mardi 19 octobre 2010

The Social Network - David Fincher

Ayant entendu et lu de (très) bonnes critiques sur ce film, je suis allée voir The Social Network qui narre la genèse du réseau social Facebook (d'abord appelé TheFacebook, "trombinoscope" en français) créé par deux étudiants d'Harvard, Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin, en 2003-2004. Le film commence très vite par une scène de rupture entre Mark et sa petite amie, Erica, dans un des bars de l'université. Cela ressemble plus à un dialogue de sourds. Mark, dépité, crée un programme avec son ami Eduardo où on doit voter pour la fille d'Harvard la plus canon. Il se venge d'Erica en l'humiliant via ce forum qui deviendra par la suite Facebook. L'histoire alterne entre l'extension de ce réseau social et les démêlés juridiques entre différents partenaires. En effet, Mark Zuckerberg est accusé d'avoir volé l'idée du réseau social à deux frères jumeaux, étudiants aussi à Harvard et rameurs émérites, et Eduardo Saverin se retourne contre Mark quand il se retrouve dépossédé des parts de Facebook qui devient très rapidement une entreprise florissante grâce à des actionnaires associés et des sponsors. Ce que je trouve remarquable de la part du réalisateur, David Fincher, et du scénariste, Aaron Sorkin, c'est d'avoir rendu passionnante une histoire où le héros n'est qu'un "pauvre type" asocial (ironie de l'histoire), incapable de se faire des amis, plus à l'aise derrière un écran que dans la vie réelle, et qu'on a envie de gifler pendant tout le film. On ne sait rien de lui ni de sa famille. C'est un jeune homme seul. Je n'envie pas sa vie même s'il est devenu le plus jeune milliardaire d'Amérique. Le film nous trace un portrait peu flatteur des universités américaines en général et d'Harvard en particulier, où sont formées les élites américaines. Pauvre Amérique! Sinon, je n'ai pas vu passer les deux heures que dure le film. La salle était très attentive. Je reconnais que c'est un grand film américain, comme je n'en avais pas vu depuis longtemps.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 17 octobre 2010

Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg - Jacques Fortier

Et voici un billet sur Sherlock Holmes et le mystère du Haut-Koenigsbourg le deuxième livre que j'ai reçu dans le cadre de la dernière opération de Masse Critique Babelio. Pourquoi deux, me direz-vous? Et bien lors d'une édition précédente de cette opération, je n'ai jamais reçu l'ouvrage qui m'était attribué, pas encore paru (paraît-il?). Toujours est-il que ce roman policier (de 180 pages chez le Verger Editeur, 9,50 euros), d'un journaliste des Dernières Nouvelles d'Alsace à Strasbourg, a été écrit en hommage à Sir Conan Doyle (1859-1930) pour le 150ème anniversaire de sa naissance. C'est un roman élégant, bien écrit dont l'histoire se passe en 1909 en Alsace et plus précisément au château du Haut-Koenigsbourg dont la restauration vient d'être achevée grâce à l'argent du Kaiser Guillaume II. N'oublions que l'Alsace et la Lorraine sont annexées au IIème Reich allemand depuis 1870 et la défaite de Sedan. Sherlock Holmes flanqué de son fidèle Watson sont envoyés sur place car les gouvernements anglais et français (dans les débuts de l'Entente cordiale) craignent que la restauration du château ne soit qu'une couverture pour dissimuler de noirs desseins, peut-être même une arme secrète. Durant leur enquête pleine de rebondissements, Sherlock et Watson apprennent que trois ouvriers du chantier de restauration sont morts de manière peu naturelle quelques mois auparavant. Ils ont découverts quelque chose qu'ils n'auraient pas dû voir. Ils croisent le chemin de personnages historiques tels que Guillaume II (dont on rappelle que Holmes l'avait tiré d'une situation embarrassante, vingt ans auparavant) ou Bodo Ebhardt (l'homme qui tel Viollet-Leduc a supervisé la restauration du château du Haut Konigsbourg entre 1901 et 1908), et des personnages de fiction comme des envoyés du Vatican et la belle et mystérieuse Xénia Honegger, historienne à Berlin. Sans rien dévoiler de l'intrigue, je dirais que l'arme secrète n'est pas une invention diabolique mais elle renvoie au début de la chrétienté et à la passion du Christ. J'ai passé un très agréable moment à lire ce pastiche holmesien. Je vous le recommande.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 27 juillet 2010

