samedi 23 août 2008

A Guédelon, ils bâtissent un...

... château-fort. Invitée quelques jours dans la Nièvre, j'ai visité un chantier de construction peu ordinaire qui, lui, se trouve dans l'Yonne, département voisin: celui d'un château-fort du type standardisé par Philippe II Auguste au début du XIIIe siècle. Le site, qui n'est accessible qu'en voiture parce qu'un peu loin de tout (le parking fut créé en tout premier), a été choisi en raison de la carrière de pierres à proximité et de la forêt de chênes autour. L'idée originale de se lancer dans un tel projet remonte à 1997. Elle a été portée par un propriétaire de château de la région. Il a fallu demander le permis de construire ad hoc auprès de la mairie voisine, etc. Trouver les premiers financements publics et privés ne fut pas une mince affaire. D'ailleurs c'est grâce à la curiosité dès la première année de 50 000 personnes, qui ont payé alors qu'il n'y avait rien (ou pas grand-chose) à voir, que le projet a pris de l'ampleur. Ce chantier a créé des emplois (5 salariés et 30 bénévoles dès la 1ère année). Et d'année en année, pierre par pierre, le château a commencé à sortir de terre. Aujourd'hui, les travaux en sont à peu près aux 2/5 des prévisions (l'achèvement est prévu entre 2022 et 2025). Les quelques 250 000 visiteurs par an (9 euros l'entrée adulte individuelle plus 2 euros pour la visite guidée par personne) permettent désormais au chantier de s'autofinancer et de salarier près d'une cinquantaine de personnes à l'année. Quand le visiteur arrive, il est accueilli, pour la visite guidée, par quelqu'un habillé à la mode du Moyen-Age. En l'occurrence, il s'agissait, pour nous, d'un jeune archéologue (Franck). Il nous a fait un véritable cours sur le contexte historique et technique, entrecoupé de questions pour voir si on suivait bien! Parmi les renseignements qu'il nous a donnés, il nous a signalé qu'il n'avait pas été simple de savoir quelle était l'épaisseur d'une porte de cuisine à cette époque. A chaque fois, des questions de détails de ce genre provoquent un débat qui va aboutir, dans quelques mois ou dans 5 ans voire plus, auprès des archéologues qui trancheront. Toutes les mesures sont en toises et en pieds car les autres ont été abandonnées (la coudée, la paume, le pouce, etc.): c'était trop compliqué pour s'y retrouver. Le chantier se présente avec le château au milieu et tout autour les ateliers pour les corps de métier qui sont nécessaires à la construction: les forgerons, les tailleurs de pierre, le four en briques (20ème siècle) pour cuire les tuiles (faites main), les charpentiers, le cordier. Nous avons vu aussi des animaux comme les chevaux, les ânes, les cochons, les moutons. Pendant les périodes de vacances scolaires, le chantier tourne au ralenti car avec le flot de visiteurs qui posent des questions diverses et variées aux ouvriers, ces derniers sont souvent interrompus pour y répondre. Comme échafaudage, une grande "roue à écureuil", mue par un homme pour hisser les blocs de pierre, a été installée au bas de l'édifice. Les conditions de sécurité sont draconiennes: le mortier qui sert de liant pour assembler les pierres est fait avec de la chaux qui arrive sur le chantier sous forme éteinte, et non de la chaux vive (comme dans les temps médiévaux), car nocive et dangereuse. Chaque matin, les bénévoles (qui peuvent venir travailler de 3 jours à 2 semaines) commencent par "gâcher" le mortier nécessaire à la journée de travail. Le château terminé, on le fera visiter et les gens pourront, entre autre, admirer les trois endroits qui caractérisent le château-fort philippien: la aula (grande pièce du logis, qui a donné "hall"), la camera (la chambre du seigneur, dans le donjon) et la capella (la chapelle, dans une autre tour).
L'adresse du site internet de Guédelon comporte beaucoup de renseignements bien intéressants. "Guédelon, chantier médiéval" est une marque déposée à l'INPI, Institut national de la propriété industrielle. Plus d'un million de personnes sont déjà venues ou revenues voir le chantier. Dans notre groupe, 2 personnes étaient déjà venues, 3 et 7 ans auparavant. Pour ma part, je pense bien y revenir d'ici 5 ans pour voir l'évolution des travaux. [Billet le 2 juin 2022 sur autre visite du 28/05/2022 - avec photos]

