jeudi 26 janvier 2017

Jamais contente - Emilie Deleuze / La mécanique de l'ombre - Thomas Kruithof / Fleur de tonnerre - Stéphanie Pillonca

Voici trois films français sortis pendant ce mois de janvier 2017 et que je chronique dans l'ordre où je les ai vus.

Je commence par Jamais contente d'Emilie Deleuze. Aurore, qui redouble sa 5ème, nous annonce tout de suite que l'année scolaire qui arrive ne va pas bien se passer. En pleine crise d'adolescence, Aurore est très désagréable avec tout le monde et surtout avec ses parents et ses deux soeurs. Néanmoins, elle trouve une oreille compatissante auprès de sa grand-mère. Au collège, elle se fait remarquer en montrant une mauvaise volonté évidente sauf peut-être avec un professeur de français remplaçant: Sébastien Couette. Grâce à un groupe de rock amateur dans lequel elle chante, Aurore va changer et mûrir. Heureusement... car pendant la projection,  j'ai eu souvent envie de flanquer une gifle à cette jeune demoiselle effrontée. Justement, le film m'a fait penser à L'effrontée de Claude Miller (1985) avec Charlotte Gainsbourg. La bande-annonce est ce qu'il y a de mieux pour le film. Le scénario est tiré d'un roman, Le journal d'Aurore, de Marie Despleschin.

Je passe à La mécanique de l'ombre de Thomas Kruithof. A la différence de Pascale qui n'a pas aimé, moi et mon ami avons bien apprécié l'histoire. Duval (François Cluzet) se trouve au chômage depuis un moment après un "burn out". Entre deux entretiens d'embauche, il assiste à des réunions aux Alcooliques Anonymes où il rencontre Sara. Un jour, Duval est contacté par un certain Clément (Denis Podalydès), un homme très mystérieux. Ce dernier propose à Duval de retranscrire sur une machine à écrire (et non un ordinateur) des écoutes téléphoniques. Installé dans un vieil appartement, Duval fait son travail consciencieusement jusqu'au jour où un grain de sable, en la personne de Gerfaut (Simon Abkarian), va perturber la routine de Duval dont la vie va être menacée. J'ai aimé l'ambiance glauque où l'on sent la menace et le danger. L'image beigeasse accentue cette impression. Les acteurs sont tous excellents. Je conseille.

Je termine avec Fleur de tonnerre (que ffred n'a pas aimé). Il s'agit de l'adaptation du roman de Jean Teulé paru en 2013. L'histoire retrace la vie d'Hélène Jegado qui dès sa plus tendre enfance a empoisonné des personnes en commençant par sa mère puis sa marraine. Dès son plus jeune âge, Hélène s'est vue comme la servante de l'Ankou, lui-même serviteur de la mort en Basse-Bretagne. Déborah François et les autres acteurs ne déméritent pas mais le film est très "plan plan", il ne décolle pas. Dommage car le sujet était intéressant. A la fin, on apprend qu'Hélène Jegadou a été guillotinée à Rennes en 1852.

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lundi 23 janvier 2017

Il a déjà tes yeux - Lucien Jean-Baptiste

Voici un film français sympathique et touchant (j'avais la larme à l'oeil à la fin). Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste narre l'histoire d'un jeune couple de Noirs, Salimata (Aïssa Maïga), d'origine africaine, et Paul Aloka (Lucien Jean-Baptiste), d'origine antillaise, qui a ouvert un magasin de fleurs tout récemment. Ils sont en attente d'un enfant à adopter, Sali ne pouvant pas en avoir. Ils n'ont exprimé aucun souhait particulier tant pour le sexe que pour l'origine du bébé. Une association d'aide à l'enfance décide de faire un cas d'école. Le bébé qu'on confie à Sali et Paul s'appelle Benjamin, un blondinet aux yeux bleus "né sous X". Benjamin, en parfaite santé, a tout de même du mal à terminer ses biberons. La vie de Sali et Paul est bien entendu bouleversée par l'arrivée de ce bébé, d'autant plus que Claire Mallet (Zabou Breitman), l'assistante sociale persuadée que cette adoption ne marchera pas, n'arrête pas de leur faire des visites impromptues en allant chez eux. L'adoption définitive ne doit pas intervenir avant six mois. Les parents de Sali voient aussi d'un très mauvais oeil qu'un petit blanc devienne leur petit-fils. Heureusement, Sali et Paul reçoivent des soutiens de part et d'autre et en particulier d'un copain de Paul, Manu (Vincent Elbaz, inénarrable avec ses lunettes de myope). Je ne vous dévoilerai pas toutes les péripéties souvent très drôles. Il faut aller voir le film qui fait un bien fou. Ffred et Géraldine le recommandent aussi.

