jeudi 26 janvier 2023

Caravage - Michele Placido / Tirailleurs - Mathieu Vadepied

J'ai enfin vu Caravage de Michele Placido. J'ai apprécié le film pour les décors, les costumes et l'atmosphère étouffante. Quand le film débute, on est en 1509, Michelangelo Merisi dit Caravage a été condamné à mort pour avoir tué un homme. Caravage attend la grâce du pape mais rien n'est simple. Un homme surnommé l'Ombre enquête pour mieux connaître le peintre né en 1571. Caravage s'agite beaucoup quand il prépare une nouvelle toile. Les modèles dont il se sert pour ses toiles sont des mendiants, des prostituées ou des gens du peuple. C'est ce qui trouble le clergé de l'époque car les thèmes des toiles du Caravage sont souvent d'ordre religieux. Par ailleurs, j'ai trouvé l'ensemble embrouillé à cause des retours en arrière et en avant continuels entre les années et il y a beaucoup de changement de lieux : Rome, Naples, Malte. Les acteurs ne sont pas mal du tout. Louis Garrel dans le rôle de l'Ombre est convaincant. Le film donne envie de (re)découvrir l'oeuvre et la vie du Caravage qui sont très liées. Lire les billets de Matching points et Selenie.

Tirailleurs de Mathieu Vadepied évoque de manière plutôt modeste, et c'est ce qui fait sa qualité, le fait que des centaines de jeunes Noirs d'Afrique ont été enrôlés de force pour aller combattre dans les tranchées pendant la première guerre mondiale. Bakary Diallo ne peut empêcher que son fils Thierno parte sur le front. Il décide de se faire enrôler pour être avec son fils. L'évocation de la guerre des tranchées est plutôt réussie. J'ai trouvé que c'était surtout une belle histoire d'un père et de son fils unis dans le combat. Un seul reviendra vivant. Omar Sy qui ne parle pas français dans le film est vraiment bien. Il est très sobre et ne sourit pas une seule fois. Alassane Diong qui joue le fils est le neveu d'Omar Sy dans la vie, et je trouve que c'est un acteur à suivre. Lire le billet de Pascale.

Les deux films rencontrent un certain succès en salle et c'est mérité.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 12 janvier 2023

Nostalgia - Mario Martone

Je suis allée voir Nostalgia de Mario Martone car j'apprécie l'acteur principal Pierfrancesco Favino. Le film débute lentement. Comme je n'avais rien lu au sujet de l'histoire, je me suis demandée où le réalisateur voulait en venir. Felice (Pierfrancesco Favino, lumineux et émouvant) revient à Naples, dans le quartier de son enfance, La Sanita, après 40 ans d'absence. Il vit au Caire et s'est converti à l'Islam. Pendant les vingt premières minutes du film, on voit Felice s'occuper de sa vieille maman et renouer avec un prêtre qui s'occupe des jeunes du quartier. Felice s'imprègne de l'atmosphère du quartier qui lui rappelle ce qui est arrivé il y a 40 ans et pourquoi il est parti. A partir de là, on apprend que Felice cherche à revoir Oreste, son ami d'enfance devenu un mafieux dangereux qui règne sur le quartier. Felice n'est pas vraiment le bienvenu. J'avoue que j'ai trouvé le rythme du film un peu lent et j'avais deviné la fin. Un beau film mais pas très gai. 

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :
jeudi 25 novembre 2021

Tre piani - Nanni Moretti

Moi qui ne suis pas une grande fan de l'oeuvre de Nanni Moretti, j'ai énormément aimé Tre piani (Trois étages en VF). Peut-être parce qu'il ne s'agit pas d'un scénario original écrit par Nanni Moretti mais d'une adaptation d'un roman israélien que je n'ai pas lu. Voir le billet de Miriam.

