jeudi 24 mars 2011

Liz nous a quittés

Ca y est, Liz [Taylor] (1932-2011) vient de s'éteindre suite à une insuffisance cardiaque à 79 ans. Elle représentait le Hollywood d'antan, le glamour, c'était une star. Je n'étais pas une inconditionnelle de cette actrice (qui a commencé sa carrière à l'âge de 10 ans) mais je l'avais bien apprécié dans des films tels que La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks (1958), Reflets dans un oeil d'or de John Huston (1967) ou Cléopâtre (1963) et Soudain l'été dernier de Joseph L. Mankiewicz (1959), Une place au soleil de George Stevens (1951) ou dans les deux films de Joseph Losey: Boom et Cérémonie secrète (1968). Elle était plus connue pour ses frasques conjugales que pour ses rôles sur grand écran (et c'est dommage). Mariée 8 fois avec 7 hommes différents (2 fois avec Richard Burton), elle a eu 4 enfants. Je n'ai pas grand-chose à dire de plus si ce n'est que c'est une nouvelle bien triste. Cette belle femme aux magnifiques yeux violet va manquer.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 19 décembre 2010

Blake Edwards (1922-2010)

Décidément l'année 2010 restera une année noire pour le cinéma. Blake Edwards, réalisateur de l'inoubliable Diamants sur canapé (1961), The Party (1968), la série des Panthères roses et autre Opérations Jupons (1959) [cf. mon billet du 07/03/2008], vient de s'éteindre le 15 décembre dernier. Dans les films plus récents, je vous conseille Victor, Victoria (1982), où il dirigeait sa femme, Julie Andrews, qui reçut un Oscar pour son interprétation. En regardant sa filmographie, je vois qu'il avait aussi réalisé deux films que j'avais vu en leur temps, Boire et Déboires (1987) avec Bruce Willis et Kim Basinger, et Dans la peau d'une blonde (1991) avec Ellen Barkin.
Malgré tout, s'il ne doit rester qu'un film dont se souvenir, c'est à mon avis (je cite souvent ce film dans des listes) Diamants sur canapé avec Audrey Hepburn, George Peppard, Mickey Rooney, le chat, la musique d'Henry Mancini (Moon River), New-York, les robes de Givenchy et la bijouterie Tiffany. Au revoir M. Edwards.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 13 septembre 2010

Dernière minute - Claude Chabrol est mort

La série noire continue, le cinéma français n'est pas à la fête. Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition survenue ce dimanche 12 septembre 2010 de Claude Chabrol, un des derniers réalisateurs français de la Nouvelle Vague (il ne reste pratiquement plus que Jean-Luc Godard). J'en connais une qui doit être bouleversée: Isabelle Huppert qui a interprété, grâce à Chabrol, ses meilleurs rôles (Violette Nozière (1978), Une affaire de femmes (1988), Madame Bovary (1991), La cérémonie (1995) ou Merci pour le chocolat (2000) et c'est presque tout). Chabrol a réalisé de grands films comme Que la bête meure (1969) et Le boucher (1970) avec le génial Jean Yanne, La femme infidèle (1969) et Betty (1992) avec Stéphane Audran qui fut son épouse pendant plusieurs années. Les fantômes du Chapelier (1982) avait permis une rencontre intéressante entre Michel Serrault et Charles Aznavour. Il avait tourné pour la télévision, très récemment, une adaptation d'une nouvelle de Maupassant et deux épisodes de Fantomas en 1980 (avec Helmut Berger). J'aimais beaucoup ses peintures au vitriol, teintées d'humour caustique, d'une certaine bourgeoisie (surtout provinciale). Comme il était aussi le scénariste de ses films, il excellait dans l'écriture d'histoires à l'atmosphère trouble où il donnait la part belle aux acteurs. Par exemple, dans Poulet au vinaigre (1985) et Inspecteur Lavardin (1986), Jean Poiret s'en donne à coeur joie dans son rôle d'inspecteur cynique. Masques (1987) avec Philippe Noiret, Le cri du hibou (1987) avec Christophe Malavoy et La fille coupée en deux (2007) complètent la liste des films que j'ai vus (en salle ou à la télévision) et appréciés. En revanche, j'ai été moins convaincue par ses oeuvres de ces dix dernières années comme Bellamy (2009), La demoiselle d'honneur (2004), La fleur du mal (2003): les intrigues m'avaient peu passionnée voire ennuyée, je n'avais pas éprouvé la même jubilation à voir ces films. Toujours est-il que c'est un réalisateur de plus qui va nous manquer.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 31 août 2010