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samedi 9 août 2008

Comparaison entre VF et [VO]STF

Tout récemment, par erreur de manipulation avant de revoir un vieux James Bond en DVD (L'homme au pistolet d'or, pour ne pas le nommer), j'ai pris l'option "sous-titres français" en mettant aussi comme langue le français. J'ai l'habitude d'entendre Roger Moore parler français. Ca a amusé mon ami, qui a insisté pour que nous regardions tout le film ainsi. C'est une expérience surprenante à pas mal de points de vue et qui peut donner des sujets de réflexion, la preuve. On s'aperçoit que ce que l'on entend diffère parfois beaucoup de ce que l'on lit: vouvoiement au lieu de tutoiement; chiffres différents (millions / milliers, 14 au lieu de 12, fahrenheit au lieu de celsius, etc.); les "niveaux de langage" peuvent être différents. Des indications gestuelles "à gauche, à gauche" à un pilote d'hélicoptère seront traduits en sous-titre, mais ne figureront pas en VF (et évidemment, je ne sais pas si elles sont dans la VO - il aurait fallu revoir le film encore). Les allusions salaces, sexistes, etc. de 007 seront plus ou moins édulcorées dans l'une ou l'autre version. C'est intéressant aussi de se rendre compte de sa propre perception individuelle: dans ce genre de cas, est-on plus réceptif à ce que l'on lit ou à ce que l'on entend? Nous avons eu une discussion avec mon ami par rapport à une séquence, il soutenait que la phrase en question avait été écrite en sous-titre alors que je lui répétais qu'elle avait été prononcée à l'oral, et nous avons dû revoir la scène (c'est moi qui avais raison!). Du coup, nous avons regardé un autre film de cette manière, et continuerons. Enfin, dans la mesure où le DVD offre cette possibilité, et pas seulement l'alternative entre VOSTF ou VF (et en plus, certains films "art et essai" étrangers n'ont jamais été doublés, et il n'existe qu'une version avec sous-titres...). Peut-être que devoir multiplier par deux mon attention au film m'empêchera de trop m'endormir devant l'écran en fin de soirée?

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mercredi 23 juillet 2008

Bibliothèques pour tous

Suite au commentaire de Sylire sur mon billet du 11/06/2008, je suis passée l'autre jour à la Bibliothèque pour tous qui n'est pas loin de chez moi. Je la connaissais seulement parce que j'avais été y donner quelques livres, au lieu de les revendre chez Gibert. Ils m'avaient dit qu'eux-mêmes vendaient ce qu'on leur donnait, afin d'en racheter des neufs dont ils sont sûrs qu'ils plaisent à leur public. La personne qui était à l'accueil a d'abord cru que je venais rendre les livres que j'avais sous le bras, et que je venais d'emprunter à ma bibliothèque municipale, à quelques centaines de mètres. Ensuite, à ma demande, elle m'a donné quelques informations sur leur fonctionnement (cf. site http://www.uncbpt.com). Il existe un millier de BPT, fonctionnant essentiellement avec des bénévoles (souvent des retraitées), qui suivent une formation (qualifiante et reconnue par le Ministère du travail) de bibliothécaire pendant un an avant d'exercer, l'Union nationale Culture et bibliothèque pour tous étant, elle, reconnue d'utilité publique depuis 1999. Il y en a plusieurs dans mon arrondissement, mais aucune dans celui de mon ami. Je ne sais pas à quoi est due cette répartition dans Paris? Chaque bibliothèque dispose de quelques titres en gros caractères, mais cela dépend du profil de leurs inscrits (1 ou 2 seulement dans celle près de chez moi). Du coup, ils "font tourner" entre les bibliothèques ces livres, achetés de manière centralisée. Contrairement à une bibliothèque municipale, ce n'est pas gratuit: l'inscription annuelle (valable dans toute la France) coûte 18 euros, puis 1,50 euros par livre emprunté. Je me suis dit que, quand je serai à la retraite, ça ne me déplairait pas du tout de faire du bénévolat de cette manière, après avoir eu la formation de bibliothécaire!

