vendredi 24 mars 2017

Dans l'ombre - Arnaldur Indridason

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Dans l'ombre (Editions Métaillé, 334 pages), le nouveau roman de l'Islandais Arnaldur Indridason, est le premier tome d'une trilogie: La trilogie des ombres. En 1941, Reykjavik grouille de soldats britanniques et américains. Eyvindur, un voyageur représentant de commerce, revient d'une tournée. Il a hâte de retrouver sa compagne Vera. En effet, il l'avait quittée deux semaines plus tôt après une dispute. Il se rend compte que Vera a vidé les lieux en prenant toutes ses affaires. Peu de temps après, Eyvindur est retrouvé mort, le visage à moitié arraché par une balle tirée par un colt, dans l'appartement de Felix Lunden, un autre réprésentant. Sur le front du cadavre, quelqu'un a inscrit "SS" en lettres de sang. Deux jeunes hommes sont chargés de mener l'enquête: Flovent, le seul inspecteur islandais disponible, et Thorson, un Islandais de l'ouest, né au Canada, faisant partie de la police militaire. Ils découvrent assez vite que la victime n'était pas la cible visée. Eyvindur était au mauvais endroit, au mauvais moment. Je n'en dirais pas plus sur l'histoire dans laquelle il ne se passe pas grand-chose. Il n'y a pas de coup de théâtre. Thorson et Flovent interrogent encore et toujours les suspects ou les témoins. Ces interrogatoires ont un côté lancinant. Indridason n'épargne pas non plus le lecteur. Quand le roman s'achève, on a des réponses à des questions mais des choses restent dans l'ombre comme qui a tué Eyvindur, même si on sait pourquoi. J'attends la suite avec intérêt.

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dimanche 27 mars 2016

Le lagon noir - Arnaldur Indriðason / Evangile pour un gueux - Alexis Ragougneau

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Voici deux romans sortis tout récemment que je vous recommande, à l'unisson d'autres blogueurs.

Le lagon noir (Edition Métailié noir, 319 pages) est le 14ème roman d'Arnaldur Indriðason que je lis. Ce roman fait suite aux Nuits de Reykjavik. J'ai encore éprouvé beaucoup de plaisir à retrouver Erlendur qui est âgé de 33 ans (nous sommes en 1979) et Marion Briem. Le roman se compose de deux intrigues: la mort d'un Islandais trouvé flottant dans un lagon près d'un volcan et la disparition non résolue depuis 1953 d'une jeune fille de 19 ans sur le chemin de l'école ménagère où elle suivait des cours. Marion avec l'aide d'une jeune Afro-américaine, Caroline va mener son enquête sur l'Islandais. Leurs investigations vont les mener jusqu'à la base américaine de Keflavik. Erlendur, lui, obsédé depuis longtemps par les personnes disparues, mène une enquête officieuse sur ce qu'est devenue Dagbjört qui s'est littéralement volatilisée 25 ans auparavant. Je ne vous dévoilerai rien de plus sur ces deux histoires. Indriðason prend son temps dans la narration, c'est agréable et reposant. Lire les billets d'Aifelle, Clara, Eva et Keisha.

Je passe à Evangile pour un gueux (Edition Viviane Hamy, 359 pages) d'Alexis Ragougneau, qui comme pour son précedent roman choisit à nouveau Notre-Dame de Paris et ses alentours comme décor. Aux alentours de Pâques, un SDF surnommé Mouss est retrouvé mort noyé dans la Seine après avoir reçu les mêmes blessures que le Christ sur la croix. Il est mort assassiné après avoir agonisé pendant des semaines. Quatre mois auparavant, la veille de Noël, Mouss et quelques autres SDF ont occupé pendant presque deux jours Notre-Dame de Paris pour faire entendre leur voix, celle des laissés-pour-compte. Ils ont été soutenus par le père Kern dont on avait fait la connaissance dans La madone de Notre-Dame en même temps que celle de la juge d'instruction Claire Kaufman ainsi que de Landard et Gombrowicz, deux policiers du 36. Kern avec l'aide des clochards dont un dénommé Stavros va mener son enquête parallèlement à celle du juge d'instruction et des deux flics. C'est un très bon deuxième roman bien mené avec une conclusion mystique. J'attends avec intérêt le prochain roman de cet écrivain car j'espère qu'Alexis Ragougneau ne s'arrêtera pas là. Lire le billet très enthousiaste de Valérie.

