mercredi 27 novembre 2013

L'analphabète qui savait compter - Jonas Jonasson

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Après Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, voici le nouveau roman trépidant de Jonas Jonasson, L'Analphabète qui savait compter (475 pages, Editions Presses de la Cité). L'histoire commence dans le ghetto de Soweto en Afrique du Sud, en plein Apartheid, dans les années 60. On  fait la connaissance de Nombeko Mayeki, une jeune Noire de 5 ans, orpheline de très bonne heure, qui commence sa vie en vidant les latrines. C'est une gamine qui ne sait pas lire mais qui est surdouée pour les chiffres. Je vous passe les quelques péripéties qui l'amènent à devenir détentrice de plusieurs diamants et à apprendre à lire. A quinze ans, en 1976, suite à un accident de voiture dont elle est victime, elle se retrouve condamnée pendant sept ans à devenir domestique chez le chauffard, un ingénieur afrikaaneer, alcoolique et incompétent dans son domaine. Pourtant, ce dernier est chargé de transformer l'Afrique du Sud en puissance nucléaire. Pendant ces 7 ans, assoifée de connaissance, Nombeki va acquérier une grande culture scientifique. A plus de 9000 km de là, dans la région de Stockholm deux jumeaux, Holger et Holger - l'un n'ayant pas été déclaré à l'état-civil - mènent une enfance pas banale, l'un étant doué pour les études, l'autre pas, entre une mère aimante et un père vouant une haine irraisonnée à la royauté en place. Je vous laisse bien entendu découvrir les circonstances qui provoqueront la rencontre improbable entre les jumeaux et Nombeko, elle-même poursuivie par les services secrets israéliens (elle voyage avec une bombe atomique non déclarée). L'histoire est totalement délirante et invraisemblable, mais sous la plume de Jonasson cela devient presque naturel. Il a un sens du rythme et de la narration incroyable. Et il ne perd jamais le lecteur. Je vous recommande ce roman déjanté.

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lundi 23 septembre 2013

Palmer en Bretagne - Pétillon / Silex and the City (4. Autorisation de découverte) - Jul / Le démon du soir - Florence Cestac

Dans Palmer en Bretagne de Pétillon (Editions Dargaud), Jack Palmer, le détective bien connu, surpris par la marée, va rester coincer sur un rocher au large d'une île bretonne entourée d'algues vertes qui puent. Comme personne ne veut aller à sa rescousse, il est obligé d'attendre que la marée redevienne basse. Surnommé "Crétin" par son employeur Maroilles, Palmer va assister de loin à la mort d'un jogger mais il va louper tout le reste des nombreuses péripéties décrites dans les 51 pages de cette BD distrayante. On y parle d'art moderne, de homards bretons et canadiens, d'algues vertes, de cochons et porcelets, de kouign-amann, de "fest-noz", mais aussi de chantage à l'assurance, de pédalo, de cycliste et du temps breton...

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Voici maintenant Silex and the city, tome 4 (Autorisation de découverte) de Jul, album (publié chez Dargaud) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, qui fait face à la maladie de la maman, Spam, qui a un cancer opérable. Les Dotcom doivent trouver l'argent pour financer l'opération. Dans le même temps, la famille pense que Web, la fille, est enceinte, et on découvre que, dans sa jeunesse, le grand-père Julius a vécu un temps en couple avec un homme. Comme pour les trois précédents albums, il y a plein de références à notre monde moderne. J'ai trouvé cet album plus construit que les précédents avec un vrai fil conducteur: je conseille.

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Je terminerai par un album (encore aux éditions Dargaud mais je ne l'ai pas fait exprès) dessiné par Florence Cestac, Le démon du soir ou la ménopause héroïque. Noémie, presque 60 ans, apprend qu'elle n'a pas de cancer du sein, après plusieurs jours d'angoisse. Elle décide de changer de vie du jour au lendemain en envoyant tout promener: mari, boulot, etc. Car Noémie veut profiter de la vie au maximum. Noémie devient tonique, vit des expériences sexuelles assez intenses. La vie commence vraiment à 60 ans. C'est une BD très optimiste à lire par les femmes de tous âges.

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mercredi 12 juin 2013

400 coups de ciseaux - Thierry Jonquet

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Voici 400 coups de ciseaux (Policiers Seuil) qui rassemble(nt) vingt nouvelles dont une inédite (elle donne son titre au livre), écrites par Thierry Jonquet disparu trop tôt en 2009. Précédemment publiées dans diverses revues entre 1989 et 2009, elles apparaissent dans l'ordre de leur parution.

