mardi 11 mars 2008

Films vus et non commentés depuis le 8 décembre 2007

Je poursuis ma série de films pour lesquels je n'ai pas envie de faire un billet (1).

La guerre selon Charlie Wilson de Mike Nichols avec Tom Hanks, Philip Seymour Hoffman et Julia Roberts.
Je m'attendais à mieux avec une telle distribution. Le film semble être une satire mais je n'ai pas ri une minute.

Le Tueur de Cédric Anger avec Grégoire Colin, Gilbert Melki et Mélanie Laurent. Le sujet m'a rappelé, pour ceux qui connaissent, le scénario de Mort à l'arrivée (D.O.A.). La victime a payé le tueur pour se faire tuer. Je l'ai vu pour Grégoire Colin qui a une carrière atypique dans le cinéma français. Regardable.

Into in the wild de Sean Penn : et oui, je n'en fais pas un billet à part entière. Je suis peut-être un peu vieille mais l'histoire m'a laissée indifférente. Ce jeune homme, diplômé, qui a tout pour réussir avec une vie toute tracée, une soeur qui a l'air de bien l'aimer... Tout cela pour en arriver à mourir en Alaska, au milieu de nulle part dans un vieux bus, d'un empoisonnement en mangeant des racines de pomme de terre toxiques qu'il a confondues avec d'autres parce qu'il avait mal lu une note dans un livre. Il avait très faim.

Notre univers impitoyable de Léa Fazer est une réussite grâce à un scénario bien ficelé. Un jeune couple, Margot et Victor, travaille dans un cabinet d'avocats dans lequel un des associés meurt. Tout le film est basé sur deux hypothèses: admettons que ce soit Margot qui devienne associé et tout ce qui en découle; au contraire, admettons que Victor soit pris comme associé, et là aussi, nous avons toutes les conséquences qui peuvent survenir. La réalisatrice qui est aussi la scénariste a su très bien, et avec légèreté, dérouler et alterner les deux hypothèses. Le tout est enlevé. On passe un bon moment.

Le roi et le clown de Jun-ik Lee : film coréen qui se passe en 1504 sous le règne d'un roi de la dynastie qui a gouverné la Corée pendant 5 siècles. Nous faisons la connaissance de deux comédiens itinérants (dont l'un qui est certainement castrat joue les rôles féminins). Ils se retrouvent à Séoul après avoir fui un village. Par un concours de circonstances, ils se produisent (avec quelques autres) devant le roi, et arrivent à le faire rire. Dans le cas contraire, ils auraient été condamnés à mort pour s'être moqués de lui. D'après ce que j'ai lu, c'est l'adaptation d'une comédie musicale. Dans la salle où je l'ai vu, de nombreux spectateurs riaient beaucoup. Moi, malheureusement, pas du tout. Je n'ai pas "accroché" du tout à cette histoire qui m'a ennuyée. Et pourtant, le sujet m'avait paru prometteur. Dommage.

(1) ... films vus depuis le 8 décembre deux mille sept (et non 2008 comme marqué par erreur en titre et relevé malicieusement par Malaurie ci-dessous).

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mardi 27 novembre 2007

Seven - David Fincher

Alors que Zodiac (cf. mon billet du 22/05/2007) vient de sortir en DVD, je parlerai de Seven qui a révélé David Fincher. C'est, pour moi, le meilleur thriller des 15 dernières années. Sorti en janvier 1996, Seven est une des histoires les plus terrifiantes que j'ai vues au cinéma. Tout commence avec ce générique avec l'image saturée. Tout est crissant. L'histoire se déroule sur une semaine. Un serial-killer plutôt banal dont on ne découvrera le visage qu'à la toute fin se rend coupable de crimes en rapport avec les 7 pêchés capitaux. En effet, ce tueur appelé John Doe a lu beaucoup de livres et en particulier l'Enfer de Dante. Il tue ses victimes de la manière dont ils ont pêché. La première est un homme obèse qui mourra d'avoir trop mangé sous la menace (c'est la Gourmandise). 4 autres seront éliminés selon leur pêché supposé (l'Avarice, la Luxure, la Paresse et l'Orgueil). 2 flics interprétés par Morgan Freeman et Brad Pitt mènent l'enquête. Malheureusement, ils ne sortiront pas indemnes de cette expérience. Tout finit avec la Colère qui tue l'Envie. Le scénario est génialement construit, les crimes commis sont plus décrits que montrés. On sent l'angoisse qui suinte de l'écran. Un film qui ne s'oublie pas, la preuve : je l'ai vu à l'époque de sa sortie sans l'avoir revu depuis et je m'en souviens encore.

