samedi 21 août 2021

BAC Nord - Cédric Jimenez

BAC Nord, un film français qui est sorti le mercredi 18 août 2021, évoque la vie de trois flics, Grégory, Antoine et Yassine. Ils appartiennent à la BAC (Brigade Anti Criminalité) Nord et ils opèrent dans les quartiers nord de Marseille qui ressemblent assez à une zone de combat.
En préambule, on voit Grégory (Gilles Lellouche) en mauvaise posture. Il a été arrêté et on le traite comme un criminel. Quelques mois auparavant, les trois policiers, Grégory un homme seul, Antoine (François Civil) qui a un chien et Yassine (Karim Leklou) futur papa grâce à sa compagne Nora (Adèle Exarchopoulos) traquent en voiture ou à pied des "charbonneurs" (dealers). Parfois il y de la casse (la voiture banalisée est très abîmée). Ils reçoivent des remarques désagréables de leur hiérarchie qui trouve que leurs interpellations coûtent cher à la police alors qu'ils sont censés faire du chiffre. Et pour faire du chiffre, qu'importe les méthodes. C'est ce qui va les perdre même si au départ ils sont couverts justement par leur chef. Ils franchissent la ligne jaune entre ce qu'il est permis de faire ou non. Ils en prennent plein la figure malgré leur réussite dans une opération à grande échelle qui permettra de rafler une grande quantité de drogue (et d'argent). 
La réalisation de Cédric Jimenez est nerveuse sans temps mort. Les trois comédiens principaux sont formidables. J'ai apprécié que les personnages (les policiers) ne soient pas ou tout blanc ou tout noir. Un film que je vous conseille. Lire les billets de Baz'art et Selenie.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 3 juillet 2021

Jeff Hawke - Sydney Jordan

               cli9-3              DesHistoiresetdesBulles

Ce coup-ci, c'est en début de mois que paraît ma quatrième contribution pour le Challenge de la planète Mars (en tant que ta d loi du cine, "squatter" chez dasola). J'espère que la bande dessinée que je présente sera bien acceptée pour le challenge Des histoires et des bulles de Noctenbule. En tout cas, comme mes billets précédents, je l'inscris aussi au 9e Challenge de l'imaginaire proposé par Ma Lecturothèque (challenge dont voici le bilan des 6 premiers mois).

P1120339   P1120340   P1120341

Sydney Jordan, dessinateur des albums de la série de BD dont trois albums figurent ci-dessus, est toujours vivant (il a aujourd'hui, je crois, 93 ans - né le 28 mai 1928... selon une source sur la fiabilité de laquelle je m'interroge *), même si sa seconde série (Lance McLane - que je n'ai jamais lue) a cessé de paraître dans le Daily Mail en 1988. Sa première série, celle qui est le sujet de mon article du jour, Jeff Hawke, a été publié sous forme d'une "bande" (strip) quotidienne dans le Daily Mail (?) de 1955 ** à 1974. Il y a eu 6487 strips en N&B représentant 69 histoires. Parmi la dizaine d'albums qui semblent avoir paru en France, j'en possède aujourd'hui 9. Je ne vais évoquer que les trois photographiés.

Le héros éponyme, Jeff Hawke, entouré de quelques comparses, connaît, sur terre (ou sous la mer!) des aventures fantastiques, parfois aux prises avec des extraterrestres plus ou moins sympathiques. Il se retrouve aussi dans notre "banlieue proche" (en orbite terrestre ou au travail sur la lune), ce qui pourrait s'avérer réaliste dans la décennie qui s'ouvre (dans notre XXIe siècle, je veux dire). Mais il est également, quelquefois, transporté dans une [autre] galaxie très lointaine, ici ou là, par des civilisations venues des étoiles et infiniment plus avancées que la nôtre (pour le bien ou pour le mal!). 

