jeudi 29 juin 2017

Le bureau des légendes (série - trois saisons)

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Avec mon ami, Ta d loi du cine, nous venons de voir la troisième saison du Bureau des légendes, série produite et diffusée par Canal+ depuis 2015.

L'année dernière, nous avions vu les deux premières saisons à la suite (en DVD). Nous avons été tout de suite captivés par les différentes histoires de ces agents de la DGSE (la Direction Générale des Services Extérieurs français).

Eric Rochant qui est à l'origine du projet prouve que les Français n'ont pas à rougir des séries américaines, britanniques ou scandinaves. A noter que le "making-off" de la 2ème saison (en DVD) montre "la journée d'un showrunner" (auteur-producteur selon la traduction québéquoise).

Chaque saison se compose de 10 épisodes et à la fin de chacune, on laisse le téléspectateur dans l'attente impatiente de la saison suivante.
On se familiarise vite avec les personnages récurrents de la série dont quelques clandestins (clandés) qui vivent sous légende (avec une identité fabriquée de toute pièce), parfois pendant des années. Chargés de récupérer des renseignements ou de recruter des personnes susceptibles d'en donner, ces clandestins, comme les membres du bureau situé à Paris, s'appellent par leur surnom: Malotru, Moule à gaufre, Phénomène, ou même la Mule. Au sein même du bureau, les renseignements sont compartimentés, chacun a le droit ou non "d'en connaître".

Dans la première saison, Guillaume Debailly dit Malotru (Matthieu Kassovitz) revient d'une mission de six ans en Syrie. A Paris, la jeune Marina Loiseau dite Phénomène (Sara Giraudeau) débute dans le métier si je puis dire. Elle surmonte un bizutage assez violent. Sa légende va faire d'elle une sismologue et elle part en Iran. En Algérie, un des clandestins a disparu en mission.

Dans la deuxième saison, Phénomène infiltre la jeunesse dorée iranienne (ça existe) pour se rapprocher d'un jeune homme qui va la mettre en péril. On apprend que Malotru est aussi un agent de la CIA; Cyclone est revenu en France et essaye de trouver la famille d'un Français, bourreau de Daech.
Cela nous permet de suivre comment travaillent les membres du bureau dont Henri Duflot (Jean-Pierre Darroussin) et Marie-Jeanne Duthilleul (Florence Loiret-Caille).

Dans la troisième saison, Malotru est prisonnier d'hommes de Daech. La DGSE fait (presque) tout pour le faire libérer. Il faudra attendre le 10ème épisode pour y arriver. Quant à Marina, qui a vécu une aventure traumatisante dans la deuxième saison, elle a du mal en s'en remettre. Mais sa légende de sismologue tient toujours et elle est recrutée par un agent du Mossad qui se fait passer pour un agent de la DGSE (vous me suivez?). Il veut qu'elle parte à Bakou. Cette troisième saison est haletante peut-être plus que les deux premières.

Si vous voulez voir cette série, il faut commencer par le début. J'attends la quatrième saison (en cours d'écriture) avec impatience, même s'il manquera un personnage essentiel. Je ne vous en dis pas plus.

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mardi 7 juillet 2015

Le trou - Jacques Becker / Valley of Love - Guillaume Nicloux / Le monde de Nathan - Morgan Matthews

J'aurais pu écrire un billet sur Valley of Love, de Guillaume Nicloux, avec Depardieu et Huppert, mais je n'ai pas grand-chose à en dire si ce n'est que Depardieu qui déborde de partout est touchant face à Huppert qui semble physiquement bien frêle. J'ai compris que dans la Vallée de la mort en Californie, il fait très très chaud. C'est un film qui parle de la difficulté de faire son deuil d'un être cher. Ici, il s'agit le fils du couple formé par Depardieu et Huppert. J'ai été un peu perplexe sur le côté surnaturel vers la fin. Je mets en lien Tinalakiller et ffred qui parlent très bien de ce film.

