dimanche 29 mars 2009

Films vus et non commentés depuis le 5 mars 2009

Je suis catastrophée car les semaines passent très vite, je vois beaucoup de films mais j'ai aussi d'autres activités (la lecture par exemple), et en plus, je travaille. Je m'aperçois avec horreur que je prends du retard dans mes billets cinéma, c'est pourquoi je chronique encore 5 films d'un coup, 4 anglo-saxons et 1 italien. Ce billet fait suite à celui du début du mois de mars.

Concernant The International (l'Enquête) de Tom Tykwer, j'y suis allée les yeux (presque) fermés car je fais partie du "fan club" de Clive Owen, bel acteur brun aux yeux verts qui fait fondre la gent féminine (et peut-être masculine). C'est lui qui aurait pu être James Bond... En revanche, Noami Watts joue un peu les utilités dans ce thriller dont le moment fort est une fusillade au musée Guggenheim à New-York. On en apprend de belles sur les banques d'affaires au travers de celle qui est prise pour exemple. Son siège est un grand immeuble de verre aussi inhumain que les hauts dirigeants qui y travaillent. Le film confirme l’adage que «l’argent n’a pas d’odeur». Ici, la banque est impliquée dans la vente d'armements sophistiqués. A défaut, elle peut faire aussi dans l'humanitaire du moment que l'on en parle dans les journaux. L’histoire est bien menée. Je ne suis pas ennuyée.

Le déjeuner du 15 août
de Gianni di Gregorio est un film italien qui dure une heure 10 (c’est sa grande qualité). Ffred a été sévère pour ce film (Dominique un petit peu moins), je suis plus indulgente. Nous sommes à la veille du 15 août, à Rome, un homme d’une cinquantaine d’année, célibataire, vit avec sa mère (du genre vieille coquette). Il est aux petits soins pour elle. Ils habitent dans un appartement spacieux à Rome en copropriété: endettés, ils ont 3 ans de factures d'électricité à payer ainsi que des travaux d’ascenseur. C'est le réalisateur qui est l'acteur principal: il aime faire la cuisine et boit volontiers (un peu beaucoup) du vin blanc. Il se retrouve à s'occuper de 4 vieilles dames dont sa mère pendant ce week-end. Elles se chamaillent mais en fin de compte, le pauvre Gianni n'est pas prêt de s'en débarrasser. Film sympathique mais pas inoubliable.

Marley et moi de David Frankel est une histoire bien-pensante et pleine de bons sentiments. Une histoire sur la famille idéale pour l’Américain de base qui s’est reconnu (le film a fait un carton aux Etats-Unis). Un couple se marie, ils travaillent tous les deux dans le journalisme. Elle voudrait un enfant, il lui achète un chien, Marley (en hommage à Bob), un labrador très tout-fou. Elle tombe tout de même enceinte et arrête de travailler. Lui continue sa carrière où il gagne une certaine notoriété grâce une chronique sur sa famille (3 enfants tout de même) et Marley. Owen Wilson et Jennifer Aniston ne s’en tirent pas mal et Marley est très convaincant. Sa disparition à la fin a fait pleurer ma voisine à côté de moi dans la salle.

Dans Last chance for love, (traduction française de Last Chance Harvey!!!!) de Joel Hopkins, j'ai trouvé qu'Emma Thompson n'était pas bien filmée. Moi qui l'aime beaucoup, cela m'a fait quelque chose. Mais elle est à l'aise dans son rôle d'Anglaise, vieille fille à la quarantaine bien sonnée, qui rend encore des comptes à sa maman. Quand elle croise Dustin Hoffmann à l'aéroport d'Heathrow de Londres (elle mène des enquêtes de satisfaction), rien n'est gagné d'avance. Lui interprète un compositeur américain de musique de pub qui se rend au mariage de sa fille. C'est lui qui fait les premiers pas. L'histoire se passe sur 48 heures. A part ça, la fille (et l'ex-femme) de Dustin Hoffman dans le film sont absolument "à baffer". Antipathiques au possible. Cela m'a fait plaisir de revoir Dustin Hoffman dans un rôle où je l'ai trouvé à l'aise. Mais tout cela est un peu languissant. Peut se voir éventuellement si on a du temps et si on se sent romantique.