Alain Corneau 1943-2010

Décidément l'été 2010 aura été une période noire pour le monde du spectacle. Après Laurent Terzieff, Bernard Giraudeau et Bruno Crémer, c'est maintenant au tour d'Alain Corneau de tirer sa révérence. C'était un homme qui avait la passion du cinéma (et de la musique) et qui savait la faire partager. Personnellement, je trouve que son meilleur film reste (bien entendu) Série Noire d'après Jim Thompson en 1979 avec Patrick Dewaere, Marie Trintignant et Bernard Blier: très grand film noir. Sinon, les autres films qui à mon avis valent la peine sont Nocturne indien avec Jean-Hugues Anglade (1989, d'après Antonio Tabucchi), Stupeur et tremblement (2003) avec Sylvie Testud (très fidèle au roman d'Amélie Nothomb). Sans oublier non plus, dans une moindre mesure, Tous les matins du monde d'après Pascal Quignard (avec les Depardieu père et fils et Jean-Pierre Marielle) et la viole de gambe de Jorgi Savall. Je n'oublie pas Police Python 357, Le choix des armes, Fort Saganne et La menace. Il est dommage que sa carrière se soit terminée avec deux films, l'un vraiment décevant, Le deuxième souffle, sorti en 2007, et le très récent Crime d'amour, pour lequel je m'attendais à mieux [chroniqué le 07/10/2010].

PS: en hommage à Alain Corneau, le film Série Noire sera diffusé ce soir, mardi 31 août 2010, à 22H40, sur France 3.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 13 décembre 2009

Merci à.... Cuné

Je pense qu'elle va rougir de confusion derrière son écran d'ordinateur, mais je le dis haut et fort, bravo à elle pour avoir recensé presque 600 blogs de blogueuses et blogueurs lectrices et lecteurs dans son billet du 27/11/09*. C'est un travail titanesque que d'avoir fait cette liste mise à jour en temps réel (des blogueurs / blogueuses se font connaître tous les jours). Il était temps que les "cybernautes" sachent qu'il existe des anonymes (ou non), des passionné(e)s de lecture qui n'appartiennent à aucune chapelle, qui ne font qu'aimer les livres et essayent d'en parler avec leurs mots. Merci encore à toi, Cuné.

* PS du 20/12/10: Cuné vient de nous apprendre qu'elle avait supprimé son billet (c'est bien dommage).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 29 septembre 2008

Paul Newman est mort...

...et je suis très triste car Paul Newman (1925 - 2008) a été le premier acteur dont j'ai été fan. J'avais 12 ans et je commençais à aller voir les films de "grandes personnes". En 1974, on a beaucoup parlé de La tour infernale de John Guillermin. J'étais bien entendu allée le voir. Cette année-là, Paul Newman avait 50 ans, ses cheveux étaient légèrement poivre et sel, il était beau et en plus, il avait du talent! A l'époque, j'ai lu une mini-biographie à son sujet et je me suis mise à voir beaucoup de ses films (au cinéma et à la télé). Je retiens dans les "vieux" films: La chatte sur un toit brûlant (Cat on a hot tin roof), Doux oiseaux de jeunesse (Sweet bird of youth), les deux réalisés par Richard Brooks, L'arnaqueur (The Hustler) de Robert Rossen dans lequel il joue le rôle d'Eddie Felson, joueur de billard "looser", Le gaucher (The Left-handed gun) d'Arthur Penn, Le plus sauvage d'entre tous (Hud) (Martin Ritt). Un tout petit peu plus récemment, Luke, la main froide (Cool Hand Luke) de Stuart Rosenberg, Butch Cassidy et le Kid et L'arnaque (The sting) de George Roy Hill (les deux). Le rideau déchiré (Alfred Hitchcock), Verdict (Sidney Lumet), Absence of malice (Sidney Pollack), La couleur de l'argent (The color of money) (Martin Scorsese) où il reprend son rôle d'Eddie Felson, joueur de billard professionnel dans L'Arnaqueur, un quart de siècle plus tard. Il a réalisé quelques films avec Joanne Woodward (sa femme pendant 50 ans) dont un qui vient de ressortir en salle à Paris, "De l'influence des rayons gammas sur le comportement des marguerites" (dans une salle "art et essai" parisienne, j'ai justement remarqué, samedi 27/09 après-midi, qu'il y avait une grande affluence dans la salle où il passait, et je ne comprenais pas pourquoi!). Les autres films en tant que réalisateur sont Rachel, Rachel, mais aussi Le clan des irréductibles et plus récemment la Ménagerie de verre ainsi que l'Affrontement (Harry and Son). A part le cinéma, il a été un coureur automobile passionné et a beaucoup oeuvré pour des oeuvres caritatives (maison pour enfants leucémiques). Tout cela pour dire que c'est encore une légende du cinéma américain qui disparaît.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 29 mai 2008