J'aurais pu aussi écrire un billet sur Le Monde de Nathan (X + Y en VO) de Morgan Matthews, qui raconte l'histoire de Nathan, un jeune autiste surdoué en mathématiques. Il écrit des maths à longueur de journée et se sent très proche de son père. Malheureusement, ce dernier meurt dans un accident de voiture (Nathan était sur le siège passager). L'existence de Nathan est chamboulé car il tolère tout juste sa mère qu'il trouve nulle en maths. J'ai trouvé que Nathan n'était pas gentil avec sa mère. Cette dernière est une brave femme qui fait tout pour lui. Grâce à une olympiade internationale en mathématiques, Nathan va s'ouvrir aux autres et se lier d'amitié et certainement plus avec une jeune Chinoise. Le film m'avait été conseillé par une collègue que je remercie. J'ai moins été emballée qu'elle.

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J'en arrive au film de Jacques Becker (revu en DVD) dont j'avais déjà fait un billet (commenté seulement 3 fois) il y a plus de 7 ans et demi (je l'avais pratiquement oublié). Le trou, dont le tournage s'est terminé début 1960, fut le dernier du réalisateur qui mourut peu de temps après d'une crise cardiaque. Pendant les 2H12 passionnantes que dure le film qui ressemble à un documentaire, on fait la connaissance de cinq détenus dans une cellule spartiate dans la prison de la Santé à Paris. Nous sommes en 1947. Ils s'apprêtent à creuser un trou dans le plancher de leur cellule afin de s'évader. Parmi les cinq, quatre d'entre eux en détention préventive, se connaissent bien (ils risquent chacun une lourde peine). Quant au cinquième, Claude Gaspard, il vient d'être transféré dans leur cellule. Il est vite mis au parfum sur l'évasion et accepte de participer à l'opération. Aucune musique ne trouble l'action que l'on suit avec grand intérêt. C'est du grand cinéma avec une réalisation remarquable. Plus de la moitié du film se passe dans la cellule. On espère qu'ils vont arriver à s'évader. On admire les ressources de Roland (Jean Keraudy) pour arriver à ses fins, c'est du grand art. Il se sert de tout ce qu'il trouve pour fabriquer une clé passe-partout, scier un barreau, fabriquer un sablier, etc. Il ne perd jamais son sang-froid. Il n'y aucune violence. Le scénario est tiré d'un roman de José Giovanni qui a été co-détenu avec Jean Keraudy (pseudonyme de Roland Barbat). Cet homme, le cerveau du plan d'évasion dans le film, fut réellement impliqué dans la tentative d'évasion de 1947, et c'est lui qui introduit le film au tout début avant le générique. Un film à voir et à revoir.

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mardi 24 février 2015

Le reptile - Joseph L. Mankiewicz / New-York 1997 - John Carpenter

A force de chroniquer deux ou trois films sur le même billet, je viens de me rendre compte que ma réserve de films nouveaux vus s'épuisent (ou presque). Je ne vois pas tout par manque de temps et surtout certains films récents ne m'attirent pas du tout. Je n'ai pas encore vu le Eastwood (mais j'irai). Heureusement que les films "en boîte" (DVD) existent.

Voici deux films que j'ai revus avec plaisir en compagnie de mon ami pour qui ce fut une découverte.

Je commence avec l'avant-dernier film de Joseph L. Mankiewicz (1909-1993), Le reptile (There was a crooked man en VO), qui date de 1970. Il est l'occasion de voir s'affronter Kirk Douglas et Henry Fonda, entourés de quelques têtes connus comme Hume Cronyn, Warren Oates ou Burgess Meredith. C'est l'histoire savoureuse de Paris Pitman Jr (Kirk Douglas), une canaille sans foi ni loi, qui, après avoir dévalisé une famille de notables avec l'aide de quelques complices, cache le gros magot récolté dans un nid de serpents à sonnette (tous les complices sont morts). Arrêté tandis qu'il était en compagnie de deux demoiselles dans une maison close, il est envoyé dans une prison perdue en plein désert de l'Arizona. Paris Pitman n'a de cesse de vouloir s'évader. Ses camarades de cellule proposent de l'aider moyennant une part du magot dissimulé. Les péripéties sont nombreuses et Henry Fonda, le directeur de la prison à l'air nonchalant, veille. Il y a beaucoup d'humour, c'est une mécanique bien huilée. Un très bon film avec une fin "piquante".

