samedi 21 juillet 2018

Parvana - Nora Twomey / Fleuve noir - Eric Zonca

Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, courez voir Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey. Ce dessin animé réalisé par une Irlandaise est une réussite tant au niveau de l'histoire qu'au niveau de l'animation. En 2001, en Afghanistan, les Talibans font régner la terreur sur le peuple afghan. Parvana et son père qui a perdu une jambe à la guerre contre les Russes essayent de vendre, pour survivre, quelques pauvres biens leur appartenant. Un jour, le père qui a été professeur et a appris à lire et à écrire ses enfants dont Parvana est arrêté d'une manière arbitraire par quelques Talibans. A partir de ce moment-là, la vie de Parvana, de sa mère, de sa grande soeur et de son petit frère devient difficile. La mère de Parvana, en voulant aller rendre visite à son mari en prison, est tabassée violemment car les femmes ne peuvent pas sortir seules sans être accompagnées d'un mari ou d'un frère. Qu'à cela ne tienne, Parvana qui est pleine de courage se coupe les cheveux et met les vêtements de son autre frère mort on ne sait comment. Elle peut désormais marcher dans les rues et acheter de la nourriture. Elle espère aussi parvenir à rendre visite à son père. Quelques rencontres vont l'aider dans son projet. A la différence de Pascale qui a un ressenti assez pessimiste sur ce que raconte l'histoire et sa conclusion, je suis plus positive. C'est vrai que ce qu'on nous raconte n'est pas gai ni pour les Afghans en général, ni pour les femmes en particulier, mais le film est beau à regarder et la fin plus optimiste que ce que je croyais.

En revanche, évitez d'aller voir Fleuve noir d'Eric Zonca. Il s'agit de l'adaptation d'Une disparition inquiétante de Dror Mishani (Editions du seuil). Il paraît que le roman est bien. Je n'en dirais pas autant du film vu en avant-première le 15 juillet pendant la finale de la coupe du monde de foot... J'avais été attirée par la bande-annonce. Le film est totalement raté. Vincent Cassel, pas à son avantage avec ses cheveux gras, joue un commandant de police qui a des problèmes avec son fils qui deale de la drogue. Sandrine Kiberlain est une mère éplorée qui prévient la police que son fils a été enlevé et Romain Duris joue le rôle d'un professeur de français pas très net et assez inquiétant. Le casting m'avait donné envie de voir le film, mal m'en a pris. Certaines scènes sont à la limite du ridicule. L'histoire ne tient pas vraiment debout. Comme m'a dit une collègue, c'est zéro. Pour le coup, je regrette presque de ne pas avoir vu le match de foot...

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lundi 9 juillet 2018

Les indestructibles 2 - Brad Bird / Trix, un T-Rex à Paris

Quatorze ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2 en VO anglaise) sont de retour. On retrouve toute la famille Parr en grande forme. Les Indestructibles sont des super héros dotés de pouvoirs étonnants. Ces pouvoirs se transmettent de parents à enfants. Mais ces superhéros, en voulant sauver la planète (les Etats-Unis), font parfois des dégâts collatéraux et sont désormais priés de se faire oublier. Jusqu'au jour où un milliardaire et sa soeur font appel à la femme de Bob, Helen Parr (alias Elastigirl, la femme élastique) pour une mission. Bob, lui, s'occupe de sa progéniture : Violet, Flèche et Jack Jack, un bébé avec une touffe de cheveu sur la tête. Jack-Jack dévoile des pouvoirs extraordinaires devant lesquels Bob a du mal a faire face. Tout comme Helen qui doit affronter un mystérieux hypnotiseur. Le film dure 1H58, il est plaisant, très bien fait. C'est bourré d'humour. Un film idéal pour petits et grands.

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Et sinon, si vous passez par Paris, allez faire un petit coucou à Trix (une charmante tyrannosaure-Rex qui vécut il y a 65 millions d'années). Son squelette dont on a retrouvé 75% des éléments dans le Montana est exposé jusqu'au 2 septembre 2018 au Muséum d'Histoire naturelle. Trix a une salle qui lui ait entièrement dédiée. Dans les salles avant et après, on apprend plein de choses sur les tyrannosaures et autres bébètes de ce genre. Pour l'anecdote, je suis allée voir Trix à partir de 18h, une heure avant la fermeture du musée, vendredi 6 juillet (la France venait de battre l'Uruguay en quart de finale). Tout le monde était dans la rue ou dans les bars et j'ai donc pu voir Trix dans une salle vide (ou presque), on était cinq visiteurs et deux gardiens. C'était presque une visite privée (mais, pas de chance, c'est fermé le mardi...). J'ai surtout été impressionnée par la hauteur de la bête et la longueur de sa queue (difficile à prendre en photo avec un portable).

