samedi 7 mai 2022

Exposition "Tignous Forever" à Montreuil (avril-mai 2022)

C'est une information entendue sur France Inter la semaine dernière par dasola qui l'a amenée à me signaler cette exposition Tignous Forever. Du coup, je (ta d loi du cine, squatter" chez dasola) suis passé il y a quelques jours au Centre Tignous d'art contemporain, à Montreuil (93100).

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Deux affiches obtenues via l'accueil de l'exposition

Tignous ("petite teigne"), c'était le surnom affectueux donné par sa grand-mère à un enfant avant qu'il ne devienne un dessinateur connu, comme le rappelle l'un des panneaux explicatifs de cette exposition. Chloé Verlhac, la veuve de Tignous (dont le vrai nom était Bernard Verlhac) est la commissaire de l'exposition, qui a débuté le 21 avril et dure jusqu'au 21 mai 2022 (accès gratuit). Qu'y trouve-t-on?

Des dessins, beaucoup de dessins (je ne les ai pas comptés!), souvent petits, parfois sous verre, classés par thèmes. Ceux qui connaissent déjà l'oeuvre de Tignous peuvent y reconnaître certains dessins déjà vus ou parus dans Ni dieu ni eux ou dans Comment rater ses vacances, entre bien d'autres. Mais l'exposition propose également des témoignages d'autres dessinateurs, dont certains qui avaient bénéficié des conseils de Tignous à leurs débuts (Catherine, Aurel, ...). Les salles enchevêtrées offrent bien des murs servant de supports.

Sur un écran mural passe une interview par des étudiants (si j'ai bien compris les quelques minutes où je m'y suis arrêté?), sur un autre écran, la série de dessins animés des pandas de Tignous (série dérivée de Pandas dans la brume). Dans un recoin, on trouve aussi des photos panoramiques de son atelier, pendant que la voix de Chloé Verlhac évoque la manière dont elle a dû annoncer la mort de leur père à ses enfants, après son assassinat à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015.

Après avoir demandé l'autorisation, j'ai pris quelques photos (pas assez, selon dasola).  

P1010585 La photocopieuse... comme instrument de travail dans l'atelier?

P1010595 Tignous interviewé... (en vrai, il parle et il bouge!)

P1010594 Une des salles en perspective  P1010593

P1010592 Dessin en noir et blanc, puis couleurs aquarelle (sur une photocopie en papier cartonné)

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Même avec l'aide de l'accueil sur place, je n'ai pas trouvé dans les accrochages un dessin figurant dans le catalogue de l'exposition (ci-dessous): aurait-il risqué de heurter certaines sensibilités?

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Pour visiter à votre tour l'exposition, vous trouverez les informations pratiques sur le site du Centre (adresse, horaire). Voici aussi le lien vers le catalogue de l'exposition (ses 24 pages sont aussi disponible sur place en version imprimée gratuite). Le programme des animations annonce, entre autres choses intéressantes, une visite commentée par Chloé Verlhac samedi 14 mai 2022 à 17 h, suivie d'une séance de dédicace et vente de dessins de Tignous. Je tâcherai de my rendre. 

Pour finir, je vais citer les derniers mots du catalogue, signés Chloé Verlhac: "Lorsqu'ils sont entrés le 7 janvier, Tignous demandait à la cantonade: «Quelle est notre part de responsabilité dans la souffrance de ces jeunes qui partent faire le djihad et pour qu'ils en arrivent là?»... Ils ont tué un mec bien. Donner à voir ses dessins est notre plus belle revanche. L'intelligence contre la connerie, le rire contre l'obscurantisme et la vie plus forte que la mort. Nous te continuons. Nous te continuerons."

*** Je suis Charlie ***

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mercredi 6 avril 2022

Aujourd'hui 6 avril 2022, j'ai changé de dizaine mais tout va bien.

Eh oui, le temps passe vite! Quinze ans et trois mois de blog. Quinze ans et cinq mois que j'ai rencontré mon ami Ta d loi du cine. Je ne me rends pas compte que je suis si vieille car désormais, j'ai droit à la carte Senior pour la SNCF, ce qui n'est pas si mal. Je ne suis pas encore à la retraite mais d'ici quatre ans, cela sera le cas. 