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mercredi 11 juin 2008

Livres en gros caractères

Une amie de ma mère (depuis le lycée), dame d'un âge certain, et qui a des problèmes et d'yeux et de locomotion, ne peut plus lire que ligne à ligne et munie d'une énorme loupe, en tenant le livre tout près. Or elle adore la lecture depuis toujours. C'est une championne de l'orthographe. Récemment (il y a quelques semaines), en retournant à la bibliothèque de notre quartier où je ne mettais plus les pieds depuis longtemps, mon attention a été attirée sur un rayon de livres en gros caractères. J'en ai d'abord emprunté sur la carte de mon ami, et l'amie s'est montrée ra-vie! En plus, elle était à l'hôpital à ce moment-là (elle est revenue chez elle depuis), et n'avait donc guère que la lecture pour passer le temps. Depuis, j'ai vérifié: on ne trouve pas ces livres dans toutes les bibliothèques municipales de Paris, nous avons eu de la chance. Chaque semaine, je lui en apporte 5 nouveaux qu'elle s'empresse de lire à toute allure. Par bonheur, j'ai constaté qu'il y a un bon "turn-over" dans ce qui est disponible: biographies, romans policiers ou non, romans contemporains. Certains partent, d'autres reviennent. Je ne sais pas, par contre, quelle est la cadence d'acquisition par la bibliothèque. Il semble exister au moins deux éditeurs pour ce genre de publication (peut-être y en-a-t-il d'autres): les Editions Feryane http://www.feryane.fr et A vue d'oeil http://www.avuedoeil.fr. Ces deux maisons d'éditions ont une politique éditoriale intéressante. Elles font paraître en gros caractères des nouveautés, comme, par exemple, Mille soleils splendides de Khaled Hosseini, La route de Cormac Mc Carthy [billet du 09/03/08] ou Chagrin d'école de Daniel Pennac [billet du 06/11/07]. Chacune édite environ 60 nouveaux titres par an. Il y a de quoi lire!

PS: Suite aux commentaires de Cuné et 4nn3 (ci-dessous), je signale que j'avais fait, les 3 et 4 mai 2007, deux billets sur les livres audio.
PS2: Lors de mon dernier aller-retour à la bibliothèque (samedi 28 juin 2008), j'ai noté, en plus de celles rajoutées dans les commentaires, trois autres maisons d'édition dans ce secteur:
les Editions de la loupe, http://www.editionsdelaloupe.com;
les Editions Corps 16, http://www.editionscorps16.com;
et Libra diffusio, http://www.editionslibradiffusio.com.

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mercredi 13 février 2008

Atelier d'écriture

Il y a quelque temps, j'ai vécu une expérience intéressante avec mon ami (mais je crois que je ne la retenterai pas de sitôt). Nous sommes partis à l'autre bout de Paris pour participer à un atelier d'écriture. Blogueuse depuis un an, vous pensez bien que j'étais curieuse d'apprendre (peut-être) quelques techniques qui pourraient me servir. L'écriture n'est pas un exercice facile. Je ne savais pas du tout comment cela se passait. L'expérience tentée, je me permets d'en faire état. Cet atelier se passe dans un café, une fois par semaine. Un écrivain est l'animateur en charge de l'atelier, et un responsable de l'endroit où se passe l'atelier participe à l'ensemble (lui-même rédige des articles dans un petit journal de quartier). Nous étions 8 (mon ami et moi compris). J'ai éprouvé dès le début un sentiment étrange vis-à-vis des participants. Les 4 autres personnes viennent depuis pratiquement un an mais sans que l'on sache pourquoi: pour le plaisir, pour un motif professionnel, que sais-je? En effet, mon ami et moi sommes les seuls à nous être présentés en indiquant que nous étions des néophytes. En ce qui me concerne, j'ai précisé que j'étais plus à l'aise avec une souris et un clavier d'ordinateur qu'avec un crayon. J'ai même parlé de mon blog. L'atelier dure 2h30. Au bout de la première heure, on nous a laissés écrire ce que l'on voulait pendant trois quart d'heure en s'inspirant ou non de petits papiers tirés au sort. Pour ma part, j'ai été inspirée par les mots que j'avais tirés au sort. Mais j'ai écrit des phrases sans articulation particulière et qui n'avaient surtout rien de personnel. Mon ami, lui, avait joué avec les lettres des mots pour en tirer des mots croisés. L'écrivain-animateur (gaucher comme moi) nous a dit pour sa part qu'il n'était pas arrivé à écrire. Après chaque lecture des textes, les auditeurs étaient invités à donner leurs impressions personnelles. Et alors là, je suis tombée un peu des nues. A part une dame qui a dit que les mots ne l'avaient pas inspirée, d'autres personnes avaient rédigé soit un chapitre d'un livre (une histoire très autobiographique), soit une historiette très triste (avec paraît-il rien de personnel), soit une confession d'un intime qui confinait à l'autoanalyse (la personne l'a écrite sans faire une rature). Il s'est avéré que cet atelier est plus un confessionnal qu'autre chose, ce jour-là en tout cas. J'étais presque mal à l'aise. Personnellement, je m'attendais à plus de fantaisie, à plus de ludique. Mon ami m'a fait une remarque qu'il a lue en son temps et que j'ai trouvée assez appropriée. Cela venait de quelqu'un qui parlait des cafés philo: on y arrive avec son problème, et on repart avec les problèmes de tous les autres. J'en aurai retenu en tout cas un mode d'expression sur lequel insistait l'animateur à chaque fois: quand on parlait de l'oeuvre d'un autre, ne pas la juger de manière "absolue" en disant "C'est [ceci ou cela]", mais "Je pense que c'est..." ou "A mon avis, ...", ou "Je trouve que..." (en marquant bien qu'il s'agit d'une opinion purement personnelle).

