jeudi 17 avril 2014

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? - Philippe de Chauveron

C'est la bande-annonce hilarante qui m'a donné envie de voir ce film. Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? (sorti hier, 16 avril 2014) ne m'a pas déçue. Avec mon ami avec qui je l'ai vu en avant-première, nous avons en effet beaucoup ri. Dans les cinq premières minutes du film, nous assistons à trois mariages successifs à quelques mois d'intervalle, cérémonies au cours desquelles on remarque deux personnes qui ne sourient pas du tout pour la photo. Claude et Marie Verneuil marient leurs filles, la première avec un Asiatique (bouddhiste?), la deuxième avec un Musulman et la troisième avec un Juif. Comme dirait l'un des trois gendres, pour Claude et Marie, c'est Fukushima. Claude Verneuil (Christian Clavier qui n'en fait pas des tonnes) est notaire, gaulliste, va à la messe. Il vit dans une très belle demeure à la campagne dans la région de Chinon aux côtés de sa femme Marie (Chantal Lauby, très bien). Parents de quatre filles, ils voudraient bien que Ségolène, leur petite dernière, épouse un catholique. Qu'à cela ne tienne, elle leur annonce qu'elle se marie avec un catholique mais il est noir de Côte d'Ivoire. Le film est une suite de situations parfois convenues mais la plupart du temps très très drôle. La salle riait aux éclats. C'est un film qui montre la France multi-ethniques où un Juif peut commercialiser du "bio halal". J'ai retenu la séquence de la messe de minuit et celle où Marie pour ne froisser personne a cuisiné trois dindes: une halal, une cacher et une laquée. Je pense que le film va rencontrer un certain succès. Je pense aussi que vous pouvez y aller pour vous divertir.

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vendredi 11 avril 2014

I am Divine - Jason Schwarz / De toutes nos forces - Niels Tavernier

I am Divine est un documentaire américain de Jason Schwarz qui rend un hommage sage à un homme qui ne l'était pas. Cet homme, c'était Harris Glen Milstead, devenu Divine (1945-1988) pour le public. Il s'est rendu célèbre en se travestissant en femme alors qu'il était d'une corpulence imposante. Il s'habillait avec des tenues moulantes. Il a été rendu célèbre par les films du réalisateur John Waters qui fait partie de ceux qui interviennent dans ce documentaire alternant témoignages (dont la mère de Divine à qui est dédié le film) et images d'archives. Divine, personnage "trash" hors norme, était né à Baltimore. Enfant martyrisé par ses camarades, il prendra une sorte de revanche par la vie qu'il va mener, où le bon goût n'est pas de mise. J'ai trouvé cet homme touchant. Il est connu pour avoir joué dans les films Polyester, Hairspray, Pink Flamingo et Female Trouble, tous réalisés par John Waters. Divine est mort d'une crise cardiaque à 42 ans. Pour ma part, je l'avais découvert dans le seul film où il interprétait le rôle d'un homme, dans Trouble in mind (1985 - Wanda's Café, en VF) d'Alan Rudolph. Lire les billets de Neil et de ffred.

Et maintenant un film complètement différent: De toutes nos forces de Niels Tavernier (le fils de Bertrand), qui a aussi écrit le scénario (il s'est inspiré d'une histoire vraie). Julien Amblard, un jeune homme, souffre d'une paralysie cérébrale. Cloué dans une fauteuil roulant, il arrive à convaincre son père, Paul (Jacques Gamblin), qui semble se désintéresser de lui, pour qu'ils concourent ensemble dans un triathlon à Nice. Sans dévoiler la fin que l'on peut deviner, cette histoire montre surtout comment une famille arrive à se retrouver et à se ressouder face à ce défi sportif. Presque un tiers du film nous permet de suivre l'épreuve sportive, cela n'est pas "de la tarte" pour les concurrents. Pour Paul, l'exploit est d'autant plus remarquable qu'il a son fils (qui est presque un poids mort) avec lui. Film qui dégage beaucoup de chaleur humaine. Lire le billet de Géraldine.

