jeudi 12 juillet 2018

Dogman - Matteo Garrone / Au poste! - Quentin Dupieux

Dogman de Matteo Garrone a permis à Marcello Fonte de recevoir le prix d'interprétation masculine au Festival du film de Cannes en 2018. Dans une sorte de "no man 's land" en bord de mer, pas loin de Rome, se dressent des bâtiments délabrés. Au pied de l'un deux, on voit une enseigne de magasin, "Dogman". Dans ce local travaille Marcello (alias Marcé), toiletteur pour chiens (des petits et des gros molosses qu'il toilette avec amour). Marcé est le papa d'une préadolescente qui adore son père même si elle vit avec sa mère. Marcello, au physique frêle, a de bonnes relations avec des commerçants voisins. A la nuit tombée, il joue au foot avec eux. Mais Marcello a aussi de mauvaises fréquentations en la personne de Simone, un ami plutôt "balèze" qui vient de sortir de prison. Simone, "accro" à la cocaïne, harcèle Marcello pour qu'il lui en fournisse. Il l'implique aussi dans des cambriolages. Marcello, très attaché à Simone, ira jusqu'à faire de la prison pour ce dernier. J'avoue avoir été un peu déçue par l'histoire et sa conclusion. Je m'attendais à ce qui arrive mais pas de la manière dont c'est montré. Et je n'ai pas compris le comportement de Marcello vis-à-vis de Simone, de se laisser ainsi battre et humilier. Même si Marcello Fonte est bien, le film n'est pas forcément à voir en priorité.

Sur les conseils de Pascale, j'ai vu Au poste! de Quentin Dupieux, un "petit" film (1H13) très distrayant. L'histoire loufoque se passe dans un commissariat pendant une soirée. Un certain Fugain est interrogé par le commissaire Buron (Benoît Poelvoorde, excellent) dans une grande salle pleine de bureaux et d'armoires très années 70-80. Fugain a eu le malheur (si je puis dire) d'appeler la police après avoir trouvé un cadavre baignant dans son sang au bas de son immeuble. Ayant laissé un fer à repasser qu'il avait en main sur le lieu du crime, il est tout de suite considéré comme suspect n°1 et donc interrogé. L'histoire pleine de rebondissements et de flash-back se termine de manière inattendue avec un petit épilogue à la toute fin du générique. Quand je suis sortie de la salle, le match France-Belgique venait de commencer mais cela n'a pas empêché qu'il y avait pas mal de public dans la salle. C'est mérité. Lire aussi le billet de princecranoir.

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mercredi 20 juillet 2016

Lea - Marco Tullio Giordana

Voici un film qui risque de rester inaperçu. et cela serait dommage. Lea de Marco Tullio Giordana est sorti a priori dans très peu de salles. Lea, comme Nos meilleures années (2003) du même réalisateur, a été tourné pour la télévision italienne. J'ai aimé ce film, la manière dont le réalisateur retrace l'histoire vraie de Lea Garofalo, née en Calabre dans les années 70 et morte dans la nuit du 24 au 25 novembre 2009 dans la banlieue de Milan. On mettra deux ans à retrouver les restes de cette femme qui fut la compagne de Carlo, membre et bras armé de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise. Le frère de Lea faisait aussi partie de ce groupe. Lea n'était pas comme eux. Elle leur tenait tête. Lorsque Carlo s'est retrouvé une première fois en prison, Lea, qui avait pour but de protéger sa fille Denise, s'est tournée vers la police qui lui a accordé une protection policière pas toujours efficace. Lea et sa fille déménageront souvent car la 'Ndrangheta n'aura de cesse de la poursuivre pour l'éliminer. Ce sont Carlo et quatre autres tueurs qui se chargeront de la sinistre besogne. J'ai aimé la sobriété de l'ensemble. J'ai beaucoup apprécié les deux actrices principales. Un film que je conseille.