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jeudi 1 décembre 2016

La fille de Brest - Emmanuelle Bercot / Seul dans Berlin - Vincent Perez

Voici à nouveau deux films sur des lanceurs d'alertes chacun dans leur genre.

La Fille de Brest d'Emmanuelle Bercot, c'est la pneumologue Irène Frachon qui s'est battue presque toute seule pour faire supprimer à la vente un médicament qui a causé la mort de près de 2000 personnes. Le M*****tor était un coupe-faim et était prescrit pour soigner le diabète mais il a surtout provoqué des valvulopathies. Irène Frachon est interprétée par la formidable actrice danoise Sidse Babett Knuden. Certaines scènes peuvent impressionner des spectateurs, on assiste partiellement à une opération cardiaque et à une autopsie. Les scènes entre Irène Frachon et le labo fabriquant et des membres de l'AFSSAPS (L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sont édifiantes. Une femme sûre de son fait mène un combat contre des gens qui l'écoutent à peine. J'ai trouvé que le film était un peu long avec quelques scènes pas forcément utiles (lire plus haut) mais il vaut la peine d'être vu. Lire les billets d'eeguab et Pascale.

Je passe maintenant à Seul dans Berlin de Vincent Perez. J'avoue avoir été agréablement surprise par ce film sobre et bien interprété. Il s'agit d'une adaptation du roman d'Hans Fallada paru en 1947. L'écrivain s'était inspiré de l'histoire vraie d'Otto et Elise Hampel (Otto et Anna Quengel dans le roman et le film). En 1940, le fils unique de ce couple meurt au combat en France. A Berlin, Otto (qui est contremaître dans une menuiserie fabriquant des cercueils) se met à écrire des cartes postales sur lesquelles il appelle les Berlinois à dire non au nazisme, à vouloir une presse libre... Il dénonce le régime hitlérien qui bafoue les droits des gens au profit de la force et de la violence. Il dépose les cartes (plus de 280 pendant 3 ans) sur les pas-de-porte, dans des escaliers, au pied des immeubles, dans des établissements publics. La police aux abois récupère un grand nombre de cartes que leur rapportent ceux qui les trouvent (seules 18 cartes postales manqueront à l'appel). Une poche percée provoquera l'arrestation de Quengel et de sa femme. Ils seront guillotinés (?) le 8 avril 1943 après un procès. A leur façon et sans haine ni violence, ils seront des lanceurs d'alerte contre le nazisme. Mon seul bémol est que le film a été tourné en anglais: l'allemand aurait été préférable. En revanche, Brendan Gleeson et Emma Thompson sont formidables. Lire le billet d'Alex-6.

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lundi 28 novembre 2016

Inferno - Ron Howard / Iris - Jalil Lespert / Les animaux fantastiques - David Yates

J'évoquerai assez rapidement Inferno et Iris qui sont deux films assez ratés à mon avis.

Inferno de Ron Howard permet de retrouver Tom Hanks dans le rôle de Robert Langdon. Il s'agit de la troisième adaptation d'un roman de Dan Brown. Dès le début du film, la spectatrice que je suis a souffert des yeux à cause des images saccadés. En effet, Robert Langdon a des hallucinations, étendu dans son lit d'hôpital. Son nouveau défi est de retrouver un virus mortel qui doit éradiquer 4 milliards d'individus, soit la moitié de la population mondiale. Les décors naturels, Florence, Venise et Istanbul, sont sublimes mais cela ne suffit pas à sauver un scénario invraisemblables et certains personnages sont caricaturaux. A noter Omar Sy, le "frenchy" de service dont on ne comprend pas forcément à quoi il sert.

