samedi 14 juillet 2007

Films vus au Cinéma et en DVD non commentés depuis le 28 avril 2007

[ce billet fait suite à celui du 28/04/2007]

Troie de Wolfgang Petersen en DVD (2004) : relisez plutôt l'Illiade d'Homère c'est beaucoup mieux et nettement moins ridicule.

Lucky you de Curtis Hanson (2007) : très regardable mais il faut aimer le poker.

La maison dans l'Ombre (On Dangerous Ground) de Nicholas Ray (1952) : film méconnu du grand Nicholas, a beaucoup vieilli malgré la présence d'Ida Lupino et Robert Ryan.

Delirious de Tom DiCillo (2006) : le film est bruyant, "trash", l'image est surexposée exprès, cette laideur esthétique reflète peut-être le monde des Paparazzi. En tout cas, la fin aurait pu être saignante et sauver le film, elle n'est que banale. Un gâchis !

The Lookout de Scott Frank (2007) : un peu flemmarde pour en faire un billet, je recommande ce bon petit polar très bien mené au scénario original avec Joseph Gordon-Levitt. A voir.

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vendredi 13 juillet 2007

The Bubble - Eytan Fox

A ne pas confondre avec Bubble de Steven Soderbergh (cf. billet du 22/06/2007), The Bubble (surnom donné à la ville de Tel Aviv), le nouveau film du réalisateur du très remarqué Tu marcheras sur l'eau, est une oeuvre très recommandable. Pour ceux qui se diraient que c'est encore une histoire d'amour homosexuelle, ils auraient raison, mais on peut élargir le propos en disant qu'un jeune et beau Palestinien tombe amoureux d'un jeune et bel Israélien, et malheureusement cela va mal finir. Ils s'éclateront au sens propre et figuré. L'histoire se passe à Tel Aviv où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes avec leurs problèmes de coeur ou peut-être d'argent. Le conflit israélo-palestinien n'est pas leur préoccupation première. Et pourtant, la scène d'ouverture est très symbolique. A la frontière israélo-palestinienne, lors d'un des nombreux contrôles d'identité, une femme très enceinte perd les eaux et malheureusement le bébé par la même occasion car elle n'a pas pu arriver à temps à l'hôpital. C'est là que Noam l'Israélien et Ashraf le Palestinien se rencontreront pour la première fois. Le film est gai et triste à la fois et quand il se termine, il laisse un goût amer car le conflit n'est pas près d'être terminé.

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mardi 22 mai 2007

Zodiac - David Fincher

Zodiac de David Fincher (2007) narre une histoire tirée d'un fait divers réel. Une série de crimes se sont déroulés dans la région de San Francisco à partir de la fin des années 60, et ce pendant plusieurs années. Le coupable n'a jamais été identifié avec certitude. Il n'y a que des présomptions. Le tueur se faisait appeler Zodiac. Il s'attaquait à des couples en s'acharnant plus précisément sur les femmes. Le côté crime sexuel n'a pas été démontré. Ses crimes perpétrés, Zodiac envoyait à certains journaux des missives accompagnées de feuillets remplis de signes "cabbalistiques" (comme sur l'affiche du film). Un jeune policier (joué par Mark Ruffalo), ainsi qu'un journaliste (Robert Downey Jr) et un dessinateur (Jack Gyllenhaal) du San Francisco Chronicle, ont essayé de résoudre l'affaire avec acharnement. Le journaliste y laissera sa santé. Le flic abandonnera aussi. Seul, le dessinateur ira suffisamment loin pour faire un livre de cette histoire en touchant pratiquement au but, mais pas tout à fait. Il restera toujours un doute. Malgré la longueur du film (2h40), le suspense est haletant, la reconstitution de l'époque semble fidèle. On passe vraiment un bon moment. Cela fait du bien pendant cette période de vaches un peu maigres pour les bons grands films américains.

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samedi 28 avril 2007

Films non commentés depuis le 7 mars 2007

Suite à mon billet du 6 mars, voici la liste des films vus depuis que je n'ai pas jugé bon de commenter dans un billet particulier :

 

Le voile des illusions de John Curran : pas aussi émouvant que je m'y attendais, décevant malgré les paysages et la musique.

 

La bête dans le coeur de Francesca Comencini : pas léger, prévisible ou presque dès le début. Dommage, car Giovanna Mezzorgiorno est toujours aussi jolie.

 

La cité interdite de Zhang Yimou : je n'ai pas compris grand-chose, les effets spéciaux ne sont pas inédits, on a déjà vu cela dans Tigre et Dragon, Hero et Le secret des poignards volants, films bien supérieurs.

 

Dangereuse séduction de James Foley : scénario un peu alambiqué. Fausses pistes pour un film pas très intéressant malgré Halle Berry et Bruce Willis.

