mercredi 7 février 2018

Ni Dieu ni eux - Tignous

Ce mois-ci, dans la série des hommages que je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) rédige aux tués de Charlie Hebdo, je vais présenter Ni Dieu ni eux, février 2017 [DL 01/2017], éditions du Chêne, 96 pages.

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Il s'agit d'un recueil thématique de dessins de Tignous, cette fois encore un livre posthume. Voici un extrait du texte de Chloé Verlhac (la veuve de Tignous) en postface: "Nous sommes en 2017 mon amour et tu n'auras pas vu les attentats des 8 et 9 janvier 2015, du Bataclan, de Nice et du prêtre, les avions qui se crashent, la tuerie homophobe au Pulse, l'assassinat de Jo Cox, le Brexit, le courage du peuple Kurde, Alep, le désespoir des peuples qui fuient la guerre, le bronzage de Donald Trump... La liste est tellement longue que je vais m'arrêter là au risque que cela m'empêche d'aller plus loin. (...) Nous sommes en 2017 et tu nous manques. Mais tu es avec nous tout le temps. Tu sais comme cette histoire que tu nous racontais avec ton propre papa, qui n'était pas mort parce qu'il était là, dans ton coeur. (...) Nous sommes en 2017 et j'ai décidé qu'ils ne te feront pas taire. Et puis... qu'on allait continuer à rire. Parce que cela non plus ils ne nous l'enlèveront pas. En fait, on va se battre, Tignous. Avec nos armes: l'humour, l'amour, la tendresse, la lucidité et... tes dessins. "

Une centaine de "croquis" ont donc été regroupés pour cet album. Tout le monde en prend pour son grade (qui a dit, déjà, qu'on peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui?): près de la moitié des dessins concernent, de près ou de loin, la religion catholique, une vingtaine la religion musulmane, cependant qu'une dizaine mettent sur le même plan (dans le même sac?) les trois grandes "religions du Livre". Sikhs, boudhistes, chrétiens orthodoxes ou protestants, sectes diverses ne sont pas totalement oubliés, mais évoqués à la marge. Une certaine place est faite aux déboires de la "laïcité à la française". Je dirais que, dans ce livre, c'est surtout la bêtise qui est livrée en pâture à nos regards de lecteurs éclairés. Au fond, le "eux" du titre, c'est qui? Des "maîtres" (à penser) qui prétendent avoir barre sur leurs ouailles?

Comme à mon habitude, voici une sélection subjective de dessins qui ont attiré mon attention (m'ont fait rire / réfléchir / ricaner / hocher la tête / soupirer [rayez les mentions inutiles]). Sans autre commentaire, mais si cela peut vous donner envie de voir l'ensemble par vous-même...

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Pour finir, j'ai eu du mal à dénicher sur internet des articles (de blog) qui aillent plus loin que la reprise de la 4e de couv' ou du communiqué de presse officiel, et me rabats donc sur la presse en ligne. La rédaction de Vsd mettait l'accent sur les quelque 20 000 croquis qu'a laissés Tignous. Daniel Muraz a signé un bel article sur Le Courrier picard. De l'article paru dans Marianne (où Tignous travaillait par ailleurs), j''extraierais la phrase suivante: "[Toutes les religions. (...)] Il les conchiait avec une seule conviction: ce n'est pas celui qui croit qui est à condamner, mais celui qui oblige à croire." Enfin, pour donner un point de vue différent, je retiendrais une critique très... critique (mais loin d'être inintéressante) publiée en juin 2017 sur le blog collectif Zebra

