mardi 19 janvier 2010

Bright Star - Jane Campion - Films vus pendant la 1ère quinzaine de janvier 2010

D'abord, je voudrais dire que j'ai assisté à une séance du film dans une salle où j'étais pratiquement la benjamine des spectatrices(teurs) et la salle était comble. J'ai vu Bright Star de Jane Campion (en compétition au dernier Festival de Cannes en 2009) parce que les avis sont mitigés parmi les blogueurs(euses) - je voulais me rendre compte par moi-même - et parce que cela me faisait plaisir de retrouver Jane Campion après plusieurs années de silence. Il est intéressant de constater que certains films ne font vraiment pas l'unanimité. Pour ma part, j'ai trouvé que Bright Star manquait cruellement d'émotion (même si Fanny pleure beaucoup à l'annonce du décès de Keats). De plus, nous faire entendre "Ode to Nightingale" (l'Ode au rossignol) au moment du générique de fin, quand les spectateurs commencent à quitter la salle, est une faute de goût impardonnable. Il n'y a aucune traduction des vers récités et c'est dur de se concentrer sur un poème en voix-off alors que défilent sur l'écran des mots qui n'ont rien à voir. Ceci dit, l'histoire débute en 1818 lorsque John Keats, 23 ans, rencontre Fanny Brawne, 18 ans, dans la maison de cette dernière. Keats vient de perdre son frère du même mal qui l'emportera moins de 3 ans plus tard. Fanny n'apprécie pas forcément la poésie du jeune Keats mais elle tombe amoureuse de lui (c'est réciproque). Malheureusement, Keats est pauvre et il n'arrive pas à vendre sa poésie. Il vit au crochet d'un certain Mr Brown. Une liaison hors mariage est inenvisageable, c'est pourquoi ils se fiancent, mais cela n'ira pas au-delà; Keats s'éloigne souvent de Fanny. Il ne peut subvenir à ses propres besoins et commence à souffrir de phtisie. Au bout du compte, il n'y a pas vraiment d'histoire si ce n'est que Fanny est présente pendant tout le film (C'est elle, l'étoile brillante / Bright star). Les décors et les costumes sont beaux, les acteurs aussi. Mais il manque la passion.

Petite anecdote vécue: j'ai eu l'occasion d'aller à Rome, pendant 4 jours, il y a 9 ans, et la visite du cimetière protestant fut un de mes buts de promenade. Je suis donc allée dans ce lieu, calme, pas grand et loin des circuits touristiques, où sont enterrés Keats et Shelley. Les tombes sont sobres et sans aucune fleur. Je recommande d'autant plus la visite que vous pouvez voir de nombreux chats qui parcourent les allées. Je n'en avais jamais vu autant dans un cimetière (et j'en connais un certain nombre).

PS: Suite aux billets et/ou commentaires de Rob, ffred, moskau, yohan, céline, aifelle, coming soonn, jade et j'en oublie, il semblerait que les hommes apprécient plus le film de Jane Campion que les femmes. C'est une simple observation qui n'engage que moi.

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mercredi 21 octobre 2009

Films vus et non commentés depuis le 03/10/09

Pour continuer ma série, voici 4 films qui n'ont aucun rapport entre eux mais qui sont à voir si les histoires vous inspirent.

Mères et filles de Julie Lopes-Curval. J'y suis allée pour les actrices (surtout Marina Hands et Marie-José Croze). Je trouve Catherine Deneuve assez antipathique (c'est son rôle qui le veut). Les scènes où le passé et le présent se mêlent sont bien faites. Louise, Martine et Audrey sont respectivement la grand-mère, la mère et la fille. Louise a disparu, il y a 50 ans. Les deux autres n'arrêtent pas de se chamailler pendant tout le film. Revenue du Canada pour passer des vacances auprès de ses parents, Audrey (jeune trentenaire) est enceinte (elle ne veut pas garder le bébé). Sa mère, Martine, médecin, vit pour son travail. Tout se passe du côté du bassin d'Arcachon. Il y a 50 ans, Louise était malheureuse. Elle faisait partie de ces femmes qui devaient demander la permission à leur mari pour travailler et/ou avoir un compte en banque. Audrey devine ce qui est arrivé à sa grand-mère après quelques retournements de situation. Le scénario n'est pas mal écrit mais cela manque de quelque chose. Et surtout, j'aurais aimé qu'il y ait plus de scènes avec Louise (LE personnage intéressant de l'histoire et puis Marie-José Croze est tellement jolie, les toilettes des années 50 lui vont bien).