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lundi 3 décembre 2007

Revenir vers une oeuvre au bout de quelques années

Comme je ne pense pas être toute seule dans mon cas, voici quelques réflexions sur le fait que les goûts changent ou évoluent en matière de cinéma, lecture, musique ou que sais-je, au bout d'un certain nombre d'années. Je n'en suis pas à brûler ce que j'ai adoré (j'en connais qui le font), mais j'éprouve une certaine indifférence, ou la passion n'est plus la même. Et inversement, certaines oeuvres que j'avais moyennement aimées à 20 ans, je les ai revues récemment et cela a été une révélation.
C'est peut-être pour cela que je ne relis pas les livres que j'ai aimés. Je les conserve mais j'en lis d'autres (j'en ai tellement à lire...). J'ai fait une exception pour Les Thibault de Roger Martin du Gard (voir mon billet du 20/01/07), chef-d'oeuvre de la littérature française qui m'avait beaucoup marquée en son temps. Je les ai relus en 2006 avec grand plaisir mais j'ai un peu calé sur la fin en sautant quelques pages. Je n'ai pas été aussi enthousiaste.
Quand j'avais 15 ans, les oeuvres de Baudelaire ou Hugo, je ne les ai ni appréciées ni comprises comme à 40 ans.

Pour le cinéma, j'ai vu Noblesse Oblige (Kind Hearts and Coronets) de Robert Hamer (1949), avec Alec Guinness, il y a plus de 25 ans à la télévision. Cela ne m'avait pas plu, je m'étais ennuyée à mourir (c'était un "vieux" film). Depuis, je l'ai acquis en DVD. Je l'ai revu l'année dernière, et encore cette année, et j'ai adoré. C'est absolument génial. Le film est l'incarnation de l'humour "british" (voir mon billet du 19/03/07).
Inversement, j'avais beaucoup aimé l'Appât (The Naked Spur), l'ayant vu il y a plusieurs années au cinéma, dans le cadre d'un cycle Anthony Mann. Je l'ai revu cette année, toujours sur grand écran (j'en parle dans mon billet du 25/11/07 sur quelques westerns en vrac), et bien j'ai été plutôt déçue. Je n'ai pas vraiment accroché.
Entre 1993 et 94, j'ai vu de multiples fois La Leçon de piano de Jane Campion (voir mon billet du 15/05/07). J'étais totalement "obsédée" par ce film. Depuis, je ne l'ai jamais revu et je ne suis pas sûre que je le reverrai. J'ai tourné la page. C'est ma façon de fonctionner. Je n'y peux rien.

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dimanche 2 décembre 2007

Qu'est-ce que cela vous évoque quand on parle de "vieux" films?