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dimanche 13 décembre 2015

Suburra - Stefano Sollima

Le film italien Suburra est adapté d'un roman* qui porte le même titre. L'un des co-auteurs de ce roman, Gian Carlo de Cataldo, a écrit Romanzo Criminale. Suburra vient de Subure, le quartier pauvre et populeux de Rome des plaisirs pas chers dans l'Antiquité. Le film, très bien construit, montre la collusion entre la Mafia et certains hommes politiques. L'histoire se déroule sur sept jours (7 jours avant l'apocalypse). Le "Samouraï", un mafieux à l'ancienne (il vit avec sa vieille mère dans une demeure remplie d'objet religieux) souhaite qu'Ostie devienne Las Vegas. Pour qu'une loi soit passée en ce sens, il "arrose" et protège plusieurs députés, dont l'un s'appelle Filippo Malgradi, un jouisseur qui aime s'encanailler avec des mineures et sniffer de la drogue. Il suffit d'une nuit d'orgie qui se termine mal pour que le plan d'urbanisation soit compromis. Je vous laisse découvrir comment un enchaînement de situations dans lesquelles la jeune génération mafieuse et les tsiganes voulant leur part du gâteau va aboutir au chaos. Le scénario co-écrit par Stefano Rulli et Sandro Petraglia est millimétré, tout comme la réalisation. Devant la caméra, les acteurs jouent tous très juste. Ce film est sorti avec une interdiction aux mineurs de moins de 16 ans. Personnellement, je ne comprends pas vraiment pourquoi. En tout cas, je le conseille. Lire le billet d'Alex-6.

*Le roman chroniqué le 10/02/16.

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lundi 7 décembre 2015

Mia Madre - Nanni Moretti

Mia Madre de Nanni Moretti faisait partie de la sélection officielle cannoise en 2015. Il n'a malheureusement pas été récompensé. C'est dommage au moins pour Marghareta Buy, une actrice italienne peu connue de ce côté-ci des Alpes et qui est vraiment très bien. Elle interprète le rôle d'une réalisatrice. Dans Mia Madre, je dirais qu'il y a deux histoires en parallèle: Margherita en train de tourner un film à connotation sociale, et Margherita faisant difficilement face - heureusement qu'elle est aidée par son frère Giovanni (Nanni Moretti) -, à la maladie de sa mère qui décline de jour en jour à l'hôpital. Très perturbée, Margherita a du mal à gérer Barry Huggins, l'acteur principal de son film. Barry Huggins (John Turturro), c'est un Américain assez cabotin qui a du mal à dire son texte en italien. J'ai trouvé que John Turturro en faisait trop, et il est rapidement crispant. En revanche, toutes les scènes domestiques et celles se passant à l'hôpital sont poignantes. On nous dit que la mère, Ada, était un professeur de latin exceptionnel qui n'a laissé que des bons souvenirs à ses élèves. Margherita n'accepte pas que sa mère puisse disparaître. Si vous n'avez pas le moral, passez votre chemin, car j'ai trouvé le ton du film assez pesant. Il n'est pas fait pour distraire, mais Marghareta Buy vaut la peine d'aller voir ce film. Lire les billets de Miriam, Alex-6, Chris.