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mardi 13 novembre 2007

Judex - Georges Franju

Judex (1963) et Nuits rouges (1973) de Georges Franju viennent de sortir en DVD double. Georges Franju, connu comme le réalisateur de ce chef-d'oeuvre fantastique français, Les yeux sans visage (1959), fut le co-fondateur de la Cinémathèque française avec Henri Langlois en 1936. Disparu en 1987, Franju était un grand admirateur des feuilletons et de Louis Feuillade, réalisateur de plus de 800 courts-métrages dont le premier Judex en 1916 et la série des Fantomas. Dans les interviews en bonus des films, Jacques Champreux (petit-fils de Louis Feuillade) révèle que Franju, avec qui il a travaillé, aurait voulu réaliser un film sur ce personnage Fantomas, mais cela ne s'est pas concrétisé.

Je parlerai seulement de Judex (justice en latin), merveilleux film en noir et blanc, baigné dans une atmosphère d'onirisme et de fantastique. Judex n’existe que pour rendre la justice, comme Fantomas n’existe, lui, que pour faire peur. L’histoire est très simple: au début du 20ème siècle, un banquier, Favraux, reçoit des menaces par lettres anonymes signées d'un certain "Judex" l’accusant d’avoir acquis sa fortune de manière illicite. Il lui demande de rendre cet argent. La première apparition de Judex est magnifique. Elle se produit lors d’un bal où tous les invités portent un masque d’oiseau. Judex, très grand, a une tête d’oiseau de proie et il fait apparaître des colombes. L’acteur américain qui fait Judex, Channing Pollock, était un grand magicien connu pour ce genre de tour.
La «méchante de l’histoire» est jouée par Francine Bergé. A un moment donné, habillée en collant noir, elle a une scène sur des toits qui est un hommage direct à Musidora et Irma Vep dans les films de Feuillade.
Pour ponctuer le film, quelques cartons d'intertitres sont insérés entre les séquences comme dans les films muets. Michel Vitold dans le rôle du banquier et Edith Scob dans le rôle de sa fille complètent la distribution de Judex dont le co-scénariste est Jacques Champreux (cité plus haut)
. Ce film que je n'avais jamais vu est une très agréable surprise.

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mardi 24 juillet 2007

Deux films américains sortis en salle en juillet 2007

Le Contrat de Bruce Beresford (2005). Je suis restée pour regarder le générique de fin et exceptés les acteurs et le réalisateur, toute l'équipe technique est russe ou bulgare. J'ai été très étonnée. A part ça, le paysage est magnifique, mais le film est tout à fait oubliable. Il fait partie de ces longs-métrages de fonds de tiroir que l'on sort l'été. Je préfère Morgan Freeman dans d'autres films ainsi que John Cusack.

Half Nelson de Ryan Fleck: Ryan Gosling ("nominé" aux Oscar cette année pour son rôle dans ce film) est bien, mais je dois dire que je n'ai pas été convaincue par le scénario qui n'explique rien ou pas grand-chose. Si vous êtes prof, n'allez pas voir le film, vous allez sortir déprimé. Sinon je n'ai été ni touchée, ni émue, seule la jeune Shareeka Epps, remarquable, donne un peu d'optimisme à l'ensemble. Heureusement qu'elle est là.