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Et maintenant je passe à New York 1997 (Escape from New York en VO) de John Carpenter, qui est un réalisateur que j'apprécie énormément. Il tourne des films qui ressemblent à des westerns (dont il connait les codes). New York 1997 a été tourné en 1981 (déjà!). En 1997, l'île de Manhattan est devenue une prison haute sécurité dont nul ne peut s'évader. Les prisonniers sont livrés à eux-mêmes, ils ont leurs propres lois. La statue de Liberté sert de poste de commandement pour la police qui surveille l'île. Snake Plissken (Kurt Russell), un ancien militaire qui devait être incarcéré dans la prison pour un hold-up, est chargé d'aller secourir le président des Etats-Unis dont l'avion personnel vient de se "crasher" quelque part dans l'île. En échange Plissken sera gracié. Il a 24 heures pour effectuer sa mission, sinon il mourra. On lui a injecté une capsule explosive. Le film est l'occasion de revoir les deux tours jumelles dominant l'île plongée dans le noir (il n'y a plus d'électricité). La loi de la jungle règne. Manhattan dévastée est devenue un "no man' land". Les détenus sont comme des ombres. On sent la menace partout mais la violence est plus suggérée que montrée. Le suspense est tenu jusqu'au bout. Outre Kurt Russell et Harry Dean Stanton, on a le plaisir de revoir les regrettés Lee Van Cleef, Ernest Borgnine (qui parcourt les rues de Manhattan à bord de son taxi) et Donald Pleasence. Ce film qui dure 1H34 se voit et se revoit volontiers. On retrouvera le personnage de Snake Plissken dans Los Angeles 2013 (1996), toujours de John Carpenter. Personnellement, je n'ai pas trop aimé cette sorte de suite.

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jeudi 6 mars 2014

Les nouvelles aventures de Vidocq - Marcel Bluwal

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Il y a déjà un moment que je voulais l'évoquer...
Quand j'ai su qu'un coffret réunissant les 13 épisodes de la série "Vidocq" allait enfin sortir à la fin de 2013, je me suis réjouie. Cette série qui date de 1971 (pour les 6 premiers épisodes) et de 1973 (pour les 7 suivants) fait partie de mes grands plaisirs télévisuels de mon enfance, une de mes petites madeleines. Et je trouve que ça vieillit honorablement. Bien écrit, très bien interprétée, cette série vaut la peine d'être vue et revue. Les affrontements du chef de la Sûreté Vidocq et de la baronne de Saint-Gély, plus exactement François et Roxane, autrement dit encore Claude Brasseur et Danièle Lebrun, sont jubilatoires. Surtout qu'ils tombent régulièrement dans les bras l'un de l'autre à la fin de chaque épisode alors qu'ils sont censés être des ennemis mortels. François Vidocq, évadé du bagne de Toulon, est devenu le Chef de la Sûreté en ces temps troublés du premier Empire et de la Restauration entre 1810 et 1820. Flanqué d'acolytes (tel Desfossés [Jacques Seiler]) ex-bagnards comme lui, François Vidocq va déjouer des complots divers et variés. Il est aussi assisté par Flambard (Marc Dudicourt, inénarrable), un inspecteur de police zélé, le souffre-douleur de toute l'équipe. Au fil des épisodes, on peut noter le soin apportés aux décors (beaucoup d'extérieurs ont été tournés à Senlis), aux costumes, aux dialogues. C'était un temps où la télévision française ne lésinait pas sur les moyens. Les acteurs et les télespectateurs sont à la fête. Faites-vous offrir le coffret des 13 épisodes, vous ne le regretterez pas. En bonus, il y a des entretiens avec Claude Brasseur, Danièle Lebrun, Marc Dudicourt et Marcel Bluwal.

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mardi 7 janvier 2014

Gun crazy - Joseph L. Lewis / Rendez-vous avec la peur - Jacques Tourneur

Avant de continuer dans les nouveautés cinéma, je fais un billet sur deux "vieux" films ressortis en coffret DVD et Blu-Ray édition "collector" (je me suis offert ces deux plaisirs pour Noël). Le point commun de ces deux films (mis à part qu'ils sont très bien) est que le premier rôle féminin est interprété par une actrice peu connue: Peggy Cummins.

