jeudi 19 juillet 2012

Petite stridulation cigalière

Je (ta d loi du cine, squatter) profite sournoisement d'un "creux" estival pour "repasser" sur le blog de Dasola un article que j'avais rédigé (bénévolement!) il y a près de 2 ans pour la Lettre d'un "mouvement" d'épargne solidaire dont je fais partie, celui des CIGALES (Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire) (1).

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Elles entendent "Culture": les CIGALES sortent leur portefeuille (de leur poche révolver?)

Ce mois-ci [novembre 2010], la Feuille des CIGALES s’intéresse à la thématique de la culture. Ce secteur fait partie de ceux qui sont présentés comme «de prédilection» de nos Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire (CIGALES), - avec le bio, le commerce équitable, les énergies renouvelables, les entreprises d’insertion, les coopératives... Pour rappel, les porteurs de projets que nous finançons, en général, sont très rarement cigaliers eux-mêmes. Avec ce terme de "Culture", on pense spontanément davantage aux subventions du Ministère du même nom qu'à des entreprises qui s'inscriraient dans le marché. Regardons-y de plus près. En creusant un peu ce secteur «culturel», et notamment en examinant les entreprises déjà aidées en plus de 25 ans, on s’aperçoit que le spectre est large: Maison d’édition, librairie de quartier, société de presse éditant un magazine, production audiovisuelle, plusieurs lieux comportant de la programmation culturelle, fabrication de bijoux, et bien d'autres encore (notamment des projets issus de divers milieux artistiques). Quelques exemples non exhaustifs:

Dans le réseau de librairies «Folies d’encre», le site de Saint-Ouen a été cigalée il y a déjà quelques années. C’est un lieu de rencontres et de partage. Vernissages, expositions et lectures s'y enchaînent, faisant de la librairie un véritable lieu de sociabilité autour du livre. Citons également, à Paris, la librairie Mots et merveilles (livres audio, 13ème arrondissement), ou La Terrasse de Gutenberg (dans le 12ème). Certains projets de librairie ont même été développés par des anciens salariés de l'une ou l'autre, ce qui sous-entend un rôle de formation et  de transmission d'expérience.

Plusieurs entreprises, sinon de presse, du moins éditant des magazines, ont été cigalées: jadis, L'Agrandi était un journal reprenant, en gros caractères, des articles parus ailleurs, à l'intention des malvoyants. Sa publication s'est arrêtée il y a quelques années. Les magazines De l'air (photos) et Le Tigre, eux, continuent à paraître. La Maison d'édition Le temps des cerises continue également à sortir de nouveaux titres "hors des sentiers battus de la pensée dominante."

En ce qui concerne le spectacle ou la musique, le théâtre «La comédie Saint-Michel» (Paris 5ème) a sollicité les CIGALES et Garrigue (2) sur un quiproquo («La Passerelle» qu’avaient naguère financée les CIGALES et Garrigue n’était pas, comme le pensaient les porteurs de projet, le Théâtre de La Passerelle !). Toujours dans le milieu théâtral, une jolie histoire: Avec des Ailes. La porteuse de projet a créé sa compagnie théâtrale sous forme de SARL (là où la plupart des compagnies fonctionnent sous forme associative). Elle a pu bénéficier d’un co-financement par une CIGALES parisienne (qui assurait le suivi local) et une CIGALES de la région du Nord-Pas-de-Calais, dont elle est originaire.

L'association Musiques au pluriel (qui a cessé ses activités il y a quelques années) mélangeait dans ses concerts les traditions andalouses et arabes. Toujours vivace, la boutique de réparation d'accordéons "Accord Deléon" développe même la fabrication de nouveaux instruments.

Les CIGALES soutiennent aussi les activités audiovisuelles. La Cathode continue ses activités de vidéo engagée, après avoir hésité sur son modèle économique. De l’autre côté du périphérique (DACP) et récemment la SARL SCOP Inflammable productions ont également été financées.

La convivialité est au rendez-vous chez Cafézoïde (café culturel pour les jeunes). On peut aussi allier restauration et animation: je pense aux Saveurs d’Atabri (où la CIGALES qui soutenait le projet s’est longtemps occupée de la programmation culturelle), ou à Saraaba (financé plus récemment). J'arrête là pour cet inventaire à la Prévert (et les bijoux d'Ikken / Art Kem, que j'oubliais!).

