jeudi 19 février 2009

L'étrange histoire de Benjamin Button - Francis Scott Fitzgerald

Tout d'abord, j'avoue que j'ignorais que le film qui vient de sortir était tiré d'une nouvelle et a fortiori que l'auteur en était Francis Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique et Tendre est la nuit). L'étrange histoire... vient d'être publié en Presse Pocket (1,50 €), la nouvelle fait 40 pages, soit 1/2 heure de lecture. Benjamin naît vieillard et s'évapore (si je puis dire) en étant redevenu nourrisson. Entretemps, il passe sa vie à rajeunir. Quand il naît, le médecin accoucheur voit cet événement comme un scandale. Cela va nuire à sa réputation. Les parents sont effondrés mais ils "font avec". Benjamin va à l'école puis à l'université. Au début, il a une canne puis, au fur et à mesure, il s'en passe. Ses cheveux blancs foncent. Il devient de plus en plus  fringant. Il paraît n'avoir que 50 ans, alors même qu'il est né depuis 25 ou 30 ans. C'est au cours d'un bal qu'il fait la connaissance de celle qui devient sa femme, Hildegarde. Elle dit aimer les hommes mûrs. Mais le temps passe, elle vieillit, lui rajeunit. Ils ont un fils ensemble. Benjamin se désintéresse de sa femme dont le caractère s'aigrit. Il se retrouve en concurrence avec son fils qui semble ne pas avoir beaucoup d'affection pour son père étrange. D'homme, Benjamin devient enfant puis bébé, puis plus rien. Le récit est assez clinique. L'écrivain n'a pas une grande compassion pour son héros qui n'est pas très sympathique. Ce n'est pas du tout romantique, c'est même assez froid. Je n'ai pas encore vu le film. Les scénaristes semblent avoir gardé la trame, mais je pense qu'ils ont ajouté des personnages et des situations qui ne sont pas dans la nouvelle (et notamment développé l'histoire d'amour). Vu le succès, il va encore se donner un moment. J'en ferai sans doute un billet en temps utile. [film chroniqué le 23/02/2009]

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 5 janvier 2009

L'étage de Dieu - Georges Flipo

Suite à mes vaines recherches pour acheter dans une librairie L'Etage de Dieu aux éditions Jordan (2006), l'auteur m'a gentiment proposé de me l'envoyer. J'ai reçu l'ouvrage accompagnée d'une jolie dédicace. Merci Georges. J'avais décidé de le lire au vu du titre, et du sous-titre "Douze nouvelles à la gloire de la libre entreprise". J'ai vraiment beaucoup aimé le recueil dans son ensemble. Les nouvelles varient entre 7 et 15 pages. L'étage de Dieu est le titre de la première nouvelle. L'étage en question est le dernier d'un immeuble tout entier occupé par une société. Au septième se trouve le bureau du président, Achille Theodos (incarnation de Dieu), et plus loin se situe LA salle fermée à double tour où se dissimule peut-être un lourd secret. Tanguy, un jeune loup qui a gravi tous les échelons et les étages dans la hiérarchie, veut connaître le secret derrière la porte de LA salle: mal lui en prendra de le faire. Avec cette nouvelle, j'en retiens trois autres assez jubilatoires dont deux dans lesquelles les femmes sont les personnages déterminants. La première des trois s'appelle Dans la chaleur de la doc. Ce titre a une connotation un peu licencieuse pas du tout usurpée. Sophie, la responsable de la documentation, déploie des trésors d'imagination littéraire pour empêcher que son service ne disparaisse pour raison budgétaire. Pour Ad nutum (d'un signe de tête), Stéphanie Bouchard, directrice de marketing d'une compagnie (d'assurances?) rachetée par les Américains, deviendra calife à la place du calife, grâce à une lettre qu'elle envoie à un marionnettiste (avec 2 "n"). La troisième nouvelle, Le passage du Sphinx, met en scène Tzoum, diminutif de Hampartzoum (Ascension en arménien) Ter-Hovhannisian qui vient d'être admis à la Division des Produits Laitiers (avec des majuscules svp) de la société Compalim. Il n'est "que" diplômé d'une école de commerce de province alors que ses "gentils" collègues sortent de grandes écoles parisiennes. Tzoum a de bonnes idées mais il est en butte à la condescendance des autres. Le sphinx du titre est le patron omnipotent de la Compalim. C'est une exposition du peintre Vuillard qui permettra de "booster" la carrière de Tzoum, je ne vous dirai pas comment. Les huit autres nouvelles sont aussi réussies avec presque toujours des personnages principaux moins chanceux. La vie de l'entreprise n'est pas une sinécure. Pas de pitié pour les faibles! J'imagine très bien des films tirés de ces histoires. Le style des nouvelles est une fois de plus enlevé, pas un mot de trop. Georges Flipo va à l'essentiel. C'est un véritable plaisir de lecture. Le recueil a reçu un prix littéraire "A la découverte d'un écrivain du Nord-Pas-de-Calais". D'ailleurs l'avant-dernière nouvelle, Van Dupont, se passe à Lille. Messieurs les éditeurs, refaites paraître cet ouvrage! Il le mérite.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 7 décembre 2008