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lundi 29 février 2016

The revenant - Alejandro G. Iñárritu

Ayant lu et entendu des avis très contrastés à propos de The Revenant du Mexicain Alejandro G. Iñárritu, j'y suis allée sans a priori. J'ai été agréablement surprise par ce film à la très belle photographie, aux paysages enneigés grandioses et par l'histoire du trappeur Hugh Glass (qui a existé). Le scénario est a adapté d'une partie du roman The Revenant de Michael Punke écrit en 2002. L'histoire se passe dans les années 1820 dans le Missouri. Une vingtaine de trappeurs, qui ont déjà pas mal de fourrures, sont attaqués par des Indiens à la recherche de la fille d'un des leurs qui été enlevée. Hugh Glass (Leonardo di Caprio, pas mal du tout), le guide du groupe de trappeurs, est attaqué peu de temps après afoir fui les indiens par un ours Grizzly vindicatif qui veut protéger son petit. Grièvement blessé, Hugh Glass assiste impuissant au meurtre de son fils, un sang mêlé indien Pawnee par un dénommé Fitzgerald. Ce Fitzgerald abandonne Hugh en l'enterrant plus ou moins vivant. Revenu à la vie, Hugh n'aura de cesse de poursuivre Fitzgerald, parcourant 300 km afin de venger son fils. Le film qui dure 2H30 ne laisse pas de répit aux spectateurs. J'ai trouvé le rythme soutenu. Il y a quelques séquences marquantes comme celle où il se protège du froid en se pelotonnant dans une carcasse de cheval qui vient juste de mourir. J'ai été surtout frappée par les paysages, la neige, le froid que l'on ressent presque. La seule couleur qui ressort le plus souvent, c''est celle du sang sur la neige. D'après ce que j'ai lu, l'ours grizzly n'est qu'une image numérique; eh bien j'ai trouvé le trucage très réussi. Personnellement je conseille ce film "nommé" dans plusieurs catégories aux Oscars 2016. Lire les billets très contrastés d'Alain, de ffred, d'Alex-6, de Wilyrah et de Mymp. Et lire le billet élogieux de Pascale.

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mercredi 4 novembre 2015

Opération Napoléon - Arnaldur Indridason

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Avec Opération Napoléon (Métailié Noir, 450 pages), ne vous attendez pas au retour du commissaire Erlendur. Ce roman a été écrit en 1999. Dans le prologue qui se passe en 1945, juste avant la fin de la deuxième guerre mondiale, un avion allemand camouflé en avion américain s'écrase en Islande sur le Vatnajökul, le plus grand glacier d'Europe. A son bord, se trouvaient six passagers dont un avait une mallette menottée à son poignet. La carcasse de l'avion est prise dans les glaces et disparaît. Les seuls témoins du crash sont deux frères qui habitent une ferme à côté du fjord. Des recherches infructueuses se sont déroulées quelques années plus tard. Enfin, en 1999, l'épave est repérée par des satellites. Et voilà que la cavalerie arrive, si je puis dire. En effet, les forces spéciales de l'armée américaines font irruption sur le fjord (c'est malgré tout une opération clandestine). Malheureusement, il se trouve que deux jeunes Islandais sur des motoneiges repèrent la carcasse et les forces spéciales. L'un des deux s'appelle Elias et il a juste le temps d'appeler au téléphone sa soeur Kristin, une avocate employée dans une chambre de commerce, afin de lui décrire ce qu'il voit. Elias et son compagnon sont torturés et laissés pour mort dans une crevasse. Quant à Kristin, l'héroïne de cette histoire assez prenante, elle est la cible de quelques Américains très méchants. Un dénommé Ratoff, l'homme de main d'un général fait tout pour éliminer la jeune femme qui heureusement a de la ressource et est pleine de courage. Dans ce roman, on apprend que les Américains (qui ont une base militaire) ne sont pas très bien vus des Islandais. Indridason nous confirme que l'Islande est une belle île mais que le climat est détestable: il fait nuit et il fait froid la plupart du temps. Je vous laisse découvrir qui peuvent être les six passagers de l'avion, pourquoi les Américains veulent s'emparer de l'avion et ce qu'est l'Opération Napoléon. J'ai trouvé la lecture agréable, mais, décidément, il manque Erlendur. Lire le billet de Keisha.