Moi qui aime beaucoup les romans de Thierry Jonquet, j'ai été intéressée par ces nouvelles où l'on retrouve des thèmes abordés dans certains romans de l'écrivain: les vampires (Le vrai du faux), les manipulations génétiques (Pas de fleur pour Algernon), les histoires d'amour qui finissent mal (Hambourg, 1er amour). Il y est question aussi de la grande faucheuse incarnée par une femme (Terminus nord), du trafic d'organes de nouveaux-nés (La chaîne du froid entre Calais et Douvres), des SDF (Nadine et Art conceptuel), de Satan (Abel dans les tunnels). La nouvelle 400 coups de ciseaux nous narre l'histoire d'une femme (la narratrice) qui a décidé de tuer son mari (Stéphane), qui la bat et l'humilie. Je note une fois de plus que Jonquet était un pessimiste, un désespéré, qui gardait malgré tout un certain sens de l'humour (L'imprudent est teinté d'humour plutôt salace). Si vous n'avez rien lu de Jonquet, commencez plutôt par un de ses romans, mais je conseille néanmoins ce recueil.

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vendredi 29 mars 2013

Glacé - Bernard Minier / Dark Horse - Craig Johnson

Voici deux romans que je vous recommande. Le premier a été pas mal chroniqué sur la blogosphère. Et le deuxième est le premier roman que je lis de cet écrivain qui est apprécié parmi les blogueurs.

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Glacé (Edition Pocket, 720 pages) de Bernard Minier (c'est son premier roman) est un coup de maître. J'ai trouvé l'enquête haletante. L'histoire se passe dans la région de Saint-Martin-de-Comminges dans les Pyrénées, où un institut psychiatrique (l'institut Wargnier) abrite des criminels irrécupérables. La mort d'un cheval de grand prix (après avoir été tué, il a été décapité et dépecé, avant que sa carcasse soit suspendue en haut d'un téléphérique) marque le début d'une histoire de vengeance longtemps mûrie. Diane Berg, une jeune psychologue suisse qui vient d'être engagée dans l'institut, découvre des choses anormales au sein de l'établissement. Pendant ce temps, le commandant de police Servaz mène l'enquête sur la mort du cheval, qui appartenait à Eric Lombard, un homme richissime très influent. Par la suite, deux meurtres de notables de Saint-Martin mettent en émoi la population. Je ne vous dirai rien de plus, si ce n'est que j'ai "dévoré" les 700 pages, sans y trouver aucune longueur. A lire absolument.

 

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Dans Dark Horse de Craig Johnson (Editions Gallmeister, 320 pages), on retrouve le personnage récurrent de Walt Longmire, shérif d'un comté du Wyoming, qui décide d'enquêter sous couverture. Mary Barsad est accusée d'avoir tué son mari, Wade Barsad, de six balles dans le corps, après que celui-ci ait mis le feu à l'écurie de leur ranch. 7 chevaux ont été brûlé vifs. Bien que Mary ne soit pas très coopérative, Walt est convaincu qu'elle est innocente. Il se fait passer pour un employé des assurances pour mener son enquête. L'écrivain prend son temps pour installer son récit, dans lequel la nature joue un rôle essentiel, par exxemple avec le chant de la sturnelle (de l'est et de l'ouest) qui permettra à Walt de découvrir la vérité. Une belle jument sera d'une grande aide à Walt pour semer le tueur. On peut noter la présence de Henry Standing Bear, représentant de la nation Cheyenne, autre personnage récurrent des romans de Craig Johnson semble-t-il. Je compte bien lire au moins un ou deux autres romans de l'écrivain comme Little Bird ou Le Camp des Morts.