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Pour terminer ma journée, j'ai pris une consommation au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, très bel endroit situé juste en face d'une des entrées du Musée. Le thé à la menthe et les gâteaux ont toujours beaucoup de succès.

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lundi 25 décembre 2017

Makala - Emmanuel Gras / Le crime de l'Orient-Express - Kenneth Branagh / Coco - Lee Unkrich et Adrian Molina

Décidément la fin de l'année permet de voir des films passionnants. Voici d'abord un documentaire à ne pas manquer.

En République Démocratique du Congo, Kabwita  Kasongo vit pauvrement avec sa femme et ses jeunes enfants dans une cahute dans un village reculé. Le film commence quand Kabwita se met à abattre un arbre immense avec une simple hache à la force de ses muscles. Il y passe une journée entière. Le vent souffle. L'abattage de cet arbre m'a révoltée dès le début, avant que je comprenne à quoi il allait servir. Kabwita le débite, le met dans un grand four afin de le transformer en charbon de bois. Le soir venu, Kabwita parle avec sa femme qui s'occupe de la maison et de la cuisine. En l'occurence, elle fait griller un rat (vous avez bien lu) sur un brasier. C'est la seule viande qu'ils aient à manger. Kabwita rêve de construire une plus grande maison. Pour ce faire, il entasse le charbon de bois bien arrimé sur un simple vélo. A vue de nez, il y a plus de 100 kg de charbon sur ce vélo surchargé. Puis débute le périple de Kabwita qui va parcourir 50 km avec son chargement. Il marche en poussant le vélo. Le chemin caillouteux et empoussiéré monte et descend. Il manque plusieurs fois de se faire renverser. Le vélo va tomber au moins une fois. Des hommes vont l'aider à le redresser. Plus tard, arrivant aux abords à Kolwezi, il va être rançonner par des policiers. La caméra filme de loin cette altercartion. Sinon, le réalisateur filme au plus près des visages. Kabwita ne se laisse jamais abattre, il a beaucoup de courage et de dignité. La séquence finale dans un lieu de prière chrétien est étonnante. La force du film est qu'on oublie que Makala (charbon en swahili) est un documentaire. Il y a une dramaturgie et un vrai scénario. Du très grand cinéma. Chris le pense aussi. Aurore est en revanche plus interrogative.

Je passe rapidement sur Le crime de l'Orient-Express, deuxième adaptation au cinéma du roman d'Agatha Christie. Branagh qui interprète Hercule Poirot a un accent à couper au couteau. La scène du crime où l'on voit le corps de Ratchett alias Cassetti assassiné de 12 coups de couteau est filmée par le haut, comme si le wagon n'avait pas de toit. Parmi les suspects, Michelle Pfeiffer qui interprète Caroline Hubbard est bien, elle a un rôle plus étoffé que les autres. Et j'ai trouvé que Johnny Depp avait pris un coup de vieux. Sinon, c'est un film qui peut se voir.

Je termine avec le dessin animé Coco qui offre un festival de couleurs et de musique (et pas trop de chansons). J'étais partie pour voir Ferdinand (le taureau) et j'ai donc vu Coco avec un immense plaisir. Le film rencontre un succès mérité. J'ai été bluffée par l'animation. Au Mexique, au moment de la période du jour des morts, le jeune Miguel voudrait jouer de la musique. Malheureusement, sa famille, fabricants de chaussures depuis trois générations, a banni la musique et tout ce qui s'y rapporte depuis que l'arrière-arrière grand-père de Miguel, Ernesto de la Cruz, a quitté sa famille pour faire carrière comme guitariste. Ce jour des morts, tous les défunts de chaque famille sont célébrés. Les photos de chacun sont bien mis en évidence sur un autel dans un coin des maisons. La famille de Miguel ne déroge pas à la règle. Quand, à un moment donné Miguel s'empare d'une guitare et passe dans le royaume des morts, l'histoire prend de l'ampleur. Le scénario très bien écrit réserve plein de surprises dont un coup de théâtre. Je suis d'accord avec un des messages du film: les morts sont vraiment morts quand plus aucun vivant ne pense à eux. Un très bon film pour petits et grands.