 *** Je suis Charlie ***

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dimanche 7 janvier 2018

Festival "Rendez-vous du carnet de voyage" - Michel Renaud

Ce mois-ci, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) vais rendre hommage à l'une des personnes assassinées il y a trois ans dans les locaux de Charlie Hebdo, mais moins médiatisée, depuis, que l'équipe rédactionnelle proprement dite. Michel Renaud s'est retrouvé sous les balles des assassins par malchance, au mauvais endroit, au mauvais moment (il ramenait à Cabu des dessins originaux de celui-ci). Je ne savais pas trop par quel biais l'évoquer: cet homme d'écriture ne semble pas avoir publié de livre? Né en 1945, après un début de carrière comme journaliste, il a ensuite gagné sa vie à partir de 1982 comme Directeur de la communication de la mairie de Clermont-Ferrand. C'est dans cette ville qu'il a créé (en tant que Président fondateur, et avec trois autres membres) l'association Il faut aller voir (IFAV), déclarée le 16/12/1997, avec comme objet de faire partager une certaine approche du voyage fondée sur la recherche de l’authenticité, notamment par la manière de voyager. Elle "regroupe des personnes attachées à découvrir d’autres cultures et d’autres horizons. L’IFAV promeut une forme de voyage qui privilégie l’autonomie et l’indépendance, qui permet de s’éloigner du tourisme traditionnel au profit d’une approche très centrée sur l’Homme, la découverte et le respect des différences. (...) Depuis l’an 2000, l’association Il Faut Aller Voir organise une manifestation artistique et littéraire autour du carnet et du récit de voyage :" le Rendez-vous du Carnet de Voyage [je cite le site internet]. "L’objectif de la manifestation est d’ouvrir une fenêtre sur ce support particulier qu’est le carnet de voyage, de donner à voir les nouveautés du genre, mais également de récompenser les plus remarquables." J'avais vu passer dans Charlie Hebdo n°1321 du 15/11/2017 l'annonce de la 18e édition, du 17 au 19 novembre, avec notamment la mention du prix de l'écriture Michel-Renaud. L'événement a ainsi survécu à son fondateur. Les rédacteurs de la page wikipedia consacrée à Michel Renaud ont fait le choix (argumenté) de mettre en avant sa passion des voyages plutôt que ses professions de journaliste ou de communicant. Toujours dans Wikipedia, la définition du carnet de voyage comme "genre littéraire" parle de croquis, dessins ou photos accompagnés de textes dispersés dans la page. Lors du "Rendez-vous" annuel, ce sont donc différents événements qui ont lieu: expositions de carnets, rencontres, tables rondes, attribution de plusieurs Prix... Ainsi, en 2014, lors de la 15e édition, Cabu avait remporté le Prix spécial du jury, pour l'ensemble de ses carnets de voyage. Par ailleurs, un autre festival sur le thème des carnets de voyages a aussi été créé à Venise à partir de 2011, "Matite in Viaggio", avec la participation de Michel Renaud.

Sa veuve, Gala Renaud-Romanov, rencontrée en 1988 en URSS lors d'un de ses voyages, avait contesté l'usage fait par Charlie Hebdo des fonds disponibles après l'attentat. Je n'entrerai pas dans le débat stérile de prétendre juger ce que vaut, financièrement parlant, la vie d'un homme. Mais je signalerai l'existence d'un livre d'entretien de Gala Renaud-Romanov par Marc Alexis Roquejoffre (sic), Michel Renaud, besoin du monde. Dans cet ouvrage édité en novembre 2017 à compte d'auteur (et qui semble très peu présent sur la Toile - peu de photos de couverture disponibles), Gala raconte son histoire avec Michel et l'amour qu'il portait aux voyages, aux rencontres et aux personnes. Une interview avec le co-auteur (via sa société de production), publiée sur youtube depuis le 16 novembre 2017, en était, hier 6 janvier 2018, à 104 vues.

Livre_sur_MichelRenaud     Lien Youtube - interview

Texte et photos. 112 pages. 15 €. Sous réserve que j'arrive à me le procurer, peut-être pourrai-je en parler davantage un de ces mois?

*** Je suis Charlie ***

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dimanche 10 décembre 2017

La villa - Robert Guediguian / Le brio - Yvan Attal / Johnny

Comme je l'avais annoncé dans mon billet précédent, j'ai vu quatre films français depuis mon retour du Chili. Voici les deux manquants.

Avec La Villa, je me suis réconciliée avec le cinéma de Robert Guédiguian. La villa est celle où vit un vieux monsieur dans une calanque près de Marseille. En introduction, on voit cet homme qui a une attaque. Paralysé, il ne pourra se débrouiller tout seul. A l'occasion de ce triste événement, ses trois enfants, Joseph, Armand et Angèle (interprétés par Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan et Ariane Ascaride), reviennent pour s'occuper de lui. Surtout ses deux fils. Joseph est accompagné par Bérangère (Anaïs Desmoutiers), une "jeunette" qui pourrait être sa fille et qu'il présente comme sa fiancée. Le jeune médecin qui s'occupe du père en profite pour rendre visite à ses parents, qui sont des voisins du père. Raconté comme cela, on pourrait croire qu'il ne se passe pas grand-chose, et bien on aurait tort, car on s'attache tout de suite aux personnages, on se sent en famille. On apprend un élément tragique sur la vie d'Angèle. Il y a quelques retours en arrière dans le passé. L'histoire nous raconte le temps qui passe sur un ton mélancolique avec une pointe de tristesse. Elle nous évoque aussi la vie d'aujourd'hui où les migrants cherchent refuge en Europe. J'ai aimé la manière dont Guediguian filme la calanque et la mer. Je me suis sentie dépaysée. Cela donne des envies de voyage. Pas forcément le film de l'année mais une belle histoire. Lire les billets de Pascale, ffred, larroseurarrose.