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jeudi 14 mars 2013

Au bout du conte - Agnès Jaoui

J'étais certainement dans de très bonnes dispositions, mais Au bout du conte d'Agnès Jaoui m'a beaucoup plu, malgré la musique (au bout d'un moment, elle m'a crispée), et malgré un scénario un peu faiblard. Les atouts de ce film sont d'abord et avant tout les acteurs, Jean-Pierre Bacri en tête, avec sa tête de grincheux complétement désabusé. Il est tordant en professeur d'auto-école qui sait quel sera le jour de sa mort (le 14 mars, si, si). Il l'apprend à l'occasion de l'enterrement de son propre père. J'aime le fait qu'il y ait dans ce film des acteurs de théâtre que l'on ne voit pas souvent: Dominique Valadié, Didier Sandre, Laurent Poitrenaux. Laura (Agathe Bonitzer), un mélange du Petit Chaperon rouge et de Cendrillon, rêve du Prince Charmant. Elle croit l'avoir trouvé en la personne de Sandro, jeune musicien compositeur de musique contemporaine, avant qu'elle ne se retrouve prise dans les griffes (si je puis dire) du Grand méchant loup (Benjamin Biolay). L'histoire n'est pas facile à raconter (à la différence d'un conte), mais ce n'est pas bien grave et je me suis sentie toute guillerette quand je suis sortie de la projection. C'est un film vraiment très sympa, souvent drôle, où Agnès Jaoui joue le rôle d'une fée avec plein d'enfants autour d'elle. A vous de juger.

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mardi 5 mars 2013

Sans tête - Jean-Michel Roche / Sans emploi, tomes 1 et 2 - Jibé

 

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Avec Sans tête de Jean-Michel Roche (Editions Pavillon noir), j'ai fait la connaissance de la commissaire Fabienne Quinot, ravissante petite blonde aux yeux gris (elle n'a pas les mêmes problèmes de poids que la commissaire de Georges Flipo, ni le même caractère). Elle est entourée d'une équipe qui lui est toute dévouée. Envoyée en Provence près de Bandol pour enquêter sur un cadavre d'une femme de 40 ans trouvée SUR un cercueil dans un caveau (le cadavre momifié n'a pas de tête), il faudra tout son flair et l'aide en particulier de son ami/amant journaliste pour découvrir par qui et pourquoi Sylvie Lepautre, pédégère d'une grande société de cosmétiques, a été assassinée. La franc-maçonnerie dont l'auteur semble connaître les dessous joue un rôle dans l'affaire. Sans donner plus d'indices, je dirais que le cadavre n'est pas forcément celui que l'on croit. C'est un roman qui se lit très agréablement même s'il y a quelques facilités dans les descriptions, les expressions (les dialogues font parfois un peu "artificiels", avec des "mots d'auteurs" qu'on n'entendrait guère au quotidien). C'est en tout cas suffisamment distrayant pour que j'aie envie de lire, un de ces jours, le livre précédent de Jean-Michel Roche: Etranges affaires au quai des Orfèvres.

 

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Sans emploi 1 (J'ferai ça demain) et Marche ou rêve (Sans emploi - tome 2) de Jibé (Editions Marabout/Marabulles) sont deux BD très sympas où l'on fait la connaissance de Constantin, 22 ans, qui n'arrive pas à se résoudre à travailler (travailler c'est fatiguant), un peu dragueur, très allergique aux poils de chat, qui en prend à son aise avec la vie, pas compliqué, vivant aux crochets de son copain Jean. Constantin veut quand même prouver aux filles qu'il n'est pas un "loser". Ce personnage d'"adolescent attardé" est mis en situation dans des "strips" qui se suivent avec un embryon d'histoire. C'est souvent drôle. On sent qu'il y a du "vécu" dans ce que Jibé nous raconte. J'aime beaucoup les dessins pas forcément expressifs mais j'ai apprécié que le texte des "bulles" soit très lisible. La fin du deuxième volume annonce un troisième que je lirais volontiers. A noter que, pour la publication "papier", l'auteur avait retravaillé (et redessiné dans certains cas) les strips parus sur son bdblog.

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dimanche 23 décembre 2012

Un pied au paradis - Ron Rash / Nous avons toujours vécu au château - Shirley Jackson

 Voici deux romans policiers très différents qui méritent toute votre attention.

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Après Serena, Un pied au paradis est le deuxième roman de Ron Rash que je lis (Livre de poche, 300 pages). Ce roman à plusieurs voix est vraiment bien construit: cinq personnes plus ou moins impliquées dans un meurtre s'expriment l'une après l'autre. Au début des années 50, dans un comté rural des Appalaches du sud, sur une ancienne terre Cherokee, Holland Winchester est mort (sa mère en est sûre). Et, en effet, le shérif Will Alexander, le couple Holcombe, Amy puis son mari Billy, et Isaac leur fils (quelques années plus tard), et enfin l'adjoint du shérif font le récit de ce tragique événément avant, pendant et après (Holland a été tué d'une balle dans la poitrine). En arrière-plan, se greffe le fait que les fermes et les champs alentour où se déroule l'histoire (qui s'étire sur 18 ans) vont être recouverts par une immense retenue d'eau. Tout doit et va disparaître. Plus qu'un roman policier, c'est un beau drame psychologique très humain que je vous conseille. Je ne vais pas tarder à lire le 3ème roman de Ron Rash paru en français, Le monde à l'endroit. Lire les billets d'Aifelle, de Dominique, de Kathel, de Ys, de liliba, de Claude le Nocher.