Dans le film, l'histoire commence de manière brutale. Andreea, un jeune conducteur ivre, renverse une femme qui traversait la chaussée avant que le véhicule ne termine sa course en percutant le bas de l'immeuble où il habite avec ses parents. A partir de là, on fait la connaissance des habitants d'un immeuble cossu situé à Rome. On va suivre la vie de ces habitants pendant 10 ans. Lucio (Riccardo Scamarcio) et Sara (Elena Lietti), qui sont les parents de Francesca, une petite fille de sept ans. Dora (Margherita Buy) et Vittorio (Nanni Moretti), deux magistrats. On découvre très vite que Vittorio est très intransigeant (c'est le moins que l'on puisse dire). Monica (Alba Rohrwacher), elle, vient d'avoir une petite fille appelée Béatrice. Elle souffre du fait que son mari est absent depuis des mois pour son travail. Je ne révélerai rien d'autre, à part que le film interroge sur plein de choses, et en particulier la responsabilité d'être parents. J'ai aimé le traitement du sujet: beaucoup de sobriété, et il y a de l'empathie pour les personnages, même pour ceux qui ont des choses à se reprocher. L'interprétation est de tout premier ordre, jusqu'aux enfants, très bien dirigés. Le film qui dure deux heures (que je n'ai pas vu passer) est revenu bredouille du dernier festival de Cannes et c'est regrettable. Lire les billets de Pascale et Matchingpoints.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 6 octobre 2021

Au nom de la loi - Pietro Germi

P1140092

Avant de repartir à Riga, j'ai souhaité vous emmener en Sicile en 1948-1949 avec Pietro Germi (1914-1974). Avec mon ami, on vient de voir Au nom de la loi (In nome della Legge en VO), publié en DVD/Blu-Ray tout récemment. Nous ne l'avions jamais vu. L'histoire est adaptée d'un roman écrit par un magistrat et juriste, Giuseppe Guido Loschiavo (1899-1973). Il semble que c'est le premier film qui parle ouvertement de la Mafia. Le film commence dans une contrée désertique. Un homme attend le train qui doit le reconduire à Palerme. On ne saura pas pourquoi il s'en va. Son successeur Guido Schiavi (Massimo Girotti) vient d'être nommé juge dans la petite ville de Capodorso où les coutumes ont la vie dure. Face à lui, il va affronter un baron, propriétaire terrien qui a mis au chômage toute une partie de la population après avoir fermé une mine de soufre de la région. Ce baron qui est un être détestable (il bat sa femme) est épaulé pour défendre ses terres par des hommes à cheval et fusil à l'épaule, dirigés par Passalacqua (Charles Vanel, surprenant), le chef de la mafia locale. Guido ne reste pas insensible au charme de la femme du baron. Les paysages de ce film pourraient faire penser à certains décors de western et les hommes à cheval font penser aux cow-boys dans lesdits westerns. Le juge est un idéaliste qui aimerait changer les choses, mais il a du mal. Je ne vous dirai rien de la fin qui peut sembler optimiste. Il faut noter que le scénario adapté a été écrit par Pietro Germi lui-même, Mario Monicelli et Federico Fellini (si, si). Un très bon film à (re)découvrir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 14 avril 2021