Pour ce qui concerne les aspects plus artistiques, aucune CIGALES Artistes ne s'est créée à ce jour malgré les efforts déployés. Ce que je trouve en tout cas encourageant, c'est que la culture n’est pas forcément condamnée au statut associatif (qui vise, entre autres, à être éligible à des subventions publiques, et ne peut par définition dégager de bénéfices financiers à redistribuer). Créer une société dans le secteur culturel où l’on a envie de travailler, c’est toujours possible. Avoir la prétention, en plus, d’en vivre avec un salaire «décent», ... c’est nettement plus difficile, mais certaines entreprises cigalées y arrivent ! Ce n’est pas toujours sans mal, les entrepreneurs qui parviennent à dégager des bénéfices ne sont sans doute pas économes de leur temps ni de leurs efforts. Comme dans tout autre secteur (3).

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(1) Association régionale des CIGALES d'IDF: www.cigales-idf.asso.fr
(2) Société coopérative de capital-risque solidaire Garrigue: www.garrigue.net
(3) Annuaire des entreprises cigalées en IDF en téléchargement à partir du blog des CIGALES d'IDF.

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vendredi 26 juin 2009

Date de la sortie des films en semaine 27 (billet intermédiaire)

A Paris, sur les colonnes "Morris" où sont souvent collées les affiches des films à venir, je me suis posée la question quant aux dates de sortie de deux productions française et américaine: Le hérisson (adaptation du "best seller" de Muriel Barbery [cf. mon (1er!) billet du 09/01/07]) et L'Age de glace 3. Elles sont annoncées pour le vendredi (3 juilllet) et non le mercredi (jour habituel des sorties). Une illumination (bon sang, mais c'est bien sûr!) vient de se faire en moi: à partir du 27 juin (c'est-à-dire demain) jusqu'au 3 juillet (inclus), c'est la fête du cinéma (qui dure, pour la première fois, une semaine entière). On paie sa première place au plein tarif et après, c'est 3 euros, chaque séance suivante. En revanche, pour les nouveautés, les spectateurs ne pourront y aller que le dernier jour de cette opération. Je suis sûre que c'est la raison de ce choix dans la date. C'est quand même dommage. Dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi cette opération dure une semaine.