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samedi 21 février 2015

Les merveilles - Alice Rohrwacher

Les Merveilles, ce film italien réalisé par une femme, a été récompensé du Grand prix du jury au dernier festival international du film de Cannes 2014. Il n'est pas exempt de défauts dans la mise en scène, avec une histoire qui part un peu dans tous les sens, mais il m'a plu parce que, pour une fois, le personnage central est une jeune fille, qui s'appelle Gelsomina. Agée de 14 ans, elle est l'aînée de quatre filles. Gelsomina s'occupe habilement des abeilles de 42 ruches sous la férule de son père. Les abeilles sont des personnages à part entière dans cette histoire qui se passe a priori l'été, pendant les grandes vacances, dans une région isolée d'Italie. Gelsomina, Marinella, Catarina et Luna vivent avec leurs parents Wolfgang et Angelica ainsi que Coco (une tante?) dans un grand bâtiment en mauvais état. Le père, tyrannique envers sa fille aînée, a des problème financiers. Sa fabrique de miel est menacée de fermeture faute de moyens pour se mettre aux normes obligatoires d'hygiène. L'arrivée dans la région de caméras de télévision pour une émission de télé-réalité animée par une sorte de fée à natte blanche (Monica Bellucci) va peut-être chambouler la vie de cette famille qui a accepté de s'occuper de Martin, un jeune pré-délinquant. Ce que j'ai retenu de ce film est le comportement de Gelsomina, qui est comme une "petite maman" pour ses trois soeurs. Elle-même cherche toujours la reconnaissance de son père, qui crie beaucoup et ne montre pas beaucoup de tendresse envers elle (à part lui offrir un chameau). Il est en butte aux quolibets de voisins qui le charrient de n'avoir que des filles. Cela n'empêche pas qu'on aurait souvent envie de lui dire ses quatre vérités pour son comportement vis-à-vis de Gelsomina qui est capable de garder une abeille dans la bouche sans se faire piquer. Un film que j'ai été contente de voir. La fin laisse plein de questions en suspens.

Lire les billets plus ou moins positifs de Pierrre Darracq, ffred, Pascale, Alex-6.

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mardi 16 décembre 2014

Timbuktu - Abderrahmane Sissako / Nos enfants - Ivano de Matteo

Avant de vous communiquer très prochainement mon palmarès cinéma pour 2014 (mes films préférés), voici deux longs-métrages vus à la suite, un soir, le week-end dernier.

Je commence avec Timbuktu du réalisateur mauritanien Abderrahamane Sissako. Ce film avait été sélectionné en compétition officielle au dernier festival international du film de Cannes. Il en est reparti bredouille. Même si c'est regretttable, je peux le comprendre car malgré le sujet, on n'est pas vraiment ému (enfin, personnellement, je n'ai pas été vraiment bouleversée). Mais Timbuktu vaut la peine d'être vu pour de magnifiques images de dunes de sable (qui ressemblent au corps d'une femme nue) et de grands plans d'eau; ou pour le sourire radieux d'une petite fille qui adore son père (qui le lui rend bien). En revanche, le film montre aussi la poursuite d'une gazelle (qui s'épuise à courir), la mort d'un coup de lance d'une vache appelée GPS (c'est la scène qui m'a le plus touchée). La bêtise et la cruauté humaine sont incarnées si je puis dire par des hommes enturbannés qui arrivent dans des jeeps. Dans cette petite ville de Tombouctou, ces hommes venus d'ailleurs (ils ont besoin de traducteurs pour donner des ordres ou juger), guidés par l'i*lamisme le plus radical, commencent à interdire: la musique, les chansons, les jeux de ballons. Les femmes doivent porter des gants et des chaussettes. Sans parler de la lapidation d'un couple pour une obscure raison et d'une jeune fille mariée de force. Pendant ce temps, la vie tranquille de Kidane, de sa femme Satima et sa fille Toya est fracassée par la mort GPS. Le réalisateur a voulu raconter beaucoup de choses de manière un peu trop mesurée, feutrée, en 1H37. Il m'a un peu laissée sur le bord de la route. Néanmoins, allez le voir. Ce n'est pas si courant de voir des films venus d'Afrique. Lire les billets de Miriam, d'Alex-6 et matchingpoints.