Copacabana - Marc Fitoussi

Copacabana de Marc Fitoussi est l'occasion de voir Isabelle Huppert dans un rôle plus léger que d'habitude: elle joue Babou, la mère d'Esmé(ralda) qui est sur le point de se marier d'ici peu. Esmé ne souhaite pas que sa mère assiste au mariage car elle lui fait honte. En effet, toute sa vie, Babou, de caractère assez fantasque, a eu du mal à trouver un travail stable et elle a fait mener à sa fille une vie chaotique en déménageant souvent. Rêvant de partir peut-être un jour au Brésil, Babou se résout, afin de remonter dans l'estime de sa fille, à accepter un emploi de vendeuse d'appartements en multipropriété à Ostende. Contre toute attente, Babou est douée dans ce domaine et obtient les meilleurs résultats. Elle attire la jalousie de ses collègues mais c'est son bon coeur qui va la perdre (je ne vous dirai pas comment ni pourquoi). Allez voir ce film bien joué par Isabelle Huppert et tous les autres, dont Aure Atika en "méchante", Noemie Lvovsky dans le rôle de la "bonne copine" qui prête sa voiture et Luis Régo qui interprète un amoureux transi (très convaincant dans les deux scènes où il apparaît). Je n'oublie pas Lolita Chammah (la fille d'Isabelle Huppert dans la vie) qui est vraiment très bien. Le film se termine joliment en musique. Tout cela donne envie de partir. Ce film simple et sans prétention semble rencontrer un certain succès public, c'est mérité.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 23 juillet 2010

Deux films avec Gemma Arterton

Je reprends temporairement mon rythme d'un billet tous les deux jours avant ma pause estivale du 1er au 16 août inclus. Car j'ai encore envie de parler de films que j'ai vus ou de romans que j'ai lus même si j'ai quelques réserves pour certains.
J'ai pu apprécier, coup sur coup, Gemma Arterton (
une jeune femme qui est train de se faire un nom dans le cinéma) dans deux films britanniques: La disparition d'Alice Creed de J. Blakeson et Tamara Drewe de Stephen Frears.

Le premier est un huis-clos à suspense très bien fichu avec un début presque sans paroles. Nous avons trois personnages: deux ravisseurs et leur victime, Alice Creed. On voit pendant le premier quart d'heure toute la préparation de l'endroit qui servira de geôle pour la kidnappée et qui est le cadre des 3/4 du film. On apprend petit à petit qu'Alice Creed n'a pas été choisie par hasard mais que des liens unissent la jeune et l'un des ravisseurs. On découvre aussi les liens qui unissent les deux ravisseurs: Vic et Danny, l'un étant un peu plus âgé que l'autre. Toute l'histoire se déroule côté victime et ravisseurs. Il n'y a aucune intervention extérieure. J'ai trouvé le parti pris du réalisateur assez original. Gemma Arterton en kidnappée donne du fil à retordre à ses deux ravisseurs très bien interprétés par Eddie Marsan et Martin Compston (qui a bien grandi depuis Sweet sixteen de Ken Loach en 2002).

