jeudi 15 mars 2007

Cécile de France - Marion Cotillard

Dans les différents blogs "ciné" sur lesquels je mets parfois des commentaires, je suis étonnée que l'on parle aussi peu de Marion Cotillard (à part pour la Môme) et Cécile de France qui sont les deux merveilles du cinéma français actuel. Non seulement elles sont jolies, mais en plus elles ont du talent. Preuve en est qu'en cette année 2006, Cécile de France a été "nominée" deux fois pour le César de la meilleure actrice pour Fauteuils d'orchestre et Quand j'étais chanteur. Dans ce dernier, elle très émouvante face à Gérard Depardieu en grande forme. Dans un film précédent, les Poupées Russes, elle était irrésistible en copine lesbienne de Romain Duris. Marion Cotillard, découverte dans Taxi, connaît une ascension fulgurante depuis son rôle dans Un Long dimanche de fiançailles, pour lequel elle a d'ailleurs reçu le César du meilleur second féminin. Je leur souhaite, à toutes les deux, de longues et brillantes carrières.

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mardi 13 mars 2007

Isabelle Huppert

Isabelle Huppert est une de mes actrices françaises préférées. Je l'ai découverte dans la Dentellière de Claude Goretta. Elle est une des actrices "fétiches" de Claude Chabrol. Dans Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), la Cérémonie (1995), Merci pour le chocolat (2000), l'Ivresse du pouvoir (2006), elle a un talent fou. Elle prend des risques à jouer certains rôles, les plus récents étant Ma mère de Christophe Honoré et La pianiste de Michael Hanecke pour lequel elle a reçu un prix d'interprétation à Cannes très mérité. Elle n'est pas une star comme Isabelle Adjani qui est de la même génération, mais je la préfère de beaucoup à cette dernière. J'ai eu le plaisir de la voir récemment au théâtre dans Quartett d'Heiner Muller, mis en scène par Bob Wilson. Le spectacle vaut ce qu'il vaut mais Isabelle Huppert est magnifique. Je lui tire mon chapeau. Je considère qu'elle sait tout jouer, même la comédie. L'exemple récent est 8 femmes de François Ozon où dans le rôle d'une vieille fille, elle est irrésistible. Isabelle, je vous admire.

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jeudi 8 mars 2007

Mauvaise foi - Roschdy Zem

Avec un sujet un peu similaire à Just a Kiss, Roshdy Zem, acteur passé derrière la caméra, nous fait une belle surprise sur le sujet du mariage mixte (juif et musulman) et toutes ses conséquences lorsque l'enfant paraît.  Après avoir vu le film, j'en ai discuté avec des collègues qui ont trouvé le film très juste. Eux-mêmes avaient vécu des situations similaires. Le couple, joué par Roschdy Zem lui-même et Cécile de France, ne s'était jamais posé de questions sur son avenir, sur la religion, le nom et la religion d'un futur bébé jusqu'à ce que la jeune femme tombe enceinte. Quand ils se décident (enfin) à aller voir ses parents à elle, la mère, en particulier, est effondrée, comment sa fille juive peut-elle être avec un musulman ? De fil en aiguille, après une presque rupture, et une éventuelle interruption de grossesse, tout finit bien. Deux enfants plus tard, les deux grands-mères baby-sitters sont aux anges. Le film est un hymne à la tolérance entre religion.

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mardi 6 mars 2007

Films non commentés vus depuis le 1er janvier 2007

J'aime beaucoup aller au cinéma, seule ou accompagnée. Depuis le début de l'année, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de billets sur certains films car ils ne me semblent pas très intéressants à commenter même s'ils ne m'ont pas déplu.

Le Grand Silence : démarche intéressante de filmer des moines chartreux mais le problème c'est que je n'ai pas ressenti le sentiment de religiosité.

Le violon de Francisco Vargas : le violoniste est censé jouer très bien de l'instrument, ce que l'on a entendu était un peu crissant pour les oreilles mais c'est un film touchant.

Azul de Daniel Sanchez Arévalo, je m'attendais à mieux, je pense que le nouveau cinéma espagnol peut mieux faire.