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mardi 9 juin 2009

Challenge Chick Litt For Men

Ceci n'est pas un billet de Dasola (mais bien de Ta d loi du cine). Il a pour objet le Challenge Chick Litt For Men proposé par Calepin. Le 12 janvier 2009, je (donc) m'étais inscrit en m'engageant sur trois titres de la collection "Audace" publiés par les éditions Harlequin (1). Vu qu'on avait jusqu'au 31 décembre, je suis encore dans les délais! Désolé de contrarier un peu la définition usuelle: la couverture de la collection n’est pas rose mais mauve. Et chez Harlequin, il semble y avoir un code pour les histoires à l’eau de rose: plus la couleur de la couverture fonce, plus la température monte…
Pour entrer de plain-pied dans la critique: je pense que la traduction, au moins au niveau des titres - ineptes! -, contribue sans doute à stéréotyper le produit (2). Voici les trois livres en question (respectivement N°93, 94 et 95 dans la collection):
- L'Ivresse de l'interdit de Karen Anders (Manhandling dans le texte - pourquoi pas "Prise en main masculine"?)
- Jusqu'au bout du désir de Suzanne Forster (Unfinished Business - pourquoi pas "Affaire inachevée"?)
- Intime proposition d'Isabel Sharpe (Thrill me - pourquoi pas "Fais-moi frémir"?).
Jouons un peu au Martien basique: quand j’ai commencé mes lectures (je ne vous parle pas des couv' accrocheuses!), je croyais plus ou moins monter à l’assaut sabre au clair pour triompher de titres aussi stéréotypes qu’un bon vieux SAS (j’avoue, j’en ai lu quelques-uns quand j’étais ado) où le nombre et le déroulement de scènes chaudes sont codifiées et même standardisées d’un épisode à l’autre de la saga, comme autant de repères pour les attentes des lecteurs – masculins. "Audace" est beaucoup plus diverse, et je dirais même parfois subtile.
Plantons nos trios de personnages: dans le 93, Laurel est une jeune femme d'affaires (au début) qui va virer créatrice artistique (ses premières amours refoulées) à la fin. Mélissa, dans le 94, a bidonné un best-seller, en fantasmant sur un mari de rêve - avec lequel elle n'a passé, en fait, qu'une seule nuit, mise au défi par ses copines après un resto trop arrosé. Enfin, dans le 95, May, jeune provinciale plus ou moins naïve, débarque à New-York après avoir accepté une passade d'une semaine dans un palace avec un chaud lapin, sur un coup de tête (elle venait de se faire rompre). Passons aux Roméos - j'allais écrire "Jules" -, par ordre décroissant, cette fois. 95: Brandon, écrivain au succès stagnant, cherche l'inspiration de son côté dans ledit palace - son éditrice lui a ordonné de cibler un lectorat plus féminin. Et, évidemment, à la fin, le rupteur débarque. 94: l'attachée de presse de Mélissa lui ramène son bel Antonio de mari sur un plateau (de télé). Evidemment, ce n'était pas le simple chevalier serveur qui l'avait happée au resto. Et il ne sera plus question de divorce. Dans le 93, Mac assure: certes, il a trompé Laurel sur sa qualité (hard, il ment - honni soit qui mal y pense - d'accord, je sors), mais ils se seront bisoutés pages 31, 47, 96, 121, 126 et 198, tout en couchant - c'est torride - pp. 62, 109, 138 avec remise de couvert pp. 144, 158, 175 et 180 (j'espère ne pas en avoir oublié, j'ai relu en diagonale). La crise survient p. 195, et se dénoue p. 209 (fin du livre p. 213). Ce genre de scènes est moins fréquent dans le 94 - seulement quand l'un ou l'autre a bu? Dans le 95, ils ne couchent carrément pas (ce qui s'appelle coucher, dans un lit et tout nus) ...avant la page 190 (sur 214). Tout est dans l'approche et la transformation.
Je crois avoir dit le principal? On peut d'autant moins parler de titres impérissables, que Wikipedia m'a appris que les invendus étaient rapidement pilonnés (info ne figurant pas sur le site officiel). Enfin, il n'y a pas trop de coquilles, pour le prix (une par volume, au maximum?). Voilà, mon incursion dans la littérature de poulette s'achève, ouf. Maintenant, quand je lis les collègues qui se sont contentés de Bridget Jones, je ricane (désolé Yohan).

(1) La communication d'Harlequin emploie bien le terme "Chick Litt" sur leur page de présentation... mais pour une autre collection?

(2) Mesdemoiselles coeurs tendres qui rêveriez de rédiger, pas de regrets: à la question «Puis-je écrire un roman pour Harlequin?», la réponse sur leur site est: «Harlequin France ne travaille pas en direct avec les auteurs. En effet, toutes les sources éditoriales de nos publications proviennent de notre maison-mère canadienne. Nos auteurs sont anglophones et nous ne publions, en France, que des romans traduits de l'anglais. Nous ne publions donc pas d'auteurs français, mais nous vous adressons nos souhaits de réussite dans vos candidatures auprès d'autres maisons d'édition».

PS du 10/10/2012: j'avais vu passer récemment une information comme quoi Harlequin lançait un concours d'écriture francophone... Après vérification, il s'agit d'un concours appelé "Nouveaux talents Harlequin", en partenariat avec "WeLoveWorld", jusqu'au 30/11/2012. Douze auteurs francophones sélectionnés gagneront une publication numérique au sein d'une nouvelle collection Harlequin. Le "grand gagnant" verra son texte édité en version papier.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