Le professeur - Valerio Zurlini

P1120319

Je viens de découvrir un très beau film, Le professeur de Valerio Zurlini qui date de 1972. Si vous doutiez qu'Alain Delon est un grand acteur, je pense que ce film va vous faire changer d'avis: il y est sublime sans écraser ses partenaires. L'histoire se passe à Rimini (ville natale de Federico Fellini), une ville au bord de l'Adriatique, en hiver: c'est triste, gris et froid. Surgi d'on ne sait d'où, on voit Daniele Dominici (Alain Delon) qui marche sur une digue au bord de l'eau. Alain Delon porte un manteau à poil de chameau et un pull à col roulé vert qu'il ne va pas quitter (ou presque) pendant tout le film. Durant quelques mois, pour remplacer un professeur souffrant, il va donner des cours de littérature dans un établissement scolaire où les élèves sont presque des adultes. Parmi ceux-ci, il remarque Vanina, une jeune fille brune avec de très beaux yeux. Marié avec une femme (Léa Massari) qu'il n'arrive pas à quitter, il éprouve pour Vanina un amour sombre et douloureux. Amoureux de la littérature et des beaux-arts, il va lui offrir un exemplaire de la nouvelle de Stendhal, Vanina Vanini. Il va aussi l'emmener voir, à Monterchi, La Madonna del Parto de Piero della Frencesca. Cela ne l'empêche pas de fréquenter les oisifs (vitelloni) aisés de Rimini avec qui, entre autre chose, il joue (et perd) au poker. C'est à ce moment-là qu'il découvre que Vanina fréquente l'un d'entre eux. Chaque plan du film est travaillé. J'ai aimé la photo, la lumière, les décors avec quelques demeures décrépites. Un très très grand film de 2H10 (je n'ai pas vu le temps passer), que je vous recommande. A noter que le titre original italien du est La prima notte di quiete (litt. « La première nuit de quiétude ») d'après un vers de Goethe. Il s'agit de la mort. 

Lire le très beau billet de Strum.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 11 avril 2021

Rocco et ses frères - Luchino Visconti

P1120296

Je viens de revoir ce film que mon ami ta d loi du cine n'avait jamais vu. Rocco et ses frères, le sixième long-métrage du réalisateur Luchino Visconti (1906-1976), se passe à Milan à la fin des années 50. Rosaria Parondi, veuve depuis peu, vient de quitter le sud de l'Italie pour s'installer à Milan. Elle est accompagnée par quatre de ses cinq fils, Simone, Rocco, Ciro et Luca. Ils ont prévu de s'installer chez Vincenzo, le fils aîné qui s'apprête à se marier. Malheureusement, ils ne sont pas les bienvenus chez la future belle-famille. Ils doivent s'installer dans un logement social pas chauffé. Le film est divisé en 5 segments qui portent le prénom des frères Parondi. Les deux parties les plus importantes sont celles qui concernent Simone (Renato Salvatori) et Rocco (Alain Delon). Simone, c'est le fils indigne qui a le malheur de rencontrer Nadia (Annie Girardot) en rupture avec sa famille. Rocco, lui, est bon et trop gentil, il pardonne tout à son frère, même l'impardonnable. Simone se met à la boxe, mais par manque de travail et d'assuiduité, il devient un boxeur raté et un vrai délinquant au comportement violent. Il joue, il perd et il constate que son frère Rocco débute une carrière prometteuse de boxeur et qu'en même temps, il fréquente Nadia, séparée de Simone depuis quelque temps. Ce film dans la veine du cinéma néo-réaliste italien est filmé dans un très beau noir et blanc avec des contrastes qui accentuent la dureté de l'histoire. Annie Girardot est remarquable dans le rôle de Nadia. Alain Delon m'a paru tout frêle. On le sent un peu écrasé par le poids de son rôle qui l'apparente à un saint. Il faut noter la belle musique de Nino Rota. Dans les suppléments du DVD, il y a une interview émouvante d'Annie Girardot en 2001 et des anecdotes sur le tournage dont les deux scènes censurées à l'époque, le viol de Nadia, et le meurtre de Nadia. Un film de 2H49 à voir et revoir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 5 septembre 2020