Je revenais tranquillement de déjeuner quand tout à coup, je me suis dit: et si je demandais à mes blogueurs fidèles (et aux autres) ce qu'ils pensent du terme "vieux" film? Combien de fois l'ai-je entendu dans les conversations : "Alors ça te dirait d'aller voir un "vieux" film?" ou alors "Tiens, ils donnent encore un "vieux" film ce soir!" Je n'ai jamais entendu le terme "ancien" film par exemple. Pourquoi cet adjectif "vieux" pour qualifier un film "ancien"? Il y a un côté péjoratif dans cet adjectif.
Pour beaucoup, un "vieux" film est une oeuvre réalisée dans un passé plus ou moins proche, selon les générations. Souvent en noir et blanc avec un son crachotant et une image avec des rayures. Mais pour certains "jeunes", un film qui a plus de 10 ans, c'est déjà un "vieux" film. D'autres y englobent tous les films d'un certain âge, aussi bien ceux que l'on appelle des "classiques" que des "navets vénérables". Il est courant d'entendre "Comme ce film a mal vieilli!" ou "... bien vieilli!". Et pourtant, on parle rarement de "vieille" peinture, de "vieille" littérature ou de "vieille" musique. Le cinéma, aussi appelé le 7ème art, apparaît comme un art éphémère alors qu'il a déjà (à peine) plus de 100 ans. Je ne sais pas si c'est un critère, mais combien de "vieux" films ont disparu ?
Dans un de ses commentaires du 26/11/07, un de mes blogueurs fidèles, Karamzin, m'écrit (autodérision?) qu'il parle de "vieux" films. Il faudrait trouver un adjectif moins négatif. N'êtes-vous pas d'accord?

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lundi 12 novembre 2007

La pub d'avant séance sur grand écran - France vs USA

Allant très souvent au cinéma, je suis de plus en plus agacée, pour ne pas dire plus, par le quart d'heure publicitaire avant que ne démarre enfin le film. Et selon mon avis, les régies publicitaires font passer des publicités de plus en plus laides esthétiquement et pas spécialement drôles. Interminables pour la plupart, ce sont souvent les mêmes qui sont projetées d'une séance à l'autre, et en tant que fidèle du grand écran, je pousse un "ouf" de soulagement quand l'annonceur de la régie arrête cette torture des yeux et des oreilles dans une obscurité totale ou presque qui empêche même de lire.
Je ne suis pas contre la publicité, au contraire. Avant que celles pour l'alcool et le tabac ne soient proscrites, certaines étaient des merveilles qui racontaient une histoire. Maintenant, c'est du simple matraquage.
Dans les salles d'art et d'essai, bien sûr on attend moins longtemps avant de voir le film, mais on n'est pas agressé. Pouvoir bavarder à voix basse avec de la musique douce dans les oreilles, mmmmh...
Je ferais une comparaison avec les Etats-Unis, en particulier dans les salles new-yorkaises: l'on y voit seulement des bandes-annonces et cela peut durer très longtemps, jusqu'à huit annonces de films. Cela donne une idée des prochaines sorties sur le sol américain.
En France, si on ne peut pas échapper à la pub, au moins, qu'elle redevienne belle à regarder!

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samedi 10 novembre 2007

Agatha Christie aux Champs Elysées

Lorsqu'il a su que j'avais L'Heure zéro (voir mon billet du 08/11/07) dans le colimateur, mon ami m'a spontanément rapporté de sa maison de campagne familiale son vieil exemplaire du "policier" d'Agatha Christie, dans une édition qui a plus de 20 ans. Et là, revoir cette couverture m'a flanqué un grand coup de cafard. En effet, dans ma jeunesse, j'avais 77 (soixante-dix-sept) titres d'Agatha Christie dans cette même collection "Club du masque" des éditions "Librairie des Champs-Elysées" (qu'on trouvait dans toutes les gares). Je me rappelle très bien, un été, avoir passé mon temps à tous les lire à la queue leu leu, le premier que j'ai lu c'est Le Train bleu. J'en posais un et j'en reprenais un autre. Et on me les a dérobés lors d'un cambriolage de ma maison de campagne où je les avais entreposés. Ce vol, qui remonte déjà à 1996, m'avait traumatisée. Ce n'était pas pour le prix des bouquins (ça avait dû rapporter à peine quelques sous aux cambrioleurs, et j'aurais pu me les racheter sans problème), mais à cause, vraiment, de la violation de propriété de ces objets-livres pour lesquels j'avais une affection particulière. Heureusement, mes "bibliothèque verte" d'enfant avaient échappé au même pillage, je me suis dépêchée de les rapatrier à Paris. Tout cela pour dire que ces éditions d'Agatha Christie avec des couvertures dessinées caractéristiques représentaient toute une période de ma vie. Un me reste qui était en grand format: Hercule Poirot quitte la scène.