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mercredi 2 avril 2014

Braddock America - Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler

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Comme je n'ai pas trouvé pas beaucoup de films de fiction qui m'ont tentée en mars 2014, j'ai été contente de voir un documentaire. Donc, avant qu'il ne soit trop tard, je voulais évoquer Braddock (sorti dans 1 ou 2 salles à Paris, le 12 mars 2014 qui a été réalisé par deux français qui se sont rendus aux USA, en Pennsylvanie dans les environs de Pittsburgh, dans la ville berceau de l'industrie de l'acier. Braddock est désormais une ville sinistrée, victime de la désindustrialisation et de la mondialisaton, les quatre aciéries ayant fermé. Les habitants réduits au chômage sont partis dans la ville voisine, abandonnant des centaines de maisons qui ne trouvent pas preneur. La ville est en friche. L'hôpital, pas assez rentable, a été détruit comme les maisons. Ces démolitions sont une lourde charge financière pour cette petite ville, où les habitants qui restent se confient aux documentaristes, qui, eux, n'interviennent pas. Ce film donne priorité aux voix, à l'humain, au policier qui recense les maisons abandonnées, à d'anciens ouvriers des aciéries qui ont des sanglots dans la voix. Mais l'ensemble reste digne. Dans ce pays très individualiste, une certaine solidarité est née entre ces personnes qui font tout pour que Braddock ne devienne pas une ville morte. Un documentaire vraiment intéressant.

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jeudi 27 mars 2014

Aimer, boire et chanter - Alain Resnais

Je viens de voir Aimer, boire et chanter, l'ultime film d'Alain Resnais (décédé le 1er mars 2014). J'avoue que je n'ai pas été convaincue plus que cela. J'ai été d'autant plus déçue que la bande-annonce m'avait plu et fait rire. On y parle beaucoup de George. Et bien la bande-annonce est ce qu'il y a de mieux du film, qui est une adaptation d'une pièce de théâtre britannique d'Alan Ayckbourn. La pièce se déroule dans le Yorkshire mais elle pourrait se dérouler ailleurs. Le film dure 1H50 et, sans être ennuyeux, il est lent, un peu statique. Il ne se passe pas grand-chose et l'ensemble manque de fantaisie, de rythme. Les acteurs ne jouent pas très bien sauf Catherine Sihol qui joue Tamara, une bourgeoise (actrice amateur à ses heures). Dans le film, Tamara est mariée à Jack (Michel Vuillermoz) qui la trompe avec une autre femme. Kathryn (Sabine Azéma), réceptionniste dans un cabinet dentaire, répète une pièce avec Colin, son mari médecin (Hippolyte Girardot). Quant à Monica (Sandrine Kiberlain), encore mariée à George, elle partage la vie de Simeon, un agriculteur (André Dussolier qui joue les "utilités"). L'histoire tourne donc autour de George Riley, instituteur et acteur amateur que l'on ne voit jamais et qui va bientôt mourir. Dès la scène d'ouverture, j'ai eu eu des craintes qui se sont plus ou moins justifiées par la suite. C'est une histoire mortifère et un film testament (dans tous les sens du terme), qui se termine sur un cercueil et une représentation de la mort par-dessus. Pour résumer, je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre d'Alain Resnais doivent commencer par un autre film que celui-ci.

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lundi 24 mars 2014

Diplomatie - Volker Schlöndorff

Voilà deux semaines que je n'avais pas été au cinéma pour diverses raisons.

En un après-midi, je viens de voir deux films dont Diplomatie de Volker Schlöndorff qui est l'adaptation cinéma de la pièce que j'avais vue, jouée par les deux mêmes acteurs. Il semble que ce film rencontre un certain succès mérité. Il est symptomatique que ce soit un réalisateur allemand francophone et francophile qui ait réalisé ce film, aussi court que la pièce (1H20). La confrontation entre Raoul Nordlung et le général von Choltitz est intéressante. A Paris, dans la nuit du 24 au 25 août 1944, le diplomate suédois Raoul Nordlung (André Dussollier, impeccable) arrive par une porte dérobée dans la suite qu'occupent le général von Choltitz (Niels Arestrup, que j'ai trouvé meilleur que sur scène) et ses collaborateurs à l'Hôtel Meurice, rue de Rivoli. Von Choltitz, devenu gouverneur général de Paris, s'apprête à donner l'ordre de faire sauter Paris (en commençant par les ponts et en continuant par des monuments symboliques comme l'Arc de Triomphe, l'obélisque de la Concorde, Notre-Dame, l'Opéra et la Tour Eiffel). L'affrontement ne s'éternise pas. Le diplomate arrive à ses fins en convainquant Von Choltitz de renoncer au projet de destruction voulue par Himmler et Hitler. Je vous laisse découvrir comment. Le cinéaste renonce au huis-clos de la pièce en filmant des extérieurs. On en oublie que c'est une pièce de théâtre. C'est plutôt réussi. Un film à voir.