Une édition intégrale, que Glénat a entrepris de publier en 1982, après avoir commencé au cours des années 1970 par faire paraître en albums la traduction en français d'épisodes choisis parmi les 69 déjà parus en anglais à l'époque, est restée inachevée sans explication (on peut subodorer des ventes insuffisantes?). Dans le premier tome, la première aventure, "Space rider", pose un cadre. Le capitaine Jeff Hawke, pilote d'essai de la RAF, pilote le prototype d'avion le plus rapide qu'aient construit les terriens. On fait appel à lui quand apparaît sur les radars une soucoupe volante et que des chasseurs classiques s'avèrent incapable de l'intercepter. Les bienveillants extraterrestres, ayant détruit son avion mais lui ayant sauvé la vie, lui offrent le choix, soit de le ramener illico sur terre après lui avoir effacé la mémoire, soit de le former pour qu'il devienne, en quelque sorte, celui qui guidera les terriens sur la "voie promise" vers les étoiles... Et s'ensuit, une fois son choix fait, une première "mise à l'épreuve" qui n'est pas sans rappeler quelque peu les aventures d'un Flash Gordon / Guy l'Eclair sur la planète Mongo! Le tout est bouclé en 138 "strips". 

La compagne d'aventures était apparue assez vite (p.41) P1120431 - forte tête (p.67). P1120435  P1120430 

Et maintenant, pour justifier cette présence dans le Challenge, les voici face aux Martiens! Ramené (comme promis) sur terre (à partir du strip N°139), notre Jeff Hawke va ensuite y être confronté à sa deuxième aventure, "L'invasion des Martiens" (nous y voilà!) pour de longues péripéties (jusqu'au "strip" 502, soit 92 pages). 

P1120427 Quelques méchants Martiens... (p.58-59) P1120428  P1120429 et des gentils... P1120432 (p.73)  P1120433 (p.78) P1120434 (et p.79). Hé oui, pour conquérir une nouvelle planète, il semble y avoir besoin de quelques modifications physiologiques... 

Mais si la troisième aventure du recueil voit encore la présence d'Ultar, désormais simple comparse (fin au strip 642), nos Martiens humanisés disparaîtront assez vite de la mémoire des scénaristes successifs (si j'ai bien compris).  

Dans le recueil titré Un corps étranger paru en 1981 (avant le début de l'Intégrale - le titre provient du "récit" N°30), la première aventure, "Un colis pour l'espace", ramène Jeff sur la planète Mars, où il supervise l'installation de la première base. On repart d'un terrain vierge (aucune allusion à Ultar ou à ses compatriotes). Le scénario postule la présence de quelques rares ressources en eau sur cette planète par ailleurs aride et désertique. Les terriens y réveillent un artefact extramartien ... et assoiffé. Mais je n'ai pas réussi à identifier, à partir seulement de la liste en anglais des épisodes publiés (qui figure dans le tome 2 de l'Intégrale), quelle peut être cette aventure (éventuellement, la N°24, "The changeling" ?). 

p.7: P1120436 p.19: P1120437 p.21: P1120438

Enfin, j'ai souhaité clore mon évocation de cette belle bande dessinée "classique" en évoquant mon épisode préféré (même s'il ne concerne pas Mars). Elle figure dans un mince recueil titré Chacondar, publié en 1979 et qui rassemble trois aventures, dont les deux premières s'intitulent "Coup de lune" et "Le naufragé de l'espace". C'est de celle-ci que je vais principalement parler: avec mon esprit "terre-à-terre", hé bien, c'est cette aventure-ci qui m'a toujours fait rêver... chaque fois que je l'ai relue, depuis son acquisition en 1990. Et bien plus que toutes les histoires d'extra-terrestres et de planètes autres que la terre à explorer.  

P1120423 Le naufragé de l'espace, dans sa capsule en perdition, croit avoir une hallucination... (p.22-23). P1120424

Tout s'explique après quelques recherches... (p.32) P1120426 (... et p.29) P1120425 

Terminons en disant que, outre les albums édités chez Glénat, il en existe aussi un publié naguère aux Editions du square, vu que quelques aventures sont parues dans Charlie mensuel. Quant au seul qui me manque à ce jour (et que je n'ai jamais eu entre les mains), paru chez Glénat, il s'appelle Les vents de Mars, et contient, je suppose, l'aventure n°67 (sur au moins 79 parues en "strips"). Je peux encore espérer le dénicher avant le 31 mars 2022 !