 

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Nous avons toujours vécu au château de Shirley Jackson (Editions Rivages/Noir, 235 pages) pourrait aussi s'intituler "L'Antre de la folie". Quelque part aux Etats-Unis, deux soeurs, Constance (Connie) Blackwood, 28 ans, et Mary Catherine (Merricat) Blackwood, 18 ans, vivent dans une vieille et grande demeure au milieu d'un parc avec un oncle impotent appelé Julian. Tous les autres membres de la famille sont morts empoisonnés à l'arsenic il y a déjà quelque temps. Toute l'histoire est narrée à la première personne par Merricat qui a une façon bien à elle de dire et décrire des choses que l'on devine assez horribles. Et pourtant, elle emploie un ton très neutre. Le roman se termine en point d'interrogation dans un décor dévasté par un incendie. C'est plus un conte fantatisque qu'un vrai roman policier. J'ai appris que Shirley Jackson (1916-1965) était l'auteur du roman "La maison hantée" que Robert Wise a porté à l'écran en 1963 sous le titre La maison du diable, (The Haunting en VO): film qui existe en DVD et que je vous conseille absolument. Pour vous donner une idée du style de récit, voici les premières lignes de ce roman: "Je m'appelle Mary Katherine Blackwood. J'ai dix-huit ans et je vis avec ma soeur Constance. J'ai souvent pensé qu'avec un peu de chance, j'aurais pu naître loup-garou, car à ma main droite comme à la gauche, mon index est aussi long que le majeur, mais j'ai dû me contenter de ce que j'avais. Je n'aime pas me laver, je n'aime pas les chiens, et je n'aime pas le bruit. Mais j'aime bien ma soeur Constance, et Richard Plantagenêt, et l'amanite phalloïde, le champignon que l'on appelle le calice de la mort. Tous les autres membres de ma famille sont décédés." Roman très particulier (un peu daté) que j'ai apprécié.

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lundi 17 décembre 2012

Le serment des cinq Lords - Yves Sente et André Juillard / Le magasin des suicides - Olivier Ka et Domitille Collardey

 

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Dans Le serment des cinq Lords, nous retrouvons bien entendu Blake et Mortimer. L'histoire se passe entièrement en Angleterre en général et dans le musée Ashmolean à Oxford en particulier. Et il y a une nouveauté de taille par rapport aux "suites" précédentes: l'absence d'Olrik, l'ennemi juré de nos deux héros. Néanmoins, on peut noter la présence d'un personnage ayant réellement existé: Thomas Lawrence alias Lawrence d'Arabie, qui fait partie intégrante de l'intrigue, bien que mort avant que l'histoire commence. Il s'agit d'une histoire de trahison. Les cinq lords du titre, qui ont été des fans de Lawrence, vont être assassinés l'un après l'autre. Je dirais que l'histoire est gentillette. On est à nouveau très loin de l'univers apocalyptique d'Edgar P. Jacobs. Cela se laisse lire mais cet album paru aux éditions Blake et Mortimer (64 pages) n'est pas inoubliable.

 

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Après avoir bien apprécié le film d'animation de Patrice Leconte adapté du roman Le magasin des suicides de Jean Teulé, j'ai lu la BD d'Olivier Ka et Dimitille Collardey parue aux éditons Delcourt (c'est un cadeau de mon ami). Je dois dire que, bien que l'histoire soit proche du film (je n'ai toujours pas lu le roman), le graphisme, le décor, le dessin, la perspective n'ont rien à voir. J'ai été frappée par le nombre de desssins en contreplongée pour montrer l'intérieur du magasin et ses occupants à différents endroits en même temps. Le dessin, les couleurs sont plus ternes que dans le film. En revanche, il semble que la fin assez triste est similaire au roman. J'ai trouvé intéressant de lire la BD après avoir vu le film: deux visions très différentes pour une même histoire. J'avoue avoir préféré le film, plus coloré que la BD.