D'abord Gun Crazy (Le démon des armes) de Joseph L. Lewis (1950), un excellent film "noir" de série B qui fut un échec commercial à sa sortie et qui fut redécouvert (notamment par moi) sur grand écran à la fin des années 90. Bart et Laurie ont une passion commune, les armes à feu. Ils se rencontrent dans une fête foraine: elle, championne de tir, est une des attractions de cette fête. Bart, qui aime les armes et est aussi excellent tireur (mais sans aimer tuer) est fasciné par cette femme qui l'entraînera à sa perte. C'est un film haletant, très moderne dans sa narration. Ces deux amants maudits (préfigurant Bonnie and Clyde, béret et lunettes noires compris) commettent une série de braquages où personne n'est blessé. Mais comme Laurie veut toujours plus, ils vont commettre le braquage de trop. On se souvient longtemps de Laurie (Peggy Cummins), très femme fatale et aguicheuse. Bart (John Dall), lui, n'arrête pas de tergiverser, mais comme il aime Laurie, il la suit jusqu'au bout dans leur escalade criminelle. Leur histoire d'amour impossible est belle et tragique. Pour compléter le DVD, on trouve un livre intégré dans le coffret. Il comporte beaucoup de photos, du texte sur le tournage, le script, des fac similé (je n'ai pas tout lu). Dalton Trumbo qui n'est pas crédité au générique est l'auteur du script final. Si vous avez l'occasion, essayez de voir ce film...

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... tout comme Rendez-vous avec la peur (Night of the demon) de Jacques Tourneur (1957). Je l'ai adoré la première fois que je l'ai vu au" cinéma de minuit", il y a quelques années. Je suis contente qu'il soit sorti en DVD. L'histoire tourne autour de la démonologie, de runes sur un parchemin, d'un monstre cornu que l'on voit au début et à la fin, de superstitions et de cartésianisme. Ce film fantastique est un des meilleurs tourné par le réalisateur. Il y a une atmosphère pesante pendant tout le film, du fait que l'on sait dès le début qui est le "méchant" de l'histoire. Il a beau se déguiser en clown pour distraire les petits enfants, on sent le danger. Une angoisse sourde plane en permanence. Pour résumer l'intrigue: John Holden, un psychologue américain cartésien (Dana Andrews) est chargé de démasquer un charlatan anglais, le docteur Julian Karswell, qui terrorise ses détracteurs, jusqu’à provoquer leur mort. La première victime du docteur est le professeur Harrington. Joanna (Peggy Cummins), la nièce du professeur, demande à John Holden d'enquêter sur cette mort. Comme pour Gun Crazy, un livre (144 pages) accompagne le DVD: il comporte du texte, des photos, des anecdotes. Vraiment intéressant.

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Deux films à voir et à revoir

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mercredi 8 février 2012

The Event

Avec ces grands froids et n'étant pas très attirée par les dernières sorties au cinéma (The descendants, Another Happy Day), et ayant très moyennement apprécié Detachment (vu en avant-première), je me suis accordée une récréation en regardant une série TV en DVD (j'en fait une grande consommation). The Event est le genre de série où l'"on-reste-scotché-à-son-fauteuil-jusqu'à-la-fin" tellement c'est bien. J'ai regardé les 22 épisodes (de 40 minutes chacun) à la queue-leu-leu en trois jours. Cette série est un mélange de thriller fantastique et d'anticipation. L'avenir du monde est en jeu car 97 extraterrestres très semblables aux humains sont retenus prisonniers depuis 66 ans, après qu'ils se soient "crashés" en 1944 dans un coin reculé de l'Alaska (le vieillissement ne les atteint pas). De nos jours, le nouveau président des Etats-Unis (il est noir) qui vient de découvrir ce dossier classé "Top secret" veut le révéler au grand jour et libérer ces prisonniers. Plusieurs conseillers ne sont pas de cet avis car ils pressentent un danger. Et en effet, on apprend assez vite que d'autres représentants de ces êtres sont infiltrés parmi les humains. Les 97 ont comme chef une femme appelée Sophia (personnage glaçant dont l'unique but est de sauver son peuple). Le tempo est haletant. On ne s'ennuie pas une seconde. Il faut être attentif car les premiers épisodes sont composés de flash-backs. On découvre que certains personnages qui apparaissent au cours des épisodes ne sont pas ce qu'ils semblent être, il y a des nuances dans les caractères. Un jeune homme, Sean Walker, sert de fil rouge à la série. Il n'aura de cesse de retrouver sa fiancée disparue dès le premier épisode. Un étrange médecin fait des expériences sur des petites filles. Beaucoup d'explications ne nous sont pas données. J'ai adoré cette série avec quelques effets spéciaux du plus bel effet, qui tient en haleine jusqu'au bout. On peut supposer que l'issue de l'histoire est fatale à certains êtres vivant sur cette terre (je ne vous dirai pas lesquels).