Je passe à Iris de Jalil Lespert. Ce thriller se passe dans les beaux quartiers de Paris. Antoine Doriot (Jalil Lespert), un banquier d'affaires, dîne dans un restaurant avec une jeune femme d'une grande beauté (Charlotte Le Bon ravissante). Celle-ci disparaît mystérieusement pendant qu'il paye l'addition. Une rançon est rapidement demandée par Max Lopez (Romain Duris, pas très expressif), dont on découvre qu'il est un des clients de la banque de Doriot. Je ne dirais rien de plus sur l'histoire pleine de retournements de situations plus ou moins vraisemblables. L'ensemble qui se veut sophistiqué dégage un certain ennui. D'autant plus que les personnages ne sont pas sympathiques.

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En revanche, vous pouvez aller voir Les animaux fantastiques de David Yates dont le scénario a été écrit par J.K. Rowling. Il s'agit du premier film d'une série dérivée de la saga Harry Potter. Le film bourrés d'effets spéciaux et numériques réussis nous emmène dans le New-York des années 20. Norbert Dragonneau débarque d'Angleterre par bateau avec une valise qui, quand on l'ouvre "normalement", contient un passage qui mène dans un univers parallèle où vivent des animaux fantastiques comme le niffleur (qui s'échappe). Norbert fait tout pour les préserver. Pendant ce temps, la ville américaine vit des événements étranges, une ombre avec des yeux plane au-dessus de la ville, des maisons bougent ou subissent des dégâts. Les Moldus (ou Non-Maj) côtoient les Sorciers (qui sont nombreux) sans le savoir. Je ne dirai rien de plus sur l'histoire sans temps mort avec des séquences amusantes. Les adultes apprécieront autant que les plus jeunes. Quatre autres films devraient suivre.

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mercredi 5 octobre 2016

Frantz - François Ozon

J'étais allée voir Frantz de François Ozon faute de mieux et, tout compte fait, j'ai été agréablement surprise. Dès les premières images, j'ai été "embarquée" dans cette histoire qui se passe en 1919 d'abord en Allemagne puis en France. Dans un petit village d'Allemagne, Anna se rend tous les jours sur la tombe (vide) de Frantz, son fiancé tué au combat. Elle vit chez les parents de Frantz. Un jour, elle se rend compte que des fleurs fraîches ont été posées sur la tombe et elle croise Adrien, un jeune Français qui les y a apportées. Séjournant temporairement dans le village, Adrien Rivoire va à la rencontre des parents (le père est médecin) de Frantz qui le reçoivent d'abord avec hostilité. En effet, à peine un an après l'armistice, les Français sont vus d'un mauvais oeil. Adrien voudrait avouer le lien qui le lie à Frantz. Mais il n'y arrive pas. Il quitte l'Allemagne sans crier gare et c'est au tour d'Anna de se rendre en France pour retrouver Adrien. Elle connait la vérité qui n'est pas toujours pas bonne à dire et, grâce à elle, les parents de Frantz vont garder une bonne image d'Adrien. Le scénario est adapté d'un film d'Ernst Lubitsch qui date de 1932, lui-même adapté d'une pièce de Maurice Rostant (Le fils ainé d'Edmond). Je ne connais ni l'un ni l'autre. C'est pourquoi j'ai cru, au début, que la relation entre Adrien et Frantz était tout autre que ce qui est révélé. Il faut surtout aller voir le film avec une très belle image en noir et blan pour Paula Beer qui joue Anna. Elle est merveilleuse. Lire les billets de Matchingpoints, de Pascale et de ffred.

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lundi 26 septembre 2016

Victoria - Justine Triet

Je ne voulais pas manquer Victoria de Justine Triet qui rencontre un bon succès critique et public. Hé bien, j'avoue avoir été déçue par ce film, qui n'est pas à proprement parler une pure comédie, même si le public rit dans la salle. J'ai trouvé l'histoire triste, et certaines scènes m'ont mise mal à l'aise, comme le passage dans un tribunal d'un dalmatien et d'une femelle chimpanzé en tant que témoins dans un procès. Victoria Spick (Virginie Efira, très bien), la trentaine, élève tant bien que mal ses deux filles qu'elle confie souvent à des baby-sitters. Avocate débordée, menant une vie quelque peu cahotique, Victoria entre dans une grave période de dépression. Ce n'est pourtant pas le moment de faiblir car elle doit affronter son ex-mari qui écrit sur un blog des articles peu amènes dont Victora est le sujet principal. Par ailleurs, Victoria accepte de défendre un ami, Vincent (Melvil Poupaud) accusé d'avoir agressé sa compagne. Et il ne faut pas oublier Samuel, un ancien client de Victoria. Secrètement amoureux de Victoria, il s'installe chez elle et devient le baby-sitter des filles. Tout va aller de mal en pis même si Victoria rebondit à la fin (on se demande comment). Personnellement, Victoria ne sera pas un des mes films de l'année.