Les nouveaux mutants - Josh Boone / Citoyens du monde - Gianni di Gregorio

Le lendemain du jour où j'ai vu Tenet, je suis allée voir Les nouveaux mutants qui a failli ne jamais sortir en salles aux Etats-Unis. C'est d'ailleurs un "bide" au box-office. Le film conte l'histoire de quatre jeunes mutants adultes (deux hommes et deux femmes) qui ne sont pas encore capable de maîtriser leurs superpouvoirs. Ils sont retenus dans un genre d'institut psychiatrique / prison entouré d'un parc, le tout protégé par un bouclier électromagnétique. Une cinquième patiente arrive, suite au massacre de ses parents dans la réserve où ils vivaient. Danielle Moonstar est une amérindienne. Ces cinq mutants sont pris en charge et surveillés par une femme docteur, Cecilia Reyes, qui n'est pas aussi bienveilante qu'on pourrait le croire au début. A priori, c'est le dernier film appartenant à la franchise des "X-men". J'ai d'ailleurs vus tous les films de la franchise. Celui-ci est dans un style "horrifique". Il y a une unité de lieu et d'action. A partir du moment où Danielle Moonstar arrive, des phénomènes effrayants surviennent et les pouvoirs des mutants se révèlent parfois insuffisants. Les effets spéciaux ne sont pas mal, les trois jeunes actrices sont bien. Le film dure 1H30. Je ne me suis pas ennuyée. Un film un peu sanglant mais pas trop effrayant à voir un samedi soir.

Je voulais aussi évoquer Citoyens du monde de Gianni di Gregorio (qui a écrit le scénario et qui joue l'un des trois rôles principaux). Il s'agit d'un film italien plutôt sympathique qui raconte l'histoire, pendant une semaine, de trois hommes mûrs plus ou moins retraités. Ils vivent à Rome ou aux environs. L'un d'entre eux n'a semble-t-il jamais travaillé. Le deuxième, appelé "Le professeur", a enseigné le latin et le grec [ancien, NDLR]. Le troisième vit seul dans une grande maison. Il a une fille et aime faire la cuisine. Il répare aussi des objets qu'on lui confie. Ils décident, sur un coup de tête, de partir s'installer ailleurs qu'en Italie et surtout ailleurs qu'à Rome. Ils souhaitent trouver un pays où prendre un café à une terrasse sera moins onéreux, et puis ils se considèrent comme des citoyens du monde. Après avoir reçu quelques conseils, ils décident de partir aux Açores. Pour ce faire, ils doivent constituer une cagnotte, qui bien entendu servira à tout autre chose, car au bout du compte, ce n'est pas si mal de vivre à Rome. C'est un film qui donne envie de passer un long week-end dans la ville éternelle. Je conseille.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 3 novembre 2019

Le traître - Marco Bellochio

Le Traître qui dure 2H32 est intéressant et assez passionnant par la manière dont il aborde son sujet. Il s'agit du nouveau film de Marco Bellochio, le réalisateur italien octogénaire. Il raconte comment le témoignage de Tommaso Buscetta, un membre de "Cosa Nostra" dans les années 80, a permis la condamnation de plus de 475 personnes lors d'un maxi-procès qui s'est déroulé de février 1986 à décembre 1987 à Palerme. Le film commence en octobre 1981, lors de la fête de Sainte Rosalie, la patronne de la ville de Palerme, dans une belle demeure. C'est la fête et de nombreux membres de "Cosa Nostra" de différentes familles, dont celles du village de Corleone, sont réunis. Leurs noms sont affichés sur l'écran. Dans les séquences qui suivent, on assiste à des exécutions. Des membres de "Cosa Nostra" sont tués à bout portant par d'autres. C'est une vraie vendetta dont on ne nous dit pas forcément l'origine. Tommaso Buscetta, un des chefs de cette organisation pyramidale, décide de partir avec une partie de sa famille au Brésil pour ses "affaires". Quelques mois après, il est arrêté et extradé en Italie. Même s'il considère qu'il n'est pas un repenti, il accepte de répondre aux questions du juge Falcone qui est à l'origine du "pool" antimafia. J'ai trouvé un peu dommage que l'on ne voie pas assez les échanges entre Falcone et Buscetta, qui déclare qu'il n'était qu'un simple "soldati" - soldat - dans l'organisation. Ensuite, le maxi-procès se déroule dans une sorte de bunker où l'on voit les mafieux enfermés derrière des barreaux solides à l'épreuve d'armes lourdes. Tels des tigres ou des hyènes en cage, les mafieux manifestent bruyamment et fanfaronnent. Après le jugement rendu et les condamnations proclamées même par contumace, Buscetta part aux Etats-Unis comme témoin protégé. Plus loin dans l'histoire, on peut noter la séquence marquante de l'assassinat du juge Falcone et de sa femme dans une voiture. Ils étaient escortés par des policiers. C'est une portion d'autoroute sur laquelle ils roulaient qui est pulvérisée par 600 kg d'explosifs. L'originalité est que tout est filmé de l'intérieur de la voiture du juge. Buscetta est mort d'un cancer en 2000 aux Etats-Unis. Un film à voir.

