusa. Situé dans un genre d'HLM lugubre (bâti au temps de la dictature de Ceaucescu), l'appartement se compose d'environ trois pièces plus la cuisine. Dans ce périmètre relativement exigu, on entend et voit une quinzaine de personnages parler et fumer beaucoup. La caméra à l'épaule suit les personnages dans ces pièces dont les portes s'ouvrent ou se ferment. Au bout d'un moment, en tant que spectatrice, j'ai ressenti un sentiment de manque d'air par écran interposé. J'en avais assez de me trouver dans l'intimité de cette famille un peu geignarde, débattant de tout sur la politique, la religion, l'état du monde, mais aussi sur des secrets de famille enfouis. Quand le film se termine, la nuit sera presque tombée et le repas n'aura pas vraiment eu lieu. Moi, je ne me suis pas vraiment ennuyée, mais je m'attendais à autre chose.

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lundi 15 août 2016

Jason Bourne - Paul Greengrass / Stefan Zweig: Adieu l'Europe - Maria Schrader

J'ai été contente de retrouver Matt Damon dans le rôle de Jason Bourne (pour la 4ème fois). Je ne m'appesantirai pas sur le scénario pas très original: le "méchant" patron de la CIA (Tommy Lee Jones) veut mettre le monde entier sur écoute. Je retiens surtout le rythme trépidant du film qui nous emmène d'Athènes à Berlin avant de se terminer à Las Vegas. Jason essaye de se remémorer certains événements passés. Vincent Cassel joue le bras armé de Robert Dewey (le patron de la CIA), et le personnage principal féminin, Heather Lee (Alicia Vikander), est une hackeuse travaillant pour la CIA. Un film qui remplit son contrat de distraire. Les courses poursuites époustouflantes sont très bien filmées. Impressionnant.

Je passe à un film beaucoup plus calme, Stefan Zweig: Adieu l'Europe. Maria Schrader, la réalisatrice/scénariste qui est aussi actrice, prend son temps grâce de très beaux plans-séquences pour évoquer l'écrivain Stefan Zweig de 1936 jusqu'à son suicide en février 1942. En 1936, il est en exil depuis trois ans. Il vient d'arriver dans la région de Rio au Brésil. En complet cravate, il détonne dans cet environnement de végétation luxuriante et de canne à sucre. Il est accompagné de sa deuxième épouse Lotte. Il est partout accueilli chaleureusement comme en Argentine et se prête volontiers aux interviews qui tournent autour de l'engagement des intellectuels à propos de ce qui se passe en Europe. Début janvier 1941, le couple est à New-York, hébergé par la première femme de Zweig, qui a eu la chance de pouvoir émigrer. Zweig reçoit de nombreuses lettres qui lui demande de l'aide. On sent son impuissance devant les événements. Fin 41, il est à Pétropolis dans la région de Rio. C'est là qu'il se suicidera avec Lotte en février 1942. C'est un film très sobre filmé en cinémascope. Josef Hader qui interprète Stefan Zweig est très bien. Un film intéressant à voir.

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