Dans le deuxième, nous retrouvons Gemma Arterton dans le rôle de Tamara Drewe du film éponyme. C'est adapté d'une BD de Posy Simmonds qui vient d'être (ré)éditée en français. Devenue journaliste free-lance, Tamara revient dans le village de son enfance pour vendre la maison familiale. Vilain petit canard quand elle était petite, elle est devenue une ravissante jeune femme qui va faire des ravages auprès de la gente masculine alentour. Une des propriétés proche de la maison de Tamara abrite des écrivains plus en moins en mal d'inspiration. Il y a aussi deux jeunes filles (des chipies) désoeuvrées des environs qui s'occupent en espionnant les adultes. Elles vont semer le chaos autour d'elles, tout cela pour les (beaux) yeux d'une rock-star et de son chien appelé "Boss". C'est une histoire d'adultère, de vaches en folie. L'histoire se termine mal. Je ne vous dirais pas comment. J'aurais voulu apprécier plus cette comédie cruelle qui m'a parue manquer de rythme. C'est un peu long. Je m'attendais à autre chose. En revanche, les acteurs, très bien choisis, sont pratiquement tous inconnus du public français. Rien que pour eux et la campagne anglaise, je vous conseille ce film.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 13 juin 2010

L'ombre des montagnes - Marie Frering

Dans le cadre de l'opération "Masse critique", j'avais choisi L'ombre des montagnes (Quidam Editeur) d'une femme écrivain, Marie Frering, née à Strasbourg en 1960 et qui a vécu entre 1994 et 1997 à Sarajevo en pleine guerre des Balkans (selon le communiqué de presse). L'ombre des montagnes son deuxième roman. Quidam Editeur est une jeune maison d'édition spécialisée dans les textes contemporains.

Que dire sinon que le texte est beau mais pas forcément facile au premier abord. Je viens d'ailleurs de relire pour la 3ème fois (à voix haute avec un ton neutre) les 100 pages pour bien m'en imprégner. Il est difficile de parler de ce texte (que je ne qualifie pas de roman), qui est plutôt une suite de courts instants ou descriptions de Sarajevo et de ses habitants pendant la guerre, où il fallait vivre ou survivre malgré les privations, le dénuement, le manque de tout et la peur en permanence d'être mis en joue par les snipers planqués dans les montagnes entourant la ville. Il n'y a pas une histoire mais des histoires. Les gens essaient d'avoir une vie normale. Etant des européens consciencieux, ils mettent leur montre à l'heure d'été (ou d'hiver): "Merveille d'agir sur un mécanisme lorsque la vie est devenue survie mécanique" (p. 23). Tout le texte est au temps présent, car comme il est indiqué dans la note d'intention sur ce livre: "Pendant la guerre, c'est un présent qui dure, amputé d'avenir et éloigné de son passé". J'ai fait une recherche sur Wikipedia à propos de "quérulents" (mot que je ne connaissais pas du tout) et que Marie Frering emploie plusieurs fois pour désigner ceux que l'on ne voit pas, les snipers ou d'autres.

"Quérulent se dit d’un individu qui consacre la plus grande partie de son activité à essayer d’obtenir réparation des préjudices qu’il prétend avoir subis. (...) Ces individus, souvent extravagants et irrationnels, par leur insistance, sombrent rapidement dans un harcèlement qui peut atteindre les accusations criminelles".

A nouveau, je remercie Guillaume Teisseire et Babelio qui permettent de faire découvrir des auteurs pas très connus du grand public. Je peux à présent faire de L'Ombre des montagnes un livre voyageur pour les personnes intéressées.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 11 avril 2010