Je crois que je l'aime, comédie pas drôle de Pierre Jolivet (le seul à sauver est François Berléand).

Une nuit au musée de Shawn Levy, pour les effets spéciaux et le petit message : aimez-vous les uns les autres, soyez tolérant envers l'autre.

L'illusionniste de Neil Burger, beaux tours de magie, très belle musique de Philippe Glass et belle histoire d'amour.

Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier : José Garcia est très bien, mais l'intrigue est un peu tirée par les cheveux.

lundi 26 février 2007

Lady Chatterley - Pascale Ferran

Il y a trois mois, j'avais vu le film de Pascale Ferran en avant-première en sa présence et celle de Marina Hands qui viennent d'être récompensées aux Césars. Très gentiment, la réalisatrice avait expliqué qu'elle avait adapté la deuxième version du roman de D.H. Lawrence (1885-1930) qui en compte trois : Lady Chatterley et l'homme des bois. C'était la version dont elle se sentait la plus proche. Pour ma part, j'ai trouvé le film beaucoup trop long, surtout la dernière demi-heure. Il y a même une cassure dans le rythme, comme si la réalisatrice ne savait pas comment conclure, tout s'accélère alors que les deux premières heures prenaient leur temps. En revanche, Marina Hands est digne d'éloges car le rôle n'est pas facile. La rigueur de la réalisatrice lui permet d'éviter l'écueil du film "David Hamiltonien". Que ce film soit récompensé est une bonne chose car c'est un cinéma exigeant, pas très grand public et les Césars vont lui permettre d'avoir une deuxième carrière. Déjà, il a eu le prix du public du Masque et la Plume décerné tous les ans et le prix Louis Delluc qui est un gage de qualité.

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dimanche 25 février 2007

Indigènes - Rachid Bouchareb

Je viens enfin de voir Indigènes dont j'avais déjà fait mention dans mon billet du 24 janvier 2007. J'ai beaucoup apprécié ce film dont l'avant-dernière séquence, qui est un morceau de bravoure, fait penser selon la personne qui m'accompagnait, à la dernière scène du film de Steven Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan. Il s'agit de quatre "indigènes" affrontant tout seuls une unité de l'armée allemande en déroute. Il est important que ce genre de film existe pour faire connaître à un large public un pan peu connu de l'histoire de la seconde guerre mondiale. Les soldats "indigènes" étaient moins bien traités que les Français de souche, pas de permission, pas de promotion après la guerre, ils n'ont pas eu les mêmes droits de retraite d'anciens combattants. Et sans que cela soit dit mais très bien montré, les courriers qu'ils pouvaient envoyer en France ou dans leur pays étaient censurés. C'est à l'honneur du cinéma français d'avoir fait ce film qui rivalise avec les meilleures productions hollywoodiennes à grand spectacle. 

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jeudi 15 février 2007

La Môme - Olivier Dahan

Suite à mon billet précédent, je parlerai de la Môme, hommage à Edith Piaf (1915-1963) qui est l'événement cinématographique de ce début d'année. Le film a fait l'ouverture du Festival de Berlin et en raison du sujet, il a déjà été vendu dans de nombreux pays. Pour ma part, je suis un peu mitigée. J'ai beaucoup aimé certaines scènes : quand elle chante sur scène (ah! la voix), quand elle s'écroule sur scène, toutes les séquences avec Marcel Cerdan, et la maladie, l'agonie et la mort d'Edith Piaf. Pour le reste, le scénario me semble un peu confus, je pense qu'il faut avoir un peu potassé la vie de Piaf pour savoir qui est qui. La demi-soeur d'Edith apparaît, on ne sait comment. On ne montre pas assez la travailleuse acharnée qu'elle a été. Le réalisateur reste un peu dans l'anecdotique. A part ça, il faut quand même saluer la performance de Marion Cotillard qui, dans les scènes que j'ai aimées, restitue la façon de parler, de bouger de la vraie Edith. Le film est à voir pour elle.