Je termine avec Le brio d'Yvan Attal. Neïla Salah, une jeune banlieusarde de Créteil issue de l'immigration, arrive en retard pour sa première journée en fac de droit d'Assas - à la réputation de "droite". Dans l'immense amphi où Pierre Mazard (Daniel Auteil) débute son cours, il l'interpelle. Leur relation débute mal. Leur altercation est filmée et diffusée très vite sur Internet. Les propos de Mazard à caractère raciste le mènent au conseil de discipline. Il bénéficiera néanmoins d'un sursis s'il arrive à faire que Neïla remporte le prochain concours d'éloquence, qu'Assas n'a pas gagné depuis plusieurs années. Mazard n'est pas un homme facile. Il m'a fait l'impression d'être un misanthrope plutôt qu'un raciste. Pour débuter l'entraînement de Neïlah, Mazard lui demande de lire L'art d'avoir toujours raison (ou La Dialectique éristique) de Schopenhauer (on le trouve en français pour 2 euro en collection Librio). Dans ce petit ouvrage, Schopenhauer décrit 38 stratagèmes pour sortir vainqueur de tout débat. Pour revenir au film, on suit avec un certain intérêt la confrontration entre les deux protagonistes. Cela se laisse voir, et j'ai aimé vers la fin le discours de Neïlah face à quelques personnes. Le film semble avoir trouvé son public. Lire le billet de Pascale.

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Sinon, je pense que tout le monde est au courant: Johnny, l'idole des jeunes, est parti, la France est en pleurs, les funérailles furent nationales. Voici une photo prise chez un marchand de journaux dans une gare parisienne avant-hier. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais n'est-ce pas un peu exagéré? Même si je l'aimais bien, Johnny...

journauxjohnny

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jeudi 7 décembre 2017

Noël, ça fait vraiment chier! - Elsa Cayat

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J'ai davantage apprécié Noël, ça fait vraiment chier! que le précédent livre que j'avais lu d'Elsa Cayat. Sous-titré "Sur le divan de Charlie hebdo", l'ouvrage (octobre 2015, 122 pages) reprend 25 chroniques parues dans l'hebdomadaire entre février 2014 et janvier 2015. Il s'agit donc de textes courts, illustrés par ("portés par des dessins de") Catherine [Meurisse]. Elsa Cayat tenait sa rubrique "Charlie divan" dans un numéro sur deux (tous les 15 jours).

Si j'ai donc davantage "accroché", c'est sûrement parce qu'il s'agissait de textes courts avec un début, un milieu et une fin (exercice de style). A ce propos, dasola me souffle souvent de faire court, quand je rédige un de mes billets. Alors je [Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola] vais juste m'autoriser à compiler quelques citations dans un patchwork réducteur, mais toujours révélateur: L'autorité, comme le dit si bien la consonance du mot, c'est autoriser à se taire (p.63). Lorsque l'argent est un instrument d'échanges de biens matériels, le but de l'homme est l'humanité. En devenant le but et la fin de la vie, les biens matériels sont devenus ce par quoi l'homme s'attribue de la valeur (p.111). Le problème de l'homme commence quand lui-même devient un système, car un système c'est avant tout insiste, aime, et oublie-toi! (p.109). C'est quand l'homme souffre qu'il s'aperçoit qu'il aime. Non quand il est heureux avec l'autre (p.28). Proust n'aurait pas dit mieux (mais sûrement plus long!).

Et, ci-dessous, quelques-uns des dessins qui accompagnent les chroniques, où reviennent souvent les thèmes des relations familiales, des mères abusives, etc. Le plus souvent, Catherine (bien vivante) met en scène la psychanalyste.

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Pour la bande dessinée publiée en fin du livre, j'ai préféré reprendre ici la version publiée dans le "numéro des survivants" en janvier 2015.  

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Par souci de précision, j'aurais bien aimé que soient mentionnées les dates où les chroniques d'Elsa Cayat avaient été publiées, mais c'est vrai qu'on peut s'en passer. Je n'ai en tout cas pas vu ce livre mentionné sur beaucoup de sites ou blogs (à part ceux de la presse, ceux de librairie ou vente en ligne), excepté ici.

Pour la petite histoire, depuis la mort d'Elsa Cayat, Yann Diener [APE 8690D et non F?] a pris la suite pour Charlie hebdo, en matière de psychanalyse / d'une certaine manière, avec une chronique hebdomadaire intitulée "Les histoires du père Sigmund".