La commissaire n'aime point les vers - Georges Flipo

Voici le premier roman que je lis de Georges Flipo, que je connaissais seulement comme nouvelliste (cf. mes billets du 05/01/2009 et du 07/10/2008). Je viens de terminer La commissaire n'aime point les vers grâce à l'initiative de l'auteur lui-même qui a dédicacé l'exemplaire du roman voyageur à tou(tes)s les blogueur(se)s qui l'auront entre les mains. Je l'ai vu arriver d'Ille et Vilaine avant de le faire repartir dans la Loire. Que dire de ce roman policier (Pourquoi avoir choisi ce genre en particulier? Je ne sais pas), si ce n'est qu'il est d'une lecture agréable car bien écrit. Néanmoins, je lui trouve plusieurs défauts dont sa longueur: 300 pages (il y en a 100 de trop) parsemées de fausses pistes, de suspects idéals (ou non) et de mobiles pas très clairs. Et il y a beaucoup de morts dans cette histoire. Le deuxième défaut (et pas des moindres), c'est Viviane Lancier, la (elle tient beaucoup au "la") commissaire de la 3ème DPJ de Paris, entourée de ses hommes (comme la chanteuse Barbara). Un peu grassouillette, passant d'un régime amaigrissant à l'autre en dépit du bon sens et dénuée d'humour, Viviane Lancier m'a beaucoup énervée. Elle est peut-être commissaire mais pas une bonne enquêtrice, heureusement qu'elle est aidée par un jeune inspecteur, Augustin Monot, qu'elle aimerait (pourquoi pas?) mettre dans son lit. "Ses" autres hommes restent un peu dans l'ombre. Je ne raconterai pas l'histoire dans laquelle un poème inédit d'un auteur célèbre joue le rôle moteur. Par ailleurs, une nouvelle enquête de la commissaire est en cours d'écriture. Mais s'il vous plaît, Georges, n'arrêtez pas pour cela d'écrire des nouvelles, c'est là où je vous trouve le meilleur.

PS: mon ami qui a commencé le roman a déjà ri à certains passages - bizarrement, là où je n'avais rien vu de drôle?

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 29 mars 2010

Films vus et non commentés depuis le 27/01/10 (suite 2ème partie)

Comme je l'avais annoncé précédemment, voici un billet sur 4 films d'un coup. Il fut un temps où j'aurais publié un billet pour chacun, mais mon retard de rédaction s'accumule par rapport à mon rythme de vision (44 films depuis le 1er janvier!)...

Le film Lovely bones de Peter Jackson aurait pu être bien s'il n'y avait pas eu les séquences de l'entre-deux mondes, dont un endroit semblant être le purgatoire tendance "new age", qui frôlent le ridicule et alourdissent l'ensemble. En revanche, les séquences où le "serial killer" apparaît à l'écran (on devine assez vite que le voisin avec ses lunettes et ses moustaches est un être peu recommandable) font froid dans le dos. Je sais gré au réalisateur de nous avoir épargné la scène du meurtre proprement dit de Susie Salmon très bien jouée par une jeune actrice plein de fraîcheur. C'est elle, la narratrice du film, jusque par-delà la mort. Dès le début de l'histoire, Susie annonce de but en blanc qu'elle a été assassinée à l'âge de 13 ans. Son corps reste introuvable (il faut attendre la fin pour savoir où il est et pour que l'âme de Susie soit en paix). Après cela, que dire du film si ce n'est qu'il faut peut-être lire le roman (que j'espère meilleur)?

I love you Phillip Morris de Glenn Ficarra et John Requa est inspirée d'une histoire vraie. Le film vaut surtout pour la prestation de Jim Carrey qui porte l'histoire. Il joue le rôle d'un agent de police Steven Russell, marié et père de famille au Texas, qui se découvre homosexuel. Enfant abandonné à la naissance, il arrive à retrouver sa mère biologique qui le renie. Amoureux d'un autre homme, il laisse tomber sa famille et mène grande vie avec son amant. Ses extravagances financières l'amènent en prison où il tombe amoureux d'un certain Phillip Morris (Ewan McGregor un peu fade), et ce n'est que le premier tiers de ce film au scénario bien construit et sans temps mort. A la longue, c'est un peu fatiguant. Jim Carrey est présent de la première à la dernière image. Il est tellement bien qu'il en devient effrayant. Film iconoclaste: on sent que ce ne sont pas les Américains qui l'ont produit (le producteur exécutif est Luc Besson). C'est trop politiquement incorrect. A vous de voir.