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mardi 26 mai 2009

Palmarès de Cannes 2009 - Billet intermédiaire

Comme beaucoup de personnes, j'ai entendu sur les ondes radio le palmarès de Cannes 2009, dimanche soir 24 mai 2009. A part le Pedro Almodovar dont je vais faire un billet (je vous le conseille) et le Ken[neth] Loach dont j'ai déjà dit tout le bien que j'en pensais (il a reçu le grand prix oecuménique), les autres ne sont pas encore sortis excepté Vengeance de Johnny To. Je me réjouis d'abord et avant tout du Grand prix pour Jacques Audiard et j'attends avec impatience la sortie de son film primé, Un Prophète (le 26 août 2009), film de 2h30 réalisé caméra à l'épaule. Ce film était l'un des favoris pour la Palme. Et je dis, et je le répète, que Jacques Audiard est un grand réalisateur. Concernant la Palme, si j'avais mauvais esprit, je dirais que le fait qu'Isabelle Huppert soit présidente du jury explique en partie que Michael Haneke, réalisateur autrichien, ait reçu la Palme d'Or cette année pour le Ruban blanc (sortie le 21 octobre 2009). Grâce à son rôle dans La pianiste du même Haneke (2001), Isabelle Huppert avait été récompensée du prix d'interprétation féminine. D'ailleurs, c'est Isabelle Huppert elle-même qui a remis la Palme au réalisateur. Je le conçois comme un retour d'ascenseur (1). Pour le prix d'interprétation féminine, Charlotte Gainsbourg est, semble-t-il, justement récompensée pour son rôle dans Antichrist de Lars von Trier (sortie le 3 juin 2009). Quant au film, il a créé la polémique. On verra quand il sortira... Personnellement, je ne me précipiterai pas pour le voir. L'acteur récompensé, Christopher Walz, est autrichien, et une des raisons de voir le dernier film de Quentin Tarantino, Inglorious Basterds (sortie le 19 août). Par ailleurs, Alain Resnais a reçu un prix spécial honorifique (comme Eastwood l'année dernière). Je ne comprends pas ce système dans lequel, passé un certain âge ou un cap dans leur carrière, les réalisateurs sont récompensés pour l'ensemble de leur oeuvre et non pour un film précis. Petite remarque au passage, le film de Resnais qui sort le 21 octobre 2009, Les herbes folles (billet d'Alex), est le seul de la compétition qui dure moins de 2h00. A part ça. il y a quelques oubliés: Almodovar, Bellochio. En tout état de cause, les films récompensés ne sont pas "grand public", à mon avis.

(1) Finalement (une fois vu), je dis: chef-d'oeuvre. Cf. mon billet du 07/11/2009.

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vendredi 1 mai 2009

Quelques petits avantages liés à mon statut de blogueuse culturelle

Voici pêle-mêle quelques réflexions liées à de nouvelles relations suscitées par mon activité de blogueuse.

Je me vois proposer de plus en plus souvent la réception gratuite ("service de presse" ou autre) de livres. Plusieurs cas de figure: lorsque c'est l'auteur(e) qui me le propose, je trouve cela sympathique: cela semble sous-entendre qu'il/elle fréquente personnellement la blogosphère, a lu mes articles, a peut-être jugé à la lecture de certains, sur des livres qu'il/elle connaît, que le sien peut me plaire (je rêve peut-être!). Lorsque c'est une attachée de presse d'une Maison d'édition, j'ai un peu plus de réticence: je ne suis pas sûr que le livre me plaise, je ne l'aurais pas forcément acheté, et je crains l'obligation de le lire, et surtout de rédiger un billet dessus même s'il ne m'a strictement rien donné envie d'écrire... N'aimant pas les contraintes, je préfère donc quand il est poliment dit "vous n'êtes pas obligée de faire un billet si vous ne l'avez pas aimé", ou s'il est précisé qu'il n'y a aucun délai imposé!
Enfin, la meilleure méthode à mon avis (plus subtile), c'est lorsque la personne qui vous contacte vous propose le choix de recevoir un seul titre parmi plusieurs énumérés: cela est une manière élégante de nous engager, puisqu'on effectue nous-même un choix.

En ce qui concerne le cinéma, tout dernièrement, j'ai assisté sur invitation de Jérôme (Cinefriends / Cinefeed) à une avant-première de Looking for Eric, le dernier Ken Loach, qui sortira le 27 mai 2009 (et qui est sélectionné à Cannes). Il a bien été précisé que la salle était remplie de membres de la blogosphère qu'il avait invités. Petite suggestion: prévoir des badges, la prochaine fois? (je plaisante). J'ai déjà vu quelques billets fleurir; pour ma part, je préfère attendre que la date de sortie officielle soit plus proche, mais je le chroniquerai en son temps [chroniqué le 09/05/2009]. Comme je l'ai déjà raconté, j'allais déjà à des avants-premières avant d'être blogueuse (grâce à ma carte UGC illimitée, ou en les repérant dans mon Pariscope). Mais, lorsque je suis invitée en tant que blogueuse (et Jérôme a cité la régularité de mes billets), ça me fait vraiment plaisir.