Quantum of solace (James Bond 007) - Marc Forster

Quantum of Solace de Marc Forster (traduction littérale en français: la loi du minimum de réconfort) est un film frénétique. 007 poursuit ceux qui sont responsable de la mort de la femme qu'il a aimée (Vesper Lynd), disparue tragiquement dans l'opus précédent (Casino Royale). Au bout de deux heures, on est abasourdi car on s'est baladé d'Italie en Haïti, retour à Londres, départ en Bolivie, crochet en Autriche et à nouveau la Bolivie pour finir à Londres (après un nouveau crochet en Russie). On a vu plein de voitures se faire ratatiner, il y a des morts (surtout les témoins capitaux qui devraient servir à l'enquête). Dominic Greene (Mathieu Amalric) veut devenir le maître du monde grâce à l'eau des nappes phréatiques (dont il vendrait le droit d'usage à prix d'or) dans les sous-sols de certains pays aux dirigeants peu scrupuleux (c'est un pléonasme). Il faut ajouter... que cela fait du bien quand cela s'arrête. La caméra bouge tellement et sans temps d'arrêt que l'on a le tournis. Le film manque de respiration, on est dans un état d'apnée constant, guerre de l'eau oblige. Le "méchant" est décevant car justement Mathieu Amalric n'est pas très méchant. Il fait un peu freluquet. On a du mal à croire qu'il peut faire autant de mal à lui tout seul. Daniel Craig (cf. mon billet du 30/05/2007) est toujours bien mais c'est tout. J'espère que le prochain James Bond (l'acteur a signé pour 4 films) sera mieux.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 7 octobre 2008

Qui comme Ulysse - Georges Flipo

Mon cher G. Flipo (j'ose cette familiarité), je viens de lire les nouvelles qui composent Qui comme Ulysse et je constate que tout ce que vous racontez n'est pas gai. Très bien écrites et structurées, elles se lisent avec plaisir pour le style mais avec tristesse et effroi pour ce que narrent certaines. Vous devriez envoyer vos doléances à Mme Anne Carrière car je n'ai pas compris le texte de présentation de la 4ème de couverture, il ne donne pas forcément envie de lire les nouvelles (il ne leur rend pas non plus hommage, elles sont beaucoup mieux). Pour ma part, il n'est pas facile d'en parler. Les 14 nouvelles sont toutes très différentes dans ce qu'elles racontent. Le voyage sous toutes ses formes et surtout les expériences (souvent tragiques) que les personnages en tirent, tel est le thème central de l'ensemble des nouvelles. La plupart des personnages ne font pas des voyages d'agrément. Ce ne sont pas non plus des voyages reposants, parfois ce sont des punitions, ou alors on peut les assimiler à des fuites de quelque chose. J'ai ressenti un certain désenchantement et l'âme humaine n'est pas toujours décrite sous son meilleur jour. Dans le dernier récit, "Rapace", le narrateur/écrivain "voyage" en faisant parler des gens, tire "la substantifique moelle" des pensées de chacun et s'en inspire pour écrire une oeuvre de création. Dans "la route de la soie", un peu comme Jules Verne, Joseph qui ne quitte pas son "chez-lui" pour rédiger son blog voyage entouré de tous ses guides "papier" provoque une certaine confusion chez les "globe-trotter". Pour ma part, lors de mon voyage en Argentine en 1999, j'ai eu le coup de foudre pour ce pays. Et j'ai donc bien apprécié les 4 nouvelles qui s'y situent ou qui mettent en situation des ressortissants de ce beau pays. Nous avons, par exemple, un romancier argentin exilé en France dans "Qui comme Ulysse", qui suite à une panne d'inspiration, se retrouve à faire des "empanadas" (spécialité argentine). "Nocturne" et "Un éléphant de Pattaya" (les deux se passent en Asie, en Inde et en Thaïlande) sont à mon avis les nouvelles les plus terribles du recueil, l'une sur le comportement humiliant des Occidentaux envers les autochtones, l'autre sur le tourisme sexuel (sans beaucoup de mauvaise conscience). Mon cher G. Flipo, je vous avais découvert grâce à votre blog, maintenant ce livre confirme votre talent d'écrivain qui sort des sentiers battus.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 31 août 2008

Films deux par deux (7)

Pour clore ma série estivale, voici deux oeuvres françaises à voir. Je me réjouis que de si bons films existent et puissent rencontrer leur public (surtout le premier).