Ceci étant, je vous souhaite un joyeux Noël!

mardi 9 août 2016

Comme des bêtes - Chris Renaud

J'ai voulu voir Comme des bêtes (le titre original est plus parlant: The Secret Life of Pets, soit "La vie secrète des animaux de compagnie") réalisé par Chris Renaud (le créateur des Minions), car j'avais trouvé la bande-annonce très amusante. Pour résumer, ce film est sympa mais il manque de vrai scénario. En revanche le rythme est trépidant et sans temps mort. L'animation est réussie même si j'ai trouvé les couleurs un peu criarde par moment.

A Manhattan, dans un immeuble d'habitation, Max, un terrier Jack Russell, mène une vie heureuse avec sa jeune maîtresse, Katie. Tous les matins, Max aboie joyeusement pour que Katie ne parte pas à son travail. Il n'aime pas rester seul (comme les autres chiens en général). Pendant que les maîtres sont partis, les animaux font les fous, se fréquentent les uns les autres, etc. Un soir, Katie revient en compagnie de Duke, un gros chien marron sans race définie. Max n'est pas heureux de devoir partager l'affection de Katie ainsi que sa gamelle et son panier. Max et Duke deviennent ennemis mais, suite à un concours de circonstances, les deux chiens vont s'allier pour affronter toute une armée d'animaux - commandés par un lapin blanc psychopathe - qui, eux, n'ont pas la chance d'avoir des maîtres aimants. Max et Duke vont être aidés par Chloe, une chatte grise assez dodue, Pops, un vieux chien paralysé de l'arrière-train, Tiberius, un faucon neurasthénique, et Gidget, une chienne eskimo américain qui en "pince" pour Max. Les scènes d'extérieur sont souvent spectaculaires. Il y a des gags assez drôles, des séquences émouvantes comme quand on apprend ce que fut la vie de Duke avant son adoption par Katie. Il semble qu'une suite à ce film est prévue pour sortir en 2018.

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dimanche 17 juillet 2016

L'âge de glace 5: Les lois de l'univers - Galen T Chu et Mike Thurmeier

Après les tragiques événements qui viennent de frapper durement Nice et la France, je ne peux même pas vous conseiller, pour vous distraire un peu, de voir un dessin animé que j'attendais avec impatience. En effet, L'âge de glace 5: Les lois de l'univers nous a déçus, mon ami et moi. Le film d'animation ne devrait durer que 10 ou 15 minutes, en plus de celles où l'on voit Scrat et son gland provoquant un beau charivari dans l'univers en perturbant le mouvement des planètes. Comme dans un jeu de flipper, Mars rebondit sur Jupiter en laissant la marque rouge caractéristique sur la plus grosse planète de notre système solaire; la Lune se retrouve en orbite autour de la Terre; Saturne saute dans ses anneaux et un astéroïde géant se dirige droit vers la Terre. Et l'on retrouve, sur notre planète, Manny le mammouth, Diego le tigre et Sid le paresseux, entourés de personnages de plus en plus nombreux: Ellie, la compagne de Manny, leur fille Pêche et son fiancé Julian, Khira, la copine de Diego, Mémé, la grand-mère de Sid, etc. La belette borgne Buck rencontrée dans L'Age de glace 3: Le temps des dinosaures va prendre la tête des opérations afin que l'astéroïde soit détourné de sa trajectoire. A part ça, l'histoire n'est ni très amusante ni originale: Manny ne veut pas que Pêche parte pour vivre sa vie avec Julian, Sid va peut-être enfin rencontrer l'amour en la personne de Brooke, une charmante femelle paresseux, qui vit dans la communauté de Geotopia où l'on ne vieillit pas. Je pense que c'est l'Age de glace de trop. En revanche, je rêve d'un long-métrage avec Scrat et rien que lui. J'espère que cela se fera un jour.

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dimanche 26 juin 2016

Le monde de Dory - Andrew Stanton

Le monde de Dory, le nouveau dessin animé des studios Pixar/Disney, représente une belle réussite visuelle et scénaristique. L'histoire, bourrée d'humour, est une suite au Monde de Nemo sorti en 2003. Dory, le poisson chirurgien bleu qui souffre de "trouble de la mémoire immédiate", qui avait bien aidé Marin (un poisson-clown) à retrouver son fils Nemo, est l'héroïne de ce nouveau long-métrage. Malgré sa mémoire défaillante, Dory se souvient qu'elle a un père et une mère. Elle décide de partir à leur recherche. Dory a beaucoup de courage. Elle est même téméraire, à la limte de l'inconscience. Elle va traverser un océan et être aidée par Hank, un poulpe neurasthénique à sept (et non huit) tentacules (il en a perdu un). Pour ce faire, Hank se sert de ses cellules chromatophores pour se fondre dans le décor (ce sont des moments très amusants). Destinée, un requin-marteau myope, ainsi que Bailey, un belouga dont le sonar donne des signes de faiblesses, vont aussi beaucoup contribuer à ce que Dory atteigne son but. Je ne vous dirai pas si Dory retrouve ses parents. En tout cas, la salle a applaudi à la fin et j'ai passé 103 minutes très sympathiques.