Je suis allée voir Miss Pettigrew d'un réalisateur que je ne connais pas (Bharat Nalluri) parce que j'avais bien aimé la BA, je me suis dit que cela ressemblait à Miss Henderson présente de Stephen Frears (film que je recommande). Avec Miss Pettigrew, on est loin du compte. Ce qui pêche principalement, c'est la mise en scène (totalement inexistante). On assiste à une suite de scènes où les acteurs ont l'air de bien s'amuser; dans la salle presque déserte où je me trouvais, c'était moins évident. L'histoire se passe à la fin des années 30. Les décors et les costumes sont bien. Les acteurs aussi. Frances Mc Dormand en gouvernante mal attifée qui a du mal à trouver un travail est touchante. Tout finit très bien mais c'est tout.

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jeudi 5 mars 2009

Films vus et non commentés depuis le 31/01/2009 (fin)

Le présent billet achève avec 4 films étrangers et 1 français le "passage en revue" entamé dans celui du 27/02/2009.

Les trois singes, de Nuri Bilge Ceylan: après Uzak il y a quelques années, c'est le deuxième film que je vois de ce réalisateur turc. Les trois singes est une allusion semble-t-il au secret du bonheur, qui est de ne rien dire, de ne rien voir et de ne rien entendre. J'ai été frappée par les plans séquences assez longs et aussi par la couleur sursaturée de l'image qui rend le film très beau à regarder. Un chef d'entreprise demande à son chauffeur (moyennant compensation financière) de faire de la prison à sa place (il a causé un accident mortel en voiture). Le gros du film repose sur les conséquences causées par ce séjour en prison.

Of time and the city, de Terence Davies: mis à part le commentaire en voix "off" un peu pompeux et qui n'a pas toujours de rapport avec les images que l'on voit, cette évocation de Liverpool est émouvante et sort des clichés convenus comme Les Beatles (très peu évoqués). Terence Davies s'est servi de documents d'époque (années 40, 50, 60, 70 et 80) d'actualités ou autres où sont filmés des anonymes dans leur vie quotidienne. Le film a été réalisé en 2008 au moment où Liverpool était capitale européenne de la culture.

Les insurgés, de Edward Zwick: avec un Daniel Craig qui trouve un rôle nettement plus intéressant que celui qu'il tient dans le dernier James Bond. Adapté d'une histoire vraie, cela se passe en 1942-1943, une poignée de Juifs d'Europe centrale se cachent dans les forêts d'Ukraine pour échapper aux massacres des Nazis. D'une dizaine, ils passeront à une centaine au gré de leurs déplacements. Un semblant de vie "sociale" s'organise avec malheureusement les rivalités qui l'accompagnent. C'est un film prenant qui dévoile un épisode peu connu de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Secret défense, de Philippe Haïm, n'est pas un trop mauvais film, et constitue une tentative louable de tourner des films "à l'américaine". Gérard Lanvin (qui revient en force sur les écrans) joue un homme important des services secrets. C'est un grand manipulateur. Il "recrute" des hommes et des femmes et les oblige à travailler pour le service. En parallèle, on voit un jeune (Nicolas Duvauchelle) qui est recruté par les fondamentalistes religieux pour effectuer une mission kamikaze. Bien mené mais pas inoubliable (la preuve, je ne me rappelle pas toute l'histoire).