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lundi 2 mars 2015

Birdman (ou la surprenante vertu de l'ignorance) - Alejandro IñarrItu

Birdman du réalisateur mexicain Alejandro Iñarritu* vient d'être récompensé de quatre Oscars en 2015 (dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur), mais rien pour les acteurs, alors que le film est centré sur eux et leur métier. Le film brosse un portrait sans concession des acteurs, avec un peu d'humour et pas mal de vitriol. Riggan Thomson (Michael Keaton), plus de vingt ans après avoir été l'interprète au cinéma d'un super héros, Birdman, est en train de monter, à Broadway, une pièce de Raymond Carver dans laquelle il jouera un des rôles principaux. Le "challenge" est de taille, Riggan a beaucoup à perdre pour son retour. Les dernières répétitions avant la générale ne se passent pas au mieux. Un acteur que Riggan juge mauvais est victime d'un "malheureux" accident. L'actrice principale (Naomi Watts), peu sûre d'elle, n'en revient pas d'avoir été choisie pour jouer la pièce, tandis que le "pur acteur de théâtre" (Edward Norton) qui a remplacé au pied levé l'acteur "accidenté" est imbu de sa personne face à Riggan. Quant à la fille (Emma Stone) de Riggan, qui vient de sortir de désintoxication, elle n'est pas tendre avec son père en lui disant ses quatre vérités. Riggan, lui-même très égocentrique, se laisse dominer par sa voix intérieure (celle de Birdman). Dans un bar, pas loin du théâtre, la critique du New-York Times est déjà en train d'écrire sa critique assassine sans avoir vu la pièce. La réalisation d'Iñarritu est virtuose. La caméra suit au plus près les acteurs entre scène, coulisses et loge d'un théâtre de Broadway. J'ai trouvé le film intéressant, très bien joué. Sur la fin, les scènes où Birdman vole dans les airs cassent un peu le rythme et n'ajoutent rien. En revanche, mon gros bémol serait pour la musique que j'ai détestée. Il s'agit d'une musique de batterie plutôt dissonnante (pour mes oreilles). Néanmoins, un film à voir.
Lire les billets de Wilyrah, Alex-6 et Ffred.

* et non Iñarratu comme me l'a fait remarquer Luocine ci-dessous (merci pour ce rectificatif)

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dimanche 15 février 2015

Méchant loup - Nele Neuhaus / Les Nuits de Reykjavik - Arnaldur IIndriðason

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Voici deux romans policiers que je vous recommande.

Dans Méchant loup (que Dominique a beaucoup apprécié) de Nele Neuhaus (Actes noirs, 400 pages), on retrouve le duo de policiers opérant à Francfort, Pia Kirchhoff et Oliver Von Bodenstein, menant une double enquête: d'un côté une jeune femme retrouvée morte noyée dans le Main, et de l'autre, quinze jours plus tard, l'agression sauvage d'une animatrice et productrice télé qui n'a pas que des amis (c'est une femme redoutable et surtout sans état d'âme). L'histoire se déroule sur une période d'environ un mois, au début de l'été. Les policiers avancent difficilement dans la résolution de ces deux drames qui sont reliés par une épouvantable histoire de pédophilie, dans laquelle trempent de nombreux notables de la province de Hesse. Mme Neuhaus ne fait pas toujours dans la dentelle (c'est du "brutal") mais elle sait maintenir le suspens jusqu'au bout. C'est presque aussi bien que Blanche-Neige doit mourir.