* Sur ce coup-là, il parait difficile de se fier à Wikipedia (consulté le 04/07/2021): l'article "Sydney Jordan" parle de publication dans le Daily Mail, cependant que celui sur "Jeff Hawke" parle de publication dans le ...Daily Express. Et Babelio donne 1931 comme année de naissance de l'auteur!

** D'autres sources disent (...si je comprends bien) qu'elle a débuté en février 1954 en Angleterre?

***

Edit du 12 juillet 2021: j'ai essayé hier de m'inscrire (et d'inscrire le présent billet) au Challenge Summer Star Wars The Mandalorian proposé par le RSF Blog [Lhisbei & Cie] et débuté officiellement le 21 juin. J'attends des nouvelles pour savoir si je pourrai mettre le logo en haut de mes prochains billets ou non... 

summer-star-wars-mandalorian-430x340

Posté par ta d loi du cine à 01:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 4 décembre 2020

Silex and the city volumes 7, 8 et 9 - Jul

Venant de terminer le nouveau Silex and the City, je viens de me rendre compte que je n'avais pas chroniqué les deux précédents.

Je vais réparer ces oublis.

P1120116

Je commence avec Silex and the City - 7. Poulpe fiction (Dargaud, 2016, 46 pages) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, soit Blog, sa femme Spam, sa fille Web et son fils URL. Ils ont décidé d'accueillir un poulpe, un des nombreux invertébrés demandeurs d'asile qui viennent du Jurassique. Nous sommes toujours en 40 000 avant JC. Ils font cette bonne action après que Blog et Spam ont assisté à un naufrage de crustacés, reptiles et autres batraciens. Comme d'habitude Jul a pris un sujet dans l'air du temps et, en 2016, on avait beaucoup parlé du petit garçon échoué sur une plage turque. Jul évoque aussi le "Front Néanderthal" qui risque de gagner les prochaines élections. J'ai bien apprécié cet album que je n'avais pas relu depuis sa parution.

P1120117

Je continue avec Silex and the City - 8. L'homme de Cro-Macron (Dargaud, 2018, 46 pages) où sont mis à l'honneur E. Cro-Macron et Brigitte ainsi que la disparition de Johnny Habilis, que Blog trouvait ringard. Il est fait mention de la Zad de Roybon en Isère (Zone Arboricole à Défendre). Le pauvre Blog se retrouve en prison après avoir quitté le foyer conjugal. Spam aurait voulu que Blog soit un peu plus tendre envers elle plutôt que de s'endormir tout de suite. Heureusement qu'elle a "50 nuances de graisse" à lire. Les inégalités entre hommes et femmes est un des autres thèmes de cet album "En marche". Enki Bilal a participé à cet album pour deux planches.

P1120118

Je termine avec Silex and the City - 9. La dérive des confinements (Dargaud, 2020, 46 pages) qui bien entendu nous plonge dans un quotidien pas très drôle mais que Jul traite de manière humoristique. On retrouve les masques, la "mise en quaternaire", et les chasseurs-livreurs qui ne reçoivent aucune considération. Web vit mal d'être confinée avec ses parents. D'autant que Blog et Spam vont avoir quelques symptômes à cause du virus (perte d'odorat et du goût). Blog arrive à faire des réserves de paquets de "pattes" mais il n'arrive pas assez tôt pour cueillir des feuilles pour les toilettes. Un album distrayant malgré le sujet.