Versailles de Pierre Schoeller (dont c'est le premier film en tant que réalisateur) vaut plus que le détour. Pierre Schoeller est aussi le scénariste de ce film qui aurait gagné à être un tout petit peu plus court (un quart d'heure de moins) mais je le conseille pour Guillaume Depardieu, comédien rare qui joue un rôle de marginal qui lui va comme un gant, pour Judith Chemla qui interprète la mère et je le recommande surtout pour le petit garçon, Enzo, dans le film, époustouflant de naturel. L'histoire ne tombe jamais dans le larmoyant ni le misérabilisme. Cela se passe à Paris (au début), on voit une mère avec son enfant dans la rue. On devine vite qu'ils sont SDF. Ils ont faim et froid. Un soir le Samu social les recueille et leur trouve un lit dans un foyer à Versailles. De fil en aiguille, Enzo et sa maman se retrouvent dans les bois pas très loin du château. Ils rencontrent un homme jeune, Damien (G. Depardieu) qui vit en marge de la société (mais qui se rappelle à un moment donné qu'il a une famille). Il y a quelques invraisemblances scénaristiques dont une fin un peu trop "deus ex-machina" mais ce n'est pas grave. Un film vraiment maîtrisé. Un réalisateur à suivre.

Après Entre ses mains (2005), très bon thriller psychologique, Anne Fontaine nous emmène avec La Fille de Monaco dans la Principauté où Fabrice Luchini (aussi bon que dans Confidences trop intimes (2004) de Patrice Leconte) joue Bertrand Beauvois, un avocat d'assises qui doit défendre une femme, plus toute jeune, meurtrière d'un amant de passage d'origine russe et mafieux. Le procès s'annonce explosif et dangereux. Bertrand se retrouve à être protégé par un garde du corps en la personne de Christophe Abadi (Roschdy Zem), impassible mais au regard qui en dit parfois long. L'avocat se trouve aussi à croiser une présentatrice de la météo locale, Audrey (Louise Bourgoin), dont il tombe amoureux instantanément et pour son malheur. Ce personnage d'Audrey fait bien évidemment penser à celui que joue Brigitte Bardot dans En cas de malheur de Claude Autant-Lara (1958) - d'ailleurs la chanson du générique est chantée par Bardot -, avec le même côté vulgaire qui convient bien. Le film vire au noir mais reste léger. Si vous êtes allergique à Luchini, passez votre chemin, pour les autres, allez-y, on passe un bon moment.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 31 juillet 2008

Le sixième crime - Sébastien Fritsch

Titre découvert sur le blog de son auteur qui a visité le mien (et chroniqué par Florinette), Le Sixième crime m'a énormément fait penser, pour une partie de l'intrigue, à Les romans n'intéressent pas les voleurs d'Alain Rémond (billet du 15/01/08). Mais à l'envers. Jérôme Balbanic, inspecteur à la police judiciaire de Lyon, vient enquêter à Pensegarde, petit hameau dans la Drôme, sur une série de cinq meurtres. Il raconte à son unique habitant qu'après beaucoup de recherches, de recoupements et autres, lui et son équipe se sont rendus compte que le meurtrier s'était inspiré des cinq livres écrits par un certain Jacob Lieberman, entre 1956 et 1960. Cet auteur a disparu sans laisser de traces. L'unique habitant de Pensegarde est un écrivain coupé du mondé appelé Lex (tout court) et l'inspecteur pense que ce Lex, grand prosateur de talent, peut l'aider à trouver le meurtrier et surtout à empêcher un sixième crime. On peut deviner rapidement que Lex et Jacob sont une seule et même personne. Toute l'énigme policière tourne autour de nombres et de lettres. L'inspecteur est un personnage essentiel de l'histoire. Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue si ce n'est que le sixième crime n'est pas un crime de sang, et après tout, les cinq autres le sont-ils? Mon ami (qui a aussi lu le roman) m'a fait remarquer que ce hameau, qui est composé de plusieurs maisons vides et d'un seul habitant, serait un lieu idéal pour lui. Il pourrait changer de maison quand ça lui chante. Une personne viendrait s'occuper de l'entretien. Il n'y aurait pas de problème de voisinage. C'est une façon de voir que je ne partage pas. Le sixième crime aux éditions Pierregord (http://www.editionspierregord.com) se lit vite et avec plaisir (il fait 125 pages). Sébastien Fritsch semble un auteur prometteur à suivre.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 13 juillet 2008