Pour ce jour pas comme les autres, je suis allée à la Cinémathèque pour voir l'exposition sur Romy Schneider qui s'est ouverte le 16 mars dernier. Il y a bien entendu beaucoup de photos de films et sur les tournages ainsi que des documents manuscrits de l'actrice disparue il y a presque 40 ans. Des extraits de films qui tournent en boucle. Quelques robes dont une portée dans Ludwig réalisé par Luchino Visconti, une des tenues dans La Banquière de Francis Girod, deux robes vues dans Le Vieux fusil. Il y une salle réservée aux films de Claude Sautet. La carrière même courte de Romy Schneider aux Etats-Unis n'a pas été oubliée. Le début de l'exposition est consacré à sa période autrichienne avec les Sissi, Monpti ou Jeunes fillles en uniforme, Katia et Christine. C'est émouvant de voir ces photos de films que j'ai vus pour la plupart. Pour les fans de Romy Schneider, ils n'apprendront pas grand chose, mais c'est une belle exposition avec un catalogue (à 35 euros) qui reprend l'intégralité des photos et documents exposés. L'exposition dure jusqu'en juillet 2022. Je n'ai pas pris de photos, d'ailleurs personne ne photographiait quoi que ce soit. Prendre des photos de photos, je n'en ai pas vu l'intérêt. En revanche, je suis allée faire un tour à la librairie de la cinémathèque qui est très bien achalandée en livres et en DVD/Blu Ray. Concernant Romy Schneider, il y avait, outre le livre de l'expo, un ouvrage sur le tournage de La piscine, diverses biographies, quelques DVD, des magnets et même une boule de neige avec le portrait de Romy Schneider dans Sissi! Le prix d'entrée de l'expo est de 12 euros, elle dure jusqu'au 31 juillet 2022.

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jeudi 7 janvier 2021

Le Rire de Cabu - Exposition (à la Mairie de Paris) & Livre

En ce 7 janvier 2021, six ans se sont écoulés depuis le massacre de Charlie Hebdo. 12 personnes ont été assassinées ce jour-là. Je leur ai rendu, je leur rends et leur rendrai hommage le 7 de chaque mois. Mais cette fois-ci encore, mon billet concerne Cabu.

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) m'étais rendu à l'Hôtel de Ville de Paris pour visiter l'exposition Cabu quasiment dès son ouverture, le 9 octobre 2020. Et puis il y a eu le deuxième confinement (à partir du 30 octobre), ce qui m'a empêché d'en tirer un article pertinent. 

Exposition_LeRiredeCabu_MairiedeParis_2°21_070121

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En ce début 2021, j'ai cru comprendre en regardant ce qu'il en était aujourd'hui que l'exposition, qui devait avoir lieu initialement du 9 octobre au 19 décembre 2020 (voire au 9 janvier 2021), serait relancée, ou réactivée, sur une nouvelle période, à compter du 12 janvier 2021. Mais avec le report plus ou moins sine die de la réouverture des "lieux culturels", pas sûr que ces dates soient toujours d'actualité...

Je n'ai en tout cas jamais reçu réponse du service de presse aux trois mails où je leur demandais des informations un peu plus spécifiques que ce qui figurait sur les outils de communications "officiels" (dossier de presse...). J'aurais aimé informer mes lecteurs sur l'historique de ce projet d'exposition (quand l'idée en est-elle née? Qui est à l'iniatitive du projet [Mairie, ou ayants droit de Cabu]? A quelle date le Conseil de Paris a-t-il eu à se prononcer sur cette exposition?), sur la synchronicité (sans doute volontaire) avec le procès des attentats de janvier 2015 (lui-même retardé par la crise de la Covid-19 [procès que la presse annonçait en juin 2019, sauf erreur de ma part, pour entre avril et juillet 2020]), et pouvoir donner de vrais éléments d'information chiffrés (nombre de visiteurs espérés ou attendus [avec ventilation entre scolaires et grand public], chiffres réels de fréquentation, comparaison avec d'autres expositions de ces dernières années à la Mairie de Paris [Exode de 1940, Libération de Paris...], et enfin budget de cet événement gratuit [c'est-à-dire payé par d'autres que ceux qui l'utilisent / le visitent]). Je dois donc me passer d'une réponse écrite dont j'aurais pu vous faire part. 