P1120115

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 5 novembre 2020

Derniers films vus avant le deuxième confinement et non commentés

Je commence par Peninsula de Sang-ho Yeon. Il s'agit d'une suite qui se passe quatre ans après Dernier train pour Busan du même réalisateur. Pascale et Maggie ont trouvé cette suite ratée par rapport au premier volet. Eh bien moi, j'ai aimé cette histoire dont la trame m'a beaucoup fait penser à New-York 1997 de John Carpenter. Après qu'un virus a transformé presque toute la population sud-coréeenne en zombie, la Corée du Sud qui est une péninsule est devenue un "no man's land". L'essentiel de l'histoire se passe à Incheon, une ville portuaire devenue une ville fantôme. Arrivent de Hong-Kong, par bateau cargo, quatre volontaires sud-coréens qui ont réussi à échapper au virus. Ils seront grassement payés s'ils arrivent à retrouver et prendre le contrôle d'un camion plein de dollars américains. Ils devront le ramener sur le bateau. Sur place, ils retrouvent très vite le camion mais bien évidemment, le voyage de retour vers le port ne se déroule pas comme prévu. Les zombies et des membres d'un gang vont se mettre en travers de leur route. Une mère et ses deux filles ainsi qu'un vieil homme vont intervenir pour aider un des protagonistes. Les courses-poursuites en voiture manquent de réalisme, la fin est un peu grandiloquente, mais j'ai vraiment passé un bon moment devant ce film. Ffred l'a aussi bien apprécié.

Je passe à un drame horrifique australien, Relic réalisé par Natalie Erika James qui a co-écrit le scénario. Une femme, Kay (Emily Mortimer) qui vit à Melbourne emmène sa fille Sam vers la maison de la grand-mère Edna qui a disparu depuis trois jours. Arrivées sur place, elles s'installent dans la maison très isolée pas loin des bois. Edna reparaît le troisième matin comme si de rien n'était. Elle a un comportement étrange, Elle passe de la gentillesse à l'agressivité envers Sam qui essaye de se rapprocher d'elle. Edna se gratte et on peut apercevoir une grosse tache noire qui s'est formée sur sa poitrine. Elle semble ne plus avoir toute sa tête. Et puis on se rend compte que la maison aussi est bizarre et décrépite, qu'elle renferme des pièces cachées. La nuit, Kay et Sam entendent des bruits. Comme l'a écrit Maggie, les dernières scènes sont terribles et horrifiques. Je ne m'attendais à une telle fin. Pour information, l'acteur Jake Gyllenhaal est coproducteur de Relic.

Je termine avec Kajillionnaire de Miranda July que Pascale a adoré et qui, moi, m'a mise très mal à l'aise. Old Dolio est une jeune femme aux cheveux longs de 26 ans habillée avec des vêtements de garçon dans lesquels elle nage. Elle parle avec une voix grave, elle ne supporte pas qu'on la touche et surtout elle est la complice de ses parents, Thérésa et Robert, qui vivent de larcins. Ils se servent d'elle sans aucun scrupule et ils n'ont aucun geste de tendresse envers elle. On se rend compte que ce sont des monstres. Un jour dans un avion, le trio fait la connaissance de Mélanie, une jeune Latino pleine de vie qui va chambouler la vie d'Old Dolio. Mais au final, je n'ai pas aimé et j'ai été contente quand le film s'est terminé. Lire le billet de Tororo.

A part ça, j'ai vu 42 films depuis le 22 juin dernier, jour de réouverture des cinémas. J'espère que j'aurais la possibilité d'en revoir avant le 31 décembre prochain [2020]... Je reprends des expressions de mon ami ta d loi du cine : "Ceinture pour le cinéma, tintin pour le théâtre", presque rien du tout pour les librairies. Je ne parle même pas des expositions. J'espère que ce cauchemar va prendre fin un jour.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 24 octobre 2020