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samedi 24 septembre 2011

La lettre du Kremlin - John Huston

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Je l'attendais depuis longtemps, cette édition d'un film peu connu et peu diffusé de John Huston. La lettre du Kremlin date de 1970 (en pleine Guerre froide) et réunit des acteurs comme Max Von Sidow, Bibi Andersson, Richard Boone, Nigel Green, Patrick O'Neal, Lila Kedrova, Orson Welles et George Sanders (génial dans un de ses derniers rôle où il interprète un travesti qui tricote). On est loin des films de James Bond. C'est une histoire d'espionnage qui se passe en Russie, d'une lettre compromettante que les Américains voudraient bien récupérer. Les espions ne sont pas des enfants de coeur. Ce sont même des êtres dangereux et souvent sans scrupules qui n'hésitent à pas à torturer leurs victimes pour les faire parler. On sent que John Huston qui joue un petit rôle avait peu de considération pour ce genre d'individus. Sans vous dévoiler la fin, tout cela se termine mal, en point d'interrogation, mais pas de la façon que l'on pourrait croire. C'est un film très noir où les femmes sont malmenées. Les bonus du DVD sont un peu maigrichons mais comportent quelques interviews de journalistes qui parlent de l'oeuvre de Huston et replacent La lettre du Kremlin dans son contexte. Il nous est dit qu'en effet, il y a peu de films (à part les James Bond) qui traitent de l'espionnage de cette façon. En tout cas, je suis contente d'avoir revu ce film.

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mardi 5 janvier 2010

Coffret DVD - Allan Dwan

Deux rouquines dans la bagarre, titre français parfaitement crétin pour Slightly Scarlet d’Allan Dwan, est un des films qui fait partie du magnifique coffret publié aux éditions Carlotta, où sont rassemblés, en plus de ce titre, six autres films, cités plus bas (tous tournés entre 1954 et 1956), de ce réalisateur qui a donné ses lettres de noblesse au genre "série B". Malheureusement, de nos jours, Allan Dwan (1895-1991) est un peu oublié. Ayant commencé sa carrière pendant la période du muet, il est l'auteur de plus de 400 films (la plupart disparus et c'est bien dommage semble-t-il). Il a fait tourner des acteurs connus ou non comme Stuart Whitman, John Payne (ne pas confondre avec John Wayne), Harry Carey Jr et même un certain Ronald Reagan. C'est un réalisateur qui a abordé beaucoup de genres, dont le western: Quatre étranges cavaliers (Silver Lode), La Reine de la prairie (avec Barbara Stanwick), Le mariage est pour demain (Tennessee's partner) et Tornade (Passion), avec Cornel Wilde, Yvonne de Carlo et Raymond Burr; l'"exotique kitsch" (selon moi): Les Rubis du prince birman (Escape to Burma), avec encore Barbara Stanwick et Robert Ryan, et la Perle du Pacifique sud (Pearl of South Pacific), avec Virginie Mayo; le "film noir": Deux rouquines dans la bagarre (Slightly Scarlet) adapté d'un roman de James M. Cain. J'ai particulièrement aimé ce dernier film avec deux actrices rousses: Rhonda Fleming et Arlene Dahl. L'une, Arlene Dahl, joue Dorothy, une kleptomane sortie de prison, l'autre, Rhonda Fleming, est June, sa soeur protectrice, secrétaire et maîtresse d'un candidat à la mairie. Ce dernier veut se débarrasser de la pègre de la ville. C'est compter sans un dénommé Ben Grace (un petit truand), interprété par John Payne, qui va se servir des deux soeurs pour son propre compte. Les 7 films sont éclairés magnifiquement (en superscope et technicolor) par John Alton, chef opérateur attitré d'Allan Dwan, et les films sont tous produits par Benedict Bogeaus (un monsieur dont j'ignorais l'existence jusqu'à maintenant). Ce coffret vaut vraiment le coup, d'autant plus qu'en complément de chaque film, on a droit à des bouts d'un entretien sonore (plus d'une heure en tout) qui s'est déroulé en novembre 1968 entre Allan Dwan et Peter Bogdanovch. Allan Dwan évoque des anecdotes sur le tournage de ces films (il avoue parfois qu'ils ne sont pas très bons). Et il y aussi deux courts-métrages du réalisateur tournés en noir et blanc pour la télévision. Ce coffret n'offre que du bonheur et m'a permis de compléter ma culture cinématographique. Vincent a chroniqué les 7 films du coffret ici, ici, ici, ici, ici, ici et enfin ici, sans oublier un billet sur Allan Dwan lui-même.