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mardi 5 avril 2016

A perfect day - Un jour comme un autre - Fernando León de Aranoa / Kung Fu Panda 3 - Alessandro Carloni et Jennifer Yuh Nelson

Je voulais évoquer A perfect day - Un jour comme un autre avant qu'il ne soit trop tard. En effet, le film est sorti dans peu de salles, le 16 mars 2016. Ce long-métrage réalisé par un Espagnol réunit Tim Robbins, Benicio Del Toro, Mélanie Thierry et Olga Kurylenko entre autres. L'histoire se passe pendant la guerre en ex-Yougoslavie à la fin du XXe siècle. Un groupe d'humanitaires parcourt les routes escarpées de la région des Balkans pour prêter secours à la population qui manque de tout. En particulier, l'eau potable se faisant rare, les quatre humanitaires et leur interprète Damir essayent de trouver une corde longue et résistante afin de retirer un cadavre jeté au fond d'un de ces puits. Je vous laisse découvrir comment et s'ils vont arriver à leur fin. Ce film souvent drôle comporte des moments émouvants et la fin assez ironique est très réussie. Le ton du film m'a fait penser à No Man's Land de Danis Tanovic (2001).

Je passe maintenant à Kung Fu Panda 3. J'ai vu les deux premiers volets et je suis fan de Po, le panda friand de nouilles et de brioches. Il va affronter Kai, un adversaire redoutable venu du pays des morts qui prépare sa vengeance depuis 500 ans. Kai est un buffle qui augmente son pouvoir en se servant d'amulettes en jade où sont emprisonnées les âmes de ses adversaires. Po, de son côté, retrouve son vrai papa panda et toute une colonie de ses congénères. Le film ne casse pas cinq pattes à un panda mais l'ensemble est sympathique.

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samedi 20 février 2016

Zootopie - Byron Howard / Rich Moore

Zootopie, le nouveau film des studios Disney, est épatant et devrait ravir petits et grands. Dans la salle où j'étais, il y avait une majorité écrasante d'adultes. Judy Hopps, une jeune lapine issue d'une famille nombreuse (bien entendu) et dont les parents cultivent et vendent des carottes, rêve de devenir officier de police. 15 ans plus tard, elle sort major de sa promotion et est nommé dans un commissariat de Zootopie. Dans cette mégapole où les humains sont absents, les animaux grands et petits, proies et prédateurs, gros mammifères ou petits rongeurs, vivent en bonne intelligence depuis longtemps. Comme les humains, ils sont vêtus de pied en cap et ont une vie sociale. Dès le début, Judy a du mal à se faire une place parmi les gros "balèzes" du poste de police. Elle se retrouve simple contractuelle. C'est lors d'une ronde qu'elle croise le chemin d'un renard, Nick Wilde, qui s'enrichit par ses magouilles avec un bâtonnet de glace à l'eau qu'il a arnaqué: un modèle du genre. Pendant ce temps, le reste des policiers est chargé d'enquêter sur la disparition inquiétante de quatorze mammifères (tous des prédateurs) dont une loutre. L'enquête piétine et cela permet à Judy d'y participer. Nick, à son corps défendant, va l'aider. Pour la suite, allez voir ce film plein de trouvailles, d'humour comme la séquence savoureuse des paresseux employés derrière un guichet, ou celle avec le "big" boss (une souris minuscule) qui parle comme Marlon Brando dans Le Parrain en donnant des ordres à des gros ours blancs. J'ajouterai que les méchants ne sont pas ceux qu'on pense. Tout va bien se terminer sans que cela tombe dans la niaiserie. Un film tonique à l'animation très réussie et qui se termine sur une chanson de Shakira. Lire les billets de Wilyrah et Mymp.