*** Je suis Charlie ***

PS du 09/12/2017 (15h00): suite aux différents commentaires déjà suscités par ce billet, quelques compléments.
Voici une citation extraite de la première chronique d'Elsa Cayat, celle qui donne son titre au recueil: « Une femme me dit: "Noël, ça fait vraiment chier. J'adore préparer Noël pour mes enfants mais voir mon père, assister à l'atmosphère mortifère qu'il fait régner, ne me dit rien". Elle rit et se rend compte qu'elle attend depuis toujours qu'il lui parle enfin... ». [Je ne mets pas la chronique entière, bien entendu, car elle fait trois pages. Mais elle serait à lire intégralement].
Je pense que j'aurais dû mettre cette citation dès la première mouture de mon billet, même si cela le rallonge un peu. Quant au choix de la date (publier en décembre [2017] un billet sur ce livre paru en octobre 2015), je l'assume.

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jeudi 9 novembre 2017

Carbone - Olivier Marchal / Logan Lucky - Steven Soderbergh / Hommage

Avant de m'envoler aujourd'hui pour le Chili pendant une dizaine de jours, je voulais chroniquer deux films. 

Je commence par Carbone d'Oliver Marchal, que je résumerai par "bof". Je n'ai rien compris à la fraude à la taxe carbone qui a fait perdre à la France plus d'un milliard d'euros en 2008-2009. En revanche, le film permet à Dani de trouver un rôle intéressant. Laura Smet dit à peine trois mots et joue les utilités en étant très maltraitée. Depardieu, en patriarche juif qui veut avoir la garde de son petit-fils, est égal à lui-même. Quant à Benoît Magimel, dont on connait le destin dès l'ouverture du film, on a l'impression qu'il souffre beaucoup. C'est un film violent qui n'apporte pas grand-chose. Lire le billet de Pascale plus enthousiaste que moi.

J'ai nettement préféré Logan Lucky de Steven Soderbergh, dans lequel Daniel Craig (James Bond) joue le rôle d'un taulard que deux frères font évader afin qu'il les aide à faire un casse: siphonner les recettes d'une course automobile sur un circuit fréquentés par des milliers de gens. Les deux frères Logan, l'un manchot, l'autre boiteux, avaient connu jusqu'au casse de méchants coups du sort. Les choses vont peut-être enfin s'arranger. Ce film sympathique a un rythme lent au début, puis tout s'accélère dans la dernière demi-heure. Il n'y a ni violence ni armes, mais les compiices, volontaires ou non, sont nombreux. Le casse est bien organisé. Les coupables seront-ils punis? Je vous laisse le découvrir.

Et enfin, je voulais rendre un petit hommage à un blogueur disparu cet été (je l'ai appris par l'intermédiaire de chez Sentinelle). Depuis le 17 août 2017, il n'écrivait plus de billet. Il est décédé le 22 août. Pour ma part, j'avais échangé avec lui quelques mois auparavant. Il m'avait envoyé le manuscrit d'un roman policier qu'il avait écrit en demandant mon avis. Il s'agit d'Alex-6, son blog "Y a quoi à chercher" est encore ouvert. Une nouvelle qui m'a rendue très triste.

Sur ce, je vous dis à bientôt avec plein de photos.

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mardi 7 novembre 2017

Le street art et CHARLIE - Collectif / Marie Christian

Ce mois-ci mon hommage aux tués de Charlie Hebdo est particulier, puisque la présente chronique (signée ta d loi du cine, squatter chez dasola) n'est pas consacrée à l'un de leurs livres ou albums, mais à un recueil d'hommages, Le street art et CHARLIE, sous-titré "La mémoire des murs" (éditions Omniscience, avril 2015, 128 pages, 230 illustrations, rassemblées par Marie Christian).

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Extrait de l'Avant-propos des éditions Omniscience: "Dans les jours qui suivirent les événements dramatiques du mois de janvier 2015 une évidence s'imposait à nous: il fallait faire un livre. (...) pour conserver une trace des innombrables messages, peintures et dessins posés dans la rue par tant d'anonymes et d'artistes du street art." Extrait du texte de 4ème de couv': "Ce livre forme un précieux inventaire de ce qui a été exprimé dans l'urgence, dans l'émotion, sur les murs des villes. C'est aussi et surtout un livre de combat contre toute forme de fanatisme." Je suis bien entendu en accord avec une citation que je relève p.5: "Assassiner pour un dessin qui raille et qui déplaît, une religion qui n'est pas la sienne. Ne nous habituons pas à cela. Jamais." Les photos sont celles d'affiches, tags, pochoirs, et d'autres oeuvres éphémères, avec des motifs liés aux attentats.