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mercredi 24 octobre 2007

Addiction à la lecture: symptômes et vocabulaire

Ayant découvert récemment sur des blogs la signification des sigles LAL, PAL et LCA (cf. le billet de Flo (2)), j'en profite pour porter à la connaissance de mes lecteurs une liste de 25 (vingt-cinq) titres choisis parmi ma PAL (pile à lire). En ce qui concerne ma LAL (liste à lire), elle comporte surtout des titres que mon ami menace de me prêter, alors que je lui réponds que j'ai déjà, chez moi, plein de livres que je piaffe de lire. Quant à l'association des LCA (lecteurs compulsifs anonymes), je n'en fais pas encore partie. Pas plus que je n'ai encore participé à un "swap livres" (échange, entre blogueuses, autour d'un thème donné à l'avance, d'un ou deux livre(s) qu'elles aiment bien: on procède à un tirage au sort qui indique que A doit envoyer à B et B à C etc., sans que personne ne sache qui est son expéditeur, selon les explications de Flo) (1)(2)(3).

Gianni Biondillo : Pourquoi tuons-nous ? - Editions Joelle Losfeld
Michael Connelly : Deuil interdit - Seuil Policier
Ake Edwardson : Je voudrais que cela ne finisse jamais - Jean-Claude Lattès
Alain Fleischer : La hache et le violon - Points Seuil
William Stegner : Angle d'équilibre - Phébus
Steve Hamilton : Ciel de sang - Seuil Policier
Jim Harrison : La route du retour - Christian Bourgois
Arnaldur Indridason : La voix - Métailié Noir (chroniqué le 15/04/2008)
John Irving : Je te retrouverai - Seuil (chroniqué le 19/01/2008)
James Kelman : Le mécontentement - Métailié [abandon de lecture en 2014]
Douglas Kennedy : Une relation dangereuse - Belfond
Nicole Krauss : L'histoire de l'amour - Gallimard (chroniqué le 12/12/2007)
Asa Larsson : Horreur Boréale - Gallimard (Série Noire) (chroniqué le 15/04/2008)
Stieg Larsson : La reine dans le palais des courants d'air - Millenium 3 - Actes Sud (chroniqué le 15/11/2007)
David Lodge : Pensées secrètes - Rivages (chroniqué le 05/03/2008)
Haruki  Murakami : Kafka sur le rivage - Belfond
(chroniqué le 25/08/2008)
Jo Nesbo : Rouge-gorge - Gaia (chroniqué le 19/08/2008)
Orhan Pamuk : Neige - Gallimard
Elliot Perlman : Ambiguïté - Robert Laffont
Jean Potocki : Manuscrit trouvé à Saragosse - L'imaginaire Gallimard
Ian Rankin : La mort dans l'âme - Folio Policier
Théodore Roszak : La conspiration des ténèbres - Le Cherche midi
Adalbert Stifter : L'homme sans postérité - Phebus Libretto
Chantal Thomas : Les adieux à la Reine - Seuil
Nick Tosches : Le roi des juifs - Albin Michel (chroniqué le 04/12/2007)

Alors, dans quel ordre dois-je les lire? Ou, demandé autrement, par lequel commencer?

(1) J'avais initialement écrit "... un ou deux livres qu'elles aiment bien, qui seront mutualisés et redistribués", et Flo elle-même m'a signalé mon erreur, cf. son commentaire ci-dessous.
(2) Au 30/12/2008, les deux blogs de Flo que je citais dans ce billet (http://www.thetoietlis.com et http://meslectures.over-blog.com) ont disparu pour l'un, et ont été remplacé par celui d'une nouvelle blogueuse, pour l'autre. Je ne sais pas si Flo est toujours sur la blogosphère?
(3) Pour savoir combien j'ai finalement apprécié mon 1er "Swap" (en 2010!): cf. mon billet du 06/07/2010.

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