Valse avec Bachir - Ari Folman

Valse avec Bachir d'Ari Folman (en compétition à Cannes cette année mais revenu bredouille [à cause de la membre du jury Marjane Satrapi?]) est un film d'animation qui ne ressemble à rien de ce que j'ai vu jusqu'à présent. Le réalisateur, né en 1962, a été le témoin muet des massacres des camps de Sabra et Chatila en 1982. Il a enfoui dans sa mémoire ces tristes événements. Ne voulant faire ni un film de fiction de fiction, ni du documentaire, il a choisi l'option film d'animation. Valse avec Bachir a d'abord été tourné en vidéo, puis monté comme un film de 90 minutes. Ensuite, Ari Folman et ses animateurs ont développé un story board en 2300 dessins, qu'ils ont enfin animé. Cela m'a plu mais ne m'a pas bouleversée et je le regrette. Le fait d'avoir choisi l'animation est une superbe idée mais (à mon avis) pas pour ce sujet précis. Visuellement c'est très beau. La scène des chiens au début est très réussie ainsi que quelques autres. Pour se remémorer cet événement douloureux, le réalisateur interroge plusieurs personnes qui ont assisté au drame. Nous sommes en pleine guerre du Liban. Bachir (Gemayel), chef des milices chrétiennes et nouvel élu comme président de la république libanaise, est assassiné par les Palestiniens en septembre 1982. La riposte des phalangistes chrétiens qui est immédiate a lieu les 17 et 18 septembre à Sabra et à Chatila, et les Israéliens ont laissé faire. Je pense que si Ari Folman avait fait un vrai documentaire avec les "vrais gens" et des images d'archives (comme les 2 ou 3 dernières minutes d'images diffusées à l'époque et dont je me rappelle), l'impact (selon moi) aurait été plus fort. Et c'est pourtant ce que le réalisateur ne s'est pas résolu à faire (c'est son choix).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 17 avril 2008

Les toilettes du pape - Enrique Fernandez et César Charlone

Les toilettes du Pape, de Enrique Fernandez et César Charlone, est un film uruguyen qui s'inspire d'un événement authentique. L'histoire se passe en 1988 à Melo, en Uruguay, tout près de la frontière du Brésil. Beto est un contrebandier qui transporte des victuailles et d'autres produits sur une vieille bicyclette entre l'Uruguay et le Brésil, mais son rêve est d'acheter un scooter pour aller plus vite. Le pape Jean-Paul II visite l'Amérique du Sud et Melo est une des étapes prévues. Selon les média, un très grand nombre de fidèles sont annoncés. Beto trouve (selon lui) une idée originale pour gagner de l'argent : les milliers de visiteurs prévus auront besoin d'aller aux toilettes. Avec l'aide de son épouse et de quelques voisins, il fabrique des toilettes "en dur", mais il a besoin d'argent pour achever ce chantier. Pour ce faire, il prend de plus en plus de risques face aux douaniers en s'exposant plus et sa bicyclette hors d'âge casse. Tout ça débouche sur un fiasco. Le pape reste moins longtemps que prévu et au lieu des centaines de milliers de personnes qui devaient se déplacer, il n'y en a eu que 8000 (surtout des Brésiliens) qui ne sont restés qu'une heure. En dehors de Beto, les habitants de Melo ont souvent mis toutes leurs économies pour recevoir les pélerins: surtout des tonnes de nourritures préparées et invendues. On sent le gâchis. Film sympathique quoiqu'un peu décousu. Cela manque de structure dans le scénario et les personnages mais à voir quand même.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 11 avril 2008

Films vus et non commentés depuis le 11 mars 2008 (1ère partie)

Premier de deux billets sur des films que j'ai vus depuis un mois, très différents dans le ton, l'histoire, etc. Comme je n'ai pas énormément à en dire (selon mon habitude, cf. billet précédent), mais qu'il ne s'agit pas de films indifférents, je fais cette fois un "tir groupé" à deux coups.