On peut trouver des définitions du "street art" sur un site spécialisé ou sur wikipedia bien sûr. Le livre a bénéficié d'un financement participatif: 5614 euros apportés par 171 contributeurs pour une demande initiale de 3300 euros (couverte, donc, à 170%) via KissKissBankBank. Les droits d'auteurs de cet ouvrage sont versés à l'association Les Bâtisseuses de paix

La sélection d'illustrations que j'en tire ci-dessous est bien plus étriquée que le vaste contenu du livre, car je ne cite ci-après (pour rappel, les droits des illustrations appartiennent aux éditions Omniscience ou aux artistes concernés) que ce qui m'a vraiment semblé représenter les dessinateurs assassinés à Charlie hebdo. Même si la Toussaint est passée depuis quelques jours, ils n'en sont plus à cela près je pense. Je n'ai pas repris toutes les oeuvres représentant Cabu (qui a souvent symbolisé l'ensemble des artistes et journalistes assassinés).

P1050599 Ces portaits magnifiques sont dûs à Morèje.

P1050598 Jef Aérosol a rendu hommage à toutes les victimes (connues ou anonymes) de ces jours massacrants.

P1050597 Cabu et Wolinski sont représentés par Big Ben comme rigolant de voir Hollande tagué par un pigeon le 11 janvier 2015...

P1050600 Pochoir de Nice Art ("on a assassiné mon Grand Duduche (...) [qui] pour moi est comme un cousin.").

Mon ressenti, à la lecture de ce que disent les artistes qui ont pu s'exprimer dans le livre, c'est que les trois jours d'attentats sont parfois entrés en résonnance avec les causes qui, chacun et chacune, leur tiennent à coeur, au-delà de Charlie Hebdo. Par ailleurs, j'ai aussi trouvé quelques autres oeuvres (non répertoriés dans le livre sauf erreur de ma part) sur le blog Piwee

Pour l'anecdote, ce livre, dasola me l'a offert lors de notre visite au Musée de l'Homme (qui porte notamment des thématiques humanistes et anti-racistes). Il figurait parmi les titres proposés par leur petite librairie, dont j'ai trouvé la sélection fort pertinente. Le Musée de l'Homme, inauguré en 1938 et rénové de 2009 à 2015, conserve aujourd'hui "l'objectif de présenter une synthèse de l’histoire de l’espèce humaine par un discours allant du biologique au culturel et de l’universel au particulier. (...) Il aborde aussi bien l’étude des périodes les plus anciennes que la période contemporaine qui questionne le devenir de l’Homme", selon son site internet.

Pour en revenir au livre, en conclusion, j'ai été frappé par le témoignage d'un artiste, qui dit (p.116) travailler "depuis deux ans sur un projet contre le racisme et l'incompréhension entre communautés. (...) En ce moment je travaille avec des jeunes en difficulté. (...) J'ai essayé de leur faire comprendre qu'on ne tue pas les gens avec qui ont n'est pas d'accord. Ils ont peu à peu modifié leur raisonnement, et ils ont été touchés à leur tour". Misère de misère! Tout ça pour ça! Et qu'en sera-t-il des milliers et milliers d'autres "jeunes", qui, eux, ne bénéficient pas d'un tel programme de sensibilisation, certainement financés par des fonds publics (qui se font rares à l'heure actuelle)? Ne risquent-ils pas de ne jamais "modifier leur raisonnement"?

*** Je suis Charlie ***

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mercredi 25 octobre 2017

Le goût des livres - présentation d'Aifelle (à l'occasion de ses 750 commentaires chez Dasola)

Voici une deuxième présentation de blogueuse fidèle commentatrice du présent blog, après Dominique de A sauts et gambades le 28 avril 2017. Sollicitée par moi (ta d loi du cine, squatter chez dasola) quand elle avait passé le cap des 500 commentaires sur le Blog de dasola (fin août 2014), Aifelle n'avait pas alors souhaité inaugurer la présente rubrique. Elle a eu la gentillesse de prendre un peu de hauteur pour répondre à son tour au questionnaire, après avoir passé son... 750e commentaire ici. Nous le publions aujourd'hui, exactement 9 ans après sa première manifestation chez dasola!

Banniere_blog_AIFELLE

Bonjour Aifelle, pour que les lecteurs comprennent qui vous êtes, pouvez-vous vous présenter ? Derrière ce pseudonyme, pouvez-vous nous livrer quelques éléments biographiques? Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous (car un lecteur de 20 ans n’ayant pas le même ressenti qu’un de 60, cette information a son importance)? Avez-vous fait des études ou exercé une profession ayant un rapport avec la littérature ?

J’aurais dû répondre au questionnaire plus tôt. J’aurais encore pu être dans la tranche soixante. C’est fini depuis cette année (et ça ne me fait pas plaisir).

Non aux deux questions. Je n’ai pas fait d’études et je n’ai pas exercé de métier proche de la littérature. Mes goûts se sont forgés au petit bonheur la chance d’abord, puis se sont affinés au fil des années.