Ces derniers temps, de plus en plus de sites-"portails" me proposent de faire un lien depuis leur site vers mes billets (en y affichant seulement les premières lignes, comme chez critico-blog). En général, je donne l'autorisation pour autant que cela n'implique aucune action de ma part, et après avoir vérifié le contenu du site (par exemple, pour un site parlant de la mode ou de la bourse, je ne vois pas le rapport avec mes billets "culturels").

Enfin, à part les livres et le cinéma, j'ai aussi reçu quelques objets. Notamment, une sorte d'agenda pour filles, qu'il faudrait que je finisse par expertiser et chroniquer, car on me l'a envoyé il y a déjà plusieurs mois. Allez, ce premier mai, il est temps de me mettre au travail...

PS: le commentaire d'Aifelle ci-dessous me rappelle aussi que Chez les filles m'a envoyé le DVD de Valse avec Bachir (que j'avais vu au cinéma, cf. mon billet du 13/07/08).

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samedi 21 mars 2009

Retour sur le Salon du Livre 2009

Cette année encore, je n'ai pas résisté à aller au Salon du Livre (13 au 18 mars 2009) qui se tient depuis de nombreuses années au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, à Paris. J'ai assisté naguère aux premiers salons qui se passaient au Grand Palais, toujours à Paris. C'était autre chose. Il y avait un côté convivial très sympathique.
Que dire du Salon de cette année? Qu'il est (pratiquement) identique à celui à de l'année dernière et à ceux des années précédentes. On trouve les mêmes stands des grands éditeurs (français) aux mêmes emplacements. Les "petits" éditeurs sont noyés dans la masse. A l'entrée, on peut obtenir un plan mais ce n'est pas facile de se repérer. Moi qui ai un grand sens de l'orientation, et qui, en général, comprends les cartes, je n'ai pas vu tout de suite les repères par allée et par stand. En revanche, on voit immédiatement les éditeurs principaux qui ont leur logo écrit et suspendu très haut. Pour les autres, le mieux, c'est de déambuler, de regarder, d'écouter. Sur la droite, au fond, quand on entre, on trouve les livres étrangers qui sont présentés par pays. Sur la gauche, en arrivant, il y a beaucoup moins de monde. Et pourtant, plusieurs stands sont intéressants pour tout ce qui concerne le livre du futur allié à l'informatique et à l'internet. Pour en revenir aux éditeurs principaux, si les visiteurs le désirent, ils peuvent faire la queue (plus ou moins longtemps) pour obtenir une dédicace des auteurs "maison". Mardi soir, 17 mars, j'ai entraperçu Philippe Labro, Tonino Benaquista, Florian Zeller, Roger Knobelpiess, Veronica Olmi et l'incontournable Amélie Nothomb (sans son chapeau extravagant). L'entrée de cette manifestation est de 7 euros pour le plein tarif (j'avais eu une invitation gratuite par une connaissance) et il n'y a aucune remise éditeur quand on achète un ouvrage. Une dame en sortant a dit que la Foire du livre à Francfort était mieux. Le reproche que je ferais est que (comme je le disais plus haut) c'est toujours la même chose. La preuve? Comme l'année passée, j'ai acheté un DVD à 5,60 (cette fois-ci un film d'Harold Lloyd), vendu normalement comme supplément par le quotidien Le Monde.

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jeudi 25 décembre 2008

La bonne longueur des films en salle?

Il y a quelques années, une personne qui m'accompagnait de temps en temps au cinéma m'avait fait une remarque que je n'ai pas oubliée. Depuis, plus je vois de films, plus je me remémore cette question: pourquoi les films ne durent-ils pas tous 90 minutes environ? Bien sûr, on conçoit tout à fait des exceptions pour des films-fleuves comme Autant en emporte le vent, Lawrence d'Arabie, La mélodie du bonheur, Docteur Jivago, Ben-hur, etc., coupés par un entracte (et les spectateurs étant prévenus). Mais pourquoi de plus en plus de cinéastes ne sont-ils plus capables de raconter une histoire pendant ce laps de temps (1 h 30) qui semble idéal? Nous, les adultes, on est comme les enfants, passée une certaine durée, notre attention diminue parfois (indépendamment de la qualité du film), et c'est là que l'on commence à trouver des défauts au film: des longueurs, des plans qui n'ajoutent rien, etc. Or il me semble que les films de ces trente dernières années ont eu la fâcheuse (?) tendance d'allonger en durée. Oui mais, me retorquerez-vous, des films relativement courts (1h20) peuvent paraître durer une éternité, et pour d'autres (de plus de deux heures), on est triste quand cela s'arrête. Quels sont les enjeux derrière (pub etc.)? Je pourrais faire une comparaison avec les séries télé (américaines en particulier) qui sont formatées pour durer environ 52 minutes, ni plus ni moins. Je serais intéressée de savoir ce que les blogueurs (euses) en pensent.

