samedi 10 février 2007

"Remakes"

Ne connaissant pas d'équivalent français au mot anglais du titre, je voudrais faire un petit billet sur ce phénomène qui a toujours existé mais qui a une tendance à augmenter. Manque d'inspiration pour de nouveaux scénarii peut-être ? Le dernier en date (pas encore sorti) est Le Deuxième souffle réalisé par Alain Corneau, remake d'un film de Jean-Pierre Melville (1966). A priori, je n'ai rien contre le fait que les mêmes histoires soient retournées, mais encore faut-il que ces nouvelles versions soient supérieures aux originales, ce qui est rarement le cas, malheureusement. Un cas qui me vient à l'esprit est Guet-Apens (1994), remake totalement inutile du film de Sam Peckinpah. Un remake plus récent, que d'aucuns considèrent comme un grand film, Les Infiltrés (The Departed), le nouveau film de Martin Scorsese, est le remake d'un film Hongkongais Internal Affairs. Pour ma part, j'ai préféré ce dernier que je trouve moins violent. Dans une période plus ancienne, des réalisateurs, comme Alfred Hitchcock, ont refait leur film. Par exemple Hitchcock a tourné deux versions de l'Homme qui en savait trop en 1934 et 1956. Maintenant, la seconde version n'est peut-être pas supérieure mais c'est la plus connue. Un dernier phénomène est le remake de films récents français qui ont eu du succès aux Etats-Unis. Comme les américains ne sont pas friands des sous-titres et que les versions doublées ne se font pas, des films récents comme Sur mes lèvres, Chaos, et même 36, quai des Orfèvres doivent être refaits avec des acteurs américains. Espérons qu'ils seront aussi bien que les films originaux !

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mercredi 7 février 2007

Hommage au public de cinéma

Quand j'adore un film, il m'arrive de retourner le voir pour sentir l'atmosphère d'une salle et constater si le public ressent la même chose que moi. C'est assez jouissif. La plus belle chose qui peut arriver à un film, en dehors du bouche à oreille, c'est quand, à la fin de la séance, le public applaudit. D'aucuns diront que c'est ridicule d'applaudir devant un écran blanc, n'étant pas au théâtre ou au concert ou dans un autre spectacle vivant. Mais je dirais que cette marque de satisfaction est peut-être plus marquante au cinéma. A contrario, je n'ai jamais entendu de sifflets à la fin d'un film. Je pense que si les spectateurs n'aiment pas ce qu'ils ont vu, ils le diront en sortant dehors ou ils le garderont pour eux.

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lundi 5 février 2007

Cinéma Le Balzac - Paris 8ème

Le cinéma le Balzac est la dernière salle de cinéma indépendante de la Rive droite, le directeur se bat année après année pour continuer. L'année 2005 a été dure. Pour lui, c'est le nombre d'entrées à chaque séance qui lui permet de continuer. Il arrive à avoir le monopole de la programmation pour un film donné dans le quartier des Champs Elysées pour ne pas être en concurrence avec les multiplexes voisins. La programmation est de qualité. En complément, il organise des séances spéciales de films muets, des avant-premières, des mini-concerts avant la séance du samedi soir dans la grande salle. Il est en partenariat pour faire des "journées" cinéma à thème, en principe un dimanche de temps en temps de 10h du matin à minuit. Les 3 salles de différentes tailles sont confortables, surtout la grande. Il faut que des cinémas comme le Balzac continuent à vivre. Il a un site internet: www.cinemabalzac.com, et vous pouvez vous abonner à la newsletter.

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samedi 3 février 2007

Films en VO et doublures françaises

Quand je vais au cinéma, je vais voir, en général, les films en VO car la voix des acteurs est une part importante d’un film. En revanche, à la télévision, j'ai l'habitude, depuis toute petite, de voir les films en version française. Par exemple, pour les films américains, les voix françaises qui doublent des acteurs comme John Wayne, Robert Mitchum et tant d’autres, sont bien caractéristiques. Quand, sur grand écran, j’ai écouté ces mêmes comédiens en VO, je me suis parfois dit : « ah je préfère la voix française » ou « je préfère la voix originale ». Dans un cas plus récent, j’ai entendu, par hasard, la voix française de John Malkovich dans les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears. J’ai eu un choc. La voix originale est très particulière et plutôt grave alors que la doublure française est une voix aiguë qui m’a beaucoup gênée. Pour les séries TV, c'est souvent la même voix française qui double des acteurs différents. Cela prête parfois à confusion.

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mercredi 31 janvier 2007

Du comportement de certains spectateurs

Depuis la création des cartes d'abonnement de cinéma dans les grands circuits comme UGC et Gaumont-Pathé-MK2, j'assiste à un phénomène assez fréquent et pas très agréable, la sortie pas toujours discrète de certains spectateurs au bout d'un quart d'heure, d'une demi-heure ou même d'une heure, ayant décidé qu'ils en avaient assez vu. Comme quelqu'un me l'a dit, ils "zappent". En ce qui me concerne, je ne comprends pas cette attitude. J'ai une carte d'abonnement, je décide de voir un film, je le vois jusqu'au bout, même si je regarde ma montre tous les 1/4 d'heure, que le film ne me plaît pas, et qu'à la sortie, je suis furieuse parce que je me dis que j'aurais dû voir autre chose. C'est un principe auquel je tiens car parfois, par exemple, le dernier quart d'heure du film est très bien. Et rien que pour ce dernier quart d'heure, je suis contente d'être restée jusqu'au bout. Pour en revenir aux "zappeurs", je considère qu'ils consomment des films, mais je ne suis pas sûre qu'ils soient vraiment cinéphiles. Moi, quand je ne veux pas voir un film, je n'y vais pas même avec ma carte d'abonnement.

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mardi 16 janvier 2007

Billet de mauvaise humeur

Parisienne de naissance, j'ai pu noter la diminution alarmante d'année en année du nombre des salles de cinéma, le phénomène est identique pour les librairies. Pour moi, une librairie ou un cinéma qui disparaît, c'est la mort d'une certaine idée de la culture pour tous, de la culture tout court. Prenons le cas, par exemple, des Champs Elysées, "la plus belle avenue du monde", dans ma jeunesse pas si lointaine, il y avait, de mémoire, presque 15 complexes de cinéma, il n'en reste plus que 6 et il paraîtrait que 2 vont encore disparaître d'ici fin 2007. Pour les personnes qui n'ont pas connu, les salles étaient souvent très grandes, les files d'attente immenses surtout le dimanche après-midi, jour de la sortie familiale. On sentait une ferveur. Maintenant, on apprend que les loyers sont trop chers, des boutiques de "fringues" ou des banques prennent la place. Le problème est que les rues ou avenues concernées n'en sortent pas grandies. Les promeneurs ne peuvent plus qu'acheter ou aller ailleurs, on est vraiment dans une société "consumériste".
Pour en revenir au cinéma, rien ne remplacera jamais l'obscurité d'une salle, l'ambiance, les spectateurs qui lèvent la tête pour regarder un écran, et le son stéréo, et l'ouvreur(se) qui vend les eskimos juste avant le film. (A suivre).

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