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samedi 1 mars 2014

Films vus et non commentés depuis le 1er janvier 2014

Ayant déjà vu 22 films depuis le début de l'année, je ne les ai pas encore tous chroniqués; avec ce billet, je vais essayer de réparer quelques oublis.

Pompéi de Paul W. S. Anderson est un film agréable à voir même si la fin de l'histoire (que tout le monde connaît) est tragique. On prend le temps de s'attacher aux personnages, dont deux gladiateurs et une jeune femme de Pompéi. Pour ceux qui l'ignorerait encore, Pompéi, Herculanum et au moins deux autres petites villes furent détruites en 79 après J.-C. suite à l'éruption du Vésuve situé dans la province de Campanie, proche de Naples. Les effets spéciaux sont assez spectaculaires, un bon film de genre.

The Ryan initiative de Kenneth Branagh n'est pas à mon avis un film indispensable car il a le gros défaut d'avoir comme acteur principal Chris Pine (inconnu au bataillon et aussi charismatique que mon genou). Le scénario n'est pas tiré d'un des romans de Tom Clancy, mais les scénaristes se sont basés sur le personnage de Jack Ryan. L'histoire se passe à Moscou. Le méchant est interprété par Kenneth Branagh lui-même. Je ne sais pas ce qui lui a pris de tourner ce film.

Mea culpa de Fred Cavayé. C'est le troisième long-métrage du réalisateur que je vois (après Pour elle et A bout portant). Le réalisateur a le sens du rythme (un peu trop d'ailleurs). Un flic, Franck (Gilles Lellouche), et un ex-flic, Simon (Vincent Lindon), n'arrêtent pas de courir et de tirer tous azimuts contre des méchants qui en veulent au petit garçon de Simon. L'enfant a assisté à une scène violente (un homme a été tué). L'histoire se passe entre Toulon et Marseille. Il faut noter les dernières séquences qui se passe dans un TGV. Le pauvre train subit les derniers outrages, il est durement touché. Film pas non plus indispensable.

Mr Peabody et Sherman de Rob Minkoff avec, comme voix française pour Mr Peabody, Guillaume Gallienne. Mr Peabody est un chien intelligent, diplômé et inventeur de génie. Et il a adopté Sherman, un petit garçon qui n'en fait qu'à sa tête et n'est pas très obéissant (les choses vont s'arranger par la suite). Grâce à une machine à remonter le temps que Mr Peabody a fabriqué, ils vont voyager dans le temps, se retrouver au début en 1789, au début de la Révolution Française, puis sous la Terreur, puis pendant le siège de Troie, puis sous le règne de Toutankhamon et enfin au temps de la Renaissance à Florence chez Léonard de Vinci. Je vous passe toutes les péripéties qui les ont entraînés dans ces aventures. C'est distrayant pour les enfants (un petit garçon dans la salle faisait des remarques amusantes). Mais les Américains ont une vision simpliste de la révolution avec une Marie-Antoinette grassouillette qui aime la brioche, ou Robespierre, un vrai "Rouge". Et je pense qu'Homère doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que sont devenus Achille, Menelas et les autres. Nous faisons aussi la connaissance de la vraie Mona Lisa et de son célèbre sourire. Tout cela est bien gentillet. A vous de voir si ce film vous tente.