Lucky Luke - Un cow-boy dans le coton - Jul et Achdé

P1120098

Quel plaisir de retrouver Lucky Luke dans une aventure qui va l'amener jusqu'en Louisiane. Un cow-boy dans le coton (46 pages, Editions Lucky Comics) est paru le 23 octobre 2020 (hier). Un notaire vient annoncer à Lucky Luke qu'un vieille dame, admiratrice des exploits du cow-boy, l'avait fait unique héritier de l'une des plus grandes plantations de coton de l'Etat. Lucky Luke est maintenant un homme riche! Avant de partir pour voir ce qu'il en est, Lucky Luke va assister à l'arrestation des quatre Dalton par un cow-boy Noir, Bass Reeves, qui faisait partie des 25% des cow-boys noirs qui oeuvraient dans l'Ouest. Reeves était une fine gâchette, ce qui lui a permis d'arrêter plus de 3000 hors-la-loi. Parmi les cow-boys, il y avait aussi un grand nombre d'Hispaniques. Bref, pour rejoindre la plantation, Lucky Luke va parcourir presque 1500 km sur son Jolly Jumper. Il va être vite poursuivi par les quatre Dalton qui se sont évadés au bout de trois jours (je vous laisse voir par quel moyen). Arrivé sur place, Lucky annonce aux Noirs travaillant sur la plantation qu'il leur lègue la terre et le coton. Bien entendu, les planteurs aux alentours dont un certain "QQ" ne sont pas d'accord. J'ai lu l'album en très peu de temps. C'est très sympa à lire.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 1 décembre 2019

A couteaux tirés - Rian Johnson

Voici un film très distrayant avec une distribution royale. J'ai vu A couteaux tirés dans une salle comble et le public dont je faisais partie était aux anges. Le scénario d'A couteaux tirés est un mélange d'énigme à la "Agatha Christie" et du célèbre jeu du "Cluedo". Le soir de ses 85 ans, Harlan Thrombey (Christopher Plummer), le patriarche de la famille Thrombey, est trouvé mort, la gorge tranchée, dans sa grande demeure, alors que toute sa famille est présente. Suicide ou meurtre? Ce patriarche avait fait fortune dans l'édition et ses grands enfants, tels des parasites, ont vécu à ses crochets depuis de longues années. Si c'est un meurtre, les suspects sont nombreux. Ils sont interrogés par deux policier dans la résidence pendant qu'un homme reste dans l'ombre en observateur. ll s'agit de Benoit Blanc (Daniel Craig) qui s'intéresse à un personnage qui va passer au premier plan dans l'histoire: Marta Cabrera, l'infirmière d'Harlan dont on apprend qu'elle hérite de l'intégralité de la fortune de la famille. Je ne veux pas en dire plus. Le film comporte de nombreux flash-back qui donnent plein de pistes, vraies ou fausses. Outre Daniel Craig et Christopher Plummer, on a le plaisir de voir Jamie Lee Curtis, Michael Shannon, Toni Collette, Don Johnson (qui vieillit vraiment bien), Chris Evans, et une actrice qui monte, Ana de Armas (qui joue dans le nouveau James Bond sortant en 2020). Courez le voir. Vous ne devriez pas le regretter. Lire le billet enthousiaste d'Anne.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 13 juin 2019

Greta - Neil Jordan

Greta de Neil Jordan, sorti hier 12 juin 2019, est un petit film horrifique de série B qui remplit son contrat. Il m'a fait peur car le personnage de Greta parait anodin alors qu'au fur et à mesure que l'histoire avance, on se rend compte que c'est une femme dangereuse. La  prestation d'Isabelle Huppert est une fois de plus digne d'éloges. Elle fait peur avec son petit sourire. On sent assez vite que c'est une femme dérangée. Un jour, une jeune femme, Frances, trouve un sac à main dans une rame de métro. Elle décide de ramener le sac avec tout ce qu'il y a dedans à sa propriétaire, Greta, qui la remercie avec effusion. Greta vit dans un rez-de-chaussée sur cour dans une maison new-yorkaise. Frances et Greta sympathisent, elles se revoient. Le piège se referme sur Frances qui a perdu sa mère récemment et qui trouve une sorte de mère de substitution en la personne de Greta. Greta joue du piano. Elle aime la musique classique qui masque les bruits alentour dont des coups sourds que l'on entend derrière les cloisons (c'est un indice important pour l'intrigue). Je n'en dirai pas plus, à part que j'ai aimé, et qu'Isabelle Huppert convient bien dans le rôle de Greta.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 31 mai 2019