* Parlons un peu de vous et de votre site: Le goût des livres. Quand et pourquoi avez-vous souhaité le créer?

J’ai commencé à fréquenter la blogosphère il y a une dizaine d’années ; je suis tombée par hasard sur le site de Cathulu (toujours parmi nous) et j’ai ouvert la boite de Pandore en suivant ses liens. Toutes ces passionnées de lecture, c’était inespéré. J’ai d’abord laissé des commentaires à droite à gauche pendant un an avant de me lancer moi-même (sous la pression amicale de quelques-unes qui se reconnaîtront)

* Malgré son titre, vous y parlez d'autre chose que de livres (avec des billets cinéma, photos, des vidéo musicales): pourquoi?

Je n’ai pas un rythme de lecture effréné, je prends mon temps et je pensais au début que mon blog n’était pas assez alimenté. Comme je fréquentais aussi des blogs ciné et photos, tout naturellement j’ai inclus quelques billets plus diversifiés. J’ai d’ailleurs remarqué que j’avais davantage de commentaires sur les billets photos que sur les autres. Au fil du temps j’ai ralenti et maintenant les billets viennent comme ils veulent et comme je peux.

* En ce qui concerne la lecture: quel est votre but avec ce blog ? Débroussailler le champ immense des lectures possibles, faire partager vos émotions de lectures…?

Mon souhait était surtout d’échanger sur mes lectures et d’élargir mon horizon. Objectif pleinement rempli, surtout au début, les échanges étaient vifs et porteurs. Je déplore depuis quelque temps le peu de retour sur les blogs, peu de commentaires et peu de réponses aux commentaires. Les échanges se tarissent. La faute à Facebook, Twitter, Instagram et autre??

Un point positif que je ne voyais pas au départ est que je me sers aussi du blog comme aide-mémoire !

* En moyenne et à titre indicatif, combien lisez-vous de bouquins par mois? Et pour rester dans les chiffres, quelle est la moyenne de fréquentation de votre blog par jour? Suivez-vous les statistiques de votre blog? Avez-vous une idée du nombre de vos visiteurs?

Je suis fâchée avec les chiffres et avec les statistiques! Je ne vais jamais les regarder. Je lis à peu près 5-6 livres par mois, évidemment ça dépend de leur nombre de pages. Je ne cherche pas à faire plus ou moins. J’ai en général deux lectures en cours. Un broché chez moi, un poche pour mes sorties (ne jamais sortir sans un livre, on ne sait jamais...).

* En tant que lectrice, comment vous définiriez-vous? La lecture tient-elle un rôle important dans votre vie?

La lecture a toujours tenu un rôle important dans ma vie. Je crois que l’apprentissage de la lecture a été un moment merveilleux pour moi. Je n’avais pas de livres à ma disposition à la maison. En primaire, j’ai lu 5 ou 6 fois la bibliothèque de l’école, assez restreinte à l’époque. Dès que j’ai gagné quelques sous, j’ai acheté des livres. Je me souviens encore de mes deux premiers achats en livre de poche: L’adieu aux armes d’Hemingway et Vipère au poing d’Hervé Bazin, en poche. L’un m’a marquée plus que l’autre, je vous laisse deviner lequel.

* Combien de temps consacrez-vous à la lecture chaque jour?

Je lis à peu près deux heures par jour, réparties sur la journée. Evidemment, c’est variable selon mon emploi du temps. Contrairement aux idées reçues, je ne lis pas davantage depuis que je suis à la retraite, je lis autrement.

* Salons du livre, rencontres avec les auteurs et séances de dédicaces … Les recherchez-vous?

Les blogs m’ont donné l’idée d’aller dans les salons du livre, ce que je ne faisais pas avant. Je fuis la foule, mais je ne déteste pas l’effervescence autour de la chose littéraire de temps en temps. Et c’est surtout l’occasion de rencontrer en vrai des blogueuses (pardon aux Messieurs qui sont très rares) et de faire plus ample connaissance. J’avais par contre déjà l’habitude d’aller aux rencontres organisées par ma librairie. Je les trouve en générale intéressantes, même les auteurs que je n’ai pas l’intention de lire. Et j’ai quelquefois de belles surprises.

* Votre endroit favori pour lire?

Je suis capable de lire partout (sauf dans ma chambre). Dedans, dehors, dans les transports en commun, dans les cafés, dans les jardins, dans les salles d’attente.

* Etes-vous plutôt livre papier ou liseuse électronique?

Je suis résolument papier. J’ai fait un essai de liseuse lorsque j’ai été opérée des yeux. J’ai apprécié les gros caractères et de pouvoir continuer à lire, mais je me suis empressée de la rendre à la bibliothèque lorsque j’ai pu reprendre la lecture normale. Il est possible que je revienne vers la liseuse quand mes articulations ne pourront plus supporter le poids des pavés, mais ce ne sera pas de gaîté de cœur.