The club (clubbed), de Neil Thompson. Film noir anglais que j'ai bien apprécié grâce à un retournement de situation final que je n'avais pas deviné. Quelques "videurs" de discothèques sont les héros de ce film qui se passe dans une petite ville d'Angleterre. C'est une belle histoire d'amitié, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas "spoiler". Pour l'anecdote, je l'avais vu le même jour que The square (mon billet du 05/02/09). Il a connu un peu la même carrière (quelques courtes semaines à Paris), et je trouve cela dommage.

samedi 21 février 2009

Volt, star malgré lui - Chris Williams et Byron Howard

Après Po (Kung Fu Panda) qui m'a fait craquer, voici Volt (Bolt en VO), le super-chien héros de série qui sauve régulièrement sa maîtresse, la petite Penny. Cette dernière production est une réussite du point scénaristique et animation. J'ai vu le film en VO: il n'y avait que des adultes dans la salle. Ce Volt, petit chien blanc de race indéfinie, est vraiment irrésistible. Tout commence en Californie, dans les studios hollywoodiens. Personnellement, je n'ai pas compris tout de suite que Volt est le héros d'une série policière télévisée. Dans celle-ci, il possède de supers pouvoirs. C'est pratiquement le chien "bionique". Il vit à l'écart de la "vraie vie", enfermé le soir dans un grand mobile-home garé sur un grand plateau d'un studio. Il se croit invincible. Les seuls êtres qui font attention à lui, les lumières éteintes, sont deux chats qui n'arrêtent pas de se moquer de lui. Un jour, par un concours de circonstances, Volt se trouve enfermé dans un colis postal et expédié à New York. Là, des pigeons et une chatte qui "rackette" ces mêmes pigeons lui en font voir de toutes les couleurs car les "supers pouvoirs" de Volt n'ont bien sûr aucun effet. Malgré son désarroi, Volt est déterminé à repartir vers la Californie pour retrouver Penny et reprendre ses habitudes en la sauvant. La chatte l'accompagne à son corps défendant. Sur la route vers l'ouest, ils rencontrent un hamster dans une bulle, "groupie" des exploits de Volt. Tous les trois rejoignent la Californie et Penny. Pendant tout le film, je ne me suis pas ennuyée une minute. Le scénario réserve de très bons moments avec des "piques" sur le milieu artificiel hollywoodien où "the show must go on", quitte à remplacer Volt disparu par un clone. L'une des dernières séquence, le (réel) sauvetage de Penny, est un grand moment d'intensité. Un très bon film qui peut plaire autant aux grands qu'aux petits, et dont Ffred a dit que cela l'avait fait penser à "The Truman Show" que je n'ai malheureusement pas vu.

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dimanche 9 novembre 2008

Films vus et non commentés depuis le 05/10/2008 (fin)

Un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout aimés, dans le désordre, encore quelques films pour lesquels je ne me fendrai pas d'un billet séparé (prolongement de ma série, cf. billet du 29/10/2008).

Appaloosa d'Ed Harris: c'est un bon petit western avec quelques indiens (mais ce ne sont pas les plus méchants). Virgil Cole (Ed Harris) et Everett Hitch (Viggo Mortensen) se font nommer respectivement shérif et assistant dans une petite ville. Ils sont élus par les notables de l'endroit qui veulent se débarrasser d'un homme pas recommandable (Jeremy Irons). Le seul bémol est Renée Zellweiger (qui joue Alison French), qui est de plus en plus mal filmée. J'ai du mal à croire que Virgil "en pince" pour elle.

Vicky Christina Barcelona:
j'ai moyennement aimé à cause d'un scénario bancal. L'histoire est mal construite. D'un côté la brune que l'on aimerait voir plus et de l'autre la blonde (un peu fade) et le couple espagnol. Pénélope Cruz aurait mérité d'être à l'écran plus tôt. Je retiens surtout Javier Bardem qui s'en sort bien au milieu de toutes ces femmes. Vivement Woody de retour à New-York. [en 2009! Cf. billet du 05/08/2009].

Parlez-moi de la pluie d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. J'ai vu ce film parce que j'ai bien aimé la bande-annonce (drôle). Sinon le couple Jaoui / Bacri n'est pas forcément ma tasse de thé. Je suis peut-être la seule mais le Goût des autres m'avait profondément ennuyée. Je n'ai pas compris l'engouement pour ce film à l'époque. Pour en revenir à Parlez-moi de la pluie, c'est une comédie gentillette aussi légère que son titre. Il faut le voir pour le tandem Debbouze / Bacri.