L'Etoile du Nord - D. B. John

 P1110135

Tout comme La Petite souris, je vous conseille L'Etoile du nord de D. B. John (Editions Equinox, Les Arènes, 611 pages haletantes qui nous emmènent en Corée du nord). Un des ressorts de l'intrigue m'a fait penser à Eclipses japonaise d'Eric Faye sur les enlèvements de personnes américaines, japonaises ou sud-coréennes par les services secrets nord-coréens, à partir des années 70 jusqu'à nos jours. L’écrivain, un Gallois, s’est beaucoup documenté sur ce pays où règne la dynastie des Kim depuis 70 ans. Jenna Williams, une afro-américaine par son père et coréenne par sa mère, est enseignante. Spécialiste de la Corée du Nord et des Kim, Jenna ou Jee-min (son prénom coréen) est enrôlée en 2010 par la CIA afin de vérifier ce qu’il en est des intentions militaires de Kim Jong-il. Cela va surtout permettre à la jeune femme de découvrir si sa sœur jumelle Soo-min, disparue mystérieusement en 1998 sur une plage de Corée de sud, serait encore en vie. En Corée du Nord, nous faisons la connaissance de Cho, un colonel, marié et père d’un petit garçon. Cho gravit les échelons qui le mènent à côtoyer la garde rapprochée du dirigeant coréen. Il a le privilège d’être envoyé à New-York avec une délégation pour représenter la Corée du nord et son Cher Dirigeant. Mais peu de temps après, les choses vont mal tourner pour Cho qui croise la route de Jenna. Sa chute sera plus rapide que son ascension. Et enfin il y a Moon, une vieille dame Nord-Coréenne qui vit dans une petite ville à la frontière avec la Chine. Très pauvre, Moon fait ce qu’elle peut pour survivre avec son mari. Elle est débrouillarde et risque de se faire prendre par la police à cause de ses activités au marché noir et pour une autre raison. Sous la plume de l’écrivain, la Corée du Nord est décrite comme un état concentrationnaire et totalitaire où tout le monde épie tout le monde, où les gens sont affamés pour être mieux contrôlés. Ce roman est plein de rebondissements avec quelques invraisemblances mais il permet de connaître ce qui se passe peut-être en Corée du nord (expériences sur des cobayes humains, eugénisme, le crime organisé, l’exportation de drogue, etc.). Le tout est assez oppressant. En revanche, on s’attache très vite aux personnages de Moon, Cho et Jenna. L’étoile du nord est le nom du train qui permet au Cher dirigeant (Kim Jong-il) de se déplacer quand il va en Chine par exemple. Décédé en décembre 2011, Kim Jong-il a été remplacé par son fils Kim Jong-un. Un roman à découvrir.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 19 novembre 2018

Trois BD : Lucky Luke - Un cowboy à Paris / Les Vieux Fourneaux 5 / Blake et Mortimer - La vallée des immortels

A défaut d'autre chose, novembre 2018 aura été un mois faste pour les sorties BD.

P1100668

Je commence par Lucky Luke, Un Cow-boy à Paris, dessins d'Achdé, texte de Jul d'après Morris (Editions Lucky Comics), 46 pages. Sur le chemin du pénitencier de Cross Junction, après que Lucky Luke a arrêté pour la enième fois les 4 frères Dalton, ils vont croiser des Indiens qui sont prêts de scalper Auguste Bartholdi. Bartholdi souhaite faire connaître aux Américains son projet de statue. Il veut faire une levée de fonds pour la construction du socle. Pour ce faire, Bartholdi présente la main tenant la torche. Pour lui, il considère son oeuvre comme l'incarnation de la Liberté. Un mot honni par Locker, le directeur du pénitencier qui va tout faire pour que la statue ne soit jamais érigée au large de l'ïle de Manhattan. Heureusement que Lucky Luke veille. Il accompagne Bartholdi jusqu'à Paris malgré son mal de mer. L'album est très plaisant à lire. Un bon cru à mon avis.