Je voulais évoquer maintenant Nos enfants, un film italien qui est une libre adaptation du roman Le dîner d'Herman Koch. Personnellement, j'avais très moyennement aimé le roman. Je dirais que je préfère nettement le film, qui reprend les grandes lignes de l'histoire. Nous sommes en présence de deux frères, l'un est un avocat retors (Alessandro Gassman), et l'autre, un chirurgien dans un service pédiatrique (Luigi lo Cascio). Mariés chacun de leur côté, le premier a une grande fille de 16 ans d'un premier lit, le deuxième a un fils acnéique qui a aussi 16 ans. Les deux grands adolescents s'entendent relativement bien et se soutiennent surtout quand ils commettent l'irréparable. J'ai apprécié que le film ne se contente pas d'être un dîner prolongé (contrairement au roman). Les quatre adultes ne se réunissent autour d'une table de restaurant qu'au début et à la fin du film. Entretemps, on suit l'évolution du comportement des personnages, leurs pensées. Il y a pas mal de nuances dans la psychologie de chacun. J'ai trouvé le scénario assez subtil. Tous les comédiens sont excellents. Un bon film. Lire le billet d'Alex-6.

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mercredi 3 décembre 2014

Les opportunistes - Paolo Virzi / Calvary - John Michael McDonagh

Les opportunistes de Paolo Virzi, sorti tout récemment, n'a pas eu beaucoup d'échos dans la presse et c'est bien dommage car ce film italien présenté et récompensé dans plusieurs festivals vaut vraiment la peine d'être vu. Le scénario est l'adaptation d'un roman américain (paru en 2005), Le capital humain (qui est le titre original du film); écrit par Stephen Amidon (je ne connais pas du tout). De nos jours, dans le nord de l'Italie, Dino, Carla et Serena sont trois des personnages principaux d'une tragi-comédie où seul règne l'argent-roi. Dino, un agent immobilier, a confié une très grosse somme d'argent à un homme d'affaires de sa connaissance, Giovanni Bernaschi. Ce dernier, un personnage assez abject, s'en sert pour spéculer. Carla (Valeria Bruni Tedeschi, que pour une fois, j'ai bien apprécié), la femme de Bernaschi, ancienne actrice en mal d'amour et de reconnaissance, ne parvient pas à convaincre son mari de sauvegarder un ancien théâtre. Quant à Serena, la fille de Dino, alors qu'elle est plus ou moins fiancée au fils des Bernaschi, elle tombe follement amoureuse de Luca, un jeune homme assez pertubé. Le film se décompose en 5 parties,dont un prologue dans lequel on voit un cycliste se faire renverser. Puis les trois parties suivantes sont un même récit vécu par Dino, Carla et Serena, avec des points de vue différents et des chevauchements dans l'histoire. La conclusion justifie le titre Le capital humain. Je vous laisse découvrir en quoi cela consiste. Les personnages masculins sont presque tous plus odieux les uns que les autres. Les femmes s'en tirent relativement mieux. Roberta (Valeria Golino), la femme de Dino, a une présence rassurante. Heureusement que Serena et Luca qui font partie de la jeune génération dégagent une certaine pureté dans leur comportement. C'est un film bien fait, bien joué, avec un scénario solide. Une très bonne surprise. Matchingpoints ont aimé ce film et le disent mieux que moi.

Je passe maintenant à Calvary et aux paysages grandioses d'Irlande. C'est bien la seule chose qui m'ait vraiment plu dans le film que j'ai vu en avant-première. Peut-être parce que je m'attendais à de l'humour comme dans L'Irlandais, film précédent du réalisateur avec le même acteur principal, Brendan Gleeson. Ici, Brendan Gleeson joue avec conviction un prêtre, père James. Dans une sorte de prologue très réussi, le père James reçoit en confession un homme en confession. Ce dernier lui apprend qu'il a été violé dans son enfance (pendant plusieurs années) par un prêtre. Et c'est pourquoi il "confesse" qu'il tuera le prêtre dans sept jours. J'ai cru à une plaisanterie. Et bien pas du tout, c'est une histoire sérieuse dont je vous tairai la fin. Pendant les sept jours, le père James renoue avec sa fille (il a prononcé ses voeux suite à son veuvage), son église brûle, son chien se fait tuer et il cotoie peut-être son assassin parmi ceux qui croise son chemin. Je ne sais pas comment prendre le film. Si c'est pour une dénonciation des prêtres pé****philes, à mon avis, c'est raté. Et j'ai trouvé qu'il n'y avait pas une once de comédie dans ce film. Dommage mais les paysages sont beaux. Ffred a beaucoup plus aimé que moi.