Bienvenue chez les ch'tis de Dany Boon: je ne vais pas parler d'un film qui vient de dépasser les 17 millions d'entrées (comme La Grande vadrouille) et qui va atteindre le score de Titanic, soit 20 millions de spectateurs. Tout au plus ai-je entendu que les ventes de maroilles ont énormément augmenté. Line Renaud n'est pas tout à fait à sa place dans ce film. En revanche les deux minutes à l'écran de Michel Galabru sont hi-la-ran-tes. Une fois de plus, la bande-annonce est plus drôle que le film. Et voilà pour mon avis sur Bienvenue chez les Ch'tis.

Crimes à Oxford de Alex de la Iglesia avec Elijah Wood et John Hurt, film distrayant avec une énigme mathématico-policière. Elijah Wood a bien grandi depuis Le seigneur des anneaux. Léonor Watling donne la touche féminine indispensable. La fin est un peu compliquée. Comme je l'ai dit sur des commentaires de blogueurs, j'aime bien une des répliques dite par John Hurt: "Ce qui fait un crime parfait est la désignation d'un faux coupable".

Dans la vie de Philippe Faucon, avec des acteurs non professionnels. C'est le premier film que je vois de ce réalisateur qui interprète aussi un rôle. Le film dure 1h05. J'ai été touchée par la relation d'amitié (après quelques frictions) qui s'ébauche entre la Juive et la Musulmane. La première est handicapée, la deuxième est chargée de s'en occuper. Grâce à la rémunération de l'une, l'autre pourra (accompagnée de son mari) effectuer son pélerinage à la Mecque. Un film qui fait du bien.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 15 mars 2008

Les cerfs-volants de Kaboul - Marc Forster

C'est l'histoire de deux garçons, Amir et Hassan. Nous sommes en 1979, à Kaboul, en Afghanistan, juste avant l'entrée des Soviétiques dans la ville. Amir est orphelin de mère mais il a un père, Baba, qui fait partie de l'intelligentsia afghane. Hassan (issu d'une ethnie différente) est le fils du domestique. Ils sont unis par leur passion commune des cerfs-volants qui volent haut dans le ciel de Kaboul. Mais Amir ressent une sorte de mépris ou de la jalousie pour Hassan. Non seulement il ne vient pas au secours d'Hassan quand celui-ci est agressé sexuellement par des plus grands que lui, mais en plus il le fait accuser pour un vol qu'Hassan n'a pas commis. Hassan quitte la maison accompagné de son père. Les chars soviétiques étant arrivés dans Kaboul, Baba et Amir fuient l'Afghanistan, se dirigeant vers le Pakistan avant d'arriver aux Etats-Unis. La demeure de Baba est laissée à la vigilance de Rahim Khan, ami d'enfance de Baba. Plus de vingt après, en 2000, Amir, marié sans enfant, est devenu un romancier à succès. Son passé, via un appel téléphonique de Rahim, le fait retourner à Kaboul. Il a une affaire importante à régler. Il doit sauver le fils d'Hassan qui vient d'être assassiné par les Talibans au pouvoir en Afghanistan. En effet, Hassan, devenu adulte, a appris à lire et à écrire, s'est occupé de la maison de Baba et Amir depuis tout ce temps, et s'est marié et a eu un fils. En lui demandant de sauver Sohrab (placé dans un orphelinat), Rahim révèle à Amir son lien de parenté avec Hassan. J'ai été très touchée par ce film et en particulier par toutes les scènes mettant en scène les deux jeunes acteurs (interprétant Hassan et Amir) qui ont un jeu très naturel. Le personnage de Baba, le père d'Amir, a beaucoup de dignité, un grand monsieur. Sinon, comme je l'ai déjà lu ailleurs, le film est quand même formaté pour les Occidentaux avec les "méchants" Talibans face aux autres. On a même droit à une scène de lapidation d'une femme adultère pendant une mi-temps à un match de foootball. Les paysages quasi-désertiques censés représenter Kaboul et ses environs ont été reconstitués en République Populaire de Chine. Les cerfs-volants de Kaboul de Marc Forster vaut la peine d'être vu parce que l'histoire est belle et émouvante. Allez le voir avant sa sortie en DVD. Je viens d'acheter le roman écrit par Khaled Hosseini dont est tiré le film (en édition de Poche). Il s'est rajouté à ma PAL.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,