Par contre, je viens de découvrir la possibilité de visiter via internet, "virtuellement", l'exposition en ligne: la voix de Véronique Cabut nous y accueille en disant qu'Anne Hidalgo avait souhaité cette exposition dès janvier 2015. Bien entendu, pour ma part, j'ai préféré la visiter en présentiel (à la période où cela a été possible). 

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En ce qui, maintenant, concerne le livre, je me le suis procuré la veille du deuxième confinement (fin octobre 2020).

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Le Rire de Cabu, 194 pages, éditions Michel Lafon, 2020

Il se présente comme le catalogue de l'exposition. Parmi les différents textes introductifs (signés par Riss, par Jean-Luc Porquet [biographe], par Jean-François Pitet [commissaire de l'exposition]), je vais citer celui de Véronique Cabut: "Cabu était un homme libre. Il nous reste ses dessins, il me reste à construire sa mémoire. Visionnaire, il l'était. Il avait tout compris de notre époque et savait plus que personne anticiper les débats actuels. Le dessin de presse satirique est un élément essentiel de notre culture et de notre environnement démocratique. C'est sans doute pourquoi Cabu mettait autant de passion et d'énergie à le défendre avec talent, sans jamais sacrifier son humour. A travers cette exposition dont le principe était acté dès 2015 par Anne Hidalgo, la maire de Paris, une évidence commune s'est imposée: faire rire!". 

L'exposition débute avec la reconstitution de l'atelier de travail de Cabu, et nous présente sa célèbre (?) automobile "de collection", amenée sur place en tôle et en pneus.    

P1120158 le rabat de la 2e de couv' se déplie...  

P1120162 p.63, évocation de la "Trèfle" de Cabu

J'ai trouvé dans le livre les documents vus affichés en reproduction (ou "en original" dans des vitrines). Lorsque j'avais fait la visite, la circulation était suffisamment fluide pour qu'on puisse rester devant chaque dessin plus longtemps que devant la Joconde au Louvre. Je pense que j'avais bien dû y passer 90 minutes. Je vous cite ci-après quelques-uns des dessins que j'avais appréciés "en vrai". 

P1120160 p.21. C'est vrai que ce dessin date un peu (1986 - 35 ans): aujourd'hui, les habitants de la France doivent être quelque 67 millions. Mais la question (im)pertinente reste inchangée. 

L'exposition donnait aussi à voir et à entendre "en boucle" le témoignage d'un des protagonistes du canular Strasbourg-Paris en 1959, monté en sa ville natale de Châlons par le jeune Cabu avec deux complices. 

Le montage de trois dessins ci-dessous m'a parlé: combien de bourgs ont été "tués" par la déviation de la route nationale qui les traversait? Mais les conséquences vont encore plus loin, pour Cabu... 

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L'exposition comme le livre ambitionnent de rappeler tous les aspects d'une carrière de dessinateur de presse débutée dans les années 1950.   

P1120163 p.72. Cette seconde partie de "calendrier selon Cabu" était restée inédite car elle n'avait pu être diffusée dans l'émission Récré A2 (faute de temps) le 31 décembre 1981 (il y a près de 40 ans). 

P1120161 p.23. En 2022, la question de savoir quelle France nous voulons (celle des Beauf, ou pas) se posera sans doute une fois encore...

En conclusion, un livre (à défaut d'exposition) qui ambitionne de faire découvrir Cabu et ses sujets de prédilection à qui ne le connaissait pas, avec entre 300 et 350 documents et dessins, dont quelques inédits. La plupart sont "copyright V. Cabut", bien sûr.