Dans Les nuits de Reykjavik d'Arnaldur Indriðason (Edition Métailié noir, 260 pages), j'ai été très contente de retrouver Erlendur tout jeune. Policier de 28 ans, il n'est pas encore marié (mais cela ne saurait tarder). Avec deux collègues, il "fait" les nuits comme simple policier de proximité en parcourant en voiture les rues de Reykjavik. Ils interviennent dans des incidents domestiques. Cela n'empêche pas Erlendur, qui est un homme obstiné ne "lâchant" rien, de mener, pendant son temps libre, une enquête sur la mort d'un clochard, Hannibal, avec qui il s'était un peu lié. En effet, Hannibal est retrouvé noyé dans une tourbière. Cette mort est peut-être liée à la disparition d'une jeune femme survenue à peu près en même temps. Erlandur interroge beaucoup, il reste toujours calme. Dans ce roman apparaissent les traits de caractère du commissaire qu'il est devenu dans les romans déjà parus. Et on se rend compte que les cas de disparitions le touchent beaucoup. Un bon roman "préquelle". Lire les billets de Cathulu et Clara.

dimanche 23 février 2014

Le duel - Arnaldur Indridason

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Dès que j'ai vu qu'un nouveau roman d'Arnaldur Indridason était paru, je n'ai pu résister. Je me suis procuré Le Duel (Editions Métailié noir, 300 pages) sans connaître l'histoire. Ce roman est l'occasion pour Indridason de nous faire remonter le temps, en 1972 pour être précis, juste avant les JO de Munich. A Reykjavik, un duel aux échecs se prépare: Bobby Fisher, l'Américain, contre Boris Spassky, le Russe. Au même moment, dans un petit cinéma de cette ville, un meurtre a lieu. Un jeune homme, un peu simplet, passionné de cinéma, enregistre la bande sonore du film pendant la projection (il est coutumier du fait). Poignardé à mort et son magnétophone disparu, Ragnar était là au mauvais endroit, au mauvais moment. La police criminelle est chargée de l'enquête ou plus précisément le commissaire Marion Briem et son adjoint Albert. Pour ceux qui ont lu les autres romans d'Indridason, vous avez déjà croisé Marion Brem. C'est elle qui deviendra le mentor du commissaire Erlendur. Dans Le Duel, Indridason revient sur la vie de Marion Brem petite fille, atteinte de tuberculose (mal endémique en Islande), qui aura connu des traitements lourds dans des sanatoriums comme d'autres enfants. Un roman qui prend son temps, très agréable à lire. Je recommande, tout comme Dominique.

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dimanche 24 février 2013

L'énigme de Flatey - Viktor Arnar Ingolfsson

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Après l'Est de l'Islande avec l'Erlendur d'Indridason, voici L'énigme de Flatey de Viktor Arnar Ingolfsson (Editions du Seuil, 350 pages), que j'ai donc lu juste après Etranges rivages. L'intrigue de ce livre se situe dans la partie Ouest de l'Islande, à Flatey (île plate en islandais), à une centaine de milles au nord de Reykjavik. L'histoire se déroule entre le jeudi 2 juin 1960 et le mercredi 8 juin 1960. Un corps à l'état de squelette est trouvé sur une petite île au large de Flatey. Kjartan, l'adjoint du préfet de cette région, est envoyé sur place pour établir un rapport et découvrir la cause du décès de cette victime dont on découvre assez vite l'identité. Il s'agit d'un universitaire qui était spécialistes des sagas (islandaises) - c'est un genre littéraire -, qui voulait découvrir la solution d'une énigme en quarante questions contenue dans "Le livre de Flatey", un manuscrit écrit en langue islandaise sur du parchemin, regroupant des textes sur la vie de rois de Norvège au Moyen-Age. L'énigme de Flatey nous donne surtout l'occasion de découvrir de manière pittoresque les us et coutumes des habitants de cette île. Se nourrissant de viande de phoque et de macareux, ils n'avaient pas l'électricité, et ils étaient reliés à la "civilisation" grâce au bateau postal qui faisait une halte dans l'île une fois par semaine. Le téléphone fonctionnait grâce à une dynamo. On n'oublie pas de sitôt le bourgmestre ou le maître d'école, pécheurs et chasseurs de phoques comme les 70 habitants de cette île aux dimensions liliputiennes : 500 mètres de large pour 2 km de long. Pendant tout le livre, l'écrivain égrène les 40 questions permettant de trouver la solution de la charade littéraire. C'est un roman très agréable à lire. Je le recommande.