* Comment choisissez-vous vos lectures? (bouche-à-oreille, cadeau, article de presse, hasard…)? Avez-vous un genre favori? Un auteur – vraiment – préféré?

Je ne sais pas si je choisis mes lectures ou si ce sont elles qui me choisissent maintenant. Je suis une grande fan de radio et j’y entends constamment des auteurs et des thèmes qui me font fébrilement noter. Ces temps-ci je reviens davantage vers des récits de vie ou de voyage, j’aime les alterner avec des romans. Je ne peux pas dire que j’ai un auteur préféré, j’ai des goûts éclectiques; j’essaie de suivre les auteurs que j’aime, le problème c’est qu’ils se multiplient au fil des années et je n’y arrive plus.

* A quoi êtes-vous sensible lorsque vous avez un livre en main?

J’aime les livres qui se tiennent bien en main, au format pratique, je suis sensible aussi à la qualité du papier (qui se fait rare). Lorsque le texte est aussi de qualité, c’est un plaisir total.

* Offrez-vous des livres? Si oui comment les choisissez-vous?

Il m’arrive d’offrir des livres; je les choisis soigneusement en fonction de ce que je sais de mon interlocuteur. Mais j’ai hélas peu de vrais lecteurs dans mon entourage immédiat.

* S’il ne fallait en retenir qu’un? Quel livre vous a le plus profondément marquée, parmi tous ceux que avez pu lire? Pourquoi celui-ci?

Retenir un seul livre ? Ça me paraît impossible. Un livre cependant que je voudrais relire tellement il m’avait secouée: Une vie bouleversée d’Etty Hillesum. Il ne peut pas s’explorer en une seule fois. C’est  un témoignage sur la vie des juifs à Amsterdam dans les années 40, une recherche spirituelle, une réflexion sur les camps où elle est morte à 27 ans, sur l’humain en général.

* Avez-vous un souvenir (bon ou mauvais) marquant d’une lecture enfantine ou adolescente?

Dans mes lectures enfantines, j’ai été déchirée par l’épopée de Rémy, le petit orphelin d’Hector Malot. Ah là là, qu’est-ce que j’ai pu l’aimer celui-là et le relire indéfiniment. Je n’ose pas l’aborder maintenant, j’ai peur de ne rien y retrouver de mes émotions d’enfant.

SansFamille

* Comme d’autres «dévoreuses de bouquins», êtes-vous vous aussi tentée par l’écriture?

Je ne suis pas tentée du tout par l’écriture, je sais que je ne suis pas douée pour cela. J’ai écrit quelquefois pour moi, plus pour clarifier certaines situations que pour le plaisir pur d’écrire.

* Un dernier mot pour conclure cet échange? Quelle question auriez-vous voulu que l'on vous pose?

La question qui se pose régulièrement: vais-je continuer le blog? Je suis dans l’expectative, si les échanges continuent à se raréfier, aura-t-il encore un intérêt? Je réfléchis. Pour le moment il est urgent d’attendre...

Merci Aifelle!

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Prochaine présentation: ... 1 de celles et ceux qui ont d'ores et déjà franchi le cap des 400 commentaires, sans doute!

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jeudi 19 octobre 2017

Danielle Darrieux (1917-2017)

Encore une disparition, Danielle Darrieux nous a quittés à l'âge de 100 ans. Née à Bordeaux, le 1er mai 1917, elle avait commencé sa carrière dans les années 30. Je l'avais appréciée dans Madame D. de Max Ophüls (1953), dans L'affaire Cicéron de Joseph Mankiewicz et La vérité sur Bébé Donge (1952) d'Henri Decoin (qui fut son mari), dans Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara (1954) où elle interprétait Mme de Rénal. On peut aussi retenir Marie-Octobre de Julien Duvivier (1959) et plus récemment Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (1967). François Ozon l'a fait tourner dans 8 femmes en 2002 et et Pascal Thomas dans L'heure zéro en 2007 (d'après Agatha Christie). Après Jeanne Moreau et Jean Rochefort, Gisèle Casadesus, le cinéma français est en deuil une nouvelle fois.

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lundi 9 octobre 2017

Jean Rochefort (1930-2017)

Le cinéma français a perdu un acteur qui avait beaucoup d'élégance. Jean Rochefort nous a quitté et il nous manque déjà. J'avais revu tout récemment en DVD Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) que je vous conseille. Ce passionné d'équitation fut un grand monsieur du cinéma et du théâtre. Je suis trop jeune pour l'avoir vu dans les pièces d'Harold Pinter comme l'Amant, C'était hier et La Collection où il donnait la réplique à Delphine Seyrig. Je l'avais beaucoup aimé dans Ridicule de Patrice Leconte, Que la fête commence de Bertrand Tavernier, Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, Cible émouvante de Pierre Salvadori.