 

Les châtiments de Stephen Hopkins : film dans le genre démons, envoûtements et satanisme. Hillary Swank n'y croit pas ou plus, elle a perdu la foi suite à un passé tragique. Et pourtant... L'histoire se passe dans les bayous de Louisiane. Vous pouvez y aller ou vous pouvez éviter de le faire. A vous de voir.

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samedi 24 mars 2007

1982 - Disparition de Romy Schneider, Rainer Werner Fassbinder et Patrick Dewaere

En 1982, l'année de mes vingt ans, trois grandes figures du cinéma ont disparu prématurément: Romy Schneider  (à 43 ans) le 29 mai, Rainer Werner Fassbinder (à 37 ans) le 10 juin et Patrick Dewaere (à 35 ans) le 16 juillet. On ne devrait pas avoir le droit de mourir aussi jeune en période de gloire. Romy Schneider, née autrichienne, française d'adoption nous a fait rêver dans les rôles de Sissi, puis plus tard, elle nous a émus dans les films de Claude Sautet comme par exemple César et Rosalie (1972), Les Choses de la vie (1970), Max et les ferrailleurs (1971), de Robert Enrico, Le vieux fusil (1975), L'Important c'est d'aimer de d'Andrzej Zulawski (1975) et tant d'autres dont les sorties étaient chaque fois un événement. Elle a "cassé" son image de Sissi dans Ludwig; (1972) de Luchino Visconti. Quand sa vie privée avec le décès tragique de son fils en 1981 a fait la une des journaux, les gens qui l'aimaient ont compati. Sa disparition a ému toute la France.

Rainer Werner Fassbinder a, comme on dit parfois, brûlé sa vie par les deux bouts. Autour de lui, il avait une troupe fidèle de comédiens, il faisait tourner souvent les mêmes acteurs comme Hannah Schygulla ou Kurt Raab. Ses films ont souvent été considérés comme sulfureux : La Troisième génération (1979), Tous les autres s'appellent Ali (1974), Querelle (1982), L'Année des 13 lunes (1978). En plus d'être réalisateur de ses films, il les écrivait. Il est l'auteur de pièces de théâtre et il a réussi à adapter et réaliser Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin (1980) pour la télévision. Rainer Werner Fassbinder a été à l'origine du renouveau du cinéma allemand mais il est mort sans héritier, il était unique. Maintenant que ses films existent en DVD, on se rend compte de son talent, Le mariage de Maria Braun (1979) en est un exemple frappant. Il n'a pas pris une ride.

Patrick Dewaere est mort trop tôt, il avait un immense talent et pouvait tout jouer. Série Noire (1978) d'Alain Corneau, Coup de Tête (1979) de Jean-Jacques Annaud, Les valseuses (1974) et Beau-Père (1981) de Bertrand Blier, La meilleure façon de marcher (1976) de Claude Miller sont devenus des classiques. De la même génération que Gérard Depardieu, il aurait pu atteindre la même notoriété. Il est vraiment dommage qu'il soit mort si jeune surtout en se suicidant. Oui, 1982 a vraiment été une année tragique.

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jeudi 1 mars 2007

Little Miss Sunshine - Jonathan Dayton et Valerie Faris

Parce qu'il vient d'être récompensé du César du meilleur film étranger après avoir reçu de nombreux autres prix aux BAFTAS (les Césars britanniques) aux Oscars, aux Independent Film Awards et et lauréat du Grand Prix au Festival de Deauville en 2006, le moment est propice à évoquer Little Miss Sunshine qui a été la bonne surprise du dernier trimestre 2006. C'est un grand succès public en France depuis sa sortie et partout où il est sorti. L'héroïne de ce film est une gamine de 8 ou 9 ans, Olive dont le rêve est de gagner un concours de beauté pour petites filles "Little Miss Sunshine" comme il ne peut en exister qu'aux Etats-Unis. Olive a une famille. Un grand frère qui refuse de parler et qui ne communique que par cartons écrits interposés, un grand-père accro à la cocaïne, un père qui fait des conférences sur les gagnants et les perdants, et une maman fumeuse invétérée dépassée par les événements. En effet, quand le film commence, elle apprend que son frère, l'oncle d'Olive, vient de faire une tentative de suicide suite à une déception amoureuse avec un étudiant. Elle le recueille. Et voici que tout ce petit monde décide d'accompagner Olive au concours, en estafette jaune au démarrage laborieux. Plusieurs péripéties surviendront le long du voyage dont les répétitions de la prestation d'Olive. Quand ils arriveront à destination et que le concours aura eu lieu, Olive n'aura pas gagné mais la famille en sortira transformée. Si vous voulez savoir comment, allez voir Little Miss Sunshine, vous passerez un bon moment.