A toutes fins utiles, je vous renvoie au dossier de presse officiel de l'exposition. Enfin, nettement plus intéressant, on peut aussi trouver la mise en ligne de ses planches exclusives pour la Mairie de Paris (collaboration à 50 numéros du magazine A Paris, entre 2002 et 2014). 

*** Je suis Charlie ***

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vendredi 11 décembre 2020

Billet de (très) mauvaise humeur

Je ne décolère pas depuis les annonces du gouvernement hier soir (jeudi 10 décembre 2020). La culture en prend un coup: pas de cinéma, pas de théâtre, pas d'expos, pas de musées, pas de bibliothèque (?)... Qu'est-ce qu'il nous reste? Nos yeux pour lire (heureusement que le livre existe). Je ne comprends pas que l'on accepte que certains grands magasins soient ouverts en cette période des Fêtes dans lesquels il y a beaucoup de monde, et que l'on considère que les lieux de spectacles soient considérés comme dangereux. Moi qui suis allé deux fois au théâtre et plus de 40 fois au cinéma entre fin juin et fin octobre 2020, je peux témoigner que la distanciation physique y était respectée, et les gens gardaient leur masque pendant toute la durée du spectacle ou pendant la projection. J'adorais aller au cinéma pendant les fêtes de fin d'année. C'était un bon remède pour ceux qui ont tendance à déprimer pendant cette période (et il y en a). S'il faut aller manifester pour que les spectacles revivent, je suis partante. Après les grèves des transports à la fin de l'année dernière et la Covid cette année 2020... Vivement que cette période de "m...de" se termine.

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vendredi 30 octobre 2020

Gabrielle Chanel - Manifeste de mode

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Vendredi 23 octobre 2020, j'ai eu la chance d'aller à l'exposition Gabrielle Chanel - Manifeste de mode. Elle a lieu jusqu'au 14 mars 2021. J'espère que si vous passez par Paris après le deuxième confinement, vous pourrez voir cette très belle exposition qui a lieu au Palais Galliéra - Musée du costume dans le XVIème arrondissement de Paris. La maison Chanel a par ailleurs financé des travaux dans ce bâtiment en créant une galerie en sous-sol. Pendant la visite, on est masqués mais on peut prendre des photos des robes, tailleurs et autres ensembles créés par Gabrielle Chanel entre 1920 et 1970. Les accessoires ne sont pas oubliés comme les bijoux, le sac 2.55 et le parfum N°5. Parmi les vêtements présentés, j'ai une préférence pour les tailleurs puis les robes de jour. Une expo à voir. A la boutique, il y plusieurs publications dont un catalogue à moins de 12 euros qui complète bien la visite.

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dimanche 7 juillet 2019

Expositions en Normandie (Wolinski ou Vuillemin à l'honneur... et toujours Dubout!)

Il y a déjà quelque temps, à l'occasion d'une excursion à Trouville (Deauville), dasola et moi (ta d loi du cine, squatter sur son blog), nous avions découvert (grâce à une grande banderole sur un rond-point!) un événement provincial qui, cette année, mettait à l'honneur Wolinski.

Il s'agissait de la 6ème édition d'un "Salon du dessin satirique" principalement consacré au dessinateur Dubout (1905-1976), organisée par son petit-fils. En 2019, en plus de 55 dessins d'Albert Dubout, le Salon présentait 80 dessins et un dessin animé (qui passait en boucle sur un téléviseur), aimablement prêtés par Maryse Wolinski. Comme il nous l'a gentiment raconté, pour la première édition, en 2012, l'organisateur avait contacté Cabu et Wolinski. Ce dernier ayant eu un empêchement de santé cette année-là, seul Cabu avait été mis à l'honneur lors de l'événement. Et puis il y a eu le 7 janvier 2015... C'est seulement en 2019 que Didier Dubout a proposé à Maryse Wolinski de relancer le projet d'hommage conjoint.

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Le Salon a lieu dans l'église Saint-Pierre, située dans la bourgade de Touques. Construite au XIème siècle, elle a pu voir passer Guillaume le conquérant, ou du moins une partie de sa flotte, en route pour aller conquérir l'Angleterre. Cette localité était jadis un port florissant de par sa position dans l'estuaire (aujourd'hui ensablé) du fleuve côtier, la Touques, qui lui avait donné son nom. L'édifice ayant subi un incendie lors de la Guerre de Cent ans, il est de nos jour de dimensions plus restreintes qu'à l'origine. Désaffecté à la Révolution française, l'ancien lieu de culte a ensuite servi d'entrepôt. En 1840, il fait partie du millier d'édifices protégés à la demande de Prosper Mérimée au titre de la première liste des Monuments historiques. Depuis maintenant deux décennies, l'église Saint-Pierre accueille des expositions (et le public qui va avec), à la satisfaction, semble-t-il, des municipalités de Deauville ou Trouville, dépourvues de lieu correspondant.

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Il est de notoriété publique qu'Albert Dubout a influencé Wolinski. Ainsi, il me semble qu'on sent nettement l'influence de Dubout sur le dessin titré La jungle visible sur Gallica.

Les personnages de Wolinski sont souvent bavard, là où les "trognes" de Dubout ne s'accommodaient guère de paroles. Mais je suppose que je peux m'essayer à faire rimer les dessins ci-dessous (personnages ou situation aquatique, noir et blanc ou couleur...). 

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Je précise que nous avons bien entendu demandé l'autorisation avant de prendre des photos de quelques-uns des dessins exposés.

P1110087 ...rejoueront-ils le match en 2022 (dessin muet, sans commentaire)?

Beaucoup de texte, par contre, ensuite.

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P1110094  Société : ils ont bien changé, Monsieur et Madame Anatole...

P1110096 (vous avez dit Brexit?)

P1110098 (les Présidents passent...)

P1110097 (le Salon de l'Agriculture, moi, ça me parle...).

P1110092 Je ne suis pas persuadé que le changement de tête suffise à induire un changement de politique(s). 

Parmi les livres disponibles à la vente dans la petite "boutique" liée à l'exposition, j'ai acquis "Chérie, je vais à Charlie", de Maryse Wolinski, et Les Falaises, compilation thématique de dessins de Georges s'étendant sur plus d'un demi-siècle de création (je pense que j'aurai l'occasion d'y revenir dans de prochains billets) [chroniqués respectivement les 07/12/2019 et 07/12/2020]. Y figuraient aussi deux "anthologies" parues du vivant de Wolinski (et peut-être difficiles à se procurer aujourd'hui), avec deux approches complémentaires, aux dires de l'organisateur de l'exposition : l'un des ouvrages rassemblant des dessins choisis par Wolinski lui-même, qui maîtrisait la réalisation de l'ouvrage. Et le second avec un regard extérieur, apporté par des bibliothécaires et des conservateurs de musée. Georges Wolinski, Le pire a de l'avenir, Le Cherche Midi éditeur, 2012, 928 p., et Martine Mauvieux (dir.), Wolinski, 50 ans de dessins [exposition, Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Paris, 29 juin-2 septembre 2012], Hoëbeke / BNF, Paris, 2012, 158 p.

Pour en terminer avec des éléments bibliographiques, voici un livre sur Dubout que nous avions acheté à l'occasion d'une exposition rue Saint-Honoré à Paris, il y a déjà quelques années (il y est question de Wolinsky [sic!] p.52).  

P1110214 Michel Melot (préf. Frédéric Dard), Dubout, éditions Michèle Trinckvel, 1996.
Il n'était pas en vente au Salon de Toucques (qui mettait en avant d'autres ouvrages sur l'oeuvre de Dubout).

Lors de notre visite, au mois de mai, Didier Dubout nous avait annoncé une exposition "Dessinateurs de presse" aux Greniers à Sel de Honfleur, du 15 juillet au 18 août 2019, en nous précisant que tout restait à finaliser en termes de mise à disposition du local, d'assurances, de conventions avec les auteurs ou leurs ayant-droits... Etait prévu, entre autres, Vuillemin, qui a rejoint en 2015 l'équipe de Charlie Hebdo. Le projet s'est concrétisé, j'en ai reçu il y a quelques jours l'affiche ci-dessous, dans laquelle tout est dit sur les 13 dessinateurs, vivants comme par exemple Trez ou Vuillemin, ou décédés comme Dubout, Wolinski, Jacques Faizant... et les lieux et conditions d'accès pour voir les 280 dessins exposés!

Honfleur_Ete2019_Dessinateurs_de_Presse_affiche

Encore une occasion de s'intéresser au dessin de presse, alors que le New York Times vient récemment de renoncer à en publier dans les colonnes de son édition internationale (à compter du 1er juillet 2019).

*** Je suis Charlie ***

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lundi 29 avril 2019

Exposition Toutânkhamon à La Villette

Si vous avez l'occasion, allez voir l'exposition Toutânkhamon qui se déroule à la grande halle de la Villette jusqu'au 15 septembre 2019. En 2022, cela fera 100 ans que la tombe du pharaon a été découverte par l'égyptologue britannique Howard Carter. Cent cinquante objets authentiques trouvés dans la tombe de Toutânkhamon sont présentés aux Parisiens, dont certains n'étaient encore jamais sortis d'Egypte. Quand ils seront de retour en Egypte, ils seront exposés, avec les 5000 autres trouvés dans la tombe, dans le grand musée égyptien qui est en train d'être construit à 2 km des pyramides. Il est conseillé d'acheter les billets (ce ne sont pas des billets coupe-files) sur Internet. Avant d'entrer dans l'exposition, j'ai crains le pire à cause de grand nombre de personnes qui attendaient. Et bien, j'ai été agréablement surprise, car c'est bien organisé : une soixantaine de personnes entre toutes les dix minutes, et il y a une certaine fluidité. Les objets sont bien mis en valeur derrière des vitres. Les visiteurs ne restent pas "plantés" trop longtemps devant chaque objet exposé. Et on a le droit de prendre des photos (sans flash). Je n'ai pas regretté le prix du billet : 24 euros (le week-end - et 22 euros en semaine). En revanche, la boutique avant de sortir est à déconseiller. Tout est hors de prix et pas toujours du meillleur goût. Je conseille quand même le numéro hors-série de Connaissance des Arts.

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Et voici quelques objets présentés :

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P1100940 Plateau de jeu miniature en ivoire avec un tiroir

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P1100942 Repose-tête

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P1100944  Boîte en calcite

P1100949 Contenants où était entreposée de la nourriture

P1100952 Un fauteuil en bois incrusté d'ébène et d'ivoire avec un repose-pied

P1100955 Un cartouche

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P1100958 Un lit en bois doré

P1100959 Maquette d'un bateau à deux niveaux

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P1100962 Un éventail (à l'origine, il y avait des plumes d'autruches qui l'entouraient).

P1100964 Figure d'Horus en faucon solaire

P1100965 Piquet en corne à poignée décorée (à gauche)

P1100967 Bouclier

P1100979 Statuette en bois doré de Toutânkhamon debout sur un léopard verni en noir

P1100981 Figure en bois doré de Toutânkhamon sur un esquif lançant un harpon

P1100994 Bouchon en calcite d'un vase canope où l'on trouvait les viscères (en haut)

En bas, petit cercueil canope en or

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P1110009 Fléau et crosse

P1110010 Pectoral en or incrusté de lapis, de cornaline et de verre représentant un faucon solaire

P1110019 Calice au voeu de Toutânkhamon en forme de lotus ouvert à deux boutons

P1110024 Plan du tombeau

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Ah, eux, ils ne sont pas exposés. Il s'agit de Nouka à gauche (la mère) et de O'Malley (le fils) à droite, ils vivent chez ma cousine à Limoges. Ils étaient en train de regarder voler une mouche. Je les ai trouvé irrésistibles dans cette position. On dit bien que les chats viennent d'Egypte? 

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mardi 9 avril 2019

Vilhelm Hammershøi - Musée Jacquemart-André

Etant en congés trois jours, je suis allée voir la très belle exposition d'une quarantaine de toiles de Vilhelm Hammershøi, un peintre danois (1864-1916), au Musée Jacquemart-André, boulevard Haussmann (qui a servi de décor pour des scènes de Fedora, le dernier film de Billy Wilder, en 1978). J'avoue que je ne connaissais pas du tout l'oeuvre de ce peintre danois* dont je n'avais jamais entendu parler. Il y a 30 ans, ses tableaux avaient été exposés pour la première fois en France au Petit Palais, et puis une autre exposition avait eu lieu au musée d'Orsay en 1997. Pour mettre en perspective l'oeuvre de Vilhelm Hammershøi, il y a des tableaux de son frère Svend, de son beau-frère Peter Ilsted (le frère de sa femme), et d'un ami, Carl Holsøe. Vilhelm Hammershøi a pris comme modèle ses proches, dont sa femme souvent peinte de dos, ou sa mère. Les tableaux sont dans des gammes de gris et blanc avec parfois des couleurs chaudes. Il représente des intérieurs vides ou parfois occupés par une silhouette féminine. Cette exposition qui dure jusqu'au 22 juillet 2019 m'a beaucoup plu. Le musée, dans un très bel hôtel particulier qui se visite, est ouvert tous les jours de 10h à 18h, et fait nocturne le lundi soir jusqu'à 20 heures 30. Et j'ajouterai que l'on peut prendre les tableaux en photo. J'en ai profité.

20190408_135802 Peter Ilsted : Mère et enfant

20190408_135620 La mère de Villhelm Hammershøi

20190408_135526 Ilda Ilsted La future épouse d'Hammershøi. Il a pas mal travaillé d'après une photo car à l'époque c'était mal vu qu'une jeune femme pose pendant des heures pour un peintre, fut-il son futur mari.

20190408_135508 Autoportrait

20190408_134807 Intérieur (Musée d'Orsay)

20190408_134546 Intérieur avec un pot de fleur

20190408_134442 Intérieur

20190408_134308 Intérieur avec rayon de soleil sur le sol

20190408_134124 Intérieur

20190408_134100 Intérieur avec une femme de dos

20190408_133944 Intérieur avec une femme arrangeant des fleurs dans un vase

20190408_133744 Superbe tableau qui se trouve au Musée d'Orsay. On sent le relâchement de la femme assise. Titre : Hvile ou Repos

20190408_133643 Intérieur avec coin de salle à manger

20190408_133609 Intérieur avec une femme debout

20190408_133515 Cour intérieure de la maison où habitait le peintre

20190408_132901 Cathédrale de Copenhague

20190408_132800 Paysage : très sobre

20190408_132731 Paysage

20190408_132648 La mère du peintre Vilhelm Hammershøi

20190408_132531 Etude d'une femme vue de dos

20190408_132323 Carl Holsøe : Femme de l'artiste dressant la table

20190408_132221 Intérieur avec un jeune homme lisant (Svend Hammershøi)

 * et non hollandais comme je l'avais écrit par erreur (merci Keisha).

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lundi 9 juillet 2018

Les indestructibles 2 - Brad Bird / Trix, un T-Rex à Paris

Quatorze ans après le premier volet, Les Indestructibles 2 (The Incredibles 2 en VO anglaise) sont de retour. On retrouve toute la famille Parr en grande forme. Les Indestructibles sont des super héros dotés de pouvoirs étonnants. Ces pouvoirs se transmettent de parents à enfants. Mais ces superhéros, en voulant sauver la planète (les Etats-Unis), font parfois des dégâts collatéraux et sont désormais priés de se faire oublier. Jusqu'au jour où un milliardaire et sa soeur font appel à la femme de Bob, Helen Parr (alias Elastigirl, la femme élastique) pour une mission. Bob, lui, s'occupe de sa progéniture : Violet, Flèche et Jack Jack, un bébé avec une touffe de cheveu sur la tête. Jack-Jack dévoile des pouvoirs extraordinaires devant lesquels Bob a du mal a faire face. Tout comme Helen qui doit affronter un mystérieux hypnotiseur. Le film dure 1H58, il est plaisant, très bien fait. C'est bourré d'humour. Un film idéal pour petits et grands.

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Et sinon, si vous passez par Paris, allez faire un petit coucou à Trix (une charmante tyrannosaure-Rex qui vécut il y a 65 millions d'années). Son squelette dont on a retrouvé 75% des éléments dans le Montana est exposé jusqu'au 2 septembre 2018 au Muséum d'Histoire naturelle. Trix a une salle qui lui ait entièrement dédiée. Dans les salles avant et après, on apprend plein de choses sur les tyrannosaures et autres bébètes de ce genre. Pour l'anecdote, je suis allée voir Trix à partir de 18h, une heure avant la fermeture du musée, vendredi 6 juillet (la France venait de battre l'Uruguay en quart de finale). Tout le monde était dans la rue ou dans les bars et j'ai donc pu voir Trix dans une salle vide (ou presque), on était cinq visiteurs et deux gardiens. C'était presque une visite privée (mais, pas de chance, c'est fermé le mardi...). J'ai surtout été impressionnée par la hauteur de la bête et la longueur de sa queue (difficile à prendre en photo avec un portable).

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Pour terminer ma journée, j'ai pris une consommation au salon de thé de la Grande Mosquée de Paris, très bel endroit situé juste en face d'une des entrées du Musée. Le thé à la menthe et les gâteaux ont toujours beaucoup de succès.

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lundi 7 mai 2018

Cabu à la Comédie Française (salle Richelieu)

Dasola et moi (ta d loi du cine, "squatter") avons eu l'occasion récemment d'aller à la Comédie Française. Je vais m'appuyer sur cette sortie théâtrale (qui n'est pas le sujet du présent billet) pour mon billet "Charlie hebdo" du mois de mai 2018.

Depuis le 10 mars et jusqu'au 25 juillet 2018, la salle Richelieu expose 200 dessins de Cabu sur la thématique "Vive les comédiens" (dont un certain nombre de croquis inédits), à voir "pendant l'entr'acte" (dans la pratique, il est difficile d'en faire le tour en ce laps de temps sauf à marcher très vite!).

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Plutôt que de la paraphraser, voici les photos de la petite plaquette.

P1090422   P1090421 Il paraît donc qu'il y a des photos jusque dans les toilettes. Question sans réponse à ce jour: dessins différents pour les hommes et les femmes?

Il existe aussi, disponibles en téléchargement, deux riches "Dossier pédagogique" (pour les scolaires) et "Dossier à destination des enseignants".

Durant sa carrière, Cabu a illustré les affiches de plus d'une d'une centaine de pièces de théâtre. Une douzaine sont visibles dans le grand escalier (pas de photos ici).

Lors de notre visite (avant la pièce, à l'entracte, et enfin à contresens lorsque le gros des spectateurs sortaient en fin de spectacle), j'ai fait une sélection "à la volée" des dessins qui me "parlaient" le plus, et Dasola a bien voulu les capter au vol pour que je puisse les citer dans le présent billet. N'oublions pas, bien entendu, de préciser que toute l'oeuvre de Cabu est désormais "copyright Véronique Cabut".

20180429_134121 Je me rappelle avoir vu Bernard Tapie dans cette pièce naguère. Il n'a plus la même tête aujourd'hui (pour la faconde, je ne sais pas!).  

20180429_134402 Il faut prêter attention à tous les textes (accessoirement, je ne savais pas que Cabu avait illustré la chronique théâtrale du Figaro à la fin des années 60...).

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20180429_134621 Bien trouvé, pour l'intermittence! ...

20180429_152933 ... et comme quoi, Cabu est toujours d'actualité (tout est dans le choix parmi ses dizaines de milliers de dessins...).

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20180429_153114 Que n'aurait-il pu encore dessiner, Macron président, en terme de "comédies du pouvoir", ce grand Cabu!

20180429_153925     20180429_134014 [vérification faite, Marivaux, c'est un choix de dasola, pas de moi...]. 

20180429_163622 Ah, et pour finir, ma souffleuse me signale qu'elle voulait faire un petit "coucou" à Claudialucia via ces derniers dessins!

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*** Je suis Charlie ***

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