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mercredi 15 octobre 2008

Avant-première d'un film - "coup de gueule"

Je commence à en avoir assez de ces avant-premières où on vous allèche avec une éventuelle séance de questions/réponses avant ou après la séance et au bout du compte: RIEN. Après Séraphine, j'ai assisté à une des nombreuses avant-premières de Le crime est notre affaire avec l'irrésistible duo Catherine Frot / André Dussollier. Cela se passe dans un grand complexe des Halles au centre de Paris. D'abord, avant d'entrer dans la salle, j'ai noté un service d'ordre privé mais pas trop musclé qui régulait la foule. Ce n'est pourtant un concert de rock, non mais! Une fois introduite dans la salle, une jeune femme nous a annoncé qu'il y avait des rangées réservées à des "happy few" (devant et plus haut). Les "happy few/spectateurs" devaient avoir un petit carton, véritable sésame pour pouvoir s'asseoir dans les rangées sus-mentionnées. Je ne comprends pas ces privilèges: l'abolition des privilèges a été prônée dans la nuit du 4 août 1789, non mais! Et le fait d'avoir payé sa place ou d'être invité(e) gratuitement n'est pas la question (pour ma part, je suis entrée avec ma carte UGC illimitée). Surtout qu'au bout du compte, à la fin de la projection, les acteurs et techniciens (Catherine Frot et André Dussolier, entre autres), n'ont rien dit de particulier et 5 minutes après le générique de fin, tout le monde s'est éparpillé. J'aimerais connaître l'intérêt de mobiliser autant de monde. Ah si, une chose, les comédiens se sont fait mitrailler par les appareils-photos numériques. Sans rien enlever des qualités du film que je chroniquerai dans un billet futur [chroniqué le 27/10/2008], ce n'est jamais qu'un film parmi d'autres dans une salle où je me rends régulièrement: grande salle, grand écran mais rien d'exceptionnel.

PS: Le film sort aujourd'hui, mercredi 15 octobre 2008.

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samedi 23 août 2008

A Guédelon, ils bâtissent un...