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jeudi 16 juillet 2015

La Isla minima - Alberto Rodriguez / Les Minions - Kyle Balda / Pierre Coffin

Si vous ne devez voir qu'un film cette semaine, je vous conseille vraiment La Isla minima d'Alberto Rodriguez (sortie le 15 juillet 2015). La Isla minima fait partie d'une région peu touristique et peu connue d'Andalousie dans les marais du Guadalquivir. Les vues aériennes de cette région qui ponctuent le film sont spectaculaires. Nous sommes en 1980, pendant la "transition démocratique", 5 ans après la mort du Général Franco. Pedro et Juan, deux flics venus de Madrid, sont chargés d'enquêter sur les disparitions (qui s'avèrent très vite être des assassinats) de deux adolescentes. Pedro va être bientôt père, c'est un jeune policier avec des idéaux. Juan est plus âgé, il a un passé trouble, il a été formé dans les rangs de la police politique franquiste. Cela ne les empêche pas de mener à bien leur enquête et de découvrir le meurtrier dont je ne vous dis rien car on n'en saura pas beaucoup sur lui. J'ai aimé l'atmosphère général du film. Il y a un travail intéressant sur la lumière. Un film que je recommande. Lire le billet d'Alex-6.

En revanche, vous pouvez éventuellement vous abstenir de voir Les Minions. Ayant bien apprécié Moi, moche et méchant et Moi, moche et méchant 2 (surtout ce 2ème opus), j'étais curieuse de voir les Minions dans une histoire écrite pour eux, où ils tiennent la vedette (dans les deux premiers films, ce ne sont que des personnages secondaires). J'avoue avoir été assez déçue. Le scénario m'a paru un peu léger. Les vrais gags sont rares, j'ai très peu ri. On a un petit historique sur l'existence des Minions depuis la préhistoire au temps des dinosaures. Ces minions de couleur jaune (dont certains sont des cyclopes) sont dévoués à des "méchants" (comme le tyrannosaure). Plus tard, on retrouve les Minions au temps des Pharaons, puis disciples d'un vampire et même auprès de Napoléon! Tout ça pour arriver à 1968 où la "super méchante" veut dérober la couronne de la Reine d'Angleterre (rien que ça!). Elle se sert des Minions pour mener à bien son projet. J'ai trouvé ce film de 1H20 + 10 mn de générique assez interminable. Peut-être parce que les Minions ne parlent pas vraiment. Ils s'expriment de manière inintelligible. Et puis la "Super méchante" n'est pas très réussie. Elle est surtout super-prétentieuse. Un film que je ne trouve pas indispensable.

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samedi 4 juillet 2015

Vice-Versa - Pete Docter et Ronaldo del Carmen

Vice-Versa de Pete Docter et Ronaldo del Carmen est la nouvelle production des studios Pixar sous la houlette de Disney. Riley, une petite fille, vient de naître. A l'intérieur de son cerveau, ses émotions, Joie (jolie fille en robe jaune et cheveux bleus), Tristesse (bleu) , Colère (rouge), Peur (violet) et Dégoût (vert) se mettent aux commandes. Au fil des ans, les souvenirs gais ou tristes s'emmagasinent dans des boules de différentes couleurs. Heureusement que Joie est là pour empêcher que Tristesse ne commette trop de bévues. Riley grandit et elle arrive à l'âge difficile de la puberté (11 ans+). Une période où le père et la mère prennent la décision de déménager du Minnesota et son climat rude vers la Californie et San Francisco. C'est un véritable déracinement pour Riley: un nouveau départ, une page qui se tourne, une nouvelle maison (triste), de nouveaux camarades d'école, etc. Dans son cerveau, les émotions, les pensées (représentées par un train au dessus du ravin de l'oubli), les centres d'intérêts (des îlots en équilibre instable), l'insconcient et un ami imaginaire rose à trompe appelé Bing Bong sont bien chahutés, rien ne va plus dans ce petit monde où Joie faisait régner l'harmonie. J'ai trouvé ce dessin animé réussi du point de vue animation, en particulier la séquence quand Joie, Tristesse et Bing Bong prennent le raccourci de l'inconscient: ils sont déconstruits en quatre étapes pour devenir des abstractions avant de reprendre leur forme d'origne. C'est très intelligemment fait. Pour le reste, les personnages humains m'ont paru assez simplistes face aux émotions de Riley qui est une petite fille somme toute, pas très sympathique (c'est l'âge bête comme on dit). Un film à voir mais ne vous attendez pas rire beaucoup. Lire le billet très complet de Princecranoir (très enthousiate) et celui de ffred (nettement plus réservé). Je me situe entre les deux.

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