P1100671

Je passe maintenant au 5ème tome des Vieux fourneaux - Bons pour l'asile (Editions Dargaud, 56 pages). J'ai retrouvé avec grand plaisir Pierrot, Antoine et Emile (et les autres). L'histoire se passe entièrement à Paris où Pierrot et toute une bande de "vieux"se retrouvent au poste de police après s'être fait remarquer devant un organisme suisse. Pendant ce temps-là, Emile et Antoine, son arrière-petite fille Juliette (qui a bien grandi) descendent d'un train. Antoine doit ramener Juliette auprès de sa maman, Sophie, avant de partir au Stade de France avec Emile pour assister à un match de rugby "France-Australie". Bien entendu rien ne se passe comme prévu puisqu'à la place de Sophie, c'est le fils d'Antoine qui arrive. C'est un stratagème de Sophie qui souhaiterait que les deux hommes se réconcilient. Pierrot est retenu plus longtemps que prévu au poste de police, tandis qu'Emile se dirige vers l'immeuble de l'ïle de la tordue (voir le tome 2, Bonny et Pierrot), devenu un refuge pour "vioques" et "migrants clandestins" avec une plaque professionnelle qui dévoile tout.

P1100674

C'est un album politiquement incorrect mais irrésistiblement drôle. Avec la mention "Fin de l'épisode", je me doute qu'un sixième tome est prévu.

P1100667

Je termine avec La vallée des immortels - Tome 1 d'Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen (Editions Blake et Mortimer, 56 pages). Yves Sente reprend la plume pour la 8ème fois comme scénariste de la saga de Blake et Mortimer. C'est le 25 album de la série créée par Edgar P. Jacobs (disparu en 1987). Yves Sente situe cette nouvelle histoire (en deux tomes) juste après Le secret de l'espadon. La capitale du Tibet est détruite, tout le monde est mort sauf Olrik qui en réchappe. En Chine, les rivalités se font entre Nationalistes de Taïwan, les Communistes, fidèles à Mao, et un Seigneur de la Guerre à la recherche d'une partie d'un texte disparu prouvant qu'il pourrait être le descendant d'un héritier du premier empereur de Chine (la dynastie Qin), il y a quelques 2200 ans. Blake travaille toujours au Foreign Office, tandis que Mortimer part à Hong-Kong pour le travail, il a conçu un nouvel engin volant, le "Skylantern". Olrik, quant à lui, se vend au plus offrant et cherche une fois encore à se venger de Blake et Mortimer. Il faut noter les clins d'oeil à Hergé et à son Lotus bleu : la couverture par exemple et la mention de William Gibbons, l'une des fripouilles qui cherchent à nuire à Tintin dans la concession internationale de Shangaï.

P1100670

J'attends le deuxième tome avec impatience.

Des albums à s'offrir et à offrir, à lire et à relire.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mardi 25 septembre 2018

Généalogie du mal - Jeong You-jeong

P1100335

J'ai mis un temps infini (plus de trois semaines) pour lire Généalogie du mal (400 pages, Editions Philippe Picquier) d'un écrivain sud-coréen, Jeong You-jeong, une ancienne infirmière reconvertie dans l'écriture. J'ai vraiment peiné sur la fin alors que j'ai trouvé que l'intrigue commençait bien (si je peux m'exprimer ainsi). Yujin, un jeune homme de 26 ans, reprend conscience dans sa chambre. Il est couvert de sang. Dans l'appartement, un corps gît, la gorge tranchée avec un rasoir. Il s'agit de la mère de Yujin. Ce dernier a quelquefois des crises d'épilepsie qui le rendent inconscient et il ne se rappelle plus ce qui s'est passé. Il est suivi et traité par sa tante pour cette pathologie. Ayant retrouvé ses esprits, Yujin nettoie l'appartement et cache le corps de sa mère pour éviter qu'Haejin, son frère adoptif, découvre le cadavre. Mais cela n'empêche pas que, pendant une centaine de pages, j'ai cru que Yujin n'était pas l'assassin. Je m'attendais à une vraie enquête policière plus classique. Et bien pas du tout car le récit étant écrit à la première personne, le lecteur suit le cheminement des pensées d'un psychopathe qui commet d'autres crimes, et j'avoue que je n'ai pas forcément été passionnée. Je trouve qu'il y a des longueurs. C'est donc une déception en ce qui me concerne.

A part le fait qu'elles sont d'accord pour dire qu'il y a des longueurs, Eva, Ingannmic et Sandrine ont aimé ce roman.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,