The Dark Knight de Christopher Nolan: J'ai vu ce film en VF il y a déjà un certain temps dans une petite ville de province: on était 15 spectateurs dans la salle, un dimanche soir de cet été. Ceci étant, j'ai beaucoup aimé cet opus (que je met à égalité avec Batman returns de Tim Burton). Le chevalier noir est Batman, le chevalier blanc est Harvey Dent (futur double-face) et au milieu, il y a le Jocker (génial Heath Ledger) qui vaut le déplacement à lui tout seul.

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mercredi 9 juillet 2008

La nouvelle vie de Monsieur Horten - Bent Hamer

Film norvégien plutôt étrange, La nouvelle vie de Monsieur Horten est celle d'Odd Horten, cheminot mécanicien qui vient d'avoir 67 ans et, après 30 ans de bons et loyaux services, reçoit comme "médaille" la locomotive d'argent et ses droits à la retraite. Il effectuait la liaison Oslo - Bergen. A l'occasion de son dernier parcours avant la fin de sa vie active, on a l'occasion de voir des paysages enneigés qui succèdent à des tunnels qui semblent en tôle. Son rêve est de faire le voyage du retour en avion. Le jour effectif de sa retraite, et après avoir quitté son logement (près de la voie ferrée), il va vivre une ou deux journées pas comme les autres pendant lesquelles il va (dans le désordre) escalader un immeuble pour pouvoir atteindre un appartement en étage où on l'attend pour fêter sa retraite, rendre une visite à sa mère (ancienne championne de saut à ski) qui est maintenant devenue mutique (sénile?), s'apprêter à vendre son bateau auquel il tenait tant à un ami, faire un arrêt à la piscine en nocturne (où quelqu'un lui prend ses chaussures), croiser le chemin d'un homme, Sassener, (avec un chien que recueillera Odd par la suite). Sassener fait cadeau à Odd de chaussures de femme à hauts talons rouge (pour éviter qu'il soit pieds nus). Plus tard, dans la nuit, ce même Sassener essaie de conduire les yeux bandés. Fumeur de pipe, Odd va apprendre aussi que le buraliste chez qui il allait est décédé, et que sa femme le remplace. Entretemps, il dînera chez une femme qui est peut-être un ancien amour et qui pourrait faire un bout de route avec lui. Tout ce que je décris est une suite de scènes qui s'enchaînent naturellement sans que l'on se pose trop de questions. C'est tout le talent du réalisateur-scénariste qui a tenu à prendre des acteurs âgés et qui font leur âge, et c'est magnifique. J'ai constaté, lors de certains gros plans, que Bard Owe (qui joue Odd Horten) a un visage parcheminé que l'on n'oublie pas. Le film finit bien ou mal, c'est selon l'opinion que l'on en a, avec un côté onirique. Après Nous les vivants du Suédois Roy Andersson, cette oeuvre norvégienne confirme qu'il existe un cinéma nordique qui sort des sentiers battus.

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vendredi 13 juin 2008

Film vus et non commentés depuis le 13 mai 2008

Voici un nouveau billet (pour continuer ma série) sur trois films dont deux que je n'ai pas aimé du tout. Le troisième est une sorte d'OVNI cinématographique que très peu malheureusement pourront voir.

Loin de Sunset Boulevard d'Igor Minaev: sorti dans très peu de salles en France, film étrange qui sort de l'ordinaire au style très kitsch. Ce film franco-russe, au scénario est un peu décousu, est une évocation de ce qui a pu être le cinéma russe dans les années 40-50 sous Staline qui aimait beaucoup les comédies musicales. On a droit d'ailleurs à quelques morceaux de ces films entièrement reconstitués. Constantin (Kostia) Dalmatov, qui fut l'amant d'un réalisateur célèbre, Mansurov, épouse par convenance une actrice, Lidia Poliakova. Ils deviennent célèbres tous les deux, l'un faisant tourner l'autre. Ils sont "chouchoutés" mais surveillés et ils ne peuvent pas sortir du pays. Cette histoire est inspirée de la liaison que semblent avoir eu Serguei Eiseinstein et Grigori Aleksandrov. Le défaut majeur du film est sa longueur (2H30), en tout cas en ce qui me concerne. Mais on ne peut que louer cette entreprise qui jette un regard original sur un cinéma inconnu des Occidentaux. J'ai remarqué au générique la présence de Tatiana Samoïlova, 50 ans après Quand passent les cigognes: un choc.