Les joies de la famille d'Ella Lemhagen, ou comment un couple d'homosexuels suédois mariés, Goran et Sven, se retrouve après une demande d'adoption devant un garçon de 15 ans (pré-délinquant) et non de 1,5 ans (erreur de frappe malheureuse). L'histoire se passe dans une petite ville proprette en Suède où tous les voisins se connaissent et où l'hétérosexualité est de mise. L'arrivée de Patrick provoque une crise dans le couple. Goran veut garder Patrick, l'autre s'en va (temporairement?). C'est un film sans prétention plein de fraîcheur et les comédiens sont épatants.

La proposition d'Anne Fletcher, avec Sandra Bullock. Cette dernière est éditrice dans une grande maison d'édition à New-York. Etant Canadienne, elle doit être reconduite à la frontière car elle n'a pas régularisé son permis de travail. Qu'à cela ne tienne, elle propose le mariage à son assistant / souffre-douleur. L'employé de l'immigration n'est pas dupe. Pour apprendre à se connaître, nos deux tourtereaux, Margaret et Andrew, partent en Alaska chez les parents d'Andrew qu'ils doivent aussi convaincre de leur intimité. Il s'ensuit quelques situations parfois drôles mais j'ai trouvé cette comédie un peu molle et elle ne restera pas dans les annales. En revanche, j'aimerais bien passer quelques jours dans la maison des parents. Si vous allez voir le film, vous verrez.

Je garde pour la fin...
... District 9 de Neil Blomkamp: le film dont on parle, qui est un succès public et que je suis donc allée voir. Pour être honnête, je reconnais que c'est bien fait, on y croit: ce faux reportage avec interviews en direct d'humains et d'Aliens (appelés "crevettes") parqués comme des bêtes dans des bidonvilles de Johannesburg (Afrique du Sud) qui sont "rackettés" par des gangs qui leur fournissent de la pâté pour chats (un délice pour les extra-terrestres). Wikus, membre d'une multinationale en armement, est chargé par celle-ci de faire évacuer les Aliens pour les déporter dans un autre endroit. Wikus est l'incarnation de la condescendance envers ces êtres par ailleurs intelligents et qu'on humilie. Contaminé par inadvertance par un liquide extraterrestre, le cauchemar commence pour Wikus qui mute très vite. De chasseur, il devient chassé. On en veut à ses organes. La tension et le suspense sont tenus jusqu'au bout. En devenant Alien, Wikus s'humanise. C'est le genre de film où il ne faut pas rater le début. Cela va à tout allure. L'image n'est pas très belle. Et ce que l'on contemple à l'écran n'est pas toujours ragoûtant. Ceci mis à part, on peut le voir.

mardi 15 mai 2007

La Leçon de piano - Jane Campion

Ce mardi 15 mai au soir est diffusé à la télévision La Leçon de piano de Jane Campion (1993), Palme d'or ex-aequo avec Adieu ma concubine, de Chen Kaige, en 1993. Grand film romantique, je l'ai vu à l'époque, une vingtaine de fois. J'ai été transcendée par l'histoire et la musique sublime de Michael Nyman. C'est une histoire d'amour au bout du monde, en Nouvelle-Zélande, au 19ème siècle. Ada (Holly Hunter) ne parle pas mais joue du piano, et George (Harvey Keitel) l'écoute et la désire. Leur relation évolue dans les regards échangés et la façon de jouer. Tout le film dégage une forte sensualité. Flora, la fille d'Ada, aura un rôle important dans l'évolution de l'histoire. Film vivement conseillé à ceux qui croient encore aux belles histoires et même à ceux qui n'y croient pas.

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