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lundi 12 février 2007

Odette Toulemonde (le film) - Eric-Emmanuel Schmitt

Si vous n'avez pas le moral, si vous trouvez que la vie est triste, courez voir Odette Toulemonde du nom de l'héroïne dont le crédo est de donner du bonheur. Le film est adapté du roman éponyme très récent Odette Toulemonde d'Eric-Emmanuel Schmitt, devenu réalisateur afin d'adapter sur grand écran son roman. N'ayant pas lu le livre, je me contenterai de parler du film qui est un joli conte finissant bien. Certains critiques le trouvent un peu "cucul" surtout les scènes où Odette lévite quand elle est heureuse. Pourtant cela fait du bien, dans notre monde actuel, de voir des fables optimistes. Odette Toulemonde est vendeuse au rayon produits de beauté dans un grand magasin de Charleroi en Belgique. Elle est veuve depuis 10 ans et a deux enfants, une fille, Sue Ellen flanquée d'un crétin qui squatte à la maison, et un fils coiffeur et homosexuel qui change souvent de petit ami. Si Odette n'a pas sombré dans la dépression depuis le décès de son mari, c'est grâce à Balthazar Balsan, écrivain pour les caissières et les vendeuses comme disent des critiques assassines. Elle a lu tous ses romans et un concours de circonstances fait qu'ils vont se rencontrer et Odette va héberger Balthazar. Leur vie sera changée à tous les deux. Donc le film est à voir en cas de déprime et même sans déprime.

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samedi 27 janvier 2007

Confidences trop intimes - Patrice Leconte

Une adaptation étant jouée dans un théâtre à Paris, je me permets de faire un commentaire sur le film tourné précédemment qui aurait mérité un plus grand succès critique qu'il n'en a eu. Confidences trop intimes est une très belle histoire avec un scénario bien construit. Les dialogues sont brillants, plutôt drôles. Les deux comédiens principaux, Sandrine Bonnaire et Fabrice Luchini sont remarquables, surtout lui qui est d'une grande sobriété, et les rôles secondaires sont très bien. Le décor est important, un long couloir avec des portes qui ont une grande importance dans l'histoire puisque Sandrine Bonnaire se trompe de porte et frappe chez Fabrice Luchini, conseiller fiscal, en croyant que c'est un psychanalyste chez qui elle a pris rendez-vous. Le piquant de l'histoire est que même quand la méprise est découverte, ils font comme si de rien n'était et des rapports amoureux naissent entre eux. Ils ne pourront plus se passer l'un de l'autre. Film très intelligent à voir si vous ne pouvez pas assister à la pièce de théâtre. Quant à la pièce, aussi mise en scène par Patrice Leconte, j'ai constaté, ayant acheté le texte, qu'il n'y a plus que quatre personnages, cela doit permettre d'aller à l'essentiel.

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mercredi 24 janvier 2007

L'armée des ombres - Jean-Pierre Melville

Adapté d'un roman de Joseph Kessel (disponible en édition de poche), L'Armée des ombres sorti en 1969 en France vient de remporter un vif succès aux Etats-Unis où il n'avait jamais été distribué. Il vient même d'obtenir le prix du meilleur film étranger 2006 auprès des critiques New-Yorkais avec une mention de part des critiques de Los Angeles. Après avoir parcouru différents articles en anglais, cette carrière américaine est beaucoup due à la magnifique restauration de la couleur par Pierre Lhomme (chef opérateur du film). Les copies présentées ont retrouvé les nuances de vert et bleu qui permettent de rendre l'atmosphère oppressante qui régnait à l'époque. Le film, en 1969, a été un échec provoqué certainement par le fait que De Gaulle avait quitté le pouvoir et que le sujet n'était plus à l'ordre du jour. Après plusieurs visions grâce à la TV ou au DVD, l'Armée des ombres peut être considéré comme un chef-d'oeuvre représentatif d'une certaine qualité française. Il est à noter que ce film aurait pu représenter la France aux Oscars de cette année au même titre qu'Indigènes. On leur aura préféré Fauteuils d'orchestre de Danièle Thompson qui n'est pas sélectionné, et Indigènes va représenter l'Algérie. Peut-être faudrait-il changer les membres du comité de sélection.

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