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mardi 12 février 2013

Etranges rivages - Arnaldur Indriðason

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Comme l’annonce l’accroche qui entoure le roman, Erlendur est revenu. On sait enfin ce qu’il a fait de ses vacances qu’il a passées dans les fjords à l’est de l’île (lire les romans La rivière noire et La muraille de lave).

Dans Etranges rivages d’Arnaldur Indriðason (300 pages, Editions Métailié noir), Erlendur est décidé à mettre un point final à la tragédie qui l’a frappé, lui et ses parents (la disparition de son petit frère Bergur, 8 ans à l’époque), plusieurs dizaines d’années auparavant, pendant un blizzard. Erlendur, qui avait deux ans de plus, se sent responsable de ce qui s'est passé. En parallèle, il mène une enquête officieuse sur ce qui est arrivé le 14 janvier 1942 à Matthildur, une jeune femme habitante de la région et disparue lors d’une tempête effroyable le même jour que des soldats britanniques (qui faisaient partie de l’armée d’occupation en Islande pendant cette période trouble).

La narration ne laisse aucun répit au lecteur (j’ai lu le roman d'une traite en une journée avec un immense plaisir). C’est absolument haletant. Petite précision: presque tous les témoins directs ou indirects survivants qui interviennent dans l'histoire sont octogénaires ou nonagénaires.

Erlendur est un homme entêté qui arrive à faire parler les différents personnages dont Ezra (90 ans) qui a été l’amant de Matthildur. C'est comme cela qu'Erlendur découvre que Matthildur a été assassinée. Je vous laisse découvrir le mobile et si le squelette est ou non retrouvé. Concernant la mort de Bergur, une petite voiture rouge (comme celle photographiée sur la couverture du roman) est un élément important qui ressurgit. Quand le roman s’achève, la boucle est bouclée pour Erlendur même si ce n’est pas totalement satisfaisant. Indridason rend les personnages attachants malgré leurs défauts. On n’oublie pas de sitôt Hrund (l’une des sœurs de Matthilidur), Ezra, Boas (un chasseur de renards), Ninna (une amie de Matthildur), sans oublier Jakob, le mari de Matthildur. Je trouve que ce roman d’Indriðason est un excellent cru.

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jeudi 17 mai 2012

La muraille de lave - Arnaldur Indridason

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En l'absence du commissaire Erlendur, parti depuis plus de deux semaines quelque part dans les fjords, et tandis que sa collègue Elinborg enquête sur des viols (voir La Rivière noire), voici l'inspecteur Sigurdur Oli qui se retrouve être le personnage principal de La Muraille de lave (300 pages, Métailié noir). Cette fois-ci, Indridason aborde deux sujets: la pédophilie, et l'une des prémices (parmi d'autres) de la crise financière qui a mis l'Islande en faillite (le roman a été écrit en 2009). En effet, certains employés d'une banque islandaise n'ont aucun scrupule à spéculer avec de l'argent qui ne leur appartient pas sur des produits "toxiques". Sigurdur Oli, qui vient de se séparer de sa femme Bergthora, mène deux enquêtes différentes en parallèle. Pour la première, il va se trouver face à un pauvre hère, Andrès, dont on apprend au fur et à mesure les violences qu'il a subies dans son enfance et dont il ne se remettra jamais. Pour la seconde affaire, Sigurdur Oli s'y trouve impliqué après qu'un de ses amis, Patrikur, le charge d'aller récupérer chez un couple des photos compromettantes qu'ils ont prises pendant une soirée échangiste (surnommée "soirée entrecôtes"). Ils veulent s'en servir pour un chantage. Il arrive trop tard, Lina, la femme, vient d'être tabassée à mort. De fil en aiguille, on apprend la relation entre cette mort (involontaire ou non) et les malversations commises par des employés de banque indélicats. Mais je ne vous dis pas tout car les raisons de ce crime sont plus complexes que prévues. C'est le 9ème roman d'Indridason que je lis sur un total de 9 publiés en français, et, une fois de plus, son intrigue est passionnante. Je le conseille. Voir le billet d'Alain.

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