Cleaner de Renny Harlin. Je ne dirais qu'un mot: "nul". Et je le dis d'autant plus avec peine que j'aime beaucoup Samuel L. Jackson et Ed Harris. A part pour payer leurs impôts, ils n'ont aucune excuse d'avoir tourné dans un "truc" pareil.

G.A.L. de Miguel Courtois dans lequel José Garcia parle espagnol (mais il est doublé). Le film n'est vraiment pas terrible malgré un sujet intéressant et jamais traité au cinéma. Pour lutter contre l'ETA, des instances officielles ont créé un groupe antiterroriste. J'ai été très gênée par la laideur de l'image et la bande son qui n'est pas synchro avec les voix des acteurs.

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lundi 21 janvier 2008

Détention secrète - Gavin Hood

2ème film vu en 2008 (j'ai eu quelques contretemps), Détention secrète (Rendition) de Gavin Hood (réalisateur de Mon nom est Tsotsi) m'a bien plu. Les acteurs les plus connus (américains) ne sont pas forcément mis en avant (Reese Witherspoon par exemple ou Jack Gyllenhaal avec un personnage presque en retrait) ou n'interprètent pas les rôles les plus sympathiques (Meryl Streep, glaçante). Ca commence un peu comme Le Royaume (signalé le 08/12/2007), mais le thème du film est différent. Un attentat vient d'être commis dans un pays d'Afrique du Nord, bilan 19 morts dont 1 américain. Un Egyptien, Anwar, revenant d'Afrique du Sud après un congrès professionnel, est pressé de rentrer aux Etats-Unis où il vit avec sa femme enceinte et son petit garçon. Malheureusement pour lui, à cause de l'intervention de Corrine Whitman (Meryl Streep), il est intercepté et mis au secret pour être interroger (on le soupçonne d'avoir des accointances avec les responsables de l'attentat). C'est l'opération "extrordinary rendition" créée sous Clinton qui désigne une action présumée de la CIA. Des personnes sont enlevées et transportées clandestinement afin de subir la torture et être interrogées. C'est une sorte d'''externalisation" de l'interrogatoire. L'histoire alterne les scènes du combat de l'épouse d'Anwar (Reese Witherspoon) aux Etats-Unis cherchant à savoir ce qu'est devenu son mari, celles d'interrogatoire menées par un chef de la police Abasi Fawal interrogeant de façon brutale Anwar assisté de Douglas Freeman (Jack Gyllenhaal) comme témoin et celles où, un jeune mulsuman tombe amoureux d'une jeune fille et mène un combat. Quand l'histoire se termine, on sait que certains protagonistes sont responsables de ce qui est arrivé. On sent un gachis monumental. Une simple vengeance provoque un carnage. Des vies sont anéanties. Anwar, libéré, souffrira-t-il de séquelles? Dans Détention secrète comme dans le Royaume, les Américains n'ont vraiment pas le beau rôle. Tout n'est pas blanc ou noir. Chacun croit être dans son bon droit. Chacun fait son travail. Mais pour quels résultats? Car les vrais coupables ne sont pas inquiétés et arrivent à trouver des gens jeunes ou vieux qui se sacrifient pour une cause ou une autre.