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samedi 7 octobre 2017

Scoopette - Wolinski

Je repasse à Wolinski sous l'angle (arrondi) d'une de ses héroïnes féminines (pas seulement une silhouette). Après avoir évoqué des oeuvres "gentilles", je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) voulais revenir à un peu plus de truculence wolinskienne. Voici donc Scoopette, la nympho de l'info (Canal+ éditions, DL avril 1994).

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Si j'ai bien compris, cet album reprend des dessins réalisés pour Canal Plus, dans le cadre de l'émission Nulle part ailleurs lors de la saison 1993-94 (?). Faute d'avoir regardé cela à l'époque, j'ignore quel est le volume publié par rapport à la production. En 2017, il semble qu'on ne puisse trouver sur la Toile d'images des dessins présentés lors de l'émission (en tout cas, je n'ai pu en trouver).

En couverture de cet album, la litanie des 10 prénoms évoque pour moi le charme suranné d'une chanson de Marie Laforêt (Boris, en dernier lieu...), empreinte du temps qui passe. En feuilletant les pages, les décomptes de fréquence d'apparition donnent: François 7 (Mitterrand 5 et/mais Bayrou 2!), Helmut [Kohl] et John [Major] zéro (publicité mensongère! - mais Wolinski aurait pu [me] répondre que c'était les prénoms des "anonymes" représentés par ailleurs...), Charles [Pasqua] 2, Edouard [Balladur] une douzaine, loin devant Jacques [Chirac] (5 - mais ce dernier a les honneurs - prémonitoires? - de la 4ème de couv'), Valéry [Giscard d'Estaing] 2, Bill [Clinton] 4, Boris [Eltsine] 5. Je suppose que mettre en avant Bernard [Tapie] (4 apparitions) aurait été malvenu, tandis que Georges (Marchais - 2 ou même l'auteur, une fois!) aurait été ambigu... L'ironie pouvait viser le personnage public concerné, ou une situation. Plus de 20 ans après, les politiciens concernés ont pour la plupart disparu du paysage politique actif... mais les situations peuvent perdurer. 

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Quel "gimmick" caractérise notre Scoopette? C'est évidemment un peu répétitif en terme de dialogue (question / réponse - qui s'adresse rarement à elle-même), tandis que les situations sont variées (dedans, dehors, en l'air, sur l'eau...). On remarquera que le Père Noël est seul (dans l'album) à l'appeler de son nom et à la tutoyer. Le reste du temps, Scoopette tend son micro phallique à tel ou tels interviewés (quand elle n'a pas les deux mains occupées). Notre intervieweuse de charme (soit voyeuse, soit actrice) se frotte à des hommes politiques politiques, des anonymes, des people, des sportifs, quelques missionnaires (dont 1 en apesanteur), masculins le plus souvent... On trouve de très rares interview en tête-à-tête avec des femmes (Simone Veil, sévère (x2!); Diana, sous les objectifs des photographes; Margaret Thatcher, des patineuses sur glace; une ménagère russe... ou la petite-fille de Mussolini - plus hard). Et en terme de zoophilie? Scoopette n'interroge pas de raton laveur (seulement Mickey!), mais quelques animaux: ours, flamand rose, kangourou... Ses principaux accessoires? le micro sus-évoqué, et un nagra - j'ai bien écrit nagra).

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La publication remontant aussi à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (avant le "décollage" d'internet), on trouve très peu de critiques spécifique à Scoopette sur la Toile. Et plus de 20 ans avant le massacre de Charlie Hebdo, les seuls religieux mis en situations sont l'abbé Pierre et le pape.

Sans transition, voici encore quelques dessins picorés dans cet album sans numéro de pages.

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Pour finir, j'ai aussi pioché quelques jolies journalistes préfigurant Scoopette, ou les réflexions sur le journalisme visibles ci-dessous, dans les albums Le programme de la droite (1986, Denoël), Bonne année (1987, Denoël) et Il n'y a plus d'hommes (1988, Flammarion). Le personnage même de Scoopette a été réutilisé dans quelques planches en couleur de Trop beau pour être vrai (1998, Albin Michel), montrant ses aventures phantasmées en tant que journaliste à L'Echo des savanes (je n'ai pas pris les planches avec Chirac lubrique ou Jospin soporifique). Bien entendu, je ne m'interdis nullement de revenir moi-même sur chacun de ces albums, ultérieurement.

 1987: P1050690  1986: P1050691  

1988: P1050692   P1050693  

1998: P1050695

*** Je suis Charlie ***

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