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samedi 27 juin 2009

Du Riffifi chez les hommes - Jules Dassin

Avant de continuer de chroniquer les films sortis en salle, cette année, je veux évoquer le film Du Riffifi chez les hommes, qui vient de sortir en DVD dans une belle édition. Réalisé par le réalisateur américain Jules Dassin (1955), qui a aussi participé au scénario avec Auguste Le Breton (auteur du roman), je ne l'avais jamais vu: cette grave lacune est réparée. Jean Servais interprète un truand, Tony le Stéphanois, qui vient de sortir de taule. Après avoir réglé un petit compte avec son ancienne maîtresse, il renoue avec deux comparses: Joe le Suédois (marié et père d'un petit garçon) et Mario. Ensemble, ils décident de cambrioler une bijouterie et pour ce faire, ils recrutent un perceur de coffre-fort de grand talent, César le Milanais, Don Juan à ses heures - ce qui le perdra (c'est Jules Dassin lui-même qui joue le rôle). Mais d'autres truands sont à l'affût (dont Robert Hossein, tout jeunot), qui vont tout faire pour récupérer les bijoux volés, même kidnapper le garçonnet du Suédois. On retient de ce film, entre autre, toute la partie cambriolage, qui dure presque vingt minutes sans qu'une parole ne soit échangée, où l'on voit comment un parapluie peut jouer un rôle important. Mon ami m'a dit que cette séquence lui avait fait penser à des scènes du Trou de Jacques Becker (1960). On entrevoit aussi un Paris disparu avec les gendarmes à bicyclettes, les anciennes stations de métro, une atmosphère générale. Jules Dassin venait de fuir les Etats-Unis, il fut une des victime du McCarthysme. Il a une manière bien à lui de filmer ce film noir à l'américaine. La mise en scène est nerveuse sans temps mort. La musique de Georges Auric complète l'ensemble. Les comédiens plus très connus du grand public de nos jours sont tous très bien. Je vous recommande de louer ou d'acheter Du Riffifi chez les hommes qui n'est pas qu'un film de gangster.

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dimanche 15 juin 2008

L'amour foot - Robert Lamoureux

Je viens de me racheter le DVD car mon premier, datant d'il y a quelques années, était malheureusement HS, et je voulais vraiment revoir cette pièce hilarante (je l'avais vue "en vrai" avec ma mère, à l'époque, vers 1990).
Robert Lamoureux a concocté là une pièce bien ficelée, aux dialogues percutants, qui parle de foot et de ses aléas, des magouilles politiques pour accéder au poste de maire, des quartiers "difficiles", d'adultère, du veau aux hormones. Il faut voir les mimiques de Lamoureux: inénarrables. C'est une pièce de "boulevard" sans autre prétention que de faire rire et c'est réussi. On rit de bon coeur sans arrière-pensée. Quand la pièce débute, des casseurs de la périphérie de Saint-Plonget viennent de mettre à sac une galerie commerciale où se situe un magasin appelé "Le soulier de satin". Parmi les casseurs, un s'est détaché du lot: Félicien Couré-Koulé (je ne suis pas sûre de l'orthographe). Il a le football dans le sang. L'entraîneur de l'équipe de Saint-Plonget (Jacques Balutin) veut l'engager car les scores de ladite équipe sont absolument catastrophiques. La maman de Félicien, "une tornade antillaise" demande au maire (Robert Lamoureux) de donner son accord pour intégrer Félicien, car après tout, le maire n'est-il pas le vrai père de Félicien? Le maire, éleveur de vaches nourries aux hormones, est marié et a un fils pharmacien aux idées d'extrême-droite dont la femme tombe amoureuse de Félicien. Dix-huit ans après, la pièce n'a pas pris une ride ainsi que l'humour de Robert Lamoureux qui en a écrit d'autres aussi savoureuses: Le charlatan, Ce diable d'homme. Il a aussi écrit des sketchs. En revanche, il a été moins heureux au cinéma: la série de La septième compagnie n'est pas un sommet de finesse. Mais bon, je lui pardonne.

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