La régate de Bernard Bellefroid (c'est son premier film de fiction) raconte l'histoire d'une relation violente d'amour-haine entre un père et son fils. Thierry (Thierry Hancisse), le père, aime son fils Alexandre mais cela ne l'empêche pas de le battre et même de le blesser gravement d'un coup de couteau à la cuisse. Il se venge de sa vie ratée. Les scènes de disputes sont à la limite de l'insoutenable. Bon rameur [pagayeur], Alexandre arrive malgré tout à s'entraîner pour participer à une régate de kayak. Son entraîneur (Sergi Lopez, très bien) ainsi que tous les camarades d'Alexandre ne comprennent pas les absences et l'attitude d'Alexandre qui fait comme si de rien n'était. Il ne dénonce pas son père car il l'aime. C'est un film dur mais prenant qui vaut pour l'interprétation des acteurs dont le jeune Joffrey Verbruggen.

Je termine par L'arbre et la forêt d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, avec un Guy Marchand (Frédérick) émouvant et magnifique entouré de Françoise Fabian qui joue le rôle de sa femme (Marianne). Je n'avais pas revu François Negret sur grand écran depuis De bruit et de fureur de Jean-Claude Brisseau (1988). Il interprète un des deux fils de Frédérick et Marianne. Le film est bercé de nombreux extraits de la tétralogie de Richard Wagner. Le jour des obsèques de son fils ainé, Charles, Fréderick brille par son absence. Plus tard, au cours d'un dîner de famille, il explique assez vite pourquoi il a agit ainsi. La révélation sème la confusion parmi les présents dont le fils cadet, Guillaume. La réalisation prend son temps: la musique wagnérienne résonne dans cette belle demeure entourée d'arbres et de bois. Il ne se passe grand-chose. L'histoire est ténue mais on a une impression de repos et de sérénité. Le couple Frédérick/Marianne est uni par une immense tendresse qui touche et le film permet de rappeler une fois de plus un passé douloureux qu'il ne faut pas oublier. Catherine Mouchet dans le rôle de l'ex-belle-fille de Frédérick et Marianne est (toujours) impeccable.

<< précédents <<      >> suivants >>

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
jeudi 11 février 2010

A single man - Tom Ford

Quand Jérôme de Cinefeed/cinefriends (et oui, encore lui) m'a invitée à la projection de A single man de Tom Ford qui sort le 24 février 2010, j'ai dit oui tout de suite, et pourtant je ne savais pas du tout ce que j'allais voir. C'était une projection de presse avec des journalistes critiques de cinéma (ou faisant fonction de -) qui semblaient un peu blasés. Tout le monde se fait la bise, on (non-professionnel[le]) se sent de trop. En plus, une dame à côté de moi qui venait d'assister à une projection, juste avant, du dernier film de Fatih Akin (très bonne comédie paraît-il), répétait que A single man était très mauvais (c'était des oui-dire). Cela démarrait mal, parce que, dans ce genre de circonstance, à son corps défendant, on a un a priori. Après avoir vu le film réalisé par un créateur de mode (Tom Ford a travaillé chez Gucci et YSL avant de créer sa propre maison de couture en 2005), je ne suis pas aussi négative. Rien que pour la prestation de Colin Firth en homosexuel (oui mesdames les blogueuses), le film vaut le détour. Colin est remarquable de sobriété. Il ne tombe jamais dans la caricature. Sa prestation a été récompensée par le prix d'interprétation masculine au Festival de Venise en 2009 (et il est nommé aux Oscars, cette année). L'histoire est adaptée d'un roman de Christopher Isherwood (assez autobiographique). Cela se passe en 1962 (en pleine crise des missiles à Cuba). A Los Angeles, un professeur d'université, George Falconer (Colin Firth), vient de perdre, dans un accident de voiture, son compagnon Jim (architecte avec qui il vivait depuis presque 15 ans). Il n'arrive pas à faire son deuil malgré la sollicitude de son amie Charley (Julianne Moore), qui a un tendre sentiment pour lui. Jusqu'au jour où il rencontre un jeune étudiant qui suit un de ses cours. Mais le destin veille. On peut reprocher à Tom Ford quelques afféteries. Le début surtout fait un peu film de pub, avec un travail sur la couleur de l'image et une voix off désincarnée. Disons que cela manque de simplicité; et puis petit à petit, je suis bien entrée dans le film, mais Colin Firth y est pour beaucoup. Il est présent dans tous les plans ou presque. C'est LA bonne raison d'aller voir le film. La bande-originale années 60 n'est pas mal non plus.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 18 janvier 2010