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mercredi 28 février 2007

L'obsédé (The Collector) - John Fowles

Le roman est étrange et traite d'une histoire que l'on n'oublie pas car elle fait froid dans le dos. La narration est faite à tour de rôle par les deux protagonistes (elle par l'intermédiaire d'un journal). L'action se passe en Angleterre dans un comté indéterminé. Lui est un collectionneur, surtout de papillons (morts et épinglés) et quand il la kidnappe, elle n'est rien d'autre qu'un papillon parmi d'autres. Il la trouve belle. Peut-être a-t-il une attirance sexuelle, mais rien ne se passe. Le roman traite avant tout, pour moi, de l'impuissance masculine. Il la tient enfermée dans un genre de cave. Il lui donne tout ce qu'elle veut, mais c'est tout. A un moment, elle arrive à s'évader, mais il réussit à la recapturer. Il n'est pas méchant mais il ne semble rien ressentir. Quand elle meurt de manque de soins, il a une once de pitié mais rien de plus et la fin est très ouverte car une nouvelle victime est en ligne de mire.
En y repensant, l'histoire pourrait faire penser à ce qui s'est passé récemment en Autriche avec la jeune fille enfermée 8 ans dans une cave.
Il est terrifiant de penser que des gens peuvent disparaître ainsi sans que nous les retrouvions.

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lundi 26 février 2007

Lady Chatterley - Pascale Ferran

Il y a trois mois, j'avais vu le film de Pascale Ferran en avant-première en sa présence et celle de Marina Hands qui viennent d'être récompensées aux Césars. Très gentiment, la réalisatrice avait expliqué qu'elle avait adapté la deuxième version du roman de D.H. Lawrence (1885-1930) qui en compte trois : Lady Chatterley et l'homme des bois. C'était la version dont elle se sentait la plus proche. Pour ma part, j'ai trouvé le film beaucoup trop long, surtout la dernière demi-heure. Il y a même une cassure dans le rythme, comme si la réalisatrice ne savait pas comment conclure, tout s'accélère alors que les deux premières heures prenaient leur temps. En revanche, Marina Hands est digne d'éloges car le rôle n'est pas facile. La rigueur de la réalisatrice lui permet d'éviter l'écueil du film "David Hamiltonien". Que ce film soit récompensé est une bonne chose car c'est un cinéma exigeant, pas très grand public et les Césars vont lui permettre d'avoir une deuxième carrière. Déjà, il a eu le prix du public du Masque et la Plume décerné tous les ans et le prix Louis Delluc qui est un gage de qualité.

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samedi 24 février 2007

Bug - William Friedkin

Attirée par le sujet, je suis allée voir bug, film adapté d'une pièce de théâtre. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai vu. Quand au bout de 1h35, l'écran devient noir, on est soulagé que l'histoire se termine. Car on a subi une montée crescendo d'une paranoïa schizophrène d'un jeune homme qui surgit dans la vie d'une jeune femme fragile psychologiquement. Son fils a disparu 10 ans plus tôt dans un supermarché et son ex-mari est sorti depuis peu de prison. Le film qui commence très calmement a une certaine unité de lieu (une chambre de motel) et d'action (la dégradation psychologique des deux héros). Le titre bug est très important. C'est l'obsession de l'homme qui pense que des insectes et des nids d'oeufs d'insectes sont sous sa peau, dans les dents. Il a un passé psychiatrique et il est peut-être un ancien de la guerre du Golfe. La chambre du motel se retrouve envahie de papier tue-mouches et dans la dernière séquence, elle est entièrement tapissée de papier aluminium. Scène après scène, l'homme s'automutile, s'arrache les dents et la femme, Agnès, se laisse entraîner dans son délire mais elle l'aime. C'est terrifiant. On peut voir le film comme une paranoïa de l'Amérique. Ame sensible s'abstenir ou sinon considérer que c'est du n'importe quoi comme je l'ai entendu en sortant de la salle.

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mardi 30 janvier 2007

Little Children - Todd Field

Sur les conseils de deux collègues, je suis allée voir Little Children. Je dois dire que j'ai un avis mitigé. Tout d'abord, le film aurait dû être interdit aux moins de 12 ans, sans se limiter à un simple avertissement, vu le sujet et certaines scènes. Il y a deux films en un, dans une petite ville américaine comme tant d'autres, nous assistons à la rencontre et la liaison entre une femme (Kate Winslet) qui s'ennuie profondément (incarnation de Mme Bovary), elle est mariée et mère au foyer d'une petite fille, et Brad (Patrick Wilson) qui n'arrête pas d'échouer à un examen, père au foyer d'un petit garçon, marié à une sorte de wonderwoman,  il traîne son spleen. En parallèle, un pédophile, Ronnie, après un séjour en prison, revient vivre dans cette même ville. Il vit avec sa mère qui cherche à le marier. Ceci étant dit, il émane du film un malaise réel qui vient d'un je ne sais quoi, et la fin est très moraliste, très américaine et c'est dommage. A voir mais avec des réserves.

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