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lundi 5 septembre 2016

Un petit boulot - Pascal Chaumeil

Après l'Arnacoeur, déjà avec Romain Duris en 2010, voici Un petit boulot, l'ultime film du réalisateur Pascal Chaumeil, décédé juste après la fin du tournage en 2015. Un petit boulot est adapté du roman éponyme de Iain Levinson (que je vous recommande). C'est Michel Blanc, qui joue un des personnage du film, qui a écrit l'adaptation et les dialogues. Dans le nord de la France, Jacques est chômeur depuis deux ans. Sans enfant et sa femme l'ayant quitté, Jacques a gardé néanmoins son pavillon pratiquement vide: les huissiers ont tout pris. Grâce à Tom (Gustave Kervern), un copain, il travaille dans une station-service. Cela lui laisse du temps pour travailler pour Gardot, le mafieux local. En effet, pour éponger ses dettes (il a perdu de l'argent au poker), Jacques accepte "dans un moment d'égarement" de devenir un tueur. Gardot lui demande d'éliminer sa femme, dont il a la preuve de l'infidélité. Ce premier "contrat" se passe bien, sauf que le chien de Cardot est abattu en même temps que l'épouse (un moment que j'ai trouvé aussi drôle que la scène du chat dans l'arbre dans Adam's Apples, même si la salle n'a pas trop ri). D’autres meurtres suivront, dont celui d’un inspecteur odieux chargé d'auditer les trois employés de la station-service (dont Jacques).
Les dialogues ciselés par Michel Blanc sont savoureux. Beaucoup de scènes ou de situations sont très drôles. Romain Duris barbu et chevelu est convaincant. Un film de fin d’été très sympa. Et cela donne envie de (re)lire le roman de Levison.
Lire le billet de Géraldine.

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vendredi 2 septembre 2016

Le fils de Jean - Philippe Lioret

J'ai trouvé très réussi Le fils de Jean, le nouveau film de Philippe Lioret (Welcome). Il comporte des moments drôles et émouvants, et l'ensemble dégage beaucoup de pudeur. En France, Matthieu travaille dans un service de com d'une société vendant des croquettes pour chiens. Suite à un coup de téléphone inattendu, Matthieu apprend que son père Canadien, dont il n'avait jamais entendu parler, même par sa mère, vient de mourir noyé dans un lac. Matthieu apprend par la même occasion l'existence de ses deux demi-frères Ben et Sam. Arrivé au Canada, il est accueilli par Pierre Lesage (Gabriel Arquand, exceptionnel), un médecin et le meilleur ami de son père décédé. Matthieu, séparé de sa femme et père d'un petit garçon, est très impatient de connaître ses deux frères. Sa quête l'entraîne de surprise en surprise que je ne vous dévoilerai pas. Les acteurs sont tous justes mais mention spéciales à Pierre Deladonchamps et surtout à l'acteur québecois Gabriel Arcand (le frère du réalisateur Denys Arcand) que j'avais apprécié dans Le Démantèlement. Le fils de Jean, très librement adapté du roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean-Paul Dubois, vaut la peine d'être vu.

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mardi 30 août 2016

Moka - Frédéric Mermoud / Dernier train pour Busan - Sang-ho Yeon

J'ai été voir Moka de Frédéric Mermoud dans le cadre d'une avant-première juste après le 15 août. Il y avait un monde fou dans la salle, car il était annoncé que la projection se déroulerait en présence de l'équipe du film. En effet, l'équipe au complet (sauf Nathalie Baye) fut présente ... environ 4 minutes, le temps de dire que le tournage s'était bien passé. Les acteurs se sont bien entendus et Emmanuelle Devos tournait pour la deuxième fois avec le réalisateur. Il n'y a pas eu de place pour des questions. J'ai une fois de plus du mal à comprendre qu'on mobilise autant de monde pour si peu.