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dimanche 2 septembre 2012

Nos voisins du dessous - Bill Bryson / Silex and the City (3. Le néolithique, c'est pas automatique) - Jul

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Je viens de terminer "mon" deuxième Bill Bryson, Nos voisins du dessous (Chroniques australiennes), un régal de lecture (Petite bibliothèque Payot, 445 pages, 1ère éd. 2000). Merci Mr Bryson de nous donner envie de faire 35 heures d'avion pour aller visiter ce pays qui est d'abord un continent méconnu dont les premiers habitants blancs furent des marins hollandais, ainsi que des forçats et autres prisonniers de droit commun relégués là par l'Angleterre. Cette terre aride à plus de 80% abrite le plus grand nombre d'espèces animales connues du monde, des végétaux rares, des paysages saisissants et la grande barrière de corail. Pour donner une idée de l'étendue de l'Australie qui fut d'abord peuplée d'aborigènes depuis plus de 50000 ans, Bill Bryson ne cesse de nous communiquer les distances phénoménales en milliers de kilomètres qui séparent les grandes villes comme Melbourne, Sidney, Cairns, Canberra, Darwin, Adélaïde, etc., où vit la majorité de la population (sur ce continent, il y avait à l'époque environ 20 milllons d'Australiens). Au détour des pages, il narre des anecdotes sur l'histoire de ce pays, sur ce dont il a été témoin, j'ai éclaté de rire de nombreuses fois. Une fois le livre terminé, je me suis dit qu'il faudrait que j'aille visiter l'Australie.

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Si vous avez aimé Silex and the City I et II (voir le billet de ta d loi du cine), je vous conseille ce troisième tome (sous-titré "Le paléolitique, c'est pas automatique") où l'on retrouve la famille Dotcom avec Blog, Spam, Web et Url qui font la découverte en 40 000 avant J.C. de "flèche book", de l'éruption d'une centrale nucléaire - pardon d'un volcan EDF, de l'évolution légale et non de l'évolution clandestine, etc. C'est très drôle, bourré de références à l'actualité contemporaine. Un bon cru.

dimanche 12 août 2012

Terri - Azazel Jacobs / Laurence Anyways - Xavier Dolan

Voici deux films vus très récemment. Je n'ai eu de coup de foudre pour aucun des deux malgré de bonnes critiques.

Je commencerais tout d'abord avec Terri d'Azazel Jacobs sorti le mercredi 8 août dernier, dans quelques salles à Paris. Je m'attendais à autre chose au sujet de cette histoire sur ce grand garçon obèse. Terri ne sait pas ce que sont devenus ses parents, il va au collège en pyjama (ce vêtement dissimule ses rondeurs) et vit avec son oncle dont il s'occupe (ce dernier souffrant d'un début de maladie d'Alzheimer semble-t-il). Garçon sensible, Terri reste malgré tout assez imperméable aux quolibets dont il est l'objet de la part de certains de ses camarades. En revanche, à l'occasion de cette année scolaire, il trouve quelques alliés comme le directeur du collège et deux élèves, dont une fille, Heather qui le fascine. C'est un film qui dure 1H45 sans qu'il se passe grand-chose même si on peut deviner qu'au contact d'Heather, Terri quittera peut-être son pyjama. Cette histoire m'a laissée indifférente.

Maintenant, Laurence Anyways, qui est le troisième film du québecois Xavier Dolan (je n'ai pas vu les deux autres) qui a aussi écrit le scénario et monté ce long-métrage (2H50). Agé de 23 ans, ce réalisateur maîtrise son sujet, mais j'avoue n'avoir pas trop "accroché" à cette histoire qui se déroule sur 10 ans (entre 1989 et 1999), et où Laurence Alia (Melvil Poupaud), professeur de lettres, poète et marié, décide du jour au lendemain de s'habiller en femme car il ne se sent pas bien dans sa peau d'homme. Bien évidemment, sa vie va en être bouleversée: renvoyé du collège, il va devenir écrivain à temps complet. Il se sépare de sa compagne, Fred (formidable Suzanne Clément). Cet amour fusionnel qui ne peut durer entre ces deux êtres est au coeur du film. Mais je n'ai malheureusement pas été bouleversée (à la différence d'une collègue qui a déjà vu le film deux fois). Je pense que c'est peut-être le fait d'avoir croisé deux ou trois fois dans la rue des hommes habillés en femme (ils n'avaient pas l'air heureux). Cette vision m'avait paru pathétique. Et ils n'avaient pas le physique agréable de Melvil Poupaud.

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