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dimanche 15 juillet 2007

L'homme qui tua Liberty Valance - John Ford

A l'occasion cette année du centenaire de la naissance de John Wayne, je voudrais évoquer un de ses meilleurs films, L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford, qui date de 1962. Il partageait l'affiche avec James Stewart et le rôle de Liberty Valance est tenu par Lee Marvin. L'histoire est un long flash-back raconté par Ransom Stoddard (James Stewart) devenu Sénateur de l'Etat. Il vient assister à l'enterrement de Tom Doniphon (John Wayne), accompagné par sa femme Hallie (Vera Miles). Il se remémore les événements qui lui ont fait rencontrer Tom. Attaqué au cours d'un voyage en diligence par la bande à Liberty Valance, Stoddard est laissé pour mort. Il sera recueilli et soigné dans une ville voisine. Parmi ses sauveteurs figure Tom Doniphon. On ne saura qu'à la toute fin qui a tué Liberty Valance. Ce n'est pas très important. En revanche, Tom Doniphon aime Hallie mais il la laisse partir car elle est tombée amoureuse d'un autre, Ransom Stoddard qui lui apprend à lire. Beau film classique qui mérite d'être acheté en DVD. D'ailleurs, un grand nombre de films de John Wayne viennent de paraître en DVD. Même si je ne suis pas une immense fan de cet acteur, il faut reconnaître qu'il a tourné dans des films qui appartiennent à la légende du 7ème Art, comme la Chevauchée Fantastique de John Ford (1939).

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samedi 14 juillet 2007

Films vus au Cinéma et en DVD non commentés depuis le 28 avril 2007

[ce billet fait suite à celui du 28/04/2007]

Troie de Wolfgang Petersen en DVD (2004) : relisez plutôt l'Illiade d'Homère c'est beaucoup mieux et nettement moins ridicule.

Lucky you de Curtis Hanson (2007) : très regardable mais il faut aimer le poker.

La maison dans l'Ombre (On Dangerous Ground) de Nicholas Ray (1952) : film méconnu du grand Nicholas, a beaucoup vieilli malgré la présence d'Ida Lupino et Robert Ryan.

Delirious de Tom DiCillo (2006) : le film est bruyant, "trash", l'image est surexposée exprès, cette laideur esthétique reflète peut-être le monde des Paparazzi. En tout cas, la fin aurait pu être saignante et sauver le film, elle n'est que banale. Un gâchis !

The Lookout de Scott Frank (2007) : un peu flemmarde pour en faire un billet, je recommande ce bon petit polar très bien mené au scénario original avec Joseph Gordon-Levitt. A voir.

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vendredi 13 juillet 2007

The Bubble - Eytan Fox

A ne pas confondre avec Bubble de Steven Soderbergh (cf. billet du 22/06/2007), The Bubble (surnom donné à la ville de Tel Aviv), le nouveau film du réalisateur du très remarqué Tu marcheras sur l'eau, est une oeuvre très recommandable. Pour ceux qui se diraient que c'est encore une histoire d'amour homosexuelle, ils auraient raison, mais on peut élargir le propos en disant qu'un jeune et beau Palestinien tombe amoureux d'un jeune et bel Israélien, et malheureusement cela va mal finir. Ils s'éclateront au sens propre et figuré. L'histoire se passe à Tel Aviv où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes avec leurs problèmes de coeur ou peut-être d'argent. Le conflit israélo-palestinien n'est pas leur préoccupation première. Et pourtant, la scène d'ouverture est très symbolique. A la frontière israélo-palestinienne, lors d'un des nombreux contrôles d'identité, une femme très enceinte perd les eaux et malheureusement le bébé par la même occasion car elle n'a pas pu arriver à temps à l'hôpital. C'est là que Noam l'Israélien et Ashraf le Palestinien se rencontreront pour la première fois. Le film est gai et triste à la fois et quand il se termine, il laisse un goût amer car le conflit n'est pas près d'être terminé.

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mardi 22 mai 2007

Zodiac - David Fincher

Zodiac de David Fincher (2007) narre une histoire tirée d'un fait divers réel. Une série de crimes se sont déroulés dans la région de San Francisco à partir de la fin des années 60, et ce pendant plusieurs années. Le coupable n'a jamais été identifié avec certitude. Il n'y a que des présomptions. Le tueur se faisait appeler Zodiac. Il s'attaquait à des couples en s'acharnant plus précisément sur les femmes. Le côté crime sexuel n'a pas été démontré. Ses crimes perpétrés, Zodiac envoyait à certains journaux des missives accompagnées de feuillets remplis de signes "cabbalistiques" (comme sur l'affiche du film). Un jeune policier (joué par Mark Ruffalo), ainsi qu'un journaliste (Robert Downey Jr) et un dessinateur (Jack Gyllenhaal) du San Francisco Chronicle, ont essayé de résoudre l'affaire avec acharnement. Le journaliste y laissera sa santé. Le flic abandonnera aussi. Seul, le dessinateur ira suffisamment loin pour faire un livre de cette histoire en touchant pratiquement au but, mais pas tout à fait. Il restera toujours un doute. Malgré la longueur du film (2h40), le suspense est haletant, la reconstitution de l'époque semble fidèle. On passe vraiment un bon moment. Cela fait du bien pendant cette période de vaches un peu maigres pour les bons grands films américains.