Lire les billets de Neil, de Strum et de ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 25 octobre 2019

Shaun le mouton - Will Becher / La fameuse invasion des ours... - Lorenzo Mattotti

Voici un billet léger sur deux films d'animation épatants.

Je commence avec Shaun le mouton: la ferme contre-attaque des studios Aardman, où j'ai eu le plaisir de retrouver Shaun le mouton et ses congénères, qui vont faire le maximum pour permettre à une petite Alien appelée Lula de retourner vivre dans son monde extra-terrestre auprès de ses parents. Lula, de couleur rose et bleue, est arrivée à bord d'une soucoupe volante qui s'est écrasée dans un bois pas loin de la ferme de Shaun. Ce dernier se fait fort d'affronter les obstacles qui se mettent en travers de son chemin pour sauver Lula. De son côté, le fermier un peu benêt crée un parc d'attraction sur les ovnis. Il y aussi Red, la "méchante" d'une organisation gouvernementale qui cherche à capturer la petite extraterrestre. On découvre vite que Lula est une alien facétieuse. Elle a des dons de télékinesie, elle peut devenir phosphorescente, elle déteste les brocolis mais adore les pizzas et les gâteaux. Une histoire très sympathique dont je ne vous dévoilerai pas la fin.

Je passe à La fameuse invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti, d'après un roman pour la jeunesse de Dino Buzzati paru en 1945. Ce film est une merveille visuelle. Il y a longtemps, en Sicile, les ours et les humains vivaient en bonne intelligence, jusqu'à ce qu'un jour Tonio, le fils de Léonce, le roi des ours, soit enlevé pendant qu'ils étaient tous les deux à pêcher du saumon. Au bout d'un certain temps, Léonce entraîne toute sa tribu vers la ville où vivent les humains et où se trouve Tonio. La guerre est déclarée, les péripéties sont nombreuses et De Ambrosis, un magicien et sa baguette vont jouer un grand rôle dans l'épilogue de l'histoire. Mais c'est surtout le dessin, les couleurs chaudes (jaune, rouge, orange), l'animation en général qui sont les atouts majeurs de ce film, que je vous recommande.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 19 septembre 2019

Le mariage de Verida - Michela Occhipinti

Après l'Islande, je suis allée faire un tour en Mauritanie grâce au Mariage de Verida, le premier long-métrage de fiction de l'Italienne Michela Occhipinti. Elle a fait tourner des non-professionnels et s'est servie de témoignages pour narrer la triste histoire de Verida, une jeune fille avec un beau regard qui doit épouser un homme qu'elle ne connait pas encore. Ce mariage arrangé se concrétisera quand, dans trois mois, Verida aura pris 20 kg. Pendant cette période, Verida, qui travaille dans un salon de cosmétiques avec sa grand-mère, sera gavée telle une oie. Dès l'aube jusqu'à la nuit, elle doit manger tous les jours dix repas que préparent sa mère. Les plats alternent entre le lait et de la nourriture solide hyper calorique. Ce "gavage" des jeunes filles est une tradition ancestrale en Mauritanie. Les femmes opulentes sont le symbole de richesse. Verida commence courageusement ce gavage. Elle est pesée tous les jours par un jeune homme qui la regarde avec intérêt. Le regard d'un homme pour une femme. Verida ne grossit pas assez vite mais elle est rapidement écoeurée par toute cette nourriture. Par ailleurs, elle continue de voir ses copines car Verida a des rêves qui ne sont pas ceux de sa mère ni de sa grand-mère, qui ont subi cette épreuve avant elle. Une histoire émouvante qui m'a touchée.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :