dimanche 13 septembre 2020

Chambre 413 - Joseph Knox / Pause vacancière

chambre 413

Je viens de terminer Chambre 413 de Joseph Knox (Editions du Masque, 410 pages) , un polar prenant très agréable à lire. Une nuit, un cadavre qui sourit vient d'être trouvé dans une chambre d'un palace inoccupé depuis plusieurs années à Manchester où se passe l'histoire. L'inspecteur Aidan Waits et son supérieur, Peter Sutcliffe (Sutty), se retrouvent sur les lieux du crime. Sutcliffe déteste cordialement Waits qui est par ailleurs très mal vu de sa hiérarchie suite à des problèmes de drogue. Sans rien dévoiler d'essentiel, le cadavre souriant restera anonyme même à la fin du roman, mais il aura permis de résoudre plusieurs histoires imbriquées les unes dans les autres. Il y a du suspense et des retournements de situations inattendus. Un polar que je recommande. Il sort au Livre de poche, fin octobre 2020. Lire les billets de Yan, Jean-Marc Laherrère, Nyctalopes et Baz'art.

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Et je profite de ce billet pour dire que je fais une petite pause vacancière en Sud Ardèche comme l'année dernière, une région très agréable. Il fait un temps magnifique, il fait soleil et la chaleur est au rendez-vous. Après un mois d'août studieux et un peu éprouvant à Paris, je suis ravie de changer de paysage.

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mercredi 2 septembre 2020

Effacer l'historique - Gustave Kervern et Benoît Delépine

Comme je n'ai rien compris ou presque à Tenet, je n'écrirai pas de billet dessus. Je préfère évoquer Effacer l'historique de Gustavec Kervern et Benoît Delépine qui ont aussi écrit le scénario. Quelque part, dans une zone pavillonnaire des Hauts-de-France, Marie (Blanche Gardin), Bertrand (Denis Podalydès) et Christine (Corinne Masiero) ne vont pas bien. La première loge dans un pavillon, vidé de ses meubles qu'elle vend au fur et mesure car elle n'a pas de travail. A l'occasion d'une sortie trop arrosée dans un bar, elle va se faire piéger, et sa prestation a été filmée sur une "sextape". Le "sextapeur" (Vincnt Lacoste) lui réclame de l'argent que, bien sûr, elle n'a pas. Par ailleurs, Marie va voir son fils la nuit venue en s'introduisant chez son ex qui en a la garde.
Bertrand, lui, vit avec sa grande fille adolescente qui est ne veut plus aller au lycée où elle est harcelée via une vidéo prise sur smartphone. Cherchant peut-être l'âme soeur, il fait durer des appels quand il est démarché au téléphone et que la voix est féminine et exotique. Cette voix le fera voyager jusqu'à l'Ile Maurice.
Quant à Christine, chauffeur VTC, elle attend désespérément que son nombre d'étoiles "données par les clients" augmente. Et malheureusement, rien n'arrive.
On a donc trois histoires séparées mais tortillées ensemble, avec comme points communs les réseaux sociaux et les nouvelles technologies numériques qui font partie de leur vie. Nos trois sujets ne contrôlent rien et ne peuvent pas revenir en arrière, à moins que "Dieu" (Bouli Lanners), installé dans une éolienne, puisse les tirer d'affaires. Le lien qui les unit est le fait qu'ils ont été, il n'y a pas si longtemps, des "gilets jaunes". Mais depuis, ils sont complètement largués. Le film dégage un humour souvent desespéré. Certains personnages ne font que passer, comme un livreur "Alimerzone" (Benoït Poelvoorde, irrésistible), ou bien Michel Houellebecq, un client dépressif qui entre dans la boutique où travaille Bertrand. L'humour n'est pas toujours très fin mais on passe un bon moment. Lire les billets d'Anne, Ffred, Pascale et Henri Golant.

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dimanche 12 juillet 2020

Lucky Strike - Kim Yong-Hoon

Ce film policier coréen se voit avec beaucoup de plaisir. Les scènes s'enchaînent dans le désordre mais on n'oublie pas le fil conducteur de l'histoire : un sac de voyage Louis Vuitton dans lequel se trouve l'équivalent de 100 000 dollars, une somme très convoitée pour différentes raisons. Quand l'histoire commence, on apprend qu'un corps en plusieurs morceaux a été retrouvé sur une plage près de Séoul. En même temps, le sac plein d'argent est retrouvé dans un des casiers d'un sauna. Les deux faits sont corrélés mais on ne le saura que plus tard au moment où on comprend qui est le cadavre. Entretemps, on aura donc croisé un employé de sauna et sa femme, une jeune femme battue par son mari, ainsi qu'un employé des douanes pas très honnête, un prêteur sur gages très dangereux et son homme de main, une hôtesse de bar avec un requin tatoué sur sa cuisse, un jeune chinois amoureux de la femme battue et enfin un flic très inquisiteur. On ne peut pas vraiment raconter l'histoire qui est découpée en plusieurs chapitres. Il y a des moments un peu "gore" mais les scènes les plus violentes se passent hors champ. Le titre du film se réfère à ce qu'un des protagonistes de l'histoire ne fume que des cigarettes "Lucky Strike"qui lui ont porté bonheur autrefois. Que dire de plus? Allez le voir! J'ai passé un très bon moment. Lire le billet d'Aurore.

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lundi 13 janvier 2020

L'art du mensonge - Bill Condon / Manhattan Lockdown - Brian Kirk

Voici deux films vus aussi depuis le début de l'année.

Je suis allée voir L'art du mensonge car les deux têtes d'affiche sont Helen Mirren et Ian McKellen. Sans dire que c'est nul (quoique), le film n'est pas terrible. Le scénario adapté d'un roman ne tient pas trop la route. Deux septuagénaires font connaissance via un site de rencontres sur Internet. Chacun n'a pas dit tout la vérité en ce qui le concerne. Betty McLeish (Helen Mirren) a perdu son mari un an auparavant. Elle a un neveu qui veille sur elle de loin. Roy Courtnay est veuf depuis plus longtemps. Après leur première rencontre, on découvre l'autre visage de Roy, un homme dangereux qui est un escroc et qui n'hésite à éliminer les personnes risquant de lui nuire. Quant à Betty, on apprend dans la dernière demi-heure qui elle est vraiment. Ce jeu du chat et la souris n'est pas drôle du tout et certaines scènes sont grotesques. Quel dommage que des acteurs de cette envergure se soient fourvoyés dans cette galère.

Je passe à Manhattan Lockdown que j'ai vu grâce à Pascale qui en a dit plutôt du bien. A New-York, une nuit, deux braqueurs deviennnent des tueurs de flics après un braquage qui tourne mal. Ils sont traqués par Andre Davis, un flic dont le père était flic lui aussi. Andre qui est un homme réfléchi fait fermer tous les ponts de Manhattan pour empêcher les deux braqueurs de s'enfuir. Le rythme est haletant grâce à une histoire tordue pleine de rebondissements et de révélations. Un bon film de série B très estimable et que je vous conseille.

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vendredi 22 novembre 2019

La peau des anges - Michael Katz Krefeld / Indésirable - Yrsa Sigurðardóttir

Voici deux romans que j'ai trouvé assez haletants avec des intrigues bien menées.

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La peau des anges du Danois Michael Katz Krefeld (Edition Babel Noir, 487 pages) alterne trois récits, l'un se déroulant en 2010-2012, le deuxième en 2013 et le troisième en 1979-1980. En 2010, Masja, une jeune Lituanienne de 21 ans qui se prostitue, est amoureuse d'un certain Igor avec qui elle rêve de fonder une famille. Lui, en revanche, n'hésite pas à la sacrifier en la vendant à un réseau de prostitution basé en Suède, en échange d'une dette de jeu. Igor vient de perdre 40 000 couronnes danoises au poker, qu'il ne peut évidemment pas rembourser. En 2013, on fait la connaissance de l'ex-inspecteur de policie Thomas Ravnholdt, dont la femme a été assassinée chez elle. Il n'arrive pas à s'en remettre et n'arrête pas de boire. Il vit avec un gros chien baveux. Par l'intermédiaire d'un patron de bar, il accepte d'aider une Lituanienne qui ne sait pas ce qu'est devenue sa fille (Masja) dont elle a aucune nouvelle depuis 2 ans. Dans le même temps, à Stockholm, un sérial-killer sévit, il assassine des jeunes prostituées. Et cela nous ramène dans le passé en 1979... Evidemment, les trois récits vont se rejoindre. J'ai apprécié que ce ne tombe pas dans le glauque. A priori, La peau des anges est le premier volume d'une série. J'espère qu'Actes Sud va traduire les suivants.

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Je passe à Indésirable de l'Islandaise Yrsa Sigurðardóttir (Edition Babel Noir, 317 pages). Là aussi, le récit alterne deux époques: vers 2010 et en 1974 (entre janvier et mars). De nos jours, en préambule, on assiste à une tentative de suicide (d'un père et de sa fille). Oðinn, après avoir travaillé dans l'usine de construction de son frère, travaille dans un bureau gouvernemental. Veuf depuis peu, il a la garde de sa fille Rún qui est perturbée. Il n'arrive pas à savoir si sa femme Lara s'est suicidée ou si sa mort (en passant par la fenêtre de leur appartement) est accidentelle. En remplaçant une collègue décédée subitement, Oðinn est chargé d'enquêter sur un foyer éducatif réservé à des adolescents à problèmes dans les années 1970. A l'époque, deux garçons étaient morts asphyxiés dans une voiture. Par ailleurs, le couple qui dirigeait le foyer a perdu un bébé à la naissance sans que l'on sache ce qu'ils avaient fait du corps. Et donc en 1974, on fait la connaissance d'Aldis, l'un des membres du personnel du foyer. C'est une jeune femme pas forcément très sympathique. C'est par elle qu'on va connaître une partie de l'histoire. On apprend des choses que le lecteur peut deviner, mais je ne m'attendais pas à ce qui nous est révélé dans l'épilogue du roman.

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mercredi 28 août 2019

Never grow old - Ivan Kavanaugh

Never grow old, sorti le 7 août 2019, est un film qui a pratiquement disparu des écrans. Il a plus ou moins été boudé par le public et la critique. Dommage car j'ai aimé ce film pour son atmosphère crépusculaire. C'est un Irlandais qui l'a réalisé, en Irlande et au Luxembourg. En 1849, à Garlow, une petite ville sur le chemin de la Californie (c'est l'époque de la ruée vers l'or), le pasteur fait la loi (et non le shérif un peu falot). On ne trouve plus de filles faciles ni de saloon et l'alcool est proscrit. Patrick Tate, le charpentier du village qui est aussi le croque-mort, mène une vie tranquille avec sa femme française et ses deux enfants. Pourtant, il rêve de quitter l'endroit pour rejoindre la Californie. Une nuit (presque tout le film se passe de nuit), un trio d'individus inquiétants, dont un certain Dutch Albert habillé tout en noir, arrivent et s'installent en rachetant le seul bar de la ville pour en faire un saloon, un bordel et une maison de jeux. A partir de là, le chaos s'installe et les morts se multiplient. Il faut noter le travail sur la lumière, les décors avec les gens qui marchent dans la boue tout le temps. Même quand le jour se lève, tout est gris, morose. Il y a du suspense et on se demande comment cela va se terminer. Les acteurs, dont John Cusack (Dutch Albert), sont excellents. Si par hasard, il est projeté par chez vous, allez le voir. Pascale et Ffred le recommandent aussi.

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mardi 16 juillet 2019

Tolkien - Dome Karukoski

Je n'ai jamais lu Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien (eh oui, personne n'est parfait), mais mon ami, si. C'est lui qui m'a entraînée pour voir ce film. Et je ne le regrette pas du tout. J'avais aimé les deux premières parties de la trilogie réalisée par Peter Jackson, moins la troisième. Toujours est-il qu'il n'est pas nécessaire de connaître forcément l'oeuvre de Tolkien pour apprécier ce film qui narre surtout les 25 années premières années de J. R. R Tolkien, né en Afrique du Sud en 1892. En 1916, lorsque l'histoire commence, Tolkien gît dans la boue, grelottant de fièvre dans les tranchées de la Somme. Il se remémore des moments de sa jeunesse avec son jeune frère (qu'on ne voit pas beaucoup dans le film). Leur mère morte prématurément avait l'habitude de leur raconter des histoires fantastiques. Grâce aux relations d'un prêtre, ami de la mère, les deux frères ont été confiés à une parente vivant en Angleterre. En faisant appel à sa passion des langues et du langage, il va obtenir une bourse à Oxford et étudier la philologie. Entretemps, il fera partie d'un club d'amis, le "Tea Club Barrovian Society", qui se réunissait dans un endroit appelé "The Barrow" à Birmingham. Il rencontre aussi Edith, qui sera l'amour de sa vie. J'ai trouvé par moment qu'on s'approchait de l'univers visuel du Seigneur des anneaux de Peter Jackson. Cela m'a aussi fait penser au Cercle des poètes disparus de Peter Weir. J'ai été frappée par la reconstitution de combats de la guerre de 14-18. Il y a des moments prenants. Un film classique très bien joué et qui m'a émue. Lire les billets d'Anne et Pascale.

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vendredi 14 décembre 2018

Une affaire de famille - Hirokazu Kore-eda

Je viens de voir le film qui a reçu la Palme d'or cette année. Peut-être est-ce parce que j'avais eu une journée fatigante, mais j'avoue que j'ai un peu piqué du nez deux ou trois fois pendant la projection d'Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda. Toujours est-il que je trouve que le film manque un peu de tonus, de rythme. La famille Shibata, qui est n'est pas vraiment unie par les liens du sang, vit d'expédients et de vols dans des magasins, à Tokyo. Ces larcins sont commis par Osamu, le père et Shota, le fils. Le reste de cette famille atypique réunit la grand-mère Hatsue, la mère Nobuyo, la fille et une petite fille de 5 ans, Juri, qui les a rejoints après avoir été plus ou moins abandonnée par ses parents biologiques. Grâce à la grand-mère qui touche une pension, cette famille recomposée arrive à survivre et est soudée par de profonds liens affectifs. La vie est dure au Japon comme partout ailleurs: on peut être viré du jour au lendemain comme Nobuyo, parce qu'elle coûte trop cher à son employeur. Je m'attendais à être plus remuée par cette histoire. Le film d'une durée de 2H est un peu long pour ce qu'il raconte. En revanche, il nous donne l'occasion de voir pour la dernière fois l'actrice Kirin Kiki qui joue la grand-mère. Elle est décédée en septembre dernier. J'avais eu le plaisir de la voir dans plusieurs films de Hirokazu Kore-Eda et dans Les délices de Tokyo de Naomi Kawaze (très beau film que je vous recommande). Je suis contente que le réalisateur ait reçu la Palme d'or 2018, mais dommage que ce soit pour ce film-ci.

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lundi 5 novembre 2018

Films et non commentés depuis début octobre 2018

J'ai voulu voir The Predator de Shane Blake car je suis fan de l'alien aux dreadlocks, que j'avais découvert dans Predator de John McTiernan, et que je recommande vivement. Ce film de 1987 est une référence. Shane Blake, qui réalise la version de 2018, interprétait un des personnages du film de McTiernan. On est loin de la qualité du premier. Dans un crash de vaisseau spatial, un predator perd son masque et un de ses brassards avec lesquels il communique avec d'autres predators dans l'espace. C'est Rory, un petit garçon atteint du syndrome d'Asperger et fils de Quinn McKenna, membre d'un commando des forces spéciales, qui récupère le masque et le brassard. Il arrive très vite à faire fonctionner ces deux objets et à entrer en communication avec d'autres predators dans l'espace, qui se lancent à sa poursuite avec des molosses extra-terrestres. Le film est une suite de poursuites, d'explosions, de plans totalement invraisemblables. Il y des humains un peu félés, d'autres pas gentils de tout. Les predators sont des machines à tuer. Il y avait un vrai suspense dans le film de McTiernan, une tension. C'était haletant. Là, on se désintéresse de l'histoire assez vite: tout est très bruyant, trop rapide et très violent. On peut s'en dispenser.

Je passe au film Voyez comme on danse de Michel Blanc, qui est la suite d'Embrassez qui vous voudrez (2002), que je n'ai pas vu. Le film est plaisant à voir pour les acteurs. L'histoire se passe dans un milieu aisé, Julien (Jean-Paul Rouve) est marié à Lucie (Carole Bouquet), propriétaire d'un restaurant; Elisabeth (Charlotte Rampling) apprend que Bertrand (Jacques Dutronc) est emprisonné pour fraude fiscale ; Véro (Karine Viard) fait partie d'une classe plus modeste. Véro est au bord de l'hystérie quand elle apprend que sa fille de 17 ans est enceinte. Julien trompe sa femme et sent une présence hostile qui le suit en permanence. Lucie en a assez des frasques de Julien et le vire de chez elle. Véro trouve un petit boulot grâce à Elisabeth. On ne sait pas grand-chose du passé des personnages. Le spectateur prend l'histoire en route. La scène finale se passe dans un mobile home où Bertrand partage l'espace avec des poules. Dutronc reste imperturbable et très pince-sans-rire. J'aurais préféré le voir dans un rôle plus consistant. Vous pouvez attendre de voir le film à la télé.

En Liberté! de Pierre Salvadori est loué par les critiques et je me demande bien pourquoi, car, personnellement, j'ai eu l'impression de perdre mon temps en le voyant. Dès la première séquence très violente (une fusillade dans un appartement), j'ai su que je n'aimerai pas ce film qui ne m'a pas fait rire une seule fois. Les acteurs ne sont pas en cause, Adèle Haenel et Audrey Tautou ont les plus belles scènes et les meilleures répliques. Mais je suis restée perplexe devant l'histoire rocambolesque d'une femme flic, Yvonne Santi, apprenant par hasard que son mari policier n'était pas un héros mais un ripou. En tant que bouc-émissaire, Antoine (Pio Marmaï) a purgé huit ans de prison à la place de Santi. Yvonne  se met en tête de tout faire pour aider Antoine qui semble perturbé. J'ai trouvé que le film manquait de rythme et certaines situations loufoques m'ont laissée de marbre. Après Dans la cour et Hors de prix, je me dis que décidément, le cinéma de Salvadori ne me touche pas. Lire le billet de Pascale.

Johnny English de David Kerr est un film sans autre prétention que de faire rire, et c'est réussi. J'ai eu le plaisir de retrouver Rowan Atkinson dans le rôle de Johnny English, un agent secret britannique qui enseigne dans un collège (dans le genre de celui d'Harry Potter). Il apprend à ses élèves l'art de se fondre dans le décor, comment faire une bombe avec une allumette, comment se comporte un agent secret, etc. Pendant ce temps, la patrie est en danger. Un méchant "hacker" fait du chantage à la "Prime Minister" (Emma Thompson, impeccable même quand elle dit des gros mots) après avoir dévoilé la liste des agents secrets britanniques en activité. C'est pourquoi, on fait appel à Johnny English et à trois autres retirés du service pour démasquer le "hacker". Grâce à une bévue de Johnny English, les trois retraités sont mis "hors service" (séquence hilarante). Johnny English aidé par un ami appelé "Bough", va faire des merveilles (avec quelques dommages collatéraux) pour lutter contre l'as de l'informatique. L'histoire n'a aucune importance, car le film est une suite de gags souvent très amusants (un bon pastiche de J... B...). Moi et mon ami, on a passé un très bon moment.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

ramen

Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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