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dimanche 20 avril 2014

The best offer - Giuseppe Tornatore / Tom à la ferme - Xavier Dolan

Voici deux films vus pendant ce week-end de Pâques 2014.

Je voudrais d'abord évoquer The best offer du réalisateur italien Giuseppe Tornatore qui a aussi écrit le scénario. Il semble que ce film n'a pas eu beaucoup d'échos dans la presse bien qu'il soit sorti dans pas mal de salles (à Paris et ailleurs). Le héros de l'histoire que j'ai trouvé cruelle et tragique s'appelle Virgil Oldman, la cinquantaine finissante et célibataire endurci. Commissaire-priseur réputé et lui-même riche collectionneur de tableaux (des portraits de femme), il tombe amoureux d'une femme, Claire Ibbetson, qui lui demande d'expertiser et de vendre divers biens plus ou moins précieux entreposés dans une demeure à l'abandon. C'est dans une aile de cette maison qui tombe en ruine que Claire, souffrant d'agoraphobie, vit recluse. Pendant longtemps, il n'y aura que des échanges téléphoniques entre Virgil et Claire. J'ai aimé l'atmosphère délétère qui se dégage de ce film (peut-être un peu long: 2H10). Goeffrey Rush qui interprète Virgil est remarquable jusqu'au bout. J'ai eu de la peine pour le personnage de Virgil (il ne méritait vraiment pas ce qui lui arrive), mais je ne vous dirais pas quoi ni pourquoi, ne voulant pas trop dévoiler de l'histoire dans laquelle un automate datant du XVIIIème siècle fabriqué par Jacques Vaucanson a un rôle à part. J'ai trouvé la musique du film écrite par Ennio Morricone très belle. Un film que je vous conseille.

Maintenant je passe à Tom à la ferme du Québécois Xavier Dolan (il est âgé de 25 ans) qui joue aussi le rôle principal de Tom. Venant de Montréal, Tom arrive à la ferme de la mère et du frère de Guillaume qui a été son petit ami. Guillaume vient de mourir et Tom vient assister à l'enterrement. Agathe, la mère de Guillaume, ignore que son fils était homosexuel. En revanche, Francis, le frère de Guillaume, le savait, et il commence à le faire payer très cher à Tom en le martyrisant. Car, dans cette province québécoise, l'homosexualité semble un sujet tabou. Francis est un "pauvre type" peu sûr de lui et violent. J'avoue que j'ai eu du mal à comprendre le personnage de Tom qui change d'attitude d'un plan à l'autre. Il ne sait pas ce qu'il veut ou pas. Je ne comprends pas pourquoi il se laisse humilier et frapper par Francis. Psychologiquement, ce personnage est un mystère. A part ça, j'aurais aimé que l'on voit davantage Agathe (la mère) et Sarah, une amie de Tom et Guillaume qui apporte de la fraîcheur. Sans avoir aimé tout à fait Tom à la ferme, je le conseillerais tout de même car il y a de beaux moments, dont la séquence d'ouverture avec en fond sonore l'interprétation a cappella de Les moulins de mon coeur de Michel Legrand. Lire les billets d'Alex-6 et ffred.

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samedi 8 février 2014

La voleuse de livres - Brian Percival / Viva la libertà - Roberto Andò

Les deux points communs entre La voleuse de livres et Viva la libertà sont que ces films sont sortis le même jour, le 5 février 2014, et que je les ai vus tous les deux en avant-première, le premier mi-décembre 2013 et le second courant janvier 2014.