Toujours est-il que le film proprement dit ne casse pas trois pattes à un canard. L'histoire se passe alternativement entre la Suisse et la France (à Evian), au bord du lac Léman. Le paysage est photogénique, mais à part ça, pas grand-chose. Diane s'enfuit d'une maison de santé où elle est soignée depuis que son petit garçon a été tué par une voiture qui l'a écrasé sans le voir. Diane veut mener son enquête pour trouver qui était au volant de la voiture. Elle apprend rapidement que c'était une femme qui conduisait. Elle retrouve assez vite la voiture couleur "moka" qui a renversé son fils. Elle devient amie avec Marlène (Nathalie Baye), la présumée conductrice. Les échanges entre les deux femmes donnent un peu de vie à ce film qui en manque cruellement. Pas indispensable de voir ce film.

Je passe maintenant au film sud-coréen (encore un!) Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon. Il m'a beaucoup plu, mais il faut prévenir que ce film est interdit aux moins de 12 ans, car il y a des scènes qui peuvent faire peur. Un père divorcé (j'ai compris qu'il était trader) prend le train avec sa petite fille de 8 ans qui l'a pratiquement obligé à faire le voyage, car elle veut rejoindre sa mère à Busan. Le père est un homme qui ne pense qu'à lui et dont la devise est "chacun pour soi". Dans le wagon du père et de sa fille, il y aussi un homme un peu rustre et sa femme enceinte, deux soeurs dans la cinquantaine, un homme odieux, un groupe de jeunes joueurs de base-ball. Juste avant que le train démarre, une jeune femme un peu bizarre monte dans un wagon. Elle se transforme en zombie gesticulant et se met à attaquer tous les gens qu'elle croise en les mordant au cou. Les personnes mordues se transforment illico en zombies à leur tour. La contamination est rapide. Le train est forcé de s'arrêter dans différentes gares où il n'y a plus que des zombies. Dans les différents wagons, ceux qui ne sont pas encore contaminés commencent plus ou moins à s'entraider pour fuir la menace mais cela n'empêche pas que la plupart des "gentils" sont éliminés. Ce film d'horreur (en général, je ne vais pas voir ce genre de film) a été une très bonne surprise. Il y avait du monde dans la salle où je l'ai vu, et de la queue pour la séance d'après à ma sortie. Lire les billets de Pascale, ffred et Mr Vladdy.

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vendredi 12 août 2016

L'économie du couple - Joachim Lafosse

En cette période de disette cinématographique (encore que la situation s'améliore), j'ai voulu voir L'économie du couple du réalisateur belge Joachim Lafosse dont j'avais bien apprécié A perdre la raison. Je suis quand même étonnée que le film soit sorti en plein mois d'août, le public de ce genre de film risquant de ne pas être au rendez-vous. Le sujet est prenant et le réalisateur nous plonge tout de suite dans l'intimité de cette famille: Marie, Boris et leurs deux filles jumelles, Jade et Margaux. Dès les premières images, on sent tout de suite une certaine tension. En effet, Boris est relégué (comme un chien dans sa niche) à vivre et à dormir dans la pièce qui sert de bureau. Boris et Marie partagent le même toit en attendant que Boris trouve à se loger. Ils sont en train de se séparer mais Boris ne lâche pas l'affaire: il veut la moitié du prix de la maison qui appartient à Marie par héritage, considérant qu'il a donné de la plus-value à cette maison en faisant des aménagements: il est architecte d'intérieur mais ne gagne pas beaucoup d'argent. C'est là où le bât blesse. Marie est celle qui fait "bouillir la marmite" du ménage. La cause de la séparation tourne autour de cette gestion du foyer que Marie ne veut plus assumer toute seule. Les quelques échanges vifs entre Marie et Boris portent sur ce problème et sur la confiance qu'elle n'a plus en Boris. En revanche, ce dernier s'occupe bien de ses filles. Par intermittence, on sent qu'il pourrait y avoir une réconciliation entre ces deux adultes. Dans le rôle de Boris, j'ai découvert un acteur assez exceptionnel, Cédric Kahn, qui est aussi réalisateur. Il crève l'écran, et j'avoue que si on me demandait de choisir, je prendrais son parti à lui. Bérénice Bejo avec ses grands yeux noirs est émouvante dans le rôle de Marie, mais je suis arrivée à trouver son personnage presque antipathique (sans raison précise). En tout cas, c'est un film que je conseille. Lire le billet d'Alex.

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