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samedi 28 avril 2007

Films non commentés depuis le 7 mars 2007

Suite à mon billet du 6 mars, voici la liste des films vus depuis que je n'ai pas jugé bon de commenter dans un billet particulier :

 

Le voile des illusions de John Curran : pas aussi émouvant que je m'y attendais, décevant malgré les paysages et la musique.

 

La bête dans le coeur de Francesca Comencini : pas léger, prévisible ou presque dès le début. Dommage, car Giovanna Mezzorgiorno est toujours aussi jolie.

 

La cité interdite de Zhang Yimou : je n'ai pas compris grand-chose, les effets spéciaux ne sont pas inédits, on a déjà vu cela dans Tigre et Dragon, Hero et Le secret des poignards volants, films bien supérieurs.

 

Dangereuse séduction de James Foley : scénario un peu alambiqué. Fausses pistes pour un film pas très intéressant malgré Halle Berry et Bruce Willis.

 

Les châtiments de Stephen Hopkins : film dans le genre démons, envoûtements et satanisme. Hillary Swank n'y croit pas ou plus, elle a perdu la foi suite à un passé tragique. Et pourtant... L'histoire se passe dans les bayous de Louisiane. Vous pouvez y aller ou vous pouvez éviter de le faire. A vous de voir.

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samedi 24 mars 2007

1982 - Disparition de Romy Schneider, Rainer Werner Fassbinder et Patrick Dewaere

En 1982, l'année de mes vingt ans, trois grandes figures du cinéma ont disparu prématurément: Romy Schneider  (à 43 ans) le 29 mai, Rainer Werner Fassbinder (à 37 ans) le 10 juin et Patrick Dewaere (à 35 ans) le 16 juillet. On ne devrait pas avoir le droit de mourir aussi jeune en période de gloire. Romy Schneider, née autrichienne, française d'adoption nous a fait rêver dans les rôles de Sissi, puis plus tard, elle nous a émus dans les films de Claude Sautet comme par exemple César et Rosalie (1972), Les Choses de la vie (1970), Max et les ferrailleurs (1971), de Robert Enrico, Le vieux fusil (1975), L'Important c'est d'aimer de d'Andrzej Zulawski (1975) et tant d'autres dont les sorties étaient chaque fois un événement. Elle a "cassé" son image de Sissi dans Ludwig; (1972) de Luchino Visconti. Quand sa vie privée avec le décès tragique de son fils en 1981 a fait la une des journaux, les gens qui l'aimaient ont compati. Sa disparition a ému toute la France.

Rainer Werner Fassbinder a, comme on dit parfois, brûlé sa vie par les deux bouts. Autour de lui, il avait une troupe fidèle de comédiens, il faisait tourner souvent les mêmes acteurs comme Hannah Schygulla ou Kurt Raab. Ses films ont souvent été considérés comme sulfureux : La Troisième génération (1979), Tous les autres s'appellent Ali (1974), Querelle (1982), L'Année des 13 lunes (1978). En plus d'être réalisateur de ses films, il les écrivait. Il est l'auteur de pièces de théâtre et il a réussi à adapter et réaliser Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin (1980) pour la télévision. Rainer Werner Fassbinder a été à l'origine du renouveau du cinéma allemand mais il est mort sans héritier, il était unique. Maintenant que ses films existent en DVD, on se rend compte de son talent, Le mariage de Maria Braun (1979) en est un exemple frappant. Il n'a pas pris une ride.

Patrick Dewaere est mort trop tôt, il avait un immense talent et pouvait tout jouer. Série Noire (1978) d'Alain Corneau, Coup de Tête (1979) de Jean-Jacques Annaud, Les valseuses (1974) et Beau-Père (1981) de Bertrand Blier, La meilleure façon de marcher (1976) de Claude Miller sont devenus des classiques. De la même génération que Gérard Depardieu, il aurait pu atteindre la même notoriété. Il est vraiment dommage qu'il soit mort si jeune surtout en se suicidant. Oui, 1982 a vraiment été une année tragique.

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