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jeudi 20 février 2014

Les grandes ondes (à l'ouest) - Lionel Baier

Je ne sais pas si le film Les grands ondes (à l'ouest) de Lionel Bailer est sorti dans beaucoup de salles en France. En tout cas, je profite de ce billet pour remercier Chris de l'avoir conseillé. Ce film sans prétention est vraiment sympathique, drôle et sans vulgarité (ce qui devient rare). Cette comédie franco-suisse narre les aventures de deux journalistes de la radio suisse romande qui, en avril 1974, sont envoyés au Portugal pour un reportage sur les aides diverses et variées faites par la Suisse. A son retour, Julie (Valérie Donzelli, très bien), jeune femme ambitieuse, espère animer seule une émission de radio, et Cauvin (Michel Vuillermoz, excellent), un homme parti sur tous les fronts (Afrique, Vietnam, etc.), pense qu'il perd la mémoire. Ils sont accompagnés par Bob (Patrick Lapp, que je ne connaissais pas), technicien du son près de la retraite qui ne quitte pas son van VW d'une semelle. Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu, Cauvin s'exprime en italien alors qu'il croit parler la langue portugaise. Les relations entre les deux journalistes sont quelque peu tendues. Un jeune Portugais va leur servir d'interprète. Ils vont faire des rencontres cocasses et constater que le Portugal de ces années-là est en retard au point de vue infrastructures et autres: c'est un pays en friche et les journalistes font des remarques condescendantes sur ce peuple brimé depuis plus de 40 ans par un régime politique dictatorial. Les choses prennent un tournant intéressant quand, le 25 avril 1974, le régime salazariste est renversé lors de la révolution des oeillets (un coup d'Etat militaire). Cauvin, en particulier, va se trouver au coeur des événements de façon inattendue, et Julie et Bob ne sont pas en reste. Tout se termine très "peace and love". Le film dure 1H25, il semble que le bouche-à-oreille fonctionne bien pour lui et c'est tant mieux. S'il passe par chez vous, allez-y!

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mercredi 5 février 2014

Minuscule: La Vallée des fourmis perdues - Thomas Szabo et Hélène Giraud

Voilà un film d'animation français qui plaira autant aux grands qu'aux petits. Minuscule: La Vallée des fourmis perdues a d'abord pour origine une série télé que je n'ai jamais vue. Dans une belle région vallonnée de France, une petite coccinelle va être séparée de ses congénères. Qu'à cela ne tienne, grâce à une boîte pleine de morceaux de sucre, elle va se lier d'amitié avec une fourmi noire après l'avoir sauvée de la fringale d'un lézard. Poursuivies par des fourmis rouges belliqueuses, la coccinelle, la fourmi noire et toute une colonie de la même espèce vont parvenir à la fourmilière avec les quelques morceaux de sucre qu'elles auront pu sauver. Car pendant presque 1H30, on assiste à beaucoup de péripéties dont une poursuite dans une rivière. La coccinelle ne se laisse jamais abattre et affronte les dangers avec détermination. Elle fait preuve de beaucoup d'astuce face aux mouches moqueuses, au crapaud, au lézard, sans parler du brochet. Le film est muet (sans dialogues) mais très sonore grâce à de la musique et des bruitages parfois tonitruants et souvent explicites. La fusion entre décors réels et animation est une vraie réussite. Je pense que ce film va avoir du succès et il le mérite.

Je vous donne le lien vers le blog du film qui est assez complet.

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vendredi 24 janvier 2014

Lulu, femme nue - Solveig Anspach

Hier, mercredi 22 janvier 2014, est sorti un film très sympathique que je vous conseille: Lulu, femme nue de Solveig Anspach. Ce joli conte adapté d'une BD d'Etienne Davodeau (parue chez Futuropolis en 2008) narre les aventures de Lulu, surnom de Lucie (Karine Viard, épatante), qui rate lamentablement un entretien d'embauche à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, cité balnéaire de Vendée. Ayant loupé son train qui la ramenerait auprès de son mari garagiste et de ses trois enfants, Lucie, assez naturellement, prend la décision d'attendre quelques jours avant de retourner chez elle. Elle se sent tout à coup libre et n'éprouve aucune culpabilité. Bien au contraire, elle se laisse aller dans les bras de Charles, un gardien de camping rencontré sur la plage. Charles (Bouli Lanners, très bien), fraîchement sorti de prison, est couvé par ses deux frères. Puis Lulu croise le chemin de Marthe (Claude Gensac, excellente), vieille dame qui s'ennuie et qui éprouve des remords (je vous laisse découvrir lesquels). Sans vous dévoiler la fin, je peux vous dire qu'elle est plutôt optimiste et touchante. Un joli film qui fait du bien. Lire le billet d'Alex-6 qui en dit beaucoup de bien ainsi qu'Alain.