Disparition de Sydney Pollack

J'ai appris avec tristesse le décès lundi 26 mai 2008 de Sydney Pollack (né le 1er juillet 1934) à l'âge de 73 ans. Grand monsieur du cinéma américain, tour à tour et en même temps réalisateur (presque 20 films), producteur et même acteur (chez Kubrick, Danièle Thompson, et tout récemment dans Michael Clayton [cf. mon billet du 28/10/2007]). Qui n'a pas été ému devant Out of Africa (1985) avec le couple Streep/Redford? Out of Africa a d'ailleurs reçu l'Oscar du meilleur film, et Pollack celui du meilleur réalisateur. S'il a dirigé quelques grands acteurs, son acteur fétiche reste Robert Redford dans sept films dont Propriété interdite (1966) (avec Natalie Wood), Jeremiah Johnson (1972), Les trois jours du condor (1975) (avec Faye Dunaway, Nos plus belles années  (The way we were) (1973) (avec Barbra Streisand), Le cavalier électrique (1979) (avec Jane Fonda) et Havana (1990) (avec Lena Olin). Je retiendrai bien évidemment Bobby Deerfield (1977) avec Al Pacino et Marthe Keller, On achève bien les chevaux (1969) (avec Jane Fonda) et bien sûr Tootsie (1982) (avec Dustin Hoffman), et enfin, plus récemment, La firme (1993) avec Tom Cruise. Tous ces films, je les ai vus sur grand ou petit écrans et je les ai aimés. Je me rappelle les queues devant les cinéma quand Out of Africa est sorti: impressionnant. En 1975 (j'avais 13 ans), c'était la première fois que je voyais un film à suspense comme Les trois jours du condor avec le beau Robert Redford, c'était haletant, du grand cinéma sans effets spéciaux particuliers. Les trois derniers films de Pollack, Sabrina (1995), L'ombre d'un soupçon (Random Hearts) (1999) (les deux avec Harrison Ford) et L'Interprète (The Interpreter) (2005) (avec Sean Penn et Nicole Kidman), ont été des échecs publics et critiques. La plupart des autres films cités sont devenus des classiques du cinéma. Sydney Pollack savait raconter des histoires, il a formé des couples qui faisaient rêver même si les idylles finissaient rarement bien. Il faisait du cinéma populaire avec un grand respect pour le public. Je sais que beaucoup de spectateurs ont pleuré à la fin de Nos plus belles années ou d'Out of Africa (sans compter l'augmentation des ventes des livres de Karen Blixen). Il savait mettre en valeur les acteurs (et quels acteurs!). Assez récemment, il s'était associé à Anthony Minghella (disparu aussi cette année) pour créer une maison de production qui a financé notamment deux films de George Clooney (Michael Clayton et Jeux de dupes [Leatherheads]). La disparition de Sydney Pollack est une grande perte pour le cinéma américain.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 3 avril 2008