Je commencerai donc par La voleuse de livres du réalisateur Brian Percival (ce dernier a réalisé plusieurs épisodes de Downtown Abbey). Le film est adapté du roman du même nom écrit par Markus Zusak (que je n'ai pas lu). Au début de la seconde guerre mondiale, en Allemagne, Liesel, une jeune fille (dont les parents communistes ont été persécutés) qui ne sait ni lire ni écrire, est adoptée par un couple, les Hubermann (Geoffrey Rush et Emily Watson). Avec l'aide de M. Hubermann, Liesel va apprendre à lire et à écrire, et les livres et la lecture vont devenir sa passion. Elle se met à voler quelques ouvrages chez le bourgmestre de la petite ville où elle habite. Entre Rudy, son meilleur ami et Max, un jeune Juif caché dans la cave des Hubermann à qui elle fait la lecture, Liesel va grandir et vivre des épreuves que je vous laisse découvrir. Le film est long: 2H10. Il se laisse voir car l'histoire est prenante et les comédiens bien choisis. Mais j'ai trouvé l'ensemble un peu trop propret. C'est un film sage. Il faut noter que la mort est le narrateur de cette histoire. Il paraît que le roman est très bien.

Maintenant, je passe à Viva la libertà de Roberto Andò où j'ai eu le plaisir de retrouver un de mes acteurs préférés, Toni Servillo, qui interprète deux personnages, celui d'Enrico, un homme politique italien, leader d'un parti d'opposition, et Giovanni son frère jumeau. Un jour, Enrico fait une dépression et "disparaît" du jour au lendemain. Peut-être est-ce à cause des mauvais sondages concernant son parti. Enrico s'est réfugié en France auprès d'une de ses anciennes conquêtes (Valeria Bruni-Tedeschi). Qu'à cela ne tienne, Bottini, le collaborateur de l'homme politique, a l'idée de remplacer Enrico par Giovanni, son frère jumeau, professeur de philosophie qui effectue un séjour dans un hôpital psychiatrique. Et là, on assiste à un retournement de situation car Giovanni se sort très bien de cette situation périlleuse et il remplace avantageusement son frère. Toni Servillo joue à merveille les deux frères. Rien que pour eux, pardon, pour lui, allez voir le film.

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lundi 21 octobre 2013

Room 514 - Sharon Bar-Ziv / Salvo - Fabio Grassadonia et Antonio Piazza

Voici deux films qui risquent trop de passer inaperçus (surtout qu'ils se donnent dans très peu de salles même à Paris). C'est pourquoi je tiens à en parler, car je les ai vus l'un après l'autre dans le même cinéma que j'aime fréquenter (aux Champs-Elysées à Paris) et j'ai passé très bon moment.

D'abord, Room 514 de Sharon Bar-Ziv (on devait être 6 ou 7 dans la salle) est un huis-clos qui se passe dans une salle d'interrogatoire pendant quelques jours. Anna, une jeune femme qui termine son service militaire dans l'armée israëlienne, est chargée de faire toute la lumière sur un affrontement entre une patrouille israélienne et quelques civils palestiniens dont l'un au moins a été gravement blessé. Le réalisateur respecte l'unité de lieu, d'action et presque de temps. Il se passe pas mal de choses dans cette salle 514, un drame se noue, un couple s'enlace, il y a des pleurs et des moments de rage et de désespoir. Il paraît que le film a été tourné en 4 jours. Un film à voir.

Puis j'ai enchaîné avec Salvo de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (cette fois-ci, on devait être 15 dans la salle). En Sicile, Salvo est un tueur à gages (beau brun aux yeux bleus) qui exécute des contrats sans états d'âme particuliers, jusqu'au jour où il épargne une jeune aveugle qui est la soeur d'un homme qu'il vient de tuer. On se rend compte que Salvo est subjugué par cette jeune fille obstinée. Je vous laisse découvrir ce qui arrive à ces deux personnages qui ne parlent pas beaucoup, mais certains gestes sont éloquents de la part de Salvo. Il y a peu de dialogues, un peu de musique, un paysage aride brûlé par le soleil avec la mer que l'on voit de temps en temps et une usine désaffectée. Tout cela donne une ambiance particulière. J'espère que le film ne disparaîtra pas trop vite des écrans.

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