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mardi 21 janvier 2014

R - Tobias Lindholm / Le loup de Wall Street - Martin Scorsese / Yves Saint-Laurent - Jalil Lespert

Voici trois films que j'ai vus depuis le 1er janvier 2014.

Je commence par R du réalisateur/scénariste Tobias Lindholm (réalisateur/scénariste de Highjacking et co-scénariste de la série télé Borgen et de La chasse de Thomas Vinterberg). R, qui date de 2010, est aussi co-réalisé par Michael Noer. Dans R, on retrouve l'acteur Pilou Asbaek (vu dans Highjacking et Borgen) qui interprète le rôle de R (pour Rune), un détenu fraîchement arrivé dans une prison danoise. Il devient le souffre-douleur (si je puis dire) de certains co-détenus. Il va vivre une descente aux enfers dont il ne se relèvera pas, il n'est pas le seul. Comme je l'ai pensé et lu par ailleurs, l'histoire fait penser à Un prophète de Jacques Audiard mais en plus noir, plus glaçant. R est un garçon intelligent et plein d'idées, il n'a pas froid aux yeux mais il est seul ou presque contre tous les autres (des brutes qui font régner la terreur dans l'enceinte carcérale). On comprend aussi qu'il y a des barrières raciales: les Danois contre les autres (Albanais, Musulmans de tous pays, etc.). Jusqu'au bout, j'ai cru que Rune allait s'en sortir, ce n'est pas le cas (je vous laisse découvrir comment et pourquoi). Un film dur mais intéressant. Lire le billet de Chris.

Maintenant, je continue par Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese. Je ne m'étais pas précipitée pour le voir, n'ayant pas été convaincue par la bande-annonce. C'est un film long (presque trois heures) qui raconte une histoire vraie, celle de l'ascension et de la chute d'un agent de change (un "stockbroker"), Jordan Belfort, qui dans les années 2000 a vendu des actions qui ne valaient rien par son seul sens de la persuasion à des perssonnes crédules. Multimilliardaire, il va mener une vie dissolue (drogue, sexe, etc). Poursuivi par le FBI pour fraude fiscale. sa chute sera éclatante: il purgera même une peine de prison. C'est brillamment réalisé mais j'avoue que j'ai eu du mal à m'attacher à cet homme peu recommandable. Leonardo di Caprio fait une composition mémorable. En ce qui me concerne, j'ai vu ce film une fois, je ne pense pas le revoir un jour. Lire le billet très positif de Leunamme.

Je terminerais par Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert, film qui a reçu l'aval de Pierre Bergé. Je retiendrai de ce film assez anecdotique l'interprétation de Pierre Niney (il EST Yves Saint-Laurent). Pour le reste, on ne voit pas le couturier en train de créer ses modèles (ou très peu), on suit plutôt ses amours éphémères et on regrette ses addictions malheureuses. On a du mal à cerner l'homme, Yves Saint-Laurent, qui était un être torturé et maniaco-dépressif (qui ne vivait semble-t-il que pour ses créations). Pour résumer, le film est un portrait superficiel d'Yves Saint-Laurent vu par Pierre Bergé (joué par Guillaume Gallienne) qui est le narrateur de l'histoire. J'ai regretté que les défilés de mode soient mal filmés: le réalisateur s'attarde sur les visages des mannequins qui défilent et presque pas sur les créations du couturier. J'attends avec intérêt le second film réalisé par Bertrand Bonnello consacré au couturier, qui doit sortir en octobre 2014 (sans avoir, lui, reçu l'approbation de Pierre Bergé...).

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