Richard Widmark avait 93 ans

J'aimais bien Richard Widmark, né le 26 décembre 1914 et qui vient de décéder le 24 mars dernier à 93 ans. C'était pratiquement le dernier grand acteur de l'âge d'or d'Hollywood. Il a commencé tard sa carrière d'acteur au cinéma après avoir fait de la radio et du théâtre. Il avait 33 ans quand il a débuté devant la caméra dans Kiss of death d'Henry Hathaway (1947). Il y jouait avec beaucoup de conviction le rôle d'un tueur qui lui a valu l'Oscar du meilleur second rôle masculin. Je le connaissais surtout dans des films noirs, Panique dans la rue (Panic in the streets) d'Elia Kazan (1950), Les forbans de la Nuit (Night and the City)(1950) de Jules Dassin (qui vient aussi de disparaître ces jours-ci) et Le port de la Drogue (Pickup on South Street) de Samuel Fuller (1953), des drames psychologiques comme La Toile d'araignée (The cobweb) de Vincente Minnelli (1955), avant de l'avoir vu comme acteur de westerns (cité dans mon billet du 25/11/07). Plus récemment, suite au succès de Madigan, long métrage de Don Siegel en 1968, une série télé éponyme de 6 épisodes, dans lequel Widmark jouait un détective, a été tournée en 1972-73. J'avais vu cette série en son temps, c'était très bien. Il est dommage que les chaînes de télévision n'aient pas rendu un hommage digne de ce nom à cet acteur qui ne fut jamais une star mais un bon acteur, tout simplement.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 20 décembre 2007

Le désossé est décédé - Au revoir Philippe Clay

La presse semble en avoir assez peu parlé, et en tout cas je n'avais pas entendu la nouvelle à la radio. Philippe Clay, qui a joué Valentin le désossé dans French Cancan de Jean Renoir (1954) avec notamment Jean Gabin et Françoise Arnoul, est décédé le jeudi 13 décembre 2007 à 80 ans. Coïncidence, je l'avais cité récemment dans mon billet du 30/11/07 sur L'Adorable voisine où il avait un petit rôle de danseur et chanteur de cabaret. Mais je me souviens surtout de lui à cause d'une chanson, "Mes Universités", qui avait fait du bruit à l'époque. C'était assez virulent contre Mai 68. Et je l'avais vu sur scène, il y a 4 ans, au théâtre La Bruyère à Paris, dans Les Visites à Mr Green qui lui avait valu une nomination amplement méritée aux Molières.
Je n'ai pas l'impression que beaucoup de blogueurs aient réagi, je citerais cependant Coinducinéphage qui est toujours exact à rendre hommage aux acteurs lors de leurs disparitions.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 19 novembre 2007

Pierre Granier-Deferre est décédé

Pierre Granier-Deferre (1927-2007) vient de disparaître vendredi 16 novembre à l'âge de 80 ans après une carrière de réalisateur de cinéma et de télévision. Parmi les films qu'il a réalisés, j'ai beaucoup aimé La Horse (1970), Le Chat (1971), La Veuve Couderc (1971), Le Train (1973), Une Femme à sa fenêtre (1976), Une Etrange affaire (1981), L'Etoile du Nord (1982). De facture classique, la plupart des films de Pierre Granier-Deferre étaient de grande qualité grâce aux acteurs et aux scénarii, adaptés de romans de Simenon (Le Chat, La Veuve Couderc, le Train, l'Etoile du Nord) voire de Drieu La Rochelle (Une femme à sa fenêtre). J'ai fait découvrir Le Chat, il y a quelques mois, à mon ami (en DVD). Cette histoire d'amour et de haine, magistralement interprétée par Jean Gabin et Simone Signoret, pourrait être résumée en une phrase : Ni avec toi, ni sans toi. Les autres oeuvres citées ont aussi bénéficié d'un casting de premier ordre : Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Philippe Noiret, Michel Piccoli. Dans les dernières années, il a tourné, pour la télévision, une quinzaine d'épisodes de Maigret (toujours d'après Simenon, dont il faisait l'adaptation) interprété par Bruno Cremer. J'en possède quelques-uns, dans la série des Maigret édités par One plus One Production en DVD zone 2. Un réalisateur discret mais de talent s'en est allé.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,