City Island - Raymond de la Felitta - Films vus pendant la 1ère quinzaine de janvier 2010

Comme je l'avais annoncé dans mon billet du 17/01/10, voici le deuxième film vu durant la dernière quinzaine. Grâce à une invitation du distributeur Chrysalis films que je remercie, j'ai assisté à une projection de City Island de Raymond de Felitta en avant-première (il sort le 20/01/10 [voir le site]). L'histoire se passe de nos jours dans une petite ville de pêcheurs dans le Bronx, un des districts de New York. Les personnages principaux sont les membres de la famille Rizzo, dont on découvre qu'ils ont des secrets les uns envers les autres. Vince (Andy Garcia), un gardien de la prison voisine, fait croire à sa femme Joyce (Juliana Margulies) qu'il joue au poker, alors qu'en réalité il suit des cours de théâtre (il se prend pour Marlon Brando). La fille, Vivian, dit qu'elle étudie le soir (elle a gagné une bourse universitaire) alors qu'elle se produit dans un cabaret de strip-tease. Le fils, Vinnie, surfe de son côté sur internet et se connecte à un club d'échange qui sort de l'ordinaire. D'autres personnages apparaissent: un fils caché de Vinnie qui écope d'une peine dans la prison où exerce son père, une certaine Molly, partenaire théâtrale de Vinnie et qui a aussi un lourd secret. Le ton du film est léger comme une bulle de savon, les acteurs se font plaisir, on nage dans l'optimisme. A part la scène où l'on voit Andy Garcia faire une imitation de Brando assez savoureuse devant une caméra, ce film sympathique ne restera pas dans les annales. Je trouve qu'Andy Garcia gâche son talent. Il mériterait des rôles plus consistants.

PS: j'aurais trouvé judicieux que ce film sorte en été, il rencontrerait sûrement son public plus facilement.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 6 janvier 2010

Films vus et non commentés depuis le 15/11/09 et palmarès des films pas aimés en 2009

Je ne voulais pas commencer à chroniquer les films de 2010 sans avoir terminé ceux vus en 2009 (les précédents sont ici).

Dans La Sainte Victoire de François Favrat, on constate que Christian Clavier peut être un acteur sobre et convaincant quand il est bien dirigé et qu'il a un rôle intéressant. Clovis Cornillac fait du Cornillac: un peu tout-fou. Quant à La Sainte-Victoire, il s'agit bien bien de la montagne provençale peinte par Paul Cézanne. L'histoire se passe dans cette région. Issu d'un milieu populaire, un jeune arriviste, Xavier Alvarez (Clovis Cornillac), est devenu architecte par obstination. Il est le narrateur de l'histoire. Grâce à sa persuasion et à son culot, il arrive à financer la campagne électorale municipale d'un homme politique, Vincent Cluzel (Christian Clavier), qui au bout du compte est élu. Xavier s'attend à un "retour d'ascenseur" qui ne viendra pas vraiment. Film honnête mais pas impérissable avec des personnages féminins pas très vraisemblables.