... château-fort. Invitée quelques jours dans la Nièvre, j'ai visité un chantier de construction peu ordinaire qui, lui, se trouve dans l'Yonne, département voisin: celui d'un château-fort du type standardisé par Philippe II Auguste au début du XIIIe siècle. Le site, qui n'est accessible qu'en voiture parce qu'un peu loin de tout (le parking fut créé en tout premier), a été choisi en raison de la carrière de pierres à proximité et de la forêt de chênes autour. L'idée originale de se lancer dans un tel projet remonte à 1997. Elle a été portée par un propriétaire de château de la région. Il a fallu demander le permis de construire ad hoc auprès de la mairie voisine, etc. Trouver les premiers financements publics et privés ne fut pas une mince affaire. D'ailleurs c'est grâce à la curiosité dès la première année de 50 000 personnes, qui ont payé alors qu'il n'y avait rien (ou pas grand-chose) à voir, que le projet a pris de l'ampleur. Ce chantier a créé des emplois (5 salariés et 30 bénévoles dès la 1ère année). Et d'année en année, pierre par pierre, le château a commencé à sortir de terre. Aujourd'hui, les travaux en sont à peu près aux 2/5 des prévisions (l'achèvement est prévu entre 2022 et 2025). Les quelques 250 000 visiteurs par an (9 euros l'entrée adulte individuelle plus 2 euros pour la visite guidée par personne) permettent désormais au chantier de s'autofinancer et de salarier près d'une cinquantaine de personnes à l'année. Quand le visiteur arrive, il est accueilli, pour la visite guidée, par quelqu'un habillé à la mode du Moyen-Age. En l'occurrence, il s'agissait, pour nous, d'un jeune archéologue (Franck). Il nous a fait un véritable cours sur le contexte historique et technique, entrecoupé de questions pour voir si on suivait bien! Parmi les renseignements qu'il nous a donnés, il nous a signalé qu'il n'avait pas été simple de savoir quelle était l'épaisseur d'une porte de cuisine à cette époque. A chaque fois, des questions de détails de ce genre provoquent un débat qui va aboutir, dans quelques mois ou dans 5 ans voire plus, auprès des archéologues qui trancheront. Toutes les mesures sont en toises et en pieds car les autres ont été abandonnées (la coudée, la paume, le pouce, etc.): c'était trop compliqué pour s'y retrouver. Le chantier se présente avec le château au milieu et tout autour les ateliers pour les corps de métier qui sont nécessaires à la construction: les forgerons, les tailleurs de pierre, le four en briques (20ème siècle) pour cuire les tuiles (faites main), les charpentiers, le cordier. Nous avons vu aussi des animaux comme les chevaux, les ânes, les cochons, les moutons. Pendant les périodes de vacances scolaires, le chantier tourne au ralenti car avec le flot de visiteurs qui posent des questions diverses et variées aux ouvriers, ces derniers sont souvent interrompus pour y répondre. Comme échafaudage, une grande "roue à écureuil", mue par un homme pour hisser les blocs de pierre, a été installée au bas de l'édifice. Les conditions de sécurité sont draconiennes: le mortier qui sert de liant pour assembler les pierres est fait avec de la chaux qui arrive sur le chantier sous forme éteinte, et non de la chaux vive (comme dans les temps médiévaux), car nocive et dangereuse. Chaque matin, les bénévoles (qui peuvent venir travailler de 3 jours à 2 semaines) commencent par "gâcher" le mortier nécessaire à la journée de travail. Le château terminé, on le fera visiter et les gens pourront, entre autre, admirer les trois endroits qui caractérisent le château-fort philippien: la aula (grande pièce du logis, qui a donné "hall"), la camera (la chambre du seigneur, dans le donjon) et la capella (la chapelle, dans une autre tour).
L'adresse du site internet de Guédelon comporte beaucoup de renseignements bien intéressants. "Guédelon, chantier médiéval" est une marque déposée à l'INPI, Institut national de la propriété industrielle. Plus d'un million de personnes sont déjà venues ou revenues voir le chantier. Dans notre groupe, 2 personnes étaient déjà venues, 3 et 7 ans auparavant. Pour ma part, je pense bien y revenir d'ici 5 ans pour voir l'évolution des travaux.

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samedi 9 août 2008

Comparaison entre VF et [VO]STF

Tout récemment, par erreur de manipulation avant de revoir un vieux James Bond en DVD (L'homme au pistolet d'or, pour ne pas le nommer), j'ai pris l'option "sous-titres français" en mettant aussi comme langue le français. J'ai l'habitude d'entendre Roger Moore parler français. Ca a amusé mon ami, qui a insisté pour que nous regardions tout le film ainsi. C'est une expérience surprenante à pas mal de points de vue et qui peut donner des sujets de réflexion, la preuve. On s'aperçoit que ce que l'on entend diffère parfois beaucoup de ce que l'on lit: vouvoiement au lieu de tutoiement; chiffres différents (millions / milliers, 14 au lieu de 12, fahrenheit au lieu de celsius, etc.); les "niveaux de langage" peuvent être différents. Des indications gestuelles "à gauche, à gauche" à un pilote d'hélicoptère seront traduits en sous-titre, mais ne figureront pas en VF (et évidemment, je ne sais pas si elles sont dans la VO - il aurait fallu revoir le film encore). Les allusions salaces, sexistes, etc. de 007 seront plus ou moins édulcorées dans l'une ou l'autre version. C'est intéressant aussi de se rendre compte de sa propre perception individuelle: dans ce genre de cas, est-on plus réceptif à ce que l'on lit ou à ce que l'on entend? Nous avons eu une discussion avec mon ami par rapport à une séquence, il soutenait que la phrase en question avait été écrite en sous-titre alors que je lui répétais qu'elle avait été prononcée à l'oral, et nous avons dû revoir la scène (c'est moi qui avais raison!). Du coup, nous avons regardé un autre film de cette manière, et continuerons. Enfin, dans la mesure où le DVD offre cette possibilité, et pas seulement l'alternative entre VOSTF ou VF (et en plus, certains films "art et essai" étrangers n'ont jamais été doublés, et il n'existe qu'une version avec sous-titres...). Peut-être que devoir multiplier par deux mon attention au film m'empêchera de trop m'endormir devant l'écran en fin de soirée?

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