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samedi 24 novembre 2007

L.A. Confidential - Curtis Hanson

Je viens de revoir en DVD avec mon ami (qui ne le connaissait pas), L.A. Confidential de Curtis Hanson avec Russell Crowe, Guy Pearce, Kevin Spacey, Danny De Vito et Kim Basinger, sorti en 1997 et vu en salle à l'époque. Certains spectateurs avaient applaudi pendant le générique de fin. Adaptée d'un roman de James Ellroy, l'histoire se passe dans les années 50 à Los Angeles. Oscarisé pour le scénario et pour la meilleure actrice dans un second rôle, ce film est excellent grâce aux acteurs, aux décors, aux costumes et à la musique (tubes de ces années-là). La réalisation est nerveuse sans temps mort. Dans le prologue du film, une voix de speaker au débit rapide comme à la radio narre les dernières nouvelles concernant un certain Mickey Cohen qui trempe dans des histoire louches et qui vient d'être arrêté pour fraude fiscale comme Al Capone. Comme nous avons vu le film en VO, les sous-titres vont tellement vite que l'intrigue paraît un peu compliquée mais au bout du compte on comprend tout. L'enjeu est de découvrir qui reprend les affaires de drogue, de chantage et de prostitution après l'arrestation de ce Mickey. En lice dans l'histoire, des flics ripoux, d'autres intègres, des arrivistes, des prostituées de luxes sosies de stars de l'époque et leur souteneur, et même un journaliste (Danny de Vito) en quête de nouvelles à sensation. Moi qui connaissais déjà l'épilogue en sachant qui étaient les bons et les méchants, je ne me suis pas ennuyée une seconde. 10 ans après, c'est toujours aussi bien.

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lundi 24 septembre 2007

Claude Gueux - Victor Hugo

Chez un de mes marchands de journaux préférés, j'ai acheté un court récit de Victor Hugo, Claude Gueux, édité en livre de poche à 1,50 euro. Ce livre narre un fait divers qui s'est passé dans les années 1830. Un homme ordinaire, Claude Gueux, est devenu voleur par nécessité. Il a été condamné à 5 ans de prison (la peine maximale pour ce genre de délit) et il a été incarcéré à la prison de Clairvaux (ancienne abbaye cistercienne). Sans parler d'homosexualilité, Claude Gueux semble avoir eu un tendre sentiment pour un dénommé Albin qui partage son pain. Sans donner de raison, le directeur décide de séparer les deux compagnons. Claude Gueux, déterminé, annonce à tous les autres prisonniers que, si on ne lui rend pas Albin, il tue le Directeur. Il met sa menace à exécution. Après une tentative de suicide manquée, il est traduit de nouveau en justice et condamné à mort. Plus que sur la peine de mort, Claude Gueux est un livre sur la prison qui est une peine récente en 1832. Avant, ce n'était qu'une mesure préventive ou une peine substitution. Victor Hugo condamne les conditions de solitude, de malnutrition et de répression dans les maisons d'arrêt. C'est aussi un plaidoyer pour les hommes et femmes pas très éduqués qui souffrent de pauvreté les conduisant au crime. La prison est un vecteur pour empirer la situation. L'éducation serait une meilleure solution. Très beau texte qui fait toujours réfléchir aujourd'hui. L'ouvrage se termine avec une annexe constituée d'un extrait de la préface du Dernier jour d'un condamné.

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samedi 14 juillet 2007

Films vus au Cinéma et en DVD non commentés depuis le 28 avril 2007

[ce billet fait suite à celui du 28/04/2007]

Troie de Wolfgang Petersen en DVD (2004) : relisez plutôt l'Illiade d'Homère c'est beaucoup mieux et nettement moins ridicule.

Lucky you de Curtis Hanson (2007) : très regardable mais il faut aimer le poker.

La maison dans l'Ombre (On Dangerous Ground) de Nicholas Ray (1952) : film méconnu du grand Nicholas, a beaucoup vieilli malgré la présence d'Ida Lupino et Robert Ryan.

Delirious de Tom DiCillo (2006) : le film est bruyant, "trash", l'image est surexposée exprès, cette laideur esthétique reflète peut-être le monde des Paparazzi. En tout cas, la fin aurait pu être saignante et sauver le film, elle n'est que banale. Un gâchis !

The Lookout de Scott Frank (2007) : un peu flemmarde pour en faire un billet, je recommande ce bon petit polar très bien mené au scénario original avec Joseph Gordon-Levitt. A voir.

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