Pour Mensch, je m'attendais à un film plus dur ou à un vrai film policier puisque le héros est perceur de coffre-fort. En réalité, ce film de Steve Suissa a un scénario qui navigue dans l'à-peu-près, surtout la fin: le "happy end" est incompréhensible. C'est quand même l'occasion d'entr'apercevoir Nathalie Delon et Evelyne Bouix dans les rôles quasiment muets ainsi qu'Anthony Delon dans un second rôle qui disparaît trop vite. Cela se passe (enfin je crois) dans le quartier juif du Sentier à Paris où des chefs de famille, Sami Frey d'un côté et Maurice Benichou de l'autre, sont devenus ennemis intimes. Il y a des scènes de violence pas très subtiles. La psychologie des personnages est taillée à la serpe. On trouve des invraisemblances scénaristiques comme le fait de copier un disque dur d'un ordinateur qui se trouve comme par hasard facilement accessible alors qu'il renferme un système de sécurité, sans parler des sommes mentionnées: on parle de 70 000 euros comme si ce n'était rien. Le personnage principal dit que c'est dur d'élever un enfant avec cette somme (j'en connais beaucoup qui s'en contenterait). Tout cela pour dire que vous pouvez vous éviter de voir Mensch.

J'avais aussi vu au cinéma L'âge de glace 3 de Carlos Saldanha, qui vient de sortir en DVD (d'ailleurs, j'ai revu le 1 et le 2 en DVD avec mon ami). Dans le 3ème opus, on retrouve tous les héros récurrents des deux premiers: Manny (le mammouth), Diego (le tigre aux dents de sabre) et Sid (le paresseux). Les a rejoints Ellie, la "copine" mammouth de Manny. En guest-star, nous avons toujours Scrat (et son gland), qui fait la connaissance dans ce troisième volet d'une charmante Scratina aux yeux de velours et à la démarche chaloupée qui ne recule devant rien pour disputer à Scrat l'objet de tout son intérêt. Ellie attend un heureux événement mais cela ne l'empêche pas d'affronter les mêmes périls que les trois compères (et il ferait beau voir que ça se passe autrement: "parle à ma trompe!", rétorque-t-elle au trop paternel Manny). En effet, dans cette troisième aventure, ils se retrouvent dans un monde souterrain qui semble être une jungle touffue au temps des dinosaures où le danger rôde. Heureusement que Buck, un drôle d'animal borgne, va les aider. L'animation est toujours remarquable, mais le scénario faiblit et je trouve que le personnage de Diego devient de plus en plus inconsistant. A quand sa rencontre avec une charmante tigresse?

*****************

Enfin, en complément (miroir?) à mon palmarès des meilleurs films de l'année 2009, je voudrais faire ma petite liste de "mes" pires films de l'année 2009. Non pas que je dise que les films soient nuls (quoique...) mais je ne les ai vraiment pas aimés, et leur ai rarement fait l'honneur d'un billet dédié (les glissant plutôt parmi mes "films vus et non commentés"):

Le Concert de Radu Milhaileanu (c'est du grand n'importe quoi). (chroniqué le 15/11/2009)
Là-haut de Peter Docter et Bob Peterson (niais). (chroniqué le 01/09/2009)
L'affaire Farewell de Christian Carion (ratage complet malgré l'affaire relatée qui est passionnante). (chroniqué le 03/10/2009)
L'armée du crime (suite de scènes qui manquent de substances - je sais que Ed(isdead) ne va pas être content). (chroniqué le 03/10/2009)
Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa, film qui m'a ennuyée et pas intéressée. Je n'ai pas compris ce que voulait nous dire le réalisateur. (chroniqué le 07/07/2009)
The Wrestler (pauvre Mickey Rourke et le film m'a mise mal à l'aise) de Darren Aronofski. (chroniqué le 23/03/2009)
Away we go de Sam Mendes (crispant). (chroniqué le 29/10/2009)
Les noces rebelles, encore de Sam Mendes (froid et pas bien joué par Leonardo di Caprio pas assez mûr pour le rôle). (chroniqué le 03/02/2009)
Public enemies de Michael Mann (scénario faiblard, tout est dans la forme avec le tournage en numérique). (chroniqué le 01/09/2009)
Et enfin, par procuration et à ce que j'ai cru comprendre (c'est mon ami qui l'a vu): Lucky Luke de James Huth (navet pas